mardi 13 octobre 2015

Sortie en montagne 10.

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 Voici la première partie d'une très longue ballade en montagne. Nous voilà partis pour explorer le Mont Granier, un géant de calcaire qui culmine à plus de 1933 mètres d'alttitude. C'est aussi la plus grande falaise de calcaire d'Europe mais nous y reviendront plus bas. En attendant petite visite de ce mont dont malheureusement nous n'avons pas pu atteindre le sommet. L'an prochain nous aurons à nouveau l'occasion d'en venir à bout.

 

Des conditions de vie difficiles.

 L'étage alpin est rude pour les plantes et les animaux qui s'ytrouvent. Les fortes neiges, les violentes gelées, les froids intenses et les rayons du soleil brûlants sont des plus hostiles. De ce fait les espèces animales et végétales sont souvent plus petites et plus rustiques que les espèces que l'on trouve plus bas en plaine.

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 L'oeillet de Montpellier (Dianthus hyssopifolius subsp. hyssopifolius).

 On le rencontre dans les montagnes jusqu'à 2000 mètres. Il porte le nom de Montpellier comme beaucoup d'autres plantes en raison de l'école botanique de Montpellier qui était au 18ème siècle un centre incontournable pour les naturalistes et botanistes. C'est là que furent identifiées de nombreuses espèces végétales.

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 On le reconnaît facillement à ses pétales très découpés (on dit qu'ils sont laciniés) qui sont au nombre de cinq. Les fleurs solitaires varies blanc au rose. Il est parfois courant dans les forêts d'altitude mais c'est surtout dans les prés secs et montagnards qu'il s'épanouit. On le croise aussi bien dans les Alpes que dans les Pyrénées.

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  Dans certains régions et département il fait l'objet d'importantes réglementations. Ainsi, il est interdit de le cueillir (ou de manière partiel) et de le dégrader en Isère, dans le Jura, dans le Limousin, dans le Lot et dans les Hautes Alpes. On le rencontre dans une vingtaine de départements français dont la Savoie.

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La plante aux milles vertus.

L'achillée millefeuille (Achillea millefolium) est une plante médicinale qui a été très longtemps utilisée pour soigner divers maux en particulier ceux liés au sens. On la beaucoup employée pendant la guerre 14-18 pour soigner les blessées et les femmes en faisait usage pendant les menstrues. Elle porte le nom de saigne-nez ou sourcils de Vénus en partie pour ces utilisations. Même néandertal en faisait usage dans sa pharmacopée si c'est pour dire.

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À couper le souffle !

 Les sentiers sont tortueux voire parfois à bord de falaise ce qui n'est pas facile pour la trouillarde que je suis. Malgré les très beaux paysages, la vue sur le Mont Blanc, les villes en contre bas comme Chapareillan et sur les pâturages de l'Alpette, le vertige que j'ai pour la toute premier fois (faut bien un début à tout) me tort l'estomac.

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 Il faut user des bras et des jambes pour escalader les blocs de calcaires qui permettent d'avoir une vue incomparable sur les alentours mais aussi pour atteindre certains points de la randonnée. Sac à dos, bonnes chaussures (pas comme moi), shorts et bouteilles d'eau sont indispensable pour ce mini périple de 9 heures.

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 J'ai pas pu résister à vous mettre une photo du passage le plus compliqué (si on peut appeler ça compliqué ...) du Granier. Elle ne paye pas de mine mais derrière on trouve plus de 100 mètres de vide, ce qui ne va pas pour me rassurer. Du coup l'exploration du Mont a prit fin ici mais ce n'est que partie remise !

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Les vaches alpines.

 Nous ne sommes pas en Inde mais sur le plateau qui se trouve au pied du Granier et qui le sépare du mont Pinet (appelé aussi le Truc ... en Savoie ils ont de l'imagination hé hé). L'herbe grasse sert de nourritures aux nombreuses vaches dont le lait sert à la fabrication de fromages de prestige comme le St Marcelin.

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L'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides).

 C'ets une grande vivace qui aime les zones fraîches, un peu humides et bien ombragées. Vénéneuse elle présente parfois un danger pour les animaux qui en consomme sèche dans le fourrage. Le latex qui s'en échappe est irritant en particulier pour les muqueuses et les yeux.EN voie interne il cause de nombreux dégâts.

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L'ail à tête ronde (Allium sphaerocephalon).

 C'est un ail sauvage devenu cultivé qui n'est pas très courant à l'état sauvage. On le reconnaît souvent à ses fleurs qui forment une ombelle sphérique et dense. D'oridinaire elle est plus féodée aux prés rocailleux du Sud de l'Europe même si on le trouve sur l'ensemble du territoire hormis dans le Nord et le Pays Basque.

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Un crapaud dans le thé.

 La crapaudine des Alpes est aussi appelée thé des Alpes (Sideritis hyssopifolia). C'est une plante à l'usage ancestrale très prisée dans la région. Peu abondante et même protégée, sa cueillette est très réglementée. Cet arbrisseau est mélifère ce qu iexplique les nombreuses espèces d'insectes visitant ses fleurs pâles.

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Les incroyable déguisements des syrphes.

Cette famille regroupe un grand nombre d'insectes que nous avons souvent l'habitude d'appeler "fausses guêpes". Ce sont des insectes pacifiques et butnineurs dont les larves dévorent les pucerons. Celui de gauche est un Syrphus ribesii femelle et celui de droite est la volucelle transparente (Volucella pellucens).

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La turquoise de Sarcille (Adscita statice).

 C'est une cousine des Zygènes (dont je vous présenterai un de ces quatre quelques exemplaires des Calanques). Sa chenille adore le rumex et cause parfois des dégâts sur les plans d'oseille (qui est un rumex). Néanmoins dur d'être sûr de l'espèce, un examen complet des parties géntiales permettrait d'être sûr.

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 La gentiane jaune (Gentiane lutea).

 Avec quelques autres végétaux elle figure parmi les emblèmes des montagnes françaises. C'est une plante à la durée de vie prolongée (plus de 70 ans) qui met pas moins d'une dizaine d'anéne pour fleurir. Sa racine sert à l'élaboration de divers alcools, on la ramasse avec une fourche nommée Diable. Sa récolte est très réglementées.

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Le lis martagon (Lilium martagon).

 On continue encore avec les emblèmes avec le lis martagon. Devenu presque abondant dans sur certaines montagnes, il a bien faillit disparaître avec le pâturage intensif et la cueillette déraisonnée de certains. Son lien avec la vierge martyr Sainte Catherine (on le nomme parfois lis de Catherine) y serait pour quelque chose.

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 Une véronique pas comme les autres.

 La véronique en épis (Véronica spicata) est une véronique atypique par sa floraison abondante, ses poils, la petite taille de ses fleurs et sa forme d'épi. Elle est parfois confondue avec la véronique d'Allioni (Veronica allionii) dont elle se différencie par ses feuilles et son port. Elle aime les terrains calcaires ensoleillés.

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Aconit tue-loup (Aconitum lycoctonum subsp. vulparia).

 Lycanthropes sensibles s'abstenir car voici une tueuse de loups ! Tout comme la parisette à quatre feuilles, elle aurait était utilisée en raison de sa forte toxicité pour empoisonner les loups et les renards. Dans les comtes et légendes on attribue à cette plante le pouvoir de mettre à mort les loups-garous et autres créatures.

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 Les plantes acrobates.

 Arbres, fleurs ... nombreuses sont les plantes à jouer les acrobates à fleur de roche. Souvent elles se contente de peut de substrat. Les plus petites se contentent d'une simple corniche dans la paroi, les plus grandes et imposantes ont de puissantes racines qui perforent la roche pour aller chercher les nutriments et l'eau.

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Foisonnement de vie.

 Il y a bien des espèces à voir, ne serait-ce que les digitales à grandes fleurs (Digitalis grandiflora) qui se dressent ça et là dans le paysage. Il y a beaucoup d'animaux, il est facile d'entendre le chant des marmottes, beaucoup moins de les voir. Les chocards tournent en larges nuées et les têtards barbotent.

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 Scabieuses et autres caprifoliacées.

 Les scabieuses (Lomelosia) sont difficiles à identifier, rien que dans le secteur on compte 4 à 6 espèces très semblables. On les reconnaît à leur inflorescence hémisphérique, à leurs fleurs plus développées sur les extrémités et leur couleur. Nombreuses sont les espèces d'insectes à convoiter leur nectar et leur pollen.

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Le col de l'Alpette.

 C'est un alpage magnifique et verdoyant à toute saison hormis quand il se couvre de neige. Il devient alors un désert blanc et silencieux. Son nom a été repris par de nombreux établissements montagnards pour le gîte et/ou le couvert. Il y est parfois possible de voir des animaux en particulier des chamois au printemps.

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L'étage alpin.

 Nous quittons l'étage subalpin et l'atge alpin à la végétation peu dense pour redescendre à l'étage alpin. La forêt y reprend ses droits et des arbres hauts et touffus font leur apparition. C'est là qu'en journée les animaux et en particulier les oiseaux et la macro faune s'abritent. C'est aussi dans ce milieu que l'on trouve on groseillier sauvage, le groseillier des rochers (Ribes patraeum) que l'on trouve dans les bois rocheux et frais des montagnes.

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Une histoire de falaises.

 Ce sont les immenses falaises de calcaires qui caractérise le Granier et le rendent si impressionnant. C'est un véritable gruyère parcouru par presque 70 km de galeries et de cavernes souterraines. Celles-ci l'ont fragilisées au point qu'au 13ème siècle tout une partie de la montagne s'éffondre. On compte alors plus de 2000 mort et 5 communes sont entièrement ensevelies. Reste alors une falaise de 900 mètres de hauteur.

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Vue sur le Mont Blanc.

 Ce qui fait peut être la renommée du lieu, c'est la vue incroyable que l'on peut avoir sur le Mont Blanc les jours de beau temps. Sur la photo en bas à droite on le voit se dessine à côté des deux imposants blocs de roches qui se dressent dans l'Alpette. Souvent comme ce jour là un voile de nuages le couvre légèrement.

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Le mot de la fin.

 Voilà le premier volet de cette randonnée en Chartreuse. Elle figure parmi mes préférées car les paysages sont incroyables, le frisson garantit et les espèces végétales rares et colorées poussent souvent en bord de chemin. Reste désormais à vous présenter le Pinet avec sa vue sur les vallées et ses orchidées tardives.

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mardi 6 octobre 2015

Le jardin en été.

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L'automne est installé, avec lui s'en vont les joies de l'été. J'ai rangé la plupart de mes livres de botanique pour sortir ceux de mycologie. L'ouvrage "Traces d'animaux" des éditions Hachette dans ma besace me voilà parée pour parcourir les bois. Mais avant petit topo sur ce qui c'est passé dans le jardin cet été.

 

L'hespéride du dactyle (Thymelicus lineola).

Cet été nous avons pu observer de nombreux papillons. L'hespéride du dactyle n'est pas le plus impressionnant de tous mais il en n'en reste pas moins le plus délicat. Il affectionne les prairies alpines et subalpines fleuries où se trouve des hautes herbes. Il pond ses oeufs entre la base des feuilles et la tige des plantes.

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Le sphinx du liseron (Agrius convolvuli).

Ce papillonquiporte aussi le nom de sphinx à corne de boeuf est un véritable titan. Ailes écartées il peut avoir une envergure de 12 centimètres et ça trompe peut mesurer 13 centimètres. Cette particulier lui permet d'atteindre le nectar de fleurs à la corolle très profonde comme celles des liserons et des ipomées exotiques.

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Chenilles et autres chrysalides.

Les chenilles sont le stade larvaire des papillons. Parfois elles sont confondues avec des larves de certaines mouches ou de certaines guêpes solitaires qui leurs ressemblent beaucoup. Toutes sont herbivores, enfin presque, on recense quelques rares cas de chenilles carnivores qui attrapent les insectes en se camouflant.

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La Valérie jaspée (Valeria jaspidea).

Autrefois appelé le Jaspe vert, ce papillon colorées est peu commun en France et sur le site de l'INPN n'est pas répertorié en Isère ! On peut croiser sa jolie chenille grise et légèrement poilue sur diverses essences. Les antennes légèrement dentées indiquent qu'il s'agît d'un mâle, celles de la femelle sont entièrement lisses.

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Les prédatrices du jardin.

Les sauterelles et les araignées sont de terribles prédatrices du jardin. Agiles et gloutonnes, elles sont des alliées pour les jardiniers car elles régulent les nombreux insectes qui parfois sont néfastes pour les légumes et/ou fleurs : véhiculeurs de maladies, croqueurs de pousses, grignoteurs de feuilles et autres suceurs de sèves.

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À chaque forêt sa ronce.

Il paraîtrait que chaque forêt sa propre espèce de ronce tant il existe d'espèces, d'ailleurs nombreux sont les botanistes à s'y casser les dents. Hybridations, sous-espèces ... il faut avoir les nerfs solides pour ne pas s'y perdre. Heureusement toutes sont comestibles et cette année elles finiront en liqueur.

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Délice de framboises.

À l'origine sauvages, les framboisiers à force de croisements par l'Homme ont donné une grande variété d'espèces. On trouve des framboises blanches, au goût de cassis, presques noires, roses, énorme ou minuscules. Les framboisiers figurent dans le jardin parmi les plantes favorites des punaises et de leurs larves.

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Travailleuse comme une fourmis ?

Une étude préliminaire semblerait prouver le contraire ! Selon le travail d'un groupe de scientifiques qui ayant marqué puis filmer les quelques 500 fourmis étudiées, presque un tiers serait oisif, attendant que leurs consoeurs fassent le boulot. Reste à savoir si c'est volontaire ou s'il s'agit de guerrières potentielles qui s'économises.

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Échec et mat.

Tout le monde ne profitera pas des plaisirs de l'automne. De fortes et soudaines précipitations ont inondées les galeries de nombreux rongeurs, certains n'ont pas été assez rapide. Ce campagnol des champs (Microtus arvalis) c'est fait fait surprendre par l'orage. Finit pour lui les orgies de fruits, de noix et de pommes.

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Le mot de la fin.

Pas grand choses à dire d'autre, cet été est passé très vite avec mon job de nuit. Il a été très studieux aussi, au programme des livres, des livres, encore des livres ... je veux être au top pour être selectionnée dans l'école où je souhaite faire mon BTSA GPN et surtout, pour trouver un maître d'apprentissage. Motivation !

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jeudi 1 octobre 2015

Girolles monstrueuses.

Chasse aux monstres !

J'ai envie ce midi de partager avec vous ma découverte. Ce sont les plus grosses girolles améthystes que je n'ai jamais trouvé, la poêlée va être bonne, d'autant qu'elles n'étaient pas seules ... je suis R-A-V-I-E. En ce moment j'ai plutôt tendance à parcourir les bois qu'à poster mes photos en ligne et à faire de l'identification même si je passe mes nuits le nez plongé dans mes livres de botaniques et de mycologie. Avec l'arrivée des grands froids cela changera vite, je suis un poil frileuse. J'ai une multitude de montagnes, de champignons (cèpes, truffes, amanites des Césars, trompettes...), de fleurs, de rivières et d'animaux à partager avec vous.

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lundi 28 septembre 2015

Sortie en montagne 9.

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 Virée au Cirque de St Même. Cette année nous nous sommes prit d'affection pour la Savoie et nous y avons réalisés de nombreuses randonnées. Voici l'une d'elle ... enfin presque ... en effet le Cirque est à la fois en Savoie et en Isère. En son coeur se trouve la source du Guiers Vif qui départage les deux départements.

Une hêtraie enchantée.

Pour parvenir à la source, il faut grimper. Une des spécificité du cite est que rapidement, on passe d'un étage montagnard à l'autre et que l'on peut voir la flore changer, en particulier les arbres. En effet les nombreux hêtres (Fagus sylvatica) cèdent vite la place aux conifères qui s'accomodent mieux du relief escarpé.

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La saxifrage des ruisseaux (Saxifraga aizoides).

C'est une plante assez rare qui fleurit de de juin à septembre entre 600 et 3100 mètres d'altitude. Elle pousse en touffe dans les zones pierreuses et les éboulis, toujours à proximité de l'eau : sources, courts d'eau ou suintements à fleur de roche. Elle a de très nombreux noms comme celui de saxifrage faux aizon.  

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Les fruits des conifères.

 Tiens en parlant de conifères, savez-vous faire la différence entre tous leurs fruits ? Les cônes du sapin blanc (Abies alba) par exemple pointent vers le ciel alors que ceux de l'épicéa commun (Picea abies) pendent vers le bas. Pour s'en souvenir on dira que "ceux du sapin pinent (montent), ceux de l'épicéa pissent (descendent)".

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À défaut de faire le tour du monde, n'en faisons que la moitié.

La raiponce hémisphérique (Phyteuma hemisphaericum) aime les milieux montagnards riches en silice. On la trouve dans les prés comme dans les moraines entre 1300 et 3000 mètres d'altitude.  Sa racine comme celle de la plupart des raiponces serait comestible et aurait un goût mêlant les saveurs de la châtaigne et du panais.

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 La grande astrance (Astrantia major).

 C'est une espèce qui dans certaines régions est protégée. Elle est typique des montagnes et aime se trouver dans les forêt de hêtres et de sapins humides et fraîches. Très rustique elle peut résister à des températures descendant au dessous de - 25°C. De grande taille elle fait parfois plus d'un mètre de haut.

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Les vampires des bois.

 Enfin presque, il s'agît plutôt de mélampyres, des plantes à fleurs semi-parasites qui se nourrissent en partie d'autres plantes dans un premier temps puis de leurs congènéres, d'où leur nom sympahtique. Au Cirque de St Même on peut rencontrer le mélampyre des forêts (Melampyrum sylvaticum) qui est à gauche de la photo  (tout de jaune vêtu) et le mélapyre des bois (Melampyrum nemorosum) qui lui est sur la photo de droite (en jaune et violet).

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Le maître des haies.

Il est plus fréquent de croiser le troène commun (Ligustrum vulgare) dans les villes et les parcs qu'en pleine nature. Pourtant c'est une plante indigène de notre territoire qui s'est retrouvé dans nos jardins pour sa rusticité. Voilà plusieurs siècle que l'Homme cultive cet arbrisseau qu'il nomme parfois bois puant ou frésillon.

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 L'étrange monotrope sucepin (Monotropa hypopitys).

Voilà une bien étrange plante. Le monotrope sucepin est cousin des bruyères et tire sa nourriture des échanges qu'il entretient avec des champignons dans le sol. Comme il ne fait pas de photosynthèse il n'a pas besoin de chlorophylle et est donc de couleur blanche et non verte. Il peut vivre dans les zones de faible lumière.

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 Le bal des orchidées.

 Voici petite série d'orchidées encore en fleurs au moment de la sortie (juillet). Ce n'est pas courant pour certaines de ces espèces mais cela arrive quand elles sont dans des milieux protégés de la chaleur comme c'est le cas. Ici il s'agît de l'orchis moucheron (Gymnadenia conopsea) qui peut dépasser 80 centimètres.

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 L'helléborine rouge (Epipactis atrorubens).

 Cette orchidée est commune sur les sols et éboulis calcaires et ses fleurs sentent bon la vanille. C'est la plus identifiable des épipactis en raison de sa couleur rouge-pourpre. Elle est protégée dans de nombreuses régions. De toute manière quand on est face à une orchidée, le plus sage est de ne pas la ramasser.

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Un nid sans oeufs ni oisillons.

La néottie nid d'oiseau (Neottia nidus-avis) est une orchidée qui fonctionne comme le sucepin (mychorization) ce qui fait qu'elle a besoin de très peu de ressources. Elle a la particularité d'avoir un réseau racinaire très dense et qui s'enroule sur lui même, formant ainsi une sorte de nid avec un creux douillet en son centre. 

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L'orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii).

 Cette orchidée fait partie de la famille des dactylorhizas qui sont assez difficiles à différencier les unes des autres (c'est même parfois un gros casse-tête même pour les plus agairis). Pour la différencier de de la Dactylorhiza maculata il faut regarder le biotope (plus forestier pour fuchsii) et le label (moins découpé chez maculata).

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Y a pas à dire, ça gère la fougère !

Les fougères comptent parmi les plus vieux végétaux de notre monde. Leur "famille" se nomme Flicophyta. Elles n'ont pas de fleurs et produisent pour se reproduire des spores ou se divisent. Certains au Moyen Âge partaient à la recherche de fleurs de fougère, en posséder une rendrait son propriétaire invisible.    

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Le lis martagon (Lilium martagon).

 Ce très beau lis atteint un mètre de haut. Il est dans de nombreux endroits le symbole de la culture montagnarde, en particulier dans les Alpes. Protégé il est possible néanmoins de le récolter sous certaines conditions spécifiques aux territoires sur le quel il se trouve. Il aime les endroits frais, ombragés et humides.

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 La vulnéraire des Chartreux (Hypericum nummularium)

 Son vrai nom est millepertuis à sous. Chez nous c'estune plante de grande importance, on en tire une liqueur typique d'ici, la Vulnéraire. Elle est endémique des Alpes et des Pyrénées, entre 500 et 2600 mètres d'altitude, souvent dans des endroits pas simple d'accés. Protégée, sa récolte est aussi très réglementée.

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La dryade à huit pétales (Dryas octopetala).

 J'aime le surnom de chênette qu'on lui prête parfois, cela vient de son  nom de dryade. Les dryades dans la mythologie grecs sont des nymphes mortelles associées en particulier aux chênes et plus généralement aux arbres et à la forêt. Timides, certaines protégeaient les pommes d'or du jardin des Hespérides. 

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 Les sentiers de montagne.

 Les sentiers de montagne ne sont pas à confondre avec ceux des campagnes ou des forêts de basse et de moyenne attitude. Ils sont serpentueux, raides et escarpés, parfois instables et/où à fleur de falaise (j'en parlerai dans un prochain épisode) ... bref ils sont redoutables. Il faut un bon équipement pour les aborder.

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Des plantes carnivores dans les Alpes.

 La grassette des Alpes (Pinguicula alpina L.) est une petit plante carnivore à fleurs blanches. On la trouve dans les montagnes eurasiennes en haute altitude, jusqu'à 2600 mètres. Ses feuilles sont couvertes de poils gluants. Quand les insectes s'y posent, ils s'engluent et les feuilles se referment sur eux puis les digèrent.

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Une terrible vénéneuse.

 L'ancolie commune (Aquilegia vulgaris) est considérée comme la plante la plus toxique d'Europe. Cela n'a pas empêché qu'elle soit très appréciée dans les jardins et dans les filtres d'amours, ce qui fut fatal à certains amants et maîtresses. Plante magique, les femmes mâchouillaient ses graines pour se rendre plus attirantes. 

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La délicieuse mauve musquée (Malva moschata, L.).

Ses feuilles sont caractéristiques de l'espèce. On la rencontre partout en France et elle n'est pas difficile dans le choix de son emplacement. Souvent cultivée, elle s'échappe facilement des jardins pour retourner dans la nature. Les fleurs de mauves sont encore utilisées pour traiter et soigner les problèmes de gorge.

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Plantes à découvrir.

 Il reste bien des plantes à découvrir au Cirque de Saint Même comme la parisette à quatre feuilles (Paris quadrifolia) à droite et qui est aussi nommée raisin du renard. L'endroit à l'avantage de regorger de vie et de trésors botaniques jusqu'à tard dans la saison avant que la neige et le gel ne s'invitent pour quelques mois.

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 La magie de l'eau.

 Le Cirque de Saint Même est assez fabuleux pour les nombreuses cascades et cours d'eau entourés par des falaises de calacaire de plus de 500 mètres de haut. Issus d'un source, ils deviendront le Guiers Vif et plus généralement le Guiers. On compte quatre cascades principales, ici celle nommée la Pisse du Guiers.

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La Cascade des Sources.

 Bon ce n'est pas elle en photo ici (Grande cascade) mais on presque la deviner. Elle sort d'une grotte creusée par l'eaud ans la roche, grotte dont on peut s'approcher de très prés d'ailleurs. L'endroit est assez sympathique car sur les rochers les moins érodées se sont installés de nombreux végétaux formant des îles.

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 La Grande Cascade.

 Elle porte bien son nom même si elle n'est pas la plus grande. Elle est très impressionnante surtout quand on regarde la taille du personnage de la photo en bas à droite. Il est possible de mettre les pieds dans l'eau glacée et d'aller sous la chute. Là aussi se trouve une riche végétation à la quelle on ne s'attendrait pas.

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 En parlant de mettre les pieds dans l'eau ...

Voici un aperçu de notre équipement pendant que nous nous glacions joyeusement les oreilles dans l'eau à la recherche de petites bêtes. Depuis j'ai écouté la voix de la raison (celle de mon bien-aimé) et je me suis achetée des chaussures de randonnées, surtout après les quelques frayeurs que j'ai pu avoir au Mont Granier.

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Petits monstres.

 Les voilà les bêtes. Elles ne sont pas méchantes et font le bonheur du cingle plongeur  (Cinclus cinclus) qui sont faciles à observer. Cet oiseau unique en son genre plonge sous l'eau pour trouver sa nourriture. Son plumage l'isole du froid, de l'eau et lui donne une réserve d'air pendant qu'il se trouve dans les torrents pour respirer.

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 Démonstration de témérité.

 Les pieds dans l'eau ... j'avoue nous n'y sommes pas restés longtemps, moi en particulier (maximum une dizaine de minutes). Il faut savoir que cette eau sort du ventre de la terre et est restée très longtemps loin du soleil et de ses rayons chauds. De ce fait elle dépasse rarement les 5° degrés ce qui fait peu pour se baigner.

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 La Cascade Isolée.

 Pour le coup j'aurais pu me passer de titre. Cette cascade a formé au court des années et même des siècles si ce n'estd'un ou deux millénaire une cuvette où ça et là se trouvent d'imposants blocs de roches qui ont survécu à la furie des eaux. Il est possible d'admirer le spectacle depuis leur sommet après une rapide escalade. 

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Courageux ?

 Les photos ne le montrent pas vraiment mais l'endroit est très beau car entouré de forêt et de roches qui sont à nues. Un énorme hêtre surmonte le tout et couvre de ses feuillages la petite étendue d'eau limpide et peu profonde visitée par les oiseaux. Reste la question du froid, qui osera s'y plonger ? Le Chat s'y est risqué les pattes.

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 Le mot de la fin.

 Voici un aperçu de la "collections de randonnées de l'été". Il y a fort à parier que nous seront bientôt de retour au Cirque, et si ce n'est pas cet automne ça sera alors au printemps. Néanmoins je me vois mal résister à l'envie d'aller voir les feuilles dorées tomber et être emportées par les eaux turbulentes du Guiers Vifs.

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mercredi 23 septembre 2015

C'est l'automne !

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Pour ceux qui commence à me connaître, vous savez que l'automne est ma saison et qu'elle a tendance à me rendre complètement gaga. Pour les autres, vous allez le découvrir et même peut être le subir. Pour la peine voici un petit et bref article sur deux-trois choses que l'on peut trouver et faire pendant la belle saison et que je suis heureuse de partager avec vous. C'estaussi un bon thème à aborder en attendant la prochaine sortie à venir où il sera question de cascades ,de montagne, de plantes rares et de Savoie.

Je suis ravie de fêter ce premier jour d'automneet pour la peineles photos
sont un avant-goût des futurs articles du blog. Vive l'automne !

 

On profite de l'été indien et on fait la fête !

Et pas de n'importes qu'elels fêtes. On se donne un peu de temps pour assister aux diverses représentations des fêtes médiévales qui sont assez nombreuses sur le territoire, histoire de renouer avec le passé, les traditions et la bonne bouffe. On rit, on chante, on déambule, bref on s'amuse !

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On court après l'or dans les bois.

L'amanite des Césars (Amanita caesarea) est l'un des champignons les plus recherchés par les fins gourmets bien qu'il ne soit pas très connu. Thermophile elle peut être abondante ou complètement absente pendant une année à cause des température. Il ne faut pas la confondre avec d'autres amanites.

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On va se dégourdir les jambes.

Il ne faut pas craindre le froid automnale, avec un bon équipement les balades en montagne sont un vrai plaisir. Néanmoins quelques précautions sont à prendre : surveiller le temps, consulter la météo, prendre son téléphone, une boussole et une carte, dire à des proches où on va, ne pas s'aventurer dans le brouillard. 

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On va voir les oiseaux migrateurs dans les Dombes.

Le parc ornithologique des Dombes se trouve dans une zone humide, les Dombes, au nord-est de Lyon dans l'Ain. C'est un territoire unique par le quel de nombreuses espèces d'oiseaux transitent pendant leur migration et parfois, s'arrêtent pour passer l'hiver. Les nombreux lacs et la nourriture qu'ils contiennent y sont pour beaucoup. 

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On se transforme en vampire !

Ou pas ... mais on apprend à aimer les chauves-souris, en particulier celles-ci, les renards volants des Philippines (Acerodon jubatus). Pour mettre fin aux idées reçues : non les chauves-souris ne s'accrochent pas dans les cheveux, en Europe elles n'attaquent pas l'Homme pour boire son sang et elles ne sont pas des rongeurs.

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On s'initie à la mycologie.

Et aux plaisirs de la table, à la condition de très bien connaître les espèces récoltées. Avec les champignons il n'y a pas de place pour l'un peu prêt et le doute si on ne veut pas risquer l'hospitalisation voire la mort, même avec certaines espèces couramment consommées. Les sorties avec des connaisseurs sont de rigueurs.

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On apprend à reconnaître nos oiseaux nocturnes.

C'est le bon moment pour écouter les hululements des hiboux et des chouettes. Protégés, les rapaces nocturnes comme le hiboux grand duc (Bubo bubo) et la chouette effraie (Tyto alba) ne sont pas passé loin de la disparition en France. Les superstitions et la méconnaissance ont eu raison de bien d'autres espèces.

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Le mot de la fin.

Vous savez ce qu'il vous reste à faire. Mais ce n'est pas tout, les fleurs et les plantes herbacées ne sont pas au mieux de leur forme mais les arbres prennent de beaux feuillages, c'est le moment de découvrir les nombreuses essences qui composent nos forêts à l'aide des feuilles et fruits tombées au sol. Pour le reste, il faudra attendre l'arrivée des sorcières et desdiables le soir d'Halloween pour voir arriver la magie et se faire peur.

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dimanche 20 septembre 2015

Sortie en campagne 4.

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Comme pour l'article précédent, voici un condensé des sorties de l'été en campagne avec en prime nos deux bouilles d'aventuriers, parce que de temps à autre ça fait du bien de ce montrer un peu. L'été a été chaud et propice à de jolies rencontre avec les animaux de la ferme mais aussi sauvages et les baies ont été sucrées et délicieuses. Peu de champignons dans nos près mais avec la pluie ils seront bientôt là. 

 

Un petit bout de nous.

Voilà le bout de notre nez. Nous sommes passionnés de Nature et nous nous intéressons à tout ce qui touche à celle-ci. Depuis un petit peu plus d'un an mon bien-aimé m'accompagne dans mes sorties et une partie des photos que vous pouvez voir dans les articles sont de lui. Cela fais aujourd'hui pratiquement 3 ans et demi que je tiens ce blog et je ne me lasse pas de partager et d'échanger avec ceux qui sont de passage ici.

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De plume et d'oeufs.

J'ai la chance d'être issue de familles composées en partie d'agriculteurs. Ma tante et marraine possède avec son compagnon une ferme en Isère, pas très loin de la Savoie. Poulets, poules pondeuses, lapins et pintades y sont élevés avec grand soin et pour certains, viendront s'inviter sur la table pour les fêtes. 

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Grand départ pour les hirondelles rustiques (Hirundo rustica).

Nommées aussi hirondelles des cheminées, elles s'apprêtent à partir pour l'Afrique et ne reviendront qu'au printemps. Les voilà prêtent à parcourir des milliers de kilomètres. On a ainsi vu des individus à Hawaii, en Afrique du Sud mais aussi en Groeland à la belle saison. Autrefois on croyait que ces oiseaux hivernaient dans la vase.

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Le lapin domestique (Oryctolagus cuniculus).

Il a pour ancêtre le lapin de Garenne avec le quel il partage le même nom scientifique d'Oryctolagus cuniculus. Il en existe un très grand nombre de races, la plupart étant spécialisé. On trouve donc des lapins de compagnie, des lapins à viande, des lapins pour leur peau et d'autre pour leurs longs poils utilisé pour faire des vêtements.

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Le grain, c'est la vie !

Pour nourrir tout ce petit monde il faut de quoi nourrir tout ce petit monde, et heureusement la ferme dispose de tout ce qu'il faut. Mon oncle travaille pour un céralier, il produit des semances diverses comme celles de seigles ou de maïs. Après avoir été récoltés les grains sont séchés au soleil. Séchés en four ils deviennent infertiles.

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Grande valériane (Valeriana officinalis) pour petits chats.

L'effet e la grande valériane sur les chats est surprenant. Les principes actifs de la plante, en particulier ceux contenus en grande quantité dans la racine agissent comme une drogue euphorisante sur les félins. Dés qu'ils en reniflent la plupart d'entre-eux deviennent fous. Cela ne dure que quelques secondes et n'entraine pas séquelles pour eux. Néanmoins il faut surveillé qu'ils ne prennent pas l'initiative d'en grignoter au risque de les voir baver.

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Chevreuil en vadrouille (Capreolus capreolus).

Les soirs d'été, quand la lumière baisse et que le crépuscule baisse, il est facile de voir mais aussi d'aprocher les chevreuils qui sont pourtant réputés pour être farouches. Cette femelle présente un pelage un peu particulier. En effet elle est en mue, elle perd son poil d'été à la couleur dorée pour une robe d'hiver grise.

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Une araignée qui a du mordant, l'argiope frelon (Argiope bruennichi).

Cette araigné se rencontre dans bien des pays, mais principalement en Eurasie et dans le sud de l'Afrique ce qui en fait une véritable globe-trotteuse bien que les individus de cette espèce ne se déplacent que peu. Autrefois en Europe elle se trouvait uniquement dans le sud mais avec le réchauffement climatique elle monte au nord.

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Ma plante fétiche, l'hélléboe fétide (Helleborus foetidus).

 Nommée pied de Griffon ou rose de serpent, c'est une plante toxique à la forte odeur. Utilisée autrefois en magie ou dans les diverses préparations vétérianiares dites populaires, ont la rencontre aujourd'hui dans les près en bords de forêt et les bois frais. C'est dans de larges gousses que les graines se développent.

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 Quelques symboles de l'été.

 L'été est une saison très attendue. Cela découle de nos pratiques modernes (vacances, sports aauatiques, fêtes) mais aussi plus anciennes. L'été est associé au soleil et à la lumière, ils sont essentiel pour les récoltes.On associera à la belle saison les couleurs chaudes, les fleurs des champs et les cérales.

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 Une orchidée chatoyante, l'orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis).

 C'est une jolie orchidée qui se plaît sur les bords de route et qui, depuis que le fauchage raisonné est pratiqué chez nous, est de plus en plus présente. Elle mesure entre 10 et 30 centimètres mais peut dépasser les 60 centimètres. Cette orchidée n'est pas protégée mais il ne faut pas la ramasser pour autant.

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La coronille bigarée (Securigera varia).

 Cette jolie fabacée (anciennement légumineuse) se rencontre dans les champ de fauche et les prairies où elle forme d'épais buissons roses. Elle est très rustique et peu résister à des températures basses comme des -15°C. On la rencontre en Eurasie. Cultivée comme fourrage, les fleurs et graines sont toxiques.

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 Délices sucrés, les framoises (Rubus idaeus).

Voilàunpetit fruit sucré que l'on trouve en forêt mais aussi dans les bois. Les framboises s'accomodent dans un grand nombre de desserts, de boissons et de sucreries. Il se raconte qu'elel fût créer par gourmandise par les dieux de l'Olympe mais il faudra attendre la Renaissance pour lavoir de manière fréquente dans les jardins. 

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 Plantes médicinales, prudence.

 Actuellement c'est la grande mode des plantes médicinales. Si certaines ont de véritables effets sur la santé, pour d'autres cela reste à prouver. Ce n'est pas pour autant que l'on peut les consommer n'importe comment et dans des doses ou des mélanges qui relèvent de la potion magique. Certaines plantes peuvent avoir des contres indications, d'autres êtres toxiques. Cet été a été marqué par de nombreux empoisonnements. Prudence.

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Un vrai coeur d'artichaut (Cynara cardunculus f. scolymus).

En rentrant de notre balade nous passons par le potager de la maison. En plus d'y trouver quelques jolies fleurs, nous avons la chance de voir les artichauts dont quelques uns ont été gardés pour profiter de leur floraison. C'est la culture ornementale d'une chardon qui a donné cette forme à cette fleur légume.

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Le mot de la fin.

Bref, voilà un article réalisé pour ceux qui aime le blé et les poulettes. Plus sérieusement, la campagne en été est charmante bien qu'il soit facile d'y prendre des coups de soleil. Les fleurs sont là mais moins présentes qu'au printemps et c'est bien logique, les fortes chaleurs et les faibles pluies ont parfois raisons d'elle. Néanmoins on trouve ça et la quelques merveilles. C'est aussi la période où les animaux de la ferme sont le plus actif et où de nombreuses portes ouvertes sont organisées pour s'initier au monde agricole. C'est un bonne manière de se forger un avis et peut être de casser les préjugés qui circulent sur la profession d'agriculteur, l'une des plus vieilles du monde et qui chaque jour nourris les 64 millions de français que nous sommes.

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mercredi 16 septembre 2015

Sortie en forêt 58.

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C'est une sortie dans les bois un peu spéciale que je vous propose aujourd'hui. Cet article est un cumule de plusieurs sorties réalisées pendant l'été et qui a pour but de montrer une petite partie de ce qui nous a été donné de voir et de récolter dans nos coins à champignons. Pour résumer il y a eu quelques poussées mais les plus belles ne débutent que depuis une petite semaine. Elles feront l'objet d'autres articles quand j'en trouverai le temps. De ce fait la forme et le contenu changerons un peu de ce quoi j'ai l'habitude de présenter.

 

Les girolles / chanterelles améthyste (Cantharellus amethysteus).

Les girolles sont des champignons très prisés. Parfumés, leur goût de noisette et de sous-bois les classes parmi les champignons dits nobles. Elles ont l'étonnante faculté d'être insectifuge et ne sont jamais grignotées par les insectes et les vers. Cette propriété est commune au reste de leur famille : les Cantherellaceae.

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Sous les bruyères, les Cèpes de Bordeaux (Boletus edulis).

Les cèpes de Bordeaux sont eux aussi des champignons très réputés et ils se vendent à prix d'or, ce qui ne va pas sans créer quelques conflits en particulier dans les Sud-Ouest où les cèpes sont un véritable manne. Malheureusement il est vite sujet aux vers, il est alors préférable de le récolter jeune sous forme de bouchon.

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Les amphibiens des sous-bois : grenouille et salamandre.

Quand la pluie tombe dans les bois, on peut trouver une foule d'animaux que l'on penserait plus prédisposés à vivre dans une mare qu'en forêt. Pourtant ces deux là sous plus courant dans les zones boisées. La salamandre tachetée (Salamandra salamandra) et la grenouille agile (Rana dalmatina) peuvent parfois se croiser.

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La plante des cieux, l'angélique sylvestre (Angelica sylvestris).

L'angémique sylvestre nommée aussi angélique des bois aurait, selon les croyances populaires, aurait été apportée aux hommes par un ange qui l'aurait tout d'abords confié à un moine pour soigner la rage, lutter contre le Diable, la peste et les démons mais surtout protéger les enfants bien qu'elle soit abortive. 

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Prédatrice des airs, la libelluele, l'aeshna bleue (Aeshna cyanea).

Parfois on fait de jolies découvertes. Cette pauvre libellule, une aeshna bleue femelle (qui pour le coup est vert) porte encore les traces du bec d'oiseau qui lui a été fatale en lui perforant le thorax. Les libellules sont des prédatrices féroces qui n'ont pas peur de l'homme et s'approche parfois de lui. Celle-ci a fini dans ma collection.

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Le clitocyne en entonnoir (Infundibulicybe gibba).

 Le clitocyne en entonnoir est un petit champignon, moyen bon pour certains, plutôt remarquables pour d'autres, qui s'accomode aussi bien des forêts mixtes de moyenne montagne comme celles de feuillus des plaines ou de résineux en montagne. On ne garde que le chapeau le pied étant bien trop élastique sous la dent.

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Un nom pour des milliers d'espèces : champignon.

Les champignosnsont un ordre à part entière qui n'est ni animal, ni végétal. Il regroupe quatre familles distinctes : les Mycetozoa qui sont des êtres unicellulaires réunis en groupe, les Chytridiomycota qui sont archaïques et souvent parasites, les Oomycota qui sont aquatiques et les Mycètes dont font partis les champignons que nous consommons. Ils en existeraient plus de 5 millions d'espèce mais nous n'en connaissons que 100 000 actuellement.

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Après l'effort, le réconfort !

Sortie en amoureux fructueuse ! Nous rentrons avec un poignées de girolles (Cantharellus cibarius), quelques pieds de moutons (Hydnum repandum) et un bon paquet de trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides). Ces champignons finiront en omelette mais pour le moment c'est la pose de 10h avec un bon Saint Félicien.

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Un peti géant, le lactaire velouté (Lactarius vellereus).

Ce champignon semble bien petit et pourtant, en fin de vie il peut atteindre des proportions énormes. Le lactaire velouté est l'un des plus grands lactaire si ce n'est le plus grand de tous, du moins en Europe. Il est d'autant plus impressionnant quand il pousse en formant de larges rondes de sorcière. C'est un piètre comestible car très âcre.

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Lutter contre les idées reçues : il existe bien des russules toxiques.

On peut voir écrit ici et là, sur des forums, dans des livres, sur des sites de passionnés très populaire ou même facebook qu'il n'existe pas de russules toxiques et qu'au pire on risque de manger un champignon un peu âcre. Hé bien c'est faux et c'est même dangereux comme affirmation ! Pour ne siter que quelques espèces qui peuvent provoquer des troubles graves : la russule émétique (Russula emetica), la russule du bouleau (Russula betularum) et la russule grisonnante (Russula griseascens). Vous voilà désormais avertis. 

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Petits monstres des bois.

Les arthropodes regroupes de nombreuses familles. À gauche, une superbe épiaire diadème (Araneus diadematus) qui se repose sur les feuilles d'un chèvre-feuille après avoir fait une belle prise. À droite un bousier, Trypocopris vernalis, qui comme tous les bousiers aime faire des boules des déjections pour y pondre.

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L'arbre mort, une incroyable source de vie.

Quand on croise un arbre mort, on se dit souvent qu'il serait bon de le faire couper voire tomber en fonction de son état. Et pourtant, ce sont des lieux qui grouillent de vie et sans les quels de nombreuses espèces animales et végétales ne pourraient pas se développer et se nourrir. Les pics et les lucarnes en sont l'exemple.

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Le mot de la fin.

Il n'y a pas plus à dire pour ce petit article. Cette nouvelle forme de rédaction me plaît beaucoup, la lecture est plus fluide, je peux plus facilement sélectionner les photos que je veux, on sait de suite de quoi on parle ... bref il se pourrait bien que je l'adopte pour vous conter nos prochaines sorties qui sont très nombreuses.

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lundi 7 septembre 2015

Sortie en montagne 8.

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Il fait un temps magnifique, c'est l'occasion de commencer notre série de randonnées de l'été. Voici la première réalisée au Charman Som. Facile pour tous les niveaux et les enfants, on peut accéder au pied du sommet en voiture après avoir parcouru la route étroite qui y mène, entre forêts de connifères et alpages.

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 Pour se faire je me suis munie d'un nouvel ouvrage sur les plantes : "400 èspèces, fleurs des Alpes" aux éditions ULMER, le "Flora Alpina" de mon bien aimé faisant le reste. J'ai pu ainsi identifier l'alchémille des Alpes (Alchemilla alpina). Les gouttes de rosée formées sur les feuilles des alchémilles (toutes espèces confondues) ont été utilisées au Moyen Âge par les alchimistes (d'où son nom) pour tenter de transformer le métal en or, de soigner les maladies incurables et de prolonger le vie humaine ... bref créer la pierre philosophale.
Voilà une petite histoire que je trouve assez sympa pour débuter.

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 Lagrandegentiane est aussi nommée gentiane jaune (Gentiana lutea).Dans les montagnes elle a longtemps été une plante capitale et aujourd'hui encore elle est rattachée au patrimoine et à la culture montagnarde. Pour rester dans le domaine des légendes, la plante était réputée pour être miraculeuse (on pensait qu'elle soignait la peste) et avoir des vertus magiques. C'est peut être pour cela que la fourche qui était utilisée pour récolter sa racine se nommait "Diable" (celle-ci pèse plus de 13 kilos). Pour rappel c'est une plante protégée.

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 Les saxifrages sont surprenantes, elles peuvent en fonction de l'espèce avoir des feuillages très singuliers pouvant parfois tromper le botaniste amateur. Cette saxifrage paniculée (Saxifraga paniculata) une fois fanée pourrait être confondue avec une joubarbe. Sesfeuilelsétrangessont en réalité une adaptations aux conditions rudes imposées par la montagne. Petites et épaisses, elles permettent à la plante de faire des réserves d'eau, de garder ses calories, de résister au froid, au gel et au vent. Les romains l'appréciaient dans leur cuisine.

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 Le vératre blanc (Veratrum album) est parfois confondu, quand il n'est pas en fleurs, avec la gentiane jaune (qui se récolte avant floraison) ce qui peut être dramatique, le vératre étant très toxique. Pour les différencier il faut se souvenir que les feuilles de la grande gentiane sont opposéesalorsque celles du vératre blanc (ou de son cousin le vératre vert) sont alternes. C'est simple mais efficace pour éviter de s'empoisonner pour de bon.

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L'ail des cerfs (Allium victorialis) possèdent de nombreux noms en fonction de la montagne où on le rencontre. On peut ainsi l'appeler l'ail de la Sainte Victoire, l'ail victorial ou l'ail serpentine. On le pensait autrefois magique en raison de ses bulbes qui s'entre-croisent comme les maillons d'une côte de maille. Il protégerait celui qui le porte dans un conflit ou sur le champ de bataille. Bien que non protégé il est plutôt rare ou du moins peu commun.

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 Pour parler un peu du Charman Som il faut savoir que c'est un sommet isèrois qui culmine à  1 867 mètres d'altitude. Il fait partis du parc Naturel de Chartreuse et d'une zone Natura 2000. De ce fait la cueillette des plantes y est strictement interdite. Riches en prairies herbeuses, ce mont est pâturé depuis le Moyen Âge. Le pâturage exercé remplace celui d'animaux disparus ou peu présents, ce qui permet de conserver la flore montagnarde.

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 L'orchis grenouille (Dactylorhiza viridis) est une orchidée peu commune ayant pour statut les initiales "NT" que l'on traduit par "quasi menacé". Presque toutes les régions l'ont inscrites sur leur liste des plantes protégées hormis la région Rhône-Alpes où elle est pourtant présente dans de nombreuses réserves, nous sommes mauvais élève. Elle ne peut être détenue qu'avec un permis (Annexe B de Washington). Ici elles sont fanées.

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 La nigritelle noire ( Nigritella nigra subsp. rhellicani) comme l'achémille des Alpes possède de nombreux noms mais celui que je préfère est celui d'orchis vanille qui rappel au combien le parfum de cette orchidée est puissant et délicat. Elle aussi figure sur la liste des orchidées protégées et sur lesquelles il faut faire de la sensibilisation. En effet on croise encore trop souvent des promeneurs arborant de gros bouquets de cette espèce montagnarde.

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 L'orchis globuleux (Traunsteinera globosa) tient son nom de la forme sphérique que donnent ses fleurs collées les unes aux autres. C'est une stratégie bien étudiée. Plus les fleurs sont nombreuses et proches, plus il aura de chance que les insectes pollinisateurs restent longtemps sur la plante, collent à leur corps du pollen et fécondent d'autres fleurs. Plus commune que les autres orchidées elle est peu ou pas protégée ce qui est bien dommage.

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 Pour continuer avec les orchidées d'été, en voici une sur ça fin, la spiranthe d'été (Spiranthes aestivalis). C'est une orchidée en très forte régression dont très peu de stations sont connues en Isère. Considérée comme espèce vulnérable voire en danger pour certains, elle est protégée à l'échelle nationale. Elle a disparue en Belgique depuis 1981 et dans le nord de la France elle est en voie de disparition (moins de 20 stations recensées). 

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 La driade à huit pétales (Dryas octopetala) appartient à la famille des rosacées comme le rosier ou le prunier. Rare, elle se distingue par les poils présents sur ses feuilles, en particulier en dessous qui forment un duvet, et qui empêche à l'eau qu'elle contient de s'évaporer, comme les poils des animaux. On l'appel parfois thé des alpes à tort, ce nom revenant à Sideritis hyssopifolia rencontré quelques jours plus tards sur un autre sommet.

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 Les anémones appartiennent à la famille des renonculacées. Les formes alpines pour se prémunir du froid sont souvent mais pas toujours couvertes de duvet sur les tiges, les feuilles et le calice. En graines elles sont toutes semblables en particulier les espèces élevées. Pour celle-ci j'héiste entre quandidates : l'anémone des alpes (Pulsatilla alpina), l'anémone pulsatille (Anemone pulsatilla L) et l'anémone des montanges ( Pulsatilla montana).

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Deux plantes qui s'invitent parfois dans les jardineries si bien qu'on en oublierait leur caractère montagnard.
1 et 2 : L'aster des alpes (ster alpinus) est assez commune et parfois nommée reine marguerite des Alpes.
3 et 4 : La gentiane acaule (Gentiana acaulis) se différencie de la gentiane de gentiane de Koch (Gentiana
kochiana
) par le fait qu'elle est calcicole (aime les sols calcaires) contrairement à celle de Koch.

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 Le polygala commun (Polygala vulgaris) comporte plusieurs sous-espèces. Très commun et vivace, on le trouve jusqu'à 2400mètres d'altitude. Ila besoin de pleine lumière pour fleurir. Polymorphe il peut être rose, pâle ou plus rarement blanc. Les espèces proches avec qui il peut être confondues sont le polygale du calcaire (Polygala calcarea), le polygale amer (Polygala amarelia) et le Polygale à feuilles de serpolet (Polygala serpylifolia).

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La zone Natura 2000 du Charman Som comme toutes les zones Natura 2000 est une réserve protégée mais accessible aux promeneurq. Pour reprendre les mots du ministère de l'écologie (ICI) : "Le réseau Natura 2000 est un ensemble de sites naturels européens, terrestres et marins, identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces sauvages, animales ou végétales, et de leurs habitats. Natura 2000 concilie préservation de la nature et préoccupations socio-économiques. En France, le réseau Natura 2000 comprend 1758 sites."

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 Le rhododendro ferrugineux, appelé aussi laurier-rose des Alpes (Rhododendron ferrugineum) se trouve aussi désormais dans nos jardins bien qu'il soit montagnard. Il résiste à des froids  élevés s'il se trouve couvert par la neige,sinonilpeut s'accomoder de température situées entre -15 et -20°C. Très toxique voire mortel (bois, fleurs, feuilles, fruits etc), ses baies font le régale des oiseaux qui les ressèment sur les coteaux escarpés.

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 C'est en montagne que l'on peut encore croiser une multitude d'insectes sans avoir à les chercher. Papillons, scarabées, guêpes, abeilles et mouches savent profiter à l'étage alpin des fleurs qui ont très souvent une floraison courte. Certaines espèces sont communes, d'autres bien moins et sont propres à cette zone.

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Certaines plantes pour s'habiter de variations de climat brutales en montagne comme le froid extrême, les grosses chaleurs, l'absence d'eau, la neige, les vents violents, le gel ou encore les UV bien plus nombreux en altitudes n'ontpas développées de stratégie précise. Elles poussent alors dans les rochers pour se protéger.

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 Autrefois une grande partie de la montagne étaient couverte des forêts. Les arbres ont été coupés pour transformer le Charman Som en alpage pour les troupeaux. D'abords propriété de l'abbaye de Bonnevaux, il devient celle des pères chartreux qui mènenet ces grands travaux. Par la suite le pâturage devient national.

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Sans vient alors la seconde guerre mondiale, le sommet est alors confié à ce que nous nommons actuellement l'ONF. Pendant la seconde guerre mondiale des camps de jeunesse ("Jeunesse et Montagnes" puis "Chantiers de la jeunesse française") sont implantés avec l'aide de Vichy mais ferront acte de résistance.

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 La grande astrance (Astrantia major) est une plante que l'on ne croise que dans les montagnes calcaires. Très rustique elle résiste à des températures frôlant les -30 °C. C'est une vivace qui aime les sols de préférence riches et frais, ce qui explique pourquoi nous en avons trouvé beaucoup sur le replat du sommet. En effet l'eau de pluie n'en ruisselle pas et peu stagner, rendant le sol lègèrement humide et accélérant la décomposition de matière.

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 La valériane à feuilles rondes (Valeriana rotundifolia) est présente dans les 6 départements des Alpes les plus au sud-est et sur l'ensemble de la Corse. Elle aime les éboulis de préférence calcaires (et argileux comme dit sur Tela botanica). Même si elle est très peu commune elle fait l'objet d'aucune réglementation.

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 L'aconit tue-loup (Aconitum lycoctonum subsp. vulparia) est une des plantes les plus toxiques d'Europe (le plus vénéneuse étant l'ancolie commune). On l'utilisait autrefois pour empoisonner les animaux perçus comme indésirables comme les loutres, les loups ou encore les renards. C'est de la qu'elle tient son nom funeste.

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 Les prairies alpines sont des milieux fragiles qu'il faut préserver. Ce sont parmi les derniers sanctuaires de nature un peu prés préservés. Au court de notre randonnée nous avons trouvé de nombreux déchets (que nous avons pris dans nos sacs), des plantes arrachées et/ou piétinés parce que les gens marchaient en dehors des sentiers ou voulaient faire de jolis bouquets qui finissent par être abandonnés. S'il vous plaît, préservez nos montagnes.

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 Le lis martagon (Lilium martagon) a bien faillit dispraître pour les mêmes raisons que le sabbot de Vénus. Emblême des Alpes, sa beauté a attiré la convoitise des hommes qui l'offrait à leur bien-aimée ou desbergères qui en confectionnait de gros bouquets pour les maisons. Il aime aussi bien les bois que les près.

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 On le croise rarement en plainemaisfacilement en montagne jusqu'à 2800 mètres d'altitude. Il est protégé sur tout le territoire français mais aussi en Suisse. Il aime les sols riches en humus, argileux, exposés à la lumière et au climat continental dans les zones assez froides. Il est surtout présent dans le Sud et l'Est.

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 Le trolle d'Europe (Trollius europaeus) n'est pas un petit gnome propre à notre continent mais une plante à fleur alpine plutôt rare. Seuls les gros bourdons on la force nécessaire pour passer à travers ses pétales (qui lui donne l'apparence de n'avoir pas encore fleurit) pour accéder au pollen. Il est parasité par une petite mouche qui y pond ses larves. Celles-ci se nourrissent des graines de la plante l'empêchant de se reproduire.

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 La vache Tarentaise nommée aussi Tarine est ma vache adorée. Typique des montagnes cette espèce rustique s'aclimate bien aux conditions difficiles avec sa petite taille et ses sabots robustes. C'est une très bonne laitière qui donne un lait de bonne qualité en abondance. pour les fromages. Sa viande est aussi assez bonne.

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 Pour finir cette journée de randonnée, détente au bords du lac de Charavine (nommé aussi Paladru) en très bonne compagnie. Au son des instruments et des voix nous nous laissons bercés par l'eau et gardons la tête dans les nuages comme nous l'avions plus tôt, là bas, quelque part en Chartreuse à plus de 1 867mètres.

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vendredi 28 août 2015

BTSA GPN.

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Hé bien ! Le blog fête son 200 000e visiteur, si c'est pas chouette ça ! Je dois avouer qu'il a bien chnagé depuis ses débuts en 2012 ce qui ne va pas sans me plaire. Néanmoins je me refuse encore à supprimer les vieux articles à la mise en page ratée, aux photos un peu (beaucoup) loupées et aux informations peu précises voire parfois douteuses (je suis assez nostalgique de la période pendant la quelle ils ont été réalisés).

Bref, c'est peut être là l'occasion de parler un petit peu de mes projets. À partir de la rentrée 2016 j'espère débuter un BSTA GPN pour deux ans (Brevet de technicien supérieur agricole en gestion et protection de la nature). Pour se faire j'ai besoin d'un maître d'apprentissage et d'une structure. Association, Communauté de Commune, entreprise privée, structures d'Etat ... tout se qui ce rapporte à la Nature et aux interactions entre les acteurs de l'environnement m'intéréssé. Cette reprise d'études vient compléter ma licence de socio-anhropologie mais surtout, me permettre d'accéder aux métiers liés à ma passion : la nature, la découvrir, la faire découvrir, la protéger et transmettre au public cette passion que j'ai pour elle. Autre nouvelle, cette année je compte bien m'inscrire à la super association de botanique et de mycologie de Voiron, la SHNVC, et vous en faire profiter via le blog.

Alors voilà, si à tout hasard vous connaissez une structure en Rhône-Alpes qui pour 2016-2017 et 2017-2018 est susceptible d'acceuillir une petite jeune de 23 ans comme moi, n'hésitez pas à me faire signe. Merci à tous pour les échanges et les rencontres faites ici depuis 2012, elles sont toujours riches en émotions.

La Renarde.

Emoticon Red Fox espionnage avec des jumelles

mardi 25 août 2015

Le chevreuil et les cerises.

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Le chevreuil européen (Capreolus capreolus) appartient à la famille des cerfs et des daims, c'est à dire celle des cervidés. C'est un mammifère grêle qui peut atteindre 35 kilos et mesurer au garrot 50 à 80 centimètres. Il est abondant en Europe et se rencontre sur tout le territoire français. Malgré sa mauvaise vue il est très alerte grâce à son odorat fin et ses grandes oreilles qui captent le moindre bruit. Il s'agît ici d'un tout jeune mâle que l'on nomme chevrillard, le terme brocard étant réservé aux mâles adultes (chevrette pour les femelles fécondes, bréhaigne pour celles qui ne le sont plus, faon pour les petits). Ses bois sont à peine formé alors que d'ordinaire chez les individus âgés leur pousse est terminée depuis la mi-février. Il devra donc attendre l'an prochain pour les affronter et espérer se reproduire. 

Le changement de son milieu, l'extension de l'agriculture, l'absence degrandsprédateurs, les baisses de pratiques de chasse on contribué à son importante expansion. Cette photo a été prise dans notre jardin et l'animal n'a pas été plus inquiété que cela par notre présence. Il faut dire que nous avons l'abitude d'en voir souvent en particulier dans le verger. Cette absence de prédation est, contrairement à ce que l'on pourrait le croire, néfaste pour les populations de chevreuil. Les animaux faibles et malades ont plus de chance de survivre, de ce fait les épidémies sont plus courantes et peuvent se transmettre à d'autres animaux des forêts et des champs. Les animaux deviennent plus fragiles et en cas de bouleversements moins aptes à s'y préparer.

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Notre jeune chevreuille n'est pas chez nous part hasard. C'est le vieux verger qui fait l'objet de toute son attention. Au sol, de nombreuses cerises que nous n'avons pas pu récolter sont tombées et n'ont pas toutes été bectées par les merles et les pies. Se sont des friandises. Le problème est qye ces fruits sont un peu blettes. Avec le soleil et le temps ils ont commencé à fermenter et contiennent une faible dose d'alcool. Rien de dangereux en soit hormis quand on en fait un festin.Voilà que notre compère s'avère être saoul ! On remarque le même phénomène avec les chamois qui au printemps aiment grignoter les jeunes bourgeons qui ont les mêmes propriétés.

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