lundi 8 octobre 2012

Chamanisme birman et tatouages.

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Article qui provient du site Ethnikan:

http://www.ethnikan.com/produits.php?idcat=21

 

Protection, dévotion, guérison, décoration mais aussi réalisation d’un vœu et démarcation individuelle ou clanique… voici ce que vise le tatouage en Birmanie. 
Magie, prophylaxie, assimilation ethnique ou revendication identitaire restent les objectifs premiers. Se protéger est la fonction essentielle de cet art de la parure corporelle. Les redoutables guerriers birmans ont combattu les Indiens, les Thaïs et les Anglais armés, entre autres, des tatouages qui les rendaient invincibles. 
Le « x » tatoué, traditionnellement utilisé pour prévenir les morsures de serpents, détourne les balles. Il aurait aidé les soldats birmans aux massacres des Indiens en 1930 et 1938. Encore aujourd’hui les Thaïs ont peur de cette armée tatouée, féroce et sous-équipée. 
A l’inverse, le tatouage ne rend pas les femmes Chins plus fortes mais… plus laides ! Le motif, proche d’une toile d’araignée, inscrit dès l’enfance sur leurs visages, devait décourager l’enlèvement par les Birmans de ces femmes trop belles. La légende, qui date d’un milliers d’années, ne s’applique naturellement pas à tous les tatouages claniques. La plupart célèbre la virilité, le courage du tatoué ou indique ses esprits tutélaires. Le tatouage est la médecine du corps et de l’âme.

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L’introduction du tatouage dans la magie birmane remonterait à 2000 ans avant JC. Les Shans auraient appris les techniques du tatouage dans leur implantation d’origine, le sud de la Chine. Ils les auraient ensuite transmises aux Birmans au cours de leur migration. Les Birmans ont sublimé cet art dans leur foi mystique et magique.
Dans une société assez primitive, le tatouage est un médicament religieux – préventif et curatif. Il se prend avant toute entreprise dangereuse ou incertaine (se marier, voyager, s’engager dans l’armée…). On raconte l’histoire de ce voleur qui projetait le pillage d’une pagode : il se fit tatouer l’image du dieu Hipsay qui, traditionnellement, veille sur les criminels et dont il s’attira les bonnes grâces en récitant un mantra adapté à ses œuvres tout au long du processus de tatouage. Un perroquet sur l’épaule, porteur de chance, n’aurait pas suffit au mécréant.
Le docteur spirituel Shan, le sayah, délivre potions, charmes, exorcismes et tatouages. On met souvent en relation saignées, scarifications et tatouages au sens de techniques ancestrales et rituelles de purification. La douleur et la violence font partie intrinsèque du rite de tatouage – clanique, mystique ou prophylactique. Parce que le tatouage est puissant et qu'il donne, par le biais du chamane, des pouvoirs, il fait mal. 

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L’association entre tatouages, pouvoirs et esprits était quasi-absolue jusque dans les années 50. Mais la magie ne naît pas que de la représentation gravée dans la peau. Le cérémoniel du chamane, l’attitude du patient, le bon vouloir du dieu interfèrent dans la magie – celle qui attribue l’invincibilité au soldat, l’invisibilité au moine, la charité au pauvre, la guérison au malade… Le chamane incorporait dans la peau de ce dernier, avec l’encre, la poudre le guérissant du mal. Une pique de tatouage permet de ponctuer la peau, grâce à un poids situé à l’extrémité (en général figurant lui-même l’esprit magique présidant au tatouage). La poudre provenait d'une boîte médecine ou d'une statuette composée de matériaux magiques, lesquels, grattés par la pique de tatouage, se glissaient sous le derme. La puissance prophylactique émane à la fois de la statuette, du matériau dont elle est constituée, du tatouage et des esprits ainsi invoqués ou éloignés par le pouvoir du chamane. L’encre et le poids dépendent de la mission dévolue au tatouage – d’où l’existence de recueils, les parabaïks, où le chamane consignait en quelque sorte son encyclopédie de tatouages médicale et mystique. Le rôle de la parole, celle du docteur spirituel et celle répétée par son patient, est primordial. L’image tatouée a une force intrinsèque mais le pouvoir magique et médical résulte de la réussite de l’intégralité du rite. L’échec sera imputé, comme toujours chez les Birmans, à l’incapacité du croyant à plaire à l’esprit tutélaire (peut-être ne lui aura-t-il pas fait assez d’offrandes ? Le jour du tatouage était-il insuffisamment favorable ou trop proche des célébrations d’un autre dieu ?), voire au choix d’un esprit dont le pouvoir attendu relevait des compétences d’un autre. 

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Bouddhisme et animisme se mêlent joyeusement ; le chamane édicte ses ordonnances pour la pagode (quel Bouddha prier, avec quel mantra et quelles offrandes), à l’autel des nats et à celui des amulettes animistes qu’il délivre souvent, seules ou conjointement au tatouage. Ces statuettes chamaniques constituent toujours un bien précieux. Le docteur spirituel a doté l’amulette de sa fonction magique (chance, fécondité, santé) et du culte approprié. Parmi ces figures d’esprits, on retrouve de manière non exclusive les nats, ces déïtés animistes (anciens rois et reines, personnages pieux ou animaux mystiques), sanctifiées et récupérées par le bouddhisme birman ; il y a 37 déïtés premières et de multiples divinités additionnelles ou variations locales. Les amulettes de tatouage les plus puissantes détenaient ainsi des extraits végétaux recueillis sur le Mt-Popa. Cet extraordinaire lieu de dévotion abrite la maison des nats. La cérémonie du Shinbyu, qui marquait anciennement le passage à l’âge adulte, comporte un rite de « monstration des nats » et elle était suivie d’une épreuve de tatouage « social » pour le jeune homme. Une seconde phase de tatouage, magique et individuel, se déroulait quelques années plus tard. Aujourd’hui, si le Shinbyu mixte encore bouddhisme et folklore animiste, il a lieu avec de jeunes garçons et ne se lie plus à aucun rite de tatouage. 

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L’iconographie, elle, est identique : démons, nats, animaux mythiques (ex : kinnara, mi-humain mi-oiseau), chiffres magiques, chats pour l’habileté, symboles bouddhistes etc. Les Birmans poussaient ces croyances jusqu’à porter des sous-chemises figurant ces mêmes représentations. 
La spiritualité anismiste et le pouvoir magique des charmes et tatouages font partie d’une mystique si profondément ancrée dans la société birmane que le XXIème siècle n’en a pas encore totalement triomphés. Un nat y veille.
© Ethnikan

Article qui provient du site Ethnikan:

http://www.ethnikan.com/produits.php?idcat=21

 

 


dimanche 7 octobre 2012

Le chamanisme sibérien.

Cet article a été publié sur wikipédia par mes soins le 26/08/2013

La culture est universelle à l'homme. Les croyances aussi. De part le monde, elles sont multiples, uniques et complexes. Les pratiques courantes et banales chez les uns seront barbares, incroyables, mystérieuses ou mystiques pour les autres. L'une d'elle intrigue depuis quelques années les occidentaux, celle du chamanisme sibérien, une des plus vieilles formes de spiritualité de l'Homme.

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(http://agoras.typepad.fr/regard_eloigne/2007/01/voyageurs_du_ch_1.html)

Il est difficile de retracer et d'étudier l'histoire et la pratique de cette forme de chamanisme. Un des raisons à cela est la politique menée pendant la période pré-stalinienne et sous le Stalinisme, qui a engendré l'exécution ou l'internement systématique des chamans et chamanes de l'ex-URSS. Pendant 70 ans la pratique chamanique a été interdite, et bien que la transmission orale ait été importante et que quelques peuples isolés n'ont pas été touchés par ces mesures, un grand nombre de pratiques et de savoirs ont disparu.

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(http://agoras.typepad.fr/regard_eloigne/2007/01/voyageurs_du_ch_1.html)

L'exode rural est aussi un facteur qui engendre la perte de ses connaissances. Reste les écrits anthropologiques et ethnologiques, mais ceux-ci ne sont pas toujours neutres, les approches datant d'avant les années 30 étant souvent ethnocentriques. Il faut donc faire un tri objectif dans les informations.

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(http://www.artevod.com/arts_du_mythe_manteau_de_siberie)

Il est aussi possible de trouver des informations dans des cultures proches, comme les cultures inuites ou amérindiens mais le problème et de différencier les cultes communs des cultes particuliers et propres à chacune des cultures.

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(http://www.stage-chamanisme.com/tsaatan.html)

On ne choisit pas de devenir chaman, on est appelé à le devenir par les esprits. Ceux-ci se manifestent sous des formes animales. Bien que nombreuses formations soient proposées en Occident, on ne sait que peu de choses de la formation de l'inspirant chaman. Le rôle du chaman d'un point social est de maintenir la cohésion du groupe, il est le sage, le médecin et le sorcier mais n'a pas de pouvoir décisionnel, il n'est que le conseillé. Il n'y a aucune différenciation entre chamane et chaman, même si ce rôle revient le plus souvent aux femmes.

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(http://www.stage-chamanisme.com/tsaatan.html)

Le chamanisme sibérien a pour philosophie de considérer toute chose comme élément d'un grand tout. Hommes, animaux, esprits, montagnes, rochers et plantes sont égaux.

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(http://www.stage-chamanisme.com/tsaatan.html)

Le rôle du sage:

Il est le garant du savoir du groupe et de son histoire. Il connaît les épopées, les joies et les peines de celui-ci. Il est le symbole de la transmission mais aussi de la préservation.

Le rôle de l'homme médecin:

Guérisseur, il soigne les blessures petites ou grandes. Pour cela il utilise des plantes médicinales, des préparations, des onguents, des incantations, des prières et de l'encen. La musique et les chants joues un rôle important, ils appelent les esprits à aider le malade à guérir. Différents totems sont appelés pour le bon rétablissement.

Le rôle du sorcier:

Le soricer à plusieurs fonctions:

       Le médecin de l'âme: il en appel aux esprit pour lever une malédiction.

       Le devin: il voyage dans l'astral pour connaître le devenir de son peuple et du monde.

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(http://www.stage-chamanisme.com/tsaatan.html)

Pour cela le ou la chaman(e) va devoir entamer un voyage initiatique.

Cela ne peut sa produire sans plusieurs éléments essentiels: les objets rituels, la danse, la musique, les chants, la foule.

Paré des ses habits de rituels et parfois d'une coiffe, d'un masque ou d'un maquillage élaboré, le chaman va commencer au rythme de son tambour à dancer en appelant son totem protecteur. La trance n'est pas obligatoire, elle peut survenir au bout de plusieurs heures, tout de suite ou pas du tout. Quand elel survient, la foule encourage le chaman par deschants et des tapements de main. Celui-ci va commencer à raconter son périple dans l'autre monde, sa lutte contre les esprits maléfiques, sa rencontres avec les bons esprits qui vont lui donner les réponses aux questions qu'il leur a posé ou accorder un droit, lever une malédiction. Il va revenir de son voyage épuisé.

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(http://www.parismatch.com/Actu-Match/Environnement/Actu/Siberie-changement-climatique-rechauffement-144555/)

Il y a encore beaucoup d'apects du chamanisme sibérien à raconter.

5000 ème visiteurs.

5000! ça avance à bon pas. Nous voilà au 5000 éme visiteur.

Que du bonheur.

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samedi 6 octobre 2012

Invasion mycologique.

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Inspection plus poussée que celle d'hier soir (ici). Sous le soleil levant on remarque plus vite les petites choses de la naure :)

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Les drôles de lactaires n'ont pas bougé. A la lumière on voir qu'ils sont légèrement orangés. Je l'ai déjà rencontré dans le jardin, en nombre moindre (ici)

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Ils ne vont pas sans rappeler la forme des vachotes. Il est amusant de voir comme le lait blanc perle des lamelles.

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Les armillaire couleur de miel que l'on retrouve plus bas.

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Voilà une amanite, l'amanite safran, qui est toxique. Une limace a prit soin de ronger le pied pendant la nuit pour la faire tomber et ainsi se régaler de ses lamelles.

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Les champignons de bois du vieux tronc du pommier ont perdu leur couleur d'antant (ici).

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Le carabe chagriné est une espèce qui devient rare. C'est un redoutable prédateur nocturne qui dévore tout ce qu'il trouve. Madame est un peu plus grosse que monsieur (à droite c'est la femelle seule).

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Observer un accouplement de cette espèce de scarabé est rare, il a généralement lieu la nuit, à l'abris des prédateurs. 

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La lépiote brun-lilas est un champignon qui pousse de la fin de l'été à la mi automne. Il aime les pelouses et les jardins.

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Bien qu'elle soit fort jolies, cette lépiote est très toxique voir mortelle. Pas touche.

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Une petite vessnide de loup c'est instalée au pied d'un pommier.

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Le lichen avancé tombe des arbres, il servira à un oiseau à parer son nid pour l'hiver ou à un rongeur de rendre son terrier plus confortable (à gauche). L'hypoxylon en forme de fraise envahit les vieux troncs coupés. Brun rosé, avec une multitude de petites aspérité, il est vrai qu'il ressemble étonnamment bien à une fraise.

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Deux autres petits inconnus, aux couleurs bien sympathiques.

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Camouflage presque parfait.

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Discrétion de la nature: pour ce petit champignon qui se fond avec la couleur du sol et ces mini-feuilles de mousse sur ce galet, la discrétion est de mise.

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Les plantes se préparent à un long sommeil, la mousse (à gauche) à bien poussée et les feuilles de primevères sont encore vertes.

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Le nid des pics épeiche a récemment été agrémenté de végétation pour se trouver plus confortable.

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Voici le cortinaire couleur de roucou. Bien qu'il ait une jolie couleur, ce champignon a une odeur de moisi et surtout, il est mortelle. Prudence.

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Massacre dans les noisetiers, un oiseau aux plumes noires, blanches et jeunes a été croqué (peut être un chardonneret).

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Il y en a de partoutù

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La vigne sauvage perd ses feuilles (à gauche), pendant ce temps, le "petit" bouillon blanc (qui se différencie à celui qui a une unique tige florale très grande et très large) commence à fleurir.

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Églantiers (photo gauche) et les lianes (photo droite) donnent leurs beaux fruits rouges. Attention si ceux de ces premiers sont comestibles (et délicieux en confitures), ceux des deuxièmes sont toxiques.

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L'herbe est bien verte, vaches et chevaux profitent des derniers rayons.

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Il reste des lépiotes, miam miam. Ici trois jolis spécimens parfaits pour mon assiette.

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Ne jamais ramasser des lépiottes moins de 10 cm. Ici les columelles sont reconnaissables à leur nez de chat, cette petite marque marron au milieu de leur chapeau et qui forme un mamelon.

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Bien qu'elles aient un petit anneau (qui se forme quand le chapeau se déploit), elles ne font pas partie de la famille des amanites.

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Ha les voilà donc,les coprins chevelus, appelés noirs d'encres.

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Ce nom vient du fait qu'en vieillissants, leurs lamelles noircissent, coulent comme de l'encre et forme sur le sol (photo à gauche) une traînée noir de la forme du chapeau: ronde.e

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C'est aussi en vieillissant que le chapeau se réduit, comme si il s'enroulait sur lui même (gauche). A droite une limace s'attaque à un jeune sujet sain, après avoir rongée le pied, elle s'attaque au chapeau (droite).

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Il faut impérativement consommer les jeunes spécimens et dans les 2 à 3h qui suivent la cueillettes

, sinon ils noircissent  et ne sont plus bons à manger.

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Les jeunes orties envahissent les coins où les plantes d'été végétent dans le sols. Ils sont excellents en soupe.

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Il y a quelques fleurs de jardin comme les astéracées et la lavande qui le parfum.

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Petit escargot deviendra grand. C'est un des plus beaux de chez nous.

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Est sous le jeune sapin, des lactaires délicieux.

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Toute une petites famille a élu domicile ici. Il est toujours surprenant de voir le lait orange s'en écouler quand on le coupe.

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Encore quelques inconnus, bien que très particuliers, ce qui devrait m'aider à vite les identifier.

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Alors, il est pas beau mon panier?

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Les russules de sardoine, découverts hier (ici) ont grossi.

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Quelques tous petits petits champignons.

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La douce marjolaine fleurit.

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Autres champignons mystérieux et colorés, à ne pas confondre avec nos faux mousserons. 

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Un petit corpin (espèce non définit) qui pousse en solitaire au milieu de l'herbe.

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Et dans les feuilles de châtaigniers , encore des champignons, inconnus, au pied blanc et au chapeau fauve.

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Et pour rester dans le thème, les premières châtaignes sont là, prêtes à se faire dorer au feu de bois (comme demain).

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Le polypore cilié est un champignon à tube qui pousse en groupe de quelques individus. On le trouve habituellement au printemps mais parfois il peut pousser en automne quand le temps devient plus clément.

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Son pied est noir et dur, son chapeau orange et marron foncé en son milieu, ses pores crèmes. C'est un champignon non comestible que l'on peut confondre avec le polypore d'hiver.

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L'armillaire couleur miel peut se manger jeune, à condition de ne prendre que le chapeau et de bien le blanchir.

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Il n'a pas vraiment de goût, voir pas du tout alors mieux vaut le laisser et plutôt admirer les immenses colonies qu'il forme (jusqu'à plusieurs mètres). Il aime pousser sur les vieilles souches pourries.

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L'armillaire sans anneau est proche de l'armillaire couleur de miel. 

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Plutôt rare, il pousse en colonies importante. Juvénile c'est un très bon comestible mais il se conserve très peu de temps.

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Le panéole coprophile pousse en groupe de quelques individus. Il est courant sur les passages d'animaux, surtout sur celui des cheveaux. Il est concidéré comme toxique. 

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C'est temps de rammasser les pommes!

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Et les poires, scoubidou-bidou-bidou ouaaaaaa!

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Le jardin devient un vrai garde-manger.

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Le persil a résisté au froid, mais il est trop tard pour les tomates.

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Sur la menthe s'est invité une mouche scorpion. Ici c'est une femelle car son abdomen ne ressemble pas à celui du mâle qui est en forme de que de scorpion (comme ici), ce qui explique son nom.

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qu'il est bon de récolter framboises et noix. Il y a là de quoi s'assurer des belles préparations pâtissières.

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Et puis il y a les éternelles curieuses du champs voisin, les jeunes charolaises.

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Autre plantes à ramasser, sécher et conditionner en cette période, la mélisse officinale appelée citronnelle (à gauche) et le laurier sauce (à droite).

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Le ganoderme d'Europe se porte très bien, il couvre de spores les feuilles (comme à droite) et même les animaux comme cet escargot (à gauche).

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Tout devient couleur rouille.

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Il est aussi temps d'ajouter cônes et noisettes au panier.

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Les roseiers donnent leursdernoères fleurs avant le gel, et la vigne vierge ses premiers fruit. Bientôt ses feuilles deviendront rouges et finiront par tomber.

Bref, si on prend le temps de regarder, le jardin peut devenir une vaste forêt.

 

vendredi 5 octobre 2012

Passage éphémère dans le jardin.

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Passage éphémère dans le jardin, où en deux semaines seulement un nombre incroyable de nouveaux occupants ont fait leur apparition entre les noix, les châtaignes et les noisettes.

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L'ami coprin chevelu est de retour. Il faut le manger très jeune et dans les 2h qui ont suivit maximum.

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Premier inconnu de jour, un petit marron (enfin petit, la taille d'une main tout de même) au chapeau écailleux.

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Trois petits mycènes (eux aussi inconnus) au chapeau blanc légèrement cerclé de noir.

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L'amanite safran n'a pas vraiment de goût et pourrait apparemment causer des troubles digestifs, mieux vaux s'en préserver. 

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Celui-ci est magnifique, son chapeau est jaune vif, son pied blanc puis crème-orangé. C'est l'amillaria mellea, l'armillaire couleur de miel. Toxique, on peut tout de même le consommer très jeune. On mange uniquement le chapeau une fois blanchit.

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Le daldinias concentrique sur un tronc mort dans le haut du parc à fait des petits!

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Deux autres petits champignons inconnus, fort jolies et délicats. Va falloir que j'identifie tout ce joyeux petit monde.

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Toujours mes lactaires inconnus, de couleur crème et donnant un lait blanc (la plus part des champignons qui libèrent un suc font partis de cette famille).

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Vu sous le chapeau, on voit le lait perler sur les lamelles.

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Encore un inconnu, celui là pousse en familles bien garnies.

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Ici peut de doute possible, couleur violine marquée, pied coloré et lamelles blanche; c'est le russule de sardoine, un champignon non comestible car très acre. 

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Quelques individus poussent sous un des sapins, un de ses arbres fétiches.

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Ah nos mousserons, enfin faux, enfin de leur vrai nom marasmes des oreades, il suffit de se pencher près du potager pour les ramasser, bien que ceux-ci soient un poil vieux.

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A ne pas confondre avec ces petits champignons inconnus, au pied marron et aux larges lamelles irrégulières violines.

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Et à côté de tout ce beau monde, les délicieux sanguin. A croire qu'il ne sera plus nécessaire d'aller en forêt.... non, il ne faut pas abuser tout de même.

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Le potager lui aussi est en fête, les choux ont prit du poil de la bête.

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La menthe finit de fleurir et donne à nouveau des sommités bien fraîches et bien vertes qui finiront comme infusion du soir. Les tomates cerises font grises mine, bientôt il n'en restera plus une sur les pieds qu'il faudra abriter du froid.

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Et la courge? et bien la courge (pas moi, celle là), se porte fort bien, elle prend son temps pour grossir mais a déjà revêtu sa belle couleur orange.

 

Je n'ai vu que peu de choses dans le jardin, la nuit tombait que je suis arrivée mais demain matin, c'est inspection générale pour tout le monde.


mercredi 3 octobre 2012

Le ficaire.

 


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Le ficaire:

 

nom: ficaire, ficaire fausse-renoncule, ranunculus ficaria en latin, herbe aux hémorroïdes, éclairette, herbe au fic, renoncule ficaire, gatassa, bouton d'or à tort, petite éclaire, petite chélidoine, grenouillette, épinard des bûcherons, Louis d'or, pot au beurre. Le nom ficaire vient du mot « ficus »: la figue car ses racines sont en formes de petites figues.

 

classification: plante herbacée du super-règne des chlorobiontes de la famille des ranunculaceae. C'est une espèce très commune. Il existe trois sous espèces ayant les mêmes propriétés,

 

habitat: les sous-bois, les prairies, les lisières, les forêts, les bords de ruisseaux, les endroits humides et les talus. On le trouve en Europe, en particulier en Europe Méridionale. Il est abondant sous les caducifoliers (les arbres caducs) et les sols argileux. Elle est présente dans toute la France et peu pousser jusqu'à 1600m.

 

description: plante vivace, petite de 10 à 20 cm avec des tiges couchées, aux feuilles luisantes, vertes, sombres, alternes et cordiformes (en forme de cœur) et aux fleurs jaunes vif, brillantes ayant 8 à 12 pétales allongés. Par temps couvert les fleurs se refermes. Bien que le ficaire produit des fruits (akènes poilus), ils lui sont peu utiles car il se reproduit de manière végétative par ses bulbilles (bulbes aériens) et ses tubercules. Il fleurit de mars à mai. Il pousse en touffes groupées. Elle a souvent le statu de mauvaises herbes.

 

propriétés et utilisations: les racines et bulbilles contiennent un clamant puissant. On les ramasse en décembre et on les sèche pendant quelques jours puis ont les presse très fort pour récupérer la sève (environ 1 à 2cl). On mélange celle-ci à du saindoux (1 à 2 cuillère à café) que l'on fait chauffer à feu doux puis on laisse durcir (recette d'Yves Rocher). Le ficaire est analgésique, anti-inflammatoire, décongestionnant et diurétique. Autrefois on utilisait ses feuilles pour lutter contre le scorbut car elles ont une grande teneur en vitamine C mais de façon modérée à cause de leur toxicité. Cette plante contient de la saponine et comme l'indique un de ses noms lutte contre les hémorroïdes mais soulage aussi les jambes lourdes. C'est aussi un bon remède contre les verrues des bovins. C'est avec la « médecine des signatures » que la plante a été associée au soin des hémorroïdes car les tubercules en évoquaient la forme mais de récentes analyses scientifiques atteste de son efficacité car elle contient des hétérosides, c'est à dire des molécules du type saponosides et ayant des propriétés de vasocontriction, une réduction du calibre des vaisseaux. Aujourd'hui encore les groupes pharmaceutiques l'utilisent dans leurs préparations (pommades, onguents ou suppositoires).

 

histoire: on le plantait dans les parcs, autour des manoirs et dans les presbytères ce qui a fait de lui le symbole de la richesse et des classes supérieures.

 

toxicité: ses bulbes crus sont toxiques tout comme l'ensemble de la plante, en particulier pour les animaux herbivores. Elle peut donc être irritante voir rubéfiante (appliquée sur la peau elle peut par ces irritations provoquer des rougeurs). Il ne faut pas les confondre avec la populage des marais, le bouton d'or, anémone hépatique.

 

cuisine: les jeunes feuilles et inflorescences ont un goût de noisette et entraient dans le passé dans la composition de salades, elles doivent être consommées très jeunes, très fraîches et de préférence avant la floraison, quand elles non pas encore fabriqué et stocké la proto-anémoine, l'alcaloïde qui les rend âcres et toxiques.

Déméter.

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Déméter est la désse de la terre cultivée, de la fécondité et des récoltes.

mardi 2 octobre 2012

Paganisme britannique.

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Ici un château de la côte anglaise. Il était un poste clé contre la lutte de l'envahisseur français (c'est nous hé hé). Depuis les querelles ont cessé.

(Cet article est illustré par mes photos prises pendant mes voyages en Angleterre en 2009 et 2010)

 

L'Angleterre est une terre de légendes.

(Ceci est mon approche, elle est pragmatique)

C'est en son sein que le néo-paganisme a fait son apparition au début des années 70. Depuis il s'est répandu majoritairement dans les régions de type occidentales comme l'Amérique du Nord, l'Euopre Occidentale ou l'Australie.

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Abbaye et chapelle en ruines prés de Londres.

Le néo-paganisme est la résurgence de traditions, de rites, de croyances, de religions et de divinités passées. Ce n'est pas une religion en soi, mais l'ensemble de ses pratiques remises au goût du jour. Chacun est libre de croire en la ou aux divinités de son choix et de se constituer son propre panthéon. Ainsi Héra pourra siéger au côté de Osiris et de Pan.

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Vieille arbre du parc de la célèbre princesse Lady Diana.

Un des mouvements principaux de ce courant est la Wicca. Dans cette forme de religion, les adeptes sont tournés vers la nature, et bien qu'ils soient libre d'honorer qui ils souhaitent, la plupart place au sommet de leur panthéon la déesse terre Gaïa qui a trois formes, celle de l'enfant, de la mère et de la vieille ainsi que le dieu Cernunnos, un Dieu cerf de la tradition druidique. Les pratiquants se nommes parfois sorciers et sorcières mais pas au sens christianisme qui leurs associe une appartenance au satanisme. Ils se revendiquent comme garants d'une culture ancienne en accords avec les éléments de la nature et dans le respect de celle-ci. Leur devise: "fait ce qu'il te plaît tant que tu ne nuis pas à autrui".

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Maisons de l'ouest de l'Angleterre, juste en dessous du pays de Galles.

Gaïa (parfois appelé Déméter, une déesse grec de l'agriculture), est la sagesse et la féminité, la déesse qui donne la vie sous sa forme de mère, qui octroie les récoltes mais donne aussi la mort quand elle est une vieille femme mais aussi la connaissance. Elle a une multitude de fonctions et de pouvoirs. Sous sa forme juvénile, elle est l'innocence et la pureté. 

Cernunnos lui est le Dieu viril, celui du combat, de la liberté, de la richesse, des animaux et de la régénération/résurrection. Il est cyclique comme le Râ égyptien. Ainsi il apparaît au solstice d'hiver, se marie à Beltane (fête païenne qui symbolise le début de l'été) puis il meurt au solstice d'été, avalé par l'obscurité et ressuscite à Samhain où il se lance dans une "Chasse sauvage" contre les ténèbres. 

Ces ne sont que quelques traits incomplets de ces deux divinités qui sont répertoriées ici.

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Bain chaud construit et utilisé par les romains à Bath qui a des propriétés thérapeutiques. La couleur vient du fond du bassin qui est en cuivre et qui a prit une teinte verte au fil des années.

Le chamanisme est aussi une des religion, ou plutôt croyance qui tend à réapparaître, bien qu'il ne soit pas pratiquer dans sa forme pur car soit il a disparut, soit il est réadapté à des croyances et idéologies occidentales. Parmi les plus pratiqués, le chamanisme indien ainsi que le chamanisme sibérien/inuit. A eux se joint la pratique du vaudou.

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Le château de la côte et une petite église dans le compté de Bristol au deux fois par semaine, un bande de vieux amis sonnent les cloches. Ce fût un moment impressionnant.

Ces pratiques s'inscrivent dans un besoin de retour aux racines. En effet c'est dans les années 70 que la société de masse et de consomamtion fait son apaprition. C'est aussi là que débute la période des trentes piteuses. L'âge d'or, le boum économique d'après guerre est fini. On recherche l'essentiel, le naturel pour s'éloigner du bêton, du stress et du bitum.

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Court d'eau du parc de Lady Diana.

lundi 1 octobre 2012

La taxidermie.

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Voilà un texte bien sympathique qui n'est pas de moi sur la taxidermie, base du naturalusme, qui la décrit fort bien. Il provient de ce site: http://www.mpl.ird.fr/ci/masto/infos/032/Historique.htm

Définition et objectifs de la taxidermie

Le terme taxidermie (1846) renvoie à taxis (arrangement-ordre) et à derme (peau). Taxis est « le nom d'action de tassein » qui exprime l'idée de « placer où il convient ». Taxidermiste, d'usage didactique pour le terme empailleur, apparaît en 1872. Ainsi, la taxidermie est l’art de conserver, par différentes techniques les animaux morts sous un aspect semblable à celui de leur vivant. Dans un cadre scientifique et en particulier celui des musées d’histoire naturelle, l’activité de taxidermiste avait pour but d’enseigner la zoologie aux étudiants, mais elle attirait aussi toute une clientèle de chasseurs venus apporter leurs trophées pour les y faire naturaliser dans les règles de l’art. Ce mélange des genres était cependant autorisé et organisé, les spécimens destinés aux collections étant validées par toute une équipe d’universitaires et de scientifiques attachés à l’institution concernée. Exposés dans différentes pièces qui se succédaient au gré de leur spécialité, dans une ambiance d’immense cabinet de curiosités, les spécimens ainsi préparés voyaient défiler un cortège de personnalités de tous horizons qui venait y puiser quelque inspiration, parfaire leurs connaissances ou tout simplement jeter un regard curieux, admiratif…

A l’origine, la taxidermie était un moyen de conservation de spécimens afin d’en faire des documents matériels. Les techniques étaient peu élaborées et le souci des détails dans la représentation de l’animal était tout aussi peu rigoureux. Mais au fil du temps et des recherches, les taxidermistes ne cessèrent d’améliorer leurs techniques. Aujourd’hui certains taxidermistes, libérés des contraintes de la production commerciale, voient dans leurs montages beaucoup plus qu’une simple représentation du vivant et ils ont développé une sensibilité toute particulière pour l’esthétisme animal qu’ils veulent ainsi faire partager. D’autres imaginent des mises en scène évocatrices interpellant le public à faire une expérience émotive et d’autres encore explorent des concepts beaucoup plus engagés et intègrent leurs pièces dans un discours qui dépasse largement les représentations classiques. Selon Bergot (« Art et taxidermie : un jeu de connivences ». Lettre de l’OCIM, N° hors série, Taxidermie, 12/2002 : 77-80), l’histoire de la taxidermie, que ce soit au musée ou celle des artisans, ne peut être dissociée du rapport qu’entretient l’homme avec les animaux sauvages. Il estime que les spécimens ont une grande valeur et doivent être considérés comme témoignage et mémoire matérielle à léguer aux générations futures.

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Historique de la taxidermie

Les peintures du paléolithique représentant presque exclusivement des animaux sont les plus anciennes expressions artistiques connues de l’homme. Inspirées du rêve ou de l’espoir du chasseur, du besoin de matérialiser les récits de chasse ou supports de rituels, ces fresques témoignent sans aucun doute de la fascination que suscitaient les animaux d’antan. L’intérêt que porte l’homme aujourd’hui pour les arts animaliers n’aurait-il pas comme origine celui qu’avaient nos lointains ancêtres d’il y a 30 000 ans ?

Depuis la plus haute antiquité, les hommes ont été tentés par les essais de conservation du corps humain ou des animaux. Par exemple, la momification des Egyptiens qui fut le plus ancien procédé utilisé était une opération complexe, composée de plusieurs étapes : Dessèchement des corps éviscérés avec le sel et le natron, enveloppement de fines bandelettes de toile, engluement de bitume et bourrage du ventre d’herbes mêlées de baume. Après tout cela, les corps étaient déposés dans des sarcophages pour éviter l’évolution de la destruction des tissus. Les mêmes principes étaient applicables pour les animaux.

La taxidermie moderne a une histoire et son origine remonte probablement au XVIIème siècle où des riches collectionneurs savants exposaient leurs spécimens dans des cabinets de curiosité. Plus loin dans le temps, on peut considérer que l’histoire de la taxidermie a débuté par le tannage traditionnel dont l’homme a commencé à maîtriser les techniques de base avant de développer multiples mises au point de conservation des corps morts, notamment l’embaumement par les égyptiens. Cependant, ce n’est que vers la moitié du XVIIIème siècle que l’on a sérieusement tenté de faire de la taxidermie. Pendant près de 50 ans, les essais se sont limités à des explorations des possibilités de la technique du moment. La découverte du savon arsenical, qui permit une conservation des peaux et spécimens de toute première qualité, par l'apothicaire Jean-Baptiste Bécoeur (1718-1777) opéra une véritable révolution dans la taxidermie. Les principales techniques ont poursuivi leur évolution, par exemple pour ce qui est des composés chimiques utilisés pour conserver les parties organiques. Ainsi, les protocoles de base de la taxidermie que l’on connaît et pratique aujourd’hui ont vraiment fait leur apparition durant la fin du XVIIIème et le début du XIXème siècle avec l’arrivée de la zoologie descriptive qui cherchait à définir un système de classification des êtres vivants. Les armatures intérieures, initialement en bois ou métalliques et bourrées de paille ou même de foin (d’où le terme d’ « empaillage » également employé pour la taxidermie), ont été modifiées et le squelette est aujourd’hui remplacé par un mannequin en mousse et/ou polystyrène qui donne sous la peau la forme exacte du corps de l'animal. Les évolutions actuelles concernent principalement l’allègement et le renforcement des structures internes.

Il a fallu attendre le milieu du XIXème siècle avant que la taxidermie se démocratise et que les taxidermistes ouvrent leur service au public, ce qui semble avoir motivé l’évolution des techniques. Le premier atelier important de taxidermie, Rowland Wards, fut créé à Londres vers 1850. Dans le même temps, les réalisations des ateliers Deyrolle ou des frères Verreaux à Paris connurent un certain retentissement. Cette époque coïncidait avec le mouvement romantique et les taxidermistes, comme les artistes qui leur étaient contemporains, furent inspirés par les récits rapportés par les voyageurs naturalistes. Leurs montages exhibaient des fauves aux allures désinvoltes et expressives qui témoignaient bien du rapport entre l’animal et les hommes de cette époque. A la fin du XIXème siècle, une révolution muséologique se met en place. Cette dernière est le résultat d’une évolution conjointe entre une réflexion profonde sur le rôle du musée d’histoire naturelle et une modification de la présentation des spécimens naturalisés. Les musées d’histoire naturelle ayant pour rôles de collecter, étudier et conserver les composants de la diversité naturelle, l’aspect éducatif des collections prend une importance considérable dans ce cadre. Certains conservateurs critiquent alors le rôle éducatif des présentations classificatrices, et déplorent que ce mode d’exposition ne permette pas de connaître la « biosociologie » de l’animal.

Plus tard, durant la première moitié du XXème siècle, les musées, et en particulier aux Etats-Unis, repensent leur présentation encyclopédique, et l’arrivée des concepts écologiques les encourage à adopter une vocation éducative tournée vers le divertissement. Ils ont donc recherché à présenter des reconstitutions des écosystèmes naturels. C’était la mode des dioramas où l’on peignait les paysages du milieu naturel des espèces exposées sur un arrière fond concave.

 

Pour plus d'informations:

http://www.mpl.ird.fr/ci/masto/infos/032/Historique.htm

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dimanche 30 septembre 2012

Des pierres, des fossiles et des hommes.

Attention, je ne remets pas en question ceux pour qui les propriétés des pierres sont avérés, je m'exerce juste à faire une listes non exhaustive des propriétés de celles-ci.

Les informations de cet articles proviennent de plusieurs sources web.

 

Quelques pierres et leur propriétés légendaires.

Intrigante le pouvoir que les pierres ont sur les hommes. Vertueuses, elles peuvent soigner, guérir ou maudire. On les porte sur nos colliers, nos bagues, nos bracelets ou nos parures sans savoir que nos aïeux les affectionnaient à la fois pour leur rareté, mais aussi pour leurs pouvoirs supposés. On ne compte plus ces histoires de bijoux de pierres précieuses qui portent chance ou maudissent leurs propriétaires. La plus célèbre est celle du diamant bleu qui portait malchance à chacun de ses nouveaux acquéreurs. Il disparut dans le naufrage du Titanique. De là née la légende. 

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Le béryl vert.

Les béryls sont une famille de gemme de la famille des silicates. C'est la couleur que prend la gemme qui la définit. Le béryl de teinte verte prend le nom de béryl vert, mais est plus communément appelé émeraude. Non travaillée, elle apparaît blanche.

C'est la pierre des anges, de la vitalité universelle, de la sagesse. Elle est associé à la lune et au doux mois de mai. Elle a aussi la capacité de renforcer la mémoire, d'apporter le pureté et la vertu, d'aider à la création spirituelle et apporte la connaissance du monde ésotérique. C'est la gemme des anges.

  

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Le quartz hyalin.

De la famille des quartz, il est incolore mais à la propriété de décomposer la lumière dans toutes ses couleurs. Son nom commun est cristal de roche.  Il représente la neutralité et de ce fait est utilisé en lithotérapie sur chacun des chakras pour de nombreux usages. Il peut également se parer des propriétés de n'importe quel pierre qui lui est associée. C'est la gemme de la lumière qui protège des ténèbres et permet de retrouver les objets et individus perdus. Il débarrasse de l'angoisse, de l'anxiété, soulage les problèmes de prostate, de glaucome et de lumbago.

 

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La fluorine.

Appelée aussi fluorite verte, c'est une gemme que l'on trouve sous forme cubique souvent des les gisements de pierres granitiques. On l'a place sur différents chakras pour soigner et soulager. Placée sur celui de la gorge, elle protège les dents, aide les enfants qui perdent leurs dents, régule le système digestif. Sur le chakras du plexus solaire, c'est un bon agent du tonus musculaire et élimine les toxines. Elle est recommandée aux sportifs.

 

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 L'or.

C'est l'un des minerais les plus précieux qu'il soit. Depuis toujours il est prisé pour l'élaboration de décorations, de bijoux ou d'ornements. Dans l'imaginaire collectif il symbolise la richesse, la déité et le pouvoir. En magie il est utilisé pour la confection d'alumettes qui procurent la gloire, la fortune et la prospérité.L'or est aussi utilisé en offrande pour remercier un dieu, une personne ou un élément.

  

Quelques fossiles et leurs propriétés légendaires.

 Les fossiles, reliques de temps immémoriaux, sont dans la superstition et l'imaginaire populaire une source de grands pouvoirs, tout comme dans la religion catholique où ils sont tantôt bénéfiques, tantôt maléfiques.

Ils sont réputés pour soigner les morsures venimeuses des serpents

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Au dessus d'une porte de la cathédrale de Bayeux on peut voir une énorme ammonite (ici) ainsi qu'une inscription du XVe en dessous de celle-ci qui dit "Credite mira dei, serpens fuit hic lapis extans; sic transformatum Bartholus attulit huc", c'est à dire "Croyez aux miracles de Dieu, cette pierre fut un serpent vivant, Bartholus l'apporta ici ainsi transformée". Cela ne va pas sans rappeler les légendes britanniques selon les quelles les ammonites seraient des serpents pétrifiés.

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Le dragon apparaît dans les religions et superstitions du monde entier, sous une figure bénéfique ou maléfique. Ce mythe serait né de la découverte à travers le monde d'ossements de dinosaures.

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Les pierres de foudre (ou de tonerre) sont des bélemnites fossiles. La croyance veut qu'ils aient été lancés par la foudre. En réalité se sont des quilles apparteants à des mollusques préhistoriques proches des calamars et des seiches. Elles étaient utilisées pour les rituels celtiques en l'honneur de l'élément foudre et chez les romains pour soigner le mal.

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Dans certaines régions de France, les maisons étaient construites en pierre et dans les murs on insérait de gros fossiles, souvent des ammonites, pour protéger le foyer du main, des démons, des loups-garou et des sorcières. Ils faisaient office de talismans. Dans le chamanisme des steppes russes, les objets rituels sont souvent confectionnés avec du cuir, des os et de l'ivoir de mammouth.

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 Les fossiles étaient et sont encore utilisés comme allumettes protectrices pour les hommes mais aussi pour le bétail. Ce sont, quand ils sont découverts sur des lieux de pèlerinage, des signe d'une foi profonde et fervente.

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