samedi 21 décembre 2013

Le plus court jour de l'année.

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(http://lepapillonbleu.canalblog.com/archives/2010/12/21/19917615.html)

Aujourd'hui c'est le solstice d'Hiver (que certains nomment Yule). C'est le moment où l'inclinaison de la Terre fait de sorte que notre hémisphère reçoit le moins les rayons du Soleil. Ce qui veut dire qu'à partir de demain les jours se rallongent!

C'est là que l'on fête de nombreuses fêtes païennes. Dans l'ancienne Egypte il correspond à la nouvelle année mais aussi à la montée du Nil qui fertilise les champs, chez de nombreuses tribus amérindiennes on le célèbre par la danse du Soleil, en Europe il correspond à Noël après que le moine Denys le Petit au VIe place la naissance du Christ au 25 décembre pour christianiser le vieux continent. Chez les romains il correspond aux Saturnales qui étaient fériées comme chez les juifs avec la fête d'Hanoucca.

Savoir que les jours s'agrandissent ne peux que mettre de bonne humeur!


Dieux et divinités de nos montagnes.

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(Source: http://lemontventoux.skynetblogs.be/tag/symbolique+du+printemps)

Le n°48 de la revue "Histoire et Archéologie" dédiés aux religions alpines commence ainsi: "Lorsque les peuples abordèrent le massif alpin vers le septième millénaire, ils étaient porteurs d’une riche tradition iconographique. Bien qu’éloignés des sanctuaires franco-cantabriques, ils n’en restaient pas moins les héritiers d’une tradition prenant ses sources dans l’absolu mental humain. Les œuvres d’art pariétal de cette époque, ainsi que les gravures rupestres attestent la bonne facture et le haut niveau de leur religiosité."

Ainsi notre région à un passé riche. De nombreuses peuplades comme les allobroges y ont élues domicile et avec elles, leurs rites et leurs croyances. On retrouve tout un panthéon de dieux et de déesses souvent méconnus et dont parfois, la fonction c'est perdue. Voici donc quelques unes de ces divinités venues d'un autre âge (et en particulier dans la région Rhône Alpes).

A

- Adsmerius, dieux local picton, assimilé à Mercure. Vienne.

- Alambria, montagne divinisée, Mont Arambre. Isère et Hautes Alpes.

- Alaunius, dieu local rhodonien. Basses Alpes.

- Allobrox, dieu éponyme des allobroges. Hautes Alpes.

- Ambisagnus, dieu de la Gaule cisalpine. Massifs alpins.

- Andarta, déesse ourse nommée parfoit Artaius ou Artio. Drôme.

- Antaios, surnom de Mercure. Isère.

- Artio, déesse ours de Berne. Drôme.

B

- Baginus, génie local du mont Vonige, prés de Bésigan. Drôme.

- Bésignan. Drôme.

- Bagina, forme féminine de Baginatis. Isère.

- Baginatis, surnom de Jupiter. Isère.

- Bergimur, dieu localde la population cisalpine. Massifs alpins.

- Bormamus, sources thermales divinisées. Ain, Boûches du Rhône, Drôme.

- Bormana, associée à Bormanus ou à Apollon (qui rappelons le est le dieux de la médecine). Ain, Boûches du Rhône, Drôme.

- Bormo, dieu analogue à Bormanus. Savoie.

- Borvo, dieu associé à Bormanus ou à Appolon. Savoie, Nièvre.

C

- Carrus, montagne divinisée, Pic du Gar, puis assimilé à Mars. Basses Alpes.

- Cicirus,dieu local alpin assimilé à Mars. Basses Alpes.

- Comedoave, déesse Mère ou des mères. Savoie.

D

- Dervones ou Dervonnae, sortes de nymphes des arbres. Régions cisalpines.

- Divond, que l'on traduit par "divine", sources multiples personnifiées. Ain, Lot, Gironde.

- Dominae, déesse Mère ou des mère latinisée (dominae veut dire "maîtresse de maison"). Savoie.

- Dunalis, dieu défenseur associé à Mars et à Mercure. Ain, Isère, Nièvre.

- Dunisia, déesse locale. Loire.

E-F-G-L

- Eburricae. Rhône.

- Fagus, dieu du être. Massifs Alpins.

- Fonia, dieu local. Gaule cisalpine.

- Griselicae, eaux thermales divinisées en nymphes. Gréoult, BassesAlpes.

- Leucitica, déesse Cisalpine. Massifs Alpins.

M-N-O-P

- Mogniacus, dieu localassocié à Mercure. Ain, Isère.

- Matres, divinités anonymes ou nommées avec des épithètes locaux. Massifs alpins.

- Nemetiales, divinité protectrice d'un bois sacrée. Isère.

- Nervinae, dieu allobroge mais aussi des peuplades du Nord. Massifs alpins.

- Oberlerses. Ardèche.

- Osdiatae, déesse locale. Basses Alpes.

- Pluto. Isère.

R-S

- Revinus, dieu local cisalpin. Massifs Alpins.

- Robeo, dieu local cisalpin. Massifs Alpins.

- Rudianus, dieu éponyme du Pagus Royanensis assimilé à Mars. Drôme.

- Segama, "le victorieux", dieu assimilé à Mars. Alpes Maritimes, Rhône, Ain, Jura, Côte-d'or.

- Smertulas, surnom d'Essus. Gaule.

- Soio, source divinisée. Ardèche.

U-V

(Rappelonsque pendant longtemps ces deux lettres n'en formait qu'une.)

- Vallaunus, dieu local assimilé à Mercure. Isère.

- Verotnatis, dieu assimilé à Apollon. Haute Savoie.

Vintius, assimilé à Polux. A proximité de Notre Dame de Valence, Haute Savoie.

 

 

Informations complémentaires

C'est pendant le VIe millénaire av J.C. que dans nos belles Alpes des agriculteurs se seraient sédentarisés pour de bon, amenant avec eux leurs croyances (mais il existe des traces bien plus anciennes qui atteste de la présence de l'Homme via le nomadisme). On parle alors de préalpins. 

Quelques siècles plus tard arrive les romains. Les peuples annexés rattachent alors leurs dieux locaux aux divinités de l'empire selon la fonctions de celles-ci. De là, leurs traces à travers l'Histoire ce sont peu à peu effacées mais perdure encore quelques signes. Ainsi on peut parler des pétroglyphes du Val d'Aoste, de Val Camonica, de la Vallée des Merveilles, du Vallais réalisés par des bergers mais aussi ce qui semble être des chamans, du célèbre abri La Barmaz de Valtournenche au pied du Mont Cervin où se trouvent des gravures du IIIe millénaire av J.C. ou du trésor d'Erstfeld en 1962 près de la route de Gothard.

 

Sources:

http://www.infobretagne.com/liste-dieux-gaule.htm

http://www.dossiers-archeologie.com/numero-48/dieux-religions-alpes/peuplement-prehistorique-alpes.18784.php#article_18784 (ouvrage de 1981 disponible en partie en PDF ici: http://www.antropologiaalpina.it/Download/Pubblicazioni/014-Signes%20christianisation%20Pi%C3%A9mont%201980.pdf)

 

Pour aller plus loin:

http://jc.clariond.free.fr

"Les dieux des Alpes de ligurie, le poteau de l'enfer à Baudinard". Brochure de 1946 tirée à 100 exemplaires.

"Les dieux des Alpes et dal aliturgie. La mort la vie (XXe, Ier siecles avant Jésus-Christ". Ouvrage de Georges De Manteyer édité en 1945.

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(Source: http://www.la-question.net/de_la_nature/)

vendredi 20 décembre 2013

La fin des guêpes.

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Cet été caché dans la haie du jardin, nous avons trouvé un magnifique nid de guêpes qui tranquillement et jusqu'aux premières neiges, a vaqué à ses occupations en paix. On pouvait ainsi voir les différents rôles de chacun des individus: ventilation du nid, recherche de nourriture, garde de l'entrée principale, consolidation du nid.

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Il me semble que ce belle essaim soit celui de guêpes germaniques. Peu agressives, elles ont un régime alimentaire varié qui se compose d'invertébrés dont les insectes (comme cette chenille), du nectar des fleurs, du sucre des fruits bien mûres ou tombés, de la viande des carcasses abandonnées.

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 Mais voilà, après avoir passé cinq semaines sous la neige, le nid n'est plus ou du moins, il n'est plus ce qu'il était. Constituées de cellulose mâché par les guêpes, les fragiles parois comme leurs occupantes n'ont pas supporté le changement de temps (on trouve ici et là dans le nid quelques guêpes mortes). La reine elle s'est réfugié sous une écorce, dans la manche d'un vieux manteau oublié augrenier ou sousune tuile. Au printemps elle refondera sa colonie.

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Ainsi le nid s'âbime. Les parois extérieures pourrissent, les cellules à l'intérieurs moisisses. C'est un cycle naturel fascinant. Dans quelques jours il n'y aura plus rien, les champignons que sont les moisissures se seront nourris d'une partie de cette cellulose prédigérée, le reste tombera au sol et sera transformé par les habitants du sol (lombrics, champignons, acariens...) en humus.

Magie de la Nature.

 

mardi 17 décembre 2013

Le retour de l'automne.

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Alors oui il reste encore beaucoup de neige ici et là mais une bonne partie a fondu laissant ça et là apparaître de grosses tâches vertes dans les prés et les jardins. Le soleil fait un joli retour et on peut même dire que l'atmosphère se réchauffe. Profitons en vite, dès jeudi les flocons font leur retour.

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Les chats font fît de cette fin d'automne fraîche. Habilles chasseurs ils rapportent souvent au pied de la terrasse leurs proies. La jeune et belle Nougat semble gourmande de musaraignes bien qu'elle ne les mangent pas.

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La couronne de maïs tient bien le coup et a passé plusieurs semaines sous la neige. Avec un peu de chance, elle servira de repas dans l'Hiver aux oiseaux.

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 Peu de couleurs dans le jardin, ici et là quelques pissenlits tentent de faire de la résistance, deux pâquerettes essayent malgré la saison de déployer leur pétales. Reste la mousse et l'herbe pour colorer le paysage de vert pour un temps.

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Ce petit chêne n'a pas aimé le froid. Ses feuilles encore vertes vont bientôt tomer et déjà commence à brunir sur les bords. Espérons que l'an prochain il sera toujours là, même si je doute qu'il se plaise parmi la rangé de frênes où il se trouve.

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Drame! Dans le jardin de nombreux arbres sont tombés suite aux chutes de neige et cet après midi la tronçonneuse c'est bien activée. Parmi les victime, l'arbre au pivert. Ce dernier a été croqué (voir mon dernier post sur le jardin) ce  qui va de paire avec la chute d'une partie de son gîte.

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 Le jardin malgré l'air froid grouille de vie et les vieux troncs tombés au sol depuis plusieurs années sont le meilleur endroit pour le voir. Attention cependant à ne pas déranger un hérisson ou un serpent qui commence son hibernation.

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 1: Les cloportes sont les seuls crustacés à vivre sur la terre ferme. En France on compte environ 150 espèces. Ils se nourrissent de végétations en décomposition, de moisissures ou d'animaux morts.

2: Pendant les mois froids, les escargots prennent refuge dans la terre,les fissures de la roche ou sous les écorces comme ce macrogastra ventricosa, une espèce courante en France.

3: Le daldinias concentrique est un champignon non comestible en raison de la nature de sa chair. Le porter sur soi, raconte-on, empêcherait de souffrir des crampes et attirerai la chance et la fortune sur soi.

4: Comme ses confrères escargots, la limace léopard se réfugie dans la sol ou sous les écorces pour lutter contre le gel et la baisse des températures.

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Sous la vieille bille de bois, quelques pousses d'herbes tentent sans résultat de sortir de terre. On trouve aussi de nombreuses moisissures qui exultent un drôle de liquide ambré sous forme de gouttes. 

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Il reste de nombreuses pommes. Si celles-ci on unebelle mine, c'est en partie grâce à l'épais manteau de feuilles et de neige qui les ont protégés des températures mais il ne faut pas se leurrer, la plupart d'entre elles pourrissent et font le bonheur des moucherons qui au premier rayon de soleil, sortent s'en délecter.

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Il y a peut d'activité dans le jardin. Il reste quelques choux, la verveine est sous son sceau à l'abri du gel qui fige tout: feuilles, herbes et fleurs comme dans une nature morte.

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Il reste quelques noisettes et noix cachées par les feuilles et la boue que les oiseaux mettent à profit. Une fente dans un vieux tronc fait office de casse-noisette.

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 Les verges d'or du Canada présentent de jolis chatons là où à la fin de l'été se trouvaient en grappes serrées leurs jolies fleurs jaunes. Elles sont entourées des feuilles mortes du grand noyer où il semblerait que quelques oiseaux sont venus pointer le bout de leur nez.

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 La neige a couché l'épais buisson de ronce, le rendant accessible pour moi mais surtout pour les chats qui se font un plaisir d'y chasser. C'est là que surprise, j'ai pu voir une pomme de pin, à côté de ce gendarme qui se grille la pilule, chose surprenante quand on sait que le sapin le plus proche se trouve 50 mètres en contre-bas.

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 Bref, il y a de la casse dans le jardin, il faudra dans les jours à venir continuer à débiter le bois mort et par la même occasion, réaliser une couronne avec le lierre tombé au sol.

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La neige a couché l'herbe de telle façon que l'on pourrait croire que c'est un torrent qui est passé par là.

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 Pour finir quelques beaux lichens, savants mélanges d'algues et de champignons, qui donnent aux troncs des frênes une beauté toute particulière et bienvenue avec l'arrivée du temps gris.

 

lundi 16 décembre 2013

Fierté du jour.

CapturerVoici ma fierté du jour, le blog via mon profil est la sélection Paperblog du jour! Il semblerait que le dernier article "Où voir des animaux sauvages? La friche.", lui aussi sélectioné (dans la rubrique environnement) ait fait mouche. Je vous invite à faire un tour sur cette plate forme qui regroupe tous les articles des blogs inscrits par catégories. C'est là que j'ai trouvé la plupart de mes coups de coeurs que vous pouvez voir dans la colonne de gauche. Bref, je suis contente.


dimanche 15 décembre 2013

Où voir des animaux sauvages? La friche.

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(Contre exemple de la friche, cette forêt mixte de pins et de hêtres pafaitement entretenue.)

Lors d'une sortie en forêt, il n'est jamais garanti de croiser des animaux. La promenade n'en est pas moins belle mais la présence de nos amis des bois rajoute toujours un petit quelque chose de magique, en particulier quand on est accompagné d'enfants. A l'aide du magasine "Le Chasseur Français" d'octobre 2005 redécouvert au fond d'un carton et de mes quelques connaissance,s voici deux-trois indications qui peut être ne permettrons pas à coup sûr de rencontrer les habitants des forêts mais, vous aiderons à suivre leur piste.

 Cet article se veut didactif. Cliquez sur les noms des espèces animales et végétales pour voir à quoi elles ressemblent.

Toute une vie dans la friche.

Dans le dictionnaire la friche est une terre non cultivée ou rendue à la nature, bref un lieu abandonné. Elle n'est pas entretenue et de se fait, elle présente de nombreuses espèces végétales, ce qui parfois ne la rend pas abordable car les ronces et les rosiers sauvages empêchent d'y pénétrer. Néanmoins il y a toujours un chemin tracé par les animaux pour y rentrer. Les friches en fonction du vécu du sol peuvent se composer d'arbrissauts et d'herbes hautes, de buissons ou de plantes propres au maquis. Dans tous les cas on retiendra que c'est une zone, aussi petite qu'elle soit, qui n'est pas façonnée par l'Homme même si ce fut le cas dans le passé, chose rare aujourd'hui.

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(Il y a de nombreux types de friches, à ne pas confondre avec la terre en jachère qui est un sol laissé au repos avant d'être à nouveau cultivé.)

Voici quelques exemples de friches rencontrées pendant mon wwoofing en Gironde (ici). Sur celles-ci, bien que laissées à l'abandon, plusieurs activités humaines ont lieu sans que pour autant elles perdent leur statut (cf: ici): chasse, cueillette, pêche, braconnage malheureusement et parfois comme j'ai pu l'expérimenter, pâturage (avec les quelques 4500 moutons et 300 chèvres). Un pâturage intensif à pour but (contrairement à ici) le défrichage, c'est à dire rendre une terre apte à l'agricultre ou le défrichement, c'est à dire supprimer le boisement d'une parcelle.

 

I. La friche agricole.

Riches en vie animale, les friches agricoles sont généralement plus vastes que leurs consoeurs urbaines ce qui permet de rencontrer des animaux plus massifs et un plus grand nombre de végétaux et d'insectes.

Dans les zones herbacées qui se composent surtout de graminées mais aussi de fleurs comme les pissenlits, les vesces très présentent ou les ombellifères, on peut parfois distinguer d'étranges "nids" dans l'hebre qui se trouve couchée en rond par endroit. Il s'agit des "lits" d'une harde de chevreuils qui y a passé la nuit et qui tôt le matin, est partie vaquer à ses occupations . Au printemps, vers les coups de midi on peut les voir dans les prairies, l'été c'est plutôt tard le soir en bord de forêt qu'il est facile de les apercevoir. C'est aussi dans ces zones herbacées que l'on rencontre de jeunes arbrisseaux qui bien des années plus tard, formeront une vaste forêt. On peut remarquer que leurs troncs sont parfois dénudés de leurs écorces, signe que les chevreuils ont soit grignoté celle-ci par temps de disette, soit que les mâles ont gratté avec leurs entre-bois le bas du tronc pour marquer leur territoire, enlever le velours de leurs bois avant le début de la saison ou faire tomber les bois eux mêmes à la fin de l'automne (on les nomme alors mues). La petite taille de ces cervidés leur permet de se dissimuler dans les herbes hautes tout comme la perdrix grise adepte de cet environnement.

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(Une des meilleurs manières de détecter le passage d'animaux dans des friches à proximité de champs est de regarder les touffes de poils qu'ils laissent sur les barbelés.)

Arrive alors les premières pousses de ronces qui deviennent rapidement d'épaisses broussailles. Les mûres qu'elles produissent attirent toute une flopée d'oiseaux mais aussi de mammifères. Maître renard s'aventure ainsi dans la friche de temps à autre pour croquer ces fruits sucrées (les baies et fruits composent 50% de l'alimentation du renard à l'été et à l'automne). La belette elle s'y dissimule et y chasse les micro-mammifères mais aussi les nichées d'oisillons. Le muscardin, un petit rongeur, utilise les ronciers comme lieu de nidification où il construit de superbes nids sphériques bien difficiles à voir. Les chardons prennent aussi leur aise ce qui attire beaucoup d'oiseaux en particulier les chardonnerets que l'on presque voir toute l'année dans ce type de milieu. Peu farouches on peut les approcher facilement. Les orties elles sont de parfaits observatoires à chenilles. Parmi les espéces que l'on peut rencontrer (une trentaine en tout) figue le vulcain, le paon-du-jour, la petite tortue, la carte géographique, la belle dame, le Robert-le-Diable, l'écaille rouge, l'écaille martre, l'écaille lièvre ou encore la pyrale de l'ortie.

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(L'écaille chinnée figure parmi la trentaine d'espèce de papillons qui aime pondre sur les orties qui abritent de nombreux insectes et araignées.)

Arrive alors les arbres que l'on nomme pionniers car ils sont connus pour s'intaller les premiers dans les friches. Ainsi on dénombre le bouleau, le frêne, l'érable, l'aubépine, le sureau, le cornouiller et le peuplier comme précurseurs. C'est la que l'on peut voir le pouillot, un oiseau qui aime les lieux semi-ouverts et peut effrayé par l'Homme, le bruant zizi qui se reconnaît à son chant si particulier, les grives et palombes qui font le bonheur des chasseurs mais également quelques oiseaux de proies comme parfois la buse variable très présente en Isère, l'épervier qui effectue des virages serrés entre les arbres pour capturer ses proies mais surtout le busard Saint-Martin qui se reconnaît facilement à son plumage gris-ardoise et au bout noir de ses ailes.

On rencontre aussi d'autres animaux attirées par la tranquillité du lieu. Le blaireau, qui comme le renard aime faire son terrier en forêt dans des zones dégagées, s'aventure dans la friche tout comme le faisan qui y trouve de quoi s'y cacher et y faire son nid. C'est aussi un coin à champignons, en particulier à la fin de l'été où coulemelles, coprins chevelus et boules-de-neiges (un agaric) sont courants.

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(Les friches font souvent le bonheur des ramasseurs de champignons comme ici avec ces coulemelles.)

Au bout de quelques années les arbres grandissants coupent la lumière et une partie de la faune quitte le lieu du fait que la végétation rase disparaît mais l'endroit reste grouillant de vie. Exception, les lieux composés d'arbres comme le chêne par exemple garde cette faune car la lumière continue à filtrer par le feuillage peu épais ce qui permet d'avoir des forêts herbeuses ou couvertes de bruyères, d'ajoncs ou de hautes graminées. De nouveaux animaux y apparaissent comme l'écureuil, le sanglier, le hiboux grand duc, le chat sauvage et bien d'autres encore.

 La liste des espèces présentes dans les friches est non-exhaustive, on peut rencontrer bien d'autres animaux comme le lapin de garenne, le lièvre ou la couleuvre à collier.

 

II. La friche urbaine.

 La campagne n'est pas le seul endroit où l'on peut voir des animaux, la ville elle aussi fourmille de vie. Certes se sont la plupart du temps des espèces courantes qui s'invitent dans l'espace urbain mais l'on peut parfois faire de belles rencontres. Les friches urbaines sont des zones en ville où l'Homme a stoppé toute activité (bien souvent industrielle) et où la nature reprend ses droits, ce qui explique que parfois on puisse rencontre des ruines. On peut parler d'exploit quand on voit la rapidité avec la quelle la vie revient quand on connaît la pauvreté des sols et la pollution que ceux-ci ont subi.

Ces friches sont souvent de petite taille. L'herbe, les lichens et le lierre sont les premières plantes à s'y installer, leurs graines ayant été apportées en ce lieu par la semelle des passants, le vent, les fientes des oiseaux ou s'y trouvaient déjà et étaient en dormance. Arrive alors les premiers insectes comme les coléoptères, des petits mammifères comme les souris et les musaraignes, mais surtout les vers de terre qui refertilisent le sol ce qui permet à d'autres espèces végétales de s'installer.

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(Dans les jardins de ville ou les allées, on peut croiser de nombreux animaux comme l'écureuil roux.)

Des espèces de sous-arbrisseaux, d'arbrisseaux et d'arbres classiques mais aussi échappées des jardins publiques colonisent l'endroit. Le buddléia (arbre à papillon) offre à de nombreux pollinisateurs une source riche en nectar jusqu'à septembre ce qui attire les papillons, les bourdons et les abeilles. La clématite égaie l'endroit, le peuplier, l'érable et le robinier (qui est une légumineuse) offrent un abris sûr pour les oiseaux. Ainsi la pie, le merle noir, la mésange à longue queue, la mésange charbonnière

charbonnière, les étourneaux, l'accenteur mouchet s'installent. Le grand nombre de proies potentielles attire souvent le faucon crécerelle qui aime nicher en ville dans les lieux historiques. Des espèces communes en ville sans qu'il n'y ait de lieu végétalisé prennent elles aussi place comme le pigeon, le surmolot, le rat, la corneille et le chat commun.

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(Cette ancienne résidence étudiante de Grenoble laissée à l'abandon devient le terrain de jeu de la nature. C'est un abri parfait pour les chauves-souris.)

Des plantes à fleurs s'installent peu à peu. Les ombellifères donnent de nombreuses graines qu'apprécis les oiseaux en particulier la linotte qui niche dans les broussailles, les chardons et les cardères attirent les chardonnerets et les verdiers qui sont faciles à observer. L'ortie permet aux papillons de nourrir leurs chenilles. Il aussi de plus en plus courant de rencontrer en ville Sir renard. Attiré par les poubelles pour se nourrir, il s'installe peu à peu dans la friche pour se nourrir des souris, des mulots et des rats ce qui fait souvent fuir les chats vagabonds.

 On rencontre parfois des amphibiens. On ne sait pas comment ils arrivent dans nos villes, une des théories principales seraient que certains oiseaux transportent les oeufs du frais collés à leurs plumes et à leurs pattes. Ainsi on peut rencontrer dans les marres boueuses, les flaques d'eau et les récipients abandonnés le triton palmé et l'alyte accoucheur, un crapaud qui est un bon parent (le mâle s'occupe des oeufs avec beaucoup de soins).

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(Mousses, lichens et arbustes comme le buis sont les premiers végétaux à coloniser les endroits abandonnés.)

Nombreuses sont les espèces qui peu à peu cohabitent avec l'Homme et que l'on croise de plus en plus souvent: dans les jardins de ville, les zones industrielles, les allées de la Fac et parfois, les magasins!

(Cette artcile a été séléctionné par Paperblog ici).

vendredi 13 décembre 2013

Traditions de chez nous: les Illuminations.

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(Le froid est revenu, le temps est venu de faire carburer la cheminée.)

Je dois l'avouer, l'Hiver (où j'inclu la fin de l'Automne) n'est pas vraiment ma saison, ce qui explique pourquoi je passe peu de temps sur le blog et que pour la même raison il n'y aura apparament pas de "Renarde des Alpes" car je dois le dire, j'ai une petite overdose pour ce qui concerne la neige et les températures basses. Bref, l'an dernier j'avais évoqué en cette période de fêtes le pourquoi la fête de Noël (ici) et celui des cadeaux (). Aujourd'hui c'est d'une autre tradition que j'ai évoqué également l'an dernier, celle des illuminations du 8 décembre.

Cette tradition est connue d'une partie des rhônes-alpins et petit à petit se généralise dans les grandes villes comme Paris. Elle aurait plusieurs origines.

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(Illuminations de Lyon 2009. Dans les rues d'étranges et belles décorations sont apparues)

1.Un remerciement à la Sainte Vierge

Contrairement à ce que l'on pense, ce n'est pas sous la grande vague de peste noire du Moyen Age qui décima un européen sur quatre mais à la Renaissance que la légende prend forme. On raconte en effet que l'épidémie s'arrêta aux portes de la ville de Lyon, après que les braves citoyens de la cité eurent passés plusieurs mois à prier la Sainte Vierge pour les sauver et, que le "maire" et les Echevins (magistrats nommés par le seigneur et qui rendent justice) dressèrent dans la ville deux statues de celle-ci et s'engagèrent à célébrer Marie le 8 septembre (jour de sa naissance). Oui mais voilà, les illuminations sont célébrées le 8 décembre, soit 3 mois plus tard. La ressemblance des dates a entraîné la confusion des deux célébrations.

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(Illuminations de Lyon 2009. La cathédrale et le parc attenant sont habillés de milles couleurs.)

2.Une histoire de Prussiens.

Il se dit alors que les Illuminations sont le remerciement en vers la Vierge qui aurait stoppé l'invasion Prussienne en 1870 (d'où les histoires d'ogres comme celle du petit Poucet sont tirées), qui se dirigeait droit sur Lyon. Les faits sont véridiques (enfin pour la l'intervention divine je ne sais pas) et le bon évêque déclare que si la ville est épargnée (contrairement à sa consoeur Dijon qui est déjà tombée), une cathédrale dédiée à la Sainte Vierge sera érigé. Lyon est sauvée, et la date correspond plus où moins à la célébration mais pas l'année.

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(C'est aussi le temps d'offrir les oranges. Cette tradition viendrait de Saint Nicolas, en effet les fruits remplaceraient les 3 bourses que celui-ci offrit aux filles d'une pauvre seigneur qui devait les vendre pour rembourser ses dettes.)

3.Une histoire de statue.

En réalité la date du 8 décembre correspond à la pose en 1852 d'une Statue de la Sainte Vierge au dessus de la tête des lyonnais à Fourvière pour remercier celle-ci d'exocer leurs voeux (à l'image de la Madonne marseillaise). La date choisie est donc celle du 8 septembre de par le vécu de la ville mais voilà que le jour venu, de violents orages et mêmes des inondations prennent au dépourvu les habitants qui reportent l'événement au 8 décembre, jour de l'immaculée conception. Pour célébrer l'arrivée de la statue, après une journée pluvieuse et froide, les lyonnais illuminèrent spontanément de bougies leurs fenêtres, signe pour les chrétiens de la présence du Saint Esprit.

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(Au château de Longpra le verre de lait et les petits gâteaux attendent le père Noël.)

Aujourd'hui

La tradition des lumières s'est perpétuée, on la connaît grâce aux festivités de la ville de Lyon où pendant plusieurs jours la ville se part de lumières, de tableaux vivants et d'animations divers. Généralement dans les villes et petites communes, les commerçants décorent et illuminent leurs vitrines, les marchés nocturnes de Noël sentent bon le vin chaud et de temps à autre Saint Nicolas fait son apparition du fait de la proximité des dates (on le célèbre le 6 décembre) bien qu'ici il ne soit pas intégré dans la culture populaire. On tire aussi des feux d'artifices et bien sûr, on place sur ces fenêtres des lumignons.

Pour m'a part j'ai eu l'occasion de fêter les Lumières sur deux jours. Samedi soir nous avons prit la direction du Château de Longpra (ici) où au court d'une visite inédite et ponctuée par le verbe de conteurs, des pièces d'ordinaires privées comme les appartements des domestiques nous ont été présentées. Pour finir, nous aurons eu le plaisir de déguster dans la cuisine de la propriétaire un délicieux chocolat chaud Bonnat avec un petit peu de chartreuse et de contempler les projections lumineuses sur les mûrs du château et les arbres de l'allée. Dimanche soir, nous voilà en excursion dans les rue de Pont de Beauvoisin où se tient un petit (alors vraiment petit) marché de Noël et où nous avons eu un beau feu d'artifice.

Peu être que l'an prochain je tenterai Lyon, j'ai eu l'occasion de le faire à quelques reprise, c'est vraiment très beau mais aussi froid, terriblement froid et il y a une foule monstrueuse ce qui peut être décourageant.

Bref j'espère que vous avez fêtez ce jour comme il se doit.

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(Le ciel se parepour quelques minutes de lumières mutlicolores.)

Source: http://www.lyonweb.net/agenda/e/771/Les-legendes-et-l-histoire-vraie-des-Illuminations-ou-de-la-Fete-des-lumieres.htm

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(On tue le temps comme on le peut pendant l'Hiver, au risque d'être pafois ridicule.)

samedi 7 décembre 2013

Relevés mycologiques pour l'année 2013

champi 13Statistiques 2013champi 13

Voici une petite série de schémas réalisés à l'aide d'Open office où sont répertoriés quelques informations sur des espèces de champignons qui font le bonheur des papilles et des gourmets. Et pendant que l'on parle de chiffres, voilà un lien qui pourra vous indiquer la production mondiale de champignons: http://www.planetoscope.com/fruits-legumes/1191-production-mondiale-de-champignons.html

Et pour mieux voir les images cliquez dessus ou téléchargez les.

données morilles 1données truffes d'été 1données cèpes 1données lépiotes élevées 1

 Rajoutons à cela les tableaux des récoltes sur chaque mois pour se donner un avis sur la pousse en fonction des éléments et des conditions climatiques.

mois d'avril

mois d'août

mois de septembre

 

Comptage des cueillettes.

Voici un petit résumé des cueilettes de l'année, du moins pour l'instant. La date, la Lune et les températures sont là à titre indicateur. Si j'en ai le courage, je réaliserai un petit schéma ou organigramme pour corrolationner toutes ces données.

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À savoir que ces chiffres concernent l'Isère, en zone de moyenne montagne entre 450 et 890 mètres d'altittude et que le sol sur le quel les champignons poussent est majoritairement calcaire (voir très calcaire) et plus ou moins argileux.

 

Janvier:

12/01/13: 01% de visibilité de la lune, températures entre 0°C et 5°C, 30 gr d'oreilles de judas.

Mars:

23/03/13: 80 % de visibilité de la lune, T entre 7 et 14°C, 30 gr de pézizes veinées.

Avril: 

05/04/13: 30% de visibilitéde la lune, T entre 7 et 8°C, 30 gr  de pézizes veinées. 

06/04/13: 21% de visibilitéde la lune, T entre 8 et 10°C, 600 gr de pézizes veinées.

13/04/13: 07% de visibilitéde la lune, T entre 10 et 15°C, 600 gr de pézizes veinées.

26/04/13: pleine lune, T entre 10 et 14°C, une poignée de pézizes veinées, 20 morilles, 1 morille conique.

29/04/13: 86% de visibilité de la lune, T entre 10 et 13°C, 5 morilles, 4 grosses pézizes, 4 verpes en forme de doigt, 1 morillon à demi-libre, 800 gr d’oreilles de judas.

Mai:

04/05/13: 34% de visibilité de la lune, T entre 9 et 15°C, 2 morillons à demi libre, 5 verpes coniques, 800 gr d'oreilles de judas.

05/05/13: 24% de visibilité de la lune, T entre 6 et 17°C, une poignée de mousserons Saint George.

Juin:

02/06/13: 37% de visibilité de la lune, T entre 10 et 15°C, 6 truffes d'été.

Juillet:

02/07/13: 32% de visibilité de la lune, T entre 15 et 27°C, 3 petites girolles, 2 grosses truffes d'été.

05/07/13: 10% de visibilité de la lune, T entre 20 et 27°C, 1 petite truffe d'été.

21/07/13: 96% de visibilité de la lune, T entre 20 et 31°C, 1 truffe d'été.

23/07/13: 99% de visibilité de la lune, T entre 24 et 31°C, 6 gros cèpes d'été très véreux, 1 dizaine de girolles.

25/07/13: 93% de visibilité de la lune, T entre 25 et 32°C, quelques girolles.

Août:

09/08/13: 04% de visibilité de la lune, T entre 18 et 23 °C, 2 petites truffes, 1 cèpe d'été en bouchon, un bol de girolles.

14/08/13: 50% de visibilité de la lune, T entre 19 et 25°C, 4 cèpes d'été et 2 poignées de girolles.

17/08/13: 78% de visibilité de la lune, T entre 22 et 30°C, 22 cèpes d'été.

19/08/13: 94% de visibilité de la lune, T entre 22 et 27°C, 11 cèpes d'été.

20/08/13: 96% de visibilité de la lune, T entre 21 et 26°C, 3 kg de girolles, 1 cèpe passé et très véreux.21/08/13: pleine lune, T entre 18 et 26°C, 1 cèpe d'été et une lépiote élevée.

23/08/13: 95% de visibilité de la lune, T entre 22 et 30°C, 2 cèpes d'été.

27/08/13: 64% de visibilité de la lune, T entre 16 et 22°C, un gros bol de girolles et 4 cèpes d'été.

29/08/13: 44% de visibilité de la lune, T entre 17 et 25°C, 300 gr de girolles et 4 cèpe d'été.

30/08/13: 35% de visibilité de la lune, T entre 18 et 26°C, 200 gr de girolles.

Septembre

04/09/13: 02% de visibilité de la lune, T entre 19 et 30°C, 2 poignées de girolles.

06/09/13: 01% de visibilité de la lune, T entre 21 et 28°C, une grosse truffe d'été.

Entre le 10/09/13 et le 20/09/13 récolte de l'équivalent d'un panier de girolles.

16/09/13: 85% de visibilité de la lune, T entre 14 et 16°C, 8 rosés des prés.

22/09/13: 93% de visibilité de la lune, T entre 14 et 22°C, 22 lépiotes élevées.

23/09/13: 86% de visibilité de la lune, T entre 14 et 23°C, 12 lépiotes élevées et un bol de pied de moutons.

27/09/13: 50% de visibilité de la lune, T entre 16 et 28°C, un demi panier de trompettes de la mort x 2 (environ 4kg), quelques chanterelles en tubes, quelques pieds de moutons, 6 girolles, 5 lépiotes élevées.

28/09/13: 42% de visibilité de la lune, T entre 16 et 23°C, une cinquantaine de girolles, une trentaine de pieds de moutons, 3 rosés des prés, 2 marasmes des oréades, une petite truffe d'été, 32 cèpes d'été, un cèpe de Bordeaux, 6 lépiotes, 4 cèpes edulis, une dizaine de chanterelles en tube.

30/09/13: 24% de visibilité de la lune, T entre 16 et 21°C, 7 cèpes d'été en bouchons, 200 gr de chanterelles, 2 lactaires délicieux, 100gr de pieds de moutons, quelques chanterelles en tube, 200gr de trompettes de la mort.  

Octobre

17/10/13: 24% de visibilité de la lune, T entre 13 et 20°C, une demi cagette de chanterelles en tube (1,5 kg), 150 gr de pieds de mouton, 50 gr de girolles.

Entre le 17/10/13 et le 26/10/13 récolte à chaque sortie (2 fois) d'un panier et demi de chanterelles en tube et de quelques pieds de moutons et de girolles.

Novembre (Les récoltes suivantes concernent celles réalisées pendant mon woofing, c'est à dire entre la Gironde et la Dordogne et non l'Isère. Le sol n'est pas calcaire, l'altitude se situe entre 10 et 119 mètres d'altitude).

Entre le 04/11/13 et le 07/11/13 récolte de quelques coulemelles.

08/11/13: 25% de visibilité de la lune, T entre 14 et 13°C, une dizaines de pieds de moutons, une boule de neige.

Entre le 09/11/13 et le 13/11/13 récolte de 14 lépiotes élevées, de 200gr de pieds de moutons, découverte d'un cèpe écrasé et d'un tapis de chanterelles jaunes.

19/11/13: 96% de visibilité de la lune, T entre 6 et 8°C, 1 kg de pieds de moutons, 2 kg de chanterelles jaunes, 3 lépiotes élevées.

22/11/13: 83% visibilité de la lune, T entre 4 et 5°C, 800gr de pieds de moutons, 3,5 kg de chanterelles jaunes.

 

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mardi 3 décembre 2013

Première neiges de l'année.

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Enfin premières neiges c'est vite dit, il y en a eu pendant mon absence et pas qu'un peu, 35 centimètres en tout. Mais le temps froid et les rares apparitions du soleil ont laissés le paysage blanc et gelé. En attendant voilà deux photos du début Novembre où pommes et kakis ont fait le bonheur des papilles.

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La neige bien qu'elle tend à se retirer recouvre encore une grande partie de la végétation. Le grand nid de guêpe, désormais vide, se trouve prisonnier d'un épais dôme de neige. Il faudra attendre un peu pour le récupérer.

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L'arrivée des flocons a été brutale pour les feuilles des noisetiers. Encore teintées de vert, elles sont passées en peu de temps à des teintes brunes et sont tombées. Elles composeront l'hummus où les truffes d'été prendrons naissance.

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Drame dans le jardin! Un des pics épeiches a été croqué semble-t-il par les chats. Ne reste plus qu'un amas de plumes noires, blanches et rouges. C'est triste mais c'est la Nature. De puis plusieurs années les pics ont nidifié autour de la maison, laissant dans les divers arbres morts leur trace. Espérons qu'un couple vienne s'installer d'ici peu.

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Les oiseaux ne sont pas les seuls à finir sous les crocs. Cette petite musaraigne a fait les frais des chatons qui m'a fois, sont désormais de jeunes chats pleins de vie toujours à l'affût d'une proie. Avec l'arrivée du froid les animaux sont plus fragiles et les plus faibles ne font pas long feu.

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Voici une partie des sept terribles fauves qui sévissent dans le parc. Il semblerait que la neige ne les ait pas rebouter dans leur chasse. Néanmoins ils sont plus nombreux qu'à l'accoutumé à demander le logis et le souper dans la maison.

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L'hiver est proche, moins de 3 semaines, et déjà le paysage se met aux couleurs de la blanche saison. Espéront que le soleil ferra de nombreuses apparitions et que le froid sera moins mordant que ces derniers jours.

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La végétation se remet déjà de cette arrivée neigeuse. Les pâquerettes dresses leurs feuilles vertes (et comestibles), le houx donne ses premières boules rouges qui décoreront la table pour les fêtes, l'herbe et la mousse donnent une jolie teinte aux restes de neige fondue.

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Voilà les dernières nouvelles, de la neige et du froid mais la saison s'y prête bien. Néanmoins une petite fonte et quelques rayons de soleil chauds seraient les bienvenus.