dimanche 29 décembre 2013

Mes amies les plantes.

 photo libre de droit

 Pardon aux auteurs des photos, j'ai perdu leurs noms dans mes manipulations.

webmaster clignotants bouton clignotant gif 24 gif webmaster clignotants bouton clignotant gif 24 gif webmaster clignotants bouton clignotant gif 24 gif webmaster clignotants bouton clignotant gif 24 gif

Article séléctionné par Paperblog: ici.

Voici quelques indications sur la récolte et l'utilisation des plantes sauvages. Attention! Des spécimens des espèces proches, cousines, de la même famille ou semblables d'apparence de la plante recherchée peuvent parfois être toxiques voir mortel, ramasser et utiliser les plantes demande une bonne connaissance de celle-ci! Il ne faut les récolter et les employer que si on a été soit même initié et qu'on les connaît bien. De plus il s'agit ici de ma pratique personnelle, il existe bien d'autres techniques et emplois que ceux cités.

photo libre de droit

Récolte

Pour ce qui concerne la délicate étape que peut être de sécher les plantes, voilà ma technique.

- pour les grandes plantes à fleurs dans leur intégralité et , sans les racines/bulbes/rhizomes: je confectionne des bouquets que je pends la tête en bas, quand il fait froid ou humide près de la cheminé, sinon dans une pièce bien aérée. J'applique cela à la lavande, parfois aux rose, à la reine des près et aux ramures de noisetier.
- pour les plantes plus petites et toujours dans leur intégralité (avec ou sans fleurs) mais sans la partie souterraine: je les enferme dans le tiroir de mon buffet qui est sombre et sec. Cela est très efficace et j'ai eu de bon résultats avec la fougère aigle, les orchidées mâles, l’hellébore fétide, les feuilles de noyer, les feuilles de ronce, les feuilles de framboisier, les feuilles de menthe et le lichen.
- pour les plantes humides ou ramassée par mauvais temps et les pétales de fleurs: je les disposent dans une panière en osier et de manière à ce qu'elles ne soient pas trop tassées et bien aérées et je les expose à la lumière d'une fenêtre, près du feu de la cheminée ou au dessus d'un radiateur. Cela marche bien avec les fleurs de coucou, de lamier pourpre, l'aubépine mais aussi les oreilles de judas qui sont des champignons.
- pour les champignons justement et les plantes récoltés en période de beau temps: je coupe en lamelles les champignon et je les expose comme les plantes en plein caniard, en prenant soin de les rentrer le soir et de les sortir le matin pour éviter qu'ils ne prennent la rosée. Cela marche bien avec les cèpes, les trompette de la mort, les oreilles de judas aussi, la sauge des près, les fleurs de sureau, les plantes de la famille des lamiacées,les russules, les feuilles d’eucalyptus et les lactaires poivrés.
- pour les champignons ramassés au printemps ou fragiles et les bulbes, racines et rhizomes: je les coupe en deux, les accrochent en les piquants avec une aiguille sur un fil que je tant de par et d'autre d'une pièce sombre et sèche. J'emploi ce procédé pour les morilles, la racine de chicorée, les girolles, les chanterelles et l'ail sauvage.
- pour les graine et écorces: je les laisse sécher à l'air libre tout simplement, comme avec les graines de poivrons, de litchis et les peaux de ce dernier.
- pour les truffes et certaines racines: je les laisse se dessécher au frigo pendant quelques jours, en particulier avec les truffes d'été.
- pour les peau d'agrumes: sur le poêle à feu, surtout quand c'est l'époque des clémentines.
- pour les insectes: dans une boite en carton bien au sec loin de la lumière puis une fois sec dans des boites d'observation en plastique hermétiques.

Il existe d'autres méthode que je n'ai pas encore pratiqué. Les séchoir composés de toiles tendues dans des endroits secs sont parfaits, pour l'avoir vu, avec les pétales de coquelicots et de mauve, les fleurs de bourrache et les feuilles de sauge. Les séchoirs en grillage au dessus du feu sont efficace pour conserver les champignons comme les cèpes et autres bolets.

Sinon il y a les conserves, en particulier pour les champignons délicats: amanites des césars, géotropes et les macérâts à base d'huile qui se conservent bien, en particulier le millepertuis et le soucis.

Photo libre de droits.

Utilisation

Alors pour les plantes dans mon quotidien, en général les plus courantes ou du moins les plus facilement identifiables, voilà une petite liste de mémoire (l'utilisation de celle-ci est celle que je pratique mais il est possible de les employer pour plein d'autres choses).

Par contre il faut prendre garde à leur emploi, certaines comme la reine des près se garde que quelques mois (6 ici), d'autres sont contre-indiquées avec les médicaments comme le millepertuis. De plus, certains mélanges comme guimauve/thé peuvent former, par la présence de tanins particuliers par exemples, des mariages malheureux voir dangereux (avec ces deux plantes pour l'estomac par exemple). Bref, comme dans la cueillette, prudence.
Quand je dis "séchées" pour des plantes ou leurs parties, cela ne vaut pas dire que c'est une obligation mais la manière dont je les consomme car la plupart des plantes se consomment fraîches aussi mais dans tout les cas, il faut se renseigner.

- La primevère officinale et la primevère acaule: les fleurs séchées en infusion pour les refroidissements, les maux de gorge, la toux avec du miel. Les jeunes feuilles fraîches en salade.
- Les lamiers: les fleurs séchées en infusions pour la toux, les maux de ventre et d'estomac, purger le corps. Je les mélanges avec la primevère souvent. Les jeunes pousses en salade, en particulier de lamier pourpre car elles ont un petit goût de terre proche de celui de la truffe.
- Le sureau: les fleurs séchées dans l'eau du bain pour pour apaiser. En cuisine on peut les infuser et les incorporer dans tout et n'importe quoi mais je n'aime pas trop. En infusion elles ont un goût vert et elles aident contre les infections de la gorge.
- La reine des près: les fleurs séchées en infusion calmes les maux de tête, la douleur, le stress car elles sont à l'origine de notre aspirine. Elles augmente la pression sanguine (donc attention aux malades du cœur, à ceux qui coagulent mal ou qui ont d'autres troubles du sang). On peut les infuser pour parfumer des desserts.
- Les plantains: les feuilles jaunes et fraîches du plantain lancéolé se mangent en salade et ont un goût de champignon marqué. Les graines séchées sont laxative chez toutes les espèces dont on utilise les feuilles avec du saindoux pour faire une crème contre les piqûres et bonne pour la peau. Frotter une feuille fraîche contre un bouton d'insecte ou d'ortie ou en appliquer le suc soigne et apaise celui-ci.
- L'eupatoire chanvrine: les feuilles séchées font de bonnes infusions pour la toux.
- La guimauve, la mauve, la rose trémière et l'hibiscus: les fleurs séchées en infusions, elles décongestionnent les voies respiratoires, apaise les gorges irritées et calme la toux.
- Le millepertuis: les têtes florales séchées en infusion pour calmer les troubles de l'humeur, soigner la dépression, les idées noires, les baisses et sautes d'humeur.
- La menthe poivrée: les feuilles fraîches ou sèches en infusion, à ne pas utiliser sur un estomac fragile ou malade, pour la toux, les maux de tête, la fatigue ou le manque de dynamisme. En cuisine comme dans les soins. Attention, il existe bcp de menthes dont certaines sont toxiques.
- L'aubépine: les sommités, les jeunes feuilles et les fruits séchés en infusion contre le stress, les maux d'estomac, les palpitations cardiaques. L'infusion froide versée sur les cheveux les assainie, les réparent, les tonifie et pour les cheveux blancs, les colores. Son odeur de foin et son goût de sous-bois se marie bien dans les desserts. Ses fruits sont anti-oxydants.
- Les fleurs d'onagre: les fleurs séchées en infusion pou la toux ou dans les desserts.
- L'origan/marjolaine, le serpolet, le thym: feuilles séchées pour avoir un bon sommeil et les méninges moins encombrés. En sirop pour soigner la tout, surtout le thym. En cuisine avec les viandes.
- La lavande: les épis fleurit séchés: pour parfumer le linge, dans l'eau du bain pour apaiser, frottée sur la peau contre les insectes. Dans les desserts mais je n'ai testé qu'au restaurant.
- La fougère mâles: les jeunes feuilles séchées infusées puis vaporisées contres les insectes.
- L'ortie dioïque: les jeunes feuilles séchées broyées en sels ou en infusion pour le sommeil et les maux de ventre.
- La mélisse officinale: les jeunes feuilles séchées infusées pour la digestion difficile, pour ses propriétés apaisantes, pour les angines, les toux et les refroidissements. Je la mélange toujours à la menthe.
- Les feuilles de ronce et de framboisier: les jeunes feuilles séchées infusées avec de la menthe et bu comme du thé. Bon pour les maux d'estomac et le manque de vitalité.
- Les roses: les pétales séchées infusées pour leur bon goût et leur douceur, frais pour faire du sirop à consommer tel quel ou pour parfumer les desserts.
- Les soucis: les fleurs séchées puis infusées et appliquées en compresses sur les piqûres de moustiques.
- Le laurier sauce: les feuilles séchées comme la plupart des champignons: pour la cuisine.
- L'aigremoine eupatoire: les têtes fleuries séchées en infusion ou en compresses comme anti-inflammatoire et comme astringent. 

Photo libre de driots.


Champignons, composition et pH du sol.

Photo libre de droits.

 

L'hiver est long et peu de choses se passent dans le jardin. J'ai bien quelques photos mais rien d'extraordianaire (hormis des portraits de chats à profusion), j'attends donc d'avoir un peu plus de contenu pour vous pondre un petit article sur la jardin et ses alentours. Bref, en ce moment on s'occupe comme on peut, pour ma part je disserte pas mal sur la gente mycologique et il m'est venue l'idée d'entreprendre une expérimentation. Celle-ci m'a été soufflé par l'ami Fab du forum "le club des cèpes" qui actuellement test le pH et la température de ses petits coins à champignons. Alors je me suis dit que je pourrais tester l'expérience moi aussi (merci Fab). 

D'ordinaire le pH (c'est à dire le potentiel Hydrogène: la présence élevée ou non d'ions d'hydrogène) permet au jardinier, au paysagiste ou à l'agriculture de connaître la composition du sol et de savoir quelques plantes ou cultures s'épanouirrons sur une parcelle définie. Pour faire simple, le pH permet de savoir si un sol est acide (pH<5), neutre (pH=7) ou basique (pH>7, on parlera alors de sol alcalin) à partir d'une échelle qui va de 1 à 14. Par exemple pour les plantes, le rhododendron se plaira dans les sols acides contrairement au pavot qui préférera les sols alcalins.

Le pH varie en fonction de nombreux facteurs: composition chimique du sol (roches/minéraux), présence de courts d'eau, acidité ou non des pluies locales, activité de la micro faune dans le sol et de la végétation environnante (humus par exemple)... J'ai opté pour le papier pH car il est peu coûteux et facile d'emploit mais il existe aussi des sondes pH, plus onéreuses mais efficaces. On peut même fabriquer son propre papier pH en utilisant du chou rouge, pour ce faire les infos sont ici (le site explique tout sur le pH au passage). Mais pour le moment je préfère faire confiance aux produits que l'on trouve dans le commerce.

Mais pourquoi parler de pH pour les champignons? Tout simplement parce que ceux-ci tirent leurs nutriments presque uniquement du sol (en fonction des espèces). De ce fait ils pourraient être sensibles au pH, ce qui permettrait d'expliquer pourquoi à certains endroits qui sembles pourtant parfaits (arbres hôtes, températures, inclinaison du sol etc...), ils se font absents. Cela permettrait ainsi d'établir rapidement et facilement les zones de prospections. On sait déjà que certains champignons apprécient des sols définis comme la morille (certaines aiment les sols calcaires, d'autres ceux qui sont sableux) mais on sait rarement sur quel sol et quel pH elles poussent.

Mais pour le moment cela n'est que de la théorie, il faudra attendre un peu avant que les premiers résultats tombent. Il reste encore tout l'hiver pour y réfléchir.

 

Autre point:

La composition du sol joue donc sur le pH mais aussi sur l'hygrométrie (la "teneur" en eau), la masse et le type de nutriments ou encore la facilité ou non que peut avoir le mycélium à étirer ses filaments pour capter sa nourriture. De ce fait identifier un sol permet bien souvent de savoir où chercher des champignons maissurtout, leurs arbres et plantes hôtes. Il y a quatre composants types dans un sol: l'argile, l'humus, le calcaire, le sable. Voici quelques indications pour reconnaître la ou les prédominances d'un sol. N'oublions pas que ce n'est pas une science exacte et qu'une terre peut être composée de plusieurs types de sols (par exemple une terre où se mélange une zone argile et une zone calcaire comme dans mon coin d'Isère).

- sol argileux: humide il colle, sèche il est dure. Sa terre est rouge/orangé/ocre. On le nomme terre lourde. Les plantes qui l'apprécie sont le bouton d'or, la pâquerette, le jonc, le liseron, l'hellebore, les rosiers sauvages, aubépine, le bouleau, le peuplier, le prunier et le framboisier.

- sol sabloneux: une poignée de celui-ci n'a pas de cohésion. Il ne retient pas l'eau, se réchauffe facilement et sèche rapidement. Sa terre est caire. Il est apprécié des euphorbes, des géraniums, des sédums, des millepertuis, du frêne, du peuplier, du sorbier, du fraisier des bois, de lavigne, du figuier, des ronces.

- sol humifère: il est riche en humus comme son nom l'indique. Il est noir, acide, spongieux et riche en nutriments. Les plantes que l'on trouve sur celui-ci sont l'ortie, la fougère, le bouton d'or, la bruyère, la digitale, le genêt, la gentiane, le lis, le houx, le châtaignier, l'ail sauvage, le myrtillier, le pommier et le framboisier.

- sol calcaire: il est composé de 10 à 30% de carbonate de chaux et d'argile ce qui forme une terre collante plutôt blanchâtre et crayeuse. Il est léger, se dessèche vite par de forte chaleurs, craquelle, permet la pénétration des gelées, retient mal les nutriments (en particulier du fer ce qui provoque la chlorose des feuilles) et est perméable à l'eau. On le reconnaît aux nombreux cailloux à la surface de celui-ci. Sur celui-ci on trouve le coquelicot, le trèfle blanc, les ancolies, la primevère, l'oeillet, l'Aulne, le bouleau, le hêtre, le charme, le nisetier, le peuplier, le tilleul, le prunier et la vigne.

 Sources: http://www.gerbeaud.com/jardin/fiches/fp_sol_analyse.php3

mercredi 25 décembre 2013

Joyeux Noël!

SAM_4151

Il est 00:00... Joyeux Noël. Pas de balbla sur cette fête ce soir (dont vous pouvez néanmoins trouver toutes les infos dans la barre de menu, en haut à droite) mais juste quelques remerciments. Débuté le 26 mars 2012, le blog enregistre à ce jour 44000 visiteurs, plus d'une centaine de commentaires, une cinquantaine de membres sur sa page facebook et quelques articles sur divers sites internet.

Bref, un grand merci à ceux qui viennent ici régulièrement ou qui sont juste de passage. Je prends toujours autant de plaisir à partager mon quotidienne et mon univer et surtout, à parler de Nature.

Je vous souhaite de belles fêtes et une bonne année 2014. Qu'elle soit riche en Nature.

samedi 21 décembre 2013

Le plus court jour de l'année.

60109904

(http://lepapillonbleu.canalblog.com/archives/2010/12/21/19917615.html)

Aujourd'hui c'est le solstice d'Hiver (que certains nomment Yule). C'est le moment où l'inclinaison de la Terre fait de sorte que notre hémisphère reçoit le moins les rayons du Soleil. Ce qui veut dire qu'à partir de demain les jours se rallongent!

C'est là que l'on fête de nombreuses fêtes païennes. Dans l'ancienne Egypte il correspond à la nouvelle année mais aussi à la montée du Nil qui fertilise les champs, chez de nombreuses tribus amérindiennes on le célèbre par la danse du Soleil, en Europe il correspond à Noël après que le moine Denys le Petit au VIe place la naissance du Christ au 25 décembre pour christianiser le vieux continent. Chez les romains il correspond aux Saturnales qui étaient fériées comme chez les juifs avec la fête d'Hanoucca.

Savoir que les jours s'agrandissent ne peux que mettre de bonne humeur!

Dieux et divinités de nos montagnes.

653267957

(Source: http://lemontventoux.skynetblogs.be/tag/symbolique+du+printemps)

Le n°48 de la revue "Histoire et Archéologie" dédiés aux religions alpines commence ainsi: "Lorsque les peuples abordèrent le massif alpin vers le septième millénaire, ils étaient porteurs d’une riche tradition iconographique. Bien qu’éloignés des sanctuaires franco-cantabriques, ils n’en restaient pas moins les héritiers d’une tradition prenant ses sources dans l’absolu mental humain. Les œuvres d’art pariétal de cette époque, ainsi que les gravures rupestres attestent la bonne facture et le haut niveau de leur religiosité."

Ainsi notre région à un passé riche. De nombreuses peuplades comme les allobroges y ont élues domicile et avec elles, leurs rites et leurs croyances. On retrouve tout un panthéon de dieux et de déesses souvent méconnus et dont parfois, la fonction c'est perdue. Voici donc quelques unes de ces divinités venues d'un autre âge (et en particulier dans la région Rhône Alpes).

A

- Adsmerius, dieux local picton, assimilé à Mercure. Vienne.

- Alambria, montagne divinisée, Mont Arambre. Isère et Hautes Alpes.

- Alaunius, dieu local rhodonien. Basses Alpes.

- Allobrox, dieu éponyme des allobroges. Hautes Alpes.

- Ambisagnus, dieu de la Gaule cisalpine. Massifs alpins.

- Andarta, déesse ourse nommée parfoit Artaius ou Artio. Drôme.

- Antaios, surnom de Mercure. Isère.

- Artio, déesse ours de Berne. Drôme.

B

- Baginus, génie local du mont Vonige, prés de Bésigan. Drôme.

- Bésignan. Drôme.

- Bagina, forme féminine de Baginatis. Isère.

- Baginatis, surnom de Jupiter. Isère.

- Bergimur, dieu localde la population cisalpine. Massifs alpins.

- Bormamus, sources thermales divinisées. Ain, Boûches du Rhône, Drôme.

- Bormana, associée à Bormanus ou à Apollon (qui rappelons le est le dieux de la médecine). Ain, Boûches du Rhône, Drôme.

- Bormo, dieu analogue à Bormanus. Savoie.

- Borvo, dieu associé à Bormanus ou à Appolon. Savoie, Nièvre.

C

- Carrus, montagne divinisée, Pic du Gar, puis assimilé à Mars. Basses Alpes.

- Cicirus,dieu local alpin assimilé à Mars. Basses Alpes.

- Comedoave, déesse Mère ou des mères. Savoie.

D

- Dervones ou Dervonnae, sortes de nymphes des arbres. Régions cisalpines.

- Divond, que l'on traduit par "divine", sources multiples personnifiées. Ain, Lot, Gironde.

- Dominae, déesse Mère ou des mère latinisée (dominae veut dire "maîtresse de maison"). Savoie.

- Dunalis, dieu défenseur associé à Mars et à Mercure. Ain, Isère, Nièvre.

- Dunisia, déesse locale. Loire.

E-F-G-L

- Eburricae. Rhône.

- Fagus, dieu du être. Massifs Alpins.

- Fonia, dieu local. Gaule cisalpine.

- Griselicae, eaux thermales divinisées en nymphes. Gréoult, BassesAlpes.

- Leucitica, déesse Cisalpine. Massifs Alpins.

M-N-O-P

- Mogniacus, dieu localassocié à Mercure. Ain, Isère.

- Matres, divinités anonymes ou nommées avec des épithètes locaux. Massifs alpins.

- Nemetiales, divinité protectrice d'un bois sacrée. Isère.

- Nervinae, dieu allobroge mais aussi des peuplades du Nord. Massifs alpins.

- Oberlerses. Ardèche.

- Osdiatae, déesse locale. Basses Alpes.

- Pluto. Isère.

R-S

- Revinus, dieu local cisalpin. Massifs Alpins.

- Robeo, dieu local cisalpin. Massifs Alpins.

- Rudianus, dieu éponyme du Pagus Royanensis assimilé à Mars. Drôme.

- Segama, "le victorieux", dieu assimilé à Mars. Alpes Maritimes, Rhône, Ain, Jura, Côte-d'or.

- Smertulas, surnom d'Essus. Gaule.

- Soio, source divinisée. Ardèche.

U-V

(Rappelonsque pendant longtemps ces deux lettres n'en formait qu'une.)

- Vallaunus, dieu local assimilé à Mercure. Isère.

- Verotnatis, dieu assimilé à Apollon. Haute Savoie.

Vintius, assimilé à Polux. A proximité de Notre Dame de Valence, Haute Savoie.

 

 

Informations complémentaires

C'est pendant le VIe millénaire av J.C. que dans nos belles Alpes des agriculteurs se seraient sédentarisés pour de bon, amenant avec eux leurs croyances (mais il existe des traces bien plus anciennes qui atteste de la présence de l'Homme via le nomadisme). On parle alors de préalpins. 

Quelques siècles plus tard arrive les romains. Les peuples annexés rattachent alors leurs dieux locaux aux divinités de l'empire selon la fonctions de celles-ci. De là, leurs traces à travers l'Histoire ce sont peu à peu effacées mais perdure encore quelques signes. Ainsi on peut parler des pétroglyphes du Val d'Aoste, de Val Camonica, de la Vallée des Merveilles, du Vallais réalisés par des bergers mais aussi ce qui semble être des chamans, du célèbre abri La Barmaz de Valtournenche au pied du Mont Cervin où se trouvent des gravures du IIIe millénaire av J.C. ou du trésor d'Erstfeld en 1962 près de la route de Gothard.

 

Sources:

http://www.infobretagne.com/liste-dieux-gaule.htm

http://www.dossiers-archeologie.com/numero-48/dieux-religions-alpes/peuplement-prehistorique-alpes.18784.php#article_18784 (ouvrage de 1981 disponible en partie en PDF ici: http://www.antropologiaalpina.it/Download/Pubblicazioni/014-Signes%20christianisation%20Pi%C3%A9mont%201980.pdf)

 

Pour aller plus loin:

http://jc.clariond.free.fr

"Les dieux des Alpes de ligurie, le poteau de l'enfer à Baudinard". Brochure de 1946 tirée à 100 exemplaires.

"Les dieux des Alpes et dal aliturgie. La mort la vie (XXe, Ier siecles avant Jésus-Christ". Ouvrage de Georges De Manteyer édité en 1945.

1013638693

(Source: http://www.la-question.net/de_la_nature/)


vendredi 20 décembre 2013

La fin des guêpes.

SAM_3260

Cet été caché dans la haie du jardin, nous avons trouvé un magnifique nid de guêpes qui tranquillement et jusqu'aux premières neiges, a vaqué à ses occupations en paix. On pouvait ainsi voir les différents rôles de chacun des individus: ventilation du nid, recherche de nourriture, garde de l'entrée principale, consolidation du nid.

SAM_3285 SAM_3525

Il me semble que ce belle essaim soit celui de guêpes germaniques. Peu agressives, elles ont un régime alimentaire varié qui se compose d'invertébrés dont les insectes (comme cette chenille), du nectar des fleurs, du sucre des fruits bien mûres ou tombés, de la viande des carcasses abandonnées.

SAM_7114 SAM_7107

 Mais voilà, après avoir passé cinq semaines sous la neige, le nid n'est plus ou du moins, il n'est plus ce qu'il était. Constituées de cellulose mâché par les guêpes, les fragiles parois comme leurs occupantes n'ont pas supporté le changement de temps (on trouve ici et là dans le nid quelques guêpes mortes). La reine elle s'est réfugié sous une écorce, dans la manche d'un vieux manteau oublié augrenier ou sousune tuile. Au printemps elle refondera sa colonie.

SAM_7112

Ainsi le nid s'âbime. Les parois extérieures pourrissent, les cellules à l'intérieurs moisisses. C'est un cycle naturel fascinant. Dans quelques jours il n'y aura plus rien, les champignons que sont les moisissures se seront nourris d'une partie de cette cellulose prédigérée, le reste tombera au sol et sera transformé par les habitants du sol (lombrics, champignons, acariens...) en humus.

Magie de la Nature.

 

mardi 17 décembre 2013

Le retour de l'automne.

SAM_6953

Alors oui il reste encore beaucoup de neige ici et là mais une bonne partie a fondu laissant ça et là apparaître de grosses tâches vertes dans les prés et les jardins. Le soleil fait un joli retour et on peut même dire que l'atmosphère se réchauffe. Profitons en vite, dès jeudi les flocons font leur retour.

SAM_6923 SAM_6915

SAM_6918 SAM_6911

Les chats font fît de cette fin d'automne fraîche. Habilles chasseurs ils rapportent souvent au pied de la terrasse leurs proies. La jeune et belle Nougat semble gourmande de musaraignes bien qu'elle ne les mangent pas.

SAM_6937

La couronne de maïs tient bien le coup et a passé plusieurs semaines sous la neige. Avec un peu de chance, elle servira de repas dans l'Hiver aux oiseaux.

SAM_6985 SAM_6987

SAM_7100 SAM_7098

 Peu de couleurs dans le jardin, ici et là quelques pissenlits tentent de faire de la résistance, deux pâquerettes essayent malgré la saison de déployer leur pétales. Reste la mousse et l'herbe pour colorer le paysage de vert pour un temps.

SAM_7072

Ce petit chêne n'a pas aimé le froid. Ses feuilles encore vertes vont bientôt tomer et déjà commence à brunir sur les bords. Espérons que l'an prochain il sera toujours là, même si je doute qu'il se plaise parmi la rangé de frênes où il se trouve.

SAM_7037 SAM_7038

SAM_7040 SAM_7041

Drame! Dans le jardin de nombreux arbres sont tombés suite aux chutes de neige et cet après midi la tronçonneuse c'est bien activée. Parmi les victime, l'arbre au pivert. Ce dernier a été croqué (voir mon dernier post sur le jardin) ce  qui va de paire avec la chute d'une partie de son gîte.

SAM_6995

 Le jardin malgré l'air froid grouille de vie et les vieux troncs tombés au sol depuis plusieurs années sont le meilleur endroit pour le voir. Attention cependant à ne pas déranger un hérisson ou un serpent qui commence son hibernation.

1SAM_69982SAM_7008

3SAM_70044SAM_7018

 1: Les cloportes sont les seuls crustacés à vivre sur la terre ferme. En France on compte environ 150 espèces. Ils se nourrissent de végétations en décomposition, de moisissures ou d'animaux morts.

2: Pendant les mois froids, les escargots prennent refuge dans la terre,les fissures de la roche ou sous les écorces comme ce macrogastra ventricosa, une espèce courante en France.

3: Le daldinias concentrique est un champignon non comestible en raison de la nature de sa chair. Le porter sur soi, raconte-on, empêcherait de souffrir des crampes et attirerai la chance et la fortune sur soi.

4: Comme ses confrères escargots, la limace léopard se réfugie dans la sol ou sous les écorces pour lutter contre le gel et la baisse des températures.

SAM_7006 SAM_7000

Sous la vieille bille de bois, quelques pousses d'herbes tentent sans résultat de sortir de terre. On trouve aussi de nombreuses moisissures qui exultent un drôle de liquide ambré sous forme de gouttes. 

SAM_6986

Il reste de nombreuses pommes. Si celles-ci on unebelle mine, c'est en partie grâce à l'épais manteau de feuilles et de neige qui les ont protégés des températures mais il ne faut pas se leurrer, la plupart d'entre elles pourrissent et font le bonheur des moucherons qui au premier rayon de soleil, sortent s'en délecter.

SAM_6944 SAM_6954

SAM_6948 SAM_6951

Il y a peut d'activité dans le jardin. Il reste quelques choux, la verveine est sous son sceau à l'abri du gel qui fige tout: feuilles, herbes et fleurs comme dans une nature morte.

SAM_7024

Il reste quelques noisettes et noix cachées par les feuilles et la boue que les oiseaux mettent à profit. Une fente dans un vieux tronc fait office de casse-noisette.

SAM_6958 SAM_6959

SAM_6961 SAM_6962

 Les verges d'or du Canada présentent de jolis chatons là où à la fin de l'été se trouvaient en grappes serrées leurs jolies fleurs jaunes. Elles sont entourées des feuilles mortes du grand noyer où il semblerait que quelques oiseaux sont venus pointer le bout de leur nez.

SAM_7064

 La neige a couché l'épais buisson de ronce, le rendant accessible pour moi mais surtout pour les chats qui se font un plaisir d'y chasser. C'est là que surprise, j'ai pu voir une pomme de pin, à côté de ce gendarme qui se grille la pilule, chose surprenante quand on sait que le sapin le plus proche se trouve 50 mètres en contre-bas.

SAM_7069 SAM_7053

SAM_7045 SAM_7052

 Bref, il y a de la casse dans le jardin, il faudra dans les jours à venir continuer à débiter le bois mort et par la même occasion, réaliser une couronne avec le lierre tombé au sol.

SAM_7096

La neige a couché l'herbe de telle façon que l'on pourrait croire que c'est un torrent qui est passé par là.

SAM_7083 SAM_7077

SAM_7078 SAM_7085

 Pour finir quelques beaux lichens, savants mélanges d'algues et de champignons, qui donnent aux troncs des frênes une beauté toute particulière et bienvenue avec l'arrivée du temps gris.

 

lundi 16 décembre 2013

Fierté du jour.

CapturerVoici ma fierté du jour, le blog via mon profil est la sélection Paperblog du jour! Il semblerait que le dernier article "Où voir des animaux sauvages? La friche.", lui aussi sélectioné (dans la rubrique environnement) ait fait mouche. Je vous invite à faire un tour sur cette plate forme qui regroupe tous les articles des blogs inscrits par catégories. C'est là que j'ai trouvé la plupart de mes coups de coeurs que vous pouvez voir dans la colonne de gauche. Bref, je suis contente.

dimanche 15 décembre 2013

Où voir des animaux sauvages? La friche.

SAM_4897

(Contre exemple de la friche, cette forêt mixte de pins et de hêtres pafaitement entretenue.)

Lors d'une sortie en forêt, il n'est jamais garanti de croiser des animaux. La promenade n'en est pas moins belle mais la présence de nos amis des bois rajoute toujours un petit quelque chose de magique, en particulier quand on est accompagné d'enfants. A l'aide du magasine "Le Chasseur Français" d'octobre 2005 redécouvert au fond d'un carton et de mes quelques connaissance,s voici deux-trois indications qui peut être ne permettrons pas à coup sûr de rencontrer les habitants des forêts mais, vous aiderons à suivre leur piste.

 Cet article se veut didactif. Cliquez sur les noms des espèces animales et végétales pour voir à quoi elles ressemblent.

Toute une vie dans la friche.

Dans le dictionnaire la friche est une terre non cultivée ou rendue à la nature, bref un lieu abandonné. Elle n'est pas entretenue et de se fait, elle présente de nombreuses espèces végétales, ce qui parfois ne la rend pas abordable car les ronces et les rosiers sauvages empêchent d'y pénétrer. Néanmoins il y a toujours un chemin tracé par les animaux pour y rentrer. Les friches en fonction du vécu du sol peuvent se composer d'arbrissauts et d'herbes hautes, de buissons ou de plantes propres au maquis. Dans tous les cas on retiendra que c'est une zone, aussi petite qu'elle soit, qui n'est pas façonnée par l'Homme même si ce fut le cas dans le passé, chose rare aujourd'hui.

SAM_5706 SAM_5821

SAM_5985 SAM_5747

(Il y a de nombreux types de friches, à ne pas confondre avec la terre en jachère qui est un sol laissé au repos avant d'être à nouveau cultivé.)

Voici quelques exemples de friches rencontrées pendant mon wwoofing en Gironde (ici). Sur celles-ci, bien que laissées à l'abandon, plusieurs activités humaines ont lieu sans que pour autant elles perdent leur statut (cf: ici): chasse, cueillette, pêche, braconnage malheureusement et parfois comme j'ai pu l'expérimenter, pâturage (avec les quelques 4500 moutons et 300 chèvres). Un pâturage intensif à pour but (contrairement à ici) le défrichage, c'est à dire rendre une terre apte à l'agricultre ou le défrichement, c'est à dire supprimer le boisement d'une parcelle.

 

I. La friche agricole.

Riches en vie animale, les friches agricoles sont généralement plus vastes que leurs consoeurs urbaines ce qui permet de rencontrer des animaux plus massifs et un plus grand nombre de végétaux et d'insectes.

Dans les zones herbacées qui se composent surtout de graminées mais aussi de fleurs comme les pissenlits, les vesces très présentent ou les ombellifères, on peut parfois distinguer d'étranges "nids" dans l'hebre qui se trouve couchée en rond par endroit. Il s'agit des "lits" d'une harde de chevreuils qui y a passé la nuit et qui tôt le matin, est partie vaquer à ses occupations . Au printemps, vers les coups de midi on peut les voir dans les prairies, l'été c'est plutôt tard le soir en bord de forêt qu'il est facile de les apercevoir. C'est aussi dans ces zones herbacées que l'on rencontre de jeunes arbrisseaux qui bien des années plus tard, formeront une vaste forêt. On peut remarquer que leurs troncs sont parfois dénudés de leurs écorces, signe que les chevreuils ont soit grignoté celle-ci par temps de disette, soit que les mâles ont gratté avec leurs entre-bois le bas du tronc pour marquer leur territoire, enlever le velours de leurs bois avant le début de la saison ou faire tomber les bois eux mêmes à la fin de l'automne (on les nomme alors mues). La petite taille de ces cervidés leur permet de se dissimuler dans les herbes hautes tout comme la perdrix grise adepte de cet environnement.

SAM_1028 SAM_1018

(Une des meilleurs manières de détecter le passage d'animaux dans des friches à proximité de champs est de regarder les touffes de poils qu'ils laissent sur les barbelés.)

Arrive alors les premières pousses de ronces qui deviennent rapidement d'épaisses broussailles. Les mûres qu'elles produissent attirent toute une flopée d'oiseaux mais aussi de mammifères. Maître renard s'aventure ainsi dans la friche de temps à autre pour croquer ces fruits sucrées (les baies et fruits composent 50% de l'alimentation du renard à l'été et à l'automne). La belette elle s'y dissimule et y chasse les micro-mammifères mais aussi les nichées d'oisillons. Le muscardin, un petit rongeur, utilise les ronciers comme lieu de nidification où il construit de superbes nids sphériques bien difficiles à voir. Les chardons prennent aussi leur aise ce qui attire beaucoup d'oiseaux en particulier les chardonnerets que l'on presque voir toute l'année dans ce type de milieu. Peu farouches on peut les approcher facilement. Les orties elles sont de parfaits observatoires à chenilles. Parmi les espéces que l'on peut rencontrer (une trentaine en tout) figue le vulcain, le paon-du-jour, la petite tortue, la carte géographique, la belle dame, le Robert-le-Diable, l'écaille rouge, l'écaille martre, l'écaille lièvre ou encore la pyrale de l'ortie.

SAM_0830

(L'écaille chinnée figure parmi la trentaine d'espèce de papillons qui aime pondre sur les orties qui abritent de nombreux insectes et araignées.)

Arrive alors les arbres que l'on nomme pionniers car ils sont connus pour s'intaller les premiers dans les friches. Ainsi on dénombre le bouleau, le frêne, l'érable, l'aubépine, le sureau, le cornouiller et le peuplier comme précurseurs. C'est la que l'on peut voir le pouillot, un oiseau qui aime les lieux semi-ouverts et peut effrayé par l'Homme, le bruant zizi qui se reconnaît à son chant si particulier, les grives et palombes qui font le bonheur des chasseurs mais également quelques oiseaux de proies comme parfois la buse variable très présente en Isère, l'épervier qui effectue des virages serrés entre les arbres pour capturer ses proies mais surtout le busard Saint-Martin qui se reconnaît facilement à son plumage gris-ardoise et au bout noir de ses ailes.

On rencontre aussi d'autres animaux attirées par la tranquillité du lieu. Le blaireau, qui comme le renard aime faire son terrier en forêt dans des zones dégagées, s'aventure dans la friche tout comme le faisan qui y trouve de quoi s'y cacher et y faire son nid. C'est aussi un coin à champignons, en particulier à la fin de l'été où coulemelles, coprins chevelus et boules-de-neiges (un agaric) sont courants.

SAM_3365 SAM_3372

(Les friches font souvent le bonheur des ramasseurs de champignons comme ici avec ces coulemelles.)

Au bout de quelques années les arbres grandissants coupent la lumière et une partie de la faune quitte le lieu du fait que la végétation rase disparaît mais l'endroit reste grouillant de vie. Exception, les lieux composés d'arbres comme le chêne par exemple garde cette faune car la lumière continue à filtrer par le feuillage peu épais ce qui permet d'avoir des forêts herbeuses ou couvertes de bruyères, d'ajoncs ou de hautes graminées. De nouveaux animaux y apparaissent comme l'écureuil, le sanglier, le hiboux grand duc, le chat sauvage et bien d'autres encore.

 La liste des espèces présentes dans les friches est non-exhaustive, on peut rencontrer bien d'autres animaux comme le lapin de garenne, le lièvre ou la couleuvre à collier.

 

II. La friche urbaine.

 La campagne n'est pas le seul endroit où l'on peut voir des animaux, la ville elle aussi fourmille de vie. Certes se sont la plupart du temps des espèces courantes qui s'invitent dans l'espace urbain mais l'on peut parfois faire de belles rencontres. Les friches urbaines sont des zones en ville où l'Homme a stoppé toute activité (bien souvent industrielle) et où la nature reprend ses droits, ce qui explique que parfois on puisse rencontre des ruines. On peut parler d'exploit quand on voit la rapidité avec la quelle la vie revient quand on connaît la pauvreté des sols et la pollution que ceux-ci ont subi.

Ces friches sont souvent de petite taille. L'herbe, les lichens et le lierre sont les premières plantes à s'y installer, leurs graines ayant été apportées en ce lieu par la semelle des passants, le vent, les fientes des oiseaux ou s'y trouvaient déjà et étaient en dormance. Arrive alors les premiers insectes comme les coléoptères, des petits mammifères comme les souris et les musaraignes, mais surtout les vers de terre qui refertilisent le sol ce qui permet à d'autres espèces végétales de s'installer.

SAM_1047 SAM_1053

(Dans les jardins de ville ou les allées, on peut croiser de nombreux animaux comme l'écureuil roux.)

Des espèces de sous-arbrisseaux, d'arbrisseaux et d'arbres classiques mais aussi échappées des jardins publiques colonisent l'endroit. Le buddléia (arbre à papillon) offre à de nombreux pollinisateurs une source riche en nectar jusqu'à septembre ce qui attire les papillons, les bourdons et les abeilles. La clématite égaie l'endroit, le peuplier, l'érable et le robinier (qui est une légumineuse) offrent un abris sûr pour les oiseaux. Ainsi la pie, le merle noir, la mésange à longue queue, la mésange charbonnière

charbonnière, les étourneaux, l'accenteur mouchet s'installent. Le grand nombre de proies potentielles attire souvent le faucon crécerelle qui aime nicher en ville dans les lieux historiques. Des espèces communes en ville sans qu'il n'y ait de lieu végétalisé prennent elles aussi place comme le pigeon, le surmolot, le rat, la corneille et le chat commun.

SAM_1963

(Cette ancienne résidence étudiante de Grenoble laissée à l'abandon devient le terrain de jeu de la nature. C'est un abri parfait pour les chauves-souris.)

Des plantes à fleurs s'installent peu à peu. Les ombellifères donnent de nombreuses graines qu'apprécis les oiseaux en particulier la linotte qui niche dans les broussailles, les chardons et les cardères attirent les chardonnerets et les verdiers qui sont faciles à observer. L'ortie permet aux papillons de nourrir leurs chenilles. Il aussi de plus en plus courant de rencontrer en ville Sir renard. Attiré par les poubelles pour se nourrir, il s'installe peu à peu dans la friche pour se nourrir des souris, des mulots et des rats ce qui fait souvent fuir les chats vagabonds.

 On rencontre parfois des amphibiens. On ne sait pas comment ils arrivent dans nos villes, une des théories principales seraient que certains oiseaux transportent les oeufs du frais collés à leurs plumes et à leurs pattes. Ainsi on peut rencontrer dans les marres boueuses, les flaques d'eau et les récipients abandonnés le triton palmé et l'alyte accoucheur, un crapaud qui est un bon parent (le mâle s'occupe des oeufs avec beaucoup de soins).

SAM_2195

(Mousses, lichens et arbustes comme le buis sont les premiers végétaux à coloniser les endroits abandonnés.)

Nombreuses sont les espèces qui peu à peu cohabitent avec l'Homme et que l'on croise de plus en plus souvent: dans les jardins de ville, les zones industrielles, les allées de la Fac et parfois, les magasins!

(Cette artcile a été séléctionné par Paperblog ici).

vendredi 13 décembre 2013

Traditions de chez nous: les Illuminations.

SAM_6830

(Le froid est revenu, le temps est venu de faire carburer la cheminée.)

Je dois l'avouer, l'Hiver (où j'inclu la fin de l'Automne) n'est pas vraiment ma saison, ce qui explique pourquoi je passe peu de temps sur le blog et que pour la même raison il n'y aura apparament pas de "Renarde des Alpes" car je dois le dire, j'ai une petite overdose pour ce qui concerne la neige et les températures basses. Bref, l'an dernier j'avais évoqué en cette période de fêtes le pourquoi la fête de Noël (ici) et celui des cadeaux (). Aujourd'hui c'est d'une autre tradition que j'ai évoqué également l'an dernier, celle des illuminations du 8 décembre.

Cette tradition est connue d'une partie des rhônes-alpins et petit à petit se généralise dans les grandes villes comme Paris. Elle aurait plusieurs origines.

646 624

(Illuminations de Lyon 2009. Dans les rues d'étranges et belles décorations sont apparues)

1.Un remerciement à la Sainte Vierge

Contrairement à ce que l'on pense, ce n'est pas sous la grande vague de peste noire du Moyen Age qui décima un européen sur quatre mais à la Renaissance que la légende prend forme. On raconte en effet que l'épidémie s'arrêta aux portes de la ville de Lyon, après que les braves citoyens de la cité eurent passés plusieurs mois à prier la Sainte Vierge pour les sauver et, que le "maire" et les Echevins (magistrats nommés par le seigneur et qui rendent justice) dressèrent dans la ville deux statues de celle-ci et s'engagèrent à célébrer Marie le 8 septembre (jour de sa naissance). Oui mais voilà, les illuminations sont célébrées le 8 décembre, soit 3 mois plus tard. La ressemblance des dates a entraîné la confusion des deux célébrations.

611 630

(Illuminations de Lyon 2009. La cathédrale et le parc attenant sont habillés de milles couleurs.)

2.Une histoire de Prussiens.

Il se dit alors que les Illuminations sont le remerciement en vers la Vierge qui aurait stoppé l'invasion Prussienne en 1870 (d'où les histoires d'ogres comme celle du petit Poucet sont tirées), qui se dirigeait droit sur Lyon. Les faits sont véridiques (enfin pour la l'intervention divine je ne sais pas) et le bon évêque déclare que si la ville est épargnée (contrairement à sa consoeur Dijon qui est déjà tombée), une cathédrale dédiée à la Sainte Vierge sera érigé. Lyon est sauvée, et la date correspond plus où moins à la célébration mais pas l'année.

SAM_6803 SAM_6804

(C'est aussi le temps d'offrir les oranges. Cette tradition viendrait de Saint Nicolas, en effet les fruits remplaceraient les 3 bourses que celui-ci offrit aux filles d'une pauvre seigneur qui devait les vendre pour rembourser ses dettes.)

3.Une histoire de statue.

En réalité la date du 8 décembre correspond à la pose en 1852 d'une Statue de la Sainte Vierge au dessus de la tête des lyonnais à Fourvière pour remercier celle-ci d'exocer leurs voeux (à l'image de la Madonne marseillaise). La date choisie est donc celle du 8 septembre de par le vécu de la ville mais voilà que le jour venu, de violents orages et mêmes des inondations prennent au dépourvu les habitants qui reportent l'événement au 8 décembre, jour de l'immaculée conception. Pour célébrer l'arrivée de la statue, après une journée pluvieuse et froide, les lyonnais illuminèrent spontanément de bougies leurs fenêtres, signe pour les chrétiens de la présence du Saint Esprit.

SAM_6836 SAM_6835

(Au château de Longpra le verre de lait et les petits gâteaux attendent le père Noël.)

Aujourd'hui

La tradition des lumières s'est perpétuée, on la connaît grâce aux festivités de la ville de Lyon où pendant plusieurs jours la ville se part de lumières, de tableaux vivants et d'animations divers. Généralement dans les villes et petites communes, les commerçants décorent et illuminent leurs vitrines, les marchés nocturnes de Noël sentent bon le vin chaud et de temps à autre Saint Nicolas fait son apparition du fait de la proximité des dates (on le célèbre le 6 décembre) bien qu'ici il ne soit pas intégré dans la culture populaire. On tire aussi des feux d'artifices et bien sûr, on place sur ces fenêtres des lumignons.

Pour m'a part j'ai eu l'occasion de fêter les Lumières sur deux jours. Samedi soir nous avons prit la direction du Château de Longpra (ici) où au court d'une visite inédite et ponctuée par le verbe de conteurs, des pièces d'ordinaires privées comme les appartements des domestiques nous ont été présentées. Pour finir, nous aurons eu le plaisir de déguster dans la cuisine de la propriétaire un délicieux chocolat chaud Bonnat avec un petit peu de chartreuse et de contempler les projections lumineuses sur les mûrs du château et les arbres de l'allée. Dimanche soir, nous voilà en excursion dans les rue de Pont de Beauvoisin où se tient un petit (alors vraiment petit) marché de Noël et où nous avons eu un beau feu d'artifice.

Peu être que l'an prochain je tenterai Lyon, j'ai eu l'occasion de le faire à quelques reprise, c'est vraiment très beau mais aussi froid, terriblement froid et il y a une foule monstrueuse ce qui peut être décourageant.

Bref j'espère que vous avez fêtez ce jour comme il se doit.

SAM_6852 SAM_6868

(Le ciel se parepour quelques minutes de lumières mutlicolores.)

Source: http://www.lyonweb.net/agenda/e/771/Les-legendes-et-l-histoire-vraie-des-Illuminations-ou-de-la-Fete-des-lumieres.htm

SAM_6796

(On tue le temps comme on le peut pendant l'Hiver, au risque d'être pafois ridicule.)