mardi 10 mars 2015

Les premières morilles.

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C'est parti mon kiki !

Enfin le top est donné ! Les premières morilles ont été trouvées ! Oura ! Néanmoins ici il faudra encore attendre avant de dénicher quelquesbelels têtes blondes . Sur les forums (comme l'excellent Tachenon) ça fume fort ! Les clichés de morilles noires et communes commencent à accompagner les premières photos d'hygrophores de Mars. Alors pour bien se préparer voici quelques conseils :

- Les sites internet tu visiteras :

Et ils sont nombreux ! Entre les forums et la météo, on se perd vite. Alors pour faire simple voici une petite liste non exhaustive de ceux qui me sont fort utile : 
- On va chez l'ami Terra Morchellarum, mordu de champignon et grand connaisseur dont les billets sont précieux en infos.
- On se renseigne sur le temps en consultant le site de Météo France ou Météo Blue, pour voir l'évolution des courbes des températures et des précipitations.
- On suit avec attention l'évolution des frênes et en particulier quand ceux-ci bourgeonnent. En effet c'est à ce moment là que le glucose est libéré par l'arbre pour le plus grand plaisir des morilles. On va donc sur pollen.fr pour voir où en sont les frênes dans leur floraison.
- On va dans les archives de La Renarde glaner deux outrois infos : ICI, LA, PAR ICI et ENCORE LA.
- Enfin, on va s'informer et comprendre le biotope en passant chez Clergetblog et chez Permaforêt.

- Bien comme il faut tu t'équiperas :

- On consigne tout, ou du moins le plus possible par écrit sur le milieu où poussent les précieux champignons. Et si on ne sait pas trop comment s'y prendre on fonce acheter "Les carnets du Cueilleur de Champignons" de chez Artémis.
- D'un bon panier et d'un solide couteau tu t'équiperas, parce qu'avec ça on ne déconne pas. Un sac plastique abîme les champignons voire les rends toxiques et on ne sectionner pas mais on retirer proprement le carpophore sinon on peut endommager le mycélium. On favorise donc ÇA et ÇA... pis c'est tout !
- Dans les livres ton nez tu plongeras.
- Auprés du papy à casquette tu t'informeras (ou du moins ses migrations au bois tu suivras).
- Pour finir on respecte son environnement en ne piétinant pas les plantes, en ne coupant pas les champignons trop jeunes et/ou inconnus et surtout on ne pollue pas parce que bordel, la Nature ne mérite pas ça !

Voilà, bonne saison à tous, en particulier pour ceux où elle a déjà commencé !

 


Marseille : le parc de la Maison blanche.

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 Ce petit parc du XIXe siècle s'étend sur 5 hectares dans le 9e arrondissement de Marseille. Il abrite de nombreuses espèces d'arbres souvent tricentenaires mais aussi beaucoup d'oiseaux qui trouvent dans le coeur de la ville un havre de pays où se réfugier loin des voitures et des dangers de la cité.

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 Le pin de Wollemi (Wollemia nobilis) est un arbre extraordinaire. Connu que depuis 1994, il est originaire d'Australie. Cet l'unique et dernier représentant des  Araucariacées, une famille vieille de 200 millions d'années. Rares, le lieu de pousse des ses arbres est tenu secret. Dans le commerce c'est un tout autre son, la plante étant commercialisée à grande échelle. Les fonds obtenus sont utilisés pour sa sauvegarde.

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L’araucaria du Chili ou désespoir des singes (Araucaria araucana) est un autre arbre digne du temps des dinosaures. Il peut atteindre 40 mètres de haut. Les cônes femelles ressemblent... ressemblent... à rien ou à une grosse touffe de poil XD Ils apparaissent à la maturité sexuel de l'arbre, c'est à dire 25 ans !

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 Le séquoia à feuilles d'if (Sequoia sempervirens) est le plus grand des arbres au monde. Ce conifère nord américain peut atteindre 70 mètres mais il en existe des biens plus grands dont trois exemplaires dans les Rocheuses mesurant respectivement 113, 114 et 115 mètres de haut ! Leur espérance de vie est de 2000 ans. 

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 Le genévrier de Savin (Juniperus vulgaris) est un arbuste des montagnes d'Europe qui pousse à l'état sauvage entre 1000 et 3000 mètres d'altitude. Il mesure entre 1 et 4 mètres de haut et produit des belles baies bleues toxiques comme tout le reste de la plante. Chaque année il provoque de nombreux empoisonnements.

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Le callistermon pleureur ou rince bouteille (Callistemon laevis) est une plante originaire d'Australie et de Nouvelle Galles (c'est un hybride à l'otigine incertaine). Il peut atteindre 8 mètre de haut, aime les zones humides et fleurit parfois par ans ce qui est rare chez cette espèce. Ses longues étamines rouges caches les fleurs.

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 Le pin maritime (Pinus pinaster) est un grand arbre du pourtour méditerranéen (en zone calcaire) qui peut atteindre 30 mètres de haut. On l'a longtemps utilise pour assainir les zones marécageuses et insalubres. Sa croissance rapide (30 à 40 cm/an) en font un arbre de choix pour l'exploitation en sylviculture.

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 Les fleurs de nos jardins sont peu regardées et pourtant, elles sont bien précieuses. Souvent mellifères, elles égayent les plats de bandes, parfois se croquent, donnent des vins et des liqueurs délicieuses, ont de nombreuses vertus, sentent bon et annoncent le printemps... alors pourquoi s'en priver ?

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Le platane commun (Platanus x acerifolia) du parc de la Maison Blanche est incroyable ! Immense, il est plein de bizarreries. Certaines branches s'autogreffes, d'autres doivent être portées par des structures en bois pour ne pas souder sous leur poids. Perruches, merles, goélands, pies et corneilles y trouvent refuge.

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 Les arbres remarquables sont des vétérans du genre. On les reconnaît à leur taille, leur âge et/ou aux légendes qui y sont rattachées. Les critères sont variables d'une espèce à l'autre, le site des arbres remarquables explique par exemple qu'un if de 500 ans n'a rien d'exceptionnel, il n'en est pas de même pour un hêtre.

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 Le chêne vert (Quercus ilex) a des feuilles qui peut parfois entraîner la confusion avec le houx. Il a une très longue durée de vie et est l'undes arbres le plus présent sur le sol français. Il borde la Méditerranée et pousse dans les zones au climat semblable. Il sert avec le chêne pubescent et le chêne rouvre à la trufficulture.

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L'évolution des arbres face aux conditions climatiques actuelles est une grande interrogation chez les climatologues, les botanistes et les scientifiques. L'INRA et la structure européenne EVOLTREE regroupant plus de 20 laboratoires se sont donnés pour mission d'étudier ce phénomène.

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 Le canard de Barbaie (Cairina moschata) est originaire d'Amérique du Sud. Chez les mâles une extension rouge eu niveau du bec permet de les reconnaître ainsi que leur incapacité à voler en raison de leur poids. Calme et doux on peut facilement les approcher mais en cas de danger il hérisse une crête de plume sur sa tête.

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 Il pleut un peu, il fait gris... mais quel plaisir de se promener ! Le plan d'eau du parc et ses pelouses vertes sont tous trouvés pour pique-niquer en famille en ce début Mars. Hautes haies, allées d'herbes hautes (qui se balancent au grès du vent) et jeux d'enfants finissent de parfaire se petit coin bucolique.

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jeudi 5 mars 2015

Mon salon de l'agriculture.

 

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Du 21 février au 1er mars, à Paris, c'est déroulé le salon international de l'agriculture. Cette rencontre annuelle au coeur de la capitale réuni un grand nombre de visiteurs et est un rendez-vous incourtounable pour nos chers hommes politiques (et les quelques dindes miss en manque de popularité). Alors personnellement je ne suis jamais allée à cette foire (à lire dans les deux sens) mais l'envie ne m'en manque pas. Ici et là je lis des avis très négatifs sur celle-ci (ça pue, c'est cher, c'est une machine à fric, c'est pour les bobos) et d'autres très bons (c'est joli, on sait à quoi sa ressemble un pécore, on se croirait chez mamie Suzette) ... et la plupart du temps il faut le dire, ils sont très cons. Je dirais que d'un côté on ne peut que saluer le fait que cette manifestation permet aux citadins et en particulier aux enfants de voir de leurs yeux ce qui est un animal de ferme et l'agriculture, d'un autre on ne peut que déplorer la présence de grosses filiales comme Mac Do (WTF !?! même si je comprends leur présence). Bref, mon propos n'est pas là. De la médiatisation du salon (parce qu'à la TV et à la radio on n'y échappe pas), m'est venue l'idée de publier un article sur "Mon salon de l'agriculture" en présentant les diverses espèces animales de ferme que j'ai pu rencontrer et/ou qui font mon quotidien. Suivez le guide (bon contrairement au rassemblement parisien, je n'espère pas attirer 691 000 visiteurs).

 

Âne, mon ami :
Les ânes sont des animaux doux et intelligents, qui doivent leur réputation de bêtes têtues à leur détermination. Dés qu'ils perçoivent un danger, ceux-ci stop net jusqu'à être sûrs de ne plus rien risquer. Les ânes domestiques descendent tous des ânes sauvages originaires de la corne de l'Afrique. Leurs populations sont en baisse et la plupart d'entres eux sont proches de l'extinction.

P2280076L'âne de Provence :

Commun dans le Sud-Est, ce petit âne rustique peut parfois être confondu avec l'âne du Contentin (typique lui du Nord-Ouest) à cause de sa belle robe grise et la croix noire qui longe son dos. Depuis le XVe, il accompagne les moutons en transhumances dans le Dauphiné, la Basse-Provence et la Haute-Provence. Piètre monture, on charge sur son dos les agneaux trop petits ou trop faibles pour suivre le troupeau.

Calme et patient, aujourd'hui on le rencontre surtout chez les particuliers qui l'affectionne pour son bon caractère qui rend son dressage facile et, chez les professionnels de la randonnée. 

Durée de vie : 
35 à 45 ans, parfois plus.
(Ma grand-mère aurait connu un âne vieux de cent ans !).

Taille :
- pour les mâles : 120 à 135 cm.
- pour les femelles : 117 à 130 cm.

 

SAM_6684L'âne des Pyrénées :

Originaire de du Sud-Ouest de la France, c'est un des ânes les plus menacés en France. Plus petit que le Catalan, il est typique de la Gascogne et desPyrénée. Ayant la chance d'en rencontrer à la ferme de Lessart du conservatoire d'Aquitaine, j'ai pu constater que cette animal était taillé pour l'effort.

On comptais en 2013 environs 87 naissances ou du moins, 87 naissances déclarées, ce qui est une bonne nouvelle quand on sait qu'il reste environs 700 de ces ânes à travers la France et pas bien plus de part le monde hormis du côté de l'Espagne mais cela reste à confirmer. Là encore l'action des particuliers et des passionnés a été salutaire.

Durée de vie :
Là aussi 35 à 45 ans.

Taille :
- petit gabarit : 120 à 135 cm
- grand gabarit : 135 cm et plus

 

Le mot de la chèvre
La chèvre n'a pas toujours eu bonne presse. Ami des sorcières, son mâle le bouc incarne même l'ennemie suprême des inquisiteurs, le Diable. Les sorcières, paraît-il, en chevauchaient pour se rendre au Sabbat (instant occulimse hé hé). Mais je vous rassure, c'est une bien brave bête. Affectueuse et câline, la chèvre produit un lait digeste qui entre dans la composition de nombreux fromages.

SAM_6065La chèvre des Pyrénées :

Voilà une autre espèce rencontrée à la ferme de Leyssard. Ces superbes chèvres ont bien failli s'éteindre dans les années 80 (alors que l'espèce à plus de 5000 ans !). En 2010 on en dénombrait 3000. Depuis peu on les voit revenir dans le paysage local d'Aquitaine. Élevées dans des troupeaux en plein air, elles entretiennent le milieu en se déléctant de ronces et préservent ainsi de nombreuses espèces typique de la région.

Les mâles possèdent des cornes impressionnantes, pouvant avoir jusqu'à un mètre d'envergure ! Robustes, elles nécessitent peu d'attention hormis quelques carresses bien placées sur la croupe.

Durée de vie :
10 à 15 ans.

Taille :
environs 75 à 85cm au garot.

 

Les doux moutons :
Les moutons sont des animaux communs dans nos campagnes. Ils sont les descendants du mouflon (mais du quel ? il faudrait se pencher sur le côté des races de mouflons asiatiques). Longtemps l'élevage de ces bêtes fût réservé aux monastères, en particulier pour leur peau qui permet de réaliser les précieux parchemins.

P8300955Le mouton d'Ouessant :

Ce petit mouton breton n'est pas nain mais bien une espèce à part entière dont on ne connaît pas vraiment ses origines. On peut aisément l'identifier à ses cornes, sa petite taille, ses cornes et sa tête fine et saillante. Rare, lui aussi a bien failli disparaître. Rustique, ils sont doux et dociles, vivent en groupe sous l'autorité d'un mâle dominant et n'hésitent pas à fuir dès qu'ils sentent un danger.

Ce dernier est identifier aisément à l'aide de leur ouïe fine, leur odorat et leur bonne vue, héritage de leur ancêtre sauvage. Depuis 1976 une grande campagne est lancée pour sauver cette espèce. C'est chose faite depuis peu même si le nombre de têtes de bétail reste faible : tout au plus 5000. 

Durée de vie :
14 ans

Taille :
- mâle : 49 cm.
- femelle : 46 cm.

 

SAM_6405Le Mouton Sasi Ardi :

En voilà une espèce qui mériterait d'être connue ! Cette espèce typique du pays Basque a une jolie teinte ocre. Les agneaux naissant sont entièrement roux et prennent peu à peu leur couleur définitive. En France en 2013 on comptait 2500 de ces animaux (dont 2000 à la ferme Leyssart). Là aussi on se trouve devant des animaux rustiques vivants en pleine montagnes d'où son nom qui en basque signifie "brebis des broussailles".

Leur laine tombante n'est pas des plus simple a travailler et c'est surtout pour leur lait, leurs agneaux et leur viande que les brebis sont élevées. On l'a surnomme également brebis rousse.

Durée de vie :
environs 15 ans.

Taille :
- mâle : 65 à 70 cm.
- femelle : 60 à 65 cm.

 

SAM_7041Le mouton Île-de-France :

Cette race est l'une des plus communes en France parmi les 30 répertoriées sur le territoire. C'est une excellente race bouchère qui a une croissance rapide. Les brebis sont de très bonnes mères qui peuvent allaiter plusieurs petits à la fois. C'est aussi une espèce qui s'adapte facilement aux différents reliefs. On la retrouve ainsi dans les transhumances, dans les élevages intensifs et de plaine air, au sommet des montagnes ou dans les landes.

Son succès se conjugue à l'internationnal. Pour ne citer que quelques uns des pays à l'avoir adopter : l'Espagne, le Brésil, la Chine, la République Centre Africaine, l'Argentine ou encore l'Uruguay. Sa production est très encadrée.

Durée de vie :
17 ans.

Taille :
entre 59 et 61 cm.

 

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Le mouton landais :

Le mouton landais est l'une des espèces les plus ancienne de France ... et l'une des plus caractérielle (c'est du vécu !). Elle fût essentielle à l'économie des landes par la vente de sa viande et par son fumier. On garde en mémoire l'image de leurs bergers, dressés fiers sur leurs hautes échasses traversants les landes. 

Revenons à nos moutons. Rustiques, les brebis landaises on faillit s'éteindre en 1965 (il restait moins de 150 animaux). Aujourd'hui on compte 3000 têtes. Leur viande connaît un petit succès dans les filières courtes et on les emploie pour nettoyer les zones boisées ou laissés à l'abandon. es bons marcheurs ont les membres fins et élancés avec une toison très épaisse. 

Durée de vie :
15 ans.

Taille :
environs 60 cm.

Tout est bon dans le cochon :

S'il n'est pas l'embême de notre pays, il n'en demeure pas qu'il est celui de nos campagnes. Le cochon nommé porc est issu du sanglier de nos belles forêts. Comme lui, il raffole des glands, des racines et des tubercules. Et qui l'aurait cru ? Ce ne sont pas les gaulois qui rôtissaient entier le belle animal bien qu'ils l'eurent beaucoup apprécié mais les romains !

SAM_5929Le porc Gascon :

Nommé porc noir ou noir de Bigorre, c'est un animal qui n'a pas beaucoup évolué. Son aspect est proche du sanglier, ne serait-ce que par son poil noir dru mais ces grandes oreilles lui couvrant les yeuxrévéle son côté domestique. On doit la sauvegarde de l'espèce à une dizaine de truies et deux verrats retrouvés dans une petite exploitation. De croissance lente, le porc Gascon est élevé en semi-liberté ou en liberté où il se nourrit de glands et de racines.

Sa chair persillée et sa rareté font monter les prix et un cuissot peut se vendre au prix fort. Vigoureux et sociable, il s'adapte à toutes les conditions, en particulier à la chaleur mais ne craint pas non plus le froid voire la neige.

Durée de vie :
20 ans.

Poids :
- mâle : 350 kg.
- femelle : 250 kg.

Le cheval, fascination de l'Homme :

On ne trouve plus de chevaux sauvages ou du moins, d'espèces de chevaux sauvages comme on en trouvait il y a 30 000 ans. Ceux qui ont eu la chance de retrouver les grands espaces loin des hommes sont les descendants d'animaux domestiques. Aujourd'hui l'origine de leur domestication reste encore inconnue.

P5301924Le cheval comtois :

Ce cheval de trait massif originaire de Franche-Comté trouve ses origines dans l'époque romaine. Contrairement aux clichés véhiculés par les films et les reconstitutions historique, c'est ce chevalet non de grands étalons élancés qui servaient de montures aux chevaliers qui s'affrontaient dans les joutes ... on peut dire qu'ils n'avaient pas froid aux yeux.

Arrive l'invention de la poudre et des armes à feu. Les chevaux quittent les ferment où ils sont utilisés pour le laboure et pour débarder les bois. Les voilà embauchés dans les guerres Napoléoniennes à tirer les canons. Celles-ci auront de peu leur peau. Ce n'est qu'au 20e siècle que l'espèce retrouve une effectif stable.

Durée de vie :
30 ans.

Taille :
entre 1,50 m et 1,65 m.

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Le poney Pottok :

Ce petit poney Basque (dont il est l'emblême de la région) est une sacrée tête de mule. C'est la seule race équine à vivre encore en liberté en France métropolitaine, dans les ajoncs et les bois qui couvrent les Pyrénées. Autrefois on l'utilisait pour les petits travaux en moyenne montagne, là où il fallait emprunter d'étroits sentiers pour rejoindre les villages isolés.

On compte en France 6000 Pottoks, dont la plupart sont élevés en pleine air, ce qui les rends sauvages. Leur capture et leur marquage est l'occasion pour les éleveurs d'organiser de grandes manifestations, leur caractère et leur indépendance rendant leur approche complexe.

Durée de vie :
17 à 20ans.

Taille :
entre 1,20 et 1,30 m.

 

La vache, mère nourricière :

Depuis la nuit des temps l'Homme fréquente et représente les bovins. En Europe, c'est sur les parois des cavernes qu'ils apparaissent. Il s'agît de l'auroch, ancêtre de nos vaches et taureau. Animal robuste il a disparut aujourd'hui mais d'après les écrit, cet animal se rencontrait le plus souvent dans les marais et les épaisses forêts.

SAM_8437La vache tarentaise :

C'est sans conteste la reine des montagnes ! La tarine comme on aim l'appeler ici est une belle vache à la robe fauve et aux yeux noirs entourés de longs cils. Facile a élever et de bon caractère, elle est rustique mais productive. C'est une très vieille race qui fût même décrite par le romain Pline l'Ancien.

Innombrables en Savoie, ces petites vaches se démocratisent peu à peu dans toutes les Alpes puis dans les années 70 au Maghreb où leur robustesse en fond des animaux de choix. Encrée dans les montagnes, la race tarentaise entretiens les espaces alpins préservant ainsi de nombreuses espèces de plantes mais aussi d'animaux.

Durée de vie :
20 ans.

Taille :
- mâle : 140 - 145 cm.
- femelle : 130 - 135 cm.

 

P9120043La vache charolaise :

En voilà une belle bête. Longtemps élevé pour les travaux de trait, la charolaise ne l'est plus que pour sa viande et son lait. Une vache peut atteindre 1200 kg, un boeuf parfois plus de 2000 kg ! Originaire du Nord de Lyon, on la trouve partout en France et même en Angleterre ou aux États Unis où elle rencontre un grand succès au près des éleveurs.

Blanche ou crème, sa résistance lui permet d'affronter tous les milieux même si elle se plaît moins bien dans les zones de fortes chaleurs. Belle laitière, c'est la meilleure race productrice du pays. Bémol, les veaux sont si gros que souvent ils naissent par césarienne. Les jumeaux ne sont pas rares non plus.

Durée de vie :
25 ans.

Taille :
145 cm au garrot,
jusqu'à 155 cm pour les plus gros taureaux.

 

P5111169La vache Prim'Holstein :

C'est la championne des laitières ! Ses mamelles imposantes lui on value d'être la vache le plus courante dans les élevages industrielles car ses pies s'adaptent bien aux trayeuses mécaniques. Sa robe noire et blanche est désormais représentative de la vache en elle même et plus largement, du monde agricole et campagnard. De plus son lait est très riche en matières grasses ce qui permet la production de fromages et de beurres à grande échelle.

Apparut au début du XXe, elle tient son nom de ses ancêtres hollandaises venues... d'Amérique ! Mais ce n'est qu'en 1990 qu'elle prend son nom. On compte plus de 3.100.000 bêtes à travers l'Hexagone. 

Durée de vie :
20 ans.

Taille :
- femelle : 145 cm.
- mâle : 165 cm.

 

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La vache lourdaise :

Encore une qui est passée pas loin de disparaître pour de bon. En 2011 on comptait 220 de ses vaches, en 1990.... 27! Comme quoi il s'en est fallu de très peu, je dirais même mieux, d'un poil de boeuf ! Dans les année 80 il ne restait plus qu'un seul taureau reconnu pour faire de la monte .... bref une catastrophe mais aujourd'hui les choses vont un petit peu mieux.

Depuis peu, de grandes campagnes de pubs et de promotions sont montées pour faire connaître cette race typique de la région Midi-Pyrénée. La production s'oriente vers la production de veaux de lait en pleine air. Ceux-ci sont réputés pour leur grosseur, leur fine ossature et leur chair claire.

Durée de vie :
environs 20 ans.

Taille :
135 cm.

 

Les biens nommées gardiennes : les oies :
Les oies sont de oiseaux intelligents qu'il faut cependant surveiller quand elles sont laissées en pleine air au risque de les voir se perdre. Bonne à tout faire elle joue le rôle de chien de garde (on connaît tous l'histoire du Panthéon romain décrite par Pline), donne des oeufs et un très bon duvet et bien souvent, finie rôtie.

SAM_6557L'oie d'emben :

Espèce issue de l'oie cendrée, elle porte le nom de la ville allemande qui l'a vu naître. Très grande et gracile, de l'oie on peut parfois la confondre avec les cygnes quand elles se barbottent sur les plans d'eau d'où son surnom d'oie-cygne. On en compte de pure race environ 1000 dans le pays.

Cette espèce a été selectionnée selons trois critères, d'une part pour sa chair, d'une l'autre pour ses qualités de gardienne efficace et plutôt bruyante et enfin poir sa couleur blanche immaculée. Séléction après séléction elles ont perdu l'instant maternel et ce n'est que rarement qu'on peut les voir couver. Elles deviennent alors de très bonnes mères.

Durée de vie :
8 à 25 ans.

Poids :
4 à 8 kg.

 

    

Sources :

Web

http://www.salon-agriculture.com

http://www.haras-nationaux.fr

http://www.chevredespyrenees.org

http://www.mouton-ouessant.com

http://fr.wikipedia.org/wiki/Xaxi_Ardia

http://www.mouton-ile-de-france.com

http://www.racesaquitaine.fr

http://labbe.arue.over-blog.com

http://www.porc-noir-gascon.com

http://www.pierre-matayron.fr

http://www.hippologie.fr

http://www.chevalcomtois.com

http://www.race-tarentaise.com

http://www.lavache.com

http://www.midipyrenees.fr

http://volaillepoultry.chez.com

http://poulesetcie.com 

Ouvrages

"Le Bestiaire Fermier", Jean-Baptiste de Panafieu, éditions Plume de Carotte, 2011.

 

lundi 2 mars 2015

Chronique d'un jardin sous la neige.

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 Aller, tous au jardin ... oui mais sous la neige ! Le temps d'un après-midi on quitte ses pénates pour partir à la rencontre du petit peuple à plumes, celui qui s'égosille sous nos fenêtres à quémander du pain. L'hiver est la meilleure saison pour observer les oiseaux et les voir, à travers les branches nues, se jalouser le graillon !

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 Le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula) est un oiseau belliqueux qui défend son territoire avec vigueur. Qui l'aurait cru, cet oiseau peut vivre 18 ans ! Il est friand d'insectes et de petits invertébrés mais quand c'est la disette, il ne dédaigne pas croquer quelques baies ou graines. C'est un précieux allier du jardinier.

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Vous le reconnaissez ? Bien dissimulé par son plumage ? Il s'agît du faisan de Colchique (Phasianus colchicus) qui le mois dernier a eu la part belle dans l'article sur le jardin. Ce gros oiseau a été introduit au Moyen Âge en Europe pour le chasse. Il a trouvé refuge dans le jardin boisé dans la maison où il parade avec sa faisane.

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 L'hiver les esprits s'échauffe, faute de nourriture. Faisan de Colchide et pie bavarde (Pica pica) s'affrontent dans un duel silencieux sous le laurier amande (Prunus laurocerasus L.). Quelques graines, miettes de pain ou reste de repas disposés à terre dans un espace ouvert permet l'observation de nombreux et divers volatiles.

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 Grand corbeau (Corvus corax) de noir vêtu sur frêle branche de bouleau blanc (Betula verrucosa). Voilà un titre qui aurait inspiré bien des poètes à l'air du romantisme ou des cuisiniers en manque d'inspiration culinaire. L'un comme l'autre ont une charge symbolique très forte et sont utilisés en médecine avec plus ou moins de succès.

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 Prévertavait raison. Pour faire le portrait d'un oiseau il faut peindre en effet quelque chose de simple, de joli. Quelque chose d'utile et de beau, placer prés d'un arbre ou d'une forêt. Enfin, quelque chose au chant mélodieux peint dans une cage dont aura prit le soin de laisser la porte ouverte et dont on refermerai la porte avec le pinceau.

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 La mésange charbonnière (Parus major) est un oiseau charmant mais batailleur. C'est une grande consommatrice de vers et de pucerons. Installée dans les nichoirs des vergers, elle permet aux agriculteurs de diminuer leur utilisation en pesticides. Depuis 1981 elle est protégée sur tout le territoire français.

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 Les chats ne souffre pas autant qu'il le paraît du froid. Leur poil épais les protèges des baisses de température mais miauler à tout vas pour un coin de cheminée bien chaude est un luxe qui ne se refuse pas. Le manteau blanc est toujours là, insensible aux rayons du soleil mais ici et là perce quelques têtes blanches ... les perces neiges font leur entrée, mars est enfin là, le printemps ne serait tarder.

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mardi 24 février 2015

Sortie en foret 51.

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Nous voilà en piste (avec mon Chat) pour découvrir les joies de l'hiver. Les chutes de neiges ont été importantes au col des Mille Martyrs, plus d'un mètre par endroits ce qui fait le bonheur des amateurs de luge et de ski de fond. Pas de bruits dans le sous-bois,juste celui des flocons qui tombent.

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Beaucoup d'arbres ont perdu leur verdure, seule une partie des conifères (pin pectiné, sapin blanc par exemple) et quelques rares feuillus (houx) abordent des rameaux d'aiguilles ou de feuilles vertes. Le hêtre lui a encore ses feuilles mais celles-ci sont brunes, sèches et se recroquevillent sur elles. Elles ne tarderont pas à chuter.

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Ne reste alors que les branches nues. Les écorces abordent des teintes de marron, de noir, de blanc et de gris. Parfois elles se font absentes, grignotées par les chevreuils qui en font pendant les périodes froide une de leur nourriture principale avec les jeunes branches, les lichens et les rares brindilles qui percent le manteau neigeux.

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L'hiver est une bonne période pour pister les animaux, les traces laissées dans la neige et sur les arbres permettent de savoir qui est passé par là, quand et même pourquoi. Sur le CE SITE (SVT Barcelo) vous trouverez toutes les informations nécessaire pour jouer au détective. Ici je dirais trace de lapin et de renard.

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Le lac de Saint Sixte a gelé. Une épaisse couche de neige a recouvert la glace et donne à l'étendue d'eau une dangereuse apparence de près enneigé. Les poissons règlent leur température sur celle de l'eau, puis s'enlisent dans la vase ou les algues pour hiverner. Grenouilles, salamandres et autres tritons suivent le même schéma.

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Bref, pour moi l'hiver c'est jamais très jojo.Il a tout de même beaucoup à voir si on sait prendre le temps d'observer et d'écouter, des couchés de soleil superbes à photographier et de nombreuses activités ludiques à réaliser. Mais il n'y a pas à dire, c'est bien le temps des fleurs et des champignons de je préfère.

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lundi 23 février 2015

Des perruches au jardin Magalone.

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Ces dernières années, le Sud de la France connaît une véritable invasion de perruches à collier (Psittacula krameri). Ces grands oiseaux d'une quarantaine de centimètres se rencontrent en Afrique en Asie et on en dénombre 15 sous-espèces. Hormis pendant les périodes de nidification (de mars à avril), les perruches vivent d'en un dortoir qui se trouve souvent dans un tronc d'abre creux.

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Leur longue espérance de vie (jusqu'à 30 ans en captivité), leur bon taux de fécondité et le peu de prédateurs qu'elles rencontrent sous nos latitudes explique l'augmentation de sa population. Ajoutons à cela des hivers doux et chauds. Ici au parc Magalone ont peut les voir se nourrir de divers graines et fruits, en particulier de Tulipiers de Virginie (Liriodendron tulipifera), un arbre à la floraison exceptionnelle. 

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Depuis 10 à 20 ans, on dénombre des populations plus ou moins importantes dans des contrées dont ne sont pas originaires ces oiseaux. En France, aux États-Unis ou en Angleterre la petite perruche verte a prit ses quartiers (en 2010 j'ai été marqué d'en rencontrer au parc Lady Diana, dans ce pays on en compterai près de 50 000 en liberté) sans que pour le moment de gros dégâts sur la faune, la flore et l'agricultrue ne soit constatés.

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Le muséum d'histoire naturelle de Marseille : Longchamp.

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 Visite en ce début janvier du muséum d'Histoire naturelle dans le palais Longchamps (je reviendrai sur l'histoire de ce superbe édifice en fin d'article), pour découvrir l'impressionnante collection naturaliste de celui-ci et l'exposition du moment intitulée "Des océans et des hommes". À savoir, les animaux présentés proviennent de l'ancien zoo, annexe au bâtiment et qui aujourd'hui a été transformé en un joli parc familiale.

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 Qu'est-ce qu'un muséum d'histoire naturelle ? C'est un lieu qui a pour vocation d'exposer des collections naturalistes, c'est à dire des éléments naturels centrés sur la zoologie, la botanique, la géologie, l'anthropologie et/pu les sciences permettant d'appréhender le monde naturel. Ils sont le fruit des cabinets de curiosités et des expositions universelles qui étaient en vogue au 17e et au 18e siècle.

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 Leur mission est triple. D'une part ils permettent au public de découvrir la Nature sous toutes ses formes et de mener sur celui-ci une approche pédagogique, d'autre part ils permettent aux scientifiques de disposer d'une solide base d'information et d'outils perfectionnés pour leurs travaux scientifiques. Enfin, ce type d'établissement mène une mission de conservation et de mémoire.

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 Le muséum de Marseille suit point par point ces trois axes en proposant une mission scientifique (maintient et mise à disposition des collections aux chercheurs), une mission pédagogique (proposition d'une certaine lecture de la Nature, organisation d'évenements et politique familiale) et une mission culturelle (élaboration d'un programme culturel, expositions, arts, mises en scène ludiques).

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La collection zoologique se compose de plus de 83 000 pièces, exposées ou non. Celle-ci est composée de 45 000 coquilles de mollusques ce qui en fait l'une des plus importante au monde. Celle-ci est entouré d'oiseaux et de poissons présents de la région. Dans la salle d'exposition principalement, 300 espèces animales sont présentés dont une girafe, un rhinocéros blanc, un lion et un ours brun.

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La collection d'ossements est l'une des plus ancienne traditions humaines. La symbolique de ceux-ci, en particulier des crânes (où l'âme et l'esprit de l'homme ou de l'animal sont censés résider). L'exposition de ceux-ci remonte à la naissance de la médecine moderne et de la chirurgie.

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 Joyaux du muséum, ce squelette fossilisé de mosasaure (Prognathodon sp.), l'un des plus grand reptile marin ayant existé (chez certaines espèces les individus dépassent les 15 mètres !). C'est un groupe de reptiles apparu il y a plus de 95 millions d'années. Redoutables prédateurs, ils sont taillés pour la vitesse.

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 "Des océans et des hommes" est une exposition qui, sur environs 500m², met en lumière les relations entre l'Homme et le milieu marin. De la découverte de ce dernier par les humains aux grandes avancées scientifiques actuelles et modernes, cet espace ludique invite à la réflection. Scaphandres, lémuriens préhistoriques et aquatiques, coelacanthes .... beaucoup de surprises vous y attendent.

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 Fraîchement rénovée, la dernière salle d'exposition permet de découvrir en plus des collections animales, minérales et végétales (ainsi que quelques fossiles), les blasons des villes locales. Ceux-ci sont affichées sur le portour de la pièce, à ras-de-plafond. On peut ainsi retrouver l'aigle d'Aix-en-Provence (article lié ICI).

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 L'étude des reptiles (tortues, lézards, serpents ...) et/ou des amphibiens se nomme l'herpétologie et est une branche de la zoologie. Bien que ces familles soient très différentes, leur étude est jointe. De ce fait il n'y a pas de nom particulier pour les herpétologues qui étudient uniquement les reptiles ou les amphibiens.

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 L'étude des oiseaux se nome quant à elle l'ornithologie. Elle est très pratiquée, aussi bien des amateurs que des scientifiques. La France métropolitaine compte environs 570 espèces d'oiseaux fréquentant de manière ponctuelle ou régulière les différentes régions de l'hexagone ce qui donne de quoi faire de nombreuses observations.

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 La collection de coquillages provient de celles de Couturier, de Mars ou encore de Hagenmüller. On parle alors de conchyliologie. Nombreux sont les naturalistes amateurs ou noms, hommes d'affaire ou simples passionnés qui par leurs travaux ont contribué à la richesse de nos mussées.

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 La baudroie abyssale de Johnson (Melanocetus johnsonii) est un animal surprenant. Pour attirer puis dévorer ses proies dans les profondeurs elle utilise un appendice au bout lumineux qui se trouve au dessus de sa tête. Employé comme une canne à pêche, il attire les petits animaux pensant voire dans cette lueur un bon repas.

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 Araignée de mer, Bernard l'hermite, crabe, homard... la famille des crustacés est vaste ! Plus de 50 000 espèces et sous-espèces la compose. La plupart sont minuscules voire microscopiques et forme le zooplancton, l'une des bases de la vie dans les océans car se trouvant en bas de l'échelle alimentaire. Citons par exemple le krill qui est l'aliment principal de certaines baleines ou requins.

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La tête de méduse (Astrospartus arborescens anciennement, Astrosartus mediterranus actuellement), n'est pas une plante mais bien un animal. Le jour il reste caché dans les rochers, la nuit il déploie sesbrasqui peuvent atteindre 1 mètre. Il appartient à la même famille que celle des oursins et des étoiles de mer.

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 Les herbiers présentés respectent une nomenclature spécifique et précise. Ils sont aussi un précieux héritage de la recherche et des premiers pas de la botanique dans le Sud de la France, quand la photographie n'était pas encore là pour aider les botanistes, ni l'analyse génétique. Récolter la plante, la dessiner et la conserver étaient alors essentiel pour mener les observation en intérieur.

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 Pour rappel un herbier est une collection de fleurs (plus rarement de champignons), séchées puiscompréssées entre des feuilles de papiers.Celles-ci sont étiquetées, classées et identifiées par familles, genres et/ou espèces. Mais on trouve aussi des "herbiers" constitué avec des collections animales. 

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La férule commune (Ferula communis) est une plante typique des régions méditerranéennes. Cette vivace à la croissance rapide est réputée pour son latex qui est toxique. On suppose que les tiges de cette plante a permit à l'Homme en Europe, de transporter le feu d'une endroit à l'autre mais cette hypothèse ne semble pas pertinente.

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La leuzée conifère (Leuzea conifera) est la seule espèce à composer le genre Leuzae. Vivace, on la rencontre sur le pourtour de la méditerranée. On la nome aussi pomme-de-pin en raison de son bourgeon florale qui rappel un cône mais aussi un artichaut. Elle fleurit en juin et donne des akènes en juillet et en août.

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Les fossiles sont des pièces prisées des collectionneurs. Heritage du passé, ils rappellent au combien la vie avant l'homme moderne fût riche mais aussi étrange. Ils informent aussi sur la nature des sols mais également sur l'évolution des espèces, et ont par cela toute leur place dans ce type de musée. 

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 Galerie des oiseaux. Rapaces et proies se font face. En France on compte une cinquantaine d'espèces d'oiseaux de proies que l'on classe dans cinq genres différents : les Accipitridae, les Pandionidae, les Strigidae, les Tytonidae et les falconidae. Ses oiseauxsotn protégés et beaucoup sont menacés.

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Nombreux sont les oiseaux dont les plumes ornaient les chapeaux autrefois. On parle alors de plumasserie, c'est à dire la préparation (nettoyage, séchage voire taille et coloration de la plume) pour de nombreux objet: bijoux, abats-jours, manteaux... cet art a bien faillit disparaître et a été sauvé par la haute couture.

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 Longchamp est un superbe bâtiment avec un histoire riche. Actuellement il abrite le muséum d'histoire naturelle (fondée par le marquis de Montgrand, maire de Marseille à l'èpoque) mais aussi le musé des beaux arts. Ce château fût à l'origine édifier pour pourvoir en eau la ville de Marseille. Inauguré en 1869 il accueil les eaux de la Durance. Il estaujourd'hui un lieu de promenade prisé de par la vue qu'il offre et le cadre rétro qui s'en dégage.

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 En somme c'est un lieu à voir ! Une très belle balade qui se ponctue par une visite culturelle, y à rien de mieux pour animer un après-midi d'hiver ensoleillée mais froid. Beaucoup d'article sur Marseille en ce moment ... et c'est pas fini mais bientôt la neige s'invitera en image, patience. 

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mardi 10 février 2015

Aix en Provence.

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Passage rapide par la belle ville d'Aix en Provence et son marcher. Fondée sur une riche cité celte (cité du peuple Salluviens) détruite par les romains, elle figure parmi les 30 villes de France les plus peuplées. C'est la ville de Paul Cézanne, cela s'en ressent aux nombreuses librairies qui sont réputées. De climat méditerranéen, il y fait bon et chaud, et le mistral y souffle rarement mais les orages y sont virulents.  

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C'est jour de marché à Aix ... et que de bonheur sur les étales ! De la truffe noire du Périgord (Tuber melanosporu) ! C'est le champignon phare de l'hiver  mais aussi cher du fait de sa rareté. On rencontre aussi de superbes girolles (Cantharellus cibarius), un de mes champignons préféré et très savoureux.

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C'est un court, très court article même sur une petite mais belle joie : le marché et ses champignons. Loin de la neige, croiser des champignons qui dorent au soleil ça fait plus que plaisir. Cela me replonge dans les beaux jours de l'été et de l'automne où les cueillettes se sont faites belles et gourmandes.

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A la tombée du jour dans les Calanques (1).

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 La nuit tombe vite en Janvier, et même si les rayons du soleil dansent sur la mer, la luminosité tombe vite. Les sentiers sont par endroits étroits et escarpés, mieux vos ne pas tarder et revenir pour les beaux jours. Rappel, le parc national des Calanques est un parc où la faune et la flore sont protégés.

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 La bruyère multiflore (Erica multiflora) est une très belle bruyère qui pousse un peu partout dans les Calanques. Elle mesure jusqu'à 80 cm et est assez populaire dans les jardins. Sa longue floraison perdure de juin à décembre voire janvier (Sic photos). Rustique, elle résiste à des températures basses (jusqu'à -10°C).

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 Le mimosa fleurit (Acacia) ! Commun dans le Sud ici pour nous il reste exotique. Origniare d'Autralie, il est introduit en Europe en 1804 où il s'est rapidement naturalisé, en particulier sur le pourtour méditerranéen. Il fait le bonheur des fleuristes et des parfumeurs qui peuvent faire leur choix parmi une large gamme d'espèces.

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 Petite définition des calanques : une calanque est une composition géologique (calcaire ou granitique) qui forme un étroit vallon très abrupte qui se jette dans la mer. C'est aussi un massif limitrophe de la ville de Marseille. Sa végétation est typique, parfois endémique. La garrigue en est le meilleur exemple.

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 Pour celle là, j'ai eu du mal à mettre un nom sur sa jolie mine bleue. Ce n'est pas du côté des astéracées qu'il faut chercher mais des plantaginaceae. La globulaire buissonnante (Globularia alypum) est un arbrisseau méditerranéen qui pousse dans les zones calcaires et rocailleuses. Il fleurit de novembre à mai.

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 Dans leur cocon à l'abrîme se trouve toute une colonie de processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa). Urticantes ces chenilles peuvent être dangereuses, chez l'Homme elles provoquent des allergies, des douleurs respiratoires et oculaires, chez les chiens qui les goûts des oedèmes et des gonflements de la langue qui peuvent être mortels. Rappelons les, les chenilles processionnaires peuvent posséder 600 000 poils urticants qui sont projetés dès qu'elels se sentent menacées.

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La passerine tartonraire (Thymelaea tartonraira) est protégée à l'échelle nationale. C'est un arbrisseau mesure 20 à 40 cm et dont les feuilles ont un aspect cotonneux. Peu courant, il aime les bords de la méditerranée, surtout dans le Var et les Bouches-du-Rhône. Ses fleurs sont jaunes et s'épanouissent d'avril à octobre.

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La garrigue est une formation végétale typique des milieux méditerranéens calcaires, ce qui l'oppose plus au moins au maquis qui se trouve sur des sols silicieux. Elle se forme sur les emplacements de forêts de chênes verts qui ne sont plus (feux, pâturages, déforestation etc.). En France la garrigue couvre  400 000 hectares.

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 Le Pin blanc de Provence ou Pin d'Alep (Pinus halepensis) est un des arbres caractéristique de la garrigue. Il peut atteindre 3 mètre de haut et se rencontre lui aussi sur le pourtour méditerranéen. Résistant à la sécheresse, aux forts vent et aux embruns marins, sont bois est utilisé pour la construction de bateaux et de charpentes.

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L’Ajonc de Provence (Ulex parviflorus Pourr.) est une espèce d'arbrisseau à la floraison très précoce, dès janvier on peut voir ses belles fleurs jaunes s'ouvrir.Très épineux on peut vite se blesser en le récoltant. Ces grandes épines ont conduit les hommes à les employer pour l'édification de haies et de murs végétaux à porté défensive.

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dimanche 1 février 2015

Janvier au jardin.

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Janvier, le mois s'annonçait semblable à décembre : pas de neige, un temps détraqué, des températures exceptionnellement élevées, de l'herbe verte et des oiseaux qui gazouillent dans tous les sens. Puis sur la fin du mois, l'hiver s'est installé pour de bon. Les températures sont passées de manières régulières sous le 0°C, un épais manteau neigeux a prit place depuis dix jours sur la végétation et semble ne plus vouloir partir, alimenté de manière régulière par de gros flocons. 
Pour se réconforter, il y a la cheminée, les fleurs que mon homme m'offre (et il n'y va pas de main morte hé hé hé) et puis nos tous nouveaux voisins à plumes. Le jardin leur offrent le gîte et le couvert et même sous la neige, les baies gelées des framboisiers et des houx, les restes des fruits tombées comme les pommes, les noix et les noisettes reste un festin de choix.

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Plutôt discrets, ses grands oiseaux d'origine asiatiques font le bonheur des chasseurs. Ici il semblerait qu'il s'agisse non pas d'animaux sauvages mais d'animaux élevés pour la chasse : élevés en volière et arrivés à maturité, ils sont relâchés dans la nature... j'ai un peu de mal avec ce type de procédés. Depuis quelques jours les volatiles ce sont fait à notre présence, il même possible de les approcher à moins d'un mètre.

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 Ce bel oiseau c'est le faisan de Colchide (Phasianus colchicus). On le nomme également faisan de chasse ou faisan à collier. Présent en Europe depuis le Moyen âge, il est devenu commun dans nos contrées. Proches des poules, les faisans peuvent s'hybrider avec elles mais les individus obtenus sont stériles.

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 C'est un oiseau qui a besoin de beaucoup de calcium et qui affectionne les terrains calcaires d'où sa forte présence chez nous. Il y a un fort dimorphisme de couleurs mais aussi de taille chez les deux sexes. Les mâles sont bariolés et mesurent 90 cm, les femelles ont des teintes plus discrètes et atteignent 50 cm. Parfois on rencontre un faisan noir (aussi bien mâle que femelle). Il s'agit d'une sous espèce dont les individus on un plumage sombre, un meilleur vol et un gabarit plus petit que ceux de l'espèce type.

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 Les faisans de Colchide ont un régime alimentaire varié. Ils mangent des graines, des insectes, des vers, des mollusques, des fruits et parfois même de petits batraciens si l'occasion se présente. On peut le rencontrer dans les broussailles, les friches, les lisières et les zones agricoles et la nuit dans les arbres où il dort.

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 C'est un peu prés tout pour janvier je crois. Peu voir pas de sorties. En effet, l'hiver n'est pas ma saison ou du moins si. Pas de longues ballades en forêt ou dans le jardin. Le temps est à la lecture, au tri photo, à l'analyse. Mes dernières acquisitions que je recommande chaudement : "Arbres et arbustes" de Vaclav Vetvicka et de Vlasta Matousova, "Les mots, la mort, les sorts" de Jeanne Favret-Saada, "350 abres et arbustes" de Marget et Roland Spohn, "400 arbres et arbustes" de Bruno P. Kremer et surtout, le meilleur du meilleur, "A la rencontre des Orchidées sauvages de Rhône-Alpes" ducollectifde la société Françaised'Orchidophilie Rhône-Alpe.

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