jeudi 6 juin 2013

Sortie en forêt 26.

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Petite sortie en forêt, histoire de voir où en est l'activité fongique. Bien qu'il ait fait très humide, les chaleurs de ces derniers jours n'ont pas suffit à réveiller le mycélium qui dort sous l'humus.

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Surprise, quelques belles néottie-nid-d'oiseau sont là.Ces orchidées n'ont pas de chlorophylle à l'instar des orobanches. Pour se nourrir, elles vivent en symbiose avec un petit champignon (comme toutes les orchidées) qui lui même s'associe avec un feuillu pour redistribuer les éléments nutritifs à la plante.

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L'an dernier, je publiais à chaque sortie aux cèpes une photo de "mon" polypore du boulot. Le voici, surement pour la dernière fois, à gauche. Il est en totale décrépitude. Mais là relève est là.

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Les sols sont encore très humides et sinon froids, du moins pas bien chauds. De ce fait, peu de plantes de sous-bois, hormis ces fameuses orchidées, n'ont fleuri. Même les ronces sont en retard, au lieu de rencontrer de grandes lianes piquantes ce sont de petites pousses que l'on croise.

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Voilà le bousier. En Europe, il n'en existe qu'une seule espèce: Anoplotrupes stercorosus. On peut le voir de mars à octobre. Nécrophage, il affectionne les les déjections animales, en particulier celles de mouton, dans les quelles il pond un oeuf dont la larve s'en nourrira.

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 Voilà la deuxième des deux espèces de champignons rencontrées. Inconnue, elle semble s'être développée spontanément et rapidement sur du bois mort à l'instar des polypores qui eux ceppendant, ont un cycle de développement beaucoup plus lent (plusieurs années).


Créme de rhubarbe.

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Cadeau de la voisine, quatre jolies tiges de rhubarbe. Une peu fastidieuse à préparer, elle reste bien agréable en bouche, si on sait se défaire de son acidité trop marquée et de sa tendance à faire des fils qui en bouche, ne sont pas des plus plaisants.

Ingrédients:

- 150g de rhubarbe.

- 50g de sucre en poudre.

- 1e cuillère à soupe de cannelle.

- un demi litre de lait.

- 2 oeufs.

- 100g de farine.

- 100ml d'eau.

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Éplucher et couper en fins morceaux la rhubarbe. La faire cuire avec le sucre, la cannelle et l'eau en remuant de façon à ne pas obtenir un caramel mais une confiture. Mixer la préparation et la laisser de côté. Si elle contient des filaments, on prendra soin de la passer au tamis.

Dans un saladier mélanger les oeufs et la farine. Faire chauffer le lait et le verser sur la préparation puis bien mélanger pour obtenir un appareil homogène. Ajouter la rhubarbe,  donner quelques tours de cuillère puis laisser reposer le tout au frais.

Bien qu'une certaine acidité se dégage de cette crème, la cannelle et le sucre donne de la douceur à l'ensemble.

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Cueillette des fleurs de sureau.

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Ces derniers jours il fait beau, il fait chaud. Me voilà partie explorer les alentours, mon panier sous le bras. Parmi les plantes que j'apprècie et qui fleurissent en ce moment, le sureau. Il existe de nombreuses recettes à base de ses fleurs: vin, beignets, sirops... mais c'est en infusion que je tente de les expérimenter.

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Après avoir prélevé une vingtaine fleurs sur les arbrisseaux, je les fais sécher en plein soleil pendant trois jours pour en retirer l'humidité et éviter qu'elles ne moisissent une fois conditionnées. Le troisième jour je les fais sécher sur un tissu ou un papier pour éviter que les petites fleurs ne se détachent et tombent au sol.

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Une fois prêtes, il ne reste plus qu'à les conditionner dans un pot en verre et les laisser dans un placard à l'abris de la lumière. Pour l'infusion, il suffit de mettre deux cuillières à café dans 200ml d'eau chaude. Pour une bain de fleurs, il faut faire reposer dans l'eau 200gr de fleurs. Enfin pour une panna cotta: 250ml de lait + 250ml de crème liquide + 4 sachets Infusion Fleur de Sureau Les 2 Marmottes + 2 cuillères à café de fécule + 50g de sucre + 25g d’agar agar.

Aubépine mon amie.

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J'aime beaucoup l'aubépine, au delà de ses vertus contre le stress. Son odeur de foin une fois séchée, celle de ses fleurs sèches et son goût doux et feutrée lorsqu'elle est infusée m'ont convaincue de préparer à mon tour ma propre aubépine. Rien de bien compliqué.

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J'ai cueillie, il y a quelques temps de cela, de jolies branches d'aubépine fleuries. L'aubépine peut se ramasser toute l'année, mais le mieux est lorsqu'elle est en fleur ou en fruits car c'est là qu'elle est le plus riche en principes actifs. Je l'ai laissé sécher dans un panier en hauteurs pendant plusieurs jours, ce qui lui a fait garder sa belle couleur verte.

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Il m'a suffit ensuite de récupérer les feuilles, fleurs et brindilles en prenant bien garde de ne pas me piquer aux épines pointues. Une fois conditionner il ne reste plus qu'à la consommer comme n'importe qu'elle tisane traditionnelle.