dimanche 30 mars 2014

La Nature dans les grandes traditions spirituelles 'Orient et d'Occident.

Voilà une question qui a plus que jamais sa place dans nos sociétés actuelles. Elle est certes longue mais a le mérite d'aborder tous les aspects de celle-ci.


samedi 29 mars 2014

Un temps capricieux.

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Quel drôle de temps! En une semaine nous sommes passés du beau à la pluie, puis par la grêle et enfin par la neige avant que les rayons chauds du soleil ne reviennent ! Capricieux, pas toujours des plus agréable, la météo a donné à la Nature une multitude de visages.

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Dernières neiges ? Les giboulées de mars ont encore frappé. Ces averses soudaines et rapides ont l'art de prendre au dépourvu. Deux-trois jours de gel intense s'en sont suivis avant un retour brusque d'une température élevée pour la saison. Tout cela ne devrait pas déplaire à la demoiselle morille.

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L'éveil de la nature est là et le jardin déploit toute une gamme de couleurs diverses et variées. Les jeunes pousses humides sentent bon la pluie et les fleurs attirent un grand nombre d'insectes.

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Comme chaque hiver, il y a des gagnants et des perdants. Cet escargot des haies ne verra pas la floraison des fleurs printanières mais aura peut être aidé un oiseau ou a un de ses prédateurs à voir la belle saison arriver.

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La saison des amours débute pour de nombreux animaux dont les mésanges bleues (Cyanistes caeruleus). Toute ce tintamarre a attiré les chats de a maison. Les mâles aiment se percher à la cime des arbres pour entamer leur parade nuptiale avant d'offrir de la nourriture à leurs belles.

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Visiteurs discrets et noctures, les chevreuils recommencent à pointer le bout de leur museau dansle jardin. Il y a fort à parier que l'abondance de jeunes pousses tendres et juteuses n'y sont pas pour rien.

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Voilà une herbe aux milles vertus présente dans la pharmacopée française depuis le XIIe siècle! Le géranium-petit-Robert ou herbe-à-Robert (Geranium Robertianum) est une plante sauvage présente sur le continent européen qui aime les vieux murs, les haies et talus, les éboulis, les pelouses et les sous-bois, en particulier les forêts de conifères. On le reconnaît à ses feuilles dentées qui passent avec l'âge, tout comme les tiges, du vert au rouge mais aussi à l'odeur puissante et âcre quand on le froisse dans sa main. Parmi ses biens faits, on peut citer sa capacité à chasser les moustiques, celle de sa souche à assouplir le cuir (en raison de sa teneur en tanin), celle de ses parties aériennes qui une fois préparées en décoction (en usage interne ou externe) sont hémostatiques et soignent les néphrites, les lithiases rénales, les oliguries, le diabète, les diarrhées, les angines, les aphtes, les dartres, les plaies et les amygdalites.

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On pourrait croire à une fleur de fraisier des bois mais il n'en est rien. Il s'agit ici de la potentille stérile appelée aussi potentille faux-fraisier. Peut difficile, elle s'acclimate assez facilement aux zones de mi-ombre. Ses fruits sans être toxiques ne sont pas comestibles.

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Drôle de champignon n'est-ce pas. La pézizes veinée appartient à la famille des morilles... qui l'aurait crua vec sa face applatit et ses veines? Pourtant elle serait la forme archaïque de celle-ci. Toxique cru, son parfum fort disparait à la cuisson. 

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 C'est un bon comestible, souvent abondant au printemps, et qui est le bienvenue dans l'assiette en particulier au début de la saison des morilles, quand elles sont encore trop peu nombreuses pour ravir les papilles.

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Au printemps, le jardin regorge d'une grande variété de fleurs: jonquilles (ou pluôt narcisses-fausses-jonquilles) et pruniers se donnent la réplique dans lesgammes pastelles. Les abeilles et les autres bourdons en sont plus que ravis.

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Les feuilles commencent à faire leur apparition, ce qui laisse encore quelques jours apercevoir les oiseaux en pleine parade avant que les épais feuillages ne les cachent complètement.

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Tous les classiques du printemps sont là! Ces plantes médicinales sont connus depuis des temps immémoriaux, serrez-vous les identifier? 

1: La ficaire fausse-renoncule (lutte contre le scorbut (vitamine C) et les hémorroïdes, soignent certains troubles sanguins, lesplaies gingivales, les enflures articulaires, la gale et les verrues).

2:  Le pissenlit (désintoxiquant sanguin, draineur, cholagogue et dépuratif, il élimine les toxines, empêche la rétention d'eau, aide au fonctionnement du foie et de la vésicule biliaire, est une précieuse aide dans l'alimentation des diabétiques, améliore la vision nocture (comme chez les super-héros!), tonnifit la peau, diminu le taux d'acide urique et le cholestérol, aide les intestincts paresseux et les douleurs liées aux rhumatismes).

3: Le lierre terrestre (béchique et tonique, on l'emploi contre les plaies externes et internes, parfois contre la folie, et certaines infections respiratoires comme pour soigner la catarrhe chronique des bronches, la broncborrée, l'asthme humide et la toux. 

4: La véronique Perse (sudorifique, diurétique, astringente et tonique).

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De belles jacinthes bleues sont apparues sous les fenêtres. On compte trois espèces de jacinthes véritables dont la jacinthe orientale qui aux fils des siècles a prit diverses formes. Son nom viendrait de la mythologie grecque: le héros Hyacinte aurait été tué par erreur par le dieu Apollon qui, pour réparer sa faute, n'aurait rien trouvé de mieux que de transformer les gouttes de sang du malheureux en fleurs.

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1 et 2: La pervenche est souvent appelée à tort "violette du Diable". Dans les sous-bois, elle indique les parcelles autrefois cultivée ou baties, ce qui est pratique pour détecter les zones propices à des fouilles archéologiques ou pour la recherche de trésors !

3 et 4: Le jasmind'hiver n'est pas un véritable jasmin, il appartient à la famille des Oléacées. Venu de Chin, il a été introduit en Europe pour décorer les jardin pendant la saison froide.

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La joubarbe des toits est appelée "Barbe de Jupitaire" est était associée au dieu du même nom. Le romains pensaient que l'installer sur la toiture protégait de la foudre. 

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Pour terminer ce tour du jardin, quelques classiques au combien précieux !

1: Le terme vigne-vierge désigne de nombreuses plantes grimpantes. Elles ne sont pas stériles mais produisent des fleurs discrètes qui laissent penser qu'elles n'en nont pas. Il s'agit ici de "lierre du Japon" qui prend une teinte rouge à l'automne. Récemment, il a été montré que cette plante avait une activité antimalariale aussi puissante que la chloroquine, une drogue utilisée contre le paludisme.

2: Dans la famille des renoncules, on trouve le bouton d'or, fleur "au beurre" qui commence doucement à aparaître ici et là. Comme toutes les plantes du genre, il est toxique.

3: La cardamine des prés est réputée pour être anti-scorbutique et soigner les affections d'origine nerveuse mais aussi certaines maladies du pancréas. Les feuilles se consomment en salade, les graines comme huile, les fleurs en gaspacho.

4: La primevère acaule peut se consommer comme la primevère officinale. Les fleurs (calmantes et adoucissantes) peuvent agrémenter les salades et les feuilles (anti-ecchymotiques) crues ou cuites font offices de bons légumes. La plante dans son ensemble (racines comprises) est anti-spasmodique, anlgésique, diurétique et expectorante.

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Le tapis de moscatellines sous les vieux noisetiers est envahi par toute une faune en éveille. Cette araignée (crabe ?) y a établit son gîte dans l'attente d'une proie potentielle.

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Bref, voilà un petit tour su propriétaire bien sympathique.

 

mercredi 26 mars 2014

Anniversaire du blog!

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Hé voilà, La Renarde des Alpes (anciennement nommé Grimmoires et Carnets) fête ses deux ans !
Que d'aventures et de rencontres riches et émouvantes depuis son lancement !
Entre la sortie au Pays Basque avec le club des cèpes (que j'espère pouvoir renouveller), l'interview dans MadMagz, les petits succès sur Paperblog et j'en passe (sans oublier mon travail dans le quel je me plaît !), je peux dire que je ne suis pas prête d'arrêter. D'ailleurs, de nombreux projets sont sur le gaz (dont le retour de la revue en ligne) !
Et bien sûr, merci aux 52 336 visiteurs avec qui je peux partager mon amour de la Nature !

Petite rétrospective pour l'occasion:

 

interview

Interview et publication de la Web Revue sur Madmagz.

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Auteur du Jour sur Paperblog, départ en Wwoofing en Gironde.

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Week End au Pays Basque avec le Club Des Cèpes.

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Wwoofing en Giironde, départ pour lesVendanges dans le Beaujolais.

2ans en chiffres

2 ans de Satistiques du Blog.

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Stage au chaudron Magique de Velanne.

 

Il y a tant encore à faire figurer ici ! Que d'aventures et de souvenirs ! Merci à tous !

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dimanche 23 mars 2014

Sortie en forêt 42

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Grande nouvelle !  Après plusieurs semaines, voilà que j'ai craqué pour l'olympus sz16-ds105 (à l'occasion de mes 22 ans). Nous nous apprivoisons l'un l'autre depuis 2 jours et d'ici peu j'espère pouvoir le manier de la meilleure des manières.

Pour en revenir à l'article, comme la semaine dernière je constate que l'activité fongique est faible voir absente: pas d'oreilles de Judas, pas de pézizes veinées, pas de pézizes coccinés... décidément ce début de saison commence à m'inquièter mais rappelons le, les premières morilles vulgaires et blondes n'ont fait leur apparition de par chez nous qu'en avril, il faudra donc être patient.

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Les coucous sont là! Appelés primevères officinales, elles possèdes mille vertus. Les jeunes feuilles fraîches se consomment en salade tout comme les fleurs que l'on peut sécher et utiliser en infusion pour les problèmes respiratoires ou de digestion.

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Une tramète a passé l'hiver accrochée a  tronc d'un hêtre lui même victime du temps et quelque peu de la tronçonneuse du bûcheron.

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Rah s'il y a bien une famille de plantes où j'ai quelques difficultés pour ce qui est de l'identification, c'est celle des Apiacés (anciennement Ombrélifére) en particulier quand les fleurs ne sont pas pleinement épanouies. Néanmoins ici je m'oriente vers ce qui pourrait être un plan de grande ciguë: tiges rouges et lisses, croissance avancée, fleurs entourées d'une fines feuilles vert claire et boutons séparés les uns des autres. Attention, cette plante est toxique voir mortelle ! La prudence est de mise !

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La moscatelline (adoxa moschatellina) est une plante à fleur discrète des sous-bois d'où son nom grec qui signifit "gloire méconnue". Elle possède une odeur très particulière: musquée.

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Comme le weekend dernier, voici une petite séléction de viollettes et pour la peine, le même commentaire que la semaine dernière:

1: La violette blanche (viola alba) est ffacilement reconnaissable à sa couleur et à son faible parfum.
2: Il arrive parfois que des espèces proches génétiquement et géographiquement donnent naissances à des hybrides comme ici. Est-ce un croisement entre la violette blanche et la violette odorante ou un simple décolorement d'une fleur de violette?Mystère.
3 et 4: La violette des bois se reconnais à sa tige lisse et ses feuilles élevées. On peut la confondre avec la violette rivinus. On la rencontre généralement d'avril à juin. Cette année, elles sont un peut plus précoces.

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Les feuilles ne sont pas encore sorties, ce qui permet de prendre sur le vif les oiseaux qui entre en pleine période des amours. Les pinsons des arbres sont particulièrement actifs dans la recherche d'un partenaire et dans la défense de leur territoire. C'est l'espèce de pinson la plus rependue en Europe.

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Le printemps est là et avec lui, les premières salades d'herbes fraîches. Attention ! Il est recommandé de ne manger une plante que si elle est bien connue et que si elle a été lavée au vinaigre voir dans plusieurs eaux pour faire barrage aux parasites comme la douve. La nature est certes "funny" mais peut se montrer redoutable, même sous nos latitudes.
1: L'allaire officinal n'a pas encore fleurit, c'est le bon moment pour ramasser ses feuilles au goût délicat d'ail qui à la floraison deviendront amères et fibreuses.
2: Le ficaire est non seulement un bon indicateur de la pousse potentielle des morilles mais aussi un aliment riche en vitamine C. Autrefois on le consommait pour lutter contre le scorbut. Quelques uns de ses feuilles sont les bienvenues dans la cuisine à condition de ne pas en abuser, une top forte dose pouvant être toxique.
3: La petite pimprennelle quand elle vient juste de pousser a un goût délicat de concombre qui plaît énormément aux amateurs de cuisine "naturelle". 
4: Les jeunes pousses de gaillet gratteron agrémentent aisément ces compositions gastronomiques et printanières. On a découvert que cette plante, du moins ses graines étaient utilisées au Néolithique pour faire tourner le lait et le transformer en fromage. Autrefois, on l'employait pour soigner et soulager les infections cutanées et les ulcères et comme diurétique.

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Dans la composition de notre salade de printemps, on peut également ajouter les feuilles vert tendre et les fleurs des primevères acaules mais aussi bon nombre d'autres gourmandises: fleurs et feuilles de lamiers tachetées et pourpres, des primevères officinales, des cardamines des près, de l'ail des ours et même, les jeunes feuilles des aubépines, des plantains(en particulier du plantain lancéolé qui a un goût de champignons de Paris) et des orties... le tout est de bien connaître les plantes et de savoir les préparer.

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C'est le printemps et les arbres sortent leurs plus beaux apparats !

1 et 2: Le houx est un arbuste qui peut vivre 300 ans et atteindre 18 mètres de haut. Différencié sexuellement, seules les femelles donnent des boules rouges qui attirent bon nombre d'oiseaux. La consommation de ceux-ci peut entraîner des vomissements et des troubles intestinaux. En grande quantité, elle engendre des désordres neurologiques, ce qui n'a pas empêché son utilisation dans la médecine populaire.
3 et 4: Le prunier cultivé appartient à la même famille que celle des rosiers : les Rosaceae. Si on ne connaît pas très bien son origine, on peut être sûre de propriétés dont cet arbre recèle, ne serait-ce de par la douceur de ses fruits.

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Il existe une multitude d'arbustes d'aubépine nommée aussi "épine blanche" en opposition au prunus appelé "épine noire" ou "épine rouge". On raconte que déposer des couronnes de celle-ci au pied du berceau du nouveau né chasserait les sorcières et attirerait les bonnes fées. Plante aux milles vertus, ses feuilles sont un bon tonicardiaque à la différence de ses plantes qui sont sédatives.

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Voilà une jolie sortie, mais toujours pas de morilles. Cependant, elles seraient sorties non loin de là ce qui me donne espoir, malgré la neige d'hier au petit matin. Dans tout les cas, un choc thermique avec le retour du soleil serait le bien venu pour voir nos jolies têtes blondes sortir de leurs torpeurs.

Et pour terminer, je ne peux m'empêcher de vous mettre (encore!) quelques photos d'hélléobores fétides prises sur le vif avec mon tout nouvel appareil! Ci-dessus, le cycle de vie d'une fleur d'hélléobore fétide en passant par tout les stades.

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Dame Sorcière.

Toujours dans mon approche plus ou moins ethnographique des plantes, des animaux, des traditions oubliées et de la nature dans son ensemble, j'en suis venue à me pencher sur ce que l'on nomme dans le langage courant la Sorcière:

http://chezguizbis.blogspot.fr/2012/03/inspiration-mucha.html

Dans l'imaginaire européen, la sorcière est le plus souvent représentée sous les traits d'un vieille femme laide, méchante et sale qui utilisent des ingrédients farfelus dans un chaudron pour créer des poisons et des filtres d'amour.

Mais dans les faits, qui étaient ces femmes qui, à la Renaissance, avaient une bien sombre réputation au point de finir sur le bûcher?

Les sorcières et sorciers étaient des femmes et des hommes, nomades ou non, qui ont hérités des religions dites païennes la connaissance des plantes et du corps, la croyance magique et les rituels. À l'image des prêtresses nordiques, ils étaient appelés comme guérisseurs, voyants, médiums, jeteurs de sorts, empoisonneurs ou comme purificateurs en échange d'argent, d'un bon repas ou/et d'offrandes diverses.
Avec la christianisation, les pratiques magiques et les soins par la nature ont été diabolisés en étant relégués au rend d'hérésie.

Les recettes des filtres magiques et des potions de guérisons étaient jalousement gardées. Des codes étaient utilisés pour permettre aux initiés de comprendre les écrits et de les protéger des curieux. Ainsi les ingrédients et les actions pouvaient paraître des plus insolites aux yeux des non initiés (sic: l'emploi de la traditionnelle bave de crapaud).

Voici une petite liste glanée sur le net non exhaustive des correspondances entre les formules employées et les plantes. Attention, chaque époque et chaque lieu a son propre vocabulaire de sorcière,ici ne figure qu'un des nombreux langages employés par ce que l'on nommait les hommes et femmes médecine:

Aile de chauve-souris => houx
Arbre à concombre => magnolia

Baton de jupiter => molène
Bec d’oie => potentille
Belle dame => belladone
Bile humaine => sève de navet
Blé des fourmis => chiendent
Blé noir => sarrasin
Bois de mai => aubépine
Bois de vie => bois de gaiac
Bourreau des arbre => lierre grimpant
Bourse à berger / bourse de capucin => bourse de pasteur
Bouton d’or => ficaire, renoncule
Brosse à chevaux => prêle des marais
Buisson ardent => fraxinelle

Caille-lait => gaillet
Cillot => molène
Capuche de moine / casque de jupiter => aconit
Cassave => manioc
Casse-pierre => renouée
Cendrée => chélidoine
Cervelle de chat => gomme de cerisier
Char de Vénus => aconit
Chasse-diable => millepertuis
Cheveux de Vénus => capillaire
Cheveux du diable => cuscute
Cloche d’argent => viome
Coeur d’aigle => absinthe
Coeur de berger => bourse de pasteur
Corbeille d’argent => alysse odorant
Corail rouge => piment rouge
Corne de licorne => hélonias
Coudrier => noisetier
Courrone de terre => lierre
Crache-venin => bryone
Crinière de lion => origan des marais
Cumin des près => carvi

Dent de lion => pissenlit
Disocorée chevelue => igname

Echelle du Christ / herbe à fièvre => centaurée
Ecorce sacrée => cascara
Eupatoire des Anciens / herbe à la trompette/ herbe de saint John => aigremoine

Faux buis => busserole
Fée verte => absinthe
barda
Fenouil puant => aneth
Férule fétide => asa foetida
Fève de loup => hellébore
Fiel de terre => fumeterre
Figuier d’inde => banian
Fleur de chocolat => géranium

Gant de fée /gant de Marie => ancolie
Gant de Notre Dame => digitale
Gazon de Marie => alysse
Gommier bleu => eucalyptus
Graine d’Horus => marube
Gratte-cul => églantier
Grippe de loup => lycopode
Gueule de chien => gueule de loup

Hélénine => grande aunée
Hellébore des Anciens => verâtre blanc
Herbe à bouteille => pariétaire
Herbe à la coupure / herbe du cardinal => grande consoude
Herbe à l’ail => alliaire
Herbe à lait => polygala vulgaire
Herbe au somme => jusquiame noire
Herbe au cents goûts => armoise
Herbe aux mille trous / herbe de la saint Jean => millepertuis
Herbe aux myopes => euphraise
Herbe aux sorcières => belladone
Herbe aux sorciers => datura
Herbes à verrues => chelidoine
Herbe de l’enchanteur / herbe de sainte Marie => verveine
Herbe de saint Jacques => jacobée
Herbe des vierges => absinthe
Herbe du bonhomme => lierre terrestre
Herbe du bon soldat => benoîte
Herbe sacrée / herbe sainte => yerba

Jasmin sauvage => jasmin de virginie

Lait de louve / lait de serpent => euphorbe
Lait de notre-Dame => chardon-marie
Laitue des chiens => chiendent
Laitue indienne => pourpier d’hiver
Langue d’addition => cornouiller
Langue de cheval => liatrix
Langue de moineau => renouée à fleur
Langue d’oie => grasette
Langue de serpent => erythrone
La sorcière / l’élégante / maître des bois => aspérule
Lilas les indes => margousier
Lys de la vallée => muguet

Manteau de Notre-Dame / manteau des dames => alchémille
Maroute => camomille puante
Mauve indienne => abutilon 
Mescal => peytol
Millet des Indes => maïs
Molène => bouillon-blanc
Morelle grimpante => douce amère
Mousse d’Irlande => carragheen
Moutarde des allemands / mourtarde des capucins => raifort
Museau de veau => gueule de loup
Museau de porc => pissenlit

Navet du diable => bryone
Noisetier des sorcières => hamamélis

Oeil de cheval => grande aunée
Oeil du Christ => sauge
Ombrage des bois / pain de saint Jean=> caroubier
Oreille de souris => piloselle épervière

Pain du coucou => plantago
Patience crepue => patience sauvage
Patte d’ours => acanthe
Patte de chat => asaret
Patte de corbeau (ou de corneille) => géranium tâcheté
Patte de crapaud => noyer cendré
Patte de loup => bugle rampant
Pas d’âne /pied d’âne / pied de taureau => tussilage
Perce-muraille => pariètaire
Petit chène => veronique germandrée
Petit houx => fragon épineux
Pied de griffon => hellébore noire
Plante du tonerre => joubarbe
Plante royale => basilic
Plume d’aigle => ail sauvage
Plume de paon => coquelicot
Poivre à queue => cubère
Polypode du chène => polypode (ou fougère)
Pomme épineuse => datura
Pommier d’arménie => abricotier
Poupée de cire => fumeterre
Prune de java => jamelongue
Punaise mâle => coriandre

Queue de cheval /queue de chèvre=> prêle
Queue de cochon => fléau du léopard
Queue du chapon => valériane
Queue de renard => prêle ou amarante
Quintefeuille => potentille rampante

Racine de l’amour => racine de patchouli
Racine d’oeil => hydratis
Racine de Licorne => alétris
Raisin de renard => parisette à 4 feuille
Raisin d’ours => busserole
Réglisse des bois => polypode
Reine de la nuit => vanille
Reine des près => ulmaire / pygamon (toxique)
Rouvre => chêne
Roseau aromatique => acore vrai (appelé aussi calami)
Rose de noël => hellébore noire
Rudbeckie pourpre => echinacée (populaire en allemagne)

Sabline rouge => arenaria
Sabot de Vénus => valériane américaine
Salivaire => pyrèthre d’afrique
Sang => sang de dragon (résine rouge tiré du dragonnier) / sève de sureau noir
Sang d’Arès => pourpier
Sang de chatte => verveine
Sang d’oie => lait de murier
Sang de nez => millefeuille
Sang de titan => laitue sauvage
Sang d’héphaistos => absinthe
Santé de l’homme => ginseng
Sensitive => mimosa
Serpentaire => clématite
Soucis des jardins => soucis ou calendula
Sparte => genet d’espagne
Sperme d’amon => joubarbe
Sperme d’Hélios => rose de Noël
Sperme d’Hermes => aneth

Tabac indien => lobélie
Tête de grenouille => renoncule
Thé des abyssins => qat
Toile d’arignée => cuscute
Trifiol => trèfle
Tue-loup /tueur de brutes /tueur de femmes / tueur de léopard => aconit napel
Turquette => herniaire

Verbénaire => verveine
Verge des ménagères => genêt à balai
Violette du sorcier => petite pervenche

Yeux de chat => chicorée sauvage

http://postlucemtenebrae.eu/luis-ricardo-falero_maitre_sorcieres/

Bref, voilà un inventaire à la Prevert qui peut donner un autre regard sur les pratiques du passé en particulier, sur les soin par les plantes, à une époque où les médicaments et les techniques médicales n'étaient pas celles-d'aujourd'hui. D'ailleur, herboristerie et médecine n'étaient pas dissociées l'une de l'autre, comme l'explique ce long texte du dénommé "Karsho":

"L’histoire des plantes médicinales

Se soigner par les plantes est une forme de médecine aussi ancienne que peut l’être la conscience humaine. Des études ont observé le comportement de certains animaux qui consomment sans se tromper des plantes comestibles. La connaissance des plantes a souvent commencé par l’observation des animaux. Les moutons par exemple, broutent d’eux même la fougère mâle quand ils souffrent de vers intestinaux. La fougère mâle est un remède contre le ver solitaire connu depuis la plus haute antiquité.
Les effets sur l’organisme de la consommation de plantes sauvages ont été observés pendant des millénaires. Consommées régulièrement en période de disette, on ne peut manquer de constater certain effets : laxatifs, diurétiques, constipants, sudorifiques, adoucissants, …
Au XVIIIè siècle par exemple, on ajoutait de la farine de glands au pain. On utilisait aussi les glands pour faire du café pendant la seconde guerre mondiale.
Mais les intoxications sont toujours un risque à garder à l’esprit.

Les premiers textes médicinaux parvenus en France provenaient de Chine, Egypte et Mésopotamie, montrant

http://postlucemtenebrae.eu/luis-ricardo-falero_maitre_sorcieres/

ainsi que le savoir thérapeutique existait déjà il y a 3000 ou 4000 ans. A l’époque, la médecine était surtout pratiquée à base de rituels magiques, puis furent développés des remèdes à base de minéraux, d’animaux et surtout de végétaux.
On sait que les Egyptiens connaissaient les propriétés sédatives du pavot ou encore que les Assyriens utilisaient correctement la belladone contre les spasmes.
Toute la base de la médecine occidentale se retrouve dans les médecines grecque, latine, arabe.
Au Moyen Age, l’Europe connaît une période d’extrême ignorance, tous savoirs étant mis à l’écart par l’Eglise. Le savoir médical est alors réservé aux ecclésiastiques. Les « non prêtres » utilisant un savoir médical quelconque avaient vite fait de passer pour hérétiques.
C’est à partir de la Renaissance que les textes anciens sont « retrouvés ». L’Antiquité est un sujet qui passionne. Les peintures et sculptures représentent les héros des mythes grecs. On traduit, on compile des ouvrages, et la connaissance des végétaux se précise. Le XVIè siècle est marqué par un grand intérêt pour les plantes, en témoignent quantité d’ouvrages et de publications très illustrées. Tout ce savoir, ces livres, vont se propager jusque dans les campagnes où il va se mêler aux savoirs populaires. Le fond devient commun mais chaque région y ajoute ses
propres connaissances ancestrales. Citons par exemple le suc d’ortie, préconisé par Dioscoride (1er siècle) contre les saignements de nez. En 1980, on retrouvait cet usage de l’ortie à Banon (Alpes de Haute Provence). Mais si le suc d’ortie a eu sa place dans un livre, ce n’est pas le cas de toutes les plantes, comme le plantain œil de chien qui est utilisé dans la médecine populaire sans avoir été mentionné dans un quelconque ouvrage.
Ainsi, l’intérêt pour l’Antiquité et la redécouverte des savoirs a établi les bases d’un savoir « savant » qui nous conduira vers la médecine moderne que nous connaissons actuellement.

 

 Le remède du peuple

De tous temps, il y a eu la médecine des riches et la médecine des pauvres. Voici une citation qui résume bien l’idée :
« Les hommes qui appartiennent aux premières classes de la société ont sur les propriétés des médicaments des préjugés qu’il serait dangereux de heurter : ils aiment la multiplicité des remèdes, ils prennent pour de grandes vertus la singularité de leurs noms, leur rareté et surtout leurs prix élevés. Médecins, n’allez pas leur prescrire ces végétaux précieux mais d’un emploi trop vulgaire, que la nature fait croître abondamment dans nos campagnes, réservez les pour le peuple. Voulez vous donner une haute idée de votre génie? N’ordonnez jamais que des remèdes extraordinaires, ou des substances amenées à grands frais des contrées les plus éloignées. »
MONTFALCON, Dictionnaire des sciences médicales, 1850

 

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Les fortunéss ont toujours préféré le recours aux remèdes et drogues exotiques, aux épices, aromates et résines comme le benjoin et la myrrhe. Toutes ces substances étaient très coûteuses et très souvent falsifiées. Le principe était qu’un médicament était d’autant plus efficace qu’il était cher et complexe.
Un exemple typique est la Thériaque. Cette composition était attribuée à Andromaque, médecin de Néron (1er siècle). Elle contenait plus de 100 produits différents, animaux, végétaux et minéraux, dont certains très toxiques comme l’opium ou le venin de vipère. A l’origine un remède aux poisons, la Thériaque est vite devenue un remède à tout faire. En 1884, la pharmacopée française en donnait encore une formule à 60 composants.
Bon nombre de recueils de recettes au XVIIè et XVIIIè siècles en particulier font état d’une grande quantité de recettes compliquées.
Il va sans dire que les pauvres ne pouvaient mettre en pratique ces formules.
Le mot « simple » fera son apparition au XVè siècle, désignant un médicament constitué d’une seule substance. Par la suite, il s’appliquera pour désigner les plantes médicinales.

Dans la société traditionnelle, le savoir sur les simples était indispensable pour survivre. Transmis de génération en génération, il s’enrichissait du savoir empirique et des recettes rapportées par les colporteurs, les pèlerins, les ouvriers saisonniers, …Ce savoir qui fait aujourd’hui sourire a su se préserver au fil du temps. Comme cité plus haut avec l’ortie, on gardait des recettes du 1er siècle et au delà.
Le savoir médical populaire a eu ses spécialistes : des guérisseurs qui préparaient potions et onguents auxquels ils ajoutaient leur propre pouvoir de magnétiseur. On venait de loin pour profiter de leurs recettes.

Après l’opposition médecine des riches/médecine des pauvres, une autre confrontation a vu le jour : savoir savant/savoir populaire. Bon nombre de médecins actuels jugent la médecine populaire avec dédain. C’est signe qu’un fossé s’est creusé entre les deux car la base de la médecine savante prend racine dans la médecine populaire. Cette dernière s’inscrit dans une association entre médecine, croyances magiques et religion. La médecine moderne s’est complètement émancipée de ces concepts non avérés scientifiquement.

 

 Les femmes et la médecine traditionnelle

C’est surtout par les femmes que c’est transmis le savoir sur les plantes dans les campagnes. C’était un domaine qui leur était souvent réservé et la connaissance des remèdes était l’une des rares libertés qu’elles avaient.
Ces guérisseuses étaient appelées les « bonnes femmes ». Sur les illustrations médiévales on voit souvent une femme choisir les plantes pour en préparer un remède.

 

http://www.calirezo.com/dotclear/index.php?post/2004/09/16/1054-sorcieres

Mais ces remèdes et cette liberté seront dénoncés par l’Eglise, principale détentrice du savoir et soucieuse de son influence sur le peuple. Les femmes détenant les secrets des plantes seront donc considérées comme sorcières et persécutées du XIIè au XVIIè siècle. Les pèlerinages aux saints guérisseurs ont ainsi toute légitimité.
Pour l’Eglise, la sorcière était celle qui avait partie liée avec les forces de la nature, considérées comme des forces mauvaises. Le Diable était parfois nommé « le maître qui fait germer les plantes ».
Quoi qu’il en soit, même si l’empirisme véhicule certaines erreurs, la médecine moderne a explicité et confirmé la valeur de bon nombre de « remèdes de bonnes femmes ». Malgré le dédain des médecins « savants », les guérisseuses parvenaient à soigner avant que ceux ci n’arrivent dans les campagnes. Très rares sont ceux qui ont reconnu leurs limites et le succès des "bonnes femmes" dee campagne. Citons le témoignage d’un célèbre médecin provençal au XVIIIè siècle:
« Ne sommes nous pas obligés de déclarer avec confusion l’impuissance où nous sommes de pouvoir secourir les malades, tandis qu’une femmelette guérit par un simple remède, à nous inconnu, la maladie qui nous parraisoit incurable. Les médecins qui ont de la bonne foi ne sauroient en disconvenir. »
Pierre Garidel, Histoire des plantes qui naissent aux environs d’Aix, 1715

De nos jours, les conditions sociales se sont nettement améliorées pour les femmes, et le rapport avec les herbes se transmet toujours. Les nouvelles héritières peuvent comparer avec des ouvrages de vulgarisation scientifique et modifier leurs pratiques vers un empirisme éclairé, limitant les erreurs potentielles.

 

 La médecine des signatures

Les Hommes ont pendant longtemps observé la nature. Ils y voyaient un espace soumis et guidé par la volonté du créateur. Toutes les réponses devaient être dans la nature, pour qui saurait décoder ces messages en formes, en couleurs, en comportements, des animaux, végétaux et minéraux. Tout un savoir s’est donc construit sur cette perception des analogies entre la nature et l’Homme.
De tous temps, les Hommes ont distingué les plantes aux particularités remarquables et offrant des similitudes avec des parties du corps ou des maladies.
Cette médecine par analogie était déjà pratiquée dans la Chine ancienne. Elle fut redécouverte en Europe à la Renaissance, via les travaux de médecins alchimistes parmi lesquels Paracelse (1493-1541), Porta (1540-1615), Crollius, …
Les alchimistes étaient d’accord pour dire que la forme, l’image des plantes étaient la signature de leurs pouvoirs, offerts par la volonté divine. C’est de là que vient le nom de « médecine des signatures ».
Cette pratique, qui ne manque pas de faire sourire nos esprits « scientifiques » modernes, en a quand même surpris plus d’un car de nombreuses vertus supposées par ce mode de thérapie se sont avérées réelles.
Cependant, la « mode » de l’analogie a aussi attribué des pouvoirs imaginaires aux plantes. Toutes les plantes capillaires devaient soigner le cuir chevelu et la noix, avec sa forme en cerveau, devait vaincre la folie. Mais aujourd’hui, sait on tout de la noix?
Le domaine sexuel a lui aussi (et lui surtout) fait l’objet de toutes les fantaisies. Tout le monde y voyait des analogies partout ou presque et toutes sortes d’interprétations ont vu le jour.
Prenons l’exemple de Crollius dans son livre La Royale Chimie (1624). Il parlait des racines d’orchidées sauvages à deux tubercules. L’un des deux était toujours plus flétri car c’est dans ses réserves que tige, feuilles et fleurs avaient prélevé l’énergie. Crollius écrivait que « [les deux tubercules] peuvent se corriger l’un l’autre : car le plus grand, plus haut et plus plein excite grandement au fait, mais le plus bas, mol et ridé, a un effet tout contraire : car au lieu d’eschauffer il refroidit, merveille de la sagesse de la nature. » C’est à dire que la même plante était supposée être aphrodisiaque ou anaphrodisiaque selon le tubercule choisi.

 

Source inconnue.

Voici un exemple d’analogie dont la science moderne a reconnu les vertus : le millepertuis. Ces feuilles ont de nombreuses glandes translucides bien visibles par transparence. Elles évoquent donc les blessures (trous) et la transpiration (image des pores de la peau). Les glandes de l’inflorescence sécrètent un suc rouge qui rappelle le sang.
On se sert encore du millepertuis comme cicatrisant et anti inflammatoire.

 

 Plantes médicinales et magie

De nombreuses plantes médicinales, et en particulier les plantes toxiques, ont été liées à la magie. Citons la plus caractéristique des familles : les Solanacées (belladone, jusquiame, datura, mandragore, …)
Ces plantes ont des actions sur le psychique : hallucinations, délires, …
Les breuvages hallucinatoires étaient utilisés par les sorcières médiévales pour la divination ou pour apaiser les douleurs. Le vol des sorcières était d’ailleurs très certainement une sensation de vol par hallucinations.
Les plantes ont fait l’objet de toutes les craintes et de tous les fantasmes, et tant que contre sort, amulette ou talisman. Toutes ces croyances finissent par créer des ambiguïtés. Le sureau par exemple est protecteur dans le nord de l’Europe (Scandinavie) et maléfique dans le Berry.

 Les rites de la cueillette

Un savoir très ancien a associé aux plantes des planètes et des signes du zodiaque. Il y a donc une période propice pour chaque plante. Généralement les plantes étaient cueillies en lune croissante, bien que l’on note parfois quelques exceptions. La rue par exemple était cueillie en lune croissante quand on la destinait à soigner la gorge et en lune décroissante pour un effet abortif.
Des recherches montrent que l’influence de la lune, observée par nos ancêtres, existe bel et bien.

Pendant longtemps, l’herboriste s’apparentait au prêtre et la cueillette était un véritable culte au végétal. La personne qui s’apprêtait à cueillir la plante la considérait avec respect et procédait à tout un rituel de purification : jeûne, abstinence, ablutions, vêtements blancs, … et s’approchait pieds nus puis s’agenouillait devant la plante.
On ne la coupait jamais avec du fer, considéré comme un métal vil, mais avec des métaux précieux comme l’or et l’argent. Une coutume consistait à déterrer la plante avec une pièce d’or.
En général on recommandait la cueillette à la main.
Parfois, quand la plante était considérée comme néfaste, on l’approchait à reculons pour la surprendre et éviter un quelconque maléfice du Diable.
De très nombreuses plantes étaient cueillies le jour du solstice d’été. On les appelle les Herbes de la St Jean. La plus symbolique d’entre elles, solaire par excellence, est le millepertuis.

 

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De la gloire à l’oubli

Certaines plantes étaient si utilisées qu’on les croyait capable de tout guérir. On leur a donné le titre de panacées, du grec pan = tout et akos = remède. Parmi elles : la sauge officinale, la bétoine, la verveine officinale, …
Mais le temps faisant, certaines plantes à la réputation parfois surfaite ont été jugées « peu usités » ou « faibles » et leur usage a fini par disparaître.

Au début du XIXè siècle, le savoir populaire se dégrade et alimente les critiques de la médecine savante. Peu de temps avant la Révolution, les médecins de la Faculté avaient obtenu l’autorisation d’interdire les médicaments empiriques fabriqués par le non médecins et non apothicaires.
Au début des années 1800, les premiers principes actifs sont extraits (du pavot). C’est le début de la pharmacologie moderne qui signe le déclin de la médecine populaire.
Plusieurs causes ont précipité ce déclin :
- la prolifération des charlatans
- la mauvaise qualité des plantes vendues (abîmées, périmées ou falsifiées)
- l’exode rural qui rend difficile la transmission du savoir
- la baisse de confiance en comparaison avec les nouveaux médicaments.

C’est une véritable révolution pharmaceutique qui est en marche et qui fait table rase sur les fables. La technique remplace la tradition et la magie. Mais même si certains médicaments sont parfois indispensables (les antibiotiques par exemple) il ne faut pas oublier qu’il y a une plante derrière."

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jeudi 20 mars 2014

C'est le printemps !

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Certes, comme titre c'est peu original mais les faits sont là, nous sommes le 20 mars de notre année bissextile et de par cela, le premier jour du printemps !
Qu'importe alors la pluie et la neige annoncées pour ce weekend, l'essentiel est de ce dire que la belle saison est là !

Voilà deux petits articles (qui s'ouvrent d'elles mêmes dans un nouvel onglet) que j'ai écrit en lien avec le printemps et qui on leur petit succés. Je vous invite, si le coeur vous en dit, à les visionner:

Quand viendra le printemps !
Aperçu mythologique des déesses liées au printemps et à sa symbolique.

Aujourd'hui c'est le printemps, c'est Ostara !
Ostara: au delà du printemps, une fête païenne.

Bientôt les orchis mâles seront les fleurs, déja les premières morilles sortent et les premiers vols d'hirondelles se font voir.

Qu'ajouter ?Peut être une citation de de Ninon de Lenclos: Plaingons les tourterelles qui ne baisent qu'au printemps !

Parce que oui, le printemps, c'est chaud !

 

lundi 17 mars 2014

Initiation aux champignons.

 Morilles, Verpes, Pézizes Veinées, Pézizes Coccinées, Morillons, Hygrophores de Mars, Mousseron de la St Georges, Oreilles de Judas, Pleurotes Corne d'Abondance, Truffes noires ... la saison des champignons débute ! Alors voici une courte vidéo pour s'initier en douceur à l'univers de la mycologie. Attention, ne ramassez que les champignons que vous connaissez et surtout, en cas de doute tournez vous vers un expert. À savoir, les pharmaciens connaissent que rarement les champignons, le plus sage est d'aller au près des associations mycologiques qui souvent tiennent des permanences gratuites.

 

dimanche 16 mars 2014

Sortie en forêt 41

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Petite sortie en forêt et il faut bien le dire, les morilles rondes et communes ne sont pas encore d'actualité, ne serait-ce sur mes pits. Qaunt aux morilles coniques... cela ne serait tarder. En tout cas aucuns champignons, du moins comestibles, n'ont dédaigné se montrer ce matin: pas une pézize, pas une oreille de judas à se mettre sous la dent. Tampi, il y avait bien d'autres choses à voir !

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Il est commun de rencontrer par ici des perces-neiges et des primevères acaules dans les jardin mais, on oubli trop souvent que ces fleurs sont sauvages et aiment pousser dans le bois. Dans certaines régions de France comme la Lorraine, elles sont protégées.

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Le grand bombyle est parfois confondu avec les abeilles. Il s'agit en réalité d'une mouche inoffensive qui se nourrit de pollen et qui est essentielle à la reproduction des plantes à fleurs. On le rencontre de mars à juin sur une grande partie de l'hémisphère Nord. 

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Il existe de nombreuses espèces de violettes, aussi nombreuses que les couleurs et les parfums propres à chaque espèces. 
1: La violette blanche (viola alba) est ffacilement reconnaissable à sa couleur et à son faible parfum.
2: Il arrive parfois que des espèces proches génétiquement et géographiquement donnent naissances à des hybrides comme ici. Est-ce un croisement entre la violette blanche et la violette odorante ou un simple décolorement d'une fleur de violette?Mystère.
3 et 4: La violette des bois se reconnais à sa tige lisse et ses feuilles élevées. On peut la confondre avec la violette rivinus. On la rencontre généralement d'avril à juin. Cette année, elles sont un peut plus précoces.

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Les scolopendres (ici il s'agit de Asplenium scolopendrium var. scolopendrium) sont un groupe de fougères qui doivent leur drôle de nom à leurs sores qui leurs dessinent de longues rangés de pattes. Les sores sont des amas de sporanges propres aux fougères qui contiennent les spores de ses végétaux. Ils sont généralement jaunes,orangés ou bruns.

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Les orchis mâles n'ont pas encore fleuris. Ces orchidées, avec le débourage des frênes et les  sclérotinies tubéreuses sont mes principales indicateurs pour savoir quand le temps des morilles approche. Dommage pour moi, et pour d'autres, aucun des 3 ne sont là. Cette année sera, je l'espère une année à orchidée et déjà les stations d'orchis sont saturées en pieds, ce qui promets un printemsp des plus flamboyant !

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C'est le grand ménage de printemps. Les vieux nids sont balancés par dessus bords et les restes de victuailles comme ces escargots retrouvent le plancher des vaches, la nidification approche. Il eestcourant de retrouver les coquilles d'escargots trouées. Cela est rarement dû à un choc mais plutôt aux dents des souris et autres rongeurs qui en les grignotant (au même titre que les bois des cervidés ou des os) trouvent tous les nutriments qui leurs manquent dans leur alimentation.

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Bientôt les bois seront tapis de fleurs mauves. Patience ! En attendant il reste quelques les éternels classiques comme les narcisses jaunes.

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1 et 2: appelés à tord jonquilles, les narcisses jaunes, qu'ils soient des jardins (1) ou des campagnes (2), illuminent le paysage à l'arrivée du printemps. Attention, il est interdit d'encueillir plus de 15 brins par personne !
3 et 4: La primevère hybride acaule-officinale (3) a les mêmes vertus que ces dernières (4) qui figurent elles aussi parmi les fleurs annonciatrices du printemps.

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Que le dit une certaine chanteuse "tout à une fin, même les forts les plus grands"... les grands en effet comme ces noyers, vieux messieurs dans la force de l'âge qui soufflés par le vent sont tombés comme des châteaux de carte. En attendant d'être débités puis transformés en bois de chauffe, ils abritent une multitude d'insectes et d'animaux qui bientôt devront trouver un autre logis.

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Tout le monde est de sortie, c'est la foire aux bêtes ! Ânes, vaches, chevaux et moutons regagnent le près où une herbe bien tendre les attend. Les insectes prennent leur envole, pour eux le moment est venu de procréer!

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Buse, busard, épervier, chouette? 

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Je suis fan de l'hellébore fétide, c'est ma plante (je sais, c'est pompeux) ! Alors oui, elle pu mais son histoire avec l'Homme est riche ! Je ne peux résister à l'envie de copier ici ce petit texte rédigé l'an dernier à son sujet: 

"L'Hellébore fétide, helleborus feotidus, est une plante de la famille des renonculacées. Son nom vient de l'odeur fétide qui se dégage de ses feuilles tiges et fleurs. 

Description:

C'est une plante vivace qui mesure 45 à 70 cm aux feuilles principales caulinaires d'un vert très foncé avec 12 segments disposés en palme. La tige comme les fleurs sont d'un vert très clair à la différence que celles-ci sont bordées à maturité d'une ligne pourpre à leur extrémité. Ces mêmes fleurs sont composées de 5 pétales légèrement boutonneux. Elles se présentent sous forme de clochettes tombantes. Elles donnent de nombreuses graines. La plante perdure en moyenne 3 à 4 ans, et fleurit de février à mai. Elle pousse partout sauf en Bretagne, dans le Nord et sur la côté méditerranéenne et jusqu'à 1800 mètre d'altitude.

Histoire et pratiques:

Le nom ellébore fétide vient du grec aireo: je tue et de bora: nourriture pour désigner la plante comme vénéneuse. C'est de son nom que vient le mot latin hélibar: remède contre la folie.

On la nomme aussi pied-de-griffon ou patte-d'ours en raison de la forme de ses feuilles mais également rose de serpent en raison de sa toxicité, herbe de printemps car elle est une des premières à fleurir ou favalau en patois.

Elle porte également le nom de mords-cheval car on l'utilisait autrefois sur les animaux qui ayant trop consommés d'herbe verte à la sortie de l'hiver, se retrouvaient avec des poches de gaz dans l'estomac ce qui peut être mortel pour eux. Dans ce cas on attachait un bout de la plante à une ficelle puis on la faisait ingurgiter à la bête. Cette entreprise avait pour but de le faire vomir et ainsi libérer les gaz. Puis on retirait la corde pour éviter l'intoxication.

On s'en servait également sur le bétail dont on ignorait la cause du mal. On pratiquait une incision dans la queue où on introduisait un bout de tige de la plante emmaillotée dans de la laine, dont on laissait un bout dépasser de l'abscé formé. Cela avait pour but d'activiter les protections imnuinitaires de l'animal et de lui permettre de lutter contre le mal inconnu.

La plante a également des propriétés cardio-toniques et narcotiques. On l'utilisait autrefois pour soigner les troubles du cerveau mais sa grande dangerosité a fait arrêter tout emploie de celle-ci. En effet, non seulement le rhizome au contact de la peau la fait rougir, mais les fleurs, tiges et feuilles contiennent un très violent poison qui provoque des vertiges, des vomissements spasmodiques et parfois la mort."

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(Visiblement, je ne suis pas au goût du mâle dominant !)

Qui dit sortie en nature dit animaux. Pendant que j'étais affairée à suivre la piste toute fraîche d'un renad, voilà que de l'autre côté de la ravine un aboiment ce fait entendre. C'est un chevreuil dans la force de l'âge qui m'a prit pour une menace et qui me fait signe de son mécontentement, mais voilà qu'un autre mâle lui répond. Il semble lorgner sur les deux femelles qui lui tienne compagnie. L'échange ne sera que verbale et au bout de longues minutes, le dominant à raison de son adversaire qui disparait dans le sous-bois. Petit aprçu pour clôturer cette jolie balade.

vendredi 14 mars 2014

Un printemps bien précoce.

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Cette année, le printemps n'a rien à voir avec celui de l'année 2014 et si officiellement nous sommes encore en Hiver, la belle saison est installée. Néanmoins prudence,nous ne sommes pas à l'abri des giboulées. 
Leschouxdécoratifs ont, mafoie, plutôt bien survécus aux épisdes périodiques de gel et n'en sont que plus beaux.

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Comme à son habitude, le coq en pâte du quartier, sir faisan, vient faire ses vocalises sous les fenêtres de la maison.Lasaison des amours semble débuter, et notre nouveau voisin parade au centre de la pelouse en batant de l'aile, gonlfant le poitraille et en ouvrant un large bec.

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Les jonquilles sont apparues dans les jardins. Jonquilles... pas vraiment ! Certes ici et là on les nomme comme tel mais en réalité elles n'en sont pas. La seule plante qui peut prétendre à ce titre est narcissus jonquilla qui a de petites fleurs jaunes en grappe et qui sont utilisées dans l'industrie du pafum, notament à Grace.

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Il s'agit en réalité ici du narcisse jaune (ou narcisse en trompette, Jeanette jaune, chaudron, Claudinette ou encore Gauglé pour n'en citer que quelques uns), narcissus pseudonarcissus. On le trouve presque partout en France, parfois jusqu'à 2000m d'altitude. Ici enIsèrecomme dans nombreux départements sa cueilette est très réglementée, pas plus de 2poignées par personne sont autorisés dans le Parc de Chartreuse. Son bulbe était utilisécomme un puissant et violent purgatif. Ses fleurs sont antispamodiques étaient employées comme calmant. 

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Les jours s'allongent depuis quelques temps maintenant mais c'est depuis peu que l'on peut en profiter pleinement. La chaleur est douce et ce mois de mars promet d'être l'un des plus chaud de la décennie si ce n'est plus. Les chats semblent apprécier les vielles pierres de la maison qui diffusent leur chaleur après avoir été frappées par les rayons du soleil durant la journée.

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Les perces neiges sont nombreuses encore bien que bon nombre d'entre elles aient fané. Appelées galants des neiges, elles figurent parmi les premières à percer le manteau neigeux pour profiter des rayons du soleil.

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N'oublionspas l'arriver du ficaire. Toxique à haute dose, ces feuilles étaient consommées car riches en vitamine C,ce qui permet de lutter contre le scorbute. Son arrive est bon signe car précéde souvent de 10 à 15 jours celui des morilles mais à mon sens, la sortie des orchis mâles reste le meilleur des indicateurs.

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Je vous ai parlé de champignons la dernière fois, en voici quelques uns. Les oreilles de Judas ont séché sousl'effet du soleil et deschaleurs des derniers jours. Plongées dans l'eau elles reprennent leur forme initiale. Déjà la relève arrive,cachée sousl'écorcedu vieux sureau.

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Voila une fleur incourtounable, la pâquerette. On la trouve unebonnepartie de l'année danslajardin, même l'hiver. Ses feuilles sont réputées, en particulier assaisonnées de vinaigre, dans les salades sauvages.

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Cette année 2014 est propice aux primevères acaules (appelées aussi primevères sans tiges), c'est bien simple on en rencontre de partout! Les fleurs et feuilles peuvent être consommées crues ou cuites. Les fleurs peuvent aussi servir comme instrument de musique.En soufflant délicatement dans leur base, elles peuvent faire office de trompette.

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C'est aussi le temps des violettes aux quelles bientôt, je dédirai un billet. En attendant voici la violette blanche (viola alba). On la rencontre de février à avril. Ses fleurs sont solitaires et hermaphrodites. Elle est protégée en Lorraine.

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Les hellébores fétides sont en pleine floraison. Leur nom comme leur parfum ne sont pas très attirants ce qui n'empéche pas que ces plantes à fleurs figurent parmi mes préférées. Extrémement toxique, on les employait autrefois pour de nombreux usages, notamment pour faire des purges gastriques sur le bétail.

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Premières pézizes !7 pour commencer. Elles sont sorties depuis belle lurette et j'ai enfin l'occasiond'en ramasser 2 ou 3. Ces cousines des morilles peuvent laisser sceptique de par leur aspect mais il ne faut pas s'y tromper, elles restent d'excellents champignons.

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Quand aux pommiers du voisin qui ont bien été utiles pour les décoration de Noël, malgré les nombreuses pertes les rescapés se portent bien mais l'imposante ramure que leurs font les touffes de gui pourront tôt ou tard avoir raison d'eux.

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Quelques coucou (primevères officinales) ont fait leur apparition. Bientôt leurs fleurs remplirons les paniers pour composer les tisanes du soir, les limonades digestives et pourquoi pas, les liqueurs de longue vie.