jeudi 11 octobre 2012

Inventaire du jardin (dernier épisode).

Passage express dans le jardin hier matin, le temps de faire un petit inventaire de ce qui s'y trouve.

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Le lamier tacheté est une plante médicinale souvent confondue avec les mauvaises herbes.

lamier tacheté/lamium maculatum:

Le nom « maculatum » vient du latin « macula »: tache. Cette plante vivace aime les zones de demi-ombre, les sols frais, humides, l'humus riche sur argile ou limons. On la trouve dans les haies, lisières humides, les bords de chemins et les décombres. Les jeunes pousses peuvent être consommées et ont, dit-on un léger goût de truffe et de terre. C'estune plante médicinale connue pour être astringente, expectorante, tonique, dépurative, narcotique et vulnéraire. Ainsi les feuilles et fleurs sont utilisées à cet effet. En cas d'insuffisance hépatique les sommités sont préparées en infusion. Cette plante se reconnaît à sa tige carrée, haute de 15 à 80 cm. Les feuilles sont souvent tachées de blanc, les fleurs sont pourpres, parfois roses et le calice à 5 dents. Sa floraison est longue. On cueille les fleurs et les feuilles d'avril à septembre. En cuisine les jeunes pousses effeuillées sont proposées en salade crues ou cuites en légumes, ou encore en lasagnes ou en soupe, les fleurs comme décor. Très cultivé, il en existe un grand nombre de déclinaisons décoratives.

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Dans cet article (ici), on retrouve quelques informations sur ce lamier ainsi que ces congénères jaune, pourpre et blanc qui sont également fort utiles.

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La mauve sylvestre est une autre plante sauvage est médicinale qui aime envahir les potager et les zones abandonnées, sèches et/ou argileuses.

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Les fleurs sont un bon comestible qui se déguste dans les salades. Elles sont utilisées en médecine avec les jeunes feuilles pour leurs propriétés émollientes, cal­mantes, pectorales et laxatives.

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Le petit robert sur la photo de gauche fait partie de la famille des géraniums sauvages. A droite, un plant de chélidoine, l'herbe au verrues (explication dans cet article: ici).

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Le vinaigrier n'est pas vraiment sauvage, ni propre à notre flore locale, c'est un arbre importé d'amérique du nord.

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Avec son fruit (qui n'est plus en cette saison), on fabrique un très bon vin par massération. C'est un des premiers arbres à prendre sur ces feuilles de jolies teintes rouges-orangées.

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Les dernières fleurs du jardin s'épanouissent en gros buissons (à gauche), pendant que les bulbes d'iris violets se mettent en sommeil.

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Il sera bientôt trop tard pour ramasser les pommes et planter les bulbes.

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La vergerette est une plante aux petites fleurs blanches très abondante au début de l'été. Ses tiges fleuries sont diurétiques, anti-diarrhéiques, uricolytique  et anti-inflammatoires. On utilise cette planteen infusion ou sous forme de baume.

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Il y a toujours quelques plantes et fleurs inconnues à découvrir.

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La vigne vierge de la maison commence à son tour à se parer de rouge et d'ocre, malgré la pluie.

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La gerbe d'or a fini de fleurir, elle donne désormais de gros chatons. Elle est connue pour être diurétique, expectorante, antitoxique, antiseptique, pour lutter contre l'urée, les intoxications hépatiques et le cholestérol. On l'emploie aussi pour les oedèmes, les urétrites, la néphrite chronique, les calculs rénaux, l'hyperuricémie, la goutte, contre le sur-poids, la diarrhée, l'anxiété, l'hypertension, l'eczéma, les plaies et les ulcères de la peau, les dermatophytoses, les rhumatismes et les problèmes dermatologiques. Bref un vrai trésor dans votre jardin.

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Il reste des kilos et des kilos de noix à récolter avant que les corbeaux ne sévissent.

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Les animaux comme les oiseaux ou les chevreuils déterent parfois dans leur recherche de nourriture des bulbes de perce-neige comme celui-ci qui se trouve dans le jardin. Ils ne les consomment pas car ils sont légèrement toxiques (voir ici).

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Et dans le potager? Et bien la nature est un peu patraque, les plants de tomates fleurissent à nouveau (à gauche) et les courgettes semblent figées dans leur teinte jaune sans qu'aucun animal ne s'y intéresse, pas même les limaces.

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Il reste cependant pas mal de légumes à récolter, comme les choux qui portent toujours les séquelles des chenilles du piéride du chou (un tragique épisode dû à ces petites bêbêtes: ici).

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Parmi les récoltes encore possibles, la menthe-fraise que l'on voit à gauche. Cette menthe comme son nom l'indique a un goût et un parfum de fraise. La blette, légumes d'hiver, va bientôt finir dans la marmite, avec un peu de tomate et de crème.

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Ce pied là par contre se porte moins bien, il fera le plaisir des limaces.

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Les champignons ne sont pas en reste.

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 Il y a toujours autant de russules de Sardoine, à la couleur surprenante.

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Sans oublier les lactaires délicieux, dont nous avons fait une belle récolte...

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... et une bonne poêlée!

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Quelques petites exemples d'avant/après. Ici les corpins chevelus qui en trois jours ont changé de mine.

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De même pour les vesses de loup qui ont relaché tout leurs spores.

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De nouveau cet étrange lactaire couleur saumon au lait blanc.

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J'ai enfin trouvé (Victoire!), voici le lactaire à lait brûlant. Il est si âcre que l'on ne peut pas le consomer.

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Le sol est couvert de dizaines de petites espèces inconnues. Il est difficile de se promener dans l'herbe humide sans en écraser quelques exemplaires.

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Une autre espèce inconnue fort élégante avec son pied transparent.

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Un autre avant après, avec les armillaires couleur de miel, qui en quelques jours sont partis en décrépitude.

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 Et pour finir les dessous d'un étrange champignon au chapeau marron-gris et aux lames blanche. Cette expédition m'aura permis de mettre des noms sur quelques inconnus.


lundi 8 octobre 2012

Recette d'automne: le mariage de la courge (pas moi) et de la châtaigne.

Une petite douceur du soir qui fait parfois grimacer les enfants, la soupe!

Mais attention, pas n'importe la quelle, le soupe de courge aux patates et aux châtaignes, un vrai régale!

 

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Ingrédients pour 1 personne:

- deux pommes de terre de taille moyenne.

- une gousse d'ail.

- une dizaine de châtaignes.

- 100gr de courge.

- 150ml de lait.

- 10cl de crème.

- du sel et du poivre.

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Dans une casserole d'eau, faire cuire les châtaignes pendant 30 minutes. Pour cela, les mettre dans l'eau froide puis la faire chauffer. On notera que l'on aura prit soin au préalable d'entailler les châtaignes. Une fois cela fait, les retirer de leur casserole, les refroidir sous l'eau froide, et retirer leurs doubles couches/peaux.

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Les replonger dans leur eau de cuisson qui aura prit une jolie couleur brune, avec la courge, l'ail et les pommes de terre coupées en grossiers morceaux. Faire cuire jusqu'à ce que les pommes de terre soient tendres et que l'eau recouvre les légumes. Ajouter 150 ml de lait, mixer finement, ajouter le sel et le poivre puis mettre sur le feux 5 minutes de nouveau, ajouter la crème puis servir.

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Souvenirs d'enfance.

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Souvenirs d'enfance qui frappent à la porte.

Petite poupée en coquelicot, confectionnée au lycée il y a 3 ou 4 ans et qui me rappel au doux souvenir de ma grande tante qui m'avait apprit à les confectionner. Ça sent bon l'été, le soleil et l'innocence.

Chamanisme birman et tatouages.

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Article qui provient du site Ethnikan:

http://www.ethnikan.com/produits.php?idcat=21

 

Protection, dévotion, guérison, décoration mais aussi réalisation d’un vœu et démarcation individuelle ou clanique… voici ce que vise le tatouage en Birmanie. 
Magie, prophylaxie, assimilation ethnique ou revendication identitaire restent les objectifs premiers. Se protéger est la fonction essentielle de cet art de la parure corporelle. Les redoutables guerriers birmans ont combattu les Indiens, les Thaïs et les Anglais armés, entre autres, des tatouages qui les rendaient invincibles. 
Le « x » tatoué, traditionnellement utilisé pour prévenir les morsures de serpents, détourne les balles. Il aurait aidé les soldats birmans aux massacres des Indiens en 1930 et 1938. Encore aujourd’hui les Thaïs ont peur de cette armée tatouée, féroce et sous-équipée. 
A l’inverse, le tatouage ne rend pas les femmes Chins plus fortes mais… plus laides ! Le motif, proche d’une toile d’araignée, inscrit dès l’enfance sur leurs visages, devait décourager l’enlèvement par les Birmans de ces femmes trop belles. La légende, qui date d’un milliers d’années, ne s’applique naturellement pas à tous les tatouages claniques. La plupart célèbre la virilité, le courage du tatoué ou indique ses esprits tutélaires. Le tatouage est la médecine du corps et de l’âme.

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L’introduction du tatouage dans la magie birmane remonterait à 2000 ans avant JC. Les Shans auraient appris les techniques du tatouage dans leur implantation d’origine, le sud de la Chine. Ils les auraient ensuite transmises aux Birmans au cours de leur migration. Les Birmans ont sublimé cet art dans leur foi mystique et magique.
Dans une société assez primitive, le tatouage est un médicament religieux – préventif et curatif. Il se prend avant toute entreprise dangereuse ou incertaine (se marier, voyager, s’engager dans l’armée…). On raconte l’histoire de ce voleur qui projetait le pillage d’une pagode : il se fit tatouer l’image du dieu Hipsay qui, traditionnellement, veille sur les criminels et dont il s’attira les bonnes grâces en récitant un mantra adapté à ses œuvres tout au long du processus de tatouage. Un perroquet sur l’épaule, porteur de chance, n’aurait pas suffit au mécréant.
Le docteur spirituel Shan, le sayah, délivre potions, charmes, exorcismes et tatouages. On met souvent en relation saignées, scarifications et tatouages au sens de techniques ancestrales et rituelles de purification. La douleur et la violence font partie intrinsèque du rite de tatouage – clanique, mystique ou prophylactique. Parce que le tatouage est puissant et qu'il donne, par le biais du chamane, des pouvoirs, il fait mal. 

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L’association entre tatouages, pouvoirs et esprits était quasi-absolue jusque dans les années 50. Mais la magie ne naît pas que de la représentation gravée dans la peau. Le cérémoniel du chamane, l’attitude du patient, le bon vouloir du dieu interfèrent dans la magie – celle qui attribue l’invincibilité au soldat, l’invisibilité au moine, la charité au pauvre, la guérison au malade… Le chamane incorporait dans la peau de ce dernier, avec l’encre, la poudre le guérissant du mal. Une pique de tatouage permet de ponctuer la peau, grâce à un poids situé à l’extrémité (en général figurant lui-même l’esprit magique présidant au tatouage). La poudre provenait d'une boîte médecine ou d'une statuette composée de matériaux magiques, lesquels, grattés par la pique de tatouage, se glissaient sous le derme. La puissance prophylactique émane à la fois de la statuette, du matériau dont elle est constituée, du tatouage et des esprits ainsi invoqués ou éloignés par le pouvoir du chamane. L’encre et le poids dépendent de la mission dévolue au tatouage – d’où l’existence de recueils, les parabaïks, où le chamane consignait en quelque sorte son encyclopédie de tatouages médicale et mystique. Le rôle de la parole, celle du docteur spirituel et celle répétée par son patient, est primordial. L’image tatouée a une force intrinsèque mais le pouvoir magique et médical résulte de la réussite de l’intégralité du rite. L’échec sera imputé, comme toujours chez les Birmans, à l’incapacité du croyant à plaire à l’esprit tutélaire (peut-être ne lui aura-t-il pas fait assez d’offrandes ? Le jour du tatouage était-il insuffisamment favorable ou trop proche des célébrations d’un autre dieu ?), voire au choix d’un esprit dont le pouvoir attendu relevait des compétences d’un autre. 

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Bouddhisme et animisme se mêlent joyeusement ; le chamane édicte ses ordonnances pour la pagode (quel Bouddha prier, avec quel mantra et quelles offrandes), à l’autel des nats et à celui des amulettes animistes qu’il délivre souvent, seules ou conjointement au tatouage. Ces statuettes chamaniques constituent toujours un bien précieux. Le docteur spirituel a doté l’amulette de sa fonction magique (chance, fécondité, santé) et du culte approprié. Parmi ces figures d’esprits, on retrouve de manière non exclusive les nats, ces déïtés animistes (anciens rois et reines, personnages pieux ou animaux mystiques), sanctifiées et récupérées par le bouddhisme birman ; il y a 37 déïtés premières et de multiples divinités additionnelles ou variations locales. Les amulettes de tatouage les plus puissantes détenaient ainsi des extraits végétaux recueillis sur le Mt-Popa. Cet extraordinaire lieu de dévotion abrite la maison des nats. La cérémonie du Shinbyu, qui marquait anciennement le passage à l’âge adulte, comporte un rite de « monstration des nats » et elle était suivie d’une épreuve de tatouage « social » pour le jeune homme. Une seconde phase de tatouage, magique et individuel, se déroulait quelques années plus tard. Aujourd’hui, si le Shinbyu mixte encore bouddhisme et folklore animiste, il a lieu avec de jeunes garçons et ne se lie plus à aucun rite de tatouage. 

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L’iconographie, elle, est identique : démons, nats, animaux mythiques (ex : kinnara, mi-humain mi-oiseau), chiffres magiques, chats pour l’habileté, symboles bouddhistes etc. Les Birmans poussaient ces croyances jusqu’à porter des sous-chemises figurant ces mêmes représentations. 
La spiritualité anismiste et le pouvoir magique des charmes et tatouages font partie d’une mystique si profondément ancrée dans la société birmane que le XXIème siècle n’en a pas encore totalement triomphés. Un nat y veille.
© Ethnikan

Article qui provient du site Ethnikan:

http://www.ethnikan.com/produits.php?idcat=21

 

 

dimanche 7 octobre 2012

Le chamanisme sibérien.

Cet article a été publié sur wikipédia par mes soins le 26/08/2013

La culture est universelle à l'homme. Les croyances aussi. De part le monde, elles sont multiples, uniques et complexes. Les pratiques courantes et banales chez les uns seront barbares, incroyables, mystérieuses ou mystiques pour les autres. L'une d'elle intrigue depuis quelques années les occidentaux, celle du chamanisme sibérien, une des plus vieilles formes de spiritualité de l'Homme.

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(http://agoras.typepad.fr/regard_eloigne/2007/01/voyageurs_du_ch_1.html)

Il est difficile de retracer et d'étudier l'histoire et la pratique de cette forme de chamanisme. Un des raisons à cela est la politique menée pendant la période pré-stalinienne et sous le Stalinisme, qui a engendré l'exécution ou l'internement systématique des chamans et chamanes de l'ex-URSS. Pendant 70 ans la pratique chamanique a été interdite, et bien que la transmission orale ait été importante et que quelques peuples isolés n'ont pas été touchés par ces mesures, un grand nombre de pratiques et de savoirs ont disparu.

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(http://agoras.typepad.fr/regard_eloigne/2007/01/voyageurs_du_ch_1.html)

L'exode rural est aussi un facteur qui engendre la perte de ses connaissances. Reste les écrits anthropologiques et ethnologiques, mais ceux-ci ne sont pas toujours neutres, les approches datant d'avant les années 30 étant souvent ethnocentriques. Il faut donc faire un tri objectif dans les informations.

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(http://www.artevod.com/arts_du_mythe_manteau_de_siberie)

Il est aussi possible de trouver des informations dans des cultures proches, comme les cultures inuites ou amérindiens mais le problème et de différencier les cultes communs des cultes particuliers et propres à chacune des cultures.

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(http://www.stage-chamanisme.com/tsaatan.html)

On ne choisit pas de devenir chaman, on est appelé à le devenir par les esprits. Ceux-ci se manifestent sous des formes animales. Bien que nombreuses formations soient proposées en Occident, on ne sait que peu de choses de la formation de l'inspirant chaman. Le rôle du chaman d'un point social est de maintenir la cohésion du groupe, il est le sage, le médecin et le sorcier mais n'a pas de pouvoir décisionnel, il n'est que le conseillé. Il n'y a aucune différenciation entre chamane et chaman, même si ce rôle revient le plus souvent aux femmes.

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(http://www.stage-chamanisme.com/tsaatan.html)

Le chamanisme sibérien a pour philosophie de considérer toute chose comme élément d'un grand tout. Hommes, animaux, esprits, montagnes, rochers et plantes sont égaux.

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(http://www.stage-chamanisme.com/tsaatan.html)

Le rôle du sage:

Il est le garant du savoir du groupe et de son histoire. Il connaît les épopées, les joies et les peines de celui-ci. Il est le symbole de la transmission mais aussi de la préservation.

Le rôle de l'homme médecin:

Guérisseur, il soigne les blessures petites ou grandes. Pour cela il utilise des plantes médicinales, des préparations, des onguents, des incantations, des prières et de l'encen. La musique et les chants joues un rôle important, ils appelent les esprits à aider le malade à guérir. Différents totems sont appelés pour le bon rétablissement.

Le rôle du sorcier:

Le soricer à plusieurs fonctions:

       Le médecin de l'âme: il en appel aux esprit pour lever une malédiction.

       Le devin: il voyage dans l'astral pour connaître le devenir de son peuple et du monde.

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(http://www.stage-chamanisme.com/tsaatan.html)

Pour cela le ou la chaman(e) va devoir entamer un voyage initiatique.

Cela ne peut sa produire sans plusieurs éléments essentiels: les objets rituels, la danse, la musique, les chants, la foule.

Paré des ses habits de rituels et parfois d'une coiffe, d'un masque ou d'un maquillage élaboré, le chaman va commencer au rythme de son tambour à dancer en appelant son totem protecteur. La trance n'est pas obligatoire, elle peut survenir au bout de plusieurs heures, tout de suite ou pas du tout. Quand elel survient, la foule encourage le chaman par deschants et des tapements de main. Celui-ci va commencer à raconter son périple dans l'autre monde, sa lutte contre les esprits maléfiques, sa rencontres avec les bons esprits qui vont lui donner les réponses aux questions qu'il leur a posé ou accorder un droit, lever une malédiction. Il va revenir de son voyage épuisé.

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(http://www.parismatch.com/Actu-Match/Environnement/Actu/Siberie-changement-climatique-rechauffement-144555/)

Il y a encore beaucoup d'apects du chamanisme sibérien à raconter.


5000 ème visiteurs.

5000! ça avance à bon pas. Nous voilà au 5000 éme visiteur.

Que du bonheur.

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samedi 6 octobre 2012

Invasion mycologique.

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Inspection plus poussée que celle d'hier soir (ici). Sous le soleil levant on remarque plus vite les petites choses de la naure :)

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Les drôles de lactaires n'ont pas bougé. A la lumière on voir qu'ils sont légèrement orangés. Je l'ai déjà rencontré dans le jardin, en nombre moindre (ici)

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Ils ne vont pas sans rappeler la forme des vachotes. Il est amusant de voir comme le lait blanc perle des lamelles.

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Les armillaire couleur de miel que l'on retrouve plus bas.

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Voilà une amanite, l'amanite safran, qui est toxique. Une limace a prit soin de ronger le pied pendant la nuit pour la faire tomber et ainsi se régaler de ses lamelles.

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Les champignons de bois du vieux tronc du pommier ont perdu leur couleur d'antant (ici).

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Le carabe chagriné est une espèce qui devient rare. C'est un redoutable prédateur nocturne qui dévore tout ce qu'il trouve. Madame est un peu plus grosse que monsieur (à droite c'est la femelle seule).

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Observer un accouplement de cette espèce de scarabé est rare, il a généralement lieu la nuit, à l'abris des prédateurs. 

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La lépiote brun-lilas est un champignon qui pousse de la fin de l'été à la mi automne. Il aime les pelouses et les jardins.

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Bien qu'elle soit fort jolies, cette lépiote est très toxique voir mortelle. Pas touche.

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Une petite vessnide de loup c'est instalée au pied d'un pommier.

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Le lichen avancé tombe des arbres, il servira à un oiseau à parer son nid pour l'hiver ou à un rongeur de rendre son terrier plus confortable (à gauche). L'hypoxylon en forme de fraise envahit les vieux troncs coupés. Brun rosé, avec une multitude de petites aspérité, il est vrai qu'il ressemble étonnamment bien à une fraise.

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Deux autres petits inconnus, aux couleurs bien sympathiques.

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Camouflage presque parfait.

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Discrétion de la nature: pour ce petit champignon qui se fond avec la couleur du sol et ces mini-feuilles de mousse sur ce galet, la discrétion est de mise.

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Les plantes se préparent à un long sommeil, la mousse (à gauche) à bien poussée et les feuilles de primevères sont encore vertes.

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Le nid des pics épeiche a récemment été agrémenté de végétation pour se trouver plus confortable.

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Voici le cortinaire couleur de roucou. Bien qu'il ait une jolie couleur, ce champignon a une odeur de moisi et surtout, il est mortelle. Prudence.

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Massacre dans les noisetiers, un oiseau aux plumes noires, blanches et jeunes a été croqué (peut être un chardonneret).

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Il y en a de partoutù

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La vigne sauvage perd ses feuilles (à gauche), pendant ce temps, le "petit" bouillon blanc (qui se différencie à celui qui a une unique tige florale très grande et très large) commence à fleurir.

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Églantiers (photo gauche) et les lianes (photo droite) donnent leurs beaux fruits rouges. Attention si ceux de ces premiers sont comestibles (et délicieux en confitures), ceux des deuxièmes sont toxiques.

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L'herbe est bien verte, vaches et chevaux profitent des derniers rayons.

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Il reste des lépiotes, miam miam. Ici trois jolis spécimens parfaits pour mon assiette.

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Ne jamais ramasser des lépiottes moins de 10 cm. Ici les columelles sont reconnaissables à leur nez de chat, cette petite marque marron au milieu de leur chapeau et qui forme un mamelon.

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Bien qu'elles aient un petit anneau (qui se forme quand le chapeau se déploit), elles ne font pas partie de la famille des amanites.

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Ha les voilà donc,les coprins chevelus, appelés noirs d'encres.

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Ce nom vient du fait qu'en vieillissants, leurs lamelles noircissent, coulent comme de l'encre et forme sur le sol (photo à gauche) une traînée noir de la forme du chapeau: ronde.e

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C'est aussi en vieillissant que le chapeau se réduit, comme si il s'enroulait sur lui même (gauche). A droite une limace s'attaque à un jeune sujet sain, après avoir rongée le pied, elle s'attaque au chapeau (droite).

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Il faut impérativement consommer les jeunes spécimens et dans les 2 à 3h qui suivent la cueillettes

, sinon ils noircissent  et ne sont plus bons à manger.

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Les jeunes orties envahissent les coins où les plantes d'été végétent dans le sols. Ils sont excellents en soupe.

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Il y a quelques fleurs de jardin comme les astéracées et la lavande qui le parfum.

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Petit escargot deviendra grand. C'est un des plus beaux de chez nous.

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Est sous le jeune sapin, des lactaires délicieux.

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Toute une petites famille a élu domicile ici. Il est toujours surprenant de voir le lait orange s'en écouler quand on le coupe.

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Encore quelques inconnus, bien que très particuliers, ce qui devrait m'aider à vite les identifier.

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Alors, il est pas beau mon panier?

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Les russules de sardoine, découverts hier (ici) ont grossi.

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Quelques tous petits petits champignons.

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La douce marjolaine fleurit.

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Autres champignons mystérieux et colorés, à ne pas confondre avec nos faux mousserons. 

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Un petit corpin (espèce non définit) qui pousse en solitaire au milieu de l'herbe.

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Et dans les feuilles de châtaigniers , encore des champignons, inconnus, au pied blanc et au chapeau fauve.

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Et pour rester dans le thème, les premières châtaignes sont là, prêtes à se faire dorer au feu de bois (comme demain).

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Le polypore cilié est un champignon à tube qui pousse en groupe de quelques individus. On le trouve habituellement au printemps mais parfois il peut pousser en automne quand le temps devient plus clément.

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Son pied est noir et dur, son chapeau orange et marron foncé en son milieu, ses pores crèmes. C'est un champignon non comestible que l'on peut confondre avec le polypore d'hiver.

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L'armillaire couleur miel peut se manger jeune, à condition de ne prendre que le chapeau et de bien le blanchir.

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Il n'a pas vraiment de goût, voir pas du tout alors mieux vaut le laisser et plutôt admirer les immenses colonies qu'il forme (jusqu'à plusieurs mètres). Il aime pousser sur les vieilles souches pourries.

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L'armillaire sans anneau est proche de l'armillaire couleur de miel. 

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Plutôt rare, il pousse en colonies importante. Juvénile c'est un très bon comestible mais il se conserve très peu de temps.

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Le panéole coprophile pousse en groupe de quelques individus. Il est courant sur les passages d'animaux, surtout sur celui des cheveaux. Il est concidéré comme toxique. 

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C'est temps de rammasser les pommes!

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Et les poires, scoubidou-bidou-bidou ouaaaaaa!

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Le jardin devient un vrai garde-manger.

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Le persil a résisté au froid, mais il est trop tard pour les tomates.

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Sur la menthe s'est invité une mouche scorpion. Ici c'est une femelle car son abdomen ne ressemble pas à celui du mâle qui est en forme de que de scorpion (comme ici), ce qui explique son nom.

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qu'il est bon de récolter framboises et noix. Il y a là de quoi s'assurer des belles préparations pâtissières.

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Et puis il y a les éternelles curieuses du champs voisin, les jeunes charolaises.

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Autre plantes à ramasser, sécher et conditionner en cette période, la mélisse officinale appelée citronnelle (à gauche) et le laurier sauce (à droite).

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Le ganoderme d'Europe se porte très bien, il couvre de spores les feuilles (comme à droite) et même les animaux comme cet escargot (à gauche).

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Tout devient couleur rouille.

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Il est aussi temps d'ajouter cônes et noisettes au panier.

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Les roseiers donnent leursdernoères fleurs avant le gel, et la vigne vierge ses premiers fruit. Bientôt ses feuilles deviendront rouges et finiront par tomber.

Bref, si on prend le temps de regarder, le jardin peut devenir une vaste forêt.

 

vendredi 5 octobre 2012

Passage éphémère dans le jardin.

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Passage éphémère dans le jardin, où en deux semaines seulement un nombre incroyable de nouveaux occupants ont fait leur apparition entre les noix, les châtaignes et les noisettes.

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L'ami coprin chevelu est de retour. Il faut le manger très jeune et dans les 2h qui ont suivit maximum.

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Premier inconnu de jour, un petit marron (enfin petit, la taille d'une main tout de même) au chapeau écailleux.

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Trois petits mycènes (eux aussi inconnus) au chapeau blanc légèrement cerclé de noir.

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L'amanite safran n'a pas vraiment de goût et pourrait apparemment causer des troubles digestifs, mieux vaux s'en préserver. 

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Celui-ci est magnifique, son chapeau est jaune vif, son pied blanc puis crème-orangé. C'est l'amillaria mellea, l'armillaire couleur de miel. Toxique, on peut tout de même le consommer très jeune. On mange uniquement le chapeau une fois blanchit.

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Le daldinias concentrique sur un tronc mort dans le haut du parc à fait des petits!

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Deux autres petits champignons inconnus, fort jolies et délicats. Va falloir que j'identifie tout ce joyeux petit monde.

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Toujours mes lactaires inconnus, de couleur crème et donnant un lait blanc (la plus part des champignons qui libèrent un suc font partis de cette famille).

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Vu sous le chapeau, on voit le lait perler sur les lamelles.

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Encore un inconnu, celui là pousse en familles bien garnies.

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Ici peut de doute possible, couleur violine marquée, pied coloré et lamelles blanche; c'est le russule de sardoine, un champignon non comestible car très acre. 

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Quelques individus poussent sous un des sapins, un de ses arbres fétiches.

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Ah nos mousserons, enfin faux, enfin de leur vrai nom marasmes des oreades, il suffit de se pencher près du potager pour les ramasser, bien que ceux-ci soient un poil vieux.

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A ne pas confondre avec ces petits champignons inconnus, au pied marron et aux larges lamelles irrégulières violines.

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Et à côté de tout ce beau monde, les délicieux sanguin. A croire qu'il ne sera plus nécessaire d'aller en forêt.... non, il ne faut pas abuser tout de même.

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Le potager lui aussi est en fête, les choux ont prit du poil de la bête.

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La menthe finit de fleurir et donne à nouveau des sommités bien fraîches et bien vertes qui finiront comme infusion du soir. Les tomates cerises font grises mine, bientôt il n'en restera plus une sur les pieds qu'il faudra abriter du froid.

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Et la courge? et bien la courge (pas moi, celle là), se porte fort bien, elle prend son temps pour grossir mais a déjà revêtu sa belle couleur orange.

 

Je n'ai vu que peu de choses dans le jardin, la nuit tombait que je suis arrivée mais demain matin, c'est inspection générale pour tout le monde.

mercredi 3 octobre 2012

Le ficaire.

 


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Le ficaire:

 

nom: ficaire, ficaire fausse-renoncule, ranunculus ficaria en latin, herbe aux hémorroïdes, éclairette, herbe au fic, renoncule ficaire, gatassa, bouton d'or à tort, petite éclaire, petite chélidoine, grenouillette, épinard des bûcherons, Louis d'or, pot au beurre. Le nom ficaire vient du mot « ficus »: la figue car ses racines sont en formes de petites figues.

 

classification: plante herbacée du super-règne des chlorobiontes de la famille des ranunculaceae. C'est une espèce très commune. Il existe trois sous espèces ayant les mêmes propriétés,

 

habitat: les sous-bois, les prairies, les lisières, les forêts, les bords de ruisseaux, les endroits humides et les talus. On le trouve en Europe, en particulier en Europe Méridionale. Il est abondant sous les caducifoliers (les arbres caducs) et les sols argileux. Elle est présente dans toute la France et peu pousser jusqu'à 1600m.

 

description: plante vivace, petite de 10 à 20 cm avec des tiges couchées, aux feuilles luisantes, vertes, sombres, alternes et cordiformes (en forme de cœur) et aux fleurs jaunes vif, brillantes ayant 8 à 12 pétales allongés. Par temps couvert les fleurs se refermes. Bien que le ficaire produit des fruits (akènes poilus), ils lui sont peu utiles car il se reproduit de manière végétative par ses bulbilles (bulbes aériens) et ses tubercules. Il fleurit de mars à mai. Il pousse en touffes groupées. Elle a souvent le statu de mauvaises herbes.

 

propriétés et utilisations: les racines et bulbilles contiennent un clamant puissant. On les ramasse en décembre et on les sèche pendant quelques jours puis ont les presse très fort pour récupérer la sève (environ 1 à 2cl). On mélange celle-ci à du saindoux (1 à 2 cuillère à café) que l'on fait chauffer à feu doux puis on laisse durcir (recette d'Yves Rocher). Le ficaire est analgésique, anti-inflammatoire, décongestionnant et diurétique. Autrefois on utilisait ses feuilles pour lutter contre le scorbut car elles ont une grande teneur en vitamine C mais de façon modérée à cause de leur toxicité. Cette plante contient de la saponine et comme l'indique un de ses noms lutte contre les hémorroïdes mais soulage aussi les jambes lourdes. C'est aussi un bon remède contre les verrues des bovins. C'est avec la « médecine des signatures » que la plante a été associée au soin des hémorroïdes car les tubercules en évoquaient la forme mais de récentes analyses scientifiques atteste de son efficacité car elle contient des hétérosides, c'est à dire des molécules du type saponosides et ayant des propriétés de vasocontriction, une réduction du calibre des vaisseaux. Aujourd'hui encore les groupes pharmaceutiques l'utilisent dans leurs préparations (pommades, onguents ou suppositoires).

 

histoire: on le plantait dans les parcs, autour des manoirs et dans les presbytères ce qui a fait de lui le symbole de la richesse et des classes supérieures.

 

toxicité: ses bulbes crus sont toxiques tout comme l'ensemble de la plante, en particulier pour les animaux herbivores. Elle peut donc être irritante voir rubéfiante (appliquée sur la peau elle peut par ces irritations provoquer des rougeurs). Il ne faut pas les confondre avec la populage des marais, le bouton d'or, anémone hépatique.

 

cuisine: les jeunes feuilles et inflorescences ont un goût de noisette et entraient dans le passé dans la composition de salades, elles doivent être consommées très jeunes, très fraîches et de préférence avant la floraison, quand elles non pas encore fabriqué et stocké la proto-anémoine, l'alcaloïde qui les rend âcres et toxiques.

Déméter.

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Déméter est la désse de la terre cultivée, de la fécondité et des récoltes.