mercredi 17 février 2016

Quelques minutes de Nature : Le parc de la Tête d'Or - Lyon.

Quelques minutes de Nature est une série de reportages amateurs de 2 à 5 min ayant pour thème la faune, la flore, les espaces naturels, le patrimoine campagnard et tout ce qui touche de près ou de loin à l’environnement. QMDN est issu du blog "La Renarde des Alpes". Pour ce premier épisode, c'est du côté de Lyon et en particulier du Parc de la Tête d'Or que cela se passe. Au programme : un peu d'histoire, quelques fleurs et beaucoup d'animaux de poils et de plumes.


lundi 15 février 2016

Sortie en montagne 13.

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N'est-il pas beau, ce sommet enneigé du mont Ventoux ? Été comme hiver il est d'une blancheur immaculée. Quand les rayons du soleil se feront abondants et chauds, la neige laissera rapidement place à de la caillasse tout aussi blanche. On y trouve une flore rare et de nombreuses espèces uniques en France.

 

Le Cynips de la galle ronde du chêne (Andricus kollari).

Ce cynips est un tout petit insecte de la famille des Cynipidae. Il est un lointains cousin des guêpes, des fourmis et des abeilles. Les femelles pondent leurs oeufs sur les rameaux du chêne pédonculé (Quercus robur). L'arbre va produire pour se protéger des tissus qui vont entourer le corps étranger et vont former une "noix de galle". Les larves vont s'en nourrir jusqu'à s'en extirper en perforant la paroi. Ces galles ne sont pas dangereuses pour l'arbre.

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La campanule fausse raiponce (Campanula rapunculoides).

 Cette grande campanule est très présente dans toute la partie Est de la France. On la rencontre dans les friches, les champs, les jardins, les forêts, les bords de route etc. Elle a été pendant un temps utilisée comme légume dans les potagers car ses tubercules et ses jeunes feuilles cuites à l'eau sont comestibles sans pour autant être très bons. C'est désormais dans les jardins qu'elle est cultivée pour sa beauté et ses dimensions.

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Le pavot cornu (Glaucium flavum).

 Ses feuilles sont très reconnaissables mais c'est surtout grâce aux longues cosses de ses fruits que l'on peut avec certitude le reconnaître. Ici sur la commune de Sault elle pousse un peu près à la hauteur maximale qu'on lui connaît : 800m. Elle est très présente dans le midi et le long des côtes françaises. Sa floraison se fait normalement entre février et juillet mais cette année elle est en avance comme pour de nombreuses plantes.

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La famille des trèfles (Trifolium).

 Les trèfles appartiennent aux fabacées. Ils vivent en symbiose avec des bactéries qui fixent l'azote au niveau de leurs racines. On rencontre de nombreuses espèces de trèfles comme le trèfle des prés (Trifolium pratense) présent sur les deux premières photographies ou le trèfle blanc/rampant (Trifolium repens) visible en dessous. Ils sont cultivés pour redynamiser les sols et comme fourrages pour de nombreuses espèces animales.

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La scabieuse à trois étamines (Scabiosa triandra).

 En voilà une autre à la floraison détraquée. D'ordinaire cette scabieuse fleurie de juillet à octobre. Celle-ci début décembre était encore bien ouverte. On la rencontre surtout dans le Sud-Est de la France dans les zones très ensoleillées et plutôt exposées à des températures chaudes, même sur un court laps de temps.

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Le silène enflé (Silene vulgaris).

 Il porte ce nom en raison des calices des fleurs bombés et nervurés. Les enfants les utilisent comme claques doigts en fermant l'extrémité ouverte d'une main et en écrassant de l'autre le ballon ainsi formé. Les jeunes pousses sont parfois récoltées pour être cuisinées crues ou cuites à l'eau pour leur goût de petit pois.

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La centaurée jacée (Centaurea jacea).

 Elle porte aussi le drôle nom de "tête de moineau". On la rencontre un peu partout en France dans les champs, les près et dans les milieux plus ou moins frais. Elle s'étant du Sud de l'Europe au Nord de la Sibérie. Elle est récoltée pour les structures pharmaceutiques pour les propriétés médicinales qu'on lui prête.

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Le Gaillet gratteron (Galium aparine).

 Pour le reconnaître il faut se fier à ses tiges carrées, aux petits fleurs blanches à quatre pétales, aux graines qui s'accrochent aux poils et aux feuilles se terminant par un léger crochet. On l'utilisait enfant comme "balle adhésive" en formant avec les tiges une boule qui s'accroche aux vêtements et aux cheveux. Les pousses sont parfois consommées en salade ou en soupe et parfois, comme traitement pour la peau en médecine populaire.

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L'absinthe (Artemisia absinthium).

 Nommée aussi armoise ou herbe sainte, elle est intimement liée à l'histoire des hommes. C'est une plante médicinale utilisée autrefois pour les maux d'estomac, les règles, les fatigues etc. Elle est surtout connue pour son utilisation dans la célèbre absinthe, alcool du même nom qui en France était très apprécié à l'époque des romantiques. Dans l'emploie médicamenteux comme dans l'alcool, elle s'avère toxique et dangereuse. Certains auteurs comme Charles Baudelaire s'en enivrait et la nommait "la fée verte", lui prêtant les traits d'une muse.

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Les églantiers sauvages (Rosa sp).

 On confond trop souvent l'églantier (Rosa canina) avec les autres espèces de rosiers qui pousse de manière naturelle en France. Bien qu'il soit très courant, il se différencie des autres espèces par la forme de ses feuilles, la couleur des pétales ou la taile des fruits. Néanmoins la distinction est rarement simple à faire.

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Le pin à crochet (Pinus uncinata).

 Très abondant au mont Ventoux, il résiste très bien au froid, à la neige mais aussi aux vents violents et aux fortes chaleurs. Pour certains botanistes il est une espèce à part entière mais pour d'autre il s'agît d'une sous-espèce du pin de montagne (Pinus mugo), ce qui entraîne parfois de vifs débats. On l'emploi pour reboiser les zones déforestées ou pour les industries gourmandes en bois, en particulier dans la construction de charpentes.

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L'étude des lichens : la lichénologie.

 Les lichens sont l'heureux mariage entre un champignon et une micro algue (pour simplifier les choses). La naissance d'un individu viable et fécond se nomme une lichénisation. La lichénologie se penche sur les phénomènes liés à l'apparition des lichens, des espèces découvertes et à découvrir, à leur symbiose, de la manière dont elles s'adaptent à travers le monde et à l'identification des champignons et algues les composants.

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Pelouses sèches de la vallée du Ventoux.

 C'est un milieu bien particulier où l'on rencontre des espèces rares. On parle de pelouse sèche quand on fait face à une zone composée d'herbes rases composées de graminées et de petites herbacées. Ce type de végétation se rencontre de manière ponctuelle au Ventoux en raison des forts vents dépassants parfois les 250km/h, du sol qui est très drainant, pauvre en substrat et en éléments, des pluies faibles et aux fortes variations de chaleurs.

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Les fruits de montagnes.

En montange on rencontre de nombreusesbaies qui peuvent aussi bien nourrir les oiseaux que les hommes. Les fruits d'aubépine (Crataegus sp.) étaient employés dans la confection de farine. Les pines de pin à crochet (Pinus uncinata) peuvent se consommer comme des pignons et les baies du genivrier commun (Juniperus communis) fait le plaisir des amateurs de choucroute. Par contre les frutis du lierre (Hedera helix) nous son toxiques.

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Le village de Sault.

 C'est une commune du Vaucluse qui culmine à 765 m d'altitude. Elle est entouré du haut de son piton rocheux de champs de lavande et de pâtures à moutons qui composent une partie de la vallée du Ventoux. Le climat y est rude : l'été y est sec et chaud, il n'est pas rare de voir des abondantes chutes de neiges l'hiver et le vent qui y souffle décorne un boeuf sans mal. Malgré cela, Sault reste un très beau village où il fait bon s'y promener.

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Cycle d'une plante annuelle.

 Comme leur nom l'indique, il s'agît de plantes qui ne vivent pas plus d'une année. Parmi celles-ci on trouve par exemple le basilic, la bourrache, la marjolaine, le datura ou encore le pourprier. De leur germination à leur mort, pas plus d'un an ne s'est écoulé. Pour favoriser la survie de l'espèce, elles ont une floraison rapide, prolongée et importante pour augmenter leur reproductivité et une production de graines souvent très abondante.

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L'oothèque de la mante religieuse (Mantis religiosa).

 C'est dans l'oothèque que la femelle de la mante religieuse dépose sa ponte, soit entre 200 et 300 oeufs. Elle la produit grâce à ses valves génitales qui donnent une soie résistante durcissant à l'air libre. C'est par la bande blanche que les petites mantes sortent à l'arrivée des beaux jours, c'est à dire vers le mois de mai.

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Le sous-bois des chêneraies.

 Le Ventoux est une terre de vins mais surtout de truffes noires (Tuber melanosporum). De ce fait on croise de nombreuses chênaies plus ou moins anciennes dont certaines abritent le précieux champignon. Sur le sol de celles-ci on trouve une variété de plantes importantes et atypiques car le chêne est un arbre qui laisse filtrer facilement la lumière. Ainsi des plantes peu commnes d'ordinaire dans les bois s'y épanouissent plutôt bien.

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Le mot de la fin.

 Un très bon séjour en perspective où la gastronomie a été à la fête. En effet, au Ventoux il y a de quoi boire et manger bien et bon .... mais les mollets ne sont pas restés inactifs pour autant ! Il a fallu d'autant plus affronter de terribles rafales de vent pour admirer le paysage. Heureusement qu'au centre du village se trouve une boutique de nougat pour motiver et redonner un peu de courage aux marcheurs au nez rougit par ce vilain temps.

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vendredi 12 février 2016

Laissons entrez la nature dans nos maisons.

 

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Le titre pourrait laisser penser qu'il est question de vivre sa maison comme on pourrait vivre en nature. Les portes seraient grandes ouvertes aux petites bêtes, on ferrait peu cas de la poussière et des occupations quotidiennes pour se tourner vers soi et l'environnement. En somme la vie s'y déroulerait en quasi autonomie. Oui mais voilà, vivre ça maison nature c'est tout autre chose. Il est avant tout question d'art de vivre et de décoration naturelle. Vous l'aurez compris, cet article change de ce que je propose d'ordinaire.

 

Une maison nature est une maison qui se rapproche des éléments naturels que l'on peut trouver facilement en se promenant en forêt ou en campagne. Elle s'inscrit dans la grande tendance de ces dernières années et peut se rapprocher du design finlandais ou de l'art de vivre à la japonaise. Le DYI y tient une place importante et de nombreuses marques et firmes se sont lancées sur ce marcher. De ce fait vivre sa maison nature est devenu abordable et tendance.

 

Qu'est que vivre « une maison nature » ?

Vivre une maison nature, c'est utiliser des éléments naturels et/ou anciens pour embellir son chez soi, lui apporter une certaine douceur de vivre, lui donner un caractère intemporel et s'inscrire dans la grande réflexion de notre époque, à savoir le retour à la nature.

 

Pour ce faire, de nombreux éléments peuvent être utilisés. Pour les couleurs on restera dans la sobriété en s'attachant à des teintes jouant sur tout un camaïeux de brun, de beige, de taupe mais aussi de gris clair, de blanc, de vert pastel ou encore de rose poudré. Les objets vintages y ont toute leur place car on joue la carte de la récup. Les vieux pots à confitures ressortent du placard et s'affichent fièrement dans la cuisine, on repeint la vielle étagère vernie et démodée en blanc, on fait des bouquets de fleurs des champs dans le vieux bidon à lait qui trône fièrement dans le salon mais aussi, on dispose ça et là dans la salle de bain quelques galets polis ramassés dans le fond d'un torrent et on utilise une vieille branche blanchie par l'eau comme porte manteau. L'idée est de se rapprocher de ce que l'on pourrait trouver dans un chalet suédois perdu dans une forêt de pin ou dans une maison scandinave en bords de mer.

 

De ce fait, on fait la part belle aux matières brutes. Le bois naturel est très présent, de même que le cuire, la pierre, l'osier, le verre, le lin, le coton ou les imitations de matières animales. On peut employer des cousins et les plaides en fausse fourrure pour donner un peu de chaleur à un salon ou à une chambre, on joue l’authenticité en accrochant au mur une majestueuse ramure de cerf et on n'oublie pas de laisser entrer grand la lumière. Pour les plus chanceux, l'installation d'un poêle à bois ou d'une cheminée permettra de donner une note cosy à la demeure.

dimanche 7 février 2016

Marseille, ville des fleurs.

Marseille, encore Marseille, toujours Marseille ... hé oui, j'ai du mal à me défaire de la ville. En cette période de l'année la nature de chez moi n'est que peu palpitante et l'absence cruelle de neige ne rend ni beau, ni vilain le paysage. Alors pourquoi pas se tourner un peu vers la mer, les Calanques et les parcs de la cité phocéenne qui possède mille visages ? Cet article est réalisé dans la même optique que celui sur Nice publié il y a peu.

PB060426Pour la peine j'aimerai mettre à l'honneur les fleurs à la fête. On ne le croirait pas comme ça mais Marseille est la ville des fleurs et pour bien des raisons.

Les kiosques à fleurs
Ils se trouvent le long de l'avenue du Prado ont un charme tout particulier. Ils abritent chacun un petit fleuriste qui chaque matin pendant le marché jusqu'à dans l'après midi s'ouvre pour vendre une multitude de fleurs. Parmi celles-ci on peut trouver cette véronique en épis issue de l'horticulture qui n'a plus grand chose à voir avec notre véronique en épis sauvage (Veronica spicata) et que nous avons eu la chance de voir dans son milieu naturel au mont Granier.

À savoir, ici il s'agit de la variété Veronica spicata 'Erika' dont le nom fait référence aux bruyères en raison des fleurs rosesqu'elle porte. C'est une arbustive résistante qui est commune dans les jardins de ville du sud de la France. Elle aime le soleil et peut faire plus d'un mètre.

Les marchés aux fleurs
On en trouve dans toute la ville et dans toutes les rues. Pour en faire la liste rapide on peut parler de celui de la Canebière et du vieux port le mardi et le samedi matin, celui de la belle de mai le jeudi, mais mon préféré est celui du samedi matin sur le Prado. On y trouve énormément d'exposant, beaucoup de très fleurs mais aussi des oliviers, des citronniers et des orangers en pot. Bref, c'est une bonne dose de couleur et de Méditerranée à s'administrer sans modération.

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Le parc du 26e centenaire
Voilà un parc de Marseille où on peut être sûr de trouver tout au long de l'année des fleurs en abondance. Certaines zones sont à privilégier comme le jardin australien ou le jardin oriental. Il a été réalisé pour le 2600e anniversaire de la ville. Autre sa superbe oasis on peut rencontrer toute une basse cour en liberté et de belles fleurs comme l'éternelle véronique en épi, la myrte ou encore la terrible plante cruelle, l'Araujia sericifera.

 

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L'orchis géant
Il porte le nom scientifique d'Himantoglossum robertianum. Cette orchidée est réputée pour être la première de l'année à fleurir. C'est une bonne indicatrice dans les variations climatiques. En effet plus il fait chaud et plus elle tend à remonter le long du Rhône si bien que désormais dans l'Ain. Très robuste et grande, elle fleurit de janvier à avril dans les zones méditerranéennes. On la rencontre dans certaines Calanques mais aussi dans les jardins de ville et chez les particuliers.

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Le quartier du Panier
Le Panier est un vieux quartier de Marseille assez réputé et qui a connu d'importants aménagements. Désormais il n'est plus insalubre mais très touristique. Il a toute fois su garder un côté authentique grâce à ses couleurs et à ses rues étroites. C'est aussi le quartier préféré des artistes qui s'y donnent à coeur joie mais également celui des fleurs. De nombreux bords de fenêtres et pas de portes sont ornés de végétation et ça vaut le détours.

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Le jardinier Marseillais
Bon j'avoue, cette merveille là je la garde pour moi ! Plus sérieusement il y a fort à voir sur Marseille. Par exemple le 14-15 février nous aurons le plaisir de participer au 9e Salon International de l’Orchidée & Co à Bouc Bel Air où l'on rencontre quelques unes des plus belles orchidées qu'il soit et en avril, nous serons sûrement sur le cours Julien où sont organisées les "Journées des plantes et des jardins de Marseille".
Un programme chargé en somme.

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jeudi 4 février 2016

Tableau de récolte 2015 - Prévision 2016 ?

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J'ai été plein d'entrain et d'envie en 2015. J'ai bien fait mes devoirs et j'ai remplit avec application mon journal de cueillettes dans l'ouvrage "Les carnets du Cueilleur de Champignons" que vous pouvez retrouver chez Artémis et que je vous recommande vivement, c'est juste super pratique et très utile. Parmi les nouveaux axes en cette année 2015 passée : la référence n'est plus le défunt "Club des Cèpe" mais le forum Tachenon qui s'anonce et a été plein de promesse même si j'y suis peu appliqué depusi quelques mois. La création d'une base de donnée sur les morilles que je trouve est en bonne voit mais il faudra attendre quelques années pour avoir des chiffres parlants. Et puis il y a le retour assidu au carnet et le début de l'aventure Myceliane.

Les relevés concernent les communes du Voironais-Chareteuse en Isère.

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Janvier et Février :
Il y a eu des neiges plutôt importantes qui entre janvier et février ont empêchées ou du moins, ralenties les sorties mycologiques qui n'ont pas été du tout prolixes. Froid tenace.

Mars :
Températures variables, grosses pluies, sols saturés en eau. Du début du mois j'usqu'à son milieu belles chaleurs puis jusqu'à la fin précipitations froides accompagnées de gel.

30/03/15 : 75% de visibilité de la Lune, T entre 9°C et 15°C,
une poignée de pézizes veinées (Disciotis venisa) soit 7 ou 8 specimens.
31/03/15 : 83% de visibilité de la Lune, T entre 9°C et 16°C,
4 grosses poignées d'oreilles de Judas (Auricularia auricularia Judae) soit 300 gr.

Avril :
Temépratures légères en début de mois et proches du zéros (avec des grands écarts) puis petite remontée, encore quelques gelées. Augmentation rapide des températures sur la fin du mois, peu de pluie et découvertes de morilles séchées par le temps.

06/04/15 : 96% de visibilité de la Lune, T entre -1°C et 9°C,
6 morilles coniques (Morchella conica) de taille moyenne.
08/04/15 : 89% de visibilité de la Lune, T entre -1°C et 19°C,
1 grosse morille conique (Morchella conica) et 3 petites morilles communes (Morchella esculenta).
09/04/15 : 81% de visibilité de la Lune, T entre 0°C et 18°C,
21 morilles coniques  (Morchella conica), 3 pézizes (Disciotis venisa),
1 hygrophore de Mars (Hydrophoruq marzuolus).
13/04/15 : 41% de visibilité de la Lune, T entre 04°C et 22°C,
1 petite morille conique (Morchella esculenta) et 3 pézizes veinées (Disciotis venisa).

Mai :
Pas de sorties car le travail est trop prenant.

Juin et Juillet
Là aussi pas de sortie à cause du travail de nuit. À savoir que quelques belles trouvailles ont été faites à la maison avec 6-7 truffes d'été (Tuber aestivum) mais pas plus. Plus de feuilles sur les lieux de récoltes des truffes, cela expliquerait peut être leur quasi absence.

Août :
Peu d'activité toujours pour les mêmes raisons. Mois assez chaud avec quelques ondées rafaraîchissantes, températures entre 7°C min et 33°C max. Pluie un peu avec max 10 cm d'averses.

26/08/15 : 81% de visibilité de la Lune, T entre 9°C et 21°C,
une poignée de girolles amétystes (Cantharellus ametyste).
27/08/15 : 89% de visibilité de la Lune, T entre 12°C et 28°C,
3 cèpes de Bordeaux (Boletus edulis) et quelques chanterelles en tube (Cantharellus tubeaformis).

Septembre :
Le mois a été marqué par des températures assez fraîches, avec une alternance de périodes sèches et calmes et de périodes humides et agîtées. L'ensolleillement a été proche de la normale.

13/09/15 : 0% de visibilité de la Lune, T entre 15°C et 25°C,
un demi panier de trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides) et de pieds de moutons
(Hydnum repandum) et quelques girolles améthystes (Cantharellus amethysteus).
19/09/15 : 27% de visibilité de la Lune, T entre 7°C et 19°C,
1 fond de panier de trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides), quelques girolles améthystes
(Cantharellus amethysteus) et une belle amanite des Césars (Amanita caesarea),
1 cèpe de Bordeaux (Boletus edulis), un panier de pieds de moutons (Hydnum repandum)
et de girolles améthystes (Cantharellus amethysteus), 4-5 columelles (Macrolepiota procera).
24/09/15 : 77% de visibilité de la Lune, T entre 4°C et 19°C,
une poignée d'oreilel de Judas (Auricularia auricularia Judae).
25/09/15 : 86% de visibilité de la Lune, T entre 3°C et 18°C,
4 cèpes de Bordeaux (Boletus edulis), 400gr de girolles améthystes (Cantharellus amethysteus),
de pieds de moutons (Hydnum repandum) et de chanterelles en tube (Cantharellus tubeaformis)
et quelques columelles (Macrolepiota procera).
29/09/15 : 99% de visibilité de la Lune, T entre 5°C et 18°C,
3 pleurotes du Panicaut (Pleurotus eryngii), à confirmer.
30/09/15 : 95% de visibilité de la Lune, T entre 5°C et 18°C,
5 columelles (Macrolepiote procera).

Octobre
Frais globalement, mais avec un bel été indien malgré des températures déficitaires. Dans les Alpes elles ont été de saison voire légérement en augmentation. Mois peu pluvieux. Bon ensoleillement.

01/10/15 : 88% de visibilité de la Lune, T entre 6°C et 18°C,
quelques pieds de moutons (Hydnum repandum) et chanterelles en tube
(Cantharellus tubaeformis) et 200 gr de girolles améthystes (Cantharellus amethysteus),
3 columelles (Macrolepiota procera) et quelques lactaires délicieux (Lactarius deliciosus).
08/10/15 : 21% de visibilité de la Lune, T entre 6°C et 15°C,
10 columelles (Macrolepiota procera) , 2 cèpes de Bordeaux (Boletus edulis),
1 kg de chanterelles en tube (Cantharellus tubeaformis), quelques pieds de moutons
(Hydnum repandum) et girolles améthystes (Cantharellus amethysteus).
18/10/15 : 22% de visibilité de la Lune, T entre 6°Cet 12°C,
2 cèpes de Bordeaux (Boletus edulis), un peu de girolles améthystes
(Cantharellus amethysteus), 3 lactaires délicieux (Lactarius deliciosus),
2 bolets baies (Boletus badius), 500gr de chanterelles en tube
(Cantharellus tubaeformis) et quelques pieds de moutons (Hydnum repandum).
21/10/15 : 52% de visibilité de la Lune, T entre 6°C et 10°C,
quelques pieds de moutons (Hydnum repandum) et grosses girolles améthystes
(Cantharellus amethysteus), un gros panier de trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides).
22/10/15 : 62% de visibilité de la Lune, T entre 2°C et 12°C,
2 cèpes de Bordeaux (Boletus edulis), 2 bolets baies (Boletus badius),
quelques beaux lactaires délicieux (Lactarius deliciosus), un panier de chanterelles en tube
(Cantharellus tubaeformis), un peu de  girolles améthystes (Cantharellus amethysteus).
et pas mal de laccaires améthystes (Laccaria amethystina).
27/10/15 : 100% de visibilité de la Lune, T entre 11°C et 16°C,
un demi-panier de trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides),
2 pieds de moutons (Hydnum repandum), une vingtaine chanterelles en tube
(Cantharellus tubaeformis), 1 grosse girolles améthystes (Cantharellus amethysteus).

Novembre et Décembre
Pas de sorties.

Et les prévisions ?

Cette année elles sont compliquées. Pas ou peu de neige, des morilles qui sortent déjà ça et là depuis la fin décembre, des hygrophores et des morillons en Haute Savoie en janvier et des cèpes dans les Landes début février ... décidément on est pas prés de savoir avec fiabilité de quoi sera faite l'année mycologique 2016.

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lundi 1 février 2016

Les jardins de Nice.

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Petit weekend dans la ville d'origine de mon bien-aimé : Nice. Comme vous avez pu le remarquer je suis cet hiver axée sur la mer. Pas de panique, très bientôt je ferrai la part belle à nos montagnes et à nos forêts. Pour ce faire je me suis enfin équipée d'un tout nouvel appareil photo, un magnifique Sony qui semble plein de promesses. Pour le moment j'en suis assez satisfaite et j'attends patiemment de pouvoir le tester pour les futurs articles.

 

I) Le jardin du monastère Cimiez.

Anciennement propriété du monastère du même nom, le jardin de Cimiez est un petit parc de ville où l'on trouve en abondance des fleurs. Les massifs colorés sont fournis et les espèces florales très vairées. Parmi celles-ci figure une sauge horticole, la sauge de Graham (Salvia grahamii) qui est très populaire chez les jardiniers.

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La roseraie de Cimiez.

Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi les mariés apprécient de faire leurs photos de mariage dans ce jardin. Dans la longue tradition des jardins de monastères, il est d'usage d'installer une roseraie. Celle-ci sans être très grande est particulièrement bien fournie en roses anciennes aux nombreux pétales et au parfum lourd et suave.

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Le potager du monastère.

La bâtisse du monastère est occupée depuis les années 1500 et abrite une communauté de Franciscains. Jusqu'à peu, les parterres étaient un vaste potager qui permettait au moines à subvenir à leurs besoins. Les allées ombragées étaient destinées à la contemplation et les quelques fleurs aux cérémonies religieuses.

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L'église Notre-Dame de l'Assomption.

Accolée à l'ensemble, on trouve l'église de Notre-Dame de l'Assomption. Son style est particulier et détonne avec le reste des bâtiments. Elle connue le passage de nombreux rois et reines qui firent de cette colline pendant l'Antiquité et le Moyen Âge un lieu de villégiature en raison de la superbe vue qu'elle offre sur les alentours.

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Les jardins à la française.

C'est un jardin très traditionnel où architecture et végétation sont mêlées. Les coupes sont droites et nettes et laissent place à l'observation de l'horizon. Il n'y a peu que de place pour les buissons fleuris. Le buis en taupinière y est mettre et délimite les espaces destinés au minéral et aux fontaines. Tout y est symétrique.

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II) Le jardin des Arènes.

Non loin du premier jardin, se trouve toute une série de ruines. Celles-ci sont datées de l'Antiquité et comportent de nombreux bâtiments dont certains n'ont pu être mis à jour en raison des fragiles habitations aux alentours. C'est là que s'étend le jardin des arènes, composé de milliers d'oliviers centenaires et de vertes pelouses.

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L'arbre à gentiane (Solanum rantonetii).

Dans le parc on rencontre cette très belle plante aux fleurs violines et aux petits fruits jaunes et brillants. Ce joli solanum est toxique mais s'acclimate bien aux zones ayant un climat doux et où les températures ne descendent pas en dessous de 5°C. Il est facile d'entretient, peu exigeant, demande peu d'eau et raffole du soleil.

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III) La coulée verte.

Elle est toute récente. Ce long jardin remplace un ensemble de bâtiments et de parkings qui étaient peu esthétiques, défraîchis voire complètement abandonnés. La dépollution et l'aménagement des sols ont été longs mais ont payé. Désormais les habitants disposent d'un superbe parc agrémenté d'orangers et de palmiers.

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Les orangers de Nice.

Les agrumes ont la vie belle à Nice. La ville n'est pas loin de Menton et dans la culture locale, les agrumes tiennent une grande place. Les orangers, les clémentiniers ou encore les citronniers sont courants et même utilisés pour végétaliser les rues et les places ce qui pour moi, petite isèroise de mon état, me semble incroyable.

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Une invitation au voyage.

Le parc est fractionné en plusieurs tableaux. Chacun d'entre eux est centré sur un continent et sur sa flore. C'est ainsi une bonne occasion de découvrir des espèces insolites, colorées et inconnues. Un "plateau aquatique" composé d'une surface d'eau miroitante réfléchissante et de jets d'embruns viennent compléter le tableau. 

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IV) Le manger niçois.

La cuisine niçoise est variée et atypique. Parmi les spécialités locales qui se sont rependues sur le territoire français on trouve le célèbre pain bania, la pissaladière, la soupe au pistou, la salade niçoise ou la fougasse. D'autres plats sont restés plus confidentiels comme les farcis, la socca, la trulle ou encore la pompe à huile.

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V) La promenade des anglais.

La promenade des anglais est une avenue qui longe le bord de la mer et les plages de galets. Elle tient son nom du fait qu'au 19e siècle elle n'était qu'un simple chemin peu large qui passait devant le quartier anglais. La communauté de celui-ci l'aménagea pour le rendre praticable. Aujourd'hui c'est la plus belle rue de la ville. 

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VI) Le parc de la colline du château.

Voilà un très beau parc tout en pentes et en descentes. À son sommet il est possible de dominer l'une des grandes cascades tout en admirant la vue que l'on peut avoir de la ville, des toits, de la mer mais aussi des goélands leucophés (Larus michahellis) barbotant dans l'eau claire et vive à quelques mètres des promeneurs.

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Le château.

Aujourd'hui il n'existe plus. Il s'agisait d'une place forte composée d'un château et de hauts remparts. Il est possible de voir au sommet de la colline les vestiges de ces constructions. Le château résistât à de nombreux assauts puis fût détruit en 1706 part les français quand la zone était sous l'influence des États de Savoie

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Les agaves d'Amériques (Agave americana).

Qu'elles soient marginées ou non, ce sont de belles plantes aux dimensions gigantesques.Originaires d'Amérique du Nord, elles se sont acclimatées à la région et poussent en abondance. Au bout de 10 à 15 ans une grande hampe florale apparaît. Elle disparaîtra après la fécondation ce qui conduira à la mort de l'agave.

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VII) Le quartier historique.

C'est bien simple, on se penserait en Italie. Les façades ont des murs colorés et biscornus, les rues sont étroites et petites, les volets de toutes les couleurs. Bref, le Vieux-Nice est plein de charme. La rue de l'Abbaye, la rue du Collet, la rue Droite et la rue du Malonat figurent parmi celles qui sont les plus fréquentées.

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Les commerces.

Le lieu est devenu très touristique et bien des boutiques n'ont plus rien de très traditionnel, néanmoins certaines ont su le rester ou du moins s'adapter. On trouve ainsi de petits bistrots bien sympathiques, des vendeurs d'olives et d'épices, des bars de caractères et même un marché traditionnel pour le bonheur des habitants.

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Le mot de la fin.

Voila 7 points qui je l'espère, vous donneront l'envie de découvrir la belle ville de Nice. Il y a bien d'autres endroits à voir, ne serait-ce que le jardin ethnobotanique logé à l'entrée de la ville, le carnaval et la fête des fleurs qui y sont incroyables, la multitude de musées d'art comme le musée Chagalle ou les plages de galets.

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jeudi 28 janvier 2016

La naissance d'une passion.

Souvenir de vacances en famille. Dans les ruine d'un vieux château, nous nous étions pris à rêver de dragons.

Aujourd'hui j'ai envie de vous présenter à travers quelques photos de famille un bout de la naissance de ma passion pour la nature avec cet article somme toute assez personnel. J'ai pu en parler brièvement dans cette interview ICI mais j'ai envie de la détailler un peu plus avec 2-3 anecdotes liées à mon enfance qui m'ont marquée et que je trouve amusantes. En passant votre souris sur les photos vous pourrez voir apparaître une légende.

Eté 1998, rentrée en CE1, chez ma grand mère.Une récole fantastique : aussi loin que je m'en souvienne, mes parents m'ont toujours emmenée en nature et pas qu'un peu. Ayant grandis en campagne, il était bien naturel pour eux de me faire partager comme leurs parents et leurs grands parents l'avaient fait pour eux le plaisir de la marche en nature et de la récolte de champignons. Toute petite déjà ils me portaient sur leur dos, parfois dans de longues randonnées en montagne en compagnie de mes oncles et de mes tantes, et on peut dire que cela m'a plutôt bien réussi. Mon père (avec moi sur la photo) me parlait et me parle encore parfois des récoltes incroyables de girolles qu'il pouvait faire avec son grand père dans les forêts de la Loire d'où il est originaire. Un après-midi de l'été 1999, nous avons eu la joie de revivre ces moments qu'il a pu connaître enfant en tombant littéralement sur un tapis de girolles. Nous n'avions pas de panier sous la main et nos sacs plastiques n'étaient pas assez grands et solides pour tout

Tous les plats de la cuisine ont été réquisitionnés.

ramasser en une seule fois. Après plusieurs allers-retours nous avons fini a bout du fameux tapis mais aussi de la "mè" (pétrin avec son couvercle, la madière, utilisés comme table) qui se retrouva couverte de jaune. Je ne vous parle pas du travail pour nettoyer ces montagnes de champignons et c'est avec une patience infinie que ma mère et ma grand-mère se mirent au travail pendant que nous couriations encore le bois. Cet épisode m'a énormément marquée et je crois, a été le déclencheur de ma passion pour la mycologie. Je ne crois pas avoir fait d'aussi belle récolte hormis 4 ou 5 ans plus tard avec des amis de la famille où nous avions trouvé une quantité pharaoïnique de trompettes de la mort qui avait fait le bonheur des 3 ou 4 familles que nous étions ce jour là à parcourir les bois. C'est un coin au quel nous nous rendons encore et qui, bien que moins prolixe depuis la grande coupe de bois, nous donne toujours de quoi remplir notre panier et partager avec nos proches.

Je n'étais pas toujours très sage.

Les robes de fougères : j'ai toujours eu une bonne mémoire (quoi que ça dépend pour quoi). De ce fait je me souviens très bien de la journée où a été prise cette photo ou du moins, de certaines brides de celle-ci. Nous étions dans la forêt proche de chez ma grand mère au Sacré Coeur, une place ouverte au pied d'une sapineraie où se trouve une petite tour à la quelle on peut monter par un escalier très escarpé et au sommet de la quel se trouve Jésus dans la représentation que l'on en fait pour symboliser la Dévotion (et de la quelle on a une vue incroyable). Au pied de cet intrigant édifice se trouve en abondance des framboisiers et des fougères. C'est là qu'une de mes tantes me confectionna ma première robe de fougère. Toute ma petite enfance et même jusqu'à la fin de l'adolescence, j'ai prit plaisir à me costumer de la sorte en ayant parfois pour chapeau une grosse feuille de pétasite. Les fougères aigles et les fougères mâles poussent en abondance dans les collines de mon Isère et j'ai pu avoir tout le matériaux nécessaire pour expérimenter à loisir le stylisme végétal. Depuis, à chaque fois que je sens l'odeur d'une fougère fraîchement coupée, je ne peux pas m'empêcher de me remémorer cette épisode.

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Famille et amis au Sacré Cœur en 90.              Une de mes nombreuses créations.

Le retour aux racines : J'ai grandi dans la patrie de ma mère, l'Isère mais je reste attachée au pays de mon père, la Loire. Je ne connais que peux de choses de ce département si ce n'est par le récit des membres de ma famille. L'été de ma 6e ou de ma 5e, je ne sais plus très bien, nous sommes partis passer une semaine de

On les attendait toujours avec impatience.

vacances chez un cousin de la famille sur ce territoire inconnu et pourtant, au combien le notre. J'en garde un souvenir tenace mais doux. Comment oublier le maquis, les visages des grands oncles et des grandes tantes, les forêts de chênes aux branches tordues, les vallons creusés, les rivières claires où il fait bon se baigner, le plafond blanc de la chambre où patiement une multitude de moustiques attendaient la tombée de la nuit et la ferme des aïeux où sont conservés tous les souvenirs de ma famille paternelle ? J'ai toujours un peu de nostalgie à évoquer la Loire. Le temps du séjour nous sommes allés à Vulcania. Les fougères arborescentes m'ont tout simplement fascinées, tout autant que le film en 3D sur la fin des mammouths, la salle d'astronomie avec son ciel étoilé et le sol de la chambre magmatique semblable à un torrent de la lave en fusion, mais ce sont les ballades en nature dont je me souviens le mieux. Partis tous les 5 dans la voiture familliale, nous avons pu parcourir le pays et voir les chèvres blanches qu'enfant mon père gardais pendant les vacance avec son grand père, la place où mes grands-parents dansaient au bal musette dans leur jeunesse (et où une partie de leur histoire s'est écrite) et caresser la biche apprivoisée de Natural Parc.

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Avec mes frères, nous étions ébahis par cette biche.               Promenade avec mon deuxième frère.

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À côté de la formidable ville de Mèze se trouve le musée des dinosaures
qui abrite de nombreuses merveilles mais aussi plusieurs sites de fouilles.
Je crois que le lieu nous a marqué pour des décennies car c'est là qu'est née
ma passion et celle de l'un de mes frangins pour les dinosaures et en particulier
pour les vélocéraptors après un visionnage intensif de Jurassic Park 2.

 

DSC00371J'aurais également aimé parler de la cascade aux fées, des sorties avec ma cousine, du fait qu'avec mes cousins nous partageons le même amour pour la nature et de bien d'autres choses mais ça sera pour une prochaine fois. Cet article très personnel et pas forcement simple à écrire (parce qu'il touche à la famille et à l'enfance) a été motivé par le fait que je me sois replongée par hasard dans les photos de familles (une bonne partie de celles présentées ici m'étaient inconnues), par l'envie que j'ai de remercier les membres de ma famille qui ont fait ce que je suis aujourd'hui (et j'en oublie beaucoup à travers les quelques lignes), pour montrer au combien la nature est importante pour les enfants et à quel point elle peut leur assurer une enfance heureuse mais aussi, pour donner un petit bout de moi à ceux qui voudraient mieux me connaître. Ces quelques mots font échos à un article qui devrait paraître bientôt sur éveil et nature et qui doit présenter une série de témoignages sur l'éducation à la nature. Vous pourrez y retrouver le mien en version beaucoup plus courte. J'espère que ce petit texte vous aura plut, n'hésitez pas à me faire part de vos expériences dans les commentaires, j'aurais grand plaisir à les lire.

Si vous êtes fan de récits de vie, d'enfance et de nature mais aussi de photographie animale, d'environnement et de rapaces noctures, je vous invite à lire l'article de Thomas ICI et plus globalement à visiter son site Nature de chez nous qui est drôlement chouette (et c'est le cas de le dire) !

J'étais déjà attirée par les plantes sans le savoir.

lundi 25 janvier 2016

Sortie dans les Calanques 8.

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 La Calanque Sugiton fait partie d'une ensemble de Calanques accessibles depuis l'université de Luminy. Il est possible d'arriver par son entrée en transport en commun. Le chemin est raide par endroits mais si l'on suit bien les indication il n'y a pas de risques de tomber ou de se perdre. L'endroit est très beau et vaut le détour. Il ferra l'objet de plusieurs sorties en 2016 avec mon nouvel appareil photo qui devrait arriver prochainement. 

 

Lacentaurée fausse chicorée  (Cheirolophus intybaceus).

C'est une plante plutôt rare que l'on trouve dans les départements de bords de mer sur les falaises rocheuses comme le Var, les Bouches du Rhône, l'Aude ou encore les Pyrénées orientales. Le centre de l'inflorescence est composé de fleurs hermaphrodites alors que l'extérieur se trouve uniquement garni de fleurs femelles.

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La punaise du pin (Leptoglossus occidentalis).

Cette punaise appelée aussi punaise des pins vient, comme son nom l'indique, des Amériques et en particulier, d'Amérique du Nord. En Europe c'est une invasive qui fait du tort à la faune et à la flore sauvage. Elle est arrivée en occident par les bateaux transportant des résineux pour l'industrie du bois. Elle se nourrie des cônes et des graines de pins ce qui diminue le taux de productivité des arbres et le garde manger des oiseaux pendant l'hiver.

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Le pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus).

C'est un petit arbuste méditerranéen dont on tire artisanalement la célèbre térébenthine. Celle-ci est utilisée dans de nombreux produits comme les parfums, les peintures ou les vernis et même, autrefois, dans la pâtisserie. Le pistachier térébinthe était aussi utilisé, et cela dès l'Antiquité, en médecine. Les pastilles de sa résine étaient réputées pour soigner divers maux comme la bronchite et avec beaucoup moins de succès la tuberculose.

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Une question de différence.

Il n'est pas toujours simple de différencier les arbres de bords de mer (leur adaptation leur donne bien souvent des formes similaires). Les feuilles, les troncs et même parfois les fruits et les fleurs peuvent être très semblables. Voilà une image qui vous aidera peut être. En haut de ma paume il s'agît d'une feuille d'un petit nerprun alaterne (Rhamnus alaternu) et en bas, de celle d'une filaire à feuille étroite (Phillyrea angustifolia)

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Du côté des Opiliones : Mitopus morio.

 Ce faucheux appartient à la famille des arachnides et non des araignées qui sont néanmoins ses proches cousines. Il se rencontre un peu partout de juin à novembre. C'est un chasseur qui se nourrie aussi d'insectes morts. On le différencie de Phalangium opilio par l'absence d'épines marquées sur le corps et les pattes.

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La scabieuse à trois étamines (Scabiosa triandra).

On la trouve dans la calanques mais dans quelques autres régions de France : les Hautes-Alpes, le Var, la Haute-Vienne ou encore les Pyrénées Atlantiques. Les fleurs extérieurs de l'inflorescence sont très longues contrairement à celles du centre. Chez certains plantes les têtes fleuries peuvent être plus pâles.

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Le romarin officinal (Rosmarinus officinalis).

 Il est bien connu ! Dans nos assiettes, nos sachets d'infusions ou dans nos placards à épices, on ne peut pas le louper. Le romarin c'est un peu l'emblême de la cuisine méditerranéenne avec le citron, les poissons de roches, l'huile d'olive et les tomates confites. Elle fait le bonheur des apiculteurs et des abeilles car c'est une plantes très mellifère qui augmente la production de miel chez ces polinisateurs et qui lui donne de nombreuses vertus.

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La bugrane minuscule (Ononis minutissima).

On l'a nomme également à tort bugrane naine ou plus justement, bugrane très grêle. On la rencontre elle aussi dans les zones méditerranéennes, en particulier dans les zones calcaires et très ensoleillées du bord de mer. Bien que ses feuilles soient dentées elle n'est pas piquante et ne présentent pas de danger.

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L'aster à feuilles d'orpin (Galatella sedifolia).

 On la présente comme une plante des pelouses sèches, c'est à dire semblables aux steppes que l'on peut rencontrer dans les Andes ou les zones de pelouses rases abandonnées par l'Homme. On parle alors dans son cas de plante xérophyte, c'est à dire adaptée aux milieux secs à très secs comme celui des Calanques.

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Les épeires et compagnie.

 En langage vernaculaire c'est un nom donné à de très nombreuses espèces qui sont parfois très peu voire pas du tout apparentées ce qui rend parfois pas vraiment simple l'identification d'un spécimen. Ainsi dans cette classe on peut citer certaines Agalenatea, Gibbaranea, Argiope ou encore Larinioides pour faire court.

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L'arbousier commun (Arbutus unedo).

 On le trouve aussi bien en Méditerranée que dans les territoires orientaux. Son nom latin undeo : "un seul" a deux origines possibles. Il indiquerait soit que son goût (pourtant bon) ne pousse à n'en consommer qu'un seul, soit qu'il ne faut en consommerpas plus d'un si l'on ne veut pas tomber malade (risque de coliques).

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La mue de la cigale.

 La cygale suit un cycle plus ou moins long. Les adultes pondent leurs oeufs aux pieds des arbres. Les larves qui en sortent s'enfoncent dans le sol et y resteront quelques mois à 10 ans voire plus en fonctions des espèces et des hivers passés. Les larves se nourrissent des racines ce qui explique la forme de leurs pattes avant très proche de celle des pattes de la courtillère (Gryllotalpa gryllotalpa). Vient ensuite la mue d'où sortira un adulte.

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Le Chèvrefeuille des Baléares (Lonicera implexa).

 C'est un petit chèvrefeuille que l'on trouve en France en provence et contrairement à son cousin des bois (Lonicera periclymenum), ses fleurs sentent très peu. Il n'est pas très grand ni très massif mais on le ramarque aisément à ses feuilles ovoïdes qui en leur centre porte les fruits qui sont ronds, rouges et toxiques.

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L'argiope lobée (Argiope lobata).

Nommée aussi argiope soyeuse; c'est une grosse araignée facilement reconnaissable aux lobes marqués de son abdomen (du moins chez la femelle) dont le dessous ressemble au sol. Le mâle lui ne dépasse pas 8 mm et passe inaperçu. Assez paisible et pas bien farouche, elle possède une morsure très douloureuse si on est prit par l'envie de la titiller. C'est la plus grande des deux argiope que l'on trouve en France métropolitaine.

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La douceur de la mer.

 La mer se pratique tard sur Marseille. D'avril à octobre on peut se baigner et pour les moins frileux, c'est pratiquement toute l'année (à condition d''être bien équipé). Personnellement je préfère me contenter de tremper les pieds quand le soleil de novembre pointe le bout de son nez. N'oublions pas la pêche à l'ousrin qui bat son plein et qui se pratique en ce moment, ce qui entraîne quelques doigts gelés et de bonnes oursinades sur le port.

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À en perdre la tête.

 Ce scarabée n'a pas supporté les chaleurs de cet été. Il pourrait s'agir d'un grand capricorne du chêne (Cerambyx cerdo), un insecte particulièrement bien adapté au climat et au paysage des Calanques. On le reconnaît à sa grande taille, à sa couleur noire et à l'extrémité de ses élytres qui sont sur le bout teinté d'orange.

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Le ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis).

 On renonctre plusieurs espèces de cistes dans les Calanques. Pour les différencier on retient que pour le ciste de Montpellier les feuilles sont longues et étroites, les fleurs blanches et que les fruits sont des capsules comportant 5 ouvertures. Il est l'un des premiers arbrisseaux à s'intaller après un feu de forêt.

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Quelques mantes du Sud de la France.

 On compte 9 espèces de mantes en France et la plupart d'entre elles se rencontre dans le sud ou du moins, dans les régions de basse altitude. L'Ameles decolor est une petite mante qui se distingue difficilement dans les herbes sèches. Son abdomen gonflé indique qu'il s'agît d'une femelle qui ne va pas tarder à pondre.

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La mante religieuse (Mantis religiosa).

C'est la plus célèbre des mantes. On la reconnaît à sa grande taille (jusqu'à 8 cm) et aux deux tâches noires qui se trouvent à la base des ravisseuses, les deux pattes lui servant à attraper ses proies et qu'elle tient de manière fermée (ce qui lui a valu son nom). Introduite ne Asie et en Amérique, elle y fait des ravages.

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 Les femelles sont très grandes comparées aux mâles qui ne font pas plus de 2 à 3 cm. Les deux sexes peuvent voler et ont la capacité en fonction de leur milieu de prendre lentement la teinte de celui-ci. De ce fait on peut rencontrer des mantes religieuses vertes et d'autres brunes. C'est une très bonne chasseresse ayant une vision perçante, une grande rapidité d'attaque, un solide appétit et une paire de mandibules solide et efficace.

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Les chênes (Quercus).

Le chêne est l'essence la plus courante en France métropolitaine. On peut rencontrer de nombreuses essences de cette famille en bords de mer : le chêne vert (Quercus ilex), le chêne kermes (Quercus coccifera), le chêne pubescent (Quercus pubescens), le chêne liège (Quercus suber) mais pas de chêne rouvre (Quercus petraea) qui lui préfère les zones continentales voire montagneuses et qui est l'arbre le plus commun en France. 

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Le criquet à ailes bleues (Oedipoda caerulescens).

 Il n'est pas simple à voir du fait de son mimétisme (sa robe varie du gris au brun). C'est lors de ses longs sauts où il déploit ses ailes bleus qu'il devient plus facilement observable. Il n'est pas rare d'observer une mante religieuse entrain de dévorer ce beau criquet qui ne serait qu'une sous espèce d'Oedipoda fasciata.

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Le centranthe rouge (Centranthus ruber).

 Très populaire dans les jardins, c'est une plante indigène du sud de la France et du bassin méditerranéen. Très grande, elle se remarque par ses fleurs rouges, blanches ou roses nombreuses et de petites tailles qui forment une inflorescence importante. Elle aime la chaleur, les sols secs et ne craint pas la pollution. 

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Le Sympétrum de Fonscolombe (Sympetrum fonscolombii).

 Cette espèce offre tout un panel de couleurs. Si les imagos (adultes) sont rouges, les immatures peuvent tirer sur d'autres teintes, en particulier le jaune pour les mâles en devenir. Leurs yeux rouges massifs sont un bon moyen pour les identifier. Dans de très nombreux départements cette libellule est classée comme vulnérable.

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 La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 C'est une liane pouvant monter à 3 mètres de haut. On la trouve un peu partout dans le monde : au Mexique, dans le Centre de l'Afrique, en Asie et en Europe méridionale. Elle possède des fruits rouges brillants (mais toxiques) formant d'imposantes grappes. Elle fut longtemps employée en médecine populaire.

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L'inule visqueuse (Dittrichia viscosa).

 Chassée des parcs et des vergers, elle y est de nouveau la bienvenue. Celle-ci capte l'attention de nombreuses espèces de mouches et de guêpes parasites qui pondent leurs oeufs dans la plante et non plus dans les fleurs et les fruitiers dans les lieux dépourvus de sa présence. C'est une vraie auxiliaire pour le jardinier.

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En cours d'identification.

 

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La bruyère à nombreuses fleurs (Erica multiflora).

C'est l'une des seuls pour ne pas dire la seule bruyère présente en France à aimer ou du moins à tolérer les sols calcaires. De ce fait c'est la seule de toutes celles que comporte la famille des Ericaceae à pouvoir pousser de manière naturelle dans les Calanques. Sa floraison est très prolongée et se termine en décembre.

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La Globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 C'est une plante phare de la flore des bords de la Méditerranée et en particulier, de la garrigue. Elle forme des buissons bleus massifs et imposants que l'on peut observer de novembre à mai. Autrefois on l'employait comme purgatif mais celui-ci pouvait très voire trop puissant et entraîner de graves empoisonnements.

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Le genévrier de Phénicie (Juniperus phoenice).

 Lui aussi est originaire de ce milieu méditerranéen. Il peut atteindre 8 mètres de haut et résiste aux embruns, aux sols pauvres, calcaires et rocailleux, au manque d'eau, aux fortes et basses températures (de +45°C à - 28°C) et à la haute altitude (jusqu'à 1800 mètres d'altitude). Bref, c'est un arbuste qui s'aclimate un peu partout.

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L'orpin de Nice (Sedum sediforme).

 On le rencontre jusqu'au centre de la France. Il aime les milieux pierreux, les roches, les falaises ou encore les éboulis où il y pousse très rapidement. Il fleurit en formant de grandes hampes florales jaunes ou blanchâtres de juin à août. Il est très commun et n'est pas propre à Nice contrairement au nom qu'il porte.

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Le pin maritime (Pinus pinaster).

 C'est un arbre très commun sur les côtes françaises. Il a été planté de manière massive pour assainir les zones considérées comme insalubres ou inutilisables par l'Homme, l'exemple le plus connu étant les zones marécageuses des Landes ou les dunes des bords de mer. Grâce à lui des villes entières ont pu émerger.

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Le fond des Calanques.

 Les fonds marins des Calanques sont comme les Calanques elles-mêmes protégés car ils font partie intégrante du parc naturel. Dans ceux-ci on peut trouver la telinne (Tellina tenuis), la moule (Mytulus edulis), le nigorneau (Littoria littorea), l'amande de mer (Glycymeris glycymeris) ou encore le pétoncle large (Pectunculus glycymeris).

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Les vrais chardons (Carduus).

 Dans cette famille ont trouve un grand nombre de chardons dont une partie qui peut être observer dans le superbe cadre qu'est la Calanque de Sugiton. Néanmoins il ne faut pas oublier non plus le genre Cirsium, la famille des Cirses qui elles aussi ont le nom "de chardons" et qui sont très présentes dans ce milieu.

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Les germandrées (Teucrium).

Ces petits arbrisseaux sont, en ce moment, la grande passion de mon bien aimé (dont provient la plupart des photos). Elles sont typiques du bassin méditerranéen bien que l'on trouve ailleurs. Dans les jardins elles ont trouvé une place de choix en servant de couvre sol. Elles ont su séduire par leurs feuillages cendrés.

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Le paysage de Sugiton.

La crique que forme cette Calanque comporte plusieurs roches en partie immergés et qui chacun, portent chacun leur noms comme le torpilleur ou l'îlot. On y trouve également une grande quantité de roches tombées à la mer. Le dernier éboulement date de 2006 et, malheureusement, entraîna le décès d'un homme de 60 ans.

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En cours d'identification.

 

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La criste maritime  (Crithmum maritimum).

 C'est une plante protégée qui fait l'objet d'une réglementation pour la cueillette. Son goût est très iodé et parfois associé à celui de la carotte. On la rencontre presque essentiellement sur les falaises et les roches de bords de mer. Ses feuilles sont très charnues, cette spécificité lui permet de conserver son eau.

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Qu'est-ce qu'une Calanque ?

 Pour faire simple, c'est une formation rocheuse très escarpée plongeant dans la mer. L'eau de mer et de pluie s'infiltrent dans la roche calcaire des falaises créant des failles profondes s'ouvrant parfois en d'étroites plages. Le terme plus global de Calanques sert également à désigner le massif marseillais du même nom.

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Le mot de la fin.

 Voilà une belle ballade que j'ai prit plaisir à partager avec vous. Un petit coucou au passage à nos compatriotes américains qui représente certains soirs 70 à 80 % des lecteurs du blog. C'est toujours agréable de voir que de nombreuses nationalités se retrouvent sur les pages de La Renarde des Alpes. Et merci à tous pour votre passage sur le blog, ce weekend vous avez été plus de 2200 visiteurs et ça aussi, c'est drôlement chouette.

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mercredi 13 janvier 2016

La maison des Parcs de la Montagne.

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Petit article qui ne sera pas visible pendant très longtemps, du moins pas avant vendredi soir. Canalblog rencontre quelques difficultés et sera en maintenance du 14 au 15 Janvier. Vous voilà prévenus ! Ce billet court est une rapide présentation de la Maison des Parcs de la Montagne de Chambéry qui nous a enchanté. J'ai pu m'y rendre deux fois ces 3 derniers mois et tester les diverses animations proposées au public gratuitement.

 

Un espace pour tous.

Voilà 400m² destinés à la découverte des montagnes. Films mais aussi animations sur maquettes, quizz, conférences et panneaux explicatifs sont là pour montrer aux petits et aux grands le fonctionnement des sols,
de l'écosystème, de l'urbanisation alpine, de la faune et de la flore mais aussi de la neige dans tous ses états.

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Quels en sont les acteurs ?

 Dans cet espace muséographique quatre structures distinctes sont représentés : le Parc naturel régional du massif des Bauges, le Parc naturel régional de Chartreuse, le Parc national de la Vanoise ainsi que le projet d'aménagement et de développement du Pays du Lac du Bourget. Des expositions temporaires sont aussi présentées dans la galerie Eurêka. Celle sur l'éléctricité, animée par une scientifique passionnée, était génial.

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Un passione, un sujet.

 Une grande variété de sujets sont traités ce qui permet de toucher un vaste public et d'intérrésser toute la famille ce qui est rarement évident. Sports, géologie, histoire, naturalisme ... il y en a pour tout les goûts. J'ai eu un petit coup de coeur pour la présentation sur les goitreux et le célèbre crétinisme alpin (le manque de sel).

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Le mot de la fin.

 Pour être court, c'est un article court. Si vous êtes tenté par l'aventure chambérienne et la comprehension d'une partie du massif alpin, mais aussi pour animée une après midi pluvieuse avec les enfants, la Maison des Parcs de Montagne vous est toute indiqué, en plus il y a une salle destinée aux tous petits qui est drôlement chouette. Pour avoir quelques informations complémentaires ça se passe sur le site de la maison juste ICI et ICI.

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lundi 11 janvier 2016

Sortie dans les Calanques 7.

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Voilà un grand article qui m'a prit bien du temps. La richesse de la faune et de la flore des Calanques et du mont St Cyr est exceptionnelle et il a été bien dur de choisir parmi les 876 photos les quelles garder pour vous faire un petit condensé de cette sortie (sans parler de l'incroyable paysage). Sur de nombreux clichés vous pouvez voir de petits papillons (zygènes). Je les présente un peu plus bas dans l'article. Si j'en parle en introduction c'est que ce jour là, c'est bien simple, il y en avait de partout ... mais vraiment de partout, au point qu'il était difficile parfois de photographier certains végétaux sans les inclurent dans la prise de vue. De ce fait vous allez beaucoup les voir. 

 

Scabieuse colombaire (Scabiosa colombaria).

Pas simple de faire la différence entre les knauties et les scabieuses, d'autant plus que certaines scabieuses sont devenues depuis peu dans la nouvelle classification des knauties. Pour exemple : scabieuse des champs = knautie des champs (Knautia arvensis). Ici il s'agît d'une scabieuse que l'on peut identifier par ses sépales.

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La globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 Elle est typique de méditerranée et plus particulièrement de la garrigue. Comme les bruyères et les ajoncs, elle fleurit plutôt pendant les mois froids (d'octobre à mai) ce qui nous changent bien des Alpes où à cette période peu de plantes peuvent se permettre la même fantaisie, à savoir former un joli buisson bleu au coeur de l'hiver.

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Le lierre grimpant (Hedera helix).

 Voilà une mal aimée. Le lierre grimpant n'est pas comme on le pense une plante qui se nourrit des arbres. Il s'en sert uniquement d'appuie pour capter le soleil. Il offre de nombreux avantages à leur hôte en limitant l'évaporation du tronc, en le solidifiant le bois fragile ou encore en le protégeant de nombreux parasites et prédateurs.

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L'héliotrope d'Europe (Heliotropium europaeum).

 C'est une plante commune que l'on rencontre sur de nombreux continents : en Eurasie et en Afrique. En dehors des éléments de détermination classiques, l'odeur fétide qui se dégage des feuilles froissées est un bon moyen de la reconnaître. Sa floraison est très longue et parfois peut se prolonger jusqu'à la mi-octobre.

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Le sumac des corroyeurs (Rhus coriaria).

 On le trouve un peu partout en méditerranée mais surtout dans les pays du Maghréb. Parfois confondu avec des espèces invasives comme l'ailante (Ailanthus altissima) ou le vinaigrier (Rhus typhina), il est surtout connu pour les épices que l'on en tire. On employait autrefois ses feuilles dans le travail des peaux animales.

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L'euphraise jaune (Odontites luteus).

 On la rencontre dans presque tout l'est de la France et ne fait l'objet de protection que dans le département de l'Alsace. C'est une plante de terrain sec qui se trouve couramment sur les sols pauvres. Ses fleurs jeunes forment dans la garrigue et le maquis de grands parterre dorés qui attirent de nombreux papillons.

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Le buplèvre arbustive (Bupleurum fruticosum).

 Cet Apiaceae est lui aussi typique du pourtour méditerranéen et il est l'une des rares plantes à bien résister aux embruns. Il attire les abeilles qui se délectent de son nectar odorant mais aussi toute sorte d'insectes gourmands. Habitué zones de friche  où le sol est sec et ensoleillé, il a gagné depuis peu sa place dans les jardins.

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La galle du Pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus).

 J'aime beaucoup cette galle en forme de main qui semble tenir la feuille. Elle est le fruit de toute une colonie de pucerons qui vive dans une déformation des tissus de la feuille. La feuille suite aux piqûres de ces insectes a formé une cavité solide qui produit un jus odorant et sucré dont les pucerons adorent se nourrir.

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La famille des Cicadidae.

 Ce sont nos chères cigales, celles qui ont fait battre le coeur des provençaux devant les films de Pagnol et qui désormais avec la hausse des températures montent peu à peu vers le nord de la France. Ainsi cet été on pouvait en entendre chanter quelques unes, comme depuis 4-5 ans, dans la ville de Grenoble !

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Le romarin officinal (Rosmarinus officinalis).

On ne peut pas parler du Sud sans parler du romarin ! C'est l'épice qui compose en majorité le régime méditerranéen qui était il y a encore peu très en vogue. C'est une plante aux mille vertus qui parfum la garrigue et qui de ses fleurs violines et pâles la colorent. Autrefois les nobles gens le consommait après les repas pour se rafraîchir l'aleine, surtout quand les festivités se terminaient par des promenades faites en charmante compagnie.

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La céphalaire blanche (Cephalaria leucantha).

 On ne le dirait pas comme ça, mais cette jolie fleur blanche appartient à la famille des Caprifoliaceae, tout comme c'est le cas des chèvrefeuilles, des centhrantes, des cardères, des valérianes et de leurs cousines les knauties. Elle peut se rencontrer dans les pelouses sèches, pierreuses, pentues et baignées de soleil.

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Prendre le large.

Parfois, il suffit de faire quelques pas pour être perdu en nature sans vraiment quitter la ville. La randonnée du mont St Cyr permet ce dépaysement, en particulier si on tente de le gravir en passant par le Parc de Bruyères. Facilement accessible par le bus, ce joli espace vert est relativement sauvage et laisse vite place aux calanques.

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 De ce fait en moins d'une heure de marche on se retrouve sur les hauteurs à regarder la ville de haut et à se dire que l'on vient de l'autre bout de celle-ci. Et puis on peut aussi prendre plaisir à dominer la mer qui ce jour là était comme à son habitude calme, à voir au loin le stade Vélodrome et à observe la frénésie de la métropole.

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L'olivier (Olea europaea L. subsp. europaea var. europaea).

 Quand on lit son nom scientifique (latanisé), on se dit qu'il est parfois bien plus simple de connaître la nom vernaculaire (commun), du moins pour certaines plantes. C'est à cet arbre que les civilisations grecs et romaines (et bien d'autres) doivent leur gloire passé et le rayonnement culture, économique et militaire qu'elles exercèrent à l'antiquité. En somme il fût un peu ce que le pétrole est à l'heure actuelle pour nos sociétés modernes.

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La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 Son nom vient de l'arabe "saras" : "plante épineuse" qui donna en espagnol "zarzaparrilla" et en portugais "salsaparilla " puis en français "salsepareille". Certains la connaissent grâce au dessin animé les schtroumpfs. Dans celui-ci la plante est leur plat favori et elle a même été le titre de l'un de leurs albums BD.

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L'inule visqueuse (Dittrichia viscosa).

 Pendant fort longtemps elle eu mauvaise réputation et fût malheureusement classée parmi les "mauvaises herbes". Aujourd'hui on redécouvre  son rôle bénéfique, en particulier dans la culture des oliviers qu'elle prémunit d'un grand nombre de parasites, en particulier de la mouche de l'olive (Bactrocera oleae). Cet insecte pond dans les olives ses oeufs qui donneront une larve vorace qui se nourrira du fruit. Cela entraîne la chute du rendement.

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La bruyère multiflore (Erica multiflora).

 Difficile de la louper en cette saison temps sa floraison est abondante et colorée. Cette plante de plein soleil se contente aussi du mi-ombre. On la trouve dans le sud de l'Europe, le nord de l'Afrique et l'ouest de l'Asie. Bien qu'elle est tendance à apprécier les sols neutres voir plutôt basiques, elle s'accomode très bien des sols calcaires des alentours de Marseille, du moment qu'elle est à l'abris du sel marin et des embruns de la mer.

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C'est un bel arbuste qui peut atteindre 80 à 100 centimètres de haut et qui parfois présente des fleurs un peu plus claires (hypochromie) ou au contraire très vives (hyperchromie). Attention à ce qu'elle n'ait pas les pieds dans l'eau, le terrible champignon Phytophthora pourrait parasiter sa racine et la faire rapidement péricliter.

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 C'est une plante nectarifère qui est précieuse pour les apiculteurs car à la période où elle fleurit, il n'y a pas grand chose pour nourrir les abeilles. Le miel de bruyère est assez recherché quoi que peu prisé en France.  L'Allemagne et les Pays de l'Est en font une grosse consommation pour les vertus médicinales qu'il aurait.

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Le ciste cotonneux (Cistus albidus). 

 Ce joli ciste porte bien son nom de cotonneux quand on voit l'aspect de ses feuilles douces et poilues. Elles lui ont aussi donné son surnom de ciste blanc qui est assez trompeur car il laisse penser que ses fleurs sont blanhes, hors elles sont d'un rose éclatant avec des pétales maculés et un coeur jaune vif.

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La punaise verte puante (Nezara virudula).

Pas chouette comme nom pour cette pauvre punaise mais tellement parlant ! Avec son rostre (trompe) elle perfore les végétaux pour se nourrir de leur sève. Elle a la particularité d'être facilement identifiable quand elle est juvénile et à la fâcheuse tendance dès son plus jeune âge a dégager une odeur nauséabonde pour se défendre des prédateurs, en particulier des fourmis qui peuvent représenter un danger pour elle et sa plante hôte.

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La plante des morts.

 L'immortelle commune (Helichrysum stoechas) tient son nom des anciennes coutumes mortuaires. On coiffait les défunts avec des couronnes de cette plante car elle était réputée apporter gloire et reconnaissance. J'aime beaucoup cette petite anecdote. C'est une plante protégée parfois encore ramassée pour les propriétés qu'elle aurait. À savoir, elle serait anti-inflammatoire, cholagogue, antibactérienne, antigfongique, antitussive etc.

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Le crache sang (Timarcha tenebricosa).

 Drôle de nom pour ce petit scarabée. Cela vient de la faculté qu'il a à faire suinter des articulations de ses pattes un liquide orangé tirant parfois sur le rouge qui a très mauvais goût et qui a l'avantage débecter ses prédateurs. Il régresse un peu partout en France de manière alarmante à cause des politiques de fauches abusives.

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Les cytises (Labrunum).

 Ces arbres à la floraison abondante et souvent jaune sont de véritables forteresses. Leurs grande taille et leurs longues épines les protègent de la plupart des herbivores terrestres, mais ils sont aussi très toxiques à cause du taux d'alcaloïde qu'ils contiennent et qui peu augmenter en présence de pollution de l'air et des sols.

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La centaurée rude (Centaurea aspera).

 Cette petite centaurée n'a pas l'air très accueillante aux premiers abords quand on voit son calice. Pourtant, les dents qui se trouvent à l'extrémité des bractées (elles sont au nombre de 3, 4 ou 5) sont inoffensives et bien pratiques pour l'identifier. Les sols pierreux et sableux, bien exposés au Soleil lui plaisent beaucoup.

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La psoralée bitumineuse (Bituminaria bituminosa).

 J'ai déjà eu l'occasion de vous parler ICI de cette drôle qui ne paye pas de mine. Il suffit de frotter ses feuilles et de sentir l'odeur de bitume et de pneu chaud qui s'en dégage pour comprendre l'attrait qu'elle suscite. On lui donne à ce titre les surnoms d'herbe à goudron ou de trèfle bitumeux bien qu'elle n'en soit pas un.

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Le bois Garou(pour attiser l'imaginaire).

 En voilà une belle plante qu'il ne faut peut être pas croiser par une nuit de plaine lune. Le daphné sainbois (Daphne gnidium) est aussi appelé daphné Garou, Sain-bois ou simplement Garou. Présent dans les lieux que l'on peut qualifier d'arrides, ses baies toxiques voire mortelles font le bonheur des petits oiseaux. 

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L'arbousier (Arbutus unedo).

 Il appartient à la famille des Ericaceae comme les bruyères. On le connaît plus souvent dans le sud sous le nom d'arbre aux fraises en raison de l'aspect de son fruit.Comme son nom l'indique il est préférable d'en manger pas plus d'un cru (cuit c'est excellent) si on ne veut pas prendre le risque de subir une vilaine colique.

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La zygène de la bruyère (Zygaena fausta).

 Le voilà ce fameux papillon qui semble avoir prit possession de toute la végétation environnante et qui semble même être un petit peu trop curieux ! Parmi les 27 espèces de zygènes présentes en France, elle est l'une sur la quelle on est le moins documenté. Ils sont très faciles à approcher de part leur vol lent et lourd.

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Leur couleur vive et voyante est un avertissement pour les prédateurs. En effet leur organisme contient toute une série de toxines et de produits virulents comme le cyanure qui les rendent parfaitement inconsommables. De se fait elles peuvent sortir tranquillement à la lumière du jour sans avoir grand chose à craindre.

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 Cette zygène assez commune se rencontre un peu partout en France et dans le sud est de l'Europe. Les chenilles se nourrissent de fagacées comme la cornille ou le gênet (mais aussi d'autres familles) puis se transforment en papillons aux alentours de juin. Elle ne fait pas l'objet de protection particulière en France.

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L'euphorbe characias (Euphorbia characias).

J'ai pendant quelques temps cru qu'il s'agissait d'une plante ornementale échappée en pleine nature car chez nous, elle fleurit de manière artificielle les parcs et les ronds points. Cette euphorbe pousse de manière spontanée et naturelle dans la garrigue. Comme toutes les plantes de cette famille elle est très toxique.

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Le fenouil commun (Foeniculum vulgare).

 Son parfum aromatique et anisé, ses fleurs jaunes et ses feuilles atypique ne trompent pas, il s'agît de ce que nous nommons parfois vulgairement du "fenouil sauvage". Il est l'un des hôtes principaux du machaon (Papilio machaon) dont l'impressionnante chenille en grignote les parties aériennes sans endommager le bulbe.

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L'ibéris à feuillesde lin (Iberis linifolia).

 C'est une très jolie fleur protégée dans toute la région PACA Elle fait d'ailleurs partie de la liste rouge des espèces menacées en France et à le statut de protection de vulnérable (VU). Elle apprécie les zones sèches, les rocailles calcaires et les éboulis. On peut la trouver à proximité de la mer comme en haute montagne.

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Les araignées crabes (Misumena vatia).

 Cette famille d'araignée (Thomisidae) se rencontre aux quatre coins du monde excepté dans les régions arctiques. Les individus qui la compose ont pour nom araignées crabes même si celui-ci est souvent donné à une espèce en particulier : la thomise variable que l'on peut voir si dessous en photo et qu ia une démarche de crabe.

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La Tarente du midi (Tarentola mauritanica).

 On a souvent tendance à croire que de nombreuses espèces réputées pour être exotiques ne sont pas présentes de manière naturelle en métropole. C'est pourtant le cas. On peut trouver ainsi des scorpions, des tarentules mais aussi comme ici des geckos propres à notre pays avec cette jolie espèce plutôt commune mais discrète.

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Le souci (Colias croceus).

 ll n'est pas question d'une fleur mais d'un papillon. Le soucis appartient à la famille des piérides dont de nombreuses espèces sont mal aimées en raison des dégâts que provoquent leurs chenilles dans les potagers. Son vol est très rapide et il est difficile de le saisir en photo. On le trouve partout en France, que ça soit sur les bords de mer jusqu'au dans le Nord en passant par les montagnes, parfois à plus de 2 200 mètres d'altitude !

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Le chêne kermès (Quercus coccifera).

 Ce petit arbuste est typique de la garrigue lui aussi. Contrairement à la plupart des chênes qui sont grands et massifs, celui-ci est raz et forme des buissons denses. S'il est aussi petit c'est pour résister aux vents puissants et aux embruns. Certains spécimens bien abrités peuvent atteindre 3 mètres. Je trouve que c'est une plante assez incroyable quand on sait que certains individus haut de 20 à 30 centimètres peuvent avoir 100 ans si ce n'est plus.

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Le criquet à ailes bleues (Oedipoda caerulescens).

On reconnaît se criquet (à ne pas confondre avec les sauterelles) a ses ailes bleues bordées de noires qui lorsqu'il saute donne l'impression de voir un papillon prendre son envole. La partie supérieur se colore en fonction de son environnement et peut tirer sur le marron, le jaune, le gris ou l'orangé. Il est graminivore.

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Le dimorphisme végétal.

 D'un point de vu biologique, le dimorphisme chez les plantes (mais aussi chez les autres règnes du vivant) se caractérise soit par la différence marquée d'un ou de plusieurs organes, soit par les différences qui sont propres à un individu et qui le différencient du reste de son espèce. Ici nous sommes dans le premier cas de figure.

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Galle de la laitue des vignes (Lactuca viminea).

 Voici un autre type de galle que l'on peut rencontrer cette fois-ci sur cette laitue sauvage. Elles sont le fruit d'un petit insecte que l'on peut voir en arrière plan sur la photo de droite et qui porte le nom de Timaspis phœnixopodos. Ces galles attirent d'autres insectes qui vont y pondre leurs œufs pour parasiter la larve qui s'y développe. Parmi ceux-ci on compte quelques guêpes prédatrices de la mouche de l’olive (Bactrocera oleae).

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La famille des Sedum.

 C'est celle des orpins dont il existe une multitude d'espèces. Ce sont des plantes grasses, particulièrement bien adaptées aux conditions extrêmes, qui peuvent stocker dans leurs feuilles une grande quantité d'eau. Ici il s'agît de l'orpin de Nice (Sedum sediforme) que l'on reconnaît à ses feuilles tubulaires géométriques.

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Le liseron Biscaye (Convolvulus cantabrica).

 Ce liseron n'est ni une plante grimpante ni une plante rampante ce qui n'est pas commun dans cette famille. À la différence des jeunes pousses, les feuilles et tiges les plus anciennes sont presque entièrement dénudées de pilosité. Les poils ont pour utilité chez les plantes de les protéger des insectes et des gros herbivores, de limiter l'action du froid et du gel ainsi que réduire l'évaporation d'eau et le dessèchement des tissus extérieur. 

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L'aconit napel (Aconitum napellus subsp. napellus).

 C'est l'une des plantes les plus toxiques d'Europe et avec l'ancolie, la plus toxique de France. Il n'existe pas d'antidote connu pour remédier à une consommation de ses alcaloïdes et 2 à 3 gr suffisent à entrainer la mort. Peut être est-ce pour cela qu'au Moyen Âge elle était classée parmi la liste des plantes liées à la magie noire.

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L’urosperme de Daléchamps (Urospermum dalechampii).

 C'est une plante méditerranéenne qui aime les friches et les terrains où la pierre abonde, où le sol est pauvre et où il est exposé en pleine lumière. L'extrémité de ses grandes capitules d'un joli jaune pâle est marquée de fins tracés noirs ce qui permet de rapidement l'identifier d'autant plus que peu de plantes de cette famille possèdent cette couleur. Les feuilles et les tiges sont souvent pubescentes (possèdent des poils fins et espacés).

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Le rosier des chiens (Rosa canina).

 Plus connu sous le nom de rosier des chiens, on pensait autrefois à tort que ses fleurs et fruits avaient la capacité de soigner la rage. Ses fruits peuvent se consommer en confiture quand ils sont égrainés et débarrassés de leurs poils urticants. Ces poils ont longtemps été utilisés pour la fabrication célèbre poil à gratter.

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La diplotaxis à feuilles étroites (Diplotaxis tenuifolia).

 Je fais partie de ceux qui préfèrent la nommer "fausse roquette jaune". Cette salade sauvage au goût piquant se plaît presque partout en France. On la trouve aussi bien dans les friches, les bords de chemins, les champs délaissés que dans les grandes villes ou au bord de la mer du moment que le sol est sec et pauvre.

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La verveine sauvage (Verbena officinalis).

 C'est une plante commune des friches qui a été pendant longtemps utilisée pour ses bienfaits astringents, diurétiques et ses propriétés anti-fièvre. Désormais sous le nom de verveine c'est surtout Aloysia citrodora qui est vendue (originaire du Pérou et du Chilli) et qui n'a pas forcément les mêmes propriétés médicinales. 

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L'aster à feuilles d'orpin (Galatella sedifolia).

 Cette grande aster est typique des pelouses sèches (que l'on nomme pelouses xériques). On la trouve en France uniquement dans les régions méditerranéennes.En effet pour c'épanouir la belle à besoin de beaucoup de soleil, d'un climat marin, de fortes températures, d'un sol peu acide, tendance argileuse mais sec et pauvre.

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Les germandrées (Teucrium).

 On compte environs 260 espèces dans ce sous grupe de la famille des liamacées. Ils sont à l'heure actuelle de plus en plus populaire dans les jardins ornementaux. Bien qu'elles ne soient pas inféodés au bassin méditerranéen, c'est là qu'elles sont les plus nombreuses. Certaines d'entres elles sont très rares et protégées.

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Les fougères des Calanques.

 Les fougères ne poussent pas que dans les bois.Voici quelques espèces plus ou moins rares que l'on peut rencontrer dans à Marseille : la doradille (Asplenium ceterach), le polypode austral (Polypodium cambricum), la capillaire de Montpellier (Adianthum capillusveneris) et la rue des murailles (Asplenium rutamuraria).

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 La chicorée amère (Cichorium intybus).

 C'est une plante sauvage à qui nous devons beaucoup de nos légumes et de nos salades. C'est à partir d'elle que sont nées par exemple les endives/chicons, les salades italiennes (Radicchio) et les chicorées à café. Les jeunes feuilles de cette salade sauvage sont recherchées pour leur tendresse, leur couleur et leur amertume.

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Les fourmis méditerranéennes.

 Cette fourmis en mauvaise position avec ce mâle tarente (Tarentola mauritanica) est une fourmis d'Argentine (Linepithema humile). Comme son nom l'indique elle provient d'Amérique du Sud. Cette espèce posséde le record de la plus grande colonie au monde. Sa supercolonie composée d'un nombre incalculable de fourmilières s'étend de l'Italie à l'Espagne. Il y a de fortes chances que cette défunte fourmis en faisait partie.

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Les graines pyrophytes.

 L'adjectif pyrophyte s'emploit pour désigner les plantes ou leurs parties végétales ayant une bonne résistance au feu et même parfois de celui-ci pour se développer ou pour germer. Elles sont un exemple étonnant de l'évolution mais sont aussi parfois responsables de la propagation des feux de forêt de par leurs propriétés pyrophiles.

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L'étage supraméditerrannéen.

Il se définit par la zone de culture de l'olivier (Olea europaea) et la présence de pins sylvestres (Pinus sylvestris) et de chênes pubescents (Quercus coccifera) en abondance. Il se place comme une zone intermédiaire entre l'étage méditerranéen et l'étage montagnard. On peut y rencontre facilement le genêt cendré (Genista cinerea).

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L’épine-vinette (Berberis vulgaris).

 C'est un arbuste qui a énormément souffert du 19e siècle jusqu'à il y a encore peu. Hôte d'un champignon parasite du blé et responsable de grande famine, la rouille noire (Puccinia graminis), il était systématiquement arraché et/ou coupé. Désormais il est un peu mieux considère, en partie grâce à ses fruits.

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L'hélianthème des Apennins (Helianthemum apenninum).

 C'est un petit arbrisseau protégé dans certaines régions de France. Très présente en Méditerranée, elle peut se trouver éloignée de la mer et monter assez hauts dans les pays du Nord et les montagnes bien qu'elle y soit rare. Les hautes altitudes ne lui font pas peur et on peut la croiser jusqu'à 1800 mètres. 

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Paysage incroyable !

 Belle vue n'est-ce pas ? À 610 mètres d'altitude, au sommet du mont, il est possible de voir presque d'un seul coup tout le bassin d'activité Marseillais, mais aussi les cultures de vigne de l'autre côte des Calanques, Aubagne, les bateaux de croisières et les cargos. La rupture entre ville et nature y semble plus que brutale.

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Le fragon faux houx (Ruscus aculeatus).

 C'est un joli arbuste que l'on croit souvent rattaché à la famille du houx en raison de ses baies toxiques rondes et rouges et de ses feuilles légèrement épineuses. En réalité il est plus plus proche de celles des asperges (lafamille des lilliaceae). Il fût utilisé autrefois dans les processions religieux et comme substitut aux objets du quotidien pendant la guerre comme grattoir, comme hérisson de ramonage ou encore comme balais.

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La scille d'automne (Prospero autumnale).

Cette jolie scille fleurit en d'août à octobre et se croise un peu partout en France hormis dans la moitié du Nord-Est. Elle aime les pelouses sèches et au sol pauvres en nutriments, de préférence dans les collines. Elle a besoin également de fortes chaleurs et de beaucoup de soleil. On la distingue par ses deux feuilles opposées.

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Les baies et les plaisirs.

 Dans la garrigues ont trouve quelques appétissantes baies ... du moins à la vue. La plupart des fruits dans les Calanques ne sont pas comestibles ou du moins, pas sans une bonne préparation. Dans le doute mieux vaut les laisser sauf si on et amateur de baies de genévrier commun (Juniperus communis) de la photo de gauche, ainsi que de celles de cet arbuste à droite qui semble être un amelanchier (Amelanchier ovalis).

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Les Calanques et le minéral.

 Les Calanques sont composées en grande partie de roche calcaire mais aussi de granite. Le calcaire est issu de dépôts de sédiments qui sont solubles dans l'eau alors que le granite vient des profondeurs de la terre, là où le magma refroidit lentement. Dur et compacte, il ne craint pas les assauts de la mer ni de la pluie. La rencontre entre ces deux roches si différentes explique le paysage atypique du bord de mer où se mêlent falaises et plages.

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Un paysage façonnée par le temps.

 Les hauts de St Cyr n'ont pas toujours été ce qu'ils sont aujourd'hui. L'augmentation des incendies et l'accroissement du pastoralisme (aujourd'hui disparu dans la région) ont été les deux principaux éléments qui ont façonné le lieu en détruisant tous les grands arbres typique de cet étage et que l'on pouvait trouver là.

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Le mot de la fin.

 Après 2 jours et une nuit à passer le nez dans mes livres, j'ai enfin réussi à sortir cet article. J'avais très envie de partager avec vous cette superbe sortie qui a été un émerveillement constant pour moi. J'ai rarement pu en une après midi découvrir autant d'espèces animales et végétales qui jusqu'à lors m'étais inconnues. Un vrai régale. Désormais l'objectif est d'y retourner pour y découvrir les rares gagées de Granatelli (Gagea granatelli).

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