lundi 28 décembre 2015

Sortir à Marseille.

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 Marseille est une ville connue pour son urbanisme, son attachement à la Bonne-Mère et sa population cosmopolite. Son port est le premier de France et le cinquième d'Europe ce qui permet à la ville d'interagir avec l'ensemble du monde méditerranéen. De ces échanges est née une culture mêlant l'architecture, les plantes, les saveurs, les musique et les langues venues du Moyen Orient, d'Afrique et d'Europe pour un résultat coloré.

 

Le parc du 26e centenaire.

 J'ai déjà pu à l'occasion vous parler de ce très beau parc dans cet article (ICI) ou dans cette rubrique (). Construit pour les 2600 ans de la ville, il est hérigé sous l'ancienne gare de transport de déchets. De ce fait certaines plantes et certains arbres périclitent très vite en raison des sols qui restent assez pollués. Cela ne semble pas déranger les palmiers du jardin oriental dans le quel on pourrait se croire dans un véritable riad.

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La myrte de Tarente (Myrtus communis subsp. tarentina).

 On la rencontre de marnière naturelle sur presque tout le pourtour méditerranéen. En Italie et en France elle est très présente dans la végétation locale que l'on nomme le maquis. Avant de devenir d'un bleu profond, ses fruits sont verts puis rouges. Ils sont comestibles bien murent mais crus n'ont pas très bon goût.

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Le romain (Rosmarinus officinalis).

 Tout comme la myrte il pousse sur le pourtour méditerranéen et se plaît dans la garrigue. Depuis plusieurs millénaires l'Homme l'utilise en médecine populaire, dans le rites religieux, en parfumerie et en cuisine pour ses vertus et son goût. Il est typique de la cuisine méditerranéenne et s'invite dans de très nombreux plats.

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Le pourpier maraîcher (Portulaca oleracea).

 Il fait bien hurler des jardiniers en envahissant les potagers mais aussi les jardins, les parcs, es quais de gares ou encore les trottoirs. Pourtant c'est un excellent comestible, présent partout en France et pouvant être cuisiné de mille manières aussi bien cru que cuit. Nous n'avons pas pu résister à l'envie d'en planter quelques brins. 

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La tueuse de papillons.

Difficile de sensibiliser les gens sur le danger des plantes invasives. Souvent belles, on ne voit toujours les dangers qu'elles représentent pour nos plantes et nos animaux sauvages. De ce fait ceux qui entreprennent de les éradiquer sont souvent traités tel des personnes n'aimant pas la nature alors que c'est tout l'inverse. Ici il s'agît de l'araujia porte-soie (Araujia sericifera), une plante d'Amérique du Sud qui piège et tue les papillons.

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Le Sylvain azuré (Limenitis reducta).

 En parlant de papillons, en voici un très beau. Ce Sylvain est présent un peu partout en France hormisdansquelques départements. Sa chenille se nourrit des chèvrefeuilles (lonicera) et fait son cocon d'hibernation à partir des rameux et des feuilles de sa plante haute. On nome se type d'abris un hibernaculum.

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Le peuplier noir (Populus nigra).

C'est un arbre qui aime les zones humides et marécageuses, les bords de berge et le long des petits affluents. Il est très fragile face à la modification de son environnement, ses graines étant peu adaptées pour survivre longtemps dans un sol qui ne leur est pas propice. Ses bourgeons dégagent une délicieuse odeur.

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Le platane occidental (Platanus occidentalis).

 Cet arbre nous vient d'Amérique du Nord. Il est arrivé au 17e siècle en Europe comme arbre ornemental. Depuis les hommes lui ont également trouvés une utilité en ébénisterie. Aujourd'hui ces grand arbres qui peuplent nos villes et nos campagnes semblent condamnés. Abattus car accusés d'aggraver les accidents de la route, le chancre coloré (maladie américaine des platanes) tue à petit feu les derniers individus qui n'ont pas encore été coupés.

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Les véroniques arbustives (Hebe).

Ces petits arbustes de couleurs variées sont originaire de l'hémisphère Sud, en particulier d'Australie, de Nouvelle-Zélande et d'Amérique du Sud. La véronique arbustive se plaît sur Marseille en raison du sol calcaire, de sa résistance aux embruns et des températures ne descendant jamais en dessous de -7°C (ce qui leur est fatal).  

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Les eucalyptus (Eucalpytus).

 On connaît bien ces arbres via les bouquets des fleuristes, les huiles essentielles pour parfumer mais aussi les médicaments. Ce que l'on sait moins c'est que ce sont des arbres qui fûrent plantés en Méditerranée pour la production de papier. Résultat des courses ils sont devenus à bien des endroits invasifs. De plus ils augmentent le risque d'incendie, diminuent les réserves d'eau et détruisent les d'insectes présentes là où ils se trouvent.

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Le jardin japonais.

 Le jardin japonais du parc n'est pas bien grand mais très agréable. On y retrouve les grands codes : haies de bambous, le tsukubai utilisé pour le rituel du thé, une végétation maîtrisée mais qui paraît naturelle, une marre où on peut entendre le roulis de l'eau et des fleurs parfumées qui se déclinent dans un camaïeu de rose.

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La thubaghie violacée (Thubaghia violacea).

 Elle appartient à la famille des allium qui regroupe les poireaux, lais oignons et les aulx. Elle est originaire du sud de l'Afrique. C'est une bonne comestible qui à le goût de l'ail tout comme les fleurs en ont l'odeur mais je pense qu'il est bien plus intéressant de l'avoir dans son jardin que dans son assiette.

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L'ailante glanduleux (Ailanthus altissima).

 Voilà une autre plante invasive bien problématique pour nos fragiles écosystèmes. Cet ailante porte le sufixe de "glanduleux" en raison du renflement qui se trouve à la base du pétiole des feuilles. Que ce soit en Australie, aux États-Unis ou chez nous en France, le constat est le même : là où pousse l'ailante peu de plantes indigènes (sauvages) trouvent leur place. La belle invasive émet des substances dans le sol qui détruisent ses concurrentes.

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 La tourterelles turque (Streptopelia decaocto).

 Voilà un oiseau que j'aime énormément. Tout comme le pigeon biset caporal (Columba livia) que l'on croise énormément en ville, elle n'a pas très bonne réputation. Pourtant c'est un très bel oiseau fidèle et grégaire qui s'habitue vite aux humains du coin de jardin qu'elle fréquente au point de devenir parfois semi-domestique.

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Le faux-poivrier odorant (Schinus molle).

Il vient des Indes où il fût pendant longtemps un arbre très apprécié pour ces nombreuses vertus. Aujourd'hui il est encore utilisé en médecine mais aussi comme combustible, pour fabriquer des haies et des barrière ou comme soutient aux murets. Les rois des Andes étaient embaumés avec sa résine odorante. De nos jours il est employé dans les mélanges de poivres aux 5 baies bien qu'il soit de la famille des Anacardiacées et non des Piper.

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Le charme d'Adam c'est d'être à poil !

 Pour différencier les hêtres des charmes, il suffit de regarder le bord des feuilles. Si celui-ci présente de petites dentures il s'agît d'un charme, si à contrario il est lisse avec quelques poil c'est un être. La phrase "le charme (l'arbre) d'Adam c'est d'être (hêtre) à poil" est un bon moyen mnémotechnique de s'en rappeler.

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Plaisir des goûts : la fête du miel.

 C'est un moyen ludique et plutôt agréable de découvrir le marché de Marseille. Présent tous les jours sur le Prado, il propose une multitude de produits. C'est à cette occasion que l'on peut acheter les produits des producteurs locaux de la régions mais aussi profiter des nombreuses manifestations qui sont organisées.

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La douceur du miel.

 J'adore le miel, j'en suis littéralement folle. Néanmoins j'en consomme peu ou du moins avec parcimonie, d'une part parce que c'est un aliment onéreux mais surtout parce qu'il ne doit pas ce consommer comme un simple morceau de sucre. Le nombre de miels existant est incroyable, mais j'ai une préférence toute particulière pour le miel de montagne, le miel de thym et le miel de sapin qui ont un goût et une saveur inégalables et bien marqués.

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Au contact du public.

 C'est tout ce que j'aime. La passion ne peut être transmise et partagée que lorsqu'elle est accessible au public et plus globalement, à tous les types de publics. Les démonstrations, les explications, les sorties ... c'est tout ce qui me fait rêver et dont j'aimerai d'ici quelques temps faire mon métier, pour rendre la nature plus accessible.

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Découvrir le bon mangé local.

 Du fait de son histoire, Marseille est une ville riche en spécialités culinaires que l'on ne trouve nul part ailleurs. C'est le moment de goutter la bouillabaisse (la vraie de vraie), les navettes, les pieds-paquets, la bourride, la soupe au pistou, la tapenade, la sauce au pastis, le pain à l'ail, la fougas, le caviar d'aubergine ...

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 Découvrir le port et ses navires. 

 Les terrasses du port, c'est un peu le lieu incontournable pour les touristes qui font escale à Marseille dans les énormes bateaux de croisière. Il s'agit d'un grand centre commerciale plutôt orienté sur le luxe (mais pas que) où l'on peut depuis les grandes terrasses qu'il comporte à ses étages admirer les géants des mers.

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La Méditerranée aux portes de Marseille.

 Ellen'a pas fière allure, la Méditerranée qui s'étend aux pieds de la ville de la Madone. Certes son eau est bien bleue et le vent y est chaud, mais sous la surface c'est une toute autre histoire. L'ONG Sea Shepherd a publié il y a 4-5 mois de cela une série de vidéos faisant état du fond marin bordant la ville, il y a de quoi désespérer.

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Les yeux rivés sur le ciel.

Dans le ciel marseillais il y pas mal de choses à voir. Là aussi quelques géants de métal peuvent être observés, ils se dirigent ou partent du grand aéroport qui se trouve à Marignagne. Et puis il y a les goélands leucophées (Larus michahellis) avec leur plumage varié qui permet d'identifier facilement les jeunes individus.

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Le mot de la fin.

 Il y a bien des choses encore à voir sur Marseille (vous devez en avoir une petite idée si vous suivez mon blog). La ville regorge de parc, d'événements et on peut y trouver quelques musées sympasmême s'ilssont trop peu nombreux à mon goût. Le tout est de se laisser aller au rythme de la ville entre tradition et urbanisme.

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jeudi 24 décembre 2015

Un joyeux Noël.

moiVoici quelques mots pour vous souhaiter un joyeux Noël et une très bonne année. 2015 a été très riche, aussi bien en émotions que botaniquement parlant. Grâce à vous j'ai eu beaucoup de petits mots doux pendant ma rechercher de travail ce qui m'a remonté le moral. Vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre et surtout à me contacter ce qui me plaît énormément, l'échange entre passionnés ayant été le but premier de ce blog. Quelques jolies sorties communes ont de ce fait pu voir le jour et j'espère bien qu'elles seront nombreuses en 2016. Cette année vous avez été près de 145000 à passer par ici et j'en suis encore surprise (dont plus de 1600 aujourd'hui). Pour 2016 je vous promets des publications plus régulières, de nombreux billets sur mes sorties avec les professionnels de la nature (quatre sont déjà prévues jusqu'à juin), un peu moins de fautes d'orthographes (si possible), des photos plus travaillé et surtout, encore plus de découverte. Merci à vous pour ces moments de partages !

Votre Renarde

 

lundi 21 décembre 2015

Un Noël nature.

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Un programme chargé pour les fêtes.

 Noël s'annonce en effet chargé, il y a mille et une choses à préparer pour que tout ce passe bien et surtout, il ne faut rien n'oublier, en particulier les cadeaux des invités. La neige se fait attendre et de nombreuses plantes se pense déjà être au printemps. Patience, le froid mettra vite fin à cette surprenante douceur.

 Vue de L'Aiguille du Midi, Chamonix, France.
Merci à Christophe…

Décorer son intérieur.

 On peut miser cette année sur la déco naturelle et de saison. Les éléments naturels encore verts voire fleuris sont assez nombreux et si on est nostalgique de la neige qui tarde à arriver, on peut opter pour le blanc des graines de clématite. Rien de mieux q'une couronne pour célébrer Noël et égailler son chez soi.

Atelier couronne 1 - Atelier couronne 2

Atelier couronne 3 - Autour de gui et du nouvel An

 Préparer sa table.

Une table décorée c'est un peu plus festif qu'une simple nappe blanche et cela invite
à la convivialité, d'autant plus si les mets présentés sont de saison et de fête.

Décorer sa table

Verrines de saumon fumé

Salade d'orange à la vanille

Gâteaux de Noël au chocolat

Madeleines à la fleur d'oranger

Table de fin d'hiver

Crème aux pleurotes

Crème pâtissière à la framboise

 Feu de cheminée animé

Penchons nous sur nos traditions.

Fêter Noël, que ce soit de manière profane ou non, c'est plutôt chouette et ça l'est encore un peu plus quand
on se penche sur son histoire. Nos traditions liées aux cadeaux et au sapin de Noël sont pleines de surprises.

La tradition des cadeaux

Noël, une fête profane

Les illuminations

Le plus court jours de l'année

Paroles de nature

Isole Eolie 2, 2015

Sortir pour profiter de la nature.

Qu'il ait neigé ou non, sortir en forêt et en campagne à cette saison est étonnamment agréable. Cette il peut faire froid et hormis quelques hellébores et primevère s en avance il n'y a pas beaucoup de fleurs à voir. Néanmoins il est facile d'observer les chevreuils et les faisans ainsi que de très nombreux oiseaux qui ne sont plus dissimulés par les feuilles.

Sortie en forêt 51

Chronique d'un jardin sous la neige

Découvrir les lichens

Les dernières neiges

La douceur d'un début d'hiver

De part ma fenêtre

Les oiseaux du jardin

  

Voilà, j'espère que ces quelques liens vous inspiront bien pour les fêtes
qui ne sauraient tarder d'ici quelques jours.

Particles
http://coub.com/view/3pz2t (check the HD button…)

 

mardi 15 décembre 2015

Sortie en forêt 61.

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Voici un article de fin d'automne. Pour l'occasion j'ai réalisé un "pot pourri" des 6 dernières sorties que j'ai pu faire ne forêt (accompagnée bien souvent) et que je n'ai pas eu le temps de mettre en ligne. L'article couvre ainsi le mois de septembre, d'octobre et de novembre et même, aurait pu inclure celui de décembre si vieille voiture n'était pas tombée en panne (j'ai ouïe dire qu'il était encore possible de ramasser des trompettes en Isère pas loin d'ici).

 

 La girolle améthyste (Cantharellus amethysteus).

C'est pratiquement la seule espèce de girolle que je croise dans mes coins à champignons à la fin de l'automne en particulier dans les forêts de hêtres. Elle aime les sols peu ou non calcaires ce qui indiquerait la nature des forêts que je parcours ainsi que la présence de bruyère commune (Calluna vulgaris) en importance.

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 Cette girolle (que l'on peut aussi bien écrire girole que girolle) diffère très peu de la girolle commune (Cantharellus cibarius). Elle est juste plus pâle bien que parfois elle tire sur le jaune vif avec un chapeau plus ou moins teinté de prune et parsemé d'écailles. Sa chair est plus ferme est son odeur fruitée est moins marquée. 

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 Enfin comme la quasi totalité des girolles c'est un excellent champignon qui est assez prisé sur les tables et dans les restaurants. Il peut être accommodé de mille manières mais c'est surtout avec la viande de boeuf et les coquillages que le mariage est le plus réussit pour moi. Sa saveur douce et délicate se révèle bien avec la crème.

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La biologie d'un champignon.

 La plupart des champignons que nous connaissons et ramassons se présentent sous la même forme que celui-ci. Pourtant ce ne sont pas les plus courants, tout au plus les plus visibles. La plupart, pour ne pas dire la majorité des champignons, sont microscopiques et n'ont pas de chapeaux, pas de lamelles et pas de pieds.

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Les champignons bons ou mortels ?

 Si la liste des champignons comestibles peut sembler longue, celle de ceux qui sont toxiques et mortels l'est encore plus. De nombreux trucs et astuces sont proposés pour déterminer la dangerosité d'un champignon, mais ceux-ci ne marchent pas ! Ainsi un champignon rouge n'est pas forcément toxique, un champignon mangé par une limace ou un animal peut l'être et un champignon qui noircis au contact de l'argent n'est pas mauvais pour autant.

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Le mouton est dans le prés.

 Parfois pour passer de bois en bois, il faut traverser les prés qui les séparent et ceux-ci sont rarement inhabités en raison de l'herbe verte et grasse qui les couvrent. C'est comme cela que l'on en vient à faire de jolies rencontres. Veaux bondissants, chèvres capricieuses, vaches aux pies lourds ... en campagne il y a toujours des animaux à voir. Ici ce ne sont pas de grands inconnus puis qu'il s'agît des moutons de mon cousin bien aimé.

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La famille des russules.

Les russules appartiennent à la famille des Russulaceae et ont pour cousins les lactaires. On les distingues de ceux-ci par la chair cassante comme de la craie de leur pied et l'abscence de lait quand on les casse. La plupart des espèces ont une chair blanche mais diffèrent dans l'incroyable variété de couleurs de leur chapeau.

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Le coprin disséminé (Corpinus disseminatus).

 Ce champignon pousse en grosse touffe sur les souches de bois morts ou au pied des arbres en formant ainsi une colonies dense avec de très nombreux individus. Il est courant de le rencontrer pendant le printemps et l'automne quand l'humidité est suffisante et les températures sont ni trop hautes, ni trop basses.

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Hypholome à couleur de brique (Hypholoma sublaterium).

Ce petit champignon aime lui aussi pousser de manière former des colonies importantes. On le reconnaît à la couleur rouge brique de son chapeau d'où il tire son nom. On le rencontre sur le bois mort voire pourrissant toute l'année, en particulier sur les vieilles souches. Sans être toxique il est trop amer pour être mangé.

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Tous les cèpes sont des bolets mais tous les bolets ne sont pas des cèpes !

 Comme l'expression "tous les carrés sont des rectangles mais tous les rectangles ne sont pas des carrés". Par exemple ici le cèpe de Bordeaux (1 : Boletus edulis) est le seul parmis c'est quatre bolets à pouvoir ravir le titre de cèpe (avec le cèpe d'été, le cèpe des pins et le cèpe de montagne), et tampis pour le bolet royal (2 : Boletus regius), le bolet des charmes (3 : Leccinum griseum) et le bolet à chair jaune (4 : Xerocomus chrysenteron).

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Le laccaire améthyste (Laccaria amethystina).

Ce petit champignon ne paye pas de mine. Sa couleur et sa petite taille pour dissuader de le consommer, c'est pourtant un très bon comestible dont on ne mange quele chapeau. J'ai véritablement découvert gustativement ce champignon cette année et je ne le regrette pas. De plus il met de la couleur dans les plats.

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La clavaire variable (Clavaria fennica).

Appelée aussi ramaire nordique, elle peut prendre plusieurs teintes passant du gris au violacé (ici il pourrait s'agir de la variété fumigata). Elle est inféodée aux pins et aux sapins et pousse aussi bien sur les aiguilles que sur le sol. C'est un champignon assez rare qui pousse de manière isolée et qui se croise en été et à l'automne.

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Ma petite préférée.

 L'amanite tue-mouche (Amanita muscaria) est un champignon que j'affectionne tout particulièrement. Dans toutes les sociétés de l'hémisphère nord elle a joué un rôle très important et continue d'influencer de nombreuses cultures dont la notre même si non n'en avons pas conscience. Demandez à un enfant de dessiner un champignon, plus de 8 fois sur 10 ça sera une amanite tue-mouche avec son chapeau rouge qui sera représentée.

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L'amanite  tue-mouche ne tuent pas les mouches contrairement à ce qu'indique son nom, elle les endort. Autrefois il était courant de déposer des morceaux de celle-ci dans du lait sucré pour attirer les mouches. Ces dernières après un bon repas et sous l'effet des toxines devenaient lentes et somnolantes et faciles à tuer.

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 Les principales toxines de cette amanite sont la muscarine, le muscimole et l'acide iboténique. Sans rentrer dans les détails, ils provoquent des hallucinations, des paralysies de l'appareil neuronal, des vomissements, des maux d'intestincts et de ventre, des pertes d'équilibres et des délires. Néanmoins le champignon est rarement mortel et sa prise demandera dans la plupart des cas un bon lavement d'estomac et quelques jours de repos.

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 Ses pour ses effets psychotropes que l'amanite tue-mouche est devenue dans la base de certaines religions. Que ça soit chez les peuples sibériens ou chez les ariens d'Inde avec le somma, elle prend à chaque fois un caractère sacré et divin. Pour en savoir plus je vous propose de lire mon article ICI ou "Le Champignon divin de l'immortalité" suivi de "Qu'était le Sommades Aryens" de Robert Gordon Wasson des éditions L'Esprit frappeur.

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 Enfin pour finir, voici la liste de quelques jeux, films, contes et dessins animés où on peut rencontrer ce champignon de manière plus ou moins fugace : Les Schtrumpfs, Mario et ses dérivés, Alice au Pays des Merveilles, Tintin et en particulier "Tintin et l'étoile mystérieuse", Spirou avec le comte de Champignac etc.  

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La vesse-de-loup perlée (Lycoperdon perlatum).

 Voici une vesse-de-loup perlée à plusieurs stades. Dans les premiers jours de sa vie (3 et 4) la vesse est blanche, avec une chair ferme (qui peut être consommée même si sans goût) et elle est élancée. Puis elle va s'affesser, se brunir et sa chair devient marron (2). Enfin, elle se perce et laisse s'échapper du trou formé une multitude de spores en nuages noirs (1) qui chez certaines personnes peuvent provoquer des crises d'asthme.

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Les lamelles des champignons, explications.

 Parfois, la détermination d'une espèce de champignon se fait uniquement sur la forme et la consistance des lamelles. Il en existe de toute forme. Elles peuvent être sinuées, adnées, échancrées ou encore décurrentes par exemple mais aussi bifurquées, lamellulées, anastomosées, ou ramifiées etc. Ici notre champignon semble avoir une implantation de lamelles ramifiées et échancrées. Pour l'espèce mystère, peut être s'agît-il d'un tricholome.

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Bizarrerie de la Nature.

Je verrasi bien cette photo sur Facebook pour remplacer le célèbre pouce bleu. Plus sérieusement, il arrive parfois que que certains champignons nous offrent au court d'une sortie de drôles de surprises. Ce type de phénomène est souvent dû à un dérèglement génétique, à une forte poussée ou tout simplement au hasard. 

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L'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea).

 Nommée aussi souchette, ce champignon porte é débat. Très apprécié autrefois et encore aujourd'hui, il est peu à peu délaissé en raison des nombreuses intoxications provoquées par sa consommation. Une personne sur trois ne le supporterait pas. Il se consomme que lorsqu'il est jeune car vieux il provoque des troubles intestinaux.

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La trompette de la mort (Craterellus cornucopioides).

Difficile de la confondre avec un autre champignon tant son aspect est particulier. Sa chair fine et noire, sa forme et son nom peu attrayant pourrait laisser croire qu'elle n'est pas comestible. Pourtant c'est un excellent champignon au goût parfumé qui est très recherché. Au 8 décembre de cette année mon cousin en ramassait encore de belle taille (parfois 20 cm) en Isère dans les forêts calcaires de châtaigniers qu'elle affectionne.

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 En effet la trompette de la mort nommée aussi corne d'abondance aime les forêt de vieux châtaigniers, arbres avec les quelles elle est en symbiose mais on la trouve parfois mais plus rarement sous les hêtres, les chênes, les noisetiers et même les conifères. Il existe des sous espèces tirant sur le jaune et le violet. 

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L'amanite citrine (Amanita ctrina).

 Elle a longtemps était considérée comme un champignon toxique voire mortel en raison du fait qu'il était associé à l'amanite phalloïde (Amanita phalloides). Néanmoins elle est assez médiocre et sa saveur est désagréable. On la rencontre le plus souvent à l'automne mais aussi au printemps dans les sols acides.

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La chanterelle en tube (Craterellus tubaeformis).

 C'est une espèce très abondante qui forme de larges tapis. Les plus belles récoltes que j'ai pu faire se sont effectuées en Gironde et en Dordogne où le sol des sous-bois peuvent devenir aussi jaune que ce petit champignon. C'est un excellent comestible que l'on trouve sur l'étale des marchés jusqu'à la mi-décembre.

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On la rencontre à la fin de l'été jusqu'au début de l'hiver sous les feuillus ou dans les forêts mixtes sous le bois mort et les fougères, dans la mousse et les aiguilles de pin, sur les racines d'abres pourrissantes et sur les souches de bois mort. Ce sont les premières gelées qui mettent fins à la pousse de ce petit champignon.

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 Poussant dans les zones humides mais à l'abris (souvent l'ombre des conifères), la chanterelle en tube appelée aussi chanterelle d'automne subit peules assauts du froid ou du moins lui résiste longtemps. À la mi-janvier en 2014 j'ai pu mettre la mais sur une poignée de chanterelles sous une souche moussue.

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La coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata).

 Dernier bain de soleil pour cette coccinelle. Bientôt elle ira s'amasser sous l'écorce des arbres ou les volets des maisons avec ses congénères en de grandes colonies pour résister au froid. Les pucerons et les cochenilles se font rares et pour se nourrir avant de tomber en léthargie pendant l'hiver, elle se rabat sur les acariens et les spores de champignons ainsi que les végétaux en décomposition pour prendre le maximum de force. 

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Un mort annoncée.

 Chez beaucoup d'espèces d'insectes les imagos (insectes adultes) ont une durée de vie limitée qui dépasse rarement quelques mois. Chez les guêpes (Vespula) seule la reine survit (à la différence des abeille). Celle-ci va se cacher sous une écorce ou dans dans une cavité pour hiverner. Au printemps elle part à la recherche d'un lieu propice à la construction d'un nouveau nid. Dans un premier temps c'est elle qui nourrie les larves.

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La lépiote crêtée (Lepiota cristata).

 Ce champignon serait toxique voire mortel et porte le doux nom de "petite columelle puante". Cette lépiote pousse un peu partout, aussi bien dans les champs, les bois ou les jardins et n'estpas regardante sur son environnement. On la reconnaît son parfum repoussant, les écailles de son chapeau et sa petite taille.

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La lépiote élevée (Macrolepiota procera).

 C'est un excellent comestible dont la grande taille permet de remplir le panier rapidement. On la reconnaît à son large chapeau, à la chair fibreuse de son pied qui brunie à la coupe, aux écailles et stries de celui-ci et surtout, à son anneau qui est coulissant. Elle a l'odeur et le goût de la noisette ce qui plaît beaucoup.

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 Fermée et en boule, on la nome "baguette de tambour" et se mange farcie au four (son pied ne se consomme pas). Quand le chapeau est ouvert on peut le consommer comme un beignet, passé au four avec du fromage, poêlée comme une pièce de viande ou en morceaux avec de la crème, dans un gratin ou avec un rôti.

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La vie d'une feuille chez l'arbre caduque.

 Le cycle des feuilles en particulier chez les arbres caduques (qui lperdent leur ramure) est assez simple. Au printemps les arbres sortent de leur torpeur, la sève monte dans le tronc et les branches ce qui a pour effet de réveiller les bourgeons en dormance. Ceux-ci sont composés de cellules que l'on peut grossièrement comparer à nos cellules souches. Elles vont se spécialiser pour former les différents éléments qui formeront les feuilles.

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 L'été arrive et feuilles captent toute la lumière dont les arbres ont besoin pour faire leur photosynthèse (ce qui donne la couleur verte des feuilles). Cela dure jusqu'à l'arrivée de l'automne. La lumière se fait  alors plus faible et le rendement du feuillage n'est plu sassez important (il n'y a plus de photosynthèse donc plus de couleur verte). L'arbre commence à entrer en dormance et se débarrasse de ses feuilles qui lui font perdre son eau.

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Pratique des anciens.

 Cette pratique est parfois encore utilisée. Pour éviter que la souche d'un arbre abattue donne des rejets qui sont encore plus compliqués à couper, on perce dans celle-ci une multitude de trous dans les quels on met du sucre, du sirop, des gousses d'ail, de la soude ou encore de l'eau javel (aïe aïe pour les sols !) puis on rebouche avec de la colle ou des bouchons de liège. Personnellement je ne suis pas du tout convaincue par ce type de techniques.

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Les ganodermes (Ganoderma).

Cette famille de champignons se caractérise par les nombreuses espèces qui la composent. Bon nombre d'entre elles se nourrissent des arbres (mais aussi de bois mort) et les fragilisent ce qui fini tôt ou tard par causer leur chute. Quand elles sont installées, il est très rare de pouvoir sauver l'arbre à cause du réseau mycélien du champignon qui en couvre presque toute la surface et se mêle aux couches du bois en formant des réseaux. 

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Le pied de mouton (Hydnum repandum).

 C'est un bon comestible massif à la chair ferme qui peut s'avérer légèrement amère quand il est un peu vieux. Le manipuler et le couper peu rendre le bout des doigts rouges. Il se reconnaît à son chapeau roux et ses aiguillons blancs atypiques. C'est eux qui sont responsables  de l'amertume sur les vieux exemplaires.

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 Il y a une multitude de recettes permettant de cuisiner le pied de mouton. Personnellement je le préfère simplement poêlé avec des girolles. Certains le cuisinent à la crème, d'autres en gratin avec des pommes de terre mais aussi avec du miel et des échalotes, en omelette ou encore avec des moules, des épices et du safran.

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 Enfin, on peut confondre (bien que difficilement) cet hydne avec d'autres champignons à aiguillons. Ainsi l'hydne roux (Hydnum rufescens) et l'hydne ombiliqué (Hydnum umbilicatum) qui sont des sous espèces du pied de mouton peuvent être confondus, ce n'est pas un soucis car ce sont d'excellents comestibles.

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La vie de la forêt.

 La forêt est souvent associée à un organisme vivant unique. C'est un peu schématique mais cela reflète bien son fonctionnement. On peut associé les arbres aux poumons, le sol aux intestins, la micro faune et les champignons à l'estomac, les racines des végétaux et les mycéliums souterrains aux veines... foirax l'explication.

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Le châtaignier (Casranea sativa).

 Le châtaignier est un arbre issue d'Asie et qui depuis un ou deux millénaire à conquit l'Europe. Comme en Ardèche, il a été salutaire pour notre département pour les populations touchées de plein fouet par les grandes famines garce à son fruit, la châtaigne. Sa farine riche en calorie servait de substitut au blé.

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La pézize orangée (Peziza aurantia).

 C'est un champignon qu'il est difficile de louper par sa couleur et par sa pousse abondante où les individus sont souvent collés les uns aux autres. Cette pézize est comestible et fait partie des rares champignons que l'on peut manger crus mais elle est insipide. Néanmoins dans un plat de par sa couleur elle st du plus belle effet.

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La fougère mâle (Dryopteris filix-mas).

 La fougère mâle tient son nom du fait qu'au Moyen âge on pensait qu'il existait des fougères mâles et des fougères femelles que l'on ne pouvait voir fleurir qu'un soir de pleine lune à minuit (selon les régions la légende diffère). Celui qui s'empare d'une fameuse fleur de fougère acquière le pouvoir de devenir invisible et riche.

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La mycorhize.

C'est un terme souvent présenté dans les nouvelles méthodes liées à l'agriculture (permaculture, bio etc.) mais qui est rarement définie. La mycorhize est le terme utilisé pour parler de l'association entre la partie souterraine du champignon, le mycélium et les autres organismes vivants du sol pour former une symbiose souvent bénéfique.

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Quelques liens.

 Pour identifier les champignons rien n'est mieux quelques bon livres. Néanmoins certains liens et sites internet sont précieux pour bien reconnaître les espèces les plus communes ou du moins, celles que l'on est amené à souvent rencontrer dans son coin de forêt ou son petit bout de jarin. Faire un petit tour sur Mycorance, Haute Savie Photo, Les Champignons ou encore l'Atlas des Champignons pour ainsi être très enrichissant et instructif.

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En famille et entre amis.

 Je suis souvent seule dans mes excursions en nature mais pas toujours. Les amis, la famille, mon bien-aimé ... passionnés ou non de nature, de plantes ou/et de champignons, une promenade à travers champ ou en forêt est toujours un plaisir quand elle est partagée. Les découvertes n'en sont que plus belles et plus appréciées.

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Les lactaires (Lactarius).

Il existe de très nombreuses espèces de lactaires que l'on identifie aisément à la présence de lait quand on en brise un morceau. Le lactaire couleur de suie 1 (Lactarius lignyotus) est un champignon souvent considère comme piètre comestible pourtant et selon certains certains cercles mycologues il serait excellent.

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Une couleur pour un message.

 Comme chez les insectes, les poissons et bien d'autres animaux, les couleurs chez les champignons sont un message.Vives elles indiquent la présence de molécules potentiellement mortelles ou au contraire, sont une invitation à la dégustation du champignon pour permettre de répendre les spores dans les excréments.

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Les inconnus.

Comme à chaque sorties, quelques ... de nombreux inconnus sont venus pointer le bout de leur nez. En effet avec les milliersd'espèces de champignons présentes en Europe dont plusieurs dizaines découvertes en France chaque année il n'est pas évident de reconnaître tout le monde et de donner un nom vernaculaire.

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Les paniers ... une fois remplis.

 Le panier avec le couteau est l'outil essentiel dans les bois aussi bien pour les champignons que pour les autres trouvailles que l'on peut faire (os, fruits, plantes, roches, feuilles mortes etc.). Jamais au grand jamais de sac plastique sauf si on a pas le choix. Le plastique fait fermenter les champignons qui s'écrassent les uns les autres ce qui peut les rendre très toxiques bien que l'espèce soit classée comme bon comestible dans les guide.

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 Le mieux est de prendre un solide panier d'osier, de noisetier, de châtaignier ... enfin un truc en "er" ... ou pas car le saule et le grillage de fer font tout aussi bien l'affaire. Le tout est d'avoir un bon réceptacle.On peut couvrir le font de mousses, de feuilles, de fougères ou de lichens pour protéger les champignons des chocs.

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Le mot de la fin.

J'avoue avoir un peu triché en condensant ces sorties en une seule. Mais je trouvais les images de saison voire un poil nostalgique (automne indien tu me manques !) et je dois avouer que j'aimerai rattraper le retards que j'ai pris et partager avec vous quelques nouveaux projets et quelques nouvelles aventures qui, sans enlever le charme aux autres,sont plus d'actualité et dans un format qui me plaît un peu plus. Bref, tout cela est pour bientôt.

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mercredi 9 décembre 2015

Sortie dans les Calanques 6.

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Sortie estivale dans les Calanques et plus particulièrement celles de La Mounine dont le nom provençale signifie ... minette/vagin (what the fuck !?!). Bon voilà c'est dit, on repassera pour la poésie du nom, en tout cas le lieu n'en manque pas. Cette sortie a été réalisé en exclusivité par mon bien-aimé,de même pour les photos.

 

Une grimpette vertigineuse.

Pour atteindre l'étroite plage de La Mounine (dont le fond rappel ceux des plages caribéennes), il faut passer par le col du Sémaphore. Dieu merci, je n'ai pas fait parti de l'expédition ce jour là sinon je n'aurais jamais réussi à passer par les étroits sentiers qui sont à fleur de roche. Amateurs de vertige ce roc est pour vous.

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La calanque de Callelonge.

Le col se situe sur la calanque du Callelonge dans les célèbres Goudes. On y trouve un petit port, quelques cabanons et surtout, une vaste étendue pierreuse et sauvages où de nombreuses espèces de végétaux typiques de la régions poussent. Quelques rares plages sont accessibles depuis les pentes raides.

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Plus près du ciel.

Pour avoir un panorama à tomber, il est souvent d'usage de monter au sommet de l'Homme Mort, un ensemble de falaises qui surplombe les calanques de Callelongue, de La Mounine et de Marseilleveyre. Son nom n'est pas des plus rassurants et encore moins quand on sait qu'un fantôme rôde dans les alentours.

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La végétation de La Mounine.

La calanque de Mounine est très préservée car c'est une petite calanque qui permet à peu de monde de profiter de la mer, de ce fait les végétaux sont peu cueillis et/ou peu piétinées. On peut ainsi trouver de la soude maritime (Suaeda maritima), de la criste marine (Crithmum maritimum) ou de la scille d'automne (Prospero autumnale).

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L'îlot de La Mouine.

Il porte également le nom d'Estéou de Bocque (littéralement la "gamelle du bouc"). Le lieu était un passage de corsaires et de pirates et c'est pour cette raison que napoléon fît ériger sur les calanques faisant face à l'îlot un poste de garde (sémaphore) ainsi qu'une garnison équipée de canons, de mortiers et d'obusiers.

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Le mot de la fin.

La calanque de La Mounine est une calanque qui est à visiter pour sa végétation préservée et pour la relative tranquillité dont on peut profiter dans les lieux. Les amateurs de pêche sous-marine, de posidonies, d'oursins et de fonds marins azurés mais aussi les marcheurs y trouveront leur bonheur à coup sûr. 

PS : je vous invite à vous rendre dans les commentaires pour lire ceux de Janus qui sont excellents.

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dimanche 6 décembre 2015

Animation périscolaire.

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Quoi de plus plaisant que faire découvrir la nature aux enfants ? Pour l'occasion j'ai vidé mon cabinet de curiosité et j'ai apporté quleques unes des trouvailles que j'ai pu faire au court de mes sorties en forêt et en montagnes. Plumes, insectes, champignons, feuilles et graines ont servit de support pour cette initiation.

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Bref, il ne faut pas grand chose pour émerveiller les enfants.

Je profite de cet article pour vous dire que d'ici quelques temps je m'essayerai au format vidéo. Cette idée me trotte depuis un moment dans la tête. Sans appareil photo depuis un mois, j'en profite pour rattraper mon retard dans les articles et pour m'essayer à ce format qui pourra peut être apporter un peu de dynamisme au blog.

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