dimanche 7 avril 2013

Sortie en forêt 19.

SAM_4635 SAM_4636

Bonne grosse sortie cet après-midi dans les bois et la campagne. Les morilles n'étaient pas encore au rendez-vous mais il y avait beaucoup à voir et même à déguster ou encore à sentir, enfin presque car ces belles violettes du chien ne dégagent pas d'odeurmaissont un plaisir pour les yeux.

SAM_4642

L'euphorbe des bois ou euphorbe à feuilles d'amandier n'a pas encore fleurit mais est déjà bien avancée. C'est une plante sans danger pour le bétail mais toxique pour l'homme chez qui elle provoque des vomissements puissants.

SAM_4646 SAM_4768

Pas de morilles dans mes stations mais de nombreuses pézizes écarlates ce qui indique que le précieux champignon au rendez-vous dans ces coins là.

SAM_4692 SAM_4657

Drôles de pézizes que voilà qui ne sont pas des pézizes veinées malgré leur couleur marron.

SAM_4655

De petite taille, je ne les trouve que là où poussent mes morilles et mes morillons. On peut penser que c'est un bon indicateur. Ne me reste plusqu'à trouver leur nom.

SAM_4834 SAM_4836

Les lamiers sont de sortis, en particulier le lamier pourpre (à droite) et le lamier tacheté qui n'est pas présent ici. Bien que présents cet hiver, c'est en ce début printemps qu'ils sont le plus abondant et que l'on peut commencer à en faire la cueillette.

SAM_4987 SAM_4992

Et puis comme toujours quelques inconnues sur les quelles il me tarde de mettre un nom.

SAM_5081

C'est aussi le temps des primevères en tout genre comme ce plant de primev-re acaule qui a une jolie teinte rose et qui se démarque dans le sous bois.

SAM_5000 SAM_4833

A gauche on peut voir des primevères officinales appelées ici coucou et à droite, un hybride entre une primevère officinale et une primevère acaule, ce qui n'empêche pas aux deux plantes d'avoir les mêmes proprietes médicinales.

SAM_4650 SAM_4781

En parlant de la traditionelle primevère acaule la voilà. Elle transforme en cette période les champs et le sol du sous-bois en tapis jaunes pâles.

SAM_4957

Elle fleurit de mars à mai pour le plus grand bonheur des yeux. Autrefois très cultivée dans les jardin, elle n'hésite pas à s'y réinstaller. Bien que comestible il faut y prendre garde, ses feuilles pouvant être irritantes pour les peaux sensibles.

SAM_4790 SAM_4685

Dans mon petit tours de ce week-end, j'ai dû à maintes reprises passer sous les barbelés. Il en a été de même des blaireaux qui au passage on laissé quelques poils dans les noeuds du fil de fer.

SAM_4675 SAM_4786

C'es la période de mue pour eux où ils perdent leur chaud pelage d'hiver, ce qui rend facilement repérable leur passage, en effet ils en laissent de partout.

SAM_4683

Les chevaux de trait aux aussi perdent leurs poils et pour en accélérer la chute se frottent contre les gros frênes ce qui donne ces amas de poils bruns. Ils feront le bonheur des oiseaux quand le moment de la nidification sera venue.

SAM_4829 SAM_4830

Ça y est, le laurier des bois est en fleur et donne à voir ses jolies clochettes vert-pomme. Alors qu'en plaine il fleurit en février, ceux-ci ont attendu début avril. Il est friand de sol calcaire. Bientôt il donnera des baies bleues toxiques comme l'ensemble de l'arbrissaut.

SAM_5006 SAM_5007

Le polysticum setiferum a reprit des couleur et c'est épanouit dans le sol riche en humus. On la trouve dans tout l'hémisphére nord.

SAM_4878

Amie du jardinier, on retire les feuilles au début du printemps pour admirer la pousse des crosses, c'est à dire des jeunes feuilles enroulées sur elles-mêmes.

SAM_4904 SAM_4870

Et comme toujours de nombreux escargots, attirés par le sol calcaire nécessaire à la formation de leur coquille. Ici une coquille d'escargot des haies à gauche et une d'escargot de bourgogne à droite, toutes deux délavées par la pluie.

SAM_4920 SAM_4922

Si pendant l'hiver je n'ai trouvé que des coquilles vides, cela semble changer, avec le début timide de la douceur, voilà que les escargots sortent de leur tanière en quête de nourriture.

SAM_4979

Voilà deux escargots des haies, aux couleurs bien différentes, qui se sont donnés rendez-vous sous une vieille racine à l'abris des prédateurs. Cette espèce possède une grande variété de couleurs et de motifs, passant du jaune au rose, avec beaucoup, peu ou aucunes rayures noires.

SAM_4730 SAM_4696

Une autre jolie inconnue, cette fleur mauve à quatre pétales qui envahit tout les ans à la même époque les gorges surplombant la cascade au fée.

SAM_4737 SAM_4738

Son rhizome est très particulier ce qui devrait permettre de l'identifier facilement mais je sèche encore, du moins pour le moment.

SAM_4689

Une petite violette du chien predue dans le sous-bois.

SAM_4702 SAM_4706

Le sommet de la cascade aux fées donne une jolie vue sur l'ensemble du coin. Avec une bonne paire de bottes il est facile de se mettre sur un poste  d'observation tout en restant prudent.

SAM_4724 SAM_4745

Les abords du ruisseaux ont été envahit par un large tapis de verdure. Voilà une petite plante bien sympathique aux inflorescences vertes-jaunes, la Dorine appelée aussi cresson dorée, Dorine à feuilles alternes ou encore cresson des rochers.

SAM_4763

Cette plante est en régression un peu partout en France. Elle est d'ailleurs protégées dans le Centre, l'Ile-de-France, le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie, la Provence-Alpes-Côte-d'Azur et le Limousin.

SAM_4691 SAM_4799

Les araignées reprennent du service, et ce n'est pas les averses et le froid qui vont venir les décourager. Sur la toile d'une d'entre elle, un peu trop exposée aux intempéris, la pluie a déposé de fines gouttelettes. Une autre plus prudente aura tissé son cocon à l'abris dans l'interstice d'un vieux tronc.

SAM_4716 SAM_4717

Les champignons de bois sont aussi là. Les plus vieux se font recouvrir par la mousse pendant que la nouvelle génération s'installe petit à petit.

SAM_4674

Le lichen fait du zèle. Après avoir colonisé tout un sureau ne laissant pas un cm d'écorce apparente, il s'épemche sur le barbelé voisin.

SAM_4821 SAM_4823

C'est le début des amours pour les craches sang qui ne sont pas gênés pour un sous de ma présence. Chez cette espèce on voit la différence marquée de taille entre mâle et femelle.

SAM_4872  SAM_4749

Les tramètes contrairement à celles-du jardin ont bien résisté à l'humidité et au froid de l'hiver. On les trouve partout dans le bois, pourvu qu'il y ait un petit peu de bois mort.

SAM_4892

La large gamme de couleurs qu'elles proposent ne rend pas aisée leur identification.

SAM_4753 SAM_4810

Il fait encore un peu frais mais il est bien agréable de remonter le lit du ruisseau et de parcourir les cascades. La végétation et la boue ne permettent pas encore d'accéder à la grotte aux fées mais ça ne serait tarder.

SAM_4757 SAM_4826

Les recoins humides, les arbres tombés et les trous d'eau sont des repères parfaits pour la mythique femme-serpent, Mélusine que l'on peut voir roder autour de la tour sans-venin sur les hauteurs de Grenoble. 

SAM_4700

La mousse à bien des endroits à fini de fructifier. Les cosses se dessèchent en formant de drôles d'antennes brunes et toutes sèches.

SAM_4733 SAM_4793

Elle continu cependant de former de grands manteaux aux troncs dans la gorge et la forêt de châtaigniers sur les quels on peut former des motifs à loisir.

SAM_4951 SAM_4952

Les tramètes rougissantes installées dans mon spot à pézizes veinées géantes ont prit de la tailles et commences à noircir, signe de maturité. Quand on brise l'un de ces champignons, sa chair devient rapidement rouge comme le chapeau d'où leur nom.

SAM_4846

Tout à côté des terriers d'une famille de renards, un cascade coule. A ces pieds de nombreuses plumes, signe qu'une excursion dans un poulailler a été menée depuis peu et c'est avérée fructueuse.

SAM_4861 SAM_4862

Enfin les héllobores fétides sont pleinement ouvertes. On peut remarquer le large anneau pourpre des fleurs. Certaines encore en bouton s'ouvriront d'ici peu. 

SAM_4901 SAM_4998

C'est une plante qui au-delà de sa mauvaise odeur se fait remarquer par sa taille impressionnante (parfois plus d'un mètre) mais surtout par son vert clair qui ressort au milieu de la végétation terne.

SAM_4884

Pas de morilles certes mais des pézizes à gogo! Hormis quelques petits spécimens dispersés ici et là, ma station à pézizes veinées à tenue ses promesses.

SAM_4907 SAM_4908 SAM_4909 SAM_4910

Voilà mes géantes. C'est ici que je ramasse les plus beaux exemplaires. J'ai la chance de ne voir personne explorer et exploiter ce coin.

SAM_4912 SAM_4934

Alors, combien de champignons sur ces photos?

SAM_4913 SAM_4936 SAM_4938 SAM_4928

C'est dans ce même biotope que je ramasse parfois des oreilles de judas qui poussent sur les sureaux qui surplombent la côte où les pézizes se trouvent. Autres indicateurs: l'endroit est boisé par de nombreux chênes et frênes avec un grand nombre d'hellebores fétides avec en contre bas un ruisseau où pousse du ficaire. Pas une morille ne s'est encore pointée dans ce coin depuis que je le fréquente.

SAM_4877

Voilà un champignon mystique: le daldinias concentrique. Le porter sur soi attirerait la chance et la bonne fortune.

SAM_4874 SAM_4899

Les animaux marquent leur passage de bien des manières. Les sangliers ont éventrer un tronc pourri à la recherche de larves et les chouettes, dans le creux d'un vieux châtaignier, ont laissé quelques plumes et duvet sur la mousse.

SAM_4875 SAM_4893

Le pic s'en ai donné à coeur joie lui aussi et à la vue des nombreux troues, a dû se remplir la pense avec plaisir. Il faut savoir que les pics, toutes espèces confondues, ont une langue dentelée qui leur permet d'attraper les petites bêtes cachées au coeur du bois mort.

SAM_5010 SAM_5038

Les traces de pattes du chevreuils sont délicates et reconnaissalbes  entre toutes. Elles se différencient du sanglier par leur taille et l'abscence de deux points à l'arrière.

SAM_4711

Voilà la trace d'un sanglier. Plus large et plus arrondies, et bien que l'on distingue mal ici, on voit les deux petits points qui correspondes au argots de l'animal.

SAM_5015 SAM_5016

En parlant de chevreuil le voyez-vous? Il s'agît du brocard, le mâle qui était pour l'occasion accompagné de deux compagnes situées plus en contre-bas. (Pour mieux voir cliquez sur les photos).

SAM_4981 SAM_4982

La récolte n'est pas mal et aussi importante que celle du jardin, ce qui promet de bons petits plats dans la cuisine.

SAM_4984

Rapide passage par les champs en revenant de la forêt. Le ciel est gris mais l'herbe est bien verte même si les fleurs ont du mal encore à sortir.

SAM_5039 SAM_4958

Bref, c'est plus un début d'automne qu'un début printemps au quel on a le droit même si les primevères, pâquerettes et violettes viennent casser la monotonie du paysage.

SAM_5091 SAM_5054

Les pervenches intermédiaires sont de sorties. D'ordinaire possédants 5 pétales bleus, on peut voir tout à droite de la photo une originale avec 6 pétales ce qui est fréquent dans cette famille. A droite, un tronc moussu c'est transformé en esprit de la forêt.

SAM_5035

Voilà un des bois où je projetais de chercher de la truffe. Je pensais bien que j'allais revenir "brocouille" mais cette exploration était avant tout un prétexte pour mettre les pieds dans la nature.

SAM_4965 SAM_4964

Les jonquilles sont exaltantes et ont prit possessions des champs. Il faut rappeler que dans notre coin d'Isère qu'il est interdit d'en cueillir plus de 15 brins par personne.

SAM_4652 SAM_4653

Parfois, des espèces ornementales aux pétales multiples s'échappent des jardins et viennent tenir compagnie aux fleurs des pelouses rases.

 

SAM_5101

Bref, un belle balade qui met en jambes et en appétit

 


samedi 6 avril 2013

Un jardin bien productif.

SAM_4608 SAM_4609

Encore des pézizes veinées! mais rien avoir avec les quelques spécimens trouvés hier soir dans la pénombre, là on passe au niveau supérieur!

SAM_4586 SAM_4602 SAM_4587 SAM_4591

Encore modestes par rapport aux spécimens que l'on a pu trouver ces dernières années dans le coin, les champignons reste de belle taille. Communément l'espèce peut atteindre 15 cm de diamètre, c'est la plus grande du genre des pézizes. 

SAM_4596

Alors, combien d'entre-elles ce sont cachées sur cette photographie?

SAM_4603 SAM_4581

Discrètes, il ne faut pas hésiter à soulever les feuilles, les ronces et les fleurs pour les apercevoir et les attraper.

SAM_4599 SAM_4618 SAM_4622 SAM_4612

Bref, avec ces belles prises le panier se remplit bien. Proches de la morille avec qui elles partagent le même biotope, elles n'en ont pas le goût, certes, mais restent de très bons champignons avec un goût raffiné et sont servis aux plus grandes tables.

SAM_4585 SAM_4597

Pour les repérer, hormis les noisetier, les frênes, les ficaires, le lierre, les ronces les la terre humide, l'odeur typique de javel des pézizes veinées permet à coup sûr de les trouver parmi les feuilles mortes.

SAM_4588

Aller une dernière cachottière pour la route. Serez-vous la retrouver?

SAM_4598 SAM_4600 SAM_4601 SAM_4616

Bref, dans les hautes herbes ou les ronces, il ne faut pas avoir peur de se promener le nez parterre pour être sûr de mettre la main dessus.

SAM_4595

Et pour conserver les champignons sans les abîmer pendant le périple, j'ai opté pour un sac en tissus, bien moins encombrant que le célèbre panier il m'accompagne plus facilement dans les coins escarpés.

SAM_4631 SAM_4634

Voilà une belle cueillette qui finira vite dans la cuisine. Il y a mille et une façons de les préparer, en l'omellette ou en sauté avec rôti, il n'y a rien de mieux.  

SAM_4625

Mais il y a d'autres surprises dans le jardin. Les violettes sont bien épanouies, les ficaires fleurissent enfin, les frênes commencent à bourgeonner, les jonquilles sont resplendissantes et les oiseaux s'en donnent à pleins poumons, bref on va bientôt se sentir en plein dans le printemps.

SAM_4628 SAM_4629

Et les éternelles primevères acaules ont envahi la pelouse qui a prit une teinte jaune pâle.

vendredi 5 avril 2013

Aperçu du soir.

SAM_4556 SAM_4557 SAM_4571 SAM_4565

Passage rapide dans le jardin ce soir dans le froid et avec la nuit qui commence à tomber. Quelques jolies pézizes veinées de tailles diverses.

SAM_4555

Malheureusement pas encore la queue d'une morille en vu mais ça ne serait tarder!

SAM_4559 SAM_4570 SAM_4562 SAM_4560

La suite ce weekend.

Mozzarella poêlé.

 

Il ne faut pas se mentire, la mozzarella que l'on trouve en grandes-surfaces n'a rien de la vraie, si ce n'est la forme. Voilà un petit truc que j'apprécie pour lui donner un peu de goût.

 

Ingrédients:

- une boule de mozzarella.

- un oeuf.

- du pain rassis.

- du sel.

- du poivre.

- de l'ail en poudre.

- huile d'olive.

 

Dans un bol battre l'oeuf avec le sel, le poivre et l'ail puis tremper la mozzarella dans ce mélange. La passer ensuite dans le pain rassis écraser pour obtenir de la chapelure. Faire chauffer l'huile d'olive sur feu doux puis faire poêler la boule de mozzarella. La retirer du feu quand elle commence à fondre et servir.

Voilà voilà.

SAM_4546

mardi 2 avril 2013

Projet du weekend.

carte-truffes

Petite carte où se trouve le rare mélanome noir, c'est à dire la truffe du Périgord, en Isère (hachures). Ça donne des idées pour le weekend, surtout que j'ai repéré quelques chênes prometteurs et que la saison de par chez nous semble encore bien active, hé hé hé.

Mais attention, pas question d'aller exploiter un bois privé et encore moins une truffière!

 


lundi 1 avril 2013

Découverte du pays Basque avec le club des cèpes.

SAM_4294

Ce weekend dépaysement total au pied des Pyrénées pour une rencontre haute en couleur avec les joyeux membres du Club des Cèpes. Bref, beaucoup de choses à voir, à découvrir et à déguster.

SAM_4304 SAM_4308

Voici deux exemples de dépaysement: l'ajonc d'Europe à gauche et l'asphodèle blanc à droite. Ces très belles plantes aux nombreuses fleurs ne sont pas connues de par chez nous que ça soit dans le milieu sauvage ou dans les jardins. Cela leur confère un petit côté exotique.

SAM_4310 SAM_4319

Après le bon festin qui a suivit notre AG direction le lac, il n'y rien de mieux pour se sentir un petit peu plus léger, faire connaissance et  se dégourdir les pattes. Le soleil fait de timides apparitions mais il fait bon.

SAM_4317

Et dans l'eau, des carpes dodues et grâces, difficiles à percevoir sur les photos, mais qui dans les faits n'ont rien à envier à celle de notre petit étang de Saint Sixte.

SAM_4321 SAM_4343

Bref, voilà un bel avant goût de ce petit coin de France, lové contre la frontière espagnole et qui offre un très beau panorama sur les Pyrénées qui se déssinent sous les nuages mais aussi sur l'océan, pardon la mer (hé hé hé) et les sur les pottoks, de petits poneys typiques de la régions qui ont longtemps servit dans les mines pour remonter le minerai.

SAM_4341 SAM_4312 SAM_4327 SAM_4348

Autre différence avec nous: l'éveille de la nature qui est bien avancé et le vert des bois et des arbres. Les chênes sont encore nus mais d'ici quelques temps ils offriront un joli feuillage.

SAM_4298 SAM_4325

Et puis bien sûre, il y a les champignons! Ici à gauche, une amanite jonquille qui a les mêmes propriétés que les amanites tue-mouches et les amanites panthère. A droite, de petits champignons aux propriétés bien particulières cherchés et recherchés par certains connaisseurs mais loin de toute fin gastronomique.

SAM_4358

8h, les nuages s'en vont, le soleil et le ciel bleu arrivent et les Pyrénées s'offrent aux regards. Y a pas à dire, on a beau changer de massif, les montagnes restent les montagnes.

SAM_4368 SAM_4410

Ici pas d'héllobore fétide mais une proche cousine, l'héllobore verte. Longtemps cultivée comme plante médicinale dans les jardins des moines, bien qu'elle soit très toxique, elle a reprit aujourd'hui son état de nature. On la trouve dans les sous-bois jusqu'à 1800 mètres d'altitude.

SAM_4401 SAM_4403

Voilà la primevère des bois. Elle adore les bords de ruisseaux et les sols humides. Mesurant 10 à 30 cm, elle fleurit entre mars et mai dans les zones fraîches.

SAM_4371

Autre charmante fleur, la pulmonaire. Il en existe des nombreuses espèces en France même si on leur prête à toutes les mêmes propriétés. La différenciation entre chacune d'elles se fait par la forme et le tâches des feuilles, la vélocité de la tige ou encore la taille de la racine mais cela n'est pas toujours simple.

SAM_4376 SAM_4377

Une petite faim? voilà un tapis d'ail des ours, très parfumé qui peut être consommé de diverses manières: sandwichs, pesto, soupes, lasagnes...  Si ce sont  les feuilles que l'on surtout l'habitude de cueillir car c'est là que les substances médicinales se retrouvent, les fleurs en boutons, nombreuses ici, peuvent être frittes et servies en accompagnement.

SAM_4387 SAM_4388

Autres fleurs du sous-bois, l'anémone sylvestre (à gauche) et les violettes des bois (à droite) qui elles aussi colorent la forêt à défaut de la parfumer.

SAM_4398

L'humidité ambiante est propice à la mousse qui couvre tout, aussi bien le sol que les troncs et qui à son tour forme un substrat fertile pour divers végétaux qui se font colonisateurs comme ces labiées. Des lamiers?

SAM_4406 SAM_4396

Un peu de jaune dans cette forêt verte! A gauche les petites anémones fausse renoncule, moins discrètes que leur cousine mais beaucoup plus rare, du moins en Europe de l'Ouest. A droite, la populage des marais, bien connue chez nous, se différencie de ses voisines anémones par sa taille et sa toxicité.

SAM_4379 SAM_4380

La consoude à gauche et la crosse de cette fougère à droite ont pour points communs d'avoir longtemps été cuisinées avant que les recettes les incluant tombent en désuétude mais aussi d'être à certaines doses toxiques, selon la composition du sol et le degrés d'humidité.

SAM_4375

Et autour des promeneurs, le lamier tacheté et la cardamine des près prennent leurs aises. Ces deux plantes sont elles aussi des plantes médicinales qui peuvent finir dans les assiettes en salade ou en pesto ou encore ici.

SAM_4383 SAM_4384

Non non, vous ne rêvez pas, voilà de petites morilles au manteau gris, débusquées par notre cher Cristau et qui se dissimulent sous les feuilles des ficaires dans la mousse. C'est avec ce genre d'images que l'on prend vite des fourmis dans les jambes et sur les papilles.

SAM_4408 SAM_4413

Scille jacinthe-lis: voilà une autre belle découverte. Appelée aussi jacinthe des Pyrénées, cette plante aux fleurs bleues fleurit d'avril à juin et pousse jusqu'à 2000 mètres d'altitude. Toxique, elle est protégée dans le Centre.

SAM_4415

Les arbres sont en ébulition, les premières feuilles sortent et par endroit masquent les nids des oiseaux haut perchés dans les cimes.

SAM_4435 SAM_4451 SAM_4289 SAM_4461

Bref, un weekend extraordinaire où nous avons fait bonne ripaille sous la pluie par moment mais surtout, avé, le soleil. Weekend court à refaire avec toute cette joyeuse bande. Merci pour cette convivialité, les cadeaux, l'organistation, le repas et le partage.

Et juré, cette année je me mets aux oronges et au géotropes :)

SAM_4473 SAM_4535

A gauche, un aperçut après décollage des alentours de Pau. A droite, ce qui nous attend juste avant d'arriver à Lyon. Par chance la pluie était l'occalisée... pas la chaleur mais nous l'enmenons avec nous dans nos souvenir et notre coeur.

ag-club-c-pes21-3d183cd

Et pour finir, voilà une partie de la joyeuse équipe.

(Merci à Géotrope pour la photo).

Par pitié plus de pluie!

SAM_4148

Nouvelle sortie au jardin. Il pleut, les photos sont floues, il fait froid, les doigts sont gelés. Quand aurons-nous la joie de profiter à nouveau du soleil? Mais aux de-là des jérémiades, les fleurs sont quand même au rendez-vous et il y a de sympathiques rencontres à faire.

SAM_4149 SAM_4202

Les primevères acaules ont envahi la pelouse. Quelques variantes rosées, croisements avec des espèces cultivées, ce sont installées sont le houx et les grandes feuilles de perces-neige.

SAM_4163 SAM_4201

En parlant de perces-neige, c'est bel et bien la fin, les fleurs se fanent et déjà les cosses où se trouvent les graines naissantes se forment. Les violettes odorantes et ablas sont quand à elles au rendez-vous.

SAM_4170

Le sol a été lessivé par la pluie et de nombreux os et coques couverts jusqu'à présent par les feuilles et la terre ont été mis à nu comme avec cette coquille d'escargot de Bourgogne.

SAM_4197SAM_4196SAM_4195

Le sol est humide et tout est vert mais malheureusement, ces photos datent de quelques jours. Aux dernières nouvelles la neige c'est installée une fois de plus mais pour un après-midi seulement. Avec un peu de chance l'herbe grasse sera encore bien verte.

SAM_4228 SAM_4212

Le froid a retardé la fleuraison des jonquilles, certaines bravent le froid et s'ouvrent mais la plupart des boutons observés la semaine dernière et qui ne sont pas encore cueillis restent sagement fermés. Et puis il y a aussi les indélicats. Venir en cueillir quelques unes dans la propriété ce n'est pas bien grave, au contraire, partager la nature est un plaisir mais déraciner les plants pour ne prélever que les fleurs, ce qui condamne la plante et les floraisons à venir, n'est pas un acte très appréciable à mon goût.

SAM_4179 SAM_4180 SAM_4184 SAM_4188

Les pézizes avec la forte humidité sont là en grand nombre mais toutes petites. Ce week-end nous verrons quelle taille elles auront pu prendre, en particulier avec le soleil annoncé.

SAM_4204

Espoir furtif de profiter de quelques rayons avant que l'averse ne se remettent à tomber.

SAM_4193 SAM_4194

Voilà le dernier chou, unique survivant dans jardin à l'hiver. Il est vite rejoint par les poussent d'iris qui aux beaux jours de l'été  vont rendre au parc ses teintes bleues et violacées.

SAM_4248 SAM_4247

L'alliaire officinal est en pleine expansion. Dans quelques temps il fleurira mais en attendant ce sont les jeunes feuilles bien vertes qui s'ouvrent. C'est elles que l'on cueillera de préférence pour les utiliser en médecine douce ou en cuisine pour remplacer l'ail commun dont elle a le goût mais pas la forte odeur.

SAM_4231

Mes tramètes rougeoyantes tombent en décrépitudes et bien qu'elles soient encore nombreuses sur le tronc, un bon nombre ont chuté dans l'herbe.

SAM_4229 SAM_4230

Mais qu'est-ce donc? un foie? des oreilles de Judas? rien de cela, juste mes éternels champignons de bois au chapeau noir/gris poilu que je n'arrive décidément pas à identifier et qui en ce début de printemps ont passé l'arme à gauche.

SAM_4256 SAM_4257

Les pissenlits sont devenus énormes mais pas le moindre bouton en formation à l'horizon, pas la moindre fleur jaune. Bref, ils ne sont pas des plus pressés. 

SAM_4174

Cette année le gaillet commun c'est invité sous le grand sapin. Chose surprenante, alors que celui est fréquemment rencontré dans nos petits coins de forêts, les cartes de l'INPN le marque comme absente dans le département de l'Isère.

SAM_4255

Rah voilà que les oreilles de judas sont apparus sur le sureau n°1 mais aussi le sureau n°2, ce qui est peu fréquent. C'est d'ailleurs sur celui-ci que les oreilles ont pris comme sur cette photo des formes surprenantes.

SAM_4160 SAM_4220 SAM_4222 SAM_4223

Ma troièsme station à oreilles découverte il y a peu commence à montrer des signes d'une fructification prochaine. Dans tout les coins de petits spécimens sont apparut en grand nombre. C'est prometteur.

SAM_4215 SAM_4225

Dans tout les cas, la nature a besoin de temps. Les champignons ont été laissés en place pour prendre de belles proportions mais surtout, pour permettre  aux plus vieux de perpétuer l'espéce car il serait dommage de s'en priver.

SAM_4218

Et pour les sujets les plus hauts perchés, à part si je prends quelques centimètres (une bonne vingtaine), ce dont je doute, ils seront laissé tranquillement en place.

SAM_4234 SAM_4236

Le sol est gorgé d'eau comme il ne l'a pas été depuis un bon moment. Des ruisseaux se forment dans les champs et sur les bords de route creusant le sol et emportant avec eux les bulbes, les feuilles et les longues herbes.

SAM_4260 SAM_4241

La citerne est pleine à craquer et déverse l'eau avec un gros débit. Le petit coin de verdure en bord de terrasse se transforme lui en marécage où les feuilles de ficaire forment de petits îlots.

SAM_4262

Le fort courant à déloger quelques vieilles coquilles d'escargots des haies logées sous les vieilles pierres et dans les feuilles mortes.

SAM_4167 SAM_4171

Bien qu'il fasse très gris et que le soleil nous manque, les prairies, jardins, forêt et champs verdissent à nouveau. Lierre, ficaire, géranium petit Robert... la liste des plantes qui reprennent vie est longue.

SAM_4274 SAM_4275

Signe annonciateur du beau temps, la vigne vierge bourgeonne. Cette été elle couvrira la maison de pisé et apportera une fraîcheur bienvenue en terrasse.

SAM_4276

Le gui ne déverdit pas mais reste encore un peu trop dur pour faire de sympathiques couronnes de printemps. Patience.

SAM_4268 SAM_4270 SAM_4277 SAM_4278

Car il est temps de chasser celles de cet hiver pour se sentir pleinement au printemps.

SAM_4284 SAM_4285

Mes expériences sur le séchage se poursuivent tranquillement et semblent même concluantes. Parfait, la saison des morilles s'apprête à commencer et elles n'y échapperont pas.

SAM_4282

 A défaut de fleur en extérieur, on fleurit chez soi.

mardi 26 mars 2013

Tout est une question de temps.

"Le temps est un grand professeur mais malheureusement il tue ses élèves."

Herctor Berlioz

SAM_8909SAM_8908SAM_8907

"-Mais pourquoi courent-ils si vite? -Pour gagner du temps! Comme le temps, c'est de l'argent... plus ils courent vite, plus ils en gagnet!"

Raymond Devos

SAM_2574SAM_2573SAM_2572

"Aussi longtempsque les vagues agitent un lac, ses eaux restent troubles."

Jean-François Revel

SAM_3124SAM_3123SAM_3122

"On peut tuer le temps ou soi-même, cela revient au même, strictement."

Elsa Triolet

SAM_9803SAM_9802SAM_9801

"En dessous de la poussière du temps, je suis toujours neuf."

Patricia Vallier

SAM_4197SAM_4196SAM_4195

 

Anniversaire du blog.

SAM_3279 SAM_7418 SAM_2725 SAM_3491

Voilà, "Grimoires et carnets" le blog a aujourd'hui 1 ans.

Un an de champignons, d'insectes, de fougères, de fleurs, de truffes, de grenouilles, de chats, de plantes médicinales, de cèpes, de chevreuils et de bien d'autres choses encore.

Un an à partager ma passion, la nature, au fil des saisons, des nuages et du temps.

Un an à dessiner dans mes grimoires, à photographier ce qui m'entoure, à découper du papier, à manier les perles et à fabriquer avec mes petites mains.

Bref un an de partage sur ce site avec  84 nationalités différentes et plus de 20000 visiteurs.

Merci

SAM_2920 fond blog 1 P1000730 SAM_8532

Pour cette année, morilles et morillons seront au programme et l'horizon ne se portera plus uniquement sur les Alpes. Il y aura moins de montagne certes mais sûrement de belles choses à voir comme sait nous l'offrir dame nature.

Il est aussi temps de finir les grimoires qui traînent, d'ajouter les photos manquantes et de commencer les nouveaux carnets fraîchement acquis.

Bref, une nouvelle année de projets et de découvertes.

SAM_2231 SAM_0402 (2) jkkm SAM_2202

Et qui sait, peut être qu'un jour je pourrais rajouter le célèbre dahut à mon inventaire.

lundi 25 mars 2013

(Petite) sortie en forêt 18.

SAM_4035

Petite sortie en forêt lors d'un rallie-pédestre scout. Bien que le temps fut gris et que quelques petites gouttes soient tombées, la ballade a été très sympathique. 

A cette occasion nous avons pu observer de très belles anémones des bois. 

SAM_4027 SAM_4029

Appelée aussi anémone des bois, Pâquette ou anémone sylvie (anemone nemorosa), son nom vient du grec anemos: vent et nemorosus: des bois. On la trouve dans tout l'hémisphère nord, là où les bois sont frais. On l'utilise en friction contre les rhumatismes.

SAM_4083

Le sentier du bois est en réalité une route forestière. Ce genre de talus ainsi formés sont en automne est un endroit très prisé des cueilleurs car, c'est là que l'on peut trouver des pieds de moutons, des trompettes et parfois des cèpes. Bien que ces espèces aiment aussi les sols plats, on les y rencontre fréquemment.

SAM_4058 SAM_4094

Ciel gris et arbres noirs, cela aurait pu être un poil flippant, mais heureusement la bonne humeur des promeneurs et les activités proposées ont vite chassées cette vilaine grisaille.

SAM_4041

Sur les abords de la forêt plutôt humides, on peut rencontrer la primevère commune. Elles se distinguent des autres espèces de primevères par sont abscence de tige rigide, ses pétales jaunes pâles et son coeur jaune vif, véritable appel lumineux pour les insectes pollinisateurs.

SAM_4077 SAM_4088

Dans les bois, des plants de pulmonaires. Les différentes sous-espèces se différencient par les tâches sur leurs feuilles et leurs tiges mais cela restehardue. Cependant toutes ont les mêmes propriétées médicinales et les mêmes et jolies fleurs. Pour en connaître les secrets c'est ici.SAM_4032

Passage par les champs labourés. Bientôt les semis seront plantés et cet été nous auront la joie de voir les plants de maïs, de blé, d'orge ou d'avoine se déployer. Ce plaisir sera aussi partagé par les sangliers, lièvres, lapins, faisans et autres chevreuils qui auront une pouponnière et un garde-manger à disposition. C'est là, le soir, qu'il faut se poster pour les observer en toute quiétude.

SAM_4097 SAM_4078

Les arbres ne sont pas en reste, que ça soit se prunus à gauche couvert de gui qui prend une jolie couleur rouille ou ce noyer à droite qui dans l'aspérité de son tronc laissée par une branche tombé, cache un nid d'abeilles sauvages. A voir leur activité, on ne peut pas nier que les fleurs sont bel et bien de retour.

SAM_4087

Une incontournable ds bois, l'hélobore fétide, appelée aussi pied de griffon et qui est très toxique. Elle surpend de par ses couleurs: vert foncé, vert clair et pourpre. On la retrouve ici.

SAM_4089 SAM_4093

Cette sortie a été aussi l'ocassion de découvrir les traces et les passages des animaux. Les chevreuils, les renards, les sangliers comme ici et même les blaireaux nous ont gâtés.