lundi 30 septembre 2013

Sortie en forêt 36.

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Aujourd'hui très grosse récolte! Les bois regorgent de champignons pour notre plus grand bonheur mais attention à ne pas se tromper. Par exemple dans nos beaux paniers, cèpes et amanites tue-mouche sont dissociés pour éviter toute contamination. Les premières finiront dans l'assiette, les secondes en décoration après avoir été manipulées avec précaution. Dans cette sortie je suis accompagnée de mon amie Poppy.

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Dans les bois il est encore possible de croiser quelques chenilles. Celles-ci passeront une partie de l'Automne, du Printemps et l'intégralité de l'Hiver sont forme de chrysalides enfouies dans le sol ou cachées derrière une écorce.

1 et 2: Voici la chenille de la pudibonde, Calliteara pudibunda, un joli papillon de nuit que l'on trouve partout en France jusqu'à 1000 mètres d'altitude et qui vole de mai à juin. La chenille est polyphage est apprécie de nombreuses essences de bois comme celle du tilleul, du noisetier ou encore du pommier.

3 et 4: Rencontre avec la chenille du bombyx de la ronce, Macrothylacia rubi.  Lui aussi est un nocturne. Sa chenille est souvent confondue avec la chenille processionnaire mais ne pique pas. Elle est également polyphage et a une croissance lente qui démarre en juin.

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Un oeuf par en cette période? Sûrement la relique d'un nid qui avec la pluie et le vent a chuté. Au vu des motifs je m'avencerai pour un oeuf de fauvette grisette mais sans conviction.

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Les voilà enfin sorties, les belles amanites tue-mouche! je ne m'étendrais pas trop à leur sujet car bientôt elles auront leur propre article dans la rubrique "Plantes et organismes remarquables" ou magie et émerveillement, ça reste à voir. Pour le reste, ces amanites font partie des champignons toxiques à regarder avec les yeux ou du moins, à manipuler avec précaution.

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Autre chose à savoir sur elles et de première importance, là où elles poussent les cèpes sont rois. En effet les deux espèces sont réputées pour cohabiter ensemble. Ainsi ces petites têtes rouges parsemées de blanc sont un indicateur précieux.

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Le lactaire sans lait est en réalité un russule (dans certaines régions on le nomme russule sans lait). Il peut prendre des proportions impressionnantes et s'étend en ronds de sorcière dans nos bois. Malheureusement c'est un piètre comestible avec un goût souvent déplaisant.

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C'est rond, c'est mignon mais ce n'est pas comestible pour autant, dommage.

1: La vesse de loup hérissée n'est pas comestible mais est atypique. On la croise à l'automne dans de nombreuses forêts.

2Le lycoperdon brun d'ombre fait parti lui aussi des familles des vesses. Il es non comestible et devient brun foncé quand il est à maturité et qu'il relâche ses spores.

3 et 4: Voilà un champignon qui sort de terre. Aucune idée sur son identité, j'étais partie sur un satyre puant mais désormais j'y vois plus la sortie d'une grosse amanite. Au touché, la membrane à l'aspect de la peau.

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Des gymnopiles pénétrants se délectent d'une vieille souche au croisement de la route et de la forêt. Ce champignon toxique se trouve de la fin de l'été à la fin de l'automne.

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Rassurez vous, en forêt il n'y a pas que des champignons, quoi que ...

1: Le chèvre-feuille est en fleur et par endroits, donne déjà des baies rouges et sucrées mais il ne faut pas s'y fier, elles sont extrêmement toxique! Néanmoins quand il fleurit il dégage une odeur très agréable.

2: Les punaises Coreus marginatus vaquent à leurs amours dans la végétation dense et humide.

3 et 4: La terrible belladone ne fleurit plus mais donne des jolies baies bleues-noires mortelles qui à maturité se détache de la plante en laissant un jolie étoile dorée à la place.

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Le lentin en colimaçon ou lentin anisé est un champignon lignicole comestible jeune mais de piètre comestibilité. Il a la particularité de sécher et non de pourrir quand il devient vieux.

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Reine des reines, la girolle. C'est un excellent comestible très recherché pour sa saveur douce et parfumée ainsi que sa chair qui même après cuisson reste ferme. Elle ne craint pas les insectes et posséderait de puissantes propriétés insecticides. En Europe il y aurait 6 espèces bien distinctes, dans le reste du globe une vingtaine, toutes comestibles. Bref, c'est le top du top!

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Une amanite citrine toute délavée a déployé son chapeau. Faiblement toxique voir même comestible (mais de très mauvais goût), il ne faut psa la ramasser.

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1et 2: Les armillaires couleur de miel ont envahi sur plusieurs mètres le bord de la route. Comestibles très jeunes car toxique en vieillissant (présence de pourriture sur les champignons), il est néanmoins à éviter par ceux qui ont l'etomac fragile. 

3 et 4: Le bolet poivré est un petit l'un des plus petits du genre. Inconsommable à raison de son goût trop prononcé, il a autrefois été utilisé comme condiment après avoir été séché puis réduit en poudre.

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Malheurs de malheur, mon bois à trompettes a été décimé. Les braves châtaigniers sont tombés. C'est triste mais je sais que par expérience que dans 6 à 10 ans le coin aura à nouveau des trompettes de la mort, peut être plus tôt encore. 

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1 et 2: Le pied de mouton est un champignon de la famille des hydnes. Ils se caractérisent pas la présence de tubes sous leur chapeau pour disperser les spores. Tous les champignons de cette famille ne sont pas comestibles mais les pieds de mouton sont excellents et même réputés.

3 et 4: La famille des calvaires regroupe une grande variété de champignons à la forme atypique de fourchette et très rarement comestibles. Ici il s'agît d'une calvaire crêtée qui gustitativement n'a aucun intérêt.

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La russule dorée et avec la russule verdoyante/verte la meilleur des russules. Néanmoins il ne faut pas la confondre avec la russule émétique qui peut provoquer de sévères troubles digestifs.

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1 et 2: Le laccaire améthyste est un excellent champignon qui peut être violet ou orange mais qui peut se confondre avec de nombreux autres champignons parfois toxiques.

3 et 4: J'avais espoir de trouver des lactaire savoureux (parfois confondus avec les sanguins) mais j'ai été abusé par ces lactaires saumons, piètres comestibles qui ont vite été identifiés.

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La russule feuille morte est un comestible moyen qui est abondant pendant l'été mais plus rare à l'automne.

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Quelques créatures se sont aventurées dans l'obscurité du sous-bois.

1: Un papillon (inconnu) est caché dans les épines de sapin de même couleur. Mal au point il semble fuir quelque chose.

2, 3 et 4: Il se pourrait bien que ça soit cette belle grenouille rousse. On la trouve partout en France sauf sur une mince partie du territoire dans le sud de la France qui s'étend sur le sommet de la région sud, des Pyrénées jusqu'aux Alpes. Bientôt elle ira s'enfouir dans la vase, tout au fond d'une mare où elle hibernera et respirera par sa peau, ses besoins en oxygènes étant plus faibles.

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Le tricholome rutilant est un champignon non comestible car très (trop) amer. De plus il est suspecté d'être toxique mais qu'est-ce qu'il peut être beau avec sa robe jaune et rose. (Je sais, je sais c'est le même commentaire que dans mon dernier article sur ce champignon mais je suis en panne d'inspiration).

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Voilà un exemple de confusion possible qui chaque année fait desvicitmes. Alors certes en photo la différence est flagrante, sur le terrain beaucoup moins pour un novice, en particulier quand il fait sombre comme ces jours-ci.

1 et 2: L'amanite ovoïde est appelée coucoumelle mais à la différence de la coulemelle elle est un champignon non comestible et même toxique à rejeter. De plus on peut la confondre avec des espèces bien plus dangereuses comme l'amanite proxima.

3 et 4: Une fois de plus, il y avait de nombreuses lépiotes élevées. Excellent champignon il ne faut pas la confondre avec des espèces plus petites comme la lépiote châtaigne qui peut être mortelle.

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Le corpin noir d'encre est un piètre comestible qui peut se manger très jeune mais oblige tout abstinence en vers la consommation d'alcool pendant 24 heures.

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1 et 2: En bordure de forêt s'étend un grand champs. Dans celui-ci des vaches broutent tranquillement. Quelques rosés des près poussent mais la plus part sont hors d'âge.

3: Le marasme des oréades est un excellent champignon qui pousse dans les pâturages mais dont il faut retirer le pied pour en faire la consommation.

4: Les agarics des bois sont comme leurs cousins des prés de très bons comestibles. Néanmoins il ne faut pas les confondre avec psalliote jaunissante, un dangereux champignon toxique et très semblable.

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La calvaire en chou-fleur est un piètre comestible vieux, très bon jeune et recherché dans l'est de la France. On la trouve pendant l'été et l'automne, en particulier sous les hêtres.

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Dernières rencontre dans le bois avant de rentrer dans le vif du sujet avec notre merveilleuse récolte de cèpes.

1 et 2: L'hypholome en touffe est non comestible à raison de sa forte odeur, de son goût amer et des troubles digestifs qu'il provoque. De plus ses couleurs vives sont des plus dissuasives.

3 et 4: Tout premier cèpe de Bordeaux (boletus edulis) trouvé par Poppy, quel bonheur de rajouter ce bijou au tableau de chasse, le roi des rois du genre. C'ette rencontre semble être un présage aux vues de la suite de la promenades.

 

Une formidable cueillette:

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Cachées mais proche du bord de route, nous avons eu tout loisir à nous atteler à la plus belle des activités, la cueillette des cèpes.

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Et pourtant ce n'était pas gagné. Satisfaites de notre panier bien remplit de marasmes des oréades, de rosés des près, de girolles, de pieds de moutons, de chanterelles en tube et de notre cèpe de Bordeaux adoré, nous nous dirigeons vers la voiture pour rentrer, et comme nous avions mal au pattes, la décision est prise de passer par un raccourci, une aire de pique-nique sauvage composé de quelques arbres (pins et feuillus), de hautes fougères aigles, de bosquets de genêts et surtout de larges touffes de bruyères. Un très beau paysage en sommes mais rien d'extraordianire non plus.

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Mais voilà que surprise, un puis deux, puis trois, puis quatre... bref tout un champs de cèpes d'été s'offre à nous! Un pur délice, même mieux, du rêve caché sous les hautes herbes. A chaque départ pour la voiture, à chaque pas c'est de nouvelles têtes bronzées qui s'offrent au regard.

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Cachés dans l'herbe c'est le mot. Les voilà blottis les uns contre les autres et qui par endroit forment des ronds de sorcière. 'est la toute première fois que je les rencontre dans un tel biotope. Dans l'heure précédente notre sortie, 5 cèpes d'été, de petits bouchons plus ou moins véreux ont été trouvé dans la mousse, sous l'épais feuillage des arbres.

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La récolte est prolique, au totale nous comptons dans le panier 30 cèpes mais 4 d'entre eux seront rendus à la nature vu leur état piteux. Espérons qu'ils auront une descendance prospère pour le plus grand plaisir de nos estomacs.

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1 et 2: Pour réussir cette collecte j'étais accompagnée de la fée Poppy qui parmi les hautes fougères n'a laissé que peu de chance aux cèpes en se montrant redoutable.

3: Faux espoir, parmi les délicieux cèpes ce cachent quelques bolets des charmes, de piètres comestibles qui ont le défaut de noircir à la cuisson ce qui les rends peu appétissants.

4: Il faut surtout prendre garde à la terrible amanite panthère qui se fait compagne des délicieux champignons.

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On peut comprendre leur présence par le tapis de mousse qui pendant les périodes de fortes chaleurs a retenu l'eau et qui a pu être un déclencheur de cette jolie pousse.

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Bref pour ma part je ne m'en lasse pas. Seule remarque, quelques bolets amers se sont glissés dans les vrais cèpes. Pas de panique ils ont vite été retirés pour éviter toute mésaventure culinaire.

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Et voilà la plus belle des récompenses, un panier qui déborde des précieux champignons. Aujourd'hui leur glas a sonné. Ail, beurre et persil ont composé la plus belle des symphonies.

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Quelques photos pour immortaliser leurs dernières instants dans leur milieu.

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1: Une lépiote élevée c'est aussi cachée sur les herbes hautes. Pourtant elle ne s'échappera pas.

2: A notre départ et pour clore l'histoire, la fée Poppy rendit son bien à Dame Nature.

3: Résultat de notre promenade, un beau panier d'amanites tue-mouche pour décorer la maisonnée.

4: Rajoutons à cela notre récolte de cèpes et de divers champignons, un vrai plaisir.

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Bref, c'est une bonne, bonne, bonne journée.

Et merci au blog de Passion-champignon que l'on retrouve ici http://mycologia34.canalblog.com/archives/2011/06/01/18848229.html pour toutes ces précieusesinformations sur le monde fongique.

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dimanche 29 septembre 2013

En combien de temps poussent les champignons?

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Quel cueilleur de champignon ne s'est pas posé un jour cette question? Voici quelques durées de pousses en fonction des espèces. S'il n'est pas prouvé que la Lune influence directement leur sortie de terre, c'est le cas avec l'humidité et les températures et c'est avant tout avec elles qu'il faut organiser une sortie aux champignons. Les durées données ne le sont qu'à titre indicatif et des exceptions peuvent parfois être faites. A savoir aussi que le manque d'eau peu sttoper net dans leur pousse les champignons et les faire pourrir ou sécher avant qu'ils n'aient pu devenir adultes.

 Le cèpe:

Roi des rois, il figure parmi les plus rapides, 5 à 6 jours entre le stade mycélien et le bouchon, à cela on rajoute 7 à 8 jours de pousse supplémentaire puis 3 à 4 jours de stabilisation avant qu'il ne se dégrade jusqu'au pourrissement. En tout un cèpe vie une vingtaine de jours, ce qui laisse le temps de le découvrir à condition qu'il ne soit pas bien caché. Mais quand les conditions sont optimales on peut les voir pousser en 6 jours.

Merci au site http://lescepes.free.fr/index.php?page=savoir/pousse&lg qui a mit en pratique l'expérience.

De plus les cèpes sortent généralement après une longue pluie, si le sol était sec avant on peut parier sur une vingtaine de jours avant de les voir pointer le bout de leur nez, une bonne semaine si la saison a débuté. De plus la pousse peut s'étaler sur une à trois semaines ce qui ferra que pendant cette période on trouvera régulièrement des cèpes petits, en bouchons ou frais.

Enfin, les plus belles cueillettes se ferraient 8 à 12 jours après la nouvelle Lune quand les conditions sont là.

 

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 La morille:

Champignon précieux et prisé, la morille a une croissance lente, en partie dû aux températures sous les quelles elles poussent. En tout début de saison elles peuvent mettre 3 à 4 jours à sortir du sol puis il faut attendre parfois 3 semaines voir un mois (durant les quels elles « stagnent ») pour qu'elles atteignent leur taille adultes. Enfin, on rajoutera une semaine avant de les voir s'abîmer. En fin de saison on devra patienter entre 7 et 10 jours.

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La pézize veinée:

Cousine des morilles dont elle appartient à la même famille, en début de cycle il faudra attendre jusqu'à un mois et demi pour en déguster. Généralement la pousse est lente dans les premiers temps de vie, puis dans les 2 à 3 jours qui précédent l'arrivé à maturité elle s'accélère et devient visible.

Merci au site http://canailleaubois.canalblog.com/archives/2008/03/07/8232311.html qui a fait l'expérience.

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La girolle:

Là aussi on à affaire à du lourd. Compter 5 à 7 jours après une bonne pluie pour les voir sortir mais elles seront toutes petites. Ajouter 10 à 15 jours en fonction de la chaleur pour les voir prendre une jolie taille. Néanmoins il arrive parfois que les champignons naissant ce gorge d'eau (s'il y a une grosse pluie en même temps par exemple) et prennent de belles proportions en très peu de temps. Mais une fois préparées (cuites ou séchées) elles deviennent minuscules.

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Le coprin chevelu:

Il figure parmi les champignons. Comptez 4 à 5 jours pour la sortie du sol, 2 de plus pour devenir adulte, encore 2 pour sa disparition. En tout en une dizaine de jours il apparaît et disparaît.

D'ici peu je mettre l'expérimentation et l'observation de ce phénomène en ligne.

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La trompette de la mort:

Quand elle est sortie du sol et encore « grise », il faut attendre 5-6 jours à 2 semaines pour ramasser des spécimens d'une dizaine de centimètres, en fonction de l'humidité ambiante, un temps sec ralentissant la pousse comme chez la majorité des champignons.

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Le satyre puant:

Il faut une dizaine de jours pour qu'il sorte de son stade d'œuf, là il atteint son stade adulte très rapidement, entre 14 et 24 heures, on peut même voir la pousse à l'œil nu. Merci au site http://mhad.blogspot.fr/2011_11_01_archive.html de nous montrer cette rapide évolution.

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( source: http://mhad.blogspot.fr/2011_11_01_archive.html)

Le lactaire sanguin et le lactaire délicieux:

Eux aussi sont des rapides. En pleine période de pousse et après une forte pluie, on pourra trouver des sanguins au bout d'une semaine et dans les meilleurs conditions 4 jours. En illustration il s'agit du lactaire salmonicolor.

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Sortie en forêt 35.

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 Une sortie dans les bois, depuis le temps! Et quelle belle sortie! Des champignons partout, des grands, des petits, des bons, des moins bons, des ternes, des colorés... c'est un véritable défilé au quel cet article est dédié.

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 Il y a bien du bon et du beau dans les bois, de quoi satisfaire les gourmands.

1 et 2: Les chanterelles en tube sortent! Partout dans les bois il y a des dizaines et des dizaines de spots qui comprennent eux mêmes plusieurs centaines de petites chanterelles. Je n'ai que très rarement vu une telle pousse. D'ici quelques jours ça sera la razzia dans les bois et surtout, dans le panier.

3 et 4: Les pieds bleus sont aussi là en très grand nombre. Ce champignon au goût très prononcé n'est pas aprécié de tous mais est présenté à de nombreuses tables.

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 Les lépiotes élevées se sont installées dans les sous-bois. Là aussi direction le panier bie nqu'une partie d'entres elles soient passées.

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 Elles sont belles mes girolles! Cantarellus cibarus si vous voulez mon avis. C'est un excellent comestible que l'on trouve dans tout l'hémisphère nord. C'est un champignon recherché qui aurait des propriétés insecticides très puissantes. Pour preuve, il est pratiquement impossible de trouver une girolle véreuse.

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 Le lactaire à lait brûlant aime beaucoup les noisetiers. Le lait blanc qui s'en échappe devient jaune en séchant. Il est très âcre ce qui le rend inconsommable.

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 On continu dans le beau et le coloré:

1 et 2Le tricholome rutilant est un champignon non comestible car très (trop) amer. De plus il est suspecté d'être toxique mais qu'est-ce qu'il peut être beau avec sa robe jaune et rose.

3 et 4: Le lactaire sans lait est un russule qui est ressemblant de part sa forme aux lactaire mais qui ne donne pas le lait qui les caractérise d'où son nom. Il n'st pas comestible.

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 L'amanite fauve est considérée comme étant une sous-espèce de l'amanite vaginée. Très crue toxique, elle peut être comestible bien cuite mais son goût ne donne pas l'envie de renouveler l'expérience. Elle pousse généralement en groupe de 2 à 3 individus. 

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 Elles étaient llà, les trompettes de la mort. Malgré leur funeste nom c'est un excellent champignon du sous-bois, légérement amer. C'est aussi à cette occasion que nous avons découvert un nouveau coin! Bref, pour finir voici quelques informations qui je l'espère vous aiderons à les débusquer.

Dans le nouveau coin:
 à 600 mètre d'altitude environ, entre une prairie d'herbe rase et un chemin forestier exposé en partie au soleil, sur une sol plat avec un humus peu épais, sous des châtaigniers (seule espèce présente) et en particulier au tours des arbres de très belle taille. Il y a peu de feuilles au sol mais présence à proximité de quelques pieds de moutons, de quelques girolles et d'une coulemelle. Les trompettes sont grises avec le haut du "tube" gris "tacheté" de marron et de noir. Le terrain est légèrement humide et calcaire.

Au deuxième coin où nous avons nos habitudes (il se décompose en 2 zones):

Première zone:
à 600 mètre d'altitude environ, sur un terrain en pente avec très peu de lumière. Des sapins couvrent la zone avec quelques châtaigniers, il y a de nombreuses ronces peu hautes, avec  de la mousse, un humus épais et de nombreuses feuilles oxalis. Les trompettes sont très noires, en particulier sur la corolle du "tube" avec reste du champignon gris souris sombre (j'invente de nouvelles couleurs  Laughing ). Le sol est humide et calcaire avec peu de feuilles mortes. 


Deuxième zone:
Le terrain est plat, avec majoritairement des châtaigniers et quelques sapins. La zone est humide et calcaire avec un humus faible et peu de feuilles au sol. On notera la présence de pieds bleus et de très peu de lumière.

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 Les gymnopiles pénétrants ont trouvé leur bonheur en s'installant sur les branches mortes couvertes de mousse d'un vieux pin tombé après une bourrasque de vents. Ces champignons toxiques colorent la forêt et lui donne une petite note de fantaisie.

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 Dans les feuilles et les vieilles bogues des châtaigniers, de nombreux champignons poussent et ne sont pas toujours simples à identifier.

1: Pour débuter la série, cet inconnu au chapeau strié. 

2: De nouveau je rencontre ces petits champignons, semblables à des pézizes et qui poussent sur le bogues des châtaigniers. Voilà plus d'un an que je cherche leur nom s'en y parvenir.

3: Qui l'aurait cru, ces petits champignons blancs sont des trompettes de la mort en devenir.

4: Les hypholomes en touffe sont de petits champignons non comestibles aux jolies couleurs. Au vu des dernières analyses ils seraient toxiques.

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 C'est aussi le temps des belles amanites citrines. Celles-ci sont peu toxiques voir même pour certains comestibles (mais très médiocres). Cependant leurs squames ont tendance à disparaître se qui rend facile la confusion avec la terrible et mortelle amanites phalloïde. Dans tout les cas il ne faut pas les ramasser.

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1: Ces dernières jours il a fait très beau et très chaud même en forêt, mais les matins ont été frais voir brumeux avec d'importantes brumes, rien de mieux pour nos amis champignons.

2: Les cabanes n'ont pas bougé d'un iota, espérons qu'elles résistent à l'Hiver qui cette année, avec un peu de chance sera moins rude que celui 2012-2013.

3: Un gros polypore hispide a prit place dans le tronc d'un arbre presque mort tombé au sol. Il tient son nom de sa capacité à produire des gouttes.

4: Dans ce coin de bois, là où abondes les trompettes de la mort, les oxalis (ou petite oseille des bois) abondent, elles donneront de jolies fleurs parfumés au printemps.

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Et pour finir le panier qui a été quelques peu vidé après un tour du quartier mais qui reste encore bien garnit, voir un peu trop quand on sait le temps que prend le nettoyage des champignons en particulier celui des trompettes.

Voilà une jolie promenade de début d'automne.

 

 

Posté par Renarde alpine à 16:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mercredi 25 septembre 2013

Petites bêtes du jardin.

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Il ya bien du monde dans le jardin. La douceur de ces derniers jours a fait sortir les diverses créatures du jardin qui s'apprêtaient à se mettre à l'abri du froid. Les figues sont sur la bonne voies mais ne seront pas murent attends, les premières gelées les figeront dans cet état.

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1 et 2: Les vesses de loup sont arrivées et font le bonheur des limaces qui ont laissé de jolies traces de dents dans leur chair blanche.

3 et 4: Dur, dur. Mon coeur balance entre deux identifications pour cette colonie de champignons qui reviennent tout les ans: coprins narcotiques ou coprins éphémères.

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Le lierre rampant fleurit. A la fin de l'Hiver voir au début du printemps il donnera ces fruits qui seront une précieuse source de nourriture pour les oiseaux qui à cette période seront bien amaigris.

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Les guêpes sont parmi nous! Mais pas de crainte, elles sont bien plus douces que les guêpes souterraines.

1 et 2: Dans la vieille pompe tarie un petit nid de guêpes est venu s'installer. Il s'agît de guêpes des buissons, dolichovespula media, ce qui est surprenant quand on sait qu'elles sont arboricoles. Relativement pacifistes, elles n'hésiterons pas à piquer si le nid est bousculé.

3 et 4: Dans la haie, c'est un énorme nid que nous avons découvert. Ici se sont les guêpes Saxonnes, dolichovespula saxonica, qui dominnent. Peu aggréssives, on peut approcher prés du nid ce que je peux affirmer mais prudence, on ne sait jamais. Aux premières gelées les guêpes meurent et nous pourrons réccupérer le nid.

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Petit tour chez les voisin où en bordure de leur jardin nous avons fait une belle cueillette: 12 lépiotes élevées (coulemelles) en partie véreuses mais de belle taille.

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Une jolie aeschne bleue, Aeshna cyanea, était prisonnière de la cuisine. J'ai prit le temps de l'éxaminer avant de lui rendre sa liberté. Cette libellule se trouve en bordure de bois, dans les lisières ensoleillées (il est vrai que l'on en voit de temps à autre). Il s'agît d'un ma^le car il a du bleu, couleur absente chez la femelle.

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Voilà un inconnu au bataillon pas si inconnu que cela: il pourrait s'agir d'un laccaire améthyste orange mais rien de sur car je ne connais que très peu ce champignon. Néanmoins les lamelles fourchues en bords de chapeau sembleraient indiquer que c'est la bonne piste.

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Tour dans le beau potager qui apprécie ce soleil.

1: Les choux ont été épargnés par les voraces chenilles cette année, leurs feuilles font larges et épanouies et n'ont que très peu de trous.

2: C'est l'heure de récolter les derniers haricots verts de l'année.

3 et 4: Si les blettes sont des plus belles, toutes n'ont pas eux la chance d'être protégées des petites bêtes.

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Verveines, menthes, persils plats et frisés, tomates, aubergines et même salades, c'est le moment de remplir le garde-manger.

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1 et 2: Deuxième occasion de photographier une mouche scorpion (encore une femelle), je suis ravie. Celle-ci a stoppé un temps son repas en m'apercevant avant de reprendre avec délice son grignotage de framboise.

3 et 4: Voilà le temps des noisettes! Panier en mains c'est le moment d'être plus rapide que les écureuils, les pies et les corbeaux.

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Enfin, à côté du petit pont, le bosquet de linaire commune se déploie. C'est désormais un jolie buisson jaune. Rappelons qu'elle a pour spécificité de ne pouvoir être butinée que par les gros bourdons car les pétales de ses fleurs jaunes se soulèvent difficilement. Toxique, on l'employait autrefois comme diurétique.

 

 

Couronne d'automne.

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Je suis une fan des couronnes. Tout est une occasion pour en réaliser et l'arrivée de l'Automne n'y fait pas exception. Pour se faire j'ai décidé de garder un petit peu de soleil auprès de moi avec cette jolie couronne de maïs.

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Le champ en bas de chez moi a été moissonné. J'en ai profité pour aller ramasser les épis qui n'ont pas fini dans la moissonneuse et qui d'ordinaire font le bonheur des chevreuils. Cette année il en auront un peu moins. Ceux qui ne sont pas très beaux, abîmés ou sales serviront à nourrir les oiseaux pendant l'Hiver.

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Pour réaliser ma couronne, j'ai liée les épis entre eux à l'aide de liens en les enroulant autour d'un maïs puis en le relient au suivant et ainsi de suite, en n'oublions pas de serrer solidement pour qu'elle ne se défasse pas.

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Et voilà le résultat, un joli soleil doré qui se retrouve installé sur la grande pierre du jardin. D'ici peu il servira de tableau d'hôte aux étourneaux sansonnets et aux grands corbeaux qui ne tarderons pas à prendre leurs quartiers automnales dans le parc de la maison.

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mardi 24 septembre 2013

Une honte! Nos forêts et notre amour de la Nature deviennent payants!

 

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(Désormais pour ramasser des champignons, il faudra payer.)

Premier coup de gueule sur le blog, ça se fête... ou pas car il y a de quoi être remonté. Cela peut sembler être un sujet anodin mais il en dit long sur la considération de la Nature dans notre société mais aussi du rapport et du droit à profiter de ce qu'elle nous offrent.

 

Ainsi pour pallier aux pillages des bois, certaines communes d'Ardèche ont décidées de se parer de la carte du ramasseur comme c'est déjà le cas dans l'Aude, en Lozère ou dans le Tran.
C'est un passe qui donnera le droit de ramasser aux promeneurs les champignons à raison de 5 kg par personnes et par jour comme le prévoit la loi mais pas seulement:
-elle coûte 20 euros par AN pour les locaux.
-elle coûte 35 euros par JOUR pour les promeneurs en semaines.
-elle coûte 50 euros par JOUR pour les promeneurs en weekend.

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(Par endroit il faudra payer jusqu'à 50 euros par jour et par ramasseur.)

Je trouve cela révoltant!!!!  La nature est à tout le monde! C'est un bien précieux et s'il est vrai qu'il y a des abus et des excès (notamment au Pays Basque où tout les ans de nombreux ceuilleurs viennent prélever des cèpes pour les vendre dans le Nord ou, ici en Isère où l'an dernier plusieurs dizaines de tonnes de champignons ont été prélevées), ce n'est pas aux amoureux de la nature, aux familles qui sortent le dimanche ou aux petits vieux du coin de payer les pots cassés ! De plus cette carte n'empêchera pas les dérives excércés par certains ramasseurs mais surtout par les gros exploitants qui utilisent des populations pauvres et sous-payées pour faire leurs razzias!

En effet, des entreprises espagnoles payent des migrants amenés de Roumanie, de Pologne ou de Bulgarie qui sont payés une misère et logés dans des campements insalubres en lisière de forêt pour ramasser tout ce qui pousse dans les bois, généralement de nuit. Les champignons sont ensuite emmenés par camions dans les usines de traitements en Espagne avant d'être essentiellement commercialisés en France. Un sacré parcours quand on sait que par endroit il suffit de se baisser pour les ramasser.

On peut se demander aussi si certains ne voient pas dans l'augmentation des ramasseurs de champignons une possibilité de faire du profit.

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(Nous continuons de concidérer la Nature comme un bien et un non comme un patrimoine.)

Cette capitalisation des bois me laisse sans voix! 
Quel exemple pour les générations futures? Retournons-nous à la conception de la Nature comme bien et propriété de l'Homme? Elle ne serait qu'une possession qui deviendrait payante (quoi que sur certains points c'est déjà le cas), une manne financière et non un patrimoine vivant? Quelle désillusion!

En tout cas si de tes mesures arrivent ici, bien que je sois des plus respectueuses de la loi, je ne suis pas prête de m'y soumettre! Et pour tout dire, je doute que les gardes-chasses et les agents communaux n'aient que ça à faire.

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(source ici.)

 

 

dimanche 22 septembre 2013

Sortie dans les prés 10.

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Un petit article sur cette sortie brève mais fructueuse dans les champs. Depuis le chemin, un énorme rond de sorcière, composé de délicieuses lépiotes élevées m'attendait. Pour un premier jour d'automne c'est une belle surprise. Rajoutons à cela la chaleur, le ciel bleu et ce grand soleil dignes d'un été indien.

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La lépiote élevée est surnommée Coulemelle, Parasol, Nez-de-Chat ou scientifiquement Macrolepiota procera. Elle appartient à la famille des Agariacées qui comprend les agarics comme les rosés des près et, les amanites comme l'amanite phalloïde ou des Césars.

C'est un champignon des zones tempérées qui pousse dans les pâturages et parfois en pleine forêt. Parfois solitaire, c'est surtout en rond de sorcières souvent impressionnant comme ici (10 mètre de diamètre) qu'on les trouvent.

Le nom lépiota veut dire en latin "petit écaille" et désigne les pelures brunes présentes sur le chapeau du champignon et qui en son centre forment le fameux Nez-de-Chat.

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Les lépiotes élevées sont de grands champignons qui peuvent aisément dépasser les 30 cm de hauteur des les 20 cm de diamètre. Ces excellents comestibles ont un goût prononcé de noisette, un parfum fort, parfois légèrement écoeurant quand ils sont présent en grand nombre dans le panier. En cuisine il a la particularité d'être un des aliments les caloriques (15 kcal pour 100 gr) mais a le défaut d'absorber facilement et en grande quantité les matières grasses.

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Cependant attention aux confusions! Comme toujours il ne faut ramasser un champignon que si on le connaît bien. Ramasser des lépiotes d'un autre genre ou des champignons ressemblants comme ici peut se révéler être dangereux voir mortel! Dans tout les cas il faut être conseillé par un habitué de confiance. Rappelons que l'an dernier il y a eu 664 cas d'intoxication connus pour 3 morts.

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Néanmoins, n'oublions pas que la lépiote élevée, connue depuis l'antiquité, est un précieux champignon qui au-delà de ses qualités gustatives, est un antibiotique et un anti-tumorale naturel que la science s'évértue à percer les secrets. On le trouve déjà dans de nombreux médicaments artisanaux ou industriels.

La théorie des Signatures.

 

 

La théorie des signatures

(Cet article paraitra bientôt dans le numéro 3 de "La Renarde des Alpes).

 

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(photo issue de: http://bistrobarblog.blogspot.fr/2012/01/la-theorie-des-signatures.html)

La théorie des signatures est une médecine qui date du Moyen Age mais qui prend racine à l'antiquité avec Pline l'Ancien notamment puis, qui se démocratise à la Renaissance avec l'alchimie mais il se pourrait qu'elle soit bien plus ancienne.

En effetOtzie, conservé pendant 5300 dans la glace, portait un collier de champignon pour soigner sa trichinose et des documents datant des babyloniens parlent de plantes associées pour leur forme à des maladies spécifiques de certaines parties du corps humain.

Elle se fonde sur la ressemblance entre certaines plantes ou animaux et parties du corps humain ou, avec des capacités de celles-ci qui sont proches ou opposées aux troubles qui les animent. Néanmoins, certaines des plantes utilisées dans cette conception médicale sont employées depuis bien plus longtemps pour soigner les maux, la conception de signature leur ayant été apposées pour expliquer leur action bénéfique.

On peut caractériser cette pratique ainsi: Smilia similibus curantur, les semblables soignent les semblables (Marc Lachèvre).

De la théorie des signatures découle aujourd'hui quelques unes des conceptions de l'homéopathie, de la naturopathie et de l'utilisation des fleurs de Bach.

 

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(photo issue de: http://bistrobarblog.blogspot.fr/2012/01/la-theorie-des-signatures.html)

Les principaux enseignants de cette doctrine sont:

Théophrase-Otto Brunfels-Pline l'Ancien-Cameriarus-Paracelse-Leonhart Fuchs-Henri Mondeville-Giambattista della Porta-Jean-Baptiste Porta-Nicholas Culpeper-Taton-Foucault-Jacob Böhme-Bellon-Crollius.

Il faut toujours être prudent dans l'emploie des plantes car elles peuvent se montrer toxiques ou du moins fortement allergisantes. Elles ne se révèlent pas toujours être des remèdes appropriés et souvent, leurs emplois appartient plus au domaine de la croyance que de la science. Certaines d'entre-elles semblent pire que le mal.

De plus de nombreuses espèces citées sont protégées, mieux vaut les laisser dans leur milieu.

 

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(photo issue de: http://bistrobarblog.blogspot.fr/2012/01/la-theorie-des-signatures.html)

Avocat: il évoque le ventre maternelle bien bombé de part sa forme mais aussi par son temps de maturation (9 mois). On l'utilise pour stimuler le col de l'utérus, pour régler le cycle hormonale, pour perdre du poids après un accouchement ou prévenir le cancer de l'utérus.

Café: les graines ressemblent aux deux lobes d'un cerveau. On l'emploie pour accentuer la résistance physique et l'acquittée mentale.

Capillaire de Montpellier: elle évoque des cheveux et accélérerait leur pousse.

Carotte: sa couleur orange et son eau de cuisson jaune évoque les jaunissements qu'elle est censé combattre. Coupée en deux elle évoque un œil (pupille, iris …) et était consommée pour accroître la vue.

Céleri: semblable au cartilage des os, il est utilisé pour solidifié ceux-ci. Riche en sodium, leur effet serait en effet bénéfique pour le squelette.

Cervidés: ses bois sont gages de puissance et de virilité car un mâle avec de grandes ramures aura l'assurance de posséder un harem. On les consomme en poudre afin de se rendre plus viril.

Champignon de Paris (ou rosé des prés): coupé en deux, il ressemble à une oreille. On le consomme pour rétablir une mauvaise audition. La présence de vitamine D pourrait justifier cette utilisation.

Chélidoine: le latex jaune qui s'échappe de la plante est utilisé contre les jaunissements mais aussi pour le foie car il évoque la bile.

Toxique.

Chou: de par son odeur, il est associé à l'état d'ivresse. Son suc chasserait l'état d'ivresse.

Concombre de mer: sa forme et couleur évoque selon les cultures les selles et est employé pour le transite, soit la forme phallique et sera alors utilisé pour le désir amoureux. Sa capacité de se vider entièrement pour se reconstituer lui confère un fort pouvoir « magique ».

Corydale bulbeuse: ressemblant à la rate, elle en soignerait tout les troubles.

Toxique.

Dentaire: elle tire son nom de ses racines qui ressemble à des dents. Elle en soignerait les maux.

Digitales: celles poussant en altitude sont liées au soin des cœurs défaillants par manque d'oxygène en montagne car elles s'y épanouissent sans difficulté. Depuis on a découvert que ces plantes, en particulier la digitale rouge, ont des propriétés cardio-toniques mais leur grande toxicité à fait stopper tout emploie de celles-ci.

Toxique.

Euphraise: son motif centrale évoque un œil. Elle est employée pour solutionner les troubles et les inflammations liés à la vue.

Férule: elle évoque des cheveux et accélérerait leur pousse

Toxique.

Ficaire: la forme de ses rhizomes évoque les hémorroïdes. Elle était conseillée de se fait pour s'en défaire.

Toxique.

Figue: en générale se fruit pend deux par deux comme des testicules et contient de nombreuses graines associées au spermatozoïdes. On le mangeait dans le but d'accroitre le nombre de cellules reproductrices et de pallier au manque de virilité.

Gingembre: Sa couleur et parfois, sa forme,évoque un estomac. On l'utilise pour aider la digestion et lutter contre la nausée.

Ginseng: la forme phallique de la racine est associé à la force virile. On la consomme pour s'assurer une descendance nombreuse.

Haricot rouge: sa couleur et sa forme évoque un rein (il existe une variété du nom de rognon). On l'employait pour les problèmes rénaux,.

Hépatite à trois lobes: sa ressemblance avec un foie à raison du dessous rouge de sa feuilles trilobée explique son utilisation comme remède lorsque les troubles de cet organe se présente.

Hermodacte: nommé doigt de Mercure, la ressemblance de sa racine avec ce membre a popularisé son emploie pour soigner celui-ci puis plus généralement, les articulations et leurs troubles comme la goutte.

Toxique.

Jujube: comme pour le pruneau, cuit sa consistance et sa couleur évoque les selles. On l'emploit contre la constipation.

Lichen du chêne: elle évoque des cheveux et accélérerait leur pousse

Limace: sa production de bave va de paire avec l'excès de muqueuses dans l'organisme. On l'emploiera contre la toux grave et le rhume. Aujourd'hui sa composante que l'on retrouve aussi chez l'escargot, l'hélix, est utilisée dans les sirops contre la toux.

Mandragore: sa grosse racine qui ressemble à un corps humain (forme 4 membres) est très recherchée quand elle présente un analogie femelle (fente), mâle (excroissance) ou qu'elle est dédoublée (image du couple). Elle est utilisée pour avoir des relations sexuelles harmonieuses, connaitre l'amour ou souhaiter la mort. En sorcellerie on raconte qu'il faut faire déraciner la plante par un chien attaché à celle-ci car, à sa sortie elle pousserait un cri qui serait fatal. Dans les faits la plante a un effet thérapeutique semblable à celui de la jusquiame, de la belladone ou de la datura et a pu servir d'anesthésique préopératoire.

Toxique.

Noix: ressemblance de l'amande avec un cerveau. Elle est employée pour les troubles de la mémoire et de l'attention. La science a mit à jour la présence de sérotonine essentielle pour le cerveau.

Olive: de par sa rondeur et sa petite taille, elle évoque les ovaires et les ovules. On l'emploie pour permettre au cycle menstruel d'être plus efficace.

Orange: coupée elle ressemble à la glaire mammaire. Elle serait bonne pour la lymphe du sein.

Orchidées: en particulier chez les orchis mâles et l'orchis bouc, présentes deux bulbes ressemblants à des testicules humains. On les consommait pour résoudre les problèmes de virilité, et aujourd'hui encore, sous la forme d'une poudre sucrée ou braisés.

Patate douce: sa forme proche du pancréas (enfin presque) permet de régler l'index glycémique, notamment de manière concrète chez les diabétiques.

Pimprenelle: la couleur rouge flamboyant de la fleur était associée à la capacité d'absorber le sang. On l'employait pour les hémorragies.

Polytric: il évoque des cheveux et accélérerait leur pousse

Prêle: la tige ressemble à une colonne vertébrale. On l'utilise contre les maux de dos.

Toxique.

Pruneau: cuit, il évoque les selles. Il est employé pour avoir un bon transite et lutter contre la constipation, chose avérée.

Pulmonaire officinale: les tâches des feuilles évoquent les tumeurs et les tâches dû à la pneumonie. Utilisée pour les troubles des voies pulmonaires, les voies engorgées et la toux.

Raisin: en grappe, il évoque les alvéoles pulmonaires. On le consomme pour soigner les infections pulmonaire. Scientifiquement, il réduirait les risques de cancer du poumon et ses pépins réduiraient les crises d'asthme.

Reine des près: comme pour le saule blanc, elle vit les pieds dans l'eau et est donc employée contre la fièvre. C'est partir de la composition moléculaire de celle-ci que l'aspirine fût crée.

Rhinocéros: comme les bois de cervidés, sa corne permet aux mâles de s'accoupler avec les meilleures femelles. De se fait elle sera associée à la virilité et consommée dans ce but.

Sagittaire: les feuilles de la plante sont lancéolées, c'est à dire en forme de flèches. Elles servaient à soigner les blessures de ces dernières.

Toxique.

Sanguinaire du Canada: la couleur rouge vif du bulbe l'associe au sang dont elle soignerait tout les maux.

Toxique. 

Saule blanc: le fait qu'il ait les racines dans l'eau rappel la pratique de placer les pieds d'un malade dans une bassine d'eau pour faire baisser sa température. De ce fait il soignerait la fièvre et permettrait de réguler la température corporelle surtout quand elle est élevée. Depuis, on a découvert que l'écorce de cet arbre contiendrait des extraits proches de l'aspirine.

Chez les amérindiens, la souplesse des branches du saule permettrait de combattre l'arthrite qui se caractérise par une grande raideur.

Sceau de Salomon: racine proche d'une articulation. Soignerait l'arthrose, l'arthrite et les blessures/douleurs articulaires.

Toxique.

Sève: sa capacité à refermer les plaies des arbres est associée à l'action des plaquettes. On l'ingère pour permettre la bonne cicatrisation.

Toxique selon les essences.

Tomate: ces quatre compartiments, sa couleur rouge et son jus abondant évoque le cœur. Elle est ingérée pour réduire les troubles cardiaques.

Vipérine: les fleurs ressembles à la gueule d'un serpent, le pistil à une langue fourchue et les graines sont en V comme pour vipère ou venin. On employait la plante contre les morsures de reptiles.

Vigne: elle serrait vive et posséderait de par son odeur, les mêmes propriétés que le chou, à savoir qu'elle chasserait l'ivresse qui se caractérise souvent par un état de torpeur.

 

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(photo issue de: http://ettolrubi.meabilis.fr/naturopathie/theorie-des-signatures.html)

Plus généralement, les plantes à latex étaient utilisées pour la lactation, celles pubescentes pour remédier à la calvitie.

D'autres sont utilisées pour leur signature olfactive, une senteur forte pouvant être utilisée pour un mal coriace par exemple.

Pour les viandes, on conseillait aux femmes de manger de la viande d'animaux femelles et pour les hommes, de la viande d'animaux mâles pour que les deux sexes acquièrent des capacités et spécificités propres à leur genre.

Il existe également une signature entre le symbolisme entre la partie du corps et la plante qui sera marqué par un des quatre éléments ou un astre par exemple. Ainsi le feu est associé à la digestion, à la sexualité, au métabolisme et à la joie de vivre. De ce fait une plante aux couleurs chaudes, à la texture et au goût piquants ou chaud (présence de poils par exemple) comme l'ortie ou le millepertuis, sera utilisée. L'élément terre se caractérise dans les os par leur aspect de structure. On consommera alors des plantes aux fruits et tiges ligneux, rigides, en cloches au goût âpre et amer comme l'épinard, la bette, la bryone et la belladone (deux plantes très toxiques!). L'eau se matérialise dans les humeurs, la lymphe, le sang. Les plantes aux couleurs pastelles, vertes, argents, qui sont rondes, fraîches et humides au goût fade ou acidulé seront employées ce qui comprend le sureau, l'aulne ou encore le saule. L'air quand à lui réside dans la respiration et dans les cellules. Les plantes associées possèdent des fleurs délicates aux couleurs variées mais douces, les feuilles évoques des plumes, leur parfum est agréable et léger comme l'achillée ou la mauve.

Il en va de même pour les astres. Le système uro-génital sera associé chez l'homme à la Lune qui a pour plante l'oignon et l'ail. De ce fait on emploiera celle-ci a des fins thérapeutique sur cette partie du corps.

 

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(photo issue de: http://bistrobarblog.blogspot.fr/2012/01/la-theorie-des-signatures.html)

Sources:

- divers sites internet.

- "LA THÉORIE DE LA SIGNATURE DES PLANTES ET SES IMPLICATIONSpar Michel DENIZOT, ACADEMIE DES SCIENCES ET LETTRES DE MONTPELLIER Séance du 11/12/2006 Conf. n°3952, Bull. 37, pp. 205-216 (2007).

- "Bioactive", Marc Lachèvre 2010.

- "L'héritage oublié des signes de la nature", de Danielle Ball-Simon et Piotr Daszkiewicz, éd. Les Deux Océans, 1999.

- "L’esprit des plantes ou la théorie des signatures" par Catherine-Katell GUT.

Aujourd'hui c'est l'automne, c'est Mabon!

 

MABON

L'an dernier à l'occasion de l'equinoxe automnal, j'ai fait un petit article sur Mabon, cette jolie fête de la nouvelle pratique religieuse. Celle-ci m'intérrésse tout particulièrement dans le sens où j'adore l'automne. Or l'entrée dans la belle saison correspond à cette célébration, alors voici une petite présentation de cette dernière.

(Cet article paraitra bientôt dans le numéro 3 de "La Renarde des Alpes).

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(photo issue de: http://tyrionmaccrann.wordpress.com/jahreskreisfeste/albanelfedmabon/)

 

Les traditions de l'équinoxe d'automne

 

 Le temps des moissons s'achève, voici celui des fruits, des graines, des baies, de l'abondance et des premières gelées. Voilà le moment où le brume se lève, enveloppe de sa bienveillance les huttes et les chaumières endormies. Enfin la nature se part de ses couleurs d'automne, l'herbe reverdie pour la toute dernière fois et la terre se fait humide. C'est là, dans le brouillard, que les âmes oubliées et les premiers hommes se mettent à errer agars. C'est là que l'âtre faire tinter ses premiers crépitement et que le vent chaud venu du sud rassure les cœurs. 

Le terme équinoxe vient du latin « aequinoctium », dérivé de « aequus » qui signifie égal et de « nox » (noctis), la nuit. C'est la période de l'année où le jour et la nuit sont de durée égale sur l'ensemble de la planète car le soleil passe par l'équateur. Il en existe deux: celui de printemps et celui d'automne. Leurs dates peuvent être variables (en générale entre le 20 et le 24 mars pour celui de printemps, septembre pour celui d'automne) car le cycle de la Terre a une durée de rotation légèrement différente de celle que nous connaissons à travers notre calendrier.

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(photo issue de: http://tyrionmaccrann.wordpress.com/jahreskreisfeste/albanelfedmabon/)

 

Une fête à travers les cultures européennes:

C'est un mythe nouveau, apporté par la vague néo-paganique des années 70-80 en partie par Aidan Kelly. Dans les cultures européennes, on trouve peu de traces de cultes célébrés à l'équinoxe. La plupart sont des fêtes agraires aux dates variables en fonction du climat et des récoltes amassées et non du calendrier lunaire. Néanmoins quelques mythes y sont rattachés comme celui selon le quel les œufs ne tiendraient debout que ce jour là. Cependant, le terme Tiocoberxtio revient dans certaines cultures celtes et galloises indiquerait la possibilité de l'existence passée d'une célébration semblable. Ce serait la dénomination d'une fête célébrée à la mi-septembre une année sur deux, une nuit de pleine lune. On ne peut s'empêcher de faire le lien avec les célébrations anglo-saxonnes qui ont lieu chaque année à la première pleine lune qui suit l'équinoxe. De plus, les fouilles archéologiques auraient mit à jour des cites pré-chrétiens où les constructions ou dispositions d'éléments (tel que des pierres) interagiraient par l'alignement avec les derniers rayons de soleil de ce jour si particulier.

Dans les cultures asiatiques, l'équinoxe d'automne symbolise le yin et le yang, c'est le temps où comme le jour et la nuit, le masculin et le féminin s'équilibrent. C'est le symbole de androgénie mais aussi l'entrée dans le signe de la balance.

En cette période on fête Mabon qui symboliserait la naissance du Dieu du même nom est le temps de l'introspection sur soi-même, du renouveau et du changement. Mais aussi Alban Elfred qui est un temps de mystère, permet d'accéder facilement aux autres mondes. Ce sont des sabbats préparatoires de Samhain. C'est aussi, pour les pratiquant wiccans, le troisième mois de la grosses de la Déesse, celui où on ramasse les fruits de son labeur (symbolique du 9e mois de l'année associé au cycle de la procréation).

Ces deux fêtes ont de nombreux points communs. Elles marquet la deuxième récolte qui se succède à Lughnasadh. Pour les pratiquants modernes, c'est la fin du cycle de la nature, c'est le temps de finir les actions commencées, de méditer et d'entamer son introspection. C'est la journée pour les consécrations et les rituels de dédication. Le festival se veut sobre pour les praticiens des rites gallo-romains, on accompagne la déesse jusqu'à son lieu de repos. Pour les adaptes du dieu gallois, les réjouissances seront gaies et placées sous le signe de l'abondance. C'est le moment de stocker les récoltes et de sacrifier le bétail qui servira de réserves pour l'hiver. On offre du cidre et des herbes magiques aux divinités symbolisant la vieillesse et la sagesse. On fait du vin, on rassemble et on fait sécher les herbes et les graines, on offre des libations aux arbres et on décore les tombes avec des feuilles, des glands et des fruits.

L'autel peut être décoré avec des cônes, des banches de pin, des feuilles mortes, des feuillages colorés, des cornes d'abondance, des légumes et des fruits de saison comme des pommes, des carottes, du raisin ou des courges, des graines, des noix et des baies, du vin, des gerbes de blé, du maïs, du lierre, des tresses d'ails et des écorces.

On peut associer de nombreux symboles à ces célébrations. Pour les encens on favorisera le lotus, le cyprès, l'œillet, la sauge, la myrrhe, le benjoin et le santal. Les plantes de cette saison sont le pommier, le chrysanthème, le gland, la fougère, le chèvrefeuille, le soucis, la passiflore, la rose, la sauge, la vigne, le lierre, le cèdre, le noisetier, le tabac, le chêne et l'œillet. Les tons sont chauds et les couleurs sont le jaune, l'orange, le rouge, le brun-roux, le bordeaux, l'or et le marron. Les pierres associées son l'agate jaune, la cornaline, le saphir, lapis-lazuli, la topaze jaune, le saphir, les galets des cours d'eau et la citrine. La planète qui s'associe est Mercure, en particulier pour le culte romain.

La nourriture rituel se composera de pain, de fruits secs, de noix, de pommes (qui prendront un statu sacré), de fèves, de courges, de haricots, de racines et de légumes de terre comme les pommes de terre, de carottes et d'oignons mais aussi les venaisons et la viande car c'est le temps de la chasse. L'élément Terre est déterminant en cette période.

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(Photo issue de: http://www.ilsentierodialchimilla.com/demo/index.php?option=com_content&view=article&id=861:mabon-il-figlio-della-grande-dea&catid=106:le-feste-della-ruota-dellanno&Itemid=58)

 

Quelques divinités à invoquer:

On peut faire appel aux divinités du vin (Dionysos, Bacchus), de la sagesse (Ea, Odin), de la mort (Hadès), de la nature (Gaïa, Adonis, Pan), de la chasse (Mabon, Diane), du temps (Chronos), des récoltes (Perséphone, Déméter, Ceres) et de l'abondance.

Dans la pratique, Mabon n'est pas forcément un temps à célébrer avec entrain, c'est avant tout le moment de se rapprocher de la nature et si besoin, de célébrer avec des gestes simples le cycle des saisons.

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 (photo issue de: http://philomela997.wordpress.com/tag/mabon/)

 

- chez les gallois:

Mabon est le nom gallois du dieu de l'agriculture, de la virilité, de la jeunesse, de la mort, de l'amour, de la fertilité masculine et représente le soleil captif de la Terre. Il a pour frère jumeau Gwynn mab Nudd. Ce nom qui signifie fils était aussi employé dans le langage quotidien et est aujourd'hui un nom de famille commun en Bretagne. Il fait écho à l'ancien dieu celte Maponus qui représente la musique et la poésie et d'où son nom est tiré. Il serait l'alter égaux de la Perséphone romaine mais la romanisation lui prête tout d'abords des affiliations avec les dieux du vin Dionysos (Bacchus) puis à Apollon pour ses traits de guérisseur et de lumière qui veille dans les ténèbres.

Il possède plusieurs noms: Maponos en celtique, Mabon ap Modron (« le grand fils de la Grande Mère », la déesse Modron, terme d'origine saxonne « Modr », qui personnifie la Terre et la mère pluriel) en gallois, Diancecht chez les peuples irlandais nommé également Angus Og, Mac Oc ou fils de Dagda.

Cette origine saxonne de la mère, fille d'Afallach et de Mellt, la présence au Pays de Galle de ce dieu dans des temps pré-chrétiens et la méconnaissance de celui-ci, laisse penser qu'il s'agît d'un dieu vieux, si vieux qu'il est issu de la terre elle même. Historiquement il serait peut être le fruit de la rencontres entre les cultures galloises et saxonnes pendant les grandes invasions de ces derniers.

Il y a plusieurs prononciations possibles en fonction des lieux de cultes: may bun, may bone, mah boon ou encore mah bawn.

Dans la légende, Mabon selon les versions à l'âge de 3 jours ou de 3 ans est enlevé à sa mère et est fait emprisonné dans l'Annwn. Modron, désespérée se met à le pleurer. Mais voilà que le dieu, devenu jeune adulte, est sauvé par Arthuret Culhwch car il est le seul à pouvoir commander Drudwyn mais aussi par le savoir qu'il tire de la sagesse des animaux primordiaux: le cerf, l'aigle, le hibou, le merle et le saumon, Llyn Llin, le seul à connaître son lieu de captivité.

Mabon doit par la suite,aider Culhwch car celui-ci, refusant d'épouser sa belle-soeur, se voit maudit par sa belle-mère. Il peut désormais se marier, mais uniquement avec la belle Olwen, fille du terrible et cruel géant Ysbaddaden qui, s'il se retrouve séparé de celle-ci décéderait dans l'instant. Pour obtenir la main de la belle, Culhwch doit offrir les instruments que la truie légendaire Twrch Trwyth porte entre ces deux oreillese. Mabon, le seul à pouvoir maîtriser le chien Drudwyn capable de terrasser le sanglier géant, réussit l'exploit. Les amants sont réunis, le géant abattu.

Restitué à sa mère, le dieu Mabon est éduqué dans les Entrailles de Modron, le gouffre du monde magique qui symbolise l'utérus maternel et qui représente la consolidation et le défi. C'est de là qu'il renaît en symbolisant la figure de la lumière retrouvée.

Dans la littérature galloise (moyen-gallois, langue employée entre le 12e et le 16e siècle), il existe quatre textes sacrés, les Mabinogion ou Quatre Branche du Mabinogi qui font référence à la mythologie celte antique. Le terme Mabinogion s'avère être le pluriel de Mabinogi qui viendrait de Mabon. Ces quatre récits portent les noms de « Pwyll, prince de Dyved », « Le Mabinogi de Branwen », « Manawydan fils de Llyr » et « Math fils de Mathonwy ».

Ils ont été fondé sur la base de deux manuscrits plus anciens, « Le livre blanc de Rhydderch » rédigé entre 1380 et 1410 et « Le livre rouge de Hergest » qui date de 1350. Bien que véridiques, certains concepts chrétiens récents pour l'époque y sont intégrés. La rédaction tardive des ces contes et légendes atteste d'une longue tradition orale.

On retrouve également Mabon accompagné de Modron dans les légendes arthuriennes.

Dans le néo-paganisme l'invoquer permet de sortir d'une mauvaise passe, d'une situation difficiles dans ce qui concerne les domaines de l'amour, du travail ou du financier.

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(photo issue de: http://mystery-and-magic.deviantart.com/gallery/26898492)

 

- chez les celtes:

Cette célébration est elle aussi relativement récente. Elle a été matérialisée par Edward William à la fin du 18e siècle, un brillant faussaire connu sous son nom de Barde de Lolo Morganwg (Lolo est le diminutif de Lorwerth), un des fondateurs du néo-druidisme. Né en 1747 et décédé en 1826, il se passionne pour le druidisme après une brève expérience dans la franc-maçonnerie. Il est à l'origine de la première Gorsedd (une association culturelle et littéraire druidique). Il avait pour thèse que les pratiques druidiques galloises malgré les différentes invasions saxonnes, romaines et la christianisation, étaient restées dans leur forme première. Ainsi ses travaux se fondent sur les vestiges de cette culture avec des emprunts aux concepts arthuriens et à la culture galloise. Aujourd'hui sa crédibilité est remise en cause du fait qu'il est l'auteur de nombreux textes comme « Cyfrinach Beirdd Ynys Prydain » qu'il a attribué aux bardes anciens pour valider ses propres concepts. La supercherie n'a été détectée qu'en 1970.

La célébration se nomme comme le dieu, Alban Elfed et porte de nombreux noms comme le festin d'Avallon, la récolte des vins, le jour des récoltes, l'Ungathering ou la nuit des chasses. C'est une célébration relativement récente associée à la lune descendante orientée sur l'arrivée de l'hiver. C'est le mois de la vigne et du lierre en raison des pampres qui vrillent et symbolisent la spirale de la vie sans fin, du cycle de la nature.

Alban Elfed est le dieu de l'agriculture, de la fertilité, de la jeunesse, de la mort et de la résurrection. Il marque la fin des récoltes et est célébré quand la dernière gerbe est sectionnée. Celle-ci était façonné comme une poupée et nommée Cailleac (ce qui signifie vielle femme en gaélique) et qui symbolise la mère du blé ou la reine des récoltes. Le fermier ayant eu la plus petite récolte se la voyait offrir pour que la chance le guide jusqu'au printemps.

C'est aussi une fête dédiée à la forêt, au chêne, aux esprits de la Terre mais surtout au Dieu-Cerf, parfois représenté sous les traits de Cernunnos dont les bois symbolisent le lien entre le sol et le ciel, les hommes et l'immatériel.

Dans la nouvelle tradition paganique, les druides fêtent la fin de l'été, quand les derniers fruits de la Terre tombent. On célèbre la nuit, les tempêtes qui apportent un cycle nouveau et commencent à ouvrir les portes vers le monde des morts.

On arpente les champs, les forêts à la recherche de graines, de plantes et de fruits secs pour orner la maison et préparer les vivres. C'est le temps où la Vieille (parfois représentée par la Dame Noire) passe pour chercher ce qui doit mourir pour y mettre dans son chaudron et en faire sa nourriture. Ici on symbolise le lâché prise, il est temps de faire le vide, de préparer l'hiver et de jeter ce qui doit l'être.

 

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(photo issue de: http://pagan-depot.tumblr.com/post/1099701933/mabon-autumn-equinox-2nd-harvest-september)

 

- chez les gallo-romains:

Dans la mythologie gallo-romaine, les derniers jours de l'été correspondent à la descente aux Enfers de Perséphone. Celle-ci cueillait des fleurs des champs quand Hadès, sorti du royaume des morts l'aperçu. Séduit par la déesse, il s'en éprit et l'enleva pour en faire sa femme et régner avec elle sur son domaine de l'éternel. Mais quand Déméter, mère de celle-ci et déesse des récoltes, eu connaissance de sa disparition, son chagrin et son désespoir furent si grands que toutes les plantes se mirent à dépérir. Alarmés par le déclin de la nature, les dieux de l'Olympe firent passer un accords entre les deux divinités. Ainsi Perséphone demeurera 6 mois au royaume d'Hadés, 6 autres auprès de sa mère. Mais Déméter blessée, en guise de représailles et depuis ce temps, fait porter son deuil à la nature jusqu'au retour de sa fille qui se symbolise par l'arrivée du printemps.

 

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(photo issue de: http://www.interregnum.amberhorizon.com/tales/?p=975)

Les sources:

Sites internet divers-Dana Corby-H.r. Ellis-Davidson-Guyonvarc'h-Gilles Lenglet.

 

vendredi 20 septembre 2013

Une année de papillons en Isère et en Haute-Alpes (2013).

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Fini la période des papillons, le soleil commence à partir et nos amis ailés réapparaîtrons à son retour pour annoncer l'arrivée du beau temps. Voici quelques papillons rencontrés cette année.

L'écaille chinée ou callimorphe (Euplagia quadripunctaria) est un papillon qui vit aussi bien la nuit que le jour dans les forêts et les broussailles. C'est une espèce migratrice. Sa chenille adore les orties, les lamiacées, les épilobes, la sauge des près, les framboisiers, le noisetier ou le chèvre feuille. On le trouve dans toute la France, Corse comprise. Bien que rare, ce papillon n'est pas protégé en France, contrairement à la Belgique. 

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Voici la chenille de cucullie du bouillon blanc appelé aussi brèche (Cucullia verbasci). Bien qu'on la trouve souvent sur le bouillon blanc, elle est aussi gourmande des plantes du genre scrophularia comme avec cette scrofulaire noueuse. L'imago, l'adulte arrivé à maturité, vole d'avril à juin. La chenille peut atteindre des dimensions impressionnantes.

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Voici un premier inconnu de la série que j'aimerai beaucoup pouvoir identifier.

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La Zérène du groseillier ou la Phalène mouchetée (Abraxas grossulariata). Il apparaît en mai est disparaît avec les premiers froids.

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Le mélitée du Mélampyr est aussi nommé damier Athalie (Mellicta athalia). Il est en voie de régression dans la plupart des zones où il vit. On le trouve de la mi-mai à la fin octobre dans toute l'Euopre, au Japon et les zones tempérées d'Asie jusqu'à 1600 mètres. C'est un papillon des lisières et des bords fleuris. 

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La chenille de la piéride du chou (Pieris brassicae), un petit papillon blanc, est venu pondre dans les jeunes choux. Si la plupart des feuilles étaient couvertes d'oeufs, certaines étaient déjà parcourues par les chenilles qui ont commencées à faire de gros dégâts. La méthode c'est donc voulu radicale pour pallier à cette attaque, malheureusement, mais avons nous bien le choix si nous voulons profiter des potées cet hiver? Jeté au composte, tout ce petit monde ferrât le bonheur des oiseaux.

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La boarmie commune (Ectropis crepuscularia) est un papillon de nuit présent partout sur le territoire français. Sa petit chenille brune apprécie le vigne, le lierre, l'aubépine, le bouleau, le troène, le lilas, le chèvrefeuille, le frêne, et le chêne.

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Le myrtil (Maniola jurtina). Il vole de fin mai à septembre. La chenille se nourrie des plantes de la famille des poacées.

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La sylvaine ou hespérie sylvaine (Ochlodes sylvanus) est un joli et petit papillon à la chenille verte-bleutée longue de 28 mm. On peut le voir voler de juin à août dans de nombreux milieux, aussi bien secs qu'humides.

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La chenille du lasiocamp quercus, c'est à dire le bombyx du chêne.

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Le Phalène ornée (scopula ornata). Il est commun et aime vivre dans les friches. 

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Il existe une multitude de zygènes, 7 espèces sans compter les sous-genre. Pour reconnaître ces papillons, le meilleur indicateur reste les tâches des ailes. Ici il s'agit de la zygène des vesces (Zygaena viciae) dont les chenilles sont amatrices de fabacées.

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Le demi-deuil (Melanargia galathea L.). Ce papillon pond ses oeufs sur les graminées dont les chenilles se nourrissent. On le trouve dans toute la France, exceptée en Corse.

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La zygène des bois (Zygaena lonicerae). On le trouve dans les Pyrénées et dans tout l'est français ainsi que dans une partie du centre.

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 La brocatelle dorée (Camptogramma bilineata) est très présente dans notre coin d'Isère. Il s'agît à nouveau d'un mâle qui se reconnaît à l'abscence d'une bande marron sur le bas des ailes.

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1: Le gamma, autographa gamma, est un papillon commun en France. Sa chenille fait de nombreux dégâts sur la plupartsdes plantes cultivées: tomates, pomme de terre, lin, betteraves, céréales... la liste est longue.

2: Ce myrtil est accompagnée dans sa campagne de butinage d'un tristan (Aphantopus hyperantus), un proche cousin mais qui est le seul en Europe à faire parti du genre aphantopus. Ce papillon est présent sur presque tout le territoire français et on peut le voir voler de début juin à fin août. Néanmoins il est en net recul dans de nombreuses régions bien qu'il ne bénéficie pas de statu de protection.

 

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Cette chenille, avant d'être délogée par mes soins (la pauvre), se nourrissait d'une cosse de silène. Le papillon, un spécimen de nuit sans doute, à pondue un oeuf dans les ovaires de la plantes qui au fil du temps ont grossit pour contenir les graines tout en se faisant grignoter de l'intérieur par la larve. une fois la plante vide, elle cherche une autre gousse pour se nourrir à nouveau puis muer en papillon.

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Et comme toujours, voici le lot des inconnus. Cliquer sur les miniatures pour les voir de plus près et peut être, leur attribuer un nom ou du moins une famille.

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Voilà un beau papillon inconnu qui, à l'instar de l'écaille marte, rappel sur ces ailes les motifs du pelage des girafes africaines.

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Et celui là?