dimanche 5 août 2012

Sortie en forêt 6.

La promenade du col des mille martyrs est très plaisante à faire et permet de présenter la nature aux plus jeunes de façon ludique.
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Voici le petit texte explicatif sur le col présenté au pied d'une des nombreuses croix qui bordent le chemin:

"Le lundi de Pentecôte, on se rendait à pied de Miribel au Pont de Beauvoisin auprès de la relique des dix mille martyrs. Ce trajet jusqu'à l'église des Carmes se faisait en priant et en chantant pour la protection des récoltes. L'évêque de Grenoble finit par interdire en 1658 cette procession, pratiquée par d'autres communautés de Valdaine, pour cause de débordements et de contrebande. Suite à une supplique écrite du curé et des habitants de Miribel, une procession de substitution fut autorisée jusqu'à la limite de leur mandement où serait installé un oratoire pour dire la sainte messe le jour de la fête des martyrs. Faute de moyens, l'oratoire fut remplacé par une croix plusieurs fois reconstruite qui figure sur la carte de Bourcet de 1754. Le bois environnant est désigné sous le nom de "Mirmatu" par la carte de Cassini (déformation probable de 1000 martyrs). on y faisait jusqu'en 1914 une procession le dimanche qui suit le 22 juin.

Les Milles Martyrs

Ces 10 000 martyrs devenus 1000 n'étaient pas des victimes des Sarrasins ni des bandes du seigneurs des Adrets. Survivants d'une armée romaine conduite par le tribun Accace, ils avaient embrassé le christianisme. Ils furent crucifiés sur le Mont Ararat vers l'an 120 sous le règne de l'empereur Hadrien. Une autre version indique que le roi Sapor de Perse fit crucifier 10 000 soldats chrétiens commandés par St Accace. Leurs reliques rapportées de la croisade en 1492 pas Jacques de Clermont furent conservées dans un reliquaire de vermeil en l'église des Carmes de Pont de Beauvoisin (Savoie). Elles furent détruites à la révolution. Ces reliques étaient aussi vénérées à Rome, Bologne, Avignon, etc... Leur véritable histoire confine à la légende."

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Les pelotes de rejection sont un bon moyen d'expliquer aux enfant
le régime alimentaire des chouettes, des hiboux et des ducs.

Ce sont en effet ces oiseaux qui les régurgitent. Il s'agit des poils, plumes, becs et os des proies qu'ils avalent entières et qu'ils ne peuvent digérer. Ils recrachent ces parties qu'ils ne digèrent pas sous forme de "pelotes" sèches. Avec un bâton, on peut facilement les ouvrir pour voir quel a été le repas de l'oiseau. Tout est expliqué ICI.

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Petite initiation aux champignons de nos forêts, entre les bons
(comme ces russules charbonières à droite) ou les mauvais (ce bolet satan à gauche).

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Et les très bon comme avec les rares chanterelles que nous avons trouvé,
la forêt étant extrêmement sèche pour permettre l'abondance des champignons.

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Un jonc torsadé autour de l'anuaire, deux-trois fleurs et feuilles glissées à l'intérieur, et on obtient
une bague sauvage et éphémère. Attention à ne pas cueillir les plantes protégées pour l'orner.

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Identification des plantes comestibles avec la bardane commune
à gauche et les framboisiers sauvages à droite.

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Les indices du passage des animaux sont nombreux. Poils, traces, crottes et cris sont d'une aide précieuse. Ici on peut détecter la présence du chevreuil avec les troncs des jeunes noisetiers qu'ils ont effrités (à gauche), ou celle du blaireau avec cette trace, avec les griffes bien visibles, qu'il a laissé dans la boue (à droite).

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Sur les branches des chênes, poussent ces étranges petits cônes. Il s'agît d'une gale, c'est à dire que la larve d'un guêpe (Andricus foecundatrix) qui a été pondue dans l'écorce de l'arbre va faire dégénérer celle-ci qui va former une excroissance dont l'insecte va se nourrir pour atteindre le stade adulte d'imago.

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Et pour terminer cet article, une habituée des nos forêt, la grenouille agile, à ne pas confondre avec la rainette qui peut être marron ou brune aussi. Édite : je viens commenter cet article 4 et demi après sa première rédaction. Que de parcours fait depuis. Pour rappel il ne faut jamais attraper les amphibiens et si cela dois se faire, toujours avec les mains bien humides pour ne pas retirer le mucus qui protège leur peau très fragile et délicate.


vendredi 3 août 2012

Sortie en montagne 4

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Visite de l'Aiguillon, qui culmine à 2095 mètres d'altitude, avec un départ du circuit à 1800 mètres, soit 300 mètres de dénivelé. Les fleurs de l'article précédant sur la montagne étaient majoritairement présentes, je ne les ai pas ajoutées pour éviter de me retrouver avec un article trop grand et trop redondant.

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Au pied de l'aiguillon, une belle surprise m'attend. Le sentier pédestre est entouré de dizaines de plants
du rare lys martagon. Bien que beaucoup soient en graines, un grand nombre fleurissent encore.

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Le vératre vert, à ne surtout pas confondre avec la gentiane jaune quand ils ne sont pas en fleurs
(les feuilles du vératre sont alternes alors que celle de la gentiane se font face à face), commence à faner. 

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Deux classiques de nos montagnes, l'arnica montana (protégée en Chartreuse), et la laitue vivace.

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Voilà une espéce de chardon que je n'ai pu identifier. Je l'ai d'abord s pris pour un chardon
Marie appelé chardon Notre-Dame mais il ne semble pas faire parti de cette espèce.

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L'achillée mille feuilles est d'un très jolie rose. À droite la vipérine pustuleuse (?).

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La gentiane croisette est courante l'été. C'est une jolie plante à fleurs bleues qui traditionellement
posséde quatre pétales, mais lors de ma sortie j'ai pu en observer avec 5, 6 voir même 12 pétales !

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Les gentianes jaunes, au pied de la rando de l'Aiguillon, ont fané mais
pour celles qui poussent un peu plus haut, c'est une explosion de fleurs.

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La cardabelle est une jolie fleur piquante que l'on accroche sèche sur les portes
des maisons pour prédire le temps en fonction de la forme que prend
la plante. Cependant elle est par endroits protégées, pas touche !

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 Il y a aussi beaucoup de papillons et d'insectes qui sont faciles à observer le long du
chemin, de même que ces belles et rares edelweiss qui poussent au bord du sentier.

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Autre plante remarquable, l'oeillet sauvage.Une partie des oeillets
sont protégés en France, hormis ceux d'élévage et indigènes.

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Autre rencontre avec ce troupeau de génisses et de veaux, qui
pas farouches pour un sous, paissent dans le sentier de randonnée.

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À gauche, un papillon appelé petite tortue (Aglais urticae),
 droite un papillon de la famille Lycaenidae que jen 'ai pu identifier.

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La Mélitée du Mélampyre ou le Damier Athalie est un joli
papillon aux motifs en damiers. Il est protégé en Île de France.

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La gentiane champêtre peut être rose ou violette comme ici.
On l'a rencontre à l'étage subalpin et alpin.

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En fin de parcours, les promeneurs surplombent le lac du Pontet où certains
courageux osent tremper les pieds dans l'eau. Encore une jolie balade en vue.

lundi 23 juillet 2012

L'alliaire officinale.

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L'alliaire officinale:

noms: l'alliaria petiolata en latin, crucifère en raison de ses fleurs, alliaria officinalis, alliaire, sisymbre alliaire, herbe à l'ail, herbe aux aulx, Julienne alliaire, Velar alliaire. Le terme alliaire vient du latin « allium » qui signifie « ail ». Le terme « petiolara » fait référence au long pétiole des feuilles du bas.

classification: proche du chou, il fait partie des brassicacées.

habitat: présente sur toute la France mais aussi en Europe (sauf les régions méditerranéennes), en Asie occidentale jusqu'en Inde. Elle est commune dans les campagnes, en particulier dans les lisières de bois et les haies (on dit donc qu'elle est rudérale). Elle pousse un peu en dessous de 1000m.

description: ses fleurs blanches ont 4 pétales en croix, d'où son surnom de « crucifère ». Ses feuilles une fois froissées dégagent un parfum d'ail qui n'est pas agressif. Elle se reproduit pas germination, à raison de 150 à 850 graines, noires, par plants disséminés en juin, qui dorment 20 mois et qui peuvent demeurer dans le sol pendant 5 ans. C'est une plante annuelle. Jeune, elle pousse au ras du sol puis la tige atteint 40 à 100 cm. À son sommet se forme des grappes de fleurs qui fécondées donnent des capsules nommées siliques. Fin juin la plante se dessèche complétement. Les feuilles sont glabres, larges, pétiolées et en forme de coeur. Elle fleurit de mars à juin.

confusion: avec les dentelaires (Dentaria sp.), l'osmorhize de Clayton (Osmorhiza claytonii) et la saxifrage (Saxifraga virginica).

culture: très facile de culture dans le jardin, il devient très vite envahissant, il vaut mieux couper les fleurs pour ne pas laisser les graines se rependre de partout. La plupart du temps il est jugé comme de la mauvaise herbe. Les vaches qui s'en nourrissent produisent un lait avec un très léger goût d'ail.

lutte: il concurrence les plantes sauvages qui fleurissent au printemps en s'appropriant les nutriments, l'eau et la lumière. Introduite au Canada et aux U.S.A. il cause beaucoup de dégâts.

histoire: déjà en 1699 l'alliaire était connue, surtout par les propriétaires terriens, qui se plaignaient de ses capacités envahissantes. 

propriétés médicinales et utilisation: cette plante est très riche en vitamine C. Elle est diurétique, antiseptique, stimulante, expectorante, détersive. De plus elle est employée pour fortifier les gencives, soigner l'eczéma et les plaies mineures mais aussi contre la bronchite et l'asthme. Elle permet la guérison des problèmes cutanés lents à guérir, les rhumatismes et la goutte.

cuisine: il faut récolter les feuilles du sommet et éviter celles qui sont basses car filandreuses, particulièrement après la floraison. On le consomme la plupart du temps cru car cuit il devient amer et perd une partie de son goût d'ail. Les jeunes pousses, feuilles et fleurs crues sont mêlées aux salades, sauces et sandwiches. Elles peuvent aromatiser le beurre et le vinaigre dans le quel on les laisse macérer 10 jours avant de filtrer ou, servir de pistou. Les graines servent de substitut à la moutarde noire.

Condiment, moutarde aux graines d'alliaire

  • 60 g de graines d'alliaire officinale

  • 50 ml de vinaigre de vin blanc

  • 100 ml d'eau

  • 20 ml d'huile de tournesol

  • 60 g de miel

  • 60 g de farine

  • 2 g de sel de Guérande

  • 25 g de curcuma

Rincez les graines à l'eau froide. Faites-les tremper 8 h dans le vinaigre et l'eau afin de les ramollir. Mixez les graines, l'eau et le vinaigre. Ajoutez petit à petit l'huile de tournesol, le miel, la farine et le sel. Ajoutez le curcuma si vous souhaitez donner une couleur plus jaune à la moutarde. Laissez aérer la moutarde dans un pot en terre à l'air libre pendant 48 h au réfrigérateur.

dimanche 22 juillet 2012

La camomille médicinale.

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La camomille médicinale:

noms: camomille sauvage, camomille vraie, petite camomille, camomille commune ou œil du soleil. On l'appel aussi camomille allemande car elle est très utilisée par les populations des steppes d'Europe centrale. Elle se nome également matricaire camomille ou matricaire tronquée, du fait de son intérêt dans les problèmes menstruels (matricaria recutita en latin).

classification: c'est une plante herbacée de la famille des astéracées.

habitat: on la trouve dans toute la France hormis dans les Alpes Maritimes, les Pyrénées Orientales, le Territoire de Belfort, la Lozère, la Corrèze, la Haute Vienne, la Creuse et la Charente. On la trouve dans les cultures, les terrains vagues, les lieux habités ou fréquentés par le bétail. Elle est originaire l'est Européen, de l'Orient mais on la trouve dans toutes les régions du monde.

description: c'est une plante annuelle avec une odeur très prononcée, qui mesure environ 60 cm. Sa tige unique est droite, avec des feuilles deux fois divisées en fines lanières très découpées. Elle fleurit de mai à octobre, les capitules ont des fleurs en tubes jaunes et sont entourés de ligules blanches (petit appendice blanc en forme de languette) et de grands pétales blanches. Les fruits sont d'un blanc jaunâtre et très petits (environ 1 mm) et sont surmontés d'une couronne oblique.

confusion possible: il est possible de la confondre avec la marguerite, l'aster, l'anthémis des champs appelée fausse camomille (qui elle aussi a des vertus), la vergerette annuelle ou la pâquerette. Pour éviter les confusions, il faut être attentif aux fleurs, aux feuilles, à la taille et au parfum de la fleur.

histoire: les égyptiens utilisaient la camomille pour soigner la fièvre, les troubles chez les femmes et les courbatures. La légende raconte que Ramsès II aurait été embaumé avec de l'huile essentielle de camomille. Au moyen âge c'est un médicament précieux.

propriétés médicinales: cette plante a beaucoup d'effets, elle est hypnotique et anxiolytique, anti-inflammatoire, anti-phlogistique, spasmolytique, antispasmodique, ulcéroprotecteur, bactéricide, fongicide, carminative, cholérétique et stomachique. Le bisabolol contenu dans la camomille peut augmenter le passage transcutané de certaines drogues. Elle est aussi anti-inflammatoire, et lutte contre les toxines bactériennes. Plusieurs de ses molécules sont synthétisées et entrent dans la composition de médicaments. Son huile essentielle est très efficace. De plus elle permet de réhydrater le corps. Elle peut calmer les courbatures, combattre les douleurs, les maux de tête et de dents. Elle est efficace conte les malaises. On a identifié plus de 120 substances dans cette huile essentielle.

utilisation: les fleurs (jaunes et blanches) sont utilisées pour la fabrication d'infusions toniques, digestives et sédatives. Elles traitent également les inflammations et les ulcères gastriques, les gastrites, les colopathies spasmodiques (pathologies de l'intestin), régulent l'acidité gastrique, les entérites, les crampes, les ballonnements, les troubles de la menstruation, du sommeil, l'anxiété et les dépressions nerveuses légères. L'huile essentielle de camomille, d'un joli bleu, est utilisée pour calmer. Pour réaliser une tisane de camomille, infuser pendant 10 minutes une cuillère de fleurs dans 150ml d'eau bouillante puis filtrer. C'est la tisane la plus consommée dans le monde avec la menthe, le tilleul et la verveine. En usage externe, on la place en cataplasme pour les douleurs musculaires et les infections des yeux et les conjonctivites. On peut aussi utiliser la décoction de camomille blondit les cheveux ou les solutions liquides de camomilles en bain de siège pour les hémorroïdes.

cuisine: il existe plusieurs recettes qui sont composées de camomille comme le canard à la camomille, le saumon poché au thé vert, les zestes de pamplemousse à la camomille, sauce vierge à la camomille et bien d'autres. Son goût est très aromatique.

samedi 21 juillet 2012

Sortie en forêt (5).

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Petite sortie dans le bois pleine de surprises notamment grâce cette rencontre avec une jolie grenouille agile.

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Les russules émétiques apprécient les fortes chaleurs de ces derniers jours.

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Bien qu'encore très présents, les lactaires poivrés se font doucement remplacer par un petit nouveau,
le lactaire à lait abondant appelé aussi vachotte. C'est lui aussi un médiocre comestible .

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Les néotties nid-d'oiseau sont toujours en fleurs, bien qu'une partie donnent déjà des graines.
On peut les retrouver ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/07/12/24689193.html
et ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/06/26/24581697.html

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Les chanterelles sont au rendez-vous, par forcément en masse ... mais là tout de même.

*bave*

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On peut rajouter trois beaux cèpes d'été à notre tableau de chasse.

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À gauche le bolet pomme de pin. C'est un médiocre comestible, jugé comme souvent
non consommables. Il est préférable des l'admirer, d'autant plus qu'il est rare.

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Les lactaires poivrés sont en manque d'eau avec les fortes chaleurs de ces jours.

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Autre découverte, quelques plumes d'une buse et une belle cabane cachée dans les bois.

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Autre champi' incontournable, l'amanite rougissante.

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Un groupe de champignons violets inconnus, amassé sur un tronc tombé.

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Le russule olive est un piètre comestible, à la saveur douceâtre.

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À gauche un russule du fiel, qui malgrès sa bonne odeur est non comestible au contraire
du russule charbonnière à droite qui est un bon comestible, en particulier jeune.

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Les collybies à pied en fuseau font grise mine.

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Il reste également quelques satyres puants, appelés aussi "morilles du diable".

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Bref, une chouette cueillette avec de beaux spécimens.


mardi 17 juillet 2012

Sortie en montagne (3).

Petit tour au lac du Pontet. La neige a fondu et laisse place aux fleurs et aux touristes.

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Le circuit ne fait pas plus de 20 à 30 min, mais reste plein de surprises.

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La campanule fausse raiponce est une fleur vivace qui fleurit de juillet à septembre.
Elle peut mesurer 20 à 90 cm de haut. Elle est très commune.

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À droite un papillon zygène, il en existe 27 espèces en France.
Il peut s'agir ici d'un Zygaena carniolica modesta.

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Aux abords du lac, une petite prairie de cynoglosse officinale c'est installée.
Cette plante appelée langue de chien est utilisée pour les cataplasme. 

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Elle est toxique en usage interne et réputée pour avoir
tuée des chevaux et des bovins au Canada.

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L'aster des montagne est une jolie fleur violette au coeur jaune orangé.

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À gauche un plant de valériane. Cette plante est connue pour ses propriétés médicinales, pour la fabrication de teinture mais aussi pour sa forte odeur parfois associée à celle de l'amoniaque que dégage l'urine. À droite de l'épilobe à feuilles larges. On peut boire la racine en tisane ou l'utiliser pour parfumer le vin.

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À gauche, une gesse à larges feuilles. Ce pois vivace offre l'été de magnifiques fleurs rosées. À droite la centranthe à feuilles étroites. Elle est commune dans une grande partie de l'Europe. On l'appelle "lilas rouge".

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La laitue vivace a une saveur douce sans amertume. On peut la récolter de mai à septembre.

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Le Pontet regorge d'orchidées qui forment à certains endroits de véritables tapis.
À gauche le gymnadène à épi dense, à droite l'orchis incarnat.
On peut les trouver ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/06/26/24581697.html

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La nature regorge de gourmandises comestibles. À gauche de l'oseille sauvage, à droite de l'épinard sauvage, appelé aussi chénopode Bon-Henri. Ils se consomment comme leurs cousins cultivées.

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À gauche, de l'ail en boule qui sert à parfumer les plats, et à droite
de la grande berce qui peut être préparée en gratin, en ratatouille ou en confit.

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À gauche le trèfle des prés et à droite le trèfle hybride,
aussi bien sauvage que cultivé pour le fourrage.

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La gentiane jaune est emblématique dans les Alpes. La cueillette de ses racines
est réglementée à 4 racines par an et par personne. Pour en savoir plus c'est par là :
http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/05/11/24235553.html

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Les pieds sont tous en fleurs.

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Le laser à larges feuilles n'est pas à confondre avec la berce. Bien que non toxique,
il n'est pas connu pour sa comestibilité, hormis chez les romains où séché il servait de condiment.

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Il se différencie de la berce de par ses feuilles rondes.

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À gauche une délicate phalangère a feuilles de lys, et à gauche la rare
et protégée edelweiss dont les pétales sont semblables à du coton.

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Autre belle découverte, le rare lys martagon et qui offre des très belles fleurs.

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Il se différencie de son cousin le lys orange de par sa couleur et ses tâches pourpres.

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Deux raiponces hémisphériques, la première à gauche juste avant la floraison,
la deuxième à droite après que les fleurs se soient fanées.

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Les berges du lac sont très marécageuses. À gauche du prêle des champs
et à droite de la linaigrette à feuilles étroites.

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Les grands regroupements de joncs épars forment des abris propices
à l'épanouissement de la friture et des alevins de poissons.

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La luzèrne à gauche, est aussi bien une plante sauvage que cultivable, tout comme le sainfoin montagnard à droite. Cette première l'a détrôné dans les pratiques agricoles pour servir de fourrage au bétail bien que ces dernières années le sainfoin revient en force dans les cultures du sud de la France. On le retrouve là : http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/07/05/24645388.html

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Parmi les espèces animales que j'ai observé figurent la punaise pyjamas, les tarines,
les choucas, les marmottes, les chamois, la grenouille agile, le papillon bleu azuré...

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 ...mais aussi des papillons et des insectes inconnus.

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La joubarde est une plante commune dans les jardins qui pousse aussi à l'état sauvage.

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À gauche de la vesce blanchâtre, à droite l'hippocrépide en toupet.

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L'oxytropis champêtre. C'est une des premières espèces à
disparaître dans les prairies acides soumises au pâturage.

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Les chardons pullulent en montagne, mais pas simple de les identifier, pour ceux-ci je sèche.

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Il y aussi des plantes beaucoup plus communes, comme ces marguerites
à gauche ou ces salsifis sauvages à droite dans les quels loge un pince-oreille.

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Il en est de même avec ce plant d'ambroisie à gauche ou de cette bardane à droite.

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Les rosiers du chien poussent dans les rocailles au milieu des herbes rases.

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Les centaurées sont aussi présentes avec la centaurée
des montagnes à gauche et la centaurée scabieuse à droite.

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lundi 16 juillet 2012

L'histoire des Cours.

Ce texte n'est pas de moi mais provient d'un des panneaux explicatifs du village.

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Les Cours:

Aujourd'hui habité par quelques familles, le hameau était aux siècles passés très peuplé. En 1850, l'école privée accueillait une dizaine d'enfants. Un autre hameau, disparu, le jouxtait à l'Est. Il s'appelait « Les Petits Cours » par opposition à celui des « Grandes », qui a perdu son adjectif en perdant son voisin. Il en reste des traces le long du chemin descendant au Pied du Col. Au début du XIXe siècle, le hameau abritait encore une quarantaine de familles. Il se repeuple depuis peu. Les maisons étaient conçues pour répondre aux contraintes de la vie en montagne. Les hommes et les bêtes logeaient au 1er niveau. On y entrait par une porte commune donnant accès à l'écurie et au logis, souvent séparés par une simple cloison de planches. La chaleur des bêtes était précieuse... Le logis était divisé en deux parties (cuisine et alcôve) par un rideau, un lambris ou encore un meuble-cloison (buffet, armoire). L'été, la famille montait en alpage avec le bétail acheté au printemps et revendu aux foires d'automne (XVe-XIXe). L'étage était consacré au stockage du foin, des céréales, du bois et de la paille. La cave et la « chambre » (resserre), petite construction parfois reliée au logis par un souterrain, venaient compléter l'ensemble.

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La Chapelle Sainte-Brigitte:

Au centre du hameau se trouve une petite chapelle privée, toute simple et pleine de charme, dédiée à sainte Brigitte (1303-1373, mère de sainte Catherine de Suède). La date de sa construction est inconnue. Elle aurait « remplacé » une autre chapelle du même vocable, réputée pour être hantée, et située au lieu-dit « Côte Rouge ». On y devine encore les vestiges de quelques édifices. Des messes y étaient encore célébrées au début du XXe siècle, puis plus occasionnellement. Cet usage s'est arrêté dans les années 1960. Sa désaffection témoigne du dépeuplement qui a frappé la commune de Villar d'Arène dès le début du XVIIIe siècle, divisant le nombre d'habitants par cinq en deux siècles.

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La Chapelle Saint-Antoine:

Face au Bec de l'Homme (3454 m), entourée de petites prairies de fauche, elle est de style roman et porte un clocher campanile marquant la séparation entre nef et chevet (existence attesté en 1672).

On priait saint Antoine contre le mal des ardents, la peste et la lèpre. Lors de sa fête (17 janvier), « on mettait le sel dans une serviette et on disposait des girades (pains de froment en forme de couronne). On enfilait les coins de la serviette dans le trou de la couronne et on faisait comme une fleur. Le prêtre disait la messe et bénissait le tout ». La rareté du froment faisait de ces pains une gourmandise digne d'un repas de fête.

Au début des années 1940, le curé instaura la fête de la Sainte-Anne, le 26 juillet. Elle supplanta bientôt la Saint-Antoine: les conditions sont plus clémentes en été qu'en plein mois de janvier pour se rassembler ici.

1: Entrée commune aux hommes et aux bêtes.

2: Encadrement de porte peint au lait de chaux, seule décoration des façades.

3: Soleilloir (galerie en bois).

4: Écurie accueillant quelques animaux (2 vaches, une mulet, un âne, quelques poules et brebis...) l'hiver.

5: potager, qui assure l'auto-suffisance des riverains.

 

vendredi 13 juillet 2012

Sortie en montagne (2).

Aujourd'hui, grimpette au sommet du petit Charmant Som (prononcer "son"), facile à grimper même avec de jeunes enfants et qui offre une très belle vue sur les vallées et les montagnes alentours.

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Le joli petit sommet culmine à 1500m.

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Les chardons commencent à fleurir. Sur les côtés des chardons à queue nue, au centre un inconnu qui ne va pas tarder à offrir ses fleurs. 

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La belle aster des Alpes.

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Les orchidées sont très nombreuses dans ces alpages. De gauche à droite, l'orchis globuleux, l'orchis vanille et l'orchis moucheron. On peut les retrouve sur cet article: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/06/26/24581697.html

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L'arnica des montagnes est une fleur protégée dans le parc de la chartreuse. Elle est réputée pour ses vertus médicinales qui sont nombreuses. Il est même possible de fumer ses feuilles pour calmer la toux. On la trouve ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/05/09/24221645.html

Attention! les fleurs peuvent provoquer des malaises et les feuilles sont mortelles si on en ingère ne serait-ce qu'une petite poignée!

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Le lis martagon est rare. C'est le symbole des Alpes.

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Il aborde de très belles fleurs roses mouchetées de rouge pourpre. Ses étamines oranges colores les doigts si on ose les toucher.

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Il pousse dans les prairies et les rocailles de haute montagne.

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C'est une plante protégée, il est donc strictement interdit de les cueillir, de les abîmer ou de les piétiner, car ce lis pousse aux abords des chemins de randonnée.

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Il fleurit de juin à août.

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A gauche, le rhinanthe crête-de-coq que l'on peut rencontrer ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/07/12/24689193.html. A droite la renonculée, qui peut provoquer des vomissement si ingestion.

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A gauche le lamier jaune et à droite le leucanthème des Alpes.

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L'orobanche sanglante, est une plante sans chlorophylle qui se nourrit de la sève d'autres plantes comme celle des légumineuses par exemple. On peut aussi la voir ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/07/12/24689193.html.

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A gauche une belle raiponce hémisphérique et à droite une fleur d'eglantier.

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A gauche une scabieuse colombaire et à droite une fleur d'une géranium sauvage de montagne.

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Les gentianes bleues ont fini de fleurir, elles sont désormais fanées et vont donner une multitude de graines.

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Les gentianes jaunes, un des ingrédients de la chartreuse, sont en pleines épanouissement. On peut les retrouver ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/05/11/24235553.html

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De droite à gauche: le serpolais, la sarliette des Alpes et la siliène d'Italie.

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Les pends du petit Charmant Som sont couverts de framboisiers sauvages, sur les quels les sauterelles semblent prendre du bon temps.

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Nous avons pû observer deux types de centaurées, avec à droite le bleuet vivace et à droite la centaurée jacée.

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Les choucas sont des oiseaux ayant un chant très mélodieux.

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Il ne faut pas les confondre avec les corbeaux qui sont eux entièrement noirs. Les choucas sont noirs avec un bec jaune, des pattes oranges et des griffes noires.

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A gauche, une belle et fragile aconit tue-loup et à droite une gesse jaune.

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L'ail de cerf est proche de l'ail des ours, à la différence qu'il pousse en altitude et que sa tête est beaucoup plus fournie en fleurs.

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Il reste encore beaucoup de belles inconnues à identifier. Au cnetre, après recherche, il semblerait que les fleurs en formes de pompons bleus soient des globulaires à feuilles en forme de coeur.

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Bref une bien belle promenade au coeur de la montagne.

Tout à gauche, (numéro 1), la pulsatille des Alpes. Son drôle de plumeau contient les graines. Sa fleur est blanche mais il existe une sous espèce jaune.

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jeudi 12 juillet 2012

Les plantes à fleurs parasites de l'Isère.

Il y a un type de plantes à fleurs que j'affectionne tout particulièrement, ce sont les plantes parasites. Derrière ce nom peu commun ce cache de très belles plantes qui sont de redoutables parasites. Dépourvues de racines traditionnelles, elles se fixent sur une plante hôte et en tirent leur nourriture. Les plantes parasites avec de la chlorophylle sont les hémiparasites, elles sont donc vertes comme le gui par exemple. A l'inverse les plantes qui n'en contiennent pas sont les holoparasites et ne sont pas vertes car ne pratiques pas la photosynthèse.

Pour voir toutes étranges plantes parasites de nos contrées,
c'est par là: http://www.pharmanatur.com/Plantes%20parasites/Liste.htm
et pour en voir de particulièrement jolies et rares c'est ici :
http://monerbier.canalblog.com/archives/plantes_parasites/index.html

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Souvent confondues avec les orchidées ou les digitales, l'orobanche est une fleur plus ou moins commune selon les espèces qui peut faire beaucoup de dégâts dans les cultures. Certaines orobanches attaquent les légumineuses, d'autres uniquement les plantes sauvages. On les trouve dans les champs, les prairies, les bords de talus. Ici il s'agit d'une Orobanche caryophyllacea, appelée également Orobanche à odeur de girofle en raison de son parfum. C'est une espèce protégée.

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Autre espèce de plante parasitaire et fort visible cette année, le monotrope sucepin, qui tire ses nutriments de son hôte le pin alpestre grâce à la symbiose qu'entretient la fleur avec un petit champignon. Là aussi la plante est classée comme protégée. Merci à http://cristaudehaugue.canalblog.com/ de m'avoir indiqué le nom de cette plante que l'on retrouve dans ces articles: 

http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/07/06/24653095.html

http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/06/25/24578521.html

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La neottia nidus-avis, c'est à dire la néottie nid-d'oiseau, est une orchidée de sous bois. Ce n'est pas un parasite à proprement dit mais elle est remarquable dans le fait qu'elle ne contient que très peu de chlorophylle et qu'elle tire sa nourriture et son eau d'une relation en parfaite symbiose avec un champignon qui lui prédigère l'humus. C'est une des rares orchidées, du moins en Europe, à utiliser ce système pour subvenir à ses besoins. Elle est protégée. On peut la voir dans ces articles:

http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/06/26/24581697.html

http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/07/09/24668159.html

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Voici L'orobanche grêle nommée aussi l'orobanche sanglante. Elle prend pour hôte les légumineuses dans les près ou les bois. On la trouve dans presque toute la France. Bien qu'elle ne soit pas protégée, les associations de protection envisagent de lui attribuer ce statut.

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Rhinanthe crête-de-coq, ou rhinanthe velu. Il pousse dans les alpages, sur les sols calcaires et prélève
sa nourriture dans les racines des graminées. Ses graines sont toxiques. Ce n'est pas une plante protégée.

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Le mélmpyre des bois est une très belle plante aux feuilles supérieures violettes et aux fleurs jaunes. Il se nourrit des substances nutritives dans les racines des plantes qui l'entourent. Cette plante très commune n'est pas protégée. En Suède on l'appel « svenska flaggan » (drapeau suédois) car il rappel les couleurs du pays.

 

mardi 10 juillet 2012

Le millième visiteur.

Merci à toi, mon millième visiteur
d'être passé par ici, sur ce tout jeune blog,
dans ta quête de dessins d'hirondelles
et d'être tombé sur cet article:

http://grimoirescarnets.canalblog.com/tag/hirondelle

Je m'autorise à penser que je suis sur
la bonne voie. Youpi ! 

papillon de nuit 2

Posté par Renarde alpine à 18:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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