mercredi 26 avril 2017

Quelques minutes de Nature : la Nature Ordinaire.

 

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Quelques Minutes De Nature est une série de reportages amateurs de 2 à 5 min ayant pour thème la faune, la flore, les espaces naturels, le patrimoine campagnard et tout ce qui touche de près ou de loin à l’environnement. QMDN est issu du blog "La Renarde des Alpes". Pour cet épisode, petit point de définition sur ce qu'est la nature ordinaire et sur les enjeux de celle-ci.

La nature ordinaire se définit par le fait qu'elle compose notre quotidien. C'est la nature de tous les jours, celle que l'on croise au coin d'une rue entre deux pavés, dans un parc périurbain ou le long d''un talus longeant une route.

Difficile à définir, elle correspond à la fois à une zone tampon, c'est à dire un écotone entre le milieu imaginé comme sauvage et les zones de grande activité humaines mais aussi, à la faune et à la flore ne représentant pas un intérêt de protection ou d'étude particulier ou encore, aux espèces qui s'installent de manière spontanée et durable dans un milieu anthropisé.

Cette nature si ordinaire et si commune est dans les faits mal connue. Victimes de son ordinarité, certaines espèces qui la composent sont en forte régression et pourraient, même à terme, disparaître de nos paysages urbains. De ce fait, des études sont actuellement menées sur certaines espèces qui la composent pour mieux la comprendre et la maintenir, voire au besoin, la protéger.


dimanche 23 avril 2017

Ma formation en BTSA GPN.

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Comme tous les ans pour la plupart des établissements, c'est le moment des journées portes ouvertes pour Agrotec. C'est l'occasion de voir de près le matériel employé mais aussi de rencontrer les encadrants et les étudiants de première et de deuxième année de la formation pour connaître le fond de celle-ci et de regarder ce qui fait sa spécificité et de voir si celle-ci convient aux projets d'avenir que l'on peut se fixer, du moins à un instant T et je dois avouer avoir prit beaucoup de plaisir à rencontrer les futurs GPN.

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Vous l'avez bien compris je suis complètement dingue de ma formation de GPN. C'est un peu les études dont j'ai toujours rêvé et que je me suis pendant longtemps interdis, les pensant inaccessibles ... et pourtant ! 6 ans après avoir obtenu mon BAC et 3 ans après ma licence de sociologie j'ai enfin sauté le pas, en grande partie grâce à ceux qui m'entouraient et qui ont, je dois l'avouer, changé mon quotidien : mon compagnon et l'Institut de l'Engagement à qui je dois énormément. Désormais je m'épanouie complètement dans ce que je fais. Alors à ceux qui hésitent, sautez le pas ! Et si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter par commentaire ou via la plateforme blog, ça sera avec grand plaisir que je répondrai à vos interrogations.

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mardi 18 avril 2017

Sortie en forêt 69.

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Peut être connaissez-vous l'ENS de Montagny ? J'ai eu la chance de le visiter il y a quelques semaines avec trois camarades de classe. Un ENS est espace naturel sensible dédié à la protection d'un milieu mais aussi à la sensibilisation et à la pédagogie. Sa visite s'est accompagnée de celle de la forêt de Chassagny qui ne manque pas d'interêt écologique et qui abrite des espèces remarquables dont des rapaces nocturnes et des amphibiens.

 

Le bois de Montagny.

 Il se compose de milieux humides et secs qui forment une grande mosaïque d'habitats, propice à diverses espèces rares comme l'oedicnème criard (Burhinus oedicnemus) et le cuivré des marais (Lycaena dispar) mais aussi pouvant acceuillir une flore remarquable comme l'orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora).

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Le hérisson d'Europe (Erinaceus europaeus).

Ce petit mammifère insectivore se rencontre dans les bois, les jardins et à proximité des haies ou comme ici, dans les prairies humides. Il peut dépasser les 2 kg et est couvert de pas moins de 6000 piquants qui assurent sa protection. Malheureusement celui-ci n'a pas su faire face aux prédateurs et il ne reste pas grand chose de lui.

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Les pelotes de réjections.

Contrairement à ce que l'on peut penser, les chouettes et les hiboux ne sont pas les seuls oiseaux à produire des pelotes de rejection. Ici il s'agît de pelotes de hiboux moyen-duc (Asio otus). Attention, manipuler ses pelotes nécessite d'avoir des gants et un masque. De plus, l'étude des pelotes de rejections est actuellement proscrite dans certains départements pour cause sanitaire en raison de la présence de la grippe aviaire.

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La souille à sangliers.

 Une souille est un point d'eau boueux où les sangliers viennent prendre leur bain pour se débarrasser des parasites et pour protéger leur peau. Ce sont des zones favorables pour faire de l'affût mais aussi pour relever les indices de présence comme les poils, les traces ou encore, les arbres contre les quels ils se sont frottés. 

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La végétation de sous-bois.

 Voici deux espèces emblématiques des floraisons de fin d'hiver. À gauche la belle hellébore fétide (Helleborus foetidus), qui se reconnaît à ses fleurs vertes bordées d'un liseré rouge. À droite une des trois corydales (Corydalis sp.) que l'on peut trouver dans le secteur : la corydale intermédiaire, la creuse et la solide.

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Le crapaud commun (Bufo bufo).

Ce crapaud a été victime du pied peu leste d'un cheval. C'est une espèce principalement forestière mais qui se rencontre aussi dans les plaines humides. Contrairement à la grenouille verte (Pelophylax sp.), il rejoint l'eau, comme la majorité des amphibiens, uniquement à la période de reproduction pour s'accoupler et pondre.

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Le nombril de Vénus (Umbilicus rupestris).

 Cette petite plante grasse aux feuilles épaisses peut être consommée, plus particulièrement avant floraison. Cependant en raison de son lieu de vie, les lieux humides et les vieux murs, il faut être prudent dans la consommation de ses feuilles pour limiter les risques de parasitisme, en particulier d'échinococcose et de douve.

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Le pic vert (Picus viridis).

Nous sommes tombés sur une plumée d'un pic vert qui a pu être prédaté par un oiseau de proie ou un renard. On le reconnaît à son plumage vert, à la tâche rouge qui orne son crâne et à son cri ressemblant à un rire moqueur. On le trouve plus particulièrement dans les forêts jeunes ou présentant des clairières et des lisières peu denses.

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La salamandre tachetée (Salamandra salamandra).

Nous avons enfreint la loi pour déterminer cette larve de salamandre et entrer les données de faune-rhône. En effet, il est interdit de saisir les amphibiens sans autorisation. Si vous êtes amenés à le faire, il faut les manipuler le moins longtemps possible et avec les mains bien humides. Ici nous avons pu déterminer qu'il s'agissait d'une salamandre tachetée en raison des taches jaunes présentes à la base des pattes et les tâches de la peau.

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Le mot de la fin. 

 Les publications sont restreintes en ce moment sur le blog et pour cause. Les examens se sont succédé (et plutôt bien passés). Dans un même temps le blog est entrain de connaître une véritable refonte avec la correction des 660 articles, que se soit la véracité des informations ou l'orthographe et il y a vraiment de quoi faire. Ajoutons à cela mon nouveau passe temps très chronophage, le montage vidéo et le temps consacré aux sorties.

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dimanche 9 avril 2017

Les conifères du parc de la tête d'or.

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Depuis que nous habitons dans le sud de Lyon, nous n'avons plus vraiment l'occasion de partir en nature hormis le week-end (et encore !). Heureusement nous ne sommes pas très loin du parc de la Tête d'Or. Comme vous avez pu le voir, plusieurs articles et vidéos lui sont dédiés sur le blog. Aujourd'hui je vous propose de découvrir quelques unes des espèces de conifères que l'on peut rencontrer dans ce parc de ville de 117 ha.

 

Le sapin blanc (Abies alba).

On le reconnaît aux deux rangées de stomates blancs que l'on peut voir sur le revers de ses aiguilles. Ceux-ci permettent à l'arbre de faire des échanges avec l'atmosphère, notamment en retenant ou libérant de l'eau (évapotranspiration) quand il fait trop chaud. Des bourgeons on tire des liqueurs typiques des montagnes.

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Le pin pleureur de l'Himalaya (Pinus wallichiana).

 C'est un bel arbre qui peut atteindre plus de 45 mètres de haut. On le reconnaît à ses très longues aiguilles qui mesurent 10 à 20 cm de long et qui sont regroupées par 5. Typique des montagnes du continent asiatique (jusqu'à 3000 mètres), cela fait moins de 200 ans qu'on peut le trouver dans les parcs et jardins de France.

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Le pin maritime (Pinus pinaster).

Originaire du sud du bassin méditerranéen, on le trouve un peu partout en France, en particulier sur la côte atlantique où il est cultivé pour sa croissance rapide. On le reconnaît généralement à ses cônes et à son écorce qui forme de grandes plaques rouges ou grises selon son âge. Il peut vivre plus de 500 ans.

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Le pin noir d'Autriche (Pinus nigra).

C'est un conifère très résistant à la sécheresse qui présente des aiguilles longues réunies par deux et des cônes assez petites (souvent moins de 10 cm). Résistantégalement à la neige, il se plaît en montagne et dans les zones arides pourtour méditerranéen. Il a besoin de beaucoup de soleil pour se développer.

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Le pin du Paraná (Araucaria angustifolia).

Cousin du désepoir des singes, il s'en distingue par ses aiguilles bien plus fines. Originaire d'Amérique du Sud et en particulier du Brésil et d'Argentine, il est aujourd'hui en voie d'extinction, l'exploitation de son bois de bonne qualité lui ayant été fatal. Ses graines sont comestibles et ont été pour certaines ethnies leur nourriture de base.

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L'auracaria du Chili (Araucaria araucana).

 Appelé aussi désespoir des singes, il est plus montagnard que l'araucaria augustifolia. C'est un arbre pouvant atteindre de grandes dimensions mais également dépasser les 1000 ans. Certains spécimens auraient même plus de 2000 ans. Son écorce est très reconnaissable, en particulier chez les vieux spécimens où elle forme des losanges tout du long du tronc. Ses cônes femelles forment une grosse masse entourée d'aiguilles fines.

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Le sapin d'Andalousie (Abies pinsapo).

 C'est un conifère que j'ai découvert il y a peu de temps et que j'adore. Ses aiguilles sont souvent bleutées (cultivar "Glauca"), légèrement striées et assez fines bien que robustes. On le rencontre dans son milieu naturel en Espagne et dans le Nord du Maroc (on fait  la distinction entre la sous-espèce espagnole et la marocaine).

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Quelques oiseaux du parc.

 Hormis ceux de la fosse africaine ou des volières, on peut admirer quelques oiseaux indigènes de nos contrées. Ce sont ceux que je préfère. Ils font parti de ce que l'on nome la "nature ordinaire". Pourtant quand on prend le temps de les regarder avec un peu d'attention, on voit souvent qu'ils n'ont rien d'ordinaire ne serait-ce que par leurs couleurs, leur parade nuptiale, leur chant ou leur comportement qui souvent sont surprenants.

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Le mot de la fin.

Aie aie j'ai prit un vilain retard dans mes publications. Entre les sorties, les révisions et les examens, pas simple de s'y retrouver, de répondre à tout le monde par mails/commentaires, de vous parler de morilles et de passer un peu temps à la rédaction. Depuis peu je m'essaye au montage de mini-vidéos ce qui là encore me mange quelques heures, mais les vacances et la période de stage approchant, tout devrait rentrant dans l'ordre.

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