lundi 16 juillet 2012

L'histoire des Cours.

Ce texte n'est pas de moi mais provient d'un des panneaux explicatifs du village.

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Les Cours:

Aujourd'hui habité par quelques familles, le hameau était aux siècles passés très peuplé. En 1850, l'école privée accueillait une dizaine d'enfants. Un autre hameau, disparu, le jouxtait à l'Est. Il s'appelait « Les Petits Cours » par opposition à celui des « Grandes », qui a perdu son adjectif en perdant son voisin. Il en reste des traces le long du chemin descendant au Pied du Col. Au début du XIXe siècle, le hameau abritait encore une quarantaine de familles. Il se repeuple depuis peu. Les maisons étaient conçues pour répondre aux contraintes de la vie en montagne. Les hommes et les bêtes logeaient au 1er niveau. On y entrait par une porte commune donnant accès à l'écurie et au logis, souvent séparés par une simple cloison de planches. La chaleur des bêtes était précieuse... Le logis était divisé en deux parties (cuisine et alcôve) par un rideau, un lambris ou encore un meuble-cloison (buffet, armoire). L'été, la famille montait en alpage avec le bétail acheté au printemps et revendu aux foires d'automne (XVe-XIXe). L'étage était consacré au stockage du foin, des céréales, du bois et de la paille. La cave et la « chambre » (resserre), petite construction parfois reliée au logis par un souterrain, venaient compléter l'ensemble.

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La Chapelle Sainte-Brigitte:

Au centre du hameau se trouve une petite chapelle privée, toute simple et pleine de charme, dédiée à sainte Brigitte (1303-1373, mère de sainte Catherine de Suède). La date de sa construction est inconnue. Elle aurait « remplacé » une autre chapelle du même vocable, réputée pour être hantée, et située au lieu-dit « Côte Rouge ». On y devine encore les vestiges de quelques édifices. Des messes y étaient encore célébrées au début du XXe siècle, puis plus occasionnellement. Cet usage s'est arrêté dans les années 1960. Sa désaffection témoigne du dépeuplement qui a frappé la commune de Villar d'Arène dès le début du XVIIIe siècle, divisant le nombre d'habitants par cinq en deux siècles.

la maison SAM_2103

La Chapelle Saint-Antoine:

Face au Bec de l'Homme (3454 m), entourée de petites prairies de fauche, elle est de style roman et porte un clocher campanile marquant la séparation entre nef et chevet (existence attesté en 1672).

On priait saint Antoine contre le mal des ardents, la peste et la lèpre. Lors de sa fête (17 janvier), « on mettait le sel dans une serviette et on disposait des girades (pains de froment en forme de couronne). On enfilait les coins de la serviette dans le trou de la couronne et on faisait comme une fleur. Le prêtre disait la messe et bénissait le tout ». La rareté du froment faisait de ces pains une gourmandise digne d'un repas de fête.

Au début des années 1940, le curé instaura la fête de la Sainte-Anne, le 26 juillet. Elle supplanta bientôt la Saint-Antoine: les conditions sont plus clémentes en été qu'en plein mois de janvier pour se rassembler ici.

1: Entrée commune aux hommes et aux bêtes.

2: Encadrement de porte peint au lait de chaux, seule décoration des façades.

3: Soleilloir (galerie en bois).

4: Écurie accueillant quelques animaux (2 vaches, une mulet, un âne, quelques poules et brebis...) l'hiver.

5: potager, qui assure l'auto-suffisance des riverains.