lundi 9 novembre 2015

Sortie en forêt 60.

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 Voici un article 100% champignons ! L'automne est leur saison, au jardin, en forêt, dans les prés ... ils sont de partout. Bons et moins bons se croisent parfois dans le panier. La prudence alors est de mise d'autant plus que la confusion entre différentes espèces, excellentes comme mortelles peut être fatale même aux connaisseurs.  

 

Le pied de mouton roussissant (Hydnum rufescens).

 Cet hydne est plus petit et moins robuste que l'hydne commun appelé le pied de mouton (Hydnum repandum). Frêle il préfère pousser surtout dans les sous-bois assez denses où les résineux abondent. Dans le panier il faut prendre soin de le disposer au sommet ou sur des fougères pour qu'il ne se brise en morceaux.

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Princesses des bois.

 L'amanite-tue mouche (Amanita muscaria) est un champignon qui est solidement encrée dans l'imaginaire européen. De nombreuses civilisations, des mayas aux vikings en passant par les lapons et les ariens (peuple indien), ont utilisé ce champignon pour ses propriétés psychotropes dans des rituels religieux.

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La clique des lépiotes.

Il existe de nombreuses espèces de lépiotes de la famille des lépiotacées que l'on classe dans trois ordres différents : lepiota, macrolepiota et chlorophyllum. Par mis la cinquantaine d'espèces connues en Europe, une petite dizaine d'espèces sont toxiques, quelques unes mortelles, cinq ou six sont excellentes.

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La lépiote élevée (Macrolepiota procera).

Appelée aussi coulemelle, c'est un grand champignon qui à maturité développe un chapeau large qui peut être préparer en beignet ou frie. Quand le chapeau est fermé ont le nomme baguette de tambour et on peut le farcir et le passer au four. Il ne faut ramasser que les individus dépassant 15cm pour éviter les confusions.

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Amanite phalloïde (Amanita phalloides).

 C'est le champignon le plus dangereux d'Europe, 90 à 95% des cas d'empoisonnements et de décès sont dûs à cette amanite qui porte aussi le nom d'oronge verte à cause de sa saveur. Elle fût fatale à l'empreur Claude, servit dans un plat d'onronges par les soins d'Aggripine pour donner le pouvoir à son fils Néron.

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Fête dans la cuisine !

Le cépe de Bordeaux (Boletus edulis) est l'un des quatre cèpes que l'on trouve en France. C'est le plus recherche de tous et sa réputation en gastronomie n'est plus à faire. L'amanite-tue mouche (Amanita muscaria) et le meunier (Clitopilus prunulus) sont les deux espèces qui indiquent sa présence potentiel dans un spot.

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L'effet d'un trop plein d'humidité.

 Quand tous les facteurs pour la pousse sont réunis, on assiste parfois à des réactions spectaculaires chez les champignons. Sous l'effet de la croissance rapide, les tissus ne résistent pas la pression exercée par les cellules qui se multiplient à une folle vitesse et cèdent. On obtient de ce fait des chapeaux étoilés.

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Naissance des cortinaires.

 Les cortinaires sont des champignons présentant un important voile. Ils appartiennent à la famille des cortinariacées. Il existe un très grand nombre d'espèce,s peu sont comestibles, beaucoup sont toxiques et certaines sont carrément mortelles comme le cortinaire couleur de roucou (Cortinarius orellanus).

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L'hypholome à lames enfumées (Hypholoma capnoides).

 Cet hypholome est peu commun, nous avons la chance de souvent le croiser dans nos coins préférés. Il pousse comme la plupart des espèces de ce genre sur le bois mort et en particulier celui les vieilles souches mais uniquement de conifères et en particulier des pins et des épicéas. On ne le rencontre qu'à l'automne. 

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La fleur de Tan (Fuligo septica).

C'est un myxomycète, c'est à dire un organisme pluricellulaire proche des champignons mais n'appartenant pas au même règne. Il se déplace très lentement à la recherche des nutriments et des bactéries dont il se nourrit. On peut l'observer de manière courante dans les forêts quand le sol riche en humus devient humide. 

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Faux hydne gélatineux (Pseudohydnum gelatinosum).

Nommé aussi tramélodon gélatineux, ce champignon aime les aiguilles de pin et la mousse. De petite taille il est gélatineux et blanc, parfois teinté de brun. Bien que théoriquement comestible mais il est de très mauvaise qualité (texture et goût). On le trouve sur du bois pourri. Malgré ses aiguillons il est de la famille des tremellacées.

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La vesse-de-loup-perlée (Lycoperdon perlatum).

 Cette petite vesse fonctionne comme la plupart des champignons de cette famille. La chair blanche avec le temps devient de plus en plus molle, perd sa couleur pour devenir verdâtre et non comestible. L'enveloppe extérieur se perfore alors pour libérer les spores dans un nuage épais qui peut provoquer des crises d'asthme. 

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La chanterelle d'automne (Craterellus tubaeformis).

Voici un excellent champignon qui en cuisine permet d'apporter aux plats un goût fruité et boisé qu'il ne perd pas même séché. On peut le trouver  jusqu'à la fin de l'automne et parfois, dans les régions du sud de la France, jusqu'au début du mois de janvier si ce n'est plus. Il pousse abondamment dans les forêts mixtes.

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Magie de la forêt.

 C'est la fin de la saison des champignon, c'est aussi le moment où la forêt est la plus belle. Les animaux préparent l'arrivée de l'hiver et recherche activement de quoi se faire des réservent de graisse. La végétation se fait moins dense, il est plus facile de voir des animaux et de les pister parmi les arbres et les fougères.

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Le mot de la fin.

 La récolte n'est pas très abondante mais tout à fait suffisante à nos préparations et surtout à nos aspirations. Risotto de cèpes, cèpes poêlées, frites de lactaires délicieux, sautées de chanterelles à la crème et au persil, lépiotes élevées pannées, pieds de moutons grillés. C'est un vaste programme qui nous attend ! 

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mardi 3 novembre 2015

Sortie dans les Calanques 5.

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 Retour dans les Calanques. Pour la peine nous nous rendons à la baie des Singes à la tombée de la nuit, dans le cadre incroyable des Goudes. Lieu prisé par les marseillais, elle fait partie du Parc Naturel des Calanques. On peut y rencontrer ça et là des vestiges de la guerre qui aujourd'hui servent de stations de bronzage et de villas.

 

La criste marine (Crithmum maritimum).

Nommée parfois perce-pierre comme le sont certaines fougère, cette plante protégée et buissonnante peut atteindre 30 centimètres de haut et se loge entre les rochers. Les conditions rudes des falaises ne l'effraye pas. C'est son goût iodé et son utilisation en cuisine ainsi que l'urbanisation galopante qui ont entraîné son déclin.

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Le port des Goudes.

 Le port des Goudes se situe dans un parc naturel, de ce fait la pêche et la navigation ne peuvent se pratiquer qu'en dehors des zones marines protégées. La faune et la flore y sont exceptionnelles comme les posidonies dont la croissance est si lente qu'il leur faut 100 ans pour développer un centimètre de racine.

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Le goéland leucophée (Larus michahellis).

 Longtemps associé à son cousin le goéland argenté (Larus argentus), cet oiseau est souvent considère comme un nuisible au même titre que le pigeon des villes. Sa forte expansion dans les cités humaines et dans les terres est due à l'expension de nos déchets et des déchetteries à ciel ouvert dans les quels ils se nourrissent.

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Une histoire de bouche.

 La Baie des Singes c'est aussi une histoire de fourchette et de bouche. Le restaurant "La Baie des Singes" est situé tout au bout de la corniche des Calanques. On y accède par la mer en bateau ou par la terre via un sentier sinueux sur la corniche calcaire. Il fait parti des références du vieux Marseille et des lieux à tester.

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Le mot de la fin.

Je n'ai que peu de photos pour illustrer ce petit article, la tombée de la nuit et la faible luminosité empêchant de faire de jolis clichés. Dommage j'aurais beaucoup aimé partager la magie et la beauté de ce lieu si atypique, avec des plages escarpées où les locaux viennent à la nuit tomber partager une partie de pétanque et quelques sardines grillées. Les vagues et les embruns salés avec l'aide du vent sont parfois si déchaînés que l'écume submerge la corniche. De ce fait les quelques baigneurs aventureux sont constamment sur le qui-vive.

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samedi 31 octobre 2015

Halloween, une histoire de courges.

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C'est la fête à la citrouille !

 

Chaque année je fais une article sur cette super fête que j'adore : Halloween. J'aime l'aborder toujours d'une manière un peu différente en diversifiant les sujets pour ne pas être rébarbative. Halloween est une fête très ancienne qui contrairement à ce que l'on pense, prend ses racines dans les traditions celtes mais aussi de Gaule, c'est une célébration bien de chez nous qui a perdu son sens : la célébration des morts. Ce dernier a été reprit par la chrétiennetée à travers la Toussaint d'une part pour que la religion soit plus simplement assimilée par les autochtones mais aussi pour que les célébrations des Saints qui devenaient quelques peu paganiques soient toutes réunies en un seul jour. Cette reprise à fait disparaître le côté festif, en effet il était tradition de se réjouir du retour des morts car il était alors possible de passer une journée avec eux.

 

PA170259Cette année j'ai dans l'idée de faire un petit article sur les courges et autres citrouilles et leur lien avec Halloween. D'un point de vu botanique, la courge désigne plusieurs espèces de curcubitacées. Consommée comme légume, c'est en réalité un fruit. Les plus consommées et connues en Europe sont le potimarron (Curcubita maxima), la courge musquée (Curcubita moschata) et la fameuse citrouille (Curcubita pepo). Il existe bien d'autres espèces parfois très parfumées voire même sucrées qui peuvent être consommées en soupe, en gratin, en tarte ou encore crème dessert. Dans mon environnement, ma culture et mon souvenir, la courge et en particulier la courge musquée mais aussi leurs cousines et cousins les courgettes et petits marrons ont toujours été là. Les courges poussent nonchalamment sur les tas de fumier dans notre campagne, tous les exploitants agricoles et tous les éleveurs amateurs en font pousser (dont certains de mes proches). Chaque année ou presque les potimarrons et les courgettes prennent place dans le potager et donnent des récoltes abondantes, bref, ils font partis du paysage. Étymologiquement la courge veut dire gourde, en référence aux calebasses utilisées comme gourdes.

 

PA170459La citrouille elle tient son nom du latin citrus : citron en raison de la couleur de sa chair. Dans la culture cette espèce est associée a de très nombreux contes et légendes. On pense notamment dans les mythes réactualisés par Disney au carrosse de Cendrillon. Dans la tradition d'Halloween, la citrouille évidée puis découpée pour formée un visage macabre dans le quel on place pour l'anmer une bougie représente la tête d'un mort et une lanterne. C'est la lanterne de Jack. Dans la tradition Jack est un personnage mauvais qui aurait trompé le Diable à plusieurs reprises. Coincé sur Terre à sa mort car ni le Ciel, ni l'Enfer ne veulent de lui, Jack est condamné à errer sur Terre et ne peut se manifester aux mortels qu'une fois dans l'année, le 31 octobre. Pour se guider dans sa marche solitaire à travers les ténèbres sans fin, utilise une lanterne taillée dans un rutabaga. Ce légume traditionnel cultivé dans le Nord de l'Europe sera abandonné au profit de la courge pour la confection de lanternes quand les irlandais émigreront aux États Unis d'Amérique, d'où proviennent une grande partie des courges que nous connaissons à l'heure actuelle.

 

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Dans la culture amérindienne la courge est très importante, elle se pratiquait il y a presque 11 000 ans de cela en Amérique du Sud. C'est l'une des trois culture principale et essentielles avec le maïs et les haricots grimpants. Cette agriculture porte le nom de "Trois Soeurs" et est la base de nombreux mythes fondamentaux des peuples indiens d'Amérique Centrale et d'Amérique du Nord. Même les Mayas citait ce trio dans leur livre sacré. La courge est connue en Europe au Moyen Âge, mais elle n'a rien de nos curcubitacées ronds, oranges et ou massifs. En France elle porte un temps le nom de congorde. Elles sont longues, assez grosses, vertes et à la chair blanche. Une des espèces les plus représentatives est originaire d'Asie, c'est la cucurbita lagenaria, un légume classé aujourd'hui comme oublié. De nos jours elle garde encore le symbole que certaines cultures lui attribuait : c'est le soleil des Indiens, l'haromine familiale du Fen-Shui, la mémoire des premiers colons à Thanksgiving, la fertilité en Europe. Peu à peu remise au goût du jour, notamment avec l'essort que connaît les pratiques de cuisine, on en garde encore une image d'un légume attaché à la terre et aux cultures paysannes.

 

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jeudi 29 octobre 2015

Sortie en montagne 11.

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 Suite de notre sortie dans les Alpes, plus précisément en Chartreuse. Après avoir tenté la monté du Granier (ICI) nous voilà partis dans la même journée pour le sommet du Pinet nommé aussi Le Truc. La monté est moins ardue et le paysage tout aussi magnifique. On a vite fait de se sentir tout petit face aux montagnes. En prime je voulais partager avec vous la vue du Mont Blanc que nous avons eu (magnifique sommet bien que brumeux).

 

L'identification compliquée des polygales (Polygala).

L'identification des polygalas c'est comme celles des ombellifères ou des russules, un vrai casse-tête. Les espèces et sous-espèces sont nombreuses et les éléments de distinctions infimes à tel points que parfois il faut un microscope. Ici il y a de fortes chances qu'il s'agisse du polygala commun (Polygala vulgaris).

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Belles fougères.

 Les conditions rudes ne font pas fuir les fougères. "En haut Asplenium viride et Polystichum lonchitis, en bas Athyrium filix femina et pour la dernière peut être...Oreopteris limbosperma" y trouvent leur bonheur. Leur résistance au froid vient de leur système racinaire qui peut s'encrer profondément dans le sol ou la rocher et des "écailles" qui protègent les frondes (jeunes pousses) et leurs souches. Merci Eric pour les identifications !

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Une inconnue au bataillon.

Voilà une plante que j'ai beaucoup aimé, pas mal photographié mais impossible de trouver son nom. Son port est très atypique et malgré ses feuilles je me suis résignée à devoir attendre pour connaître son nom. Si cette plante vous évoque une espèce, même vaguement, n'hésitez pas à me le laisser dans les commentaires.

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La potentille luisante (Potentilla nitida).

 Le plus souvent cette plante de montagne présente des fleurs rosées avec des étamines rouges ce qui m'a bien causé des peines pour l'identifier. Rase pour résister au vent, elle pousse dans les éboulis calcaires des montagnes de Alpes. En France on ne la rencontre que dans les départements de l'Isère et de la Savoie.

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 Une autre dimension.

 Malgré quelques pentes un peu costaudes, le sommet du Pinet est très facile d'accés. La balade est boisée et par endroit, nous permet de marcher à l'ombre de grandes falaises de calcaire blanc ou de bloc laissés là par les glaciers d'antan. La paysage est très différent de celui l'Alpette et du Granier je trouve.

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Salade des montagnes.

 La laitue des Alpes (Ciberbita alpina) est une grande plante à fleurs bleue. Elle peut facilement atteindre deux mètres dix. Elle ne se cantonne pas seulement aux Alpes, on peut la trouver sur la plupart des massifs français, du moment que le sol est humide, peu acide, humifère et argileux. Une exigeante en somme.

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Plaidoyer pour les arbres morts.

J'en parle souvent, mais il me semble que cela est important. Les arbres morts disparaissent rapidement dans les forêts fréquentées car ils représentent un risque pour les promeneurs et l'exloitation du bois. Pourtant ils sont essentiels à la vie. Leur abatage diminue l'habitat de nombreuses espèces animales qui disparaissent. 

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Équilibristes.

 Les arbres de montagnes sont de véritables équilibristes. Il arrive que certains d'entre eux naissent et se développent dans de minuscules crevasses ou rebords de falaises dans les quels de l'humus s'est formé. Par la suite ils vont développer des racines assez puissantes pour percer la pierre et trouver de l'eau et des nutriments.

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 L'épipactis pourpre noirâtre (Epipactis atrorubens).

 Voici une série de quelques orchidées encore en fleurs au moment de cette sortie (fin juillet). Cette épipactis est une vivace qui peut atteindre 50 centimètres. Ses fleurs dégagent une délicieuse odeur de vanille. Les populations de cette espèce fragile sont en diminution à cause de la perte de son habitat naturel.

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L'orchis tacheté (Dactylorhiza maculata).

 Alors elle, s'est un vrai casse tête pour l'identification. D'une part elle ressemble à bien d'autres orchidées du même genre (nommé aussi Dactylorhiza) mais en plus elle comporte pas moins d'une dizaine de sous-espèces parfois bien éloignées de l'espèce type et pour couronner le tout, elle adore s'hybrider avec ses cousines.

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L'orchis moucheron (Gymnadenia conopsea).

 Voici l'une des plus odorantes de nos orchidées indigènes (originaire de notre pays). Très nectarifère, elle dégage un doux parfum ce qui n'est pas toujours le cas pour les autres espèces qui parfois sentent ou ressemblent à des insectes femelles pour attirer les mâles en mal d'amour qui ainsi les pollinisent (ex : ophrys apyfera). 

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L'orchis globuleux (Traunsteinera globosa).

 C'est une orchidée typiquement montagnarde qui aime les pâtures calcaires. On peut la rencontrer dans une grandes partie du Sud de l'Europe. Elle est protégée dans la région Auvergne et dans celle de l'Alsace. Comme toutes les orchidées indigènes, sa vente et sa cueillette sont réglementées par l'annexe B du commerce.

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Listère à feuilles ovale (Neottia ovata).

Pour finir cette présentation d'orchidées en tout genre, voici la listère à feuilles ovales nommée aussi grande listère. Elle a une répartition assez large pur ne pas dire très large. On la rencontre un peu partout en Europe, en Asie de l'Ouest et du Nord et en Amérique du Nord. Elle se plaît  un peu de partout et dans tous les sols.

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Le pin à crochets (Pinus mugo subsp. uncinata).

 On croit souvent à tord que les pins ne poussent que dans les landes et le Sud de la France. Pourtant il y en a un bien de chez nous. Appelé aussi pin de Briançon, ce résineux aime les forêts de montagnes. Il est vulnérable et donc protégé sur tout le territoire mais interdit à l'export en Nouvelle-Calédonie car invasif là-bas.  

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L'aster des Alpes (Aster alpinum).

Nommée également Reine marguerite des Alpes (ça c'est la classe !) figure parmi les plantes pouvant en France pousser le plus haut, soit presque 3000 mètres d'altitude. Uniquement protégée en Franche-Comté, ses populations déclinent peu à peu. Heureusement pour elle, elle s'éponouie dans les parcs naturels où la cueillette des plantes et fleurs est interdite sauf dérogation pour certaines plantes et certaines personnes bien précises.

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Le vératre blanc (Veratrum album).

Comme vous pouvez le voir, il n'est pas toujours blanc ce qui peut compliquer sa détermination. On le confond parfois quand il n'est pas en fleurs avec la gentiane jaune (cueillette pour les liqueurs) ce qui peut s'avèrer mortel. En effet le vératre est très toxique en raison de la paralysie intestinale et respiratoire qu'il peut provoquer.

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Plongée dans les cavernes.

Quand on parle de caverne on ne peut s'empêcher de penser à la Préhistoire. Mais il ne faut pas oublier qu'elles ont été jusqu'à peu utilisées par le hommes, en particulier les bergers qui gardaient les moutons sous la pluie et l'orage. Dans certaines régions des Alpes on peut retrouver sur les parois la trace de leur passage via des petits dessins qu'ils réalisaient avec du charbon ou leur couteau pour tromper l'ennui. 

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 Panorama version XXL.

On approche du sommet, enfin ! Quelques prises de vu histoire de vous donner envie à vous aussi de faire cette chouette randonnée. La vue est superbe. Sur la première photo en haut à gauche, on peut voir en arrière plan le Mont Blanc, puis le Bassin Chambérien, puis l'Alpette avec le petit bout du Granier que nous avons exploré.

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Hélas, trois fois hélas.

 Nous arrivons un peu trop tard pour voir les dernières fleurs des rhododendrons ferrugineux (Rhododendron ferrugineum). Ils poussent de préférence dans les sols pierreux, aussi bien à l'ombre qu'en plein soleil. Il n'est pas friand du calcaire ce qui explique qu'en montagne il pousse dans des zones bien délimitées.

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Millepertuis sp.

 On vente souvent les mérite du millepertuis, on oublie souvent de rappeler que c'est une seule espèce de millepertuis, le M. perforatum qui peut être employé en usage médical. On oublie souvent aussi de dire qu'il annule les effets de la pilule où des autres traitements contre la dépression ... prudence donc dans son emploie.

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Symbiose.

 On définie la symbiose entre différentes espèces (illustrée ici par des insectes de la famille des colèoptéres sur des apiacées) comme étant une interaction de réciprocité entre elles où chaque parti/espèce tire profit de manière bénéfique de l'autresans que cela ne nuise à leur partenaire (ou alors très peu).

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Reine du sommet

Au sommet du Pinet nous rencontrons l'achillée musquée (Achillea moschata) dont nous manquons la pleine floraison de peu. Cette plante ne pousse pas en dessous de 1800 mètres d'alitute (voir rarement en dessous de 2000m). Rare et très protégée, on ne la rencontre que dans les départements de la Savoie et Haute Savoie.

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Duo gagant.

 En voilà deux qui s'accorde sur la couleur et sur la toxicité, bien que je dois reconnaître que la première, à gauche, nommée aconit tue-loup (Aconitum lycoctonum subsp. vulparia) est bien plus dangereuse que celle de droite, l'euphorbe petit-cyprès (Euphorbia cyparissias) qui pour autant n'est pas dénuée de dangerosité.

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L'arnica (Arnica montana).

 L'arnica des montagnes est bien connue pour l'usage qui en est fait en baume (en homéopatie ça reste encore à voir). Ses vertus ont manqué de la faire disparaître. Protégée à grande échelle, elle est menacée de disparition dans plusieurs pays européens. La cueillette est soumise à une réglementation très stricte.

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Le sommet du Pinet.

 Nous voilà au sommet du mont, à plus de 1867 mètres d'altitude. Il est possible de voir une grande partie des massifs des prés Alpes ce qui est à couper le souffle. La randonnée est franchement facile pour arriver jusqu'au plateau crevassé que forme le sommet. Celui-ci délimite le département de l'Isère et de la Savoie.

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Flore et faune des falaises.

 Les nombreuses falaises calcaires sont un lieu d'observation magnifique pour voir certaines espèces animales et végétales peu communes et propres à ce milieu. La plus emblématique de toutes est le tichodrome échelette (Tichodroma muraria) appelé aussi oiseau papillon en raison de son vol et de son beau plumage.

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Danger de montagne.

 Ces belles falaises sont aussi l'ocassion  de rappeler que cette année encore, des randonneurs sont morts ou ont été blessés par des chutes de pierres provoquées par des promeneurs indélicats marchant en dehors des sentiers ou s'amusant à jeter des cailloux. Les règles en montagne ne sont pas là pour restreindre les plaisirs mais pour garantir la sécurité de tous. Ce sont des règles de base simples à respecter :
ne pas taper dans les pierres, marcher sur le sentier, respecter les consignes de panneaux.

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360 degrès.

 Rien à ajouter, les images par d'elles mêmes pour montrer la beauté mais aussi toute la variété de paysages et de milieux que l'on peut rencontrer en montagne ce qui exlique la grande diversité d'espèces présentes sur ces territoires encore préservés de l'urbanisme (quoi qu'avec les pistes de ski ça reste à voir).

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Redescente.

 Il ne nous faudra pas plus d'une 1 heure pour redescendre (sur internet il est plutôt indiqué 2 heures et demi) et pour cause, après plusieurs heures de marche nos estomacs crient famine. Nous bouclerons notre expédition en 9 heures, en comptant les nombreux arrêts photos, les ampoules et les moments détentes dans l'herbe.

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Le machaon (Papilio machaon).

 Ce grand papillon est l'un des rares sur notre territoire à pouvoir hiberner sous forme d'imago, c'est à dire sous la forme adulte et non sous celle de chrysalide. On peut le rencontrer sur tout l'hémisphère Nord. Il se raréfie et devient de plus en plus difficile à observer. On ne sait pas très bien encore ce qui conduit à sa disparition.

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Pelle mêle.

 Voilà deux plantes que l'on pourrait penser proche au premier abord mais il en est rien. Celle qui est à gauche, l'anémone pulsatille (Pulsatilla montana), appartient à la famille des renoncules alors que celle qui est à droite, la centaurée des montagnes (Centaurea montana) appartient à la famille des astéracées.

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Camaïeu de rose.

 Pour finir il me restait quelques plantes à fleur etc. que j'avais très envie de vous présenter mais pour ne pas allonger l'aticle je vais juste les nommer. De gauche à droite et de haut en bas : rosier des Alpes (Rosa pendulina), épilobe en épi (Chamerion angustifolium)Adénostyle à feuilles d'alliaire (Adenostyles alliariae) et agaric des jachère (Agaricus arvensis) qui est un très beau champignon et comestible de surcroît.

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 Toujours de gauche à droite, la pensée à deux fleurs (Viola biflora) qui aime les substrats humides (nous l'avons photographiés à l'entrée del'une des "cavernes") et la valériane des rochers (Valeriana saxalitis) qui aime les pelouses calcaires, les rochers, les éboulis etc. Elle contient des alcaloïdes utilisés en médecine.

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Le mot de la fin.

 Bon, pas grand chose à rajouter pour conclure l'article, hormis que nous avons été conquis par cette randonnée facile. Enfin facile, pour les asmathiques comme moi la première partie jusqu'à l'Alpette peut être ardue mais une fois arrivé au plateau c'est un vrai bonheur. J'ai eu le plaisir de m'y rendre au juillet de cette année, en octobre de l'an dernier, peut être tenterons nous une sortie en avril ou mai 2017 pour profiter de la sortie des orchidées.

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samedi 24 octobre 2015

Je ne suis pas végétarienne.

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 Je ne suis pas végétarienne, néanmoins dans ma démarche, je m'en approche. Je consomme peu de viande et je reste persuadée qu'il est tout à fait possible de vivre en parfaite santé sans se nourrir d'aucun produit animal. Cependant, je reste quelque peu atterrée par les contres-sens et les fausses idées qui circulent sur la consommation de viande.

Petit encart : je sais, j'ai déjà posté ce billet. Oui mais voilà, j'ai prit le temps de le relire, de l'approfondir et j'ai changé deux-trois points qui s'accordent aujourd'hui avec ma vision des choses. 

Avant tout propos, je tiens à dire que dans cet article je ne mène pas une guerre contre les pratiques véganes, végétariennes et végétaliennes ou contre tout autre régime alimentaire semblable. Je ne veux pas convaincre qui que ce soit qu'il faut absolument manger de la viande et encore moins établir cette idée comme une vérité absolue.
Ce que je veux mettre en lumière ici, c'est ma réflexion personnelle sur cette question qui me passionne et me taraude souvent l'esprit. Donc pour se faire, je citerais quelques éléments qui m'ont permis de me faire un avis. Peut être que celui-ci évoluera un jour ... oui peut être. En tout cas si cela peu paraître confu c'est bien normal, et mieux, ça l'est. J'ai posé ici mon ressenti comme il venait et c'est pour cela que certaines idées ne sont pas développées ou peu. J'y reviendrai à un moment ou un autre, quand j'aurais poussé ma réflexion un peu plus loin.
Emoticon Red Fox engagementCet article n'est pas ouvert aux commentaires car il n'a pas pour but d'ouvrir un débat ou même de créer de l'échange (ce qui je le reconnais est assez maladroit), non, ma seule volonté est d'exposer ma conception de la chose avec le peu de connaissances que j' en ai en m'aidant d'articles scientifiques, ethnologiques et géographiques issus de tous bords. Bien entendu vous trouverez toutes mes sources, tous les documents, forums, sites, blogs etc... qui m'ont aidé à construire mon article à la fin de celui-ci.

Enfin, je sais comme il est sensible de parler de ce sujet car chez bien des personnes, qui mangent ou non de la viande, l'alimentation (souvent inconsciemment) figure parmi les repères identitaires les plus forts. Les remettre en question ou les présenter sous un jour nouveau peu donc être perçu parfois comme une négation de ce qu'elles sont, d'où les attaques qui peuvent être virulentes. Ici il n'en est rien, et je le rappelle, mon approche est personnelle, ce qui ne m'empêche pas de faire appel du mieux que je le peux aux sciences naturelles et humaines mais aussi, à ma conception de la nature et ma propre philosophie de vie. Dans tout les cas je garde à l'esprit dans mon exposé que s'alimenter reste avant tout un fait culturel et social. 

 

"Le mal ne réside pas dans le quoi (l’acte de manger des animaux), mais dans le comment (la manière de les élever et de les consommer). Ceux qui associent "omnivorisme" et élevage intensif opèrent un terrible amalgame."

 

 

À l'affirmation "nous ne sommes pas fait biologiquement pour manger de la viande" je réponds faux !
C'est le bon vieux mythe du végéta*isme originel, qu'il soit religieux ou non. Dans la bible, avant que l'homme et la femme soient poussés à la faute, tous les animaux consommaient des végétaux, le lion comme la vache, l'humain comme la brebis. Dans ce retour à une alimentation composée plus ou moins exclusivement de végétaux, on peut voir de nombreux fantasmes ou désirs, comme celui du retour à l'innocence, la volonté de se purger de certaines fautes propre à soi ou à sa communauté, bref l'idée que nous ne sommes pas foncièrement mauvais et donc complètement responsable du foutoir dans le quel nous nous trouvons vu que nous avons, dans la tradition religieuse, été faits bons et herbivores, la viande ayant pour symbolique la perversion. Pour attester de cette conception, consciente ou non, certains faits scientifiques sont mis en avant.

"Nos lointains ancêtres (quelques millions d'années) étaient chasseurs et cueilleurs et on peut dire que cela ne nous a pas trop mal réussi. La particularité du système digestif des ruminants n'est pas la longueur des intestins mais la régurgitation du bol alimentaire et la fermentation qui en découle." C'est quelques mots sont là pour rappeler que notre système digestif n'est pas celui d'un carnivore car trop long (l’intestin mesure 10 à 12 fois la taille du corps chez l'Homme contre 4 à 5 fois chez les animaux complètements carnivores) mais n'est pas non plus celui d'un herbivore car trop court, en somme nous nous trouvons entre les deux c'est à dire omnivore et que par cela, nous sommes conçus pour manger des végétaux mais aussi de la carne comme nos proches parents les singes avec qui nous partageons notre patrimoine génétique à 98% et des poussières. En effet, gorilles et autres chimpanzés chassent de temps à autre des oiseaux, des reptiles mais surtout d'autres singes pour couvrir tous leurs besoins nutritionnels.

Bien que la dentition humaine, à savoir de petites canines non tranchants sur une mâchoire de force moyen et semblable à celles des primates frugivores (ce qui a poussé Charles Darwin, Georges Cuvier ou Charles Giraud à concevoir le frugivorisme comme régime alimentaire adapté à l'Homme bien que ces bons gars ne surent pas que les grands singes étaient partiellement omnivores), l'estomac lui n'est pas spécifique à la nutrition entièrement végétale ni complètement carné. Nous ne possédons pour ainsi dire ni doubles estomacs, ni penses et notre vésicule biliaire s'épuise voire s’abîme à la digestion des huiles végétales.

Enfin, depuis 2007 il est reconnu que l'appendice iléo-cæcal, que l'on nomme aussi appendice vermiculaire et qui cause la crise d'appendicite quand il se bouche, produit des bactéries spécifiques à la digestion de la viande et que si celui-ci a diminué pour devenir quasi-inexistant, il nous a été fort utile pendant bien longtemps. Cela est dû à l'apprivoisement du feu qui a révolutionné notre façon de nous alimenter et donc, qui nous a façonné biologiquement. Rajoutons que si Cro-magnon, Neandertal et Cie prenaient le risque de courir après le mammouth, ce n'était pas uniquement de l'ordre du culturelle (montrer sa force par exemple) ni de l'utile (construction d'abris avec les os et défenses), les arbres et les ours des cavernes étant là pour remplir le plus souvent ces fonctions.

Il me tient à cœur de citer quels mots de Stéfane Guilbaud qui à travers son article (que vous trouverez dans les sources) met en lumière à mon sens certains faits véridiques:

"La viande désincarnée dans les sociétés occidentales.  
Nous venons tous d’ancêtres ayant été cueilleurs-chasseurs et nous avons encore sur terre au XXIe siècle, grand nombre de peuples dépendants de la protéine animale. Ces peuplades se consacrent à la chasse pour subvenir à leurs besoins. Naturel pour eux alors de chasser et tuer les animaux tout en priant pour remercier un dieu de la forêt ou une divinité concernée. Une fois faits, ils ramènent la pitance pour nourrir leurs familles. À quel moment ces individus ont-ils fauté ? À quel moment pourraient-ils recevoir un quelconque reproche ? C’est bien la question que l’on peut se poser.

Lors d’une conférence, quelqu’un m’a répondu "C’est normal, ils ne sont pas occidentalisés". Drôle de réponse à plusieurs titres. La différence fondamentale entre eux et nous reste la manière et la motivation. Ces peuples tuent directement pour se nourrir et n’ont rien à cacher. À contrario, nous ne tuons pas toujours par nécessité, mais pour des besoins plus ou moins louables. En effet, dans quelle catégorie ranger les animaux tués pour le petit apéro saucisson-chips du collègue ou bien encore pour les menus junk foods toujours plus grands, toujours plus gros ? Une autre différence de taille est la relation visuelle que nous avons avec l’animal. Nous ne le voyons plus, il est désincarné par des industries de la mort qui nous les propose en barquette, sans os, sans forme, sans lien avec le pâturage. Nous ne voyons plus rien et comme dirait Fabrice Nicolino, il est plus facile de rentrer dans une centrale nucléaire que dans un abattoir. Demandons-nous pourquoi ?"

 

Nous pouvons nous passer de viande: Vrai et faux.
En fonction du régime alimentaire choisi, de la condition physique et des maladies de notre organisme, il est aujourd'hui possible grâce au modernisme de se passer de viande. Un régime végétarien sera reconnu comme viable et bon pour l'organisme s'il n'est pas prédisposé à certaines carences ou maladies, les régimes végétaliens et végans eux sont déconseillés par les spécialistes, en particulier par l'INPES car il faut posséder une très bonne connaissance de ses besoins, de celui de ses proches si on choisit de leur faire partager cette alimentation (manger des aliments précis dans des proportions elles aussi précises, bref, il faut se soumettre à de nombreuses contraintes). De plus, il est attesté que ce type de consommation n'est pas adapté à l'organisme humain car il entraîne de nombreuses carences (en particulier en vitamine B12), d'où le recours à l'utilisation de gélules et de compléments synthétisant les molécules animales qui sont essentielles à l'organisme (et qui souvent, sont tirés directement d'animaux tués dans ce but ce qui est quelque peu paradoxal). Néanmoins un régime végétarien varié et proposant une importante quantité de nourriture peut être sain pour l'organisme.

Nous avons de nombreux besoins. On parle souvent des sept éléments essentiels pour son bon fonctionnement. Il y en a bien d'autres tout aussi importants mais dans une moindre mesure. Bref, il lui faut avant tout de l'eau (beaucoup d'eau), de l'énergie mais aussi de quoi se construire et se développer. Pour cela nous devons chaque jours assimiler des lipides, des minéraux, des oligoéléments, des protéines et des acides aminés, des glucides et des vitamines.

 Où trouve-t-on les nutriments nécessaires?

Notre alimentation est riche en bienfaits, il suffit de bien choisir ce que l'on veut trouver dans notre assiette. Certains nutriments comme les glucides se trouvent dans beaucoup de produits comestibles mais certains d'entre eux sont spécialisés et ne se trouvent que dans certains aliments comme la B12 ou la B6. Ainsi les glucides contenu dans une pomme (sucres lents) n'auront pas du tout la même valeur nutritionnelle que ceux contenus dans une confiserie (sucres rapides).

Les lipides se trouvent dans la viande, le poisson (les fameux oméga3), les œufs, les produits laitiers, la charcuterie, les olives, les huiles, les fruits secs et les avocats. Ils représentent 40 % de nos dépenses énergétiques. Tous n'ont pas la même valeur et il faut varié les aliments pour consommer tous les types de lipides essentiels à l'organismes. Ils sont essentiels car ils permettent à nos cellules de structurer leur membrane, aide à la cicatrisation des plaies, à l'assimilation d'autres nutriments comme certaines vitamines et à l'éléboration d'hormones (on suspect parfois les cas "d'hystèries" (quel bien vilain mot) d'être la cause d'un manque de lipides).

Les glucides représente 50 à 55% des nutriments que nous devons consommer pour ne pas manquer d'énergie. On les trouve dans l'huile, les matières grasses en général, le poisson, la viande, les produits sucrées, les crustacés, les œufs, les céréales, l'alcool, la pomme de terre, les légumineuses, les fruits secs, les fruits frais et les légumes.

Les oligoéléments dans un régime alimentaire traditionnel sont entièrement couverts. On les trouve dans les eaux minérales mais à différente teneur en fonction de la provenance de celles-ci. Le fer et le zinc par exemple se trouvent surtout dans la viande (en particulier de cheval et le boudin), l'iode sera dans les algues et les crustacés mais aussi le lait, le cuivre dans le chocolat, la viande, le poisson et les légumes secs.

Les minéraux (dont font partis certains ologoéléments) se trouvent un peu de partout, le calcium sera surtout contenu dans les petits poissons, les laitages et les fruits secs. Le chlorure se trouve dans le sel et les aliments salés, le magnésium dans les céréales complètes, les noix et les légumes verts. Le phosphore réside dans les viandes rouges et de volailles, le poisson, les produits laitiers ou à base de céréales complètes ou de fruits secs. Le sodium se trouvera dans les produits salés, les charcuteries et le fromage. Le chrome lui est dans les épices, le blé, le sucre non raffiné, les huiles végétales, les graisses, la viande , les cacahuètes et les levures. Le cobalt se trouve uniquement dans les produites laitiers, la viande et le poisson. Le fluorure se trouve dans le thé, le poisson et les fruits de mer. Le sélénium lui est dans les produits d'origine animale riche en protéines comme la viande ou les œufs, dans les fruits de mer, en faible quantité dans les céréales et les champignons.

Les précieuses vitamines sont nombreuses, faciles d'accès et contenues dans de nombreux aliments. Ainsi la vitamine A se trouve faiblement dans l'huile de poisson, le foie et les produits laitiers mais de manière plus importante dans le cresson, les épinards et les abricots secs. La vitamine B1 est dans les levures, les céréales, les œufs de poissons; la B2 dans les abats, les légumes, les fruits, les produits laitiers, les champignons et les fruits secs. La B3 réside dans la viande de volaille, le foie, les céréales et les cacahuètes; la B5 est dans tous les aliments mais encore plus dans les orties; la B6 elle se trouve dans la volaille, le foie, les bananes, les choux, les tomates, les épinards et les pommes de terre (bref, des végétaux hormis les choux et les épinards que l'Homme européen n'a connus que très tard et qu'il a mit longuement à cultiver pour les autres, preuve à mon sens qu'une alimentation non carnée n'était pas innée vu qu'elle ne couvrait pas les besoin en B6). La B8 est contenu dans le foie, les œufs, les levures, le saumon, et en petite quantité l'avocat et le porc (à savoir que pour couvrir nos besoins journaliers il faudrait manger entre 5 et 15 avocats ou entre 14 et 196 gr de levure). La B9 se trouve dans le foie et les plantes vertes fraîches. La B12 est essentielle à notre organisme en particulier pour les organes vitaux. Elle est produite en très faible quantité par notre intestin grêle comme chez la plupart des animaux, ce qui explique pourquoi les prédateurs mangent souvent les viscères en premier avec le foie. Bref, la B12 se trouve uniquement dans les animaux (bien qu'à tort on ait cru que la consoude en possédait). Exception faite, une algue microscopique japonaise, la spiruline, en posséderait mais dans des quantités infimes et non inassimilable, tout comme les végétaux fermentés mais si peu qu'il faudrait consommer plusieurs tonnes de ces aliments (au passage il est remarquable de voir les contres-vérités sur la page Wikipédia à ce sujet). Bref, le seul moyen de se fournir de la B12 sans mettre son corps en danger et sans avoir recour à des compléments alimentaires industriels est d'avoir une alimentation faisant appel à des produits animaux. Néanmoins il est possible via des bactéries génétiquement modifiées de produire de la B12. La magie des OGM nous permet de produire ainsi 35 tonnes par an (ce qui est très loin de suffir à couvrir les besoins de la population mondiale si du jour au lendemain elle changeait de mode de vie). Un régime végétalien ou végan est donc forcément composé d'OGM (ce qui est embêtant quand on pratique ce régime pour des motivations sanitaires ou anti-mondialiste/modeniste/consumériste). Cependant, tout est une question de choix, et jamais on ne pourra imputer à une personne faisant appel à ses compléments de ne pas avoir une comportement responsable vis-à-vis de son alimentation.

Les protéines qui contiennent les acides aminés sont ce qui permet à nos cellules de fonctionner. On les trouve dans la viande, le poisson, les produits laitiers, les œufs et en plus petite quantité dans le soja et le mélange de légumineuses et de céréales. Il néanmoins courant d'entendre dire qu'il y a plus de protéines dans les végétaux et qu'elles sont plus facilement assimilables, ce qui est faux. Le végétale le plus riche en protéine est le soja a raison de 16,5 gr de protéines pour 100 gr contre 30 à 70 gr de protéines pour 100 gr de viande.

À mon sens, le fait que certains aliments essentiels à notre organisme soient uniquement présents dans des animaux me conforte dans l'idée que biologiquement, nous ne sommes pas faits de sorte à nous nourrir uniquement de végétaux. Après ces constations, j'ajoute volontiers le foie à ma liste de courses quotidienne, c'est bel et bien un aliment précieux. Cependant, les progrès de l'industrie alimentaire et pharmaceutiques nous permet désormais de nous en passer.

"Je pense aussi que les Végétariens se font du mal, sans forcément qu’il le ressentent. D’ailleurs, cela vaut aussi pour les adeptes des morceaux de viandes (moi compris). La vérité sur ce sujet est que notre espèce est Omnivore, notre corps a besoin de végétaux ET de viandes (même si les végétaux font plus de bien que la viande). En tout cas ce qui ai sur, c’est qu’aujourd’hui nous mangeons trop de viande, et peut être pas assez de fruits et de légumes, comme nos ancêtres le faisait. Personnellement, je prévois prochainement de remettre en ordre ma santé alimentaire, mais ne manger que des légumes n’est pas une solution." Malika Loreï.

 Les techniques modernes pour vivre sans :

Comme il est dit plus haut, il existe aujourd'hui de nombreuses techniques qui permettent de se passer de viande pour couvrir tout nos besoins mais à quel prix ? Les grands laboratoires se battent pour développer leurs gammes de produits pour végéta*iens et végans, usant du marketing et des techniques ordinairement réservées aux médicaments, on peut alors se demander s'ils n'ont pas pour but de créer une demande pour vendre leurs produits comme c'est le cas avec de nombreux médicaments et s'il ne risque pas d'avoir les mêmes scandales: vaccins contre le papillomavirus, médiator, Di-antalvic ou Cérivastine pour ne citer que quelques uns. À mon sens cela à déjà débuté avec l'utilisation d'OGM pour couvrir les besoins en en B12, la production à partir de produits chimiques de cobalt (procédé qui coute moins cher), la vente de compléments alimentaires fabriqués à partir d'animaux réformés (anciens animaux de laboratoire, de course ou de spectacle) et présentés comme synthétiques ou encore de nutriments présentés comme indispensables à l'organisme dans le cadre d'un régime sans viande alors que ce n'est absolument pas le cas.

 Les contraintes à ce type de mode de vie :

Elles sont nombreuses: absence de plats adaptés dans la restauration ou le commerce, prix élevés des compléments alimentaires et des céréales exotiques mais nécessaires comme la quinoa, difficultés à trouver des produits tels qu'ils soient non issus de matières animales (ne parlons pas du prix) à cause de l'utilisation de dérivés à base d'animaux dans des produits végétalisés (gélatine, épaississants, colorants …), manque de temps pour préparer sa propre alimentation surtout quand on a toute une famille à nourrir en travaillant.

Des membres et associations du mouvement sans viande comme la PETA, Ingrid Newkirk (présidente de la Peta), Peter Singer, Bruce Friedrich appellent à la flexibilité dans ce mode de vie et à l'appliquer au cas par cas. Ainsi des sportifs de hauts niveaux comme l'homme le plus fort du monde ou le coureur Scott Jurek s'accommoderons très bien d'un régime sans viande (et même dans ces cas végan) aidés par de nombreux spécialistes (médecins, nutritionnistes et diététiciens personnels par exemple) mais ce n'est pas le cas de tout le monde.

 Les dérives.

Il ne faut pas le nier, il existe des dérives dans la pratique de ces régimes alimentaires sans viande mais comme de partout. Certaines personnes vont encore plus loin que le régime végétarien, végétalien ou végan ce qui provoque souvent de graves problèmes de santé.

-Fruitarisme: on ne consomme que des fruits, des noix, des graines et des matières végétales qui peuvent être consommées sans que la plante ne soit blessée ou tuée (anthropomorphisme végétale). On peut manger des légumes ou des fruits mais pas de feuilles (épinards) ou de tubercules (ognons, ails, pommes de terre) car cela mettrait en péril la plante.

-Crudivorisme: on ne consomme que des fruits et légumes crus, des noix et de la pâte de noix, des germes de céréales et de légumineuse, des graines, des huiles végétales pressées à froid, des herbes et des jus frais. La nourriture ne doit jamais être chauffée à plus de 48°C et le moins longtemps possible.

Ces régimes alimentaires comme le régime végétarien, végétalien, végan ou uniquement carnés (et je ne parle pas de la malbouffe) s'ils sont mal maitrisés peuvent entrainer des carences dangereuses pour l'organisme. La plus connue et la plus courante est celle en vitamine B12. Une étude de 2004 sur des populations indiennes ayant un régime lacto-végétarien montrait que seulement 10% de personnes examinées n'étaient pas carencées et que 52% étaient en grave insuffisance de B12. L'approfondissement des recherches à montré que ces carences étaient dues non pas à des prédispositions génétiques mais au régime alimentaire. L'absence de cette vitamine entraîne chez l'enfant à naître des retards physiques et mentaux, elle peut entraîner chez les adultes des problèmes neurologiques (dépression ou démence), gastro-intestinaux et hématologiques qui chez les personnes âgées ou faibles peuvent être fatals. Les problèmes neurologiques au bout d'un an dans 45% des cas sont irréversibles. Ainsi le manque de B12 entraîne des démences, des dépressions, des confusions, des pertes de mémoire, des psychoses, des maladies vasculaires cérébrales, des dégénérescences de la moelle, des ataxies, des pertes du sens vibratoire, des spasticités, des démarches anormales, des paresthésie, des engourdissements, des faiblesses, des signes de Lhermitte, des incontinences urinaires et fécales, des glossites, des stomatites, de l'anorexie, des diarrhées, des constipations, des anémies, des leucopénies et la déclaration de la thrombocytopénie.

Enfin, on pourra citer les drames récents liés aux régimes alimentaires. Je garde bien à l'esprit que comme partout ce genre de faits n'est pas représentatif du végéta*isme et de tout ce qui s'y rapporte, que des décès alimentaires à causes de la mal bouffe ça existe aussi et largement plus, mais je ne crois pas pour autant qu'il faut les passer sous silence, sans non plus tomber dans l'excès comme ce fût le cas il y a peu avec cette décision de justice de retirer son enfant à un couple de végataliens. Elle a peut être été motivée par le décés d'enfants dont les parents maîtrisaient mal le régime alimentaire végéta*ien. Alors oui ,ce sont des cas extrêmes mais cela nous rappel que l'on ne peut pas faire n'importe quoi avec l'alimentation et que ce mode de vie doit faire l'objet d'un suivit médical, du moins pour les enfants.

 

Les personnes végétariennes, végétaliennes et végans vivent plus longtemps et sont beaucoup moins malades: Vrai et faux.

Il est courant de dire que les végétaliens vivent plus longtemps que ceux qui ont une alimentation carnée, ce qui est vrai mais la non consommation de viande est elle la véritable raison ? Non, du moins pour moi.

Des pratiques qui diminues les risques

Le végéta*isme et le véganisme sont des régimes alimentaires pratiqués pour des raisons spirituelles, philosophiques mais aussi sanitaires. Les personnes qui les pratiquent le font en partie dans l'optique de prendre soin de leur santé. De ce fait ils vont le plus souvent éviter les conduites à risques traditionnelles comme la consommation de cigarettes, de drogues et/ou d'alcool. Le facteur viande n'est donc pas le seul à prendre en compte pour expliquer cette longévité. De là on ne peut ni infirmer, ni affirmer que ce type d'alimentation permettaient de vivre plus longtemps. Néanmoins une étude américaine de l'université de Loma Linda en Californie montraient que les hommes végétariens vivaient 83,3 ans alors que les non végétariens vivaient 73,8 ans et que les femmes végétariennes vivaient 85,7 ans contre 79,6 ans pour celles qui ne l'étaient pas. John Robbins dans « The Food Revolution » met en lumière que le doyen de l'humanité entre 1994 et 1998 était végétarien, ce qui à mon sens n'est pas un argument vu qu'il fut le seul ... il oublie de dire que la doyenne de l'humanité qui vécue encore plus longtemps (la française Jeanne Calment : 122 ans) ne l'était pas.

Une réalité médicale

Ce que l'on ne peut pas nier c'est l'impacte bénéfique de ces comportements alimentaires sur de nombreuses maladies comme la goute, les pathologies cardio-vasculaires, certains cancers, l'asthme, arthrite, le diabète et l'obésité. Mais ils en entraînent d'autres comme une augmentation des cancers de l'anus et de l'intestin, des cas d'ostéoporoses (alors que pendant longtemps on les a présentés comme facteurs diminuant cette maladie) et des anémies par exemple.

Présenté comme remède contre les maladies cardiaques, on c'est rendu compte que le régime végétarien s'il n'est pas accompagné d'un traitement anti-stress et de nombreux médicaments n'avaient aucuns effets sur celles-ci.

Autre fait avéré, la surconsommation de viande aurait un rôle à jouer dans la maladie d'Alzheimer mais en aucun la consommation normale et quotidienne de produit animaux. Les recherches de l'American Society for nutrition tendent à montrer cette correspondance (en comparant les populations asiatiques qui mangent beaucoup de viande et celle qui n'en mangent pas) mais mettent aussi en lumière que le rôle de la méthionine (acide aminé) provenant de la viande est essentielle à l'organisme. Pour conclusion il est dit comme pour toute chose qu' il ne faut ni trop, ni pas assez consommer de carne mais trouver un équilibre

La qualité de la dentition en fonction du régime alimentaire.

Récemment, il a été mit en lumière que les végéta*iens et végans connaissaient beaucoup plus de problèmes de dentitions que ceux qui ne l'étaient pas : déchaussements de dents, caries, ulcères des régions buccales ... ce fait n'a été mit en lumière il y a peu et la recherche sur ce sujet continue. Un des facteurs pourrait être que ce sont des populations pauvres qui pratiquent le végétarisme (et cie) et qui n'ont pas accès aux soins dentaires. Un autre serait que certains éléments essentielles à la bonne santé dentaire ne se trouveraient que dans l'alimentation animale.


Ce type de régime alimentaire est l'unique solution contre la surproduction animale : Faux!
C'est un fait, depuis plus de 60 ans la consommation de viande a explosé, en particulier dans les pays industrialisés mais aussi émergents et il paraît évident que celle-ci doit être diminuée ne serait-ce que pour son impacte environnementale et les conditions de vie des animaux, mais de là à dire que sa non consommation est une obligation il y a un gouffre.

Les dégâts de la surproduction animale

Une des motivations d'une alimentation sans viande est les dégâts provoqués par l'élevage. L'exemple emblématique de la France reste le porc breton qui avec l'industrialisation de sa production a en vingts ans, ravagé le sol et les nappes phréatiques rendant l'eau du robinet impropre à la consommation. Aux États Unis l'élevage bovins (on a en tête ces immenses étendues de terre battues aux sont parqués les animaux) produit 20% des émanations de méthane à l'échelle planétaire. Si celui-ci était diminué de 10%, l'agriculture céréalière qui est destinée à ce bétail pourrait nourrir 60 millions de personnes en plus (mais quand on sait que l'on produit de quoi nourrir 12,5 milliards d'être humains mais qu'un milliard subit quotidiennement la famine, je doute que les efforts menés contre la faim doivent en premier lieu être ciblés sur cette production mais plutôt sur la notion de gaspillage). Au Brésil, le soja cultivé pour l'alimentation animale (mais pas que, l'alimentation humaine à sa part de responsabilité) détruit les sols mais aussi 38% de la forêt amazonienne brésilienne ce qui entraîne la disparition d'environ 100 espèces par jours même si ce chiffre diminue peu à peu. La forêt de Madagascar à cause des plantations et de l'élevage aurait diminuée de 90%. Autre réalité, 78% des terres cultivables sont employés pour l'élevage. Ainsi on estime qu'un hectare consacré au bétail nourrit 2 à 6 personnes alors que dans la même proportion le maraichage et les plantation peuvent nourrir 8 à 30 personnes (mais ici on ne tient compte que de la quantité et non des divers besoins nutritionnels de l'organisme). De plus il faut 7 à 10 kg de protéines végétales pour produire 1 kg de protéines carnées (en élevage intensif), ce qui implique une production végétale accrue non destinée à la consommation humaine, une utilisation importante d'eau (asséchement des nappes phréatiques et rivières), d'engrais chimiques et une pollution augmentée car l'emploie d'engins agricoles et de transports est multiplié. De plus la production de protéines animales est gourmande en énergies fossiles, 8 fois plus que les protéines végétales. Cela réside essentiellement dans le transport et la production de la matière animale mais aussi au parcoure de la viande. Sur la même idée, l'énergie déployée pour fabriquer un kilo de viande serait 100 fois moindre dans la fabrication d'un kilo de céréales. Le journaliste Fabrice Nicolino déclarait que selon la FAO, l'agence agricole de l'ONU, l'élevage mondial dégagerait plus de pollution que tous les transports existants à hauteur de 18% sur l'ensemble des émanations produites par l'humain.

Autre méfait de la surproduction animal, l'emploie de terres et de cultures destinées à l'alimentation animale au détriment de celle des hommes. En 1985 l'Éthiopie est ravagée par une terrible famine mais les céréale produites par les pays continuent d'être commercialisées vers la Grande Bretagne (ici et à mon sens, les responsables sont avant tout les politiques qui ont refusé de nourrir la population avec cette production à cause des dessous de table qu'ils recevaient).

Ces faits alarmants et même catastrophiques pour notre bonne vieille Terre nous obligent à changer nos comportements, mais le végéta*isme n'est pas l'unique solution, du moins à mon sens. Une alternative parmi d'autres serait la dénatalisation (je ne peux pas m'empêcher de penser à toi, chère Poppy !).

De plus, les dégâts de la surproduction végétale dans un but alimentaire comme celle du quinoa entraîne elle aussi des désastres. Les populations locales se trouvent sans ressources car elles doivent vendre leurs biens alimentaires, les locaux tombent malades, les épidémies réapparaissent, bref, les habitants des Andes et des Hauts-Plateaux vivent une crise sanitaire sans précédant pour nous nourrir nous, occidentaux. L'assèchement de la mer morte est un notre exemple de cette production abusive.



La plupart des êtres humains sont végétariens: Vrai et faux.

V'là trois petits points qui vont à l'encontre de cette idée à travers l'exemple de l'Inde:

  • un végétalisme forcé (famine, condition climatique ou religion) : l'Inde figure comme exemple ici. La population cultive son végétarisme en opposition aux musulmans avec qui les tensions sont fortes. Ainsi dans les grandes villes être surpris à manger de la viande, comme les musulmans le font, entraîne de nombreux désagréments.

  • On peut parler ainsi une construction identitaire au-delà de la pratique : manger de la viande est une raison suffisante pour vous interdire de louer ou d'acheter un appartement ou une maison, d'utiliser les transports comme le taxis (là je me demande comment ils font pour appliquer la loi), d'accéder à certains emplois ou certaines instituions (notamment dans le domaine de la santé ce qui est embêtant dans un pays des pays le plus touché par les maladies infectieuses).

  • On cite souvent l'Hindouisme comme religion du végétarisme avec plus de 800 millions de pratiquant mais on oublie souvent de dire que 88% des hindous sont non végétariens et se définissent comme tel pour marquer leur appartenance à leur culture. (un peu comme chez certains pour qui saucisson = français ...).
    Emoticon Zorritos Fox Ups!, La honte!

Tout ça pour dire que non la majorité des hommes et femmes en Inde et plus gobalement dans le monde ne sont pas végéta*iens et que quand bien même ils le seraient, serait-ce un argument valable ? (à mon sens pas vraiment, on a souvent vu que le plus grand nombre n'était pas toujours gage de raison).
Une trentaine de pays sont officiellement touchés par la famine, les populations se retrouvent à vivre de l'aide humanitaire (merci le maïs OGM des Etats Unis) et n'ont pas les moyens et la possibilité de ce nourrir d'autre chose que de végétaux, peut-on parler dans ce cas de végéta*isme ? Je doute qu'un somalien refuse une entre-côte ou qu'un irakien tourne de l'oeil à la vu d'une escalope de dinde.

 

Le végéta(*)isme est une prise de conscience récente: Vrai et faux.

L'ouvrage européen le plus ancien sur la non consommation d'animaux date de 1910. Nommé « No animal food », il est le fruit de la réflexion de Rupert Wheldon. Ce livre est très recherché et il existe de nombreux commentaires de celui-ci mais pour ce qui est de l'auteur, aucunes données sur lui sérieuses ne circulent. Était-ce un naturaliste, un scientifique? Quel légitimité de l'auteur sur le fonctionnement de l'organisme? Quel niveau de connaissance? Mystère.

Selon l'Union Végétarienne Internationale, la définition et la popularisation du végétarisme européen daterait du 19éme siècle.

 Le tabou de la viande rouge en Occident, en particulier USA et UE occidentale (chrétienneté):

Le monde occidental est contraint par de nombreux tabous alimentaires. Certains sont évidents comme la non consommation de certains animaux (chats, chiens, rongeurs), d'autres beaucoup moins. La viande à travers la chrétienneté a été perçue bien souvent de manière péjorative. Si elle était le reflet de la bonne santé du royaume quand le monarque en abusait, elle était le plus souvent présentée comme une forme de luxure, ce qui explique pourquoi il était mal vu chez les nobles et les religieux d'en consommer en certaines quantités et qu'il était rare, contrairement à l'image que l'on s'en fait, d'en trouver dans l'assiette des chevaliers qui par contre étaient de gros consommateurs de poissons (un des symboles les plus important de cette religion est le poisson). Toutefois, ces notions ne s'appliquaient pas au peuple. La viande était consommée sous forme de plats bouillis ou de charcuteries séchées car contrairement à ce que l'on pense, pendant le Moyen Âge la viande étaient très couramment consommée (mais nos préjugés sur cette période souvent vue comme une période noire où les maladies, les famines et la pauvreté étaient constantes sont tenaces). Dans "Histoire des peurs alimentaires" Madelaine Ferrières met en lumière la relation du peuple à la viande. Longtemps, ce sont les animaux âgés, après une longue vie de labeurs, qui étaient consommés pour maximiser leur utilisation. Puis peu à peu les viandes jeunes et tendres, les viandes dites de lait (animaux en bas âge) ont été favorisées. Idéologiquement les viandes jeunes sont considérées comme pures car uniquement nourrit du lait maternel, leur blancheur atteste de leur pureté. Un aliment blanc donc, une viande blanche, sont des aliments purs qui consommés agissent en ce sens sur l'organisme (ce concept a donné naissance à notre pain blanc actuelle nommé autrefois pain à la reine). Les étales de viandes sont nombreuses et déclinées en plusieurs catégories en fonction de la qualité du produit. Le porc est très surveillé car on pensait à tord que sa chair pouvait rendre lépreux (on confondait les "grains" formés par le ténia avec les kystes des malades), le bouc et la chèvre étaient peu consommés car leur chair avait la réputation de rendre les consommateurs d'humeur bestiale et charnelle. Ce qui entraînera une diminution de la consommation de viande, c'est la grande peur entraînée par les zoonoses : les maladies épidémiques transmises par les animaux aux hommes. La peste n'y serait pas pour rien.

La consommation de viande de façon abondante devient alors gage de richesse et de pouvoir, phénomène que l'on peut voir actuellement dans bon nombre de pays du tiers monde où en quelques années sa production et sa vente ont explosé. Dans le sud de la France, le végétarisme c'est installé avec le catharisme (toujours pour exprimer une forme de pureté) avant d'être abolit au temps des Croisades.

Aujourd'hui la viande est encore associée à la luxure mais désormais aussi aux notions de maladie (risques cardio-vasculaires par exemple). Apparaît alors un végétarisme sanitaire qui considère la viande comme toxique pour l'organisme, à tort ou à raison, motivé par deux théories principales: soit celle selon laquelle notre organisme ne la digère pas, soit celel selon la quelle les animaux sont bourrés d'OGM, d'hormones, de toxines et de médicaments mauvais pour notre organiseme. Tout porte à croire que là réside l'origine de notre végéta*isme européen. En effet le terme premier végétarisme/végétarien évoque cette idée de santé. Il vient du latin vegetus: sain, frai, vivant.

 Une pratique liée aux scandales sanitaires et aux épidémies :

Actuellement la non consommation de viande est liée à plusieurs facteurs mais plus particulièrement aux scandales sanitaires récents. Vache folle, H1N1, viande chevaline dans les plats de Findus, poissons impropres à l'usage de la table ... les exemples sont nombreux. C'est un végétarisme sanitaire qui apparaît alors, mettant en avant la maxime « un esprit sain dans un corps sain » et qui s'inscrit dans la ligné du végétarisme contestataire qui lutte contre une société consumériste. 

Le néo-paganisme des années 80-90 :

Les mouvements des années 80 et 90 sont l'expression des frustrations face aux 30 piteuses, à la mondialisation et à la métamorphose profonde de la société. C'est à cette époque que le néo-paganisme apparaît, héritage des yéyés. C'est un mélange de traditions et de mythes païens, orientaux et ésotériques. Devant un capitalisme galopant, la notion d'exploitation, empruntée en particulier à Marx apparaît dans les discours. Celle-ci est apposée à l'Homme mais aussi à la condition animale, présenté comme esclave de l'espèce humaine (on remarquera alors que cette période est l'apogée de la pensée anthropomorphique). Le végéta*isme et le véganisme apparaissent alors pour certains comme la solution à ce qui est une injustice sociale mais plus globalement, contre des pratiques qui vont à l'encontre de la Nature. En effet, dans les nouvelles religions paganiques, l'Homme possède le même statut que les animaux, il ne leur ait plus supérieur comme dans la conception chrétienne, de ce fait manger un animal est apparenté à du cannibalisme ou du barbarisme car c'est un semblable qui est consommé. C'est aussi dans ces années que l'écologie comme nous la connaissons prend son essor. Face à l'élévage des animaux destinés à la consommation humaine, des mouvements végétariens, végétaliens puis végans se sont montés.

Rajoutons à cela l'arrivée et la pratique en France de philosophies orientales et de l'idéalisation de l'Asie, en particulier de l'Inde, vue comme végétarienne alors qu'il n'en ait rien. Même constat avec le Tibet.

 Un phénomène de mode : contester dans l'assiette pour se donner une identité.

Refuser la consommation d'animaux est devenu un moyen de contestation, c'est une hypercritique de la société comme le fait remarquer la sociologue Marianne Celka, en rejetant une alimentation considérée à tort ou à raison comme polluante et/ou non morale. Mais comme tout phénomène de contestation en vers la société (on parle alors de contre culture), il finit tôt ou tard par être reprit par la société elle même est à être intégré dans celle-ci (c'est l'institutionnalisation). Les exemples les plus communs sont la mouvance punk que l'on trouve aujourd'hui sur les podiums des plus grands stylistes, le tatouage qui n'est plus le bien des prisonniers et des marins ou encore le graffiti que l'on appel désormais art de rue et dont certaines œuvres se vendent pour plusieurs milliers d'euros dans des galeries d'art. Le végétarisme et les pratiques qui lui sont affiliées n'y échappent pas, ils deviennent alors un moyen de s'identifier à une communauté, de créer une appartenance et une identité propre qui se veut contestataire tout en restant incorporé dans la société (évitant ainsi l'exclusion et la marginalisation). À l'heure actuelle, c'est le domaine de la mode et de l'image qui reprend le mieux cette culture du végétarisme, ce qui ne va pas sasn me déplâire, car si le fond idéologique n'est pas là, la démarche à le mérite d'exister.

Cependant on peut également parler de mode dans le fait que la notion de végéta*isme aujourd'hui prend divers visages et que souvent, la pratique n'a de végétarienne ou végétalienne que le nom. Prenons l'exemple des Etats Unis où 60% végétariens reconnaissent manger régulièrement de la viande par choix. Ainsi, et un peu comme pour les styles vestimentaires, différents régimes pseudos végétariens sont apparus. Rappelons qu'en Europe le régime végétarien est ovo-lacto-végétarien : consommation de lait, d'œufs en plus de végétaux et de champignons alors qu'en Asie il est surtout lacto-végétarien : uniquement consommation de lait, de végétaux et de champignons mais pas d'œufs. Enfin, rappelons que le végétarisme s'inscrit dans une non consommation animale, tel qu'il soit. Ainsi, les régimes détaillés ci-dessous ne le sont pas.

-Pesco-végétarisme: pas de consommation de viande hormis celle de poissons (qui sont pourtant des animaux mais comme ils ne crient pas, ça choc moins de les tuer pour les consommer).

-Volaillo-végétarisme: pas de consommation de viande hormis celle de volatiles comme le poulet ou le canard.

-Fructo-végétarisme: pas de consommation de viande hormis celle de fruits mer : coquillages, oursins, moules ou huîtres (eux non plus ne crient pas).

-Flextarisme: consommation de viande deux à trois fois par semaine, soit comme la plupart des habitants de la planète.

-Néo-végétarisme: consommation limité mais quotidien (plus de trois fois par semaine) de viande.

Bref, dans les faits le végétarisme pur et dur reste plus réduit que les chiffres ne l'annoncent. On peut aussi voir l'expression d'un nouveau spécisme (les différents types de régimes végétariens) ce qui conduit à une classification des animaux, chose contre le végéta*isme est censé lutter.

Avec ma consommation de viande (une fois par semaine) et de produits laitiers très réduite (du fromage une à deux fois par semaine), je peine à me placer dans ces nouvelels catégories à la mode.

 

C'est la manifestation de la volonté de respecter l'animal: Vrai et faux.
C'est est indéniable, le végéta*isme occidentale est motivé en grande partie par la non souffrance animale ce qui le différencie du végétarisme orientale qui est lui motivé par les religions, en particulier par la crainte d'avoir une mauvaise vie future si l'on tue un animal qui peut être la réincarnation d'un proche mais également, par la pression sociale des communautarismes locaux. Rappelons que le végétarisme Hindou a été instauré initialement pour régler les problèmes liés à la diminution des troupeaux bovins et donc la raréfaction de viande, interdite alors aux plus pauvres. La sacralisation de la vache n'est arrivée que plus tard.Cependant, je reste extrêmement admirative de ceux qui par cette pratique, tentent de sauver les animaux domestiques qui subissent dans les systèmes industrialisés des souffrances terribles.

 Une pratique liée à la condition animale

C'est avec l'industrialisation de l'élevage que la condition animale c'est dégradée, ce qui a conduit à une réification de l'animal pour permettre une meilleur productivité afin de nourrir la population qui croît sans cesse (putains d'humains! Mouha mouha! Hé oui, le médecin est passé avant l'agronome). Il y a deux approches de l'animal et de son traitement par l'homme. La première concerne l'action elle même, le fait que faire du mal à quel organisme que ce soit est mauvaise par principe et non parce que celui-ci dans les faits souffre. Cette philosophie est développée dans le monde végan par Gary Francione est se nomme les « notions naturels ». La seconde approche considère que les souffrances subies par un animal sont équivalentes à celle que pourrait subir n'importe qu'elle autre bête et de par se fait, les appliquer reviendraient à pratiquer les mêmes sur un être humain.

Ainsi le végéta*isme et le végnisme veulent par leur application lutter contre l'ensauvagement et l'agressivité des animaux domestiques (mais n'est-ce pas ce qui produirait si ces animaux étaient rendus à leur état de nature comme certains le proposent ?), contre les maltraitances animales et les actes cruels qu'ils subissent (ce qui est légitime et tout à fait normale comme volonté), contre les actes de barbarie comme l'enfermement dans des espaces clos, l'ablations de certaines parties du corps pour des raisons pratiques (ablation des oreilles des porcs, castration sur des porcelets éveillés, ablation du bec des poules pondeuses …), contre l'aliénation animale dû à une souffrance et à un stress important, contre la consanguinité et appauvrissement génétique des animaux.

Dans ce sens je suis entièrement d'accords, rien à redire mais il s'agit là d'un type de production bien particulier dit industriel et non traditionnel. Malheureusement les deux sont associés souvent associés dans l'imaginaire collectif.

Une méconnaissance de la condition animale et des différents types d'élevages:

Car oui, des porcs et des vaches qui courts librement ça existe encore et bien plus souvent qu'on ne le pense. On comptait en 2000 environ 500 000 exploitations agricoles dont 130 000 de petites tailles. Sur ces 500 000 plus de 30% continues la pratique d'une agriculture traditionnelle, respectueuse de la nature et de la condition animale, ce qui les conduit souvent à la faillite.

Quand je parle de méconnaissance, j'évoque le combat mené contre la production de lait. Dans l'imaginaire végétalien et végan (en particulier), la traite est associé à un vol commit en vers la vache, c'est une mère que l'on dépossède de son lait. Dans les faits c'est un peu plus compliqué. Les espèces bovines utilisées pour la production laitières ont été sélectionnées par l'Homme pendant des siècles voire si on regarde l'Histoire qui lie les deux espèces, des millénaires (sélection qui ces 30 dernières années, il faut le reconnaître, a produit des monstres comme les charolaises : elles sont si dodues qu'une mise bas sur trois se fait par péridurale et pour les blancs-bleus, de manière quasi-systématique). Néanmoins, de nombreuses races ne sont pas victimes de ce genre d’excès et se portent bien, hormis que la traite leur est devenue nécessaire. Je m'explique. Les vaches laitières ont été sélectionnées pour leur lait, lait si abondant que s'il n'est pas "récolté" de la main de l'Homme, crée de terribles problèmes de santé aux animaux: engourdissements, douleurs, mammites, infections... la solution serait alors de croiser ces vaches avec des espèces à viande qui ne subissent pas ce genre de tourment ou alors de laisser s'éteindre l’espèce mais je viens à me poser ces questions : 
- pourquoi certaines espèces auraient le droit de vivre et d'autres non, bien que crées par l'Homme ?
- le patrimoine génétique de ces animaux n'est-il pas une trace de notre Histoire ? Ne devons nous pas la conserver ?
- les bovins préhistoriques ont disparu, remplacés par leurs cousins modernes. La disparition de ces derniers entraînerait un changement important de notre environnement (l'herbe ne serait plus broutée, des espèces végétales ne pourraient plus subvenir alors à leurs besoins car concurrencées par d'autres végétaux  et de par cela, les animaux qui les consomment ne pourraient plus se nourrir ce qui toucherait les grands prédateurs et ainsi de suite, la chaîne alimentaire quoi). Sommes nous prêts à perdre notre biodiversité telle que nous la connaissont ? Je ne pense pas. Avons nous les moyens d'entretenir des troupeaux sans en tirer quelques revenus que ce soit (attention je parle toujours dans le cadre d'une agriculture non industrielle) ? Non plus. Alors que faire ? 
- ne plus avoir d'élévage signifit ne plus avoir de fumier, essentiel pour certaines espèces végétales que nous consommons à grande échelle et que dont nous ne pouvons nous passer. De ce fait, on doit reccourir à l'utilisation intensive des sols et des engrais chimiques. Sommes nous prêts aux impactes engendrés par cela ? Personnelement, non.
 

Quelques autres exemples de méconnaissance sur les animaux qui m'ont fait par moment, quand on me les a affirmé haut et fort, fait sortir de mes gonds:
- les moutons souffrent quand on les tond: ils souffrent quand on ne les tond pas (l'absence totale de tonte conduit au décès de l'animal) et si la tonte peut générer du stress chez l'animal, elle leur évite de nombreuses maladies comme la galle, la teigne ou de s'empiéger dans les fourrés. Sous la pluie froide tondus ils ne risquent pas de mourir d'hypotermie.
- les animaux de ferme laissés en pâturage sont mal traités car couverts de boue, dorment sous la pluie, doivent escalader des zones pentues ou chercher leur nourriture : bref, tous les animaux sauvages sans exception sont alors maltraités.
- les truies dans les fermes sont tenues par des armatures en fer pour ne pas toucher leurs petits : les truies dans les fermes sont tenues par des armatures le temps de l'allaitement pour ne pas écraser leurs petits. Cependant, ce procédé reste monstrueux, ces animaux vivants toutes leurs vivent dans des boxes exigus, inséminés de force et ne voyant jamais la lumière du soleil.
- les chevaux sont plus beaux que les hommes alors il ne faut pas les manger : Freud à encore frappé!

Je ne dis pas que toute la sphère végé a ce genre de pensées, ça serait faire des raccourcis, mais j'ai rencontré assez souvent ce discours pour m'intérroger sur le gouffre qu'il y a entre la réalité du terrain et la perception qui est faite de la condition animale.

 

C'est la volonté de vivre en harmonie avec la Nature: Vrai et faux.

Deux-trois réflexions :
Dans les pays à culture végétariste, c'est avant tout une pratique familiale ou traditionnelle, un héritage culturel qui n'est pas réfléchit forcément autour du monde naturel mais plutôt de la notion d'identité culturelle. 

Dans le végétarisme à l'européenne, c'est la notion de contestation et d'empathie qui sont manifestées pour faire face à un monde de plus en plus individualiste. On peut y voir alors une nouvelle dérive: l'anthropomorphisme où l'animal persçu comme identique à l'homme, et cela, au détriment de ses besoins (apparition de croquettes végétariennes et végétaliennes pour les chiens et les chats ce qui est très dangereux pour nos animaux de compagnie, on ne compte plus le nombre d'e compagnons à 4 pattes déformés, malades ou morts à cause de ces aliments) mais aussi l'utilisation de termes sentimentalismes comme un vocabulaire lié à la putréfaction, au cadavre, bref à la mort (comme les écrits sur les chevaux contre hypophagie) qui n'appel pas à la réflexion mais à l'affect (donc pas de vision objective). C'est aussi le mythe des peuples premiersEn occident on associe les créatures proches de la nature, elfes ou fées par exemples comme des être végétariens car en harmonie avec les autres êtres vivants. Pourtant la notion de bonne fée est récente et dans les contes elles aiment manger les enfants. C'est aussi un refus de la mort (qui appartient pourtant au cycle naturel) et parfois une négation des liens ancestraux entre hommes et animaux (l'élevage est presque aussi vieux que l'agriculture et plus encore que l'écriture, peut on vraiment nier une pratique humaine de plusieurs millénaires ?).

Autre réflexion : dans notre société, la production de viande a été industrialisée, ce que nous mangeons n'a plus rien à voir avec l'animal. Pas de sang, pas de poils, pas de plume, rarement des os ou de la peau. C'est l'impérialisme de steak haché, du nuggest et du poisson pané. Face à cette dépersonnalisation à l'extrême de l'animal, n'est il pas normal de voir des réactions toutes aussi poussées ?

 

L'Homme est aujourd'hui en dehors du cycle naturel : FAUX.
Aujourd'hui il est courant d'entendre dire que l'Homme s'est exclu du cycle naturel (on est bien loin de la volonté de vivre en harmonie avec la Nature) et que par cela, il peut moduler sa pratique alimentaire.

 L'Homme un animal pas comme les autres :

À mon sens il y a une forme de suffisance dans ce propos. C'est présenter la prédation et la chaîne alimentaire comme uniques facteurs du cycle naturel, ce qui faux. Celui-ci exprime l'idée de la mise en mouvement de la nature par les relations inter-espèces ou leur rôle dans l'éco-système. De par cela on ne peut pas dire que l'Homme est en dehors de la Nature vue que c'est à l'heure actuel un des animaux pour ne pas dire l'animal qui influe et interagit le plus avec son environnement.

Mais il ne faut pas se leurrer, la plupart du temps l'idée que l'Homme est en dehors du cycle naturel nous vient des philosophies rousseauistes qui opposent le monde naturel au monde dit « civilisé ». C'est le mythe du bon sauvage, comme dans « L'Ingénu » de Rousseau, où l'humain est foncièrement bon et que c'est la société qui le perverti. De par cela, l'homme devenu animal social en se sédentarisant quitte la sphère naturelle, il n'entre plus dans des logiques dites naturelles (besoins primaires) mais dans des désirs de consommation (désirs naturels et surtout non naturels). 
C'est aussi l'idée de se rapprocher des peuples premiers qui sont en accords avec la nature mais que constatons nous ? Que ces peuples dits « premiers » et qui sont en symbiose avec leur environnement sont omnivores. Ils chassent, pêchent, cueillent et parfois jardinent tout en respectant leur milieu de vie, les plantes et les animaux qui le compose mais aussi les montagnes, les rivières et le sol. On est bien loin du mode de vie occidental, qu'il soit végéta*ien ou non. À cela on peut rajouter la conception d'un raisonnement créationniste issu du monothéisme.

L'argument du savant végétarien : un mythe.

Il y a de nombreuses citations que l'on prête à tort ou à raison aux savants pour justifier du végéta*isme. On pourrait en faire tout autant avec de grands hommes et de grandes femmes qui consommaient ou consomment de la viande. Cet argument à pour but de créer une relation directe entre la non consommation de viande et le savoir/l'intelligence/la sagesse sans tenir compte de facteurs autres. C'est un sophisme, une forme d'argumentation grecque. Elle revient à présenter une donnée comme une généralité. Par exemple : la baleine est un mammifère qui vit sous l'eau et le chat est un mammifère, donc le chat peut vivre sous l'eau. Appliquée à la maxime végéta*ienne, on peut rencontrer dans le discours ce type de sophisme: Léonard Vinci est un savant végétarien qui fait preuve de grande intelligence donc les hommes savants et intelligents sont végétariens et/ou les végétariens sont intelligents / être végétarien, c'est faire preuve d'intelligence.

Pour illustrer mon propos voici quelques phrases tirés de divers sites et livres et qui illustre cette idée (attention, je ne dis pas que leurs auteurs ont tord, loin de la, je veux juste montrer que la manière dont les dires sont présentés ne fait pas appel à la raison ni à la logique).

- « Il y a déjà quelques siècles, Lénonard de Vinci disait: J'ai rejeté la viande depuis très tôt dans mon enfance, et le temps viendra ou les hommes, comme moi, regarderont le meurtre des animaux comme il regardent maintenant le meurtre de leurs semblables. » (N'oublions pas qu'à l'époque la peine de mort était courante et que les exécutions publiques étaient perçues comme un divertissement …)

- « Les véganes sont surtout des activistes face à la société moderne de surconsomamation. Gandhi disait: la grandeur d'une nation et son avancement moral peuvent être appréciés par la façon dont elle traite les animaux ».

Un refus de la mort.

Un des leitmotives du végétarisme est la lutte de la mise à mort des animaux. Parmi les arguments cités on peut dénombrer ceux-ci:
- l'animal est légale de l'Homme, tuer un animal c'est tuer un être humain.
- pendant la période d'élevage et/ou la mise à mort l'animal souffre, souffrance égale à celle que pourrait subir un être humain.
- tuer un animal c'est tuer un être vivant pourvu d'une âme et/ou d'une conscience, c'est supprimer un individu et donc c'est un crime qui doit être puni par la loi. Ê
tre de nature divine? Par compassion pour les animaux? Mais est-ce les aider que de les considérer comme des êtres humains avec des besoins et des ressentis humains?


Au fond, ce refus de la mort n'est-il pas le refus de sa propre mort, des violences et des dangers au quel nous humains devons un jour ou l'autre faire face?

Emoticon Red Fox Ninja, fumée et disparaît

 

Un recherche de sens : la quête initiatique.

À la lecture du livre "Initiation, rites, sociétés secrètes" de Mircea Eliade je ne peux m'empêcher de faire un parallèle entre les paragraphes traitant de la perte de rituels et d'initiation dans nos sociétés occidentales et l'initiation au végétarisme, végétalisme et véganisme. C'est une vision purement personnelle que j'ai monté sur la lecture de cet ouvrage mais aussi d'autres (comme ceux de Jeanne Favret-Saada avec sa série de livres sur la Sorcellerie dans le Bocage).

Une recherche de sens :

On peut voir à mon sens dans l'adoption du régime végétarien une forme de recherche d'initiaion. Dans nos sociétés il n'exite plus de rituels ou de passages marquant l'arrivée des jeunes dans le monde adulte. Le BAC est l'un des rares faits de sociétés que l'on peut rattacher au rituel de passage à l'âge adulte mais il est constamment remit en question. Les études ne sont plus non plus le signe d'un passage à l'âge adulte, encore moins le mariage qui arrive de plus en plus tards, quand il arrive, et qui marquait l'installation du couple dans son propre chez lui (aujourd'hui on vit seul ou sans être marié). Les céromonies religieuses comme la profession de foi, la première et deuxième communions et la confirmation ne rythment plus les temps de vie des adolescents. L'arrivée de la majorité ne signifie plus rien car bien des jeunes restent, passé cet âge, chez leurs parents sans obtenir beaucoup plus d'autonomie. On se retrouve avec des générations en quête de sens, qui cherche un moyen de marquer fermement qu'elles passent d'un état à l'autre : du monde de l'enfance à celui des adultes. 

Un initiation : 

Dans le végétarisme en particulier celui qui survient à l'adolescence on peut voire tout un cheminement initiatique.
- Dans un premier temps l'inidividu subit un choc ou une prise de conscience (c'est l'élément déclencheur), souvent par une vidéo, une émission ou un livre sur la condition animale, on peut voir une forme de révélation, il devient initié, il sait et ne peut plus pratiquer son mode de vie comme avant.
- Dans un deuxième temps il va devoir subir des épreuves pour faire preuve de sa détermination. Cela se manifeste par un changement de ses habitudes qui souvent va à l'encontre de son entourage et du regard des autres, il va devoir passer cet obstacle et coûte que coûte mener son nouveau style de vie, il va aussi devoir résister à l'envie de manger à nouveau carné, renoncer à ses habitus (pratiques encrées profondément en lui au point de lui sembler naturelles et innées) et à certaines convictions. Il va devoir s'affanchir de certines normes de la société mais sans tomber dans l'extrême qui le conduirait à la marginalisation.
- Dans un troisième temps commence son initiation, il va se tourner vers les lectures et les documents spécialisés (documentaires, films, interviews de "spécilaistes" etc.), il va se pencher sur les cultures extra-occidentales et surtout il va rechercher des semblables pour échanger avec eux, en particulier sur les forums. Il va s'initier auprès de végétariens plus expérimentés qui souvent se présentent comme experts  ou comme leaders d'opignon, soit par leur ancienneté sur les forums/réseaux par exemple , soit par l'anciennetée de leur pratique (10 à 15 ans ou plus) ou/et, soit par leur engagement pour la cause (sur le terrain ou dans les écrits). C'est avec ces éléments que l'inidivdu va pouvoir former peu à peu sa conception du végétarisme, donner des raisons et des buts à sa pratique.
- Dans un quatrième temps l'initié devient végétarien, il se définie même s'il n'en maîtrise pas tous les codes et toutes les pratiques. À son tour il peut diffuser le discours sur le végétarisme en reprenant les éléments et les grandes lignes du mouvements avec les exemples clés que l'on retrouve dans ce discours : danger de la viande pour l'organisme, non adaptabilité à ce régime part l'homme, souffrance animal etc.

Cependant, ce mécanisme existe pour énormément de domaines ! Que ça soit par la découverte soudaine et dévorante pour une passion hors norme ou par la pratiques alros inconnuées et peu tolérées dans le girond familliale. Néanmoins, cette forme d 'éveille s'observe souvent, à mon humble avis, dans les communautés végé.

Que cela dit-il de l'individu ?

Cette recherche de sens et cette quête sont un moyen de se différencier, de se mettre au dessus (pas dans le sens péjoratif du terme mais dnas le sens "à l'écart") du reste de la population pour se démarquer, pour atteindre un statut d'éveil et donc d'initié. L'individu détient une vérité cachée qu'il a obtenu par son initiation, à lui de garder ensuite ce savoir ou de le diffuser.

 

Quelques chiffres.

Quelques chiffres pour  completer l'article :

Aux Etats-Unis: Une enquête commandée par « The Vegetarian ressource Group » estime à 1% le nombre d'Américains véganes. On évoque 25 millions de végétariens.

En Grande-Bretagne: Une enquête en 2007 indiquait que 2% des britanniques étaient végans, une autre de « The Times » en 2005 en dénombrait 250 000 et en 2006 « The Independent » donnait le chiffre de 600 000.

Aux Pays-Bas: « The Netherlands Associations for Veganism » compte en son sein 16000 membres et estime à 0,1% leur nombre dans le pays.

En France: Environ un million de français se définiraient comme végétariens soit un peu plus de 2% (les sondages ne tiennent pas compte des moins de 18 ans).

En Allemagne: Environ 8 millions d'allemands seraient végétariens.

En Italie: On compterait 6 millions de végétariens.

En Israël: 8,6% des israélites seraient végétariens.

En Inde: 40% de la population (soit 450 à 500 millions d'habitants) serait végétarienne mais 88% des personnes qui la compose se définiraient comme tel mais ne le serait pas. De ce fait il y aurait que 60 000 000 "vrais" végéta*iens, ce qui est pas mal mais peu pour un pays qui dépasse désormais le milliard d'habitant (soit 4,85%).

"A quoi s'engage-t-on quand on décide de devenir végétarien aujourd'hui ? D'abord à un nouveau vocabulaire. Il faut s'habituer à diviser le monde en "Carniste" (mangeur de viande), "Omni" (omnivore) et "Veggie" (végétariens). Et à quelques difficultés de communication avec sa famille ou ses collègues. Il existe bien sûr un réseau dédié aux végétariens depuis un an, le réseau social Végédia, qui permet de s'informer des codes, du vocabulaire et aussi des bonnes adresses des adeptes du mode de vie sans viande.  Depuis deux ans, une explosion de blogs "veggie" a lieu. A ceux très classiques qui publient des recettes s'ajoutent maintenant les blogs sur l'expérience végétarienne au quotidien. Sweetie Veggie raconte sa prise de conscience et sa décision d'abandonner toute viande, provoquée, comme pour beaucoup d'autres nouveaux végétariens, par des témoignages et vidéos sur les conditions d'élevage des animaux de boucherie. La vie de débutante "veggie" n'est pas toujours simple et les culpabilités autour de quatre oeufs montre aussi le visage presque religieux de l'initiation végétarienne pour certains." Louise Hoffman

 

En conclusion.

Mais pourquoi faire alors un article sur ce sujet ? Et énoncer certaines réflexions brutes de chez pomme ? Tout simplement pour dire que chacun est libre de mettre ce qu'il veut dans son assiette, du moment qu'il n'applique pas de démagogie en voyant celle de son voisin. La liberté s'applique à tous, aussi bien aux viandars qu'aux végétariens. Libre à chacun de prendre soin de sa santé par les moyens qui lui semble les meilleurs temps que ça ne nuie à personne. Dans tout les cas, la perception de ce mode de vie ne peut être tout blanc ou tout noir et à mon sens, il faut sortir du débat manichéen qui porte préjudice aux différents acteurs de cette réflexion.

Légitimer son comportement alimentaire par une réflexion personnelle, spirituelle et scientifique est de ce qu'il y a de plus normal cependant, tomber dans l'excès et la négation pour l'appuyer et la prôner est quelque chose qui m'horripile au plus haut point.

Pour terminer, cette citation qui reflète toute ma pensée:


" L’antispecisme, comme le veganisme, est une culture urbaine. Ce n’est pas un hasard si l’un comme l’autre sont venus des Etats-Unis et d’Angleterre, sous la double influence d’un zest de puritanisme protestant et de l’urbanisation precoce dont ces deux pays ont été les champions. La majorité des populations occidentales, depuis plusieurs generations, n’entretiennent plus avec la campagne qu’un rapport mythique, touristique et nostalgique et ont perdu tout contact réel avec l’origine de leur nourriture (carnée comme végétale). Ils ne savent ni comment ça pousse, ni comment ça vit, ni la forme que ça a, ni comment ça se tue. Alors que la vie rurale et paysanne melait intimement les humains et une partie du monde animal , le développement urbain a façonné des comportements apparemment opposés, mais qui se cotoient de maniere schizophrenique, vis-à-vis de l’animal. D’un coté, la production d’un bestiaire désincarné et idéalisé : l’univers Disney, les ours en peluche, les animaux de compagnie, toutes les formes anthropomorphiques de la cité idéale harmonieuse ; de l’autre, des zombis pour qui la viande c’est le hamburger et la croquette de poisson, sans rapport avec l’animal qui n’est plus que « de compagnie » et ne se mange pas. En fait, ces comportements sont le même produit de l’éloignement progressif du monde animal "

 

Sources:

http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9ganisme

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dico/d/biologie-acide-amine-8/

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dico/d/biologie-proteine-237/

http://sante.lefigaro.fr/mieux-etre/nutrition-nutriments/glucides/quest-ce-que-cest

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dico/d/medecine-vitamine-285/

http://www.creapharma.ch/mineraux.htm

http://sante.lefigaro.fr/mieux-etre/nutrition-nutriments/lipides/quest-ce-que-cest

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/dico/d/biologie-oligoelement-8559/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sp%C3%A9cisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Donald_Watson

http://www.teteamodeler.com/sante/nutrition/aliment4-2.asp

http://www.bioweight.com/glucides.html

http://www.doctissimo.fr/html/nutrition/mag_2001/mag0413/nu_3811_oligo_cache.htm

http://www.eufic.org/article/fr/expid/mineraux/

http://www.libertalia.org/sante/nutrition/vitamines/ou-trouver-les-vitamines.xhtml

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vitamine_B

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=pouvoir-proteines-dans-quels-aliments-trouver-des-proteines-

http://www.medisite.fr/medicaments-et-risques-sante-les-plus-gros-scandales.47449.70.html

http://www.vegmundo.com/divers/coups-de-gueule/a-tous-ces-faux-vegetariens.html

http://www.fmoq.org/Lists/FMOQDocumentLibrary/fr/Le%20M%C3%A9decin%20du%20Qu%C3%A9bec/Archives/2010%20-%202019/2011/MQ-02-2011/079-083DOC1010.pdf

http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9g%C3%A9tarisme

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/un-couple-vegetalien-juge-apres-la-mort-de-leur-bebe_977308.html

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/232616-parents-vegetaliens-pourquoi-font-ils-peur.html

http://www1.montpellier.inra.fr/petitesfermes/docs/primeur191_pt_exploit_importance_humaine.pd

http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=T13F172

http://www.courrierinternational.com/article/2005/06/23/sus-a-la-dictature-des-vegetariens?page=all

http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20131220003750AA2fbGt

http://www.femininbio.com/cuisine-recettes/conseils-astuces/liberte-d-etre-vegetarien-pas-72610

http://leplus.nouvelobs.com/contribution/978104-je-suis-vegetarien-depuis-1994-je-reve-d-un-monde-ou-les-animaux-seraient-respectes.html

http://civilisation2.org/le-mythe-vegetarien-ou-pourquoi-le-vegetarisme-ne-sauvera-pas-le-monde/

http://www.psychologies.com/Nutrition/Equilibre/Bio-et-autres/Articles-et-Dossiers/Etre-ou-ne-pas-etre-vegetarien/Etre-vegetarien-temoignages

http://davidlatapie.blogspot.fr/2013/07/comment-je-ne-suis-pas-devenu-vegetarien.html

http://eeleesible.eklablog.com/je-ne-suis-pas-vegetarienne-a105520870

https://vegeweb.org/pourquoi-je-ne-suis-pas-vegetarienne-completement-t12739.html

http://www.atlantico.fr/rdv/revue-blogs/pourquoi-nouveaux-vegetariens-ne-sont-plus-doux-dingues-ou-sinistres-ennemis-plaisirs-chair-qu-on-imagine-louise-hoffmann-952732.html

http://motherboard.vice.com/fr/read/la-nature-est-violente?trk_source=recommended


lundi 19 octobre 2015

Sortie en forêt 59.

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La saison aux champignons est belle. Les paniers sont remplis et les joues des promeneurs rougies par le fond de l'air frais. Les arbres prennent des couleurs d'automne et les animaux s'apprêtent à passer leurs derniers moments sous les rayons chauds du soleil avant l'arrivée du gel et des premières neiges.

 

Les trompettes de la mort (Craterrelus cornucopioides).

 Ces délicieux champignons ne doivent pas intimider les gourmets avec leur nom et leur forme. En effet ce sont de très bons comestibles qui ont une pointe d'amertume. Discrètes les trompettes ne sont pas faciles à distinguer dans le sous-bois parmi les feuilles mortes, en particulier quand il fait sombre comme ses derniers jours.

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L'incontournable de l'automne et de la forêt !

L'hypholome en touffe (Hypholoma fasciculare) est le champignon qu'en cette saison on ne peut pas louper. À lui seul il représente prés de 50% des champignons de la forêt. Avec ses couleurs chatoyantes et son abondance sur le bois mort et les vieilles souches d'arbres on ne peut pas le louper. Néanmoins prudence, il est toxique.

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 Mission identification.

 Avec la saison des champignons, de nombreuses espèces qui jusqu'à là nous étaient inconnues ont fait leur apparition, et parfois il est bien dur de leur donner un nom. Ici par exemple je fais chou blanc, avec un chapeau aussi atypique qui s'est fendu sous la pression du forte et rapide pousse je suis désarçonné.

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Le lactaire poivré (Lactarius piperatus).

 Voilà un champignon très abondant à la fin de l'été en Isère. Ce lactaire n'est pas comestible car trop âcre piquant à moins d'être séché puis réduit en poudre pour assaisonner les plats. Jeunes, il a une odeur fruitée et légère, en vieillissant il prend celle de la résine de pin. Il est néanmoins consommé dans les pays de l'Est.

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La reine des bois, plaisir du mycophage !

 L'amanite des Césars ou Oronge (Amanita caesarea) est un champignon rare, recherché et  très bon. Il tort le coup l'idée reçue selon la quelle les amanites sont des champignons non comestibles. C'est en partie vrai, la famille comportant plusieurs espèces mortelles mais aussi de très bonnes comme c'est le cas ici.

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Trèsors dans le panier.

 Les girolles améthystes (Cantharellus amethysteus) et les pieds de mouton (Hydnum repandum) figurent parmi les meilleurs champignons. Leur chair ferme et leur parfum permettent de les cuisiner de manières variées et  souvent originales. Leur capacité à résister aux insectes et parasites questionne les scientifiques.

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Sortir le lion de sa cage.

 L'amanite fauve (Amanita fulva) est une amanite qui ne possède pas d'anneau et qui aun chapeau bien lisse. Elle est comestible (pour autant nous n'en consommons pas). Elle n'est pas commune chez nous car préfère les sols acides, c'est pourquoi on la rencontre là où pousse la bruyère commune (Calluna vulgaris).

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L'hélolie bleu-vert (Chlorociboria aeruginascens).

 Voilà un joli nom, un peu compliqué il faut l'admettre, pour définir ce champignon. Quand celui-ci se met à fructifier il forme des carpophores en forme de tasses d'où son surnom de tasse à bois vert. Nommé aussi "chêne vert" il fût très longtemps utilisé en marqueterie et en ébénisterie pour le teinte particulière qu'il donne au bois.

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La lépiote élevée (Macrolepiota procera).

 C'est un grand champignon qui tout jeune se présente avec un chapeau en forme de boule, ce qui lui vaut son surnom de "baguette de tambour". En grandissant le chapeau vas'ouvrir, prendre une forme de chapeau dont le sommet plus sombre est surnommé "nez de chat". C'est un excellent comestible au goût de noisette.

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Le petit monde des bêtes.

 En ce moment je cherche un peu partout en forêt de quoi compléter mon cabinet de curiosité et surtout, de quoi me servir de support pour faire de l'animation nature au près des petits et des grands. Les plumes et les ossements (comme nôtre crâne de chevreuil) produisent toujours un fort effet sur le public.

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La bruyère commune (Calluna vulgaris).

 Cette plante se trouve dans les zones au sol acide. C'est un arbrisseau au bois dur qui brûle très mal. Il n'est utilisé que pour la fabrication de pipes et parfois d'élément de marqueterie. Elle a été importée dans certains régions du monde comme l'Océanie ou en Nouvelle-Zélande où elle est devenue invasive.

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Une dernière sortie avant l'hibernation.

 La grenouille agile (Rana dalmatina) aime les zones humides et les sous-bois (cela serait spécifique à l'espèceque dans l'Est de la France). On la rencontre jusqu'à 1000 mètres d'altitude. Elle est gourmande en limaces, en vers et en insectes. Il faudra attendre la mi-mars pour assister à la saison des amours.

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Définition d'un champignon.

 Les champignons ne sont ni végétaux, ni des animaux. Ils appartiennent au 4e des six règnes qui composent le vivant. On parle alors du règne fongique, nommé en langage scientifique Fungi. Depuis Linné et même  avant leur place dans la classification du vivant fait débat jusqu'à ce qu'un consensus soit trouvé en 1969.

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Rappel.

Chaque année l'appel de la nature conduit bien des néophytes en forêt, c'est très bien à condition de respecter quelques règles essentielles. La plus basique est de ne pas toucher et de ne pas manger ce que l'on ne connaît pas. Depuis le début de l'année on compte plus de 600 empoisonnements et 10 décès par empoisonnement aux champignons, cela devrait tous nous inciter à faire attention.Pour les plantes c'est le double voire le triple.

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Le mot de la fin.

 Le feu vert pour les récoltes a été donné. Noix et pommes viennent s'ajouter aux cueillettes de champignons, mais le temps se fait gris, et l'envie de sortir se fait de jour en jour moins présente. L'épais brouillard et les pluies sans oublier le début des gelées n'y seraient pas pour rien. En attendant on en profite encore.

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mardi 13 octobre 2015

Sortie en montagne 10.

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 Voici la première partie d'une très longue ballade en montagne. Nous voilà partis pour explorer le Mont Granier, un géant de calcaire qui culmine à plus de 1933 mètres d'alttitude. C'est aussi la plus grande falaise de calcaire d'Europe mais nous y reviendront plus bas. En attendant petite visite de ce mont dont malheureusement nous n'avons pas pu atteindre le sommet. L'an prochain nous aurons à nouveau l'occasion d'en venir à bout.

 

Des conditions de vie difficiles.

 L'étage alpin est rude pour les plantes et les animaux qui s'ytrouvent. Les fortes neiges, les violentes gelées, les froids intenses et les rayons du soleil brûlants sont des plus hostiles. De ce fait les espèces animales et végétales sont souvent plus petites et plus rustiques que les espèces que l'on trouve plus bas en plaine.

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 L'oeillet de Montpellier (Dianthus hyssopifolius subsp. hyssopifolius).

 On le rencontre dans les montagnes jusqu'à 2000 mètres. Il porte le nom de Montpellier comme beaucoup d'autres plantes en raison de l'école botanique de Montpellier qui était au 18ème siècle un centre incontournable pour les naturalistes et botanistes. C'est là que furent identifiées de nombreuses espèces végétales.

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 On le reconnaît facillement à ses pétales très découpés (on dit qu'ils sont laciniés) qui sont au nombre de cinq. Les fleurs solitaires varies blanc au rose. Il est parfois courant dans les forêts d'altitude mais c'est surtout dans les prés secs et montagnards qu'il s'épanouit. On le croise aussi bien dans les Alpes que dans les Pyrénées.

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  Dans certains régions et département il fait l'objet d'importantes réglementations. Ainsi, il est interdit de le cueillir (ou de manière partiel) et de le dégrader en Isère, dans le Jura, dans le Limousin, dans le Lot et dans les Hautes Alpes. On le rencontre dans une vingtaine de départements français dont la Savoie.

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La plante aux milles vertus.

L'achillée millefeuille (Achillea millefolium) est une plante médicinale qui a été très longtemps utilisée pour soigner divers maux en particulier ceux liés au sens. On la beaucoup employée pendant la guerre 14-18 pour soigner les blessées et les femmes en faisait usage pendant les menstrues. Elle porte le nom de saigne-nez ou sourcils de Vénus en partie pour ces utilisations. Même néandertal en faisait usage dans sa pharmacopée si c'est pour dire.

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À couper le souffle !

 Les sentiers sont tortueux voire parfois à bord de falaise ce qui n'est pas facile pour la trouillarde que je suis. Malgré les très beaux paysages, la vue sur le Mont Blanc, les villes en contre bas comme Chapareillan et sur les pâturages de l'Alpette, le vertige que j'ai pour la toute premier fois (faut bien un début à tout) me tort l'estomac.

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 Il faut user des bras et des jambes pour escalader les blocs de calcaires qui permettent d'avoir une vue incomparable sur les alentours mais aussi pour atteindre certains points de la randonnée. Sac à dos, bonnes chaussures (pas comme moi), shorts et bouteilles d'eau sont indispensable pour ce mini périple de 9 heures.

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 J'ai pas pu résister à vous mettre une photo du passage le plus compliqué (si on peut appeler ça compliqué ...) du Granier. Elle ne paye pas de mine mais derrière on trouve plus de 100 mètres de vide, ce qui ne va pas pour me rassurer. Du coup l'exploration du Mont a prit fin ici mais ce n'est que partie remise !

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Les vaches alpines.

 Nous ne sommes pas en Inde mais sur le plateau qui se trouve au pied du Granier et qui le sépare du mont Pinet (appelé aussi le Truc ... en Savoie ils ont de l'imagination hé hé). L'herbe grasse sert de nourritures aux nombreuses vaches dont le lait sert à la fabrication de fromages de prestige comme le St Marcelin.

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L'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides).

 C'ets une grande vivace qui aime les zones fraîches, un peu humides et bien ombragées. Vénéneuse elle présente parfois un danger pour les animaux qui en consomme sèche dans le fourrage. Le latex qui s'en échappe est irritant en particulier pour les muqueuses et les yeux.EN voie interne il cause de nombreux dégâts.

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L'ail à tête ronde (Allium sphaerocephalon).

 C'est un ail sauvage devenu cultivé qui n'est pas très courant à l'état sauvage. On le reconnaît souvent à ses fleurs qui forment une ombelle sphérique et dense. D'oridinaire elle est plus féodée aux prés rocailleux du Sud de l'Europe même si on le trouve sur l'ensemble du territoire hormis dans le Nord et le Pays Basque.

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Un crapaud dans le thé.

 La crapaudine des Alpes est aussi appelée thé des Alpes (Sideritis hyssopifolia). C'est une plante à l'usage ancestrale très prisée dans la région. Peu abondante et même protégée, sa cueillette est très réglementée. Cet arbrisseau est mélifère ce qu iexplique les nombreuses espèces d'insectes visitant ses fleurs pâles.

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Les incroyable déguisements des syrphes.

Cette famille regroupe un grand nombre d'insectes que nous avons souvent l'habitude d'appeler "fausses guêpes". Ce sont des insectes pacifiques et butnineurs dont les larves dévorent les pucerons. Celui de gauche est un Syrphus ribesii femelle et celui de droite est la volucelle transparente (Volucella pellucens).

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La turquoise de Sarcille (Adscita statice).

 C'est une cousine des Zygènes (dont je vous présenterai un de ces quatre quelques exemplaires des Calanques). Sa chenille adore le rumex et cause parfois des dégâts sur les plans d'oseille (qui est un rumex). Néanmoins dur d'être sûr de l'espèce, un examen complet des parties géntiales permettrait d'être sûr.

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 La gentiane jaune (Gentiane lutea).

 Avec quelques autres végétaux elle figure parmi les emblèmes des montagnes françaises. C'est une plante à la durée de vie prolongée (plus de 70 ans) qui met pas moins d'une dizaine d'anéne pour fleurir. Sa racine sert à l'élaboration de divers alcools, on la ramasse avec une fourche nommée Diable. Sa récolte est très réglementées.

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Le lis martagon (Lilium martagon).

 On continue encore avec les emblèmes avec le lis martagon. Devenu presque abondant dans sur certaines montagnes, il a bien faillit disparaître avec le pâturage intensif et la cueillette déraisonnée de certains. Son lien avec la vierge martyr Sainte Catherine (on le nomme parfois lis de Catherine) y serait pour quelque chose.

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 Une véronique pas comme les autres.

 La véronique en épis (Véronica spicata) est une véronique atypique par sa floraison abondante, ses poils, la petite taille de ses fleurs et sa forme d'épi. Elle est parfois confondue avec la véronique d'Allioni (Veronica allionii) dont elle se différencie par ses feuilles et son port. Elle aime les terrains calcaires ensoleillés.

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Aconit tue-loup (Aconitum lycoctonum subsp. vulparia).

 Lycanthropes sensibles s'abstenir car voici une tueuse de loups ! Tout comme la parisette à quatre feuilles, elle aurait était utilisée en raison de sa forte toxicité pour empoisonner les loups et les renards. Dans les comtes et légendes on attribue à cette plante le pouvoir de mettre à mort les loups-garous et autres créatures.

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 Les plantes acrobates.

 Arbres, fleurs ... nombreuses sont les plantes à jouer les acrobates à fleur de roche. Souvent elles se contente de peut de substrat. Les plus petites se contentent d'une simple corniche dans la paroi, les plus grandes et imposantes ont de puissantes racines qui perforent la roche pour aller chercher les nutriments et l'eau.

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Foisonnement de vie.

 Il y a bien des espèces à voir, ne serait-ce que les digitales à grandes fleurs (Digitalis grandiflora) qui se dressent ça et là dans le paysage. Il y a beaucoup d'animaux, il est facile d'entendre le chant des marmottes, beaucoup moins de les voir. Les chocards tournent en larges nuées et les têtards barbotent.

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 Scabieuses et autres caprifoliacées.

 Les scabieuses (Lomelosia) sont difficiles à identifier, rien que dans le secteur on compte 4 à 6 espèces très semblables. On les reconnaît à leur inflorescence hémisphérique, à leurs fleurs plus développées sur les extrémités et leur couleur. Nombreuses sont les espèces d'insectes à convoiter leur nectar et leur pollen.

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Le col de l'Alpette.

 C'est un alpage magnifique et verdoyant à toute saison hormis quand il se couvre de neige. Il devient alors un désert blanc et silencieux. Son nom a été repris par de nombreux établissements montagnards pour le gîte et/ou le couvert. Il y est parfois possible de voir des animaux en particulier des chamois au printemps.

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L'étage alpin.

 Nous quittons l'étage subalpin et l'atge alpin à la végétation peu dense pour redescendre à l'étage alpin. La forêt y reprend ses droits et des arbres hauts et touffus font leur apparition. C'est là qu'en journée les animaux et en particulier les oiseaux et la macro faune s'abritent. C'est aussi dans ce milieu que l'on trouve on groseillier sauvage, le groseillier des rochers (Ribes patraeum) que l'on trouve dans les bois rocheux et frais des montagnes.

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Une histoire de falaises.

 Ce sont les immenses falaises de calcaires qui caractérise le Granier et le rendent si impressionnant. C'est un véritable gruyère parcouru par presque 70 km de galeries et de cavernes souterraines. Celles-ci l'ont fragilisées au point qu'au 13ème siècle tout une partie de la montagne s'éffondre. On compte alors plus de 2000 mort et 5 communes sont entièrement ensevelies. Reste alors une falaise de 900 mètres de hauteur.

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Vue sur le Mont Blanc.

 Ce qui fait peut être la renommée du lieu, c'est la vue incroyable que l'on peut avoir sur le Mont Blanc les jours de beau temps. Sur la photo en bas à droite on le voit se dessine à côté des deux imposants blocs de roches qui se dressent dans l'Alpette. Souvent comme ce jour là un voile de nuages le couvre légèrement.

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Le mot de la fin.

 Voilà le premier volet de cette randonnée en Chartreuse. Elle figure parmi mes préférées car les paysages sont incroyables, le frisson garantit et les espèces végétales rares et colorées poussent souvent en bord de chemin. Reste désormais à vous présenter le Pinet avec sa vue sur les vallées et ses orchidées tardives.

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mardi 6 octobre 2015

Le jardin en été.

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L'automne est installé, avec lui s'en vont les joies de l'été. J'ai rangé la plupart de mes livres de botanique pour sortir ceux de mycologie. L'ouvrage "Traces d'animaux" des éditions Hachette dans ma besace me voilà parée pour parcourir les bois. Mais avant petit topo sur ce qui c'est passé dans le jardin cet été.

 

L'hespéride du dactyle (Thymelicus lineola).

Cet été nous avons pu observer de nombreux papillons. L'hespéride du dactyle n'est pas le plus impressionnant de tous mais il en n'en reste pas moins le plus délicat. Il affectionne les prairies alpines et subalpines fleuries où se trouve des hautes herbes. Il pond ses oeufs entre la base des feuilles et la tige des plantes.

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Le sphinx du liseron (Agrius convolvuli).

Ce papillonquiporte aussi le nom de sphinx à corne de boeuf est un véritable titan. Ailes écartées il peut avoir une envergure de 12 centimètres et ça trompe peut mesurer 13 centimètres. Cette particulier lui permet d'atteindre le nectar de fleurs à la corolle très profonde comme celles des liserons et des ipomées exotiques.

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Chenilles et autres chrysalides.

Les chenilles sont le stade larvaire des papillons. Parfois elles sont confondues avec des larves de certaines mouches ou de certaines guêpes solitaires qui leurs ressemblent beaucoup. Toutes sont herbivores, enfin presque, on recense quelques rares cas de chenilles carnivores qui attrapent les insectes en se camouflant.

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La Valérie jaspée (Valeria jaspidea).

Autrefois appelé le Jaspe vert, ce papillon colorées est peu commun en France et sur le site de l'INPN n'est pas répertorié en Isère ! On peut croiser sa jolie chenille grise et légèrement poilue sur diverses essences. Les antennes légèrement dentées indiquent qu'il s'agît d'un mâle, celles de la femelle sont entièrement lisses.

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Les prédatrices du jardin.

Les sauterelles et les araignées sont de terribles prédatrices du jardin. Agiles et gloutonnes, elles sont des alliées pour les jardiniers car elles régulent les nombreux insectes qui parfois sont néfastes pour les légumes et/ou fleurs : véhiculeurs de maladies, croqueurs de pousses, grignoteurs de feuilles et autres suceurs de sèves.

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À chaque forêt sa ronce.

Il paraîtrait que chaque forêt sa propre espèce de ronce tant il existe d'espèces, d'ailleurs nombreux sont les botanistes à s'y casser les dents. Hybridations, sous-espèces ... il faut avoir les nerfs solides pour ne pas s'y perdre. Heureusement toutes sont comestibles et cette année elles finiront en liqueur.

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Délice de framboises.

À l'origine sauvages, les framboisiers à force de croisements par l'Homme ont donné une grande variété d'espèces. On trouve des framboises blanches, au goût de cassis, presques noires, roses, énorme ou minuscules. Les framboisiers figurent dans le jardin parmi les plantes favorites des punaises et de leurs larves.

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Travailleuse comme une fourmis ?

Une étude préliminaire semblerait prouver le contraire ! Selon le travail d'un groupe de scientifiques qui ayant marqué puis filmer les quelques 500 fourmis étudiées, presque un tiers serait oisif, attendant que leurs consoeurs fassent le boulot. Reste à savoir si c'est volontaire ou s'il s'agit de guerrières potentielles qui s'économises.

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Échec et mat.

Tout le monde ne profitera pas des plaisirs de l'automne. De fortes et soudaines précipitations ont inondées les galeries de nombreux rongeurs, certains n'ont pas été assez rapide. Ce campagnol des champs (Microtus arvalis) c'est fait fait surprendre par l'orage. Finit pour lui les orgies de fruits, de noix et de pommes.

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Le mot de la fin.

Pas grand choses à dire d'autre, cet été est passé très vite avec mon job de nuit. Il a été très studieux aussi, au programme des livres, des livres, encore des livres ... je veux être au top pour être selectionnée dans l'école où je souhaite faire mon BTSA GPN et surtout, pour trouver un maître d'apprentissage. Motivation !

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jeudi 1 octobre 2015

Girolles monstrueuses.

Chasse aux monstres !

J'ai envie ce midi de partager avec vous ma découverte. Ce sont les plus grosses girolles améthystes que je n'ai jamais trouvé, la poêlée va être bonne, d'autant qu'elles n'étaient pas seules ... je suis R-A-V-I-E. En ce moment j'ai plutôt tendance à parcourir les bois qu'à poster mes photos en ligne et à faire de l'identification même si je passe mes nuits le nez plongé dans mes livres de botaniques et de mycologie. Avec l'arrivée des grands froids cela changera vite, je suis un poil frileuse. J'ai une multitude de montagnes, de champignons (cèpes, truffes, amanites des Césars, trompettes...), de fleurs, de rivières et d'animaux à partager avec vous.

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lundi 28 septembre 2015

Sortie en montagne 9.

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 Virée au Cirque de St Même. Cette année nous nous sommes prit d'affection pour la Savoie et nous y avons réalisés de nombreuses randonnées. Voici l'une d'elle ... enfin presque ... en effet le Cirque est à la fois en Savoie et en Isère. En son coeur se trouve la source du Guiers Vif qui départage les deux départements.

Une hêtraie enchantée.

Pour parvenir à la source, il faut grimper. Une des spécificité du cite est que rapidement, on passe d'un étage montagnard à l'autre et que l'on peut voir la flore changer, en particulier les arbres. En effet les nombreux hêtres (Fagus sylvatica) cèdent vite la place aux conifères qui s'accomodent mieux du relief escarpé.

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La saxifrage des ruisseaux (Saxifraga aizoides).

C'est une plante assez rare qui fleurit de de juin à septembre entre 600 et 3100 mètres d'altitude. Elle pousse en touffe dans les zones pierreuses et les éboulis, toujours à proximité de l'eau : sources, courts d'eau ou suintements à fleur de roche. Elle a de très nombreux noms comme celui de saxifrage faux aizon.  

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Les fruits des conifères.

 Tiens en parlant de conifères, savez-vous faire la différence entre tous leurs fruits ? Les cônes du sapin blanc (Abies alba) par exemple pointent vers le ciel alors que ceux de l'épicéa commun (Picea abies) pendent vers le bas. Pour s'en souvenir on dira que "ceux du sapin pinent (montent), ceux de l'épicéa pissent (descendent)".

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À défaut de faire le tour du monde, n'en faisons que la moitié.

La raiponce hémisphérique (Phyteuma hemisphaericum) aime les milieux montagnards riches en silice. On la trouve dans les prés comme dans les moraines entre 1300 et 3000 mètres d'altitude.  Sa racine comme celle de la plupart des raiponces serait comestible et aurait un goût mêlant les saveurs de la châtaigne et du panais.

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 La grande astrance (Astrantia major).

 C'est une espèce qui dans certaines régions est protégée. Elle est typique des montagnes et aime se trouver dans les forêt de hêtres et de sapins humides et fraîches. Très rustique elle peut résister à des températures descendant au dessous de - 25°C. De grande taille elle fait parfois plus d'un mètre de haut.

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Les vampires des bois.

 Enfin presque, il s'agît plutôt de mélampyres, des plantes à fleurs semi-parasites qui se nourrissent en partie d'autres plantes dans un premier temps puis de leurs congènéres, d'où leur nom sympahtique. Au Cirque de St Même on peut rencontrer le mélampyre des forêts (Melampyrum sylvaticum) qui est à gauche de la photo  (tout de jaune vêtu) et le mélapyre des bois (Melampyrum nemorosum) qui lui est sur la photo de droite (en jaune et violet).

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Le maître des haies.

Il est plus fréquent de croiser le troène commun (Ligustrum vulgare) dans les villes et les parcs qu'en pleine nature. Pourtant c'est une plante indigène de notre territoire qui s'est retrouvé dans nos jardins pour sa rusticité. Voilà plusieurs siècle que l'Homme cultive cet arbrisseau qu'il nomme parfois bois puant ou frésillon.

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 L'étrange monotrope sucepin (Monotropa hypopitys).

Voilà une bien étrange plante. Le monotrope sucepin est cousin des bruyères et tire sa nourriture des échanges qu'il entretient avec des champignons dans le sol. Comme il ne fait pas de photosynthèse il n'a pas besoin de chlorophylle et est donc de couleur blanche et non verte. Il peut vivre dans les zones de faible lumière.

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 Le bal des orchidées.

 Voici petite série d'orchidées encore en fleurs au moment de la sortie (juillet). Ce n'est pas courant pour certaines de ces espèces mais cela arrive quand elles sont dans des milieux protégés de la chaleur comme c'est le cas. Ici il s'agît de l'orchis moucheron (Gymnadenia conopsea) qui peut dépasser 80 centimètres.

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 L'helléborine rouge (Epipactis atrorubens).

 Cette orchidée est commune sur les sols et éboulis calcaires et ses fleurs sentent bon la vanille. C'est la plus identifiable des épipactis en raison de sa couleur rouge-pourpre. Elle est protégée dans de nombreuses régions. De toute manière quand on est face à une orchidée, le plus sage est de ne pas la ramasser.

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Un nid sans oeufs ni oisillons.

La néottie nid d'oiseau (Neottia nidus-avis) est une orchidée qui fonctionne comme le sucepin (mychorization) ce qui fait qu'elle a besoin de très peu de ressources. Elle a la particularité d'avoir un réseau racinaire très dense et qui s'enroule sur lui même, formant ainsi une sorte de nid avec un creux douillet en son centre. 

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L'orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii).

 Cette orchidée fait partie de la famille des dactylorhizas qui sont assez difficiles à différencier les unes des autres (c'est même parfois un gros casse-tête même pour les plus agairis). Pour la différencier de de la Dactylorhiza maculata il faut regarder le biotope (plus forestier pour fuchsii) et le label (moins découpé chez maculata).

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Y a pas à dire, ça gère la fougère !

Les fougères comptent parmi les plus vieux végétaux de notre monde. Leur "famille" se nomme Flicophyta. Elles n'ont pas de fleurs et produisent pour se reproduire des spores ou se divisent. Certains au Moyen Âge partaient à la recherche de fleurs de fougère, en posséder une rendrait son propriétaire invisible.    

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Le lis martagon (Lilium martagon).

 Ce très beau lis atteint un mètre de haut. Il est dans de nombreux endroits le symbole de la culture montagnarde, en particulier dans les Alpes. Protégé il est possible néanmoins de le récolter sous certaines conditions spécifiques aux territoires sur le quel il se trouve. Il aime les endroits frais, ombragés et humides.

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 La vulnéraire des Chartreux (Hypericum nummularium)

 Son vrai nom est millepertuis à sous. Chez nous c'estune plante de grande importance, on en tire une liqueur typique d'ici, la Vulnéraire. Elle est endémique des Alpes et des Pyrénées, entre 500 et 2600 mètres d'altitude, souvent dans des endroits pas simple d'accés. Protégée, sa récolte est aussi très réglementée.

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La dryade à huit pétales (Dryas octopetala).

 J'aime le surnom de chênette qu'on lui prête parfois, cela vient de son  nom de dryade. Les dryades dans la mythologie grecs sont des nymphes mortelles associées en particulier aux chênes et plus généralement aux arbres et à la forêt. Timides, certaines protégeaient les pommes d'or du jardin des Hespérides. 

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 Les sentiers de montagne.

 Les sentiers de montagne ne sont pas à confondre avec ceux des campagnes ou des forêts de basse et de moyenne attitude. Ils sont serpentueux, raides et escarpés, parfois instables et/où à fleur de falaise (j'en parlerai dans un prochain épisode) ... bref ils sont redoutables. Il faut un bon équipement pour les aborder.

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Des plantes carnivores dans les Alpes.

 La grassette des Alpes (Pinguicula alpina L.) est une petit plante carnivore à fleurs blanches. On la trouve dans les montagnes eurasiennes en haute altitude, jusqu'à 2600 mètres. Ses feuilles sont couvertes de poils gluants. Quand les insectes s'y posent, ils s'engluent et les feuilles se referment sur eux puis les digèrent.

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Une terrible vénéneuse.

 L'ancolie commune (Aquilegia vulgaris) est considérée comme la plante la plus toxique d'Europe. Cela n'a pas empêché qu'elle soit très appréciée dans les jardins et dans les filtres d'amours, ce qui fut fatal à certains amants et maîtresses. Plante magique, les femmes mâchouillaient ses graines pour se rendre plus attirantes. 

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La délicieuse mauve musquée (Malva moschata, L.).

Ses feuilles sont caractéristiques de l'espèce. On la rencontre partout en France et elle n'est pas difficile dans le choix de son emplacement. Souvent cultivée, elle s'échappe facilement des jardins pour retourner dans la nature. Les fleurs de mauves sont encore utilisées pour traiter et soigner les problèmes de gorge.

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Plantes à découvrir.

 Il reste bien des plantes à découvrir au Cirque de Saint Même comme la parisette à quatre feuilles (Paris quadrifolia) à droite et qui est aussi nommée raisin du renard. L'endroit à l'avantage de regorger de vie et de trésors botaniques jusqu'à tard dans la saison avant que la neige et le gel ne s'invitent pour quelques mois.

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 La magie de l'eau.

 Le Cirque de Saint Même est assez fabuleux pour les nombreuses cascades et cours d'eau entourés par des falaises de calacaire de plus de 500 mètres de haut. Issus d'un source, ils deviendront le Guiers Vif et plus généralement le Guiers. On compte quatre cascades principales, ici celle nommée la Pisse du Guiers.

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La Cascade des Sources.

 Bon ce n'est pas elle en photo ici (Grande cascade) mais on presque la deviner. Elle sort d'une grotte creusée par l'eaud ans la roche, grotte dont on peut s'approcher de très prés d'ailleurs. L'endroit est assez sympathique car sur les rochers les moins érodées se sont installés de nombreux végétaux formant des îles.

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 La Grande Cascade.

 Elle porte bien son nom même si elle n'est pas la plus grande. Elle est très impressionnante surtout quand on regarde la taille du personnage de la photo en bas à droite. Il est possible de mettre les pieds dans l'eau glacée et d'aller sous la chute. Là aussi se trouve une riche végétation à la quelle on ne s'attendrait pas.

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 En parlant de mettre les pieds dans l'eau ...

Voici un aperçu de notre équipement pendant que nous nous glacions joyeusement les oreilles dans l'eau à la recherche de petites bêtes. Depuis j'ai écouté la voix de la raison (celle de mon bien-aimé) et je me suis achetée des chaussures de randonnées, surtout après les quelques frayeurs que j'ai pu avoir au Mont Granier.

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Petits monstres.

 Les voilà les bêtes. Elles ne sont pas méchantes et font le bonheur du cingle plongeur  (Cinclus cinclus) qui sont faciles à observer. Cet oiseau unique en son genre plonge sous l'eau pour trouver sa nourriture. Son plumage l'isole du froid, de l'eau et lui donne une réserve d'air pendant qu'il se trouve dans les torrents pour respirer.

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 Démonstration de témérité.

 Les pieds dans l'eau ... j'avoue nous n'y sommes pas restés longtemps, moi en particulier (maximum une dizaine de minutes). Il faut savoir que cette eau sort du ventre de la terre et est restée très longtemps loin du soleil et de ses rayons chauds. De ce fait elle dépasse rarement les 5° degrés ce qui fait peu pour se baigner.

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 La Cascade Isolée.

 Pour le coup j'aurais pu me passer de titre. Cette cascade a formé au court des années et même des siècles si ce n'estd'un ou deux millénaire une cuvette où ça et là se trouvent d'imposants blocs de roches qui ont survécu à la furie des eaux. Il est possible d'admirer le spectacle depuis leur sommet après une rapide escalade. 

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Courageux ?

 Les photos ne le montrent pas vraiment mais l'endroit est très beau car entouré de forêt et de roches qui sont à nues. Un énorme hêtre surmonte le tout et couvre de ses feuillages la petite étendue d'eau limpide et peu profonde visitée par les oiseaux. Reste la question du froid, qui osera s'y plonger ? Le Chat s'y est risqué les pattes.

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 Le mot de la fin.

 Voici un aperçu de la "collections de randonnées de l'été". Il y a fort à parier que nous seront bientôt de retour au Cirque, et si ce n'est pas cet automne ça sera alors au printemps. Néanmoins je me vois mal résister à l'envie d'aller voir les feuilles dorées tomber et être emportées par les eaux turbulentes du Guiers Vifs.

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