samedi 3 août 2013

Sortie en forêt 30.

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 Pas de cèpes ni de girolles à cette sortie, peu de fleurs aussi hormis ces rares sucepins mais de nombreux champignons et quelques curieux insectes qui commencent à devenir monnaie courante ici ^^

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 Bien qu'habritées par les hautes branches des sapins et des châtaigniers, les sols des forêts du coin sont très secs. Il faut creuser sur une dizaine de centimètres pour commencer à trouver de l'humus humide. Cela n'est pas suffisant pour le mycélium, et cela malgré la rosée du matin qui a bien du mal à pénétrer dans les sous-bois.

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 Les amanites rougissantes, à l'instar d'autres espèces, fait de la résistance. S'adaptant mieux au manque d'humidité, elles continuent de pousser mais sont bien moins nombreuses qu'elles n'ont pu l'être ces derniers jours.

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Mais pour le moment, c'est les russules qui s'imposent comme reines du bois pour le plus grand bonheur des limaces.

1: La russule comestible est généralement courante et pousse en petits groupes sur une grande période, de la fin du printemps à la fin de l'automne. Comme son nom l'indique, elle peut finir dans l'assiette.

2: La russule charbonnière elle aussi est comestible. Elle peut prendre des formes et couleurs variées en fonction du temps et de la période de pousse. Elle est appréciée pour son goût de noix.

3: Considérée comme la meilleure de la famille, la russule verdoyante se distingue par sa couleur vive mais aussi par le fait qu'elle craquelle quand elle vieillit.

4: Cette vieille russule noir et blanche n'aborde plus la teinte brune typique des jeunes individus. Supposée toxique, il faut mieux la laisser dans son environnement.

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 Voici la chenille de cucullie du bouillon blanc appelé aussi brèche. Bien qu'on la trouve souvent sur le bouillon blanc, elle est aussi gourmande des plantes du genre scrophularia comme avec cette scrofulaire noueuse. L'imago, l'adulte arrivé à maturité, vole d'avril à juin. La chenille peut atteindre des dimensions impressionnantes.

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Retour avec la faune mycholgique qui offre des formes et des couleurs originales.

1: La fleur de tan n'est aujourd'hui plus considérée comme appartenant au règne fongique. Plutôt rare, elle rampe littéralement sur le sol pour se nourrir de l'humus.

2: Le lycogale du bois connaît plusieurs phases colorées avant de dépérir. D'abords rose, il devient orange, brun puis noirâtre. Lui aussi n'est plus reconnu comme un champignon à proprement dit. Lorsqu'on le presse, un liquide nommé "lait de l'oup" s'en échappe.

3: Autre bois, autre russule verdoyante. Celle-ci commence à craqueler ce indique qu'il sera bientôt trop tard pour la consommer.

4:  La russule du fiel est un champignon qu'il faut mieux éviter car malgré son parfum fruité, il se révèle être très âcre ce qui le rend non comestible.

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 Voilà le retour du bousier. Celui-ci était accompagné de cinq autres partenaires ainsi que d'une "petit biche", un coléoptère, pour festoyer dans une grosse russule pourrie. Comme quoi, les champignons ne doivent pas uniquement se méfier des limaces, des sangliers et des vers.

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1 et 2: La russule fétide est relativement massive sent le cheveux ou la corne brûler, autant dire pas très bon. On la trouve du début de l'été à la fin de l'automne. Jeune elle exsude des gouttelettes d'eau par temps humide ce qui lui donne cet aspect vitré. L'amertume de sa chair et son odeur la rendent non comestible.

3 et 4Le collybie à pied en fuseau est un bon comestible, à condition qu'il ne soit pas ramassé le lendemain d'une pluie qui a été précédé d'une sécheresse importante, car ce champignon à la particularité de se dessécher sous les effets du soleil puis de reprendre sa forme initiale après une bonne pluie. Ces changements d'états le rendent toxique.

 

Bref, pas de quoi remplir le panier à mon désespoir, néanmoins ce fût encore une jolie promenade riche en découvertes.


Le monastère de Chalais.

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Logé dans la forêt, sur les hauteurs de Chalais au coeur de la Chartreuse, ce monastère accueil depuis 1100 ans des congrégations de religieux. Actuellement et depuis une centaine d'années, ce sont les moniales, des religieuses de l'ordre de saint Dominique qui l'occupent. Depuis les années 50, elles produisent elles mêmes leurs biscuits pour subvenir à leurs besoins.

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Le monastère ne se visite pas mais offre la possibilité à tout à chacun d'effectuer des retraite, en famille, seul, que l'on soit croyant ou athée enfin de pouvoir apprécier le calme et le silence.

1: L'endroit a su rester traditionnel, en particulier la chapelle, avec ses vieilles pierres bien que l'aile réservée aux religieuses soit aujourd'hui fait de bétons et de verre.

2: La rose-trémière est une plante propre aux jardins champêtres. Bien que l'on ne connaisse pas vraiment son lieu d'origine, on sait qu'elle s'apparente aux hibiscus et aux guimauves et qu'elle partage les propriété es médicinales de ces dernières bien que leurs effets soient moindre.

3: Le jardin monastique entre dans la tradition du jardin de curé, c'est à dire un jardin simple composé d'un large potager, de quelques fleurs, d'arbres fruitiers mais aussi de plantes médicinales, d'arômates et de vignes.

4: Le black push est un hémérocalle qui se marie à merveille avec la région, en raison de sa gorge dit "chartreuse" qui se dessine sur les pétales pourpres.

 

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Logée dans la forêt et entourée de quelques près dans les quelques on peut voir des vératres fleurir, la bâtisse invite à la méditation et à la sérénité.

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Après avoir parcouru les longs lacets que forme la route ardue qui mène aux soeurs, un parking offre la possibilité de suivre de nombreux chemins de randonné dans une forêt mixte composée en particulier de frênes, de sapins et de chênes.

1: Une boutique permet aux promeneurs d'acheter de nombreux ouvrages religieux mais aussi sur les plantes, les jardins monastique et surtout, de revenir les bras chargés de biscuits, de vins et de confitures confectionnées par les soeurs.

2: Ne payant pas de mine, le monastère se situe à 950 mètres d'altitude. Les hivers étant souvent fournis en neige, déneiger la route étroite est une vraie épreuve tout les ans.

3: Cette orchidée pyramidale n'a pas résistée à la tondeuse du jardinier venu entretenir les lieux.

4: L'oeillet de Montpellier pousse de 0 à 2000 mètres. C'est une jolie plante aux pétales frangés qui est protégés dans de nombreux département dont l'Isère. On le trouve dans les pelouses montagnardes et dans les milieux subalpins. Il peut être blanc ou rose.

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De la route, il est possible d'admirer les villages en contre-bas, la falaise vertigineuse qui suit la départementale, cette forêt immense et surtout, l'Isère qui pointe le bout de son nez dans le creux de la vallée.

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Et comme toujours, quelques belles plantes et petites bêtes de la nature.

1: Le sceau de Salomon ne fleurit plus mais continue de se dresser fièrement. Déjà il commence à former ses premières baies qui seront mature au début de l'automne.

2: Une femelle sauterelle verte a trouvé ici le gîte parfait: cachée parmi les feuilles vertes, elle peut attraper à loisir les insectes attirés par le parfum des nombreuses fleurs.

3: L'orpin blanc entre dans la composition de l'onguent populem qui est adoucissant et a des vertus cicatrisantes. En latin poluem désigne les termes dévaster, dépeupler, ravager.

4: Le serpolet est un thym sauvage très commun dans la région qui est utilisé comme sirop pour la toux. Autrefois les enfants étaient payés pour le récolter dans ces contrées.

 

Bref un bel endroit à voir bien que l'on ne puisse pas le visiter mais il est possible d'assister à certaines cérémonies religieuses. Pour plus d'infos et de photos, voici le site web du monastère: http://www.chalais.fr/