jeudi 28 février 2013

Sortie en forêt 16.

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Ha la neige peine à partir, surtout sur les hauteurs. Petit tour par la forêt pour découvrir une nature toute endormie mais avant, petit passage par le lac de Saint Sixte (que l'on retrouve ici) et qui de par le froid et entièrement gelé.

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Alors que les iris d'eau et les joncs peines à sortir de la glace, de petits malins ont profité de la solide épaisseur de la glace pour faire quelques pas sur l'eau gelée (à savoir qu'il y a sous leur pied la taille de la tour Eiffel avant d'atteindre le fond du plan d'eau).

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Et si le gel n'a pas été très clément ces derniers temps, les mousses et les lichens des abords du lac, que ça soit sur les vieux rochers immergés ou sur la cabane de l'ancien abri à bateaux s'en sortent plutôt bien.

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Hé surprise, là où la neige semble être partie, les premières fleurs apparaissent. Parmi les petites véroniques et le lierre, les violettes du chien s'en donnent à coeur joie bien qu'elles baissent un peu la tête.

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Changement de décor avec cette petite vue de Miribel-les-échelles (on y étais cet été ici). Le chemin mène dans le coeur de la forêt du col de la Croix des mille martyrs (bien que nommé ici "juste" col des mille ou col des mille martyrs).

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Le sol est de sorti et flitre entre les branches qui d'ici et de là laissent tomber, sous la montée de la chaleur et des rayons, de larges paquets de neige qui tombent en pluie fine.

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Pas un bruit en cet après midi, pas un piaillement, pas un crissement de patte, la forêt et étrangement calme, pour la plus grande joie de l'esprit et du coeur.

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Mais les animaux, du moins leur traces de vies restent bien présente, comme avec ce terrier qui ne semble pas avoir été visité ou du moins, avoir connu d'activité depuis les dernières neiges. Cela se voit à l'abscence des traces à son entrée.

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Sur le fond blanc de la forêt, les troncs et leur fantaisie se révèlent. A gauche il s'agit de l'écorce rosée et couverte par endroit de lichen d'un bouleau blanc. A droite, d'étranges champignons, à la limite du lichen, ce sont installés sur un tout jeune hêtre. 

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Et puis parfois la neige permet aux éléments tombés du ciel de perdurer. Une plume de tourterelle (des bois?) ou la feuille d'un jeune lierre deviennent pour un temps, le sujet d'une composition.

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Le gui du pin lui aussi, sous le poids de la neige et parfois du vent fini à terre. Ce gui là fait de jolies petites fleurs jaunes à la belle saison.

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Pendant l'hiver, les végétaux ont la vie dur. A gauche les fruits des rosiers sauvages ont passé, ils sont tout rabougris et ont perdu leur éclatante couleur rouge mais pas de panique, comme on peut le voir à droite, les charmes commencent déjà à bourgeonner, apportant la belle saison.

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En longeant le chemin forestier, nous voilà immergé dans les grands champs et les maisons de bords de lisière où dans la neige, on peut lire le passage des animaux sauvages.

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Il est passé par ici, il repassera par là! Mais qui, mais qui?

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Le blaireau bien sûr, qui le pauvre, a laissé une large touffe de poils sur le barbelé. Peut être a-t-il été dérangé par les joyeux bambins venus profiter de la pente raide avec leurs luges.

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Mais dans la forêt la neige reste bien souvent immaculée, dérangée ça et là par le passage de quelques animaux dont les traces de pâtes ne sont plus identifiables, faute à la fonte et au retour bienheureux de la chaleur (enfin, retour très timide quand même diront nous).

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La joie de voir un ciel bleu, si rare en ce moment et si appréciable. Seul ombre au tableau, un ciel dégagé en hiver est synonyme de froid. On ne peut pas tout avoir.

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Bref, la forêt est bien agréable à pratiquer, quand on est équipée, et garde un côté fantastique où il est facile de s'imaginer un monde étrange, comme à droite, avec ces grandes branches d'un pin mort qui évoquent la carcasse d'un cétacé échoué en plein bois ... oui je sais, je m'égards.

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Une dernière fantaisie, autre celle qu'est la hauteur de neige qui perdure au sommet du col, cette excroissance du bois, sorte de cancer de l'arbre, très recherché par les menuisiers pour exercer le délicat art qu'est celui de la marqueterie.

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Et pour vous quitter, une petite photo du même lieu au début de l'été.... ça laisse rêveur.

 


mardi 26 février 2013

Non, pas tout de suite!

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Alors oui, c'est de la neige, oui ces sont des branches de noisetiers mais surtout oui c'est un moustique! Malheur de malheur, celui-ci est un petit précoce qui sûrement, n'a pas bien fait long feu dans ce paysage glacé mais il faut savoir d'un hiver neigeux suivit d'un printemps pluvieux comme il est annoncé promet une chose de sûre: une invasion de moustiques!

Si, si, je ne vous ment pas, là sont tout les ingrédients pour voir le charmant petit insecte proliférer avec tout les désagréments qui s'en suivent. 

Alors oui, c'est pas très joyeux, un peu triste même, mais avons-nous le choix?

Quand la neige fait une nouvelle apparition au jardin.

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On avait espèrer être débarassé de la neige mais non, la revoilà. Cependant déjà le soleil pointe le bout de son nez, la végétation est bien décidé à se rebeller et à donner de la voix, enfin de la feuille.

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Alors en attendant que les températures remontes, on s'occupe, on cuisine. Ma petite mère nous a bien gâté, nous voilà régalés.

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Du côté des couronnes (rappelez-vous ici), et bien elles ont bien vieillit malgré l'hiver. Les voilà devenues sèches et pour un temps, immortelles.

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Ha, la joie de planter les pieds dans la neige, on fini vite par s'en lasser. Néanmoins quand cette été nous dormirons fenêtres grandes ouvertes sous l'écrasante chaleur, il sera plus que bon de se souvenir du froid mordant et de la poudreuse.

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Le jardin se rebelle! Lavandes et iris percent le manteau neigeux. Bientôt les fleurs apparaîtrons et donnerons à voir toute une gamme de violets.

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Bon, il n'est pas encore venu le temps de prendre un bon petit thé dans les framboisier mais on vient, doucement certes, mais sûrement.

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Je crois que ce n'est plus la peine d'expliquer le pourquoi de ce nom de perce-neige. Magie de la nature.

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Il y a une semaine de ça, les plants de perce-neiges avaient fière allure et n'avaient pas à pâtir des flocons et du froid. Aujourd'hui c'est tout autre chose.

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Les voilà envahies et submergés mais pas de crainte, déjà la blanche neige fond et perle en gouttes sur le fleurs fermées qui dans peu de temps s'ouvriront.

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De ça et de là, elles ont réussi à faire fondre le froid autour d'elles. Il ne manque plus que la verte herbe et le réveil des abeilles pour sentir le printemps arriver. Plus qu'un mois!

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Beau programme que ce tapis de perce-neiges nous promet pour l'arrivée de Mars, moi du printemps et des fées.

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En attendant, en ce jour les oiseaux se font discrets mais ne sont pas complètement invisibles. Au sol corbeaux et pies laissent les traces de leurs larges pattes.

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Les petits oiseaux eux laissent des traces légères et parfois, dans un excès de joie ou d'éffroie, celle de leur envol.

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Bref, suivez- là voie, le guide lui sait où il va.

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On aurait cru pouvoir prendre un joli panorama du bout de jardin blanc de fleur, et non de neige mais on ne choisit pas. Vite le printemps!

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Autre visiteur du jardin, le renard qui avec sa démarche élancée et fine laisse des traces légères dans la poudreuses.

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On peut voir si son petit tour a été agité ou non. Des pas regroupés serrés mais distinctibles, des foulures espacées, des traînés dans la neige et des traces de pattes bien appuyées, pas de doute, il y a eu course mais au contraire, si les pas sont les uns dans les autres, plus ou moins proches et qu'il n'y a pas d'autres signe de son passage que de légères empreinte, alors notre compère c'est promenée d'un pas tranquille.

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Et quand un oiseau trouve une réserve de graines, ça donne un gros banquet où empreintes de volatiles, de renards, de lièvres et de chats ,attirés par les odeurs et ce remue ménage se mêlent.

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Alors, qui sera le visiteur du jardin de l'année, ou du moins, de l'hiver?

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Surprise, les jonquilles n'ont pas dit leur dernier mot! Certes quelques unes de leurs feuilles ont jauni avec le gel mais il en faudrait plus pour les arrêter.

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Mais déjà d'autres plants viennent grossir leurs rangs, et bientôt les collerettes jaunes embelliront les jardins.

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Le dégel s'amorce et depuis les branches du grand noyer, les gouttes ruisselantes des branches viennent s'écrasser dans le manteau neigeux, laissant d'esthétiques dessins.

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Le voilà le lièvre, avec ses pâtes reconnaissables entre toutes. Il a la particularité pour tromper les prédateurs de marcher plusieurs fois dans ces pas pour ne pas indiquer dans quel sens il s'en est allé.

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Et puis il a notre légion de chats, plus ou moins amoureux de la neige qui délicats, marquent de leurs petits pas le paysage hivernal.

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Arg! les oreilles de judas n'ont pas du tout aimé le froid. Elles sont restées juvéniles, ont noircies et se sont mêmes rabougries.

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Mais les animaux sont restés peu de temps désappointés de cette surprise en cette maigre saison. Un trou dans la neige, sous un un trou et voilà une sympathique demeure. Seule trace du passage, quelques traces dans la neige et quelques poils coincés dans l'écorce.

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Ah mes belles tramètes rougeoyantes, cachées sous la neige elles sont encore plus nombreuses qu'à m'a dernière visite. L'hiver ne semble pas les déranger.

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Mon petit chat est passé par là!

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Dans le lit du petit ruisseau qui s'écoule au pied de la source, quelques os d'un bon repas. Restes d'un repas humain traîné ici et là par les animaux ou restes d'un animal sauvage, je ne sais.

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En parlant de source, enfin plutôt de citerne ou plutôt de réserve, les animaux ont vite trouvé ou s'approvisionner en eau douce sans craindre que celle-ci ne gèle.

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Et heureusement pour eux, pas besoin de descendre tout au fond de celle-ci. Il suffit de descendre de quelques pas en contrebas pour voir surgir l'eau de la terre. Au printemps et surtout, quand il ferra beau, têtards, tritons et salamandres s'y donneront rendez-vous.

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En attendant les plantes sommeilles, couvertes par la neige protectrice et réconfortante.

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Et puis il y en a certaines qui se rebelles et qui décident à leur tour de donner de la voix. Voilà que leur vert tendre tranche sur la neige blanche.

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Et voila que surprise, le chevreuil lui aussi fait son entrée dans le jardin, passe sous le pommier et repart tout aussi discrètement dans les taillis du champs accoudé au verger.

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La cabane n'a pas bougé, et bien qu'il n'y ait pas d'enfants pour en profiter, du moins pas encore, les oiseaux ont prit pour habitude de dîner en son centre, laissant ça et là de grands trous de terre noire. 

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Bref, lis et tramètes versicolores affrontent ensembles le froid et bientôt resplendiront de leurs incroyables couleurs, rouges pour les premières, jaunes, brunes et oranges pour les deuxièmes.

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Mais bon, c'est bien beau de traîner dehors mais tout aussi bon de rester au fond du lit, et j'en connais qui ne pourrons me dire le contraire.

Posté par Renarde alpine à 20:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mercredi 20 février 2013

Petite montée à la Bastille.

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Aujourd'hui levé matinal, quand le soleil n'a pas encore  vraiment pointé le bout de son nez. Direction la Bastille, ancien fort d'arme qui surplombe la cité grenobloise. Mais avant d'atteindre le sommet, passage par le centre ville et son parc où les hauts platanes tutoyent le ciel et couvrent les jeux d'enfants.

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Passons par le pont des quais, où à cette heure on peut encore observer sur les bords de la rivière Isère les mouettes rieuses et les cormorans venus faire bonne pêche. Mais dans les jardins de la ville, c'est un tout autre oiseau que l'on peut admirer, serez-vous trouver sur la deuxième photo la queue rouge qui s'y cache?

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Le meilleur itinéraire pour profiter de la vue et de la tranquillité est déprendre celui qui passe par le musée Dauphinois, on s'assure ainsi une vue panoramique parfaite et un regard unique sur la ville qui s'éveille doucement. Bien que les sirènes et des moteurs de la cité hurlent déjà, c'est avant tout le chant des oiseaux qui prime.

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Les arbres ont perdu leurs feuilles mais la foret reste verdoyante grâce au gui qui a littéralement envahit les bois. Le gui blanc dont il s'agît ici envahi surtout les feuillus dont il suce la sève pour se nourrir, n'ayant pas de racines.

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Il pousse en touffe et donne des fruits blancs, ronds et toxiques après avoir vu ses petites fleurs vertes être fécondées. Il se dissémine par les fientes des oiseaux qui aiment picorer ses baies. On en trouve plusieurs espèces de par le monde. Fort prisé par les druides puis au moyen âge, il est de tradition de s'embrasser sous celui-ci à Noël ou à la nouvelle année.

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Le chemin emprunté est une succession de montées et de virages, le tout entouré de bois clairsemés où pin, ormes, hêtres et noisetiers s'épanouissent, ce qui attire une grand multitude d'oiseaux qui habitués aux promeneurs osent se montrer: merles criards, pics verts concentrés, mésanges bavardes, il y en a pour tout les gouts.

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Et puis il y a les remparts, aux quels il faut être attentifs pour y voir percer la vie. De nombreuses compositions se formes entre les vieilles pierres pour le plus grand plaisir des yeux.

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La mousse s'en donne à coeur joie, certaines fructifient et d'autres se voient à leur tour coloniser par divers végétaux comme des graminées, des herbes hautes et mêmes des arbrisseaux qui avec le manque de place ne feront pas long feu.

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Les algues et le lichens suivent la même voie. C'est organismes étranges, mi-végétaux, mi-animaux pour certains, profitent des pierre pour être bien exposé au soleil, récupérer la chaleur et de l'humidité qu'elles emmagasinent et s'abriter de toute concurrence pour ce qui est de puiser des ressources.

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Le lierre n'est pas en reste, on trouve sur les hauteurs de la bastille les deux espèces majeurs qu'il y a en France dont le lierre grimpant, mais c'est le lierre dit "sauvage" qui prime même s'il n'hésite pas à envahir les arbres lui aussi.

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Longtemps considéré comme parasite des arbres, le lierre se relève être salvateur pour ceux-ci, en abritant tout une faune qui permet la création d'un biotope propice à la dissémination des graines par les oiseaux, oiseaux dont la nourriture vit en partie dans et grâce au lierre.

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C'est une forme de cycle. Ainsi le pigeon ramier permet au merisier de se perpétuer, la grive draine de même avec le gui, et le merles agira pour le lierre lui même en ressemant ces graines par ses fientes.

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Ami du peintre et du jardinier, il offre une gamme de couleurs très variée avec ses feuilles qui passent facilement du verre sombre au rouge puis à l'orangé.

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Les hellébores fétides (à cause de leur odeur) commencent à fleurir, les pétales verts commencent à se cerner de rouge pourpre et les nombreuses étamines sortent en force.

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C'est un plaisir de voir ce vert chatoyant sur le fond gris des broussailles et la neige environnante, le printemps approche à grand pas et il n'est pas de trop d'avoir un peu de fleurs en ce temps d'hiver.

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Voilà un bel arbre sur le point de fleurir, le boule de neige qui regroupe plusieurs sous-genres. Ces arbustes formes de grosses boules d'inflorescences généralement blanches qui attirent les papillons et les abeilles. Leur parfum est enivrant.

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Voilà que l'ascension commence, direction la succession des marches et des longs escaliers, mais pour les moins sportifs, il reste bien sûr le téléphérique via "les bulles".

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Le temps de tourner la tête et petite vue sur la ville à travers les branches des grandes chênes et des ormes.

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Grenoble et son agglomération s'éveille, la brume se lèveet aujourd'hui, avec le froid et l'humidité, la ville sera pour un moment, soulagée du lourd nuage de pollution qui d'habitude la recouvre complètement.

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Cela vient de la situation géographique de la ville. En effet celle-ci est située dans le creux d'une vallée entouré de massifs pré-alpins et de collines, ce qui empêches aux divers pollutions de se laisser emporter par le vent. A la longue un nuage se forme, en particulier l'été, ce qui accroît la chaleur dans cette cuvette naturelle et les cas d'asmes. Heureusement l'eau du rob, elle, y est une des plus pures du pays.

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Alors rien de vaut un peu de hauteur pour faire le plein en air pur. La promenade continue à travers les enfilades du fort, avec ces voûtes et ces balconnets de pierres qui offrent eux aussi une vue magnifique sur le paysage alentours.

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Et déjà le timide soleil pointe le bout de son nez. Mais ce n'est pas pour autant qu'il fait chaud, au compteur, - 2°C. Rien de mieux que l'ascenssion pour se réchauffer un petit peu.

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Tels des gargouilles, les corbeaux freux surveillent la ville de haut, de temps à autres un de leurs paires ramène de la ville quelques victuailles qu'ils mangent tranquilles au sommet des remparts.

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C'est aussi dans cette balade que l'on apprécier le décor et l'ambiance qui se dégage du lieux. A gauche un chêne mutli-centenaire, à droite une porte tout aussi âgée, taillée dans le même bois. On se croirait revenu au temps des canons et des fleurets.

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Ambiance de chateau fort, on pourrait se croire dans l'un des dédales de Barbe Bleu qui mène tout droit à son terrible donjon où périssent ses amantes,ou encore, à la prison de Davy Jones.

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Preuve du froid, ces flaques d'eau entièrement gelées qui avec la lumière du matin donnent des reflets irisés à la glace.

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Et quoi de plus jouissif que de briser ces élégantes formations de gel? A pieds joints dans la gadoue glacée, c'est un vrai bonheur.

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Bon il ne faut pas avoir peur d'avoir froid aux orteils après cela ni de passer par une bonne séance de nettoyage et encore moins d'avoir les chaussettes complètement trempées.

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Malgrè les chutes de neige actuelles (+ 20 cm dans certains coins d'Isère), la nature semble bien décidée à ne pas attendre l'arrivée du printemps pour commencer à s'épanouire.

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Mais ne n'y trompons pas, la neige et les arbres gris sont là pour nous le rappeler, nous sommes toujours en hiver, il faut se faire au froid, aux bases températures et au gel.

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Et voilà une petite vue de Grenoble sous un soleil bien matinal avec en premier plan l'Isère qui coule paisiblement.

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Et dans le fond, les massifs montagneux qui encerclent la ville. Eux ne sont pas près de voir le printemps arrivé, même s'ils n'ont plus depuis longtemps de neiges éternelles.

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Les arbres sont encore présents mais commencent à laisser place aux buissons et aux arbustes denses. Les corbeaux freux profitent des arbres morts comme de perchoirs, les moineaux communs, les pinsons des arbres et les mésanges eux des cachettes du taillis.

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Les fougères et le genet prennent peu à peu possession du terrain sec qui se compose d'humus pauvre posé à même la roche et retenu par les racines des arbrisseaux.

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Nous voilà aux abords de la Bastille, c'est là qu'une troupe d'oiseaux, pas peureux pour un sous, prend plaisir à chercher sa nourriture parmi les restes de repas oubliés par les touristes, ce sont des accenteurs alpins, cousins du petit accenteur mouchet qui se promène dans le jardin.

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Ce joli oiseau est coloré de roux, de gris, de blanc et de noir est de la famille des prunellidés, du genre prunella et de l'espèce collaris. De la taille de l'alouette, son gazouillis rappel parfois celle des champs. On le trouve entre 1800 et 4000 mètres d'alltitude mais redescend en hiver en plus basse altitude vers les champs et les habitations humaines.

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Plus la neige est épaisse, plus ces oiseaux descendent. C'est pour cela qu'ils sont un bon indicateur du temps et surtout de l'hiver et de la fin de celui-ci avant qu'il n'arrive. Le fait qu'il vive habituellement dans des zones où l'homme est rare le rend particulièrement peu farouche.

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Symbole de Grenoble, "les bulles". Ce téléphérique atypique monte les promeneurs et les touristes et leurs compagnons à quatre pâtes pour admirer la ville et les montagnes alentours.

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L'observatoir du sommet, en plus de proposer un terrain d'accrobranche pour les enfants, permet d'identifier et de nommer les montagnes, les lacs, les agglomérations, les rivières et les cours d'eaux. Ici l'agglomération de Fontaine.

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Et bien que le sommet soit enitèrement enneigé, par-ci et par-là la végétation perce et offre de belles rosettes de verdure à travers le blanc manteau.

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Un dernier regards sur les hauteurs, les bulles en maintenances (trouverez-vous les deux techniciens de la photos?) et les accenteurs alpins puis retour dans la ville.

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Et pour cela, direction les grands escaliers pour une petite descente vers le parc des Dauphins. Et pour ceux qui craignent le vide, reste le bon vieux chemin de terre employé à l'aller.

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Adoscées à la roche, les marches permettent d'observer une végétation mais aussi une vue à la quelle on a habituellement difficilement accès.

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Et c'est là, depuis un petit balcon de pierre, on peut prendre en compte la dimension de la vallée grenobloise, de l'encaissement de la ville mais de surout, comment le glacier sub-alpin a creusé cette étendue, ne laissant derrière lui la roche nue, une terre fertile et une grande rivière, l'Isère. 

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On ne se lasse pas de ce paysage endormit, de ces arbres froids ou de ces églantiers qui prient par le froids, ont prit quelques teintes de gris et de noir.

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Surprise, (à gauche) des petites fleurs blanches, de quelques millimètres, ont envahi la mousse et dans les anciennes caches des murs, les fougères et les géraniums petits robert.

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L'ail sauvage pousse par grandes touffes aux bords des escaliers. Les longues feuilles et tiges taillées comme de la ciboulette sont délicieuses dans une salade fraîche ou du fromage blanc. Attention cependant à son fort goût qui peut en surprendre plus d'un.

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Le dépaysement est totalement, même si la clameur de la ville n'est pas loin. On se croirait dans un coin perdu d'Ardèche, là où les chemins de promenade frôlent les falaises.

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Et comme toujours, le paysage grenoblois s'offrent à nous. 

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Et une fois de plus, le chemin prend des airs glacés, les flaques se font glaces pour ma plus grande joie de mon âme d'enfant.

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D'ici quelques jours, peut être moi, la neige et le froid de l'hiver auront vite fait de gommer la casse et de rendre à nouveau lisse est glissante les étendues humides du chemin.

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Les murailels s'éffacent et laissent places aux flancs rocheux où toute une population de mousses, de fougères et de plantes grasses s'en donne à coeur joie.

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Anecdote amusante, le fort a été construit pour mettre au duché du Dauphiné pour se protéger d'une éventuelle attaque ou riposte de celui de Savoie, mais quelques années seulement après la fin des travaux, les deux duchés seront réunis sous le drapeau français. le fort perdra son utilité et n'aura servit qu'à exercer une mission de surveillance.

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Aujourd'hui encore on peut voir et parcourir les tours, les longs couloirs et les remparts qui ont mis des années et des années à être bâtis.

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Ils sont nombreux les escargots des taillis et surtout fort beaux. Ici à gauche deux coquilles élances de beaux clausilies délavées par la pluie et à droite des élégantes striées.

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Alors de gauche à droite: l'escargot des haies, le petit gris, l'escargot de bourgogne et l'élégante striée.

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Semblables à des coquillages, les élégantes striées sont de petits escargots que l'on ne trouve pas partout en France. C'est dans le Sud-Est, la nord, en Corse et dans la région parisienne qu'on les trouve. Ils vivent un peu partout, aussi bien dans les bois clairs que les haies de jardins.

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C'est aussi dans ce coin de forêt apprécié des grenoblois que l'on peut voir des buis multi-centenaires eux aussi, à l'écorce drue et travaillée par les éléments naturels.

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Et là où la neige c'est retiré, la laitue sauvage fait son entrée en grande pompe. Très savoureuse, il faut éviter de la ramasser par ici, l'endroit étant fréquenté car un bord de sentier, on ne peut savoir ce qui s'y est frotté.

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Par contreen d'autres endroits, le blanc manteau perdure. De temps à autre quelques éléments viennent 'y déposer comme ces feuilles de de buis ou cette baie de fragon qui lui aussi pullule en ces lieux.

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Et la descente continue, on quitte les marches raides pour rejoindre un chemin de terre bordé de buis et tortueux.

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Contraste entre cette arbre mort qui sert de maison à une famille de pic verts pendant la belle saison et les immeubles, froides demeures humaines mais au combien essentielles.

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Les tramètes sont de sortie, et comme toujours elles ne semblent pas avoir subit les méfaits de l'hiver rigoureux.

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Accrochées à une souche de pin, elles se sont installées en une colonie chatoyante.

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Les arums sauvages déploies leurs feuilles et les pins de poulets, très appréciées des oiseaux de bassecourt, donneront bientôt leurs belles fleurs.

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Autres plantes comestibles en ces temps, la cresonnette à gauche qui est en réalité la cardamine des bois, à la saveur subtile, et l'alliaire officinal à droite qui à un goût d'ail sans en avoir la forte odeur.

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Et de temps à autre, une petite mésange charbonnière vient chantonner au dessus de ma tête pour ponctuer le parcours.

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Les pins portent encore leur vertes épines et leur pommes, et parfois un étrange champignon de bois vient se fondre en lui.

 

Le jardin des Dauphins:

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La descente se termine par l'arrivée au parc des Dauphins. Monté en terrasses, en escaliers et passerelles, ce petit jardin public est très peu mais est mal réputé, en raison de la "faune" qui le fréquente le soir.

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Toute une végétation luxuriante commence à y fleurir, offrants des fleurs blanches et vertes de de jolies baies rouges.

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Quelques jolis buis biens taillés viennent donner un cadre "à la française" et de grands bancs assurent un repos bien mérité au promeneur.

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Plats de bandes, petits îlots verts et barrières de fer forgés contribues à l'atmosphère tranquille et idyllique du lieux, le tout renforcé par l'aspect atypique et naturel de l'endroit.

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Et pour admirer la vue en tranquillité en famille, rien de mieux que se retrouver en cage. Ca fait rire les oiseaux ....

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Ah les fleurs de jardin, elles sont bien rares en ce moment, mais ici c'est la rose d'e Noël, qui est plus proche des hellébores que des rosier. Cette très belle plante très toxique a longtemps été utilisée comme médicament et remède populaire.

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Un dernier regard sur le fort puis la ballade continue dans le beau jardin, suspendu à flanc de falaise.

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Il y aussi de quoi largement contenter les enfants mais aussi les grands: toile d'arigner, escaliers en colimaçon, mare, chevaux à bascule et cabanes, voilà une vraie coure de récréation à ciel ouvert.

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En tout cas il y en a un qui doit être très malheureux de son oublie.

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Ho surprise, dans le jardin, je retrouve mes belles hellébores fétides à l'odeur si dérangeante. Celles-ci sont bien plus fleurit que celles du sommet et leur bordure rouge sang est bien visible.

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Dans le jardin, des espèces d'hellébores cultivées sont aussi présentes. Cela ne possède pas de bordure rouge mais de grosses pétales bien vertes. Les feuilles elles sont des plus piquantes.

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Autre forme, des hellébores à petites feuilles et aux fleurs en grappes qui elles ne fleurissent pas encore.

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Et puis bien sûr il y a la rocaille emprunte de fougères, avec de belles clochettes violettes qui colorent le jardin gris sous un soleil bien couvert.

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Et puis retour dans la ville, le long de l'Isère où les mouettes, les pigeons, les écureuils et les cormorans cherchent quelques rayons de soleil avant de prendre leurs quartiers pour la journée.

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Bref une très belle journée, grise et froide mais emprunte de découverte et surtout de nature.

vendredi 15 février 2013

Une histoire d'os.

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Les os:

J'aime beaucoup les os, pas pour leur aspect macabre, mais pour toute la tradition qui s'attache autour d'eux. Ils sont le contenant de la vie par la moëlle et la solidité, la structure car charpente du corps.

Et puis ils sont facsinant dans le fait qu'ils sont généralement cette dernière, parfois unique, trace que chacun d'entre nous laisse quand la vie s'en va et que le temps et la nature font leur travail.

Bref j'aime la beauté qui s'en dégage, c'est apaprence brute du corps au plus profond de lui.

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Je m'en suis inspirée pour réaliser quelques dessins sur le thème du crâne.

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Le crâne:

Il est le siège de l'âme, de la pensée. Dans chacune des traditions humaines il a joué un grand rôle.

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Dans les maisons de nos grands-parents, comme au temps des châtelains, les crânes de chevreuils, de cerfs, de sangliers, parfois de renards et autrefois de loups décorent les murs. C'est un moyen inconscient ou non, souvent dû à la tradition, de montrer sa puissant, sa richesse car jusqu'à la révolution, seul les nobles avaient le droit de chasser. Exposer les crânes à la vue de tous étaient un moyen d'afficher son rang.

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Dans certaines tribus africaines sub-tropicales, les crânes des aïeuls sont précieusement conservés et peints. Ils détiennent l'âme et le savoir des anciens, ils sont le reliquat des traditions de la communauté et le souvenir des lois morales et magiques que chacun doit respecter.

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De nombreuses légendes sont nées de la fascination du crâne sur l'homme comme celle des 13 les crânes de cristal. Selon un mythe d'Amérique du Sud, 13 crânes de cristal seraient cachés de part le monde. Leur structure particulière leur permettrait de contenir des informations numériques futuristes.  Cette histoire a inspiré le dernier Indiana John. Aujourd'hui on sait que tout les crânes trouvés sont factices mais le doute chez certains perdure.

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jeudi 14 février 2013

La Saint Valentin, une fête païenne.

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Que de fêtes à souhaiter et à fêter cette semaine. Aujoud'hui la Saint Valentin. Que l'on soit un "anti" ou un "pro", que l'on soit loin des préoccupations commerciales qu'elle engendre ou attaché à son romantisme, on ne peut s'empêcher de se demander d'où elle vient.

 

La Saint Valentin, une fête païenne:

Avant d'être une fête chrétienne, qui depuis est devenu laïc (l'Eglise ayant associée celle-ci à la luxure), la Saint Valentin était une fête païenne d'origine romaine, la Lupercalia c'est à dire le jour de la fertilité, pendant la quelle les bergers célébraient le dieu Lupercus protecteur des troupeaux et les femmes Junons, la protectrice de la gente féminine et du mariage.

Si je m'en référe au site d'Arte (http://archives.arte.tv), on peut lire que "cette fête était l'occasion de célébrer des rites de fécondité, dont le plus marquant était la course des Luperques, au cours de laquelle des hommes à moitié nus poursuivaient les femmes et les frappaient avec des lanières de peau de bouc. Les coups de lanière reçus devaient assurer aux femmes d'être fécondes et d'avoir une grossesse heureuse.
On dit aussi qu'à cette occasion, une sorte de loterie de l'amour était organisée qui consistait à tirer au hasard le nom des filles et des garçons inscrits de façon à former des couples pour le reste de l'année."

Y a pas à dire ma p'tite dame, chez les romains, on savait s'amuser. Oui mais voilà,dans une Eglise toute naissante, ce genre de pratiques n'étaient pas très bien vues et il fût décrété qu'aurait lieux le 14 février, date de la Lupercalia, une fête des amoureux, plus intimiste et plus calme diront nous. Mais cette célébration n'a pas encore vraiment de nom.

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Pourquoi le nom de Saint Valentin?

Saint Valentin est un prêtre ayant vécu sous l'an 200. A cette époque l'empire romain est en guerre, assaillit de toute part. Les hautes sphères de l'empire décrètes que tout mariage pour chaque homme partant guerroyer est interdit. Mais notre bon père Valentin ne mange pas de se pain là, et marit en secret les amoureux. Mais voilà qu'il se fait prendre et finit au cachot, où après avoir miraculeusement rendu la vue à une aveugle il sera exécuté. C'est qu'à l'époque on ne rigole pas avec ces choses là. Ce n'est que plus tard, lorsque l'empire aura pardonné au défunt Valentin canonisé au début du moyen âge, que la fête prendra son nom.

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Mythes et légendes:

De la Saint Valentin, découlent plusieurs histoires plus ou moins véridiques:

- au moyen âge on pensait que c'était à partir du 14 février que les amours des oiseaux débutaient.

- voir un vol de cygnes le 14 février annonce un mariage heureux.

- voir ce jour là un rouge-gorge annoncerait un mariage avec un homme en uniforme.

- voir un moineaux signifierait un mariage heureux mais avec un homme pauvre.

- c'est aussi le jour où Cupidon, le dieu romain de l'amour, Eros pour les grecs, décocherait le plus de ses flèches qui ferrait se rencontrés les êtres qui sont prédestinés les uns ou les autres.

- l'emploit abondant de la couleur rouge vient de l'association faite avec celle-ci à l'amour mais également à ce qu'elle reflétait pour les romains (encore eux), c'est à dire la fidélité.

- plusieurs pays Européennes comme l'Espagne ou la Belgique revendiquent être en possession des reliques de Saint Valentin. Selon les régions du monde il est un prêtre miséreux ou un grand évêque.

mardi 12 février 2013

Land art sur table.

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Peut-on encore parler de land art quand il est dans la maison? je ne le sait en tout cas, on peut vite faire, enfin avec un peu de patience, un tableau végétale chez soi avec trois fois rien.

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Alors oui, y en a qui on du temps à perdre mais quand il fait gris et que le ciel crache sa pluie, on se lasse vite du petit écran est un rien de vient vite amusant.

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Ainsi avec une boite de graines de poivrons rouges on créer à l'infini des tableaux plus ou moins artistiques dans sa maisonnée. Je ne dis pas que l'on s'approche d'une De-la-Croix ou d'un Picasso, mais le résultat est parfois encourageant.

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Après tout, il ne faut pas avoir peur de laisser parler sa poésie.

 

Aujourd'hui c'est carnaval!

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C'est carnaval aujourd'hui! Mais qu'es-ce que donc?

 

Le carnaval est une fête religieuse chrétienne qui s'inspire de plusieurs rites païens, d'où sa forte implantation en Amérique latine et en Europe. A l'origine il servait à marquer l'entrée dans le carême, période de jeune pour les chrétiens catholiques où viandes, sucreries et petits plaisirs comme ceux de la chair sont interdits. Il a pour but de rappeler l'exil du Christ dans le désert pendant 40 jours, durée que fait donc le carême. C'est pour cela que de nombreux mariage était fêté au carnaval, pour que les marier soient sûrs de pouvoir fêter leur nuit de noces,ce qui en période de jeun n'aurait pas été permis.

Mais le carnaval c'est aussi née de traditions anciennes et profanes. Prenons l'exemple de notre bon vieux monsieur carnaval, qui à la fin du défilé fini brûlé vif! Heureusement qu'il n'est que de papiers et de cartons. Il symbolise un ancien rite païen qui consistait, pour symboliser la nouvelle année, à brûler une représentation de l'hiver, ici notre pauvre bonhomme, pour exorciser le froid, la famine, la maladie mais aussi plus généralement les guerres et le malheur. C'est tradition est majoritairement européenne. Au Québec depuis les années 50 monsieur carnaval est la mascotte du défilé, il apparaît sous les traits d'un personnage semblable à un bonhomme de neige et à la chance de ne pas flamber à la fin des festivités.

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Que l'on soit chrétien ou non, le carnaval est fêté par tous, car au-delà de son histoire, de l'identité qu'il apporte et de sa capacité à rassembler les hommes; car c'est avant tout une fête où l'on peut se décharger de nos frustrations, de nos colères et de déceptions en allant jusqu'à transgresser les règles de la société. Si ce n'est plus le cas dans notre vieille Europe où on peut retrouver ces phénomènes dans de rares carnavals comme celui de Munich où les chariots caricaturaux font scandale ou à Riems et à Lille où l'alcool coule à flot, il ne faut pas oublier ceux de l'Amérique latine avec bien évidement le carnaval de Rio. La fête dure plusieurs jours durant les quels c'est un déferlement de joie mais aussi de drogue, d'alcool et de sexe. Ces excès ne durent pas et une fois le grand Carnaval finit, tout rentre en ordre. Ici il sert de catalyseur à la société qui pendant quelques jours sort des carcans sociétaires pour relâcher toutes ses frustrations quotidiennes, qui il faut le rappeler sont importantes au Brésil: peur des gangs, trafic de drogues, pauvretés, enfants abandonnés, favelas, viols nombreux... Le carnaval et ses dérivent permettent à la population de ne pas imploser face à ses difficultés quotidiennes en relâchant une fois par an la pression.

Car ne l'oublions, le carnaval c'est avant tout le costume, le mystère et le changement d'identité. On devient autre le temps d'un moment, on travestit sa personnalité et on accède à certains milieux, pratiques, classes ou domaines qui au paravent ne nous étaient pas accessibles.

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Voici quelques traditions païennes ou non que l'on retrouve dans différents carnavals du monde:

- En Suisse dans certains cantons, on porte des masques terrifiants pour chasser les mauvais esprits, dans d'autres on tient à la main des lanternes pour accompagner les âmes des morts.

- En Allemagne en général le carnaval est fêté le 11/11 à partir de 11h11. Cela vient du fait que Napoléon premier dans sa conquête de l'Europe interdisit à ce pays de fêter le carnaval pour éviter les débordement de la population en colère et que des prussiens ne se cachent sous les masques. Mais pourquoi le 11? parce en allemand le 11 s'écrit ELF, ce qui se rapproche de la devise française "liberté, égalité, fraternité" --> LEF. Bref c'est un pied de nez à l'imperialisme français. A l'époque on se costumait en cachette en soldats français pour railler cette armée. Cette pratique existe toujours mais c'est désormais l'armée allemande qui est sujette aux moqueries.

- Les Bacchanales, Lupercales, Saturnales, des fêtes romaines et grecs antiques, sont à l'origines de nos carnavals. Pendant celles-ci on inversait le rôle de maître et d'esclave, on célébrait le Dieu du vin Dionysos, Isis (les romains ont ajouté ce dieu comme beaucoup d'autres à leur panthéon), bref on fesait la fête comme jamais.

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Voilà, aujourd'hui c'est carnaval, c'est mardi-gras quoi, c'est la fête!

 

Un câlin de Kâli?

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Encore quelques illustrations qui finiront peut être sur photoshop. Au programme, quelques airs d'Asie avec Kâli, déesse de la mort, et une chimèreque j'aime beaucoup ^^

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lundi 11 février 2013

Le perce-neige.

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En ce temps de fortes neiges, une fleur resplendie bien plus que les autres. La quelle? le perce-neige. Je l'avaidéjà évoqué ici, à travers un long blabla présentation ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/05/15/24266981.html Néanmoins rien ne vaut la fleur en vrai!

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Bref, notre ami perce-neige est l'une de ces rares plantes qui est capable de percer une faible couche de neige pour fleurir, d'où son nom. Cette particularité est utile à la plante dans le sens où elle s'assure une concurrence quasi-nulle pour profiter des ressources et du soleil, les arbres ne pouvant masquer de leurs feuilles les rayons et les autres plantes étant encore en sommeil, le sol ne se voit pas appauvrit par un grand nombre de plantes.

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Autre particularité de la plante, ce sont les fourmis qui dispersent leurs graines. Mais le moyen de reproduction le plus courant de la plante est sa division par sa motte, c'est à dire que la plante se dédouble par elle même.

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On le surnomme aussi Galanthus Nivalis car selon la légende, lil fut la seul fleur à offrir à la neige sa jolie couleur blanche. Pour le remercier, elle lui permit chaque hiver de percer son blanc manteau avant les autres.

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Le soucis avec le froid et l'humidité, ce sont les parasites. Le perce-neige n'y loupe pas: anguillules des tiges, pourritures grises et dès qu'il fait beaux, mouches du narcisse viennent l'envahir. C'est dans les forêts fraîches qu'il s'épanouit le plus, mais également dans les jardins où il pullule, néanmoins il reste une plante rare et protégée qu'il faut préserver. Cueillette interdite. De plus sa légère toxicité doit convaincre le promeneur de ne pas y toucher.

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