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 Découverte des fritillaires pintades (Fritillaria meleagris) en Isère, à proximité de la commune de Morestel grâce à Sébastien et Guy, deux messieurs orchidées du forum Ophrys que je remercie énormément ! À notre arrivée nous constatons qu'il reste peu de fleurs ouvertes et que la saison est bientôt terminée et qu'une bonne paire de bottes n'est pas de trop. En effet la plante s'épanouie dans les prairies humides, les bas-marais et les fossés.

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La fritillaire pintade (Fritillaria meleagris) appartient à la famille des liliacées comme le colchique d'automne, l'ail des ours, le perce neige ou la jonquille. Rare et endémique de l'Europe, on la trouve en France que dans une partie des départements dont l'Isère et fait l'ojbet d'une protection à l'échelle nationale et dans nombreux cas régionales. En Belgique elle a disparut hormis dans de rares stations, dans les autres pays elle est en régression.

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 On la reconnaît aisément aux motifs en damiers de ses 6 pétales pétales même s'il est courant de rencontrer des individus rosées, claires ou entièrement blancs.Cette vivace mesure 20 à 30 cm de haut. La fleur pendante mesure entre 3 et 4 cm. Souvent solitaire elle peut parfois être double. Les feuilles sont fines, étroites et allongées, le bulbe est petit, les fruits sont contenus dans une capsule papyracée (qui ressemble à celle du pavot).

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 En dehors de son nom latin Fritillaria meleagris, la fritillaire pintade est aussi nommée Oeuf de pintade, Gogane, Pintadine et Perrot. On peut la confondre avec deux proches cousines, la fritillaire de Burnat (Fritillaria burnatii) et la fritillaire du Dauphiné (Fritillaria tubiformis), deux plantes typiques des Alpes. En France on rencontre aussi la fritillaire à involucre (Fritillaria involucrata) et la fritillaire noire (Fritillaria nigra) qui sont rares.

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 Côté comestibilité on y pense pas ! Le bulbe de celle que l'on nomme aussi tulipe des marais est toxique, et il est fortement déconseillé de consommer une partie ou la plante entière. Pour la voir en pleine nature il faut chercher les lieux très humides en pleine lumière, où le sol est argileux et humide mais rarement froid ou du moins peu. Elle aime généralement les climats marins ou océaniques ce qui explique sa rareté, en particulier en Isère.

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 En sommes voilà une belle découverte qui vaut le détour car ce n'est pas tous les jours que l'on peut tomber sur cette plante. Certaines années les lieux qu'elle affectionne se couvrent de tapis rouges des fleurs aux pétales en damier marquées. Désormais il faudra attendre 2016 pour remettre les bottes.

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