vendredi 4 mars 2016

Quelques Minutes de Nature en Chartreuse.

Quelques Minutes De Nature est une série de reportages amateurs de 2 à 5 min ayant pour thème la faune, la flore, les espaces naturels, le patrimoine campagnard et tout ce qui touche de près ou de loin à l’environnement. Pour cet épisode, nous voilà partis dans les cascades et torrents de Chartreuse sur la piste du cingle plongeur, de quelques champignons d'hiver annonciateurs de morilles, et des premières fleurs de l'année.


mardi 1 mars 2016

Le parc de Campagne Pastré.

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 Campagne Pastré est un parc arboré qui s'ouvre en de nombreux chemins sur le Parc Naturel des Calanques. Il est issu d'un don de la Comtesse Pastré, célèbre mécène qui pendant la seconde guerre mondiale s'illustrat en protégeant des artistes juifs dans son château situé aujourd'hui au coeur du parc. Malheureusement le lieu pourrait devenir privé ou être rasé pour accueillir des bâtiments publiques mais rien n'est encore joué.

 

Le mimosa d'Hiver (Acacia dealbata).

 C'est une plante qui nous vient d'Australie et qui a été implantée en Europe à la fin du 18e siècle et qui est très populaire en fleuristerie. Elle pousse dans le sud de la France où elle se montre invasive et dangereuse pour la faune et flore locale. Ele fleurit en hiver chez nous mais en été en Australie car les saisons sont inversées d'un hémisphère à l'autre. Son essence est utilisée en parfumerie en grande quantité même si la fleur s'avère fragile.

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La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 Elle se rencontre partout dans les régions du monde où le climat est de type méditerranéen et où le sol est sec voire aride. Le bombyx du pin (Dendrolimus pini) est l'un des prédateurs naturels de cette plante. Toxique, elle était utilisée autrefois comme plante médicinale. Les jeunes pousses peuvent se consommer.

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Le ciste blanche (Cistus albidus).

Appelé aussi ciste cotonneux, cet arbrisseau pousse dans les sols calcaires. Ses feuilles cotonneuses, blanches et veloutées lui ont donné son nom. Il supporte très bien le feu et est l'un des premiers à reboiser les zones ayant subi des incendies. Il a l'avantge de donner des fleurs roses tous les jours entre le moi de mai et de juin.

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Le ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis).

Voilà un autre ciste bien présent en Méditerranée sur les sols calcaires et qui fleurit lui aussi de mai à juin en plein soleil et loin des embruns. Ses feuilles sont étroites, fines et semblent gaufrées. Sa floraison blanche est moins abondante. Il est également utilisé pour reboiser et recoloniser les zones arides sinistrées par le feu. Ses graines sont disséminées par les petits animaux comme les rongeurs ou les oiseaux, on parle alors de zoochorie.

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L'iris d'Algérie (Irsis unguicularis).

 Voilà un bel iris que j'ai pris plaisir à regarder. Bien qu'il semble spontané et ne se plaire que dans les fourrés reculés du parc, il n'est pas originaire de chez nous mais de Grèce, de Syrie ou encore de Tunisie. On le reconnaît à ses pétales lisses et ses feuilles étroites. Odorant, il attire les insectes dès le début sa floraison, c'est à dire à la fin de l'hiver et au début du printemps. Aujourd'hui les cultivars de cette plante fleurissent les jardins.

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Le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

En ce moment on ne peut pas le louper. Typique des garrigues, il est souvent atteint de galles dû à des pucerons ou des acariens. Celles-ci sont odorantes et ont des formes atypiques. C'est de lui que l'on tire le mastic, une gomme parfumée utilisée dans de nombreuses régions du monde en médecine et en soins du corps.

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La Germandrée tomenteuse (Teucrium polium).

 Il existe énormément de sous espèces de cette germandrée aux feuilles blanches qui semblent parfois argentées et aux fleurs jaunes. Parmi les espèces recherchées voir rares on dénombre la germandrée des dunes (Teucrium polium L. subsp. dunense) et la germandrée pourpre (Teucrium polium subsp. purpurascens). Dès juin elle fleurit, et cela jusqu'à août. On la rencontre dans beaucoup de pays européens, maghrébins et du Moyen-Orient.

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L'écureuil roux (Sciurus vulgaris).

En fonction de son milieu, de la période de l'année voire même de son âge, l'écureuil roux a un pelage qui
varie du fauve au gris foncé. Attention à ne pas le confondre avec l'écureuil gris d'Amérique du Nord (Sciurus carolinensis), un cousin invasive qui fait bien du dégât dans les forêts anglaises et du nord de l'Italie.

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Le château de Campagne Pastré.

 C'était un lieu très prisé sous le second Empire (dès 1860) pour ses fêtes grandioses. Il abritait le musée des arts décoratifs, de la faïence et de la mode. Depuis 2012 n'est plus ouvert. Ses collections doivent être transférées au musée du parc Borely. Il faut savoir que la ville de Marseille fût l'un des hauts lieux de la faïence.

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Les arbres de la garrigue.

La plupart d'entre eux sont très résistants au feu. Ils ont aussi la particularité de pouvoir résister aux vents violents, parfois au sel et surtout aux sécheresses. Parmi ces arbres d'exceptions, les plus célèbres sont le chêne vert (Quercus ilex), le pin d'Alep (Pinus halepensis) et l'érable de Montpellier (Acer monspessulanum).

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La coronille glauque (Coronilla glauca).

Cet arbrisseau aux nombreux noms scientifiques fleurit de la fin de l'hiver jusqu'au milieu du printemps. Ses fleurs d'un beau jaune vif sont très parfumées, abondantes et bénéfiques aux abeilles et aux autres insectes car mellifères. Pour la reconnaître rapidement, il faut regarder le feuillage qui se découpe en 5 ou 7 folioles. 

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La bruyère à nombreuses fleurs (Erica multiflora).

Cette bruyère fleurie pendant cinq mois d'affilés, donnant des fleurs roses petites mais abondantes d'août à décembre, ce qui fait de la garrigue un lieu fleurit toute l'année. On la rencontre dans huit départements français bordant ou étant entourés par la Méditerrané. C'est sur les sols pauvres et pierreux qu'on la trouve le plus.

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L'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides).

Un peu surprenant de la rencontrer ici, mais cela vient du fait que les arbres forment par endroit des bosquets de forêt denses, sombres/ombragés au sol humifère et légèrement humide. Elle peut atteindre 90 cm de haut et former de nombreux rameaux. C'est une plante que l'on rencontre sur tout le territoire français.

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La morelle noire (Solanum nigrum).

 C'était une plante très appréciée des amateurs de magie noire, ou du moins, elle était présentée de cette manière dans l'imaginaire collectif du milieu à la fin du Moyen Âge. Elle entrait dans la composition d'onguants. Elle était aussi utilisée comme plante médicinale dans les campagnes malgré sa toxicité importante.

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Voir la mer.

Depuis les hauteurs du parc et le début des circuits qui traversent les Calanques, on peut avoir vue sur la mer. Les différents points de vu permettent d'observer la baie Marseillaise et ses îles dans leur ensemble. On peut ainsi assister au départ des cargos, des bateaux de croisières, des voiliers et des marins pêcheurs.

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Les allées du parc.

Elles sont bordées de pins maritimes (Pinus pinaster). On reconnaît ses arbres à leur port haut, à leur écorce rouge crevassée et à leurs aiguilles regroupées par deux. On rencontre aussi bien d'autres espèces végétales comme des oliviers (Olea europaea), des buis (Buxus sempervirens) ou des chênes (Quercus). On peut également voir beaucoup de canaux avec une faune variée : libellules, poissons, araignées d'eaux et grenouilles.

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La pie bavarde (Pica pica).

Avec les "changements du monde", cet oiseau tend à quitter les campagnes pour s'installer de plus en plus dans les villes. Encore aujourd'hui elle est très piégée et donc tuée malgré le fait qu'il soit établie qu'elle ne fasse pas baisser les populations d'oiseaux qui en seraient victime. Ces piégeages seraient la première cause de régression de cette espèce dans de nombreuses régions. Pourtant elle a un rôle important dans la nature.

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Le mot de la fin.

Voilà le dernier article de cette série sur les parcs marseillais qui bientôt sera complétée par un article sur le Parc de la Tête d'Or. Pour revenir à Campagne Pastré, c'est un endroit agréable qui offre une grande variété de services. Il est ainsi possible de monter à cheval dans le centre équestre qu'il abrite ou de sauter de branche en branche de la parc d'accrobranche qui est installée dans le centre de celui-ci. Bref, c'est un endroit charmant.

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vendredi 26 février 2016

Le Parc Valmer.

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Cette semaine nous continuons notre tour d'horizon des parcs marseillais avec celui de la Grande Corniche : le parc Valmer. Son nom actuel est une contraction de l'ancien et poétique nom qu'il portait : Vague à la mer. En son centre trône une imposante villa. Tout comme le parc, elle appartenait au richissime Charles Gonelle, un négociant qui fît affaire dans les années 1800 autour de Marseille après avoir débarqué de Sologne.  

 

L'asperge ornementale (Asparagus densiflorus Sprengeri).

 Ce sont des plantes un peu frileuses que l'on rencontre depuis les années 80 dans les jardins au Sud, dans les maisons au Nord. Ses tiges couvertes d'un semblant de feuilles et parfois de fleurs blanches ou rosées peuvent atteindre 90 cm à 1 mètre 80. Elle est originaire d'Afrique du Sud ce qui explique qu'elle soit gourmande en eau. La sève, les fruits et la palnte dans son ensemble sont toxiques et même irritants voire dangereux pour la peau.

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Le cotonéastre laiteux (cotoneaster lacteus).

 Ce cotoneaster nous vient des provinces escarpées du sud-ouest de la Chine. Il est peu difficile et s'accomode très bien de tout les types de sols au point de s'être naturalisé dans de nombreux pays d'Amérique et d'Europe et d'être aujourd'hui inscrit par endroit sur la liste noire des exotiques envahissantes (nommées autrefois invasives).

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La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 Cette  espèce méditerranéenne regroupe un grand nombre incalculable de sous-espèces. C'est par le "papa" des schtroumpfs, Pierre Culliford, qu'elle a été popularisée. En effet, elle est la nourriture principale de ces peut être bleues. Dans les faits, elle est toxique et irritante pour nous simples humains mais reste également en médecine populaire une plante médicinale à utiliser avec précaution et a qui on prête de très nombreuses vertus. 

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À la découverte du parc.

 À la belle saison, il est très prisé des couples fraîchement mariés ce qui encombre quelques peu les voies de la Corniche (pour en savoir plus sur celle-ci petit rappel ICI). Il se dessine sur plusieurs plans et permet à la fois d'avoir une vue superbe sur la mer mais aussi, de se trouver par moments dans un cocon de verdure qui isole du bruit et des odeurs de la vilel ce qui est fort agréable. Les palmiers achèvent de lui donner un côté exotique.

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Le chêne vert (Quercus ilex).

 Il est parfois confondu avec le houx car le bord de ses feuilles est denté. Il est typique de la région et donne aux forêts et aux garrigues un aspect dense de par son feuille abondant et persistant. On l'utilise pour reboiser les zones incendiées ou à risque d'incendie car il résiste très bien au feu. Il est aussi l'ami du truficulteur qui l'emploi pour faire pousser la truffe noire (Tuber mealosporum). C'est de ses glands que les porcs Corses se nourrissent.

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La famille des palmiers (Arecaceae) et les monocotylédones.

 Les palmiers sont des herbes géantes et non des arbres comme on le pense souvent. Avec les orchidées, les graminées ou encore les joncs ils partagent  autre un point commun : ils sont monocotylédones, c'est à dire que la toute première pousse qu'ils développent en sortant de terre n'a qu'une seule feuille. À à la liste des monocotylédones on peut ajouter les bananiers, les aulx, les narcisses, les agaves ou encore les jacinthes.

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Le pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

 C'est un petit arbuste du maquis méditerranéen. Sous Pline l'Ancien il était utilisé de mille et unes façons et bien que dans certains cas ses vertus soient reconnues, d'en d'autres il était complètement inefficace contre le mal, notamment pour soigner la dysenterie et les problèmes de couches. Il était apprécié par exemple pour les bains de bouche mais aussi pour fiare tenir les faux cils ou encore pour soigner le rhume et les maux de ventre.

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L'olivier (Olea europaea L. subsp. europaea var. europaea).

C'est l'olivier cultivé, issu de l'olivier sauvage (Olea europaee). On ne compte plus le nombre d'oliviers cultivés issus de l'espèce sauvage et qui aujourd'hui ornent les jardins ou sont disposés en longues rangés dans les champs. On trouve néanmoins encore des arbres sauvages dans la garrigue. Leurs fruits et leur tronc sont plus petits et leurs feuilles plus larges. En moyenne, 104 kilos d'olives sont collectées dans le monde par secondes.

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Les chênes (Quercus).

 On les rencontre dans l'Hémisphère Nord jusqu'à de très hautes latitudes, aussi bien en Asie, en Amérique qu'en Europe. Chez nous, les forêts de chênes sont assez jeunes. En effet les glaciations qu'a connue cette région du monde au cours des derniers millénaires a entraîné des vagues successives de ces arbres du sud vers le nord et inversement. C'est grâce aux pollens fossilisés qu'il est possible de retracer leur parcours sur le territoire.

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Le figuier (Ficus carica).

 C'est le seul figuier européen. Depuis l'antiquité et même bien avant il est cultivé en Méditerranée et en Asie. Il a fait la richesse et la grandeur de nombreuses cités. En effet autrefois ses fruits étaient prisés au même titre que les dattes. Ceux ci se conservent longtemps séchés, sont riches en sucre et en énergie et peuvent se récolter toute l'année. Le figuier a aussi pour avantage de pousser un peu partout et de nécissité que peu de soins.

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L'aristoloche clématite (Aristolochia clematitis).

 Il était courant dans rencontrer dans les jardins de curés. Elle était utilisée pour soigner ce que l'on appel parfois les maux de la vieillesse et bien d'autres troubles encore. Néanmoins c'est une plante très toxique qui entraîne des avortements, des hémorragies, des vomissements, des diarrhées et dans le pire des cas, le coma. Voila traitement qui pouvait se montrer en bien des occasions pire que le mal dont étaient atteints les malades.

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Un cadre idyllique ?

À première vue l'endroit semble splendide, et il l'est. Végétation luxoriante, sentiers calmes, roulis de la mer et chants d'oiseaux ... difficile de demander mieux. Pourtant quand on se penche sur les belles plantes qui y poussent il y a de quoi faire grise mine. Une grande partie de celles-ci sont des invavises appelées également "exotiques envahissantes". Elles mettent en péril les espèces indigènes et contribuent à leur disparition.

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Filaire ? Nerprun ? Mystère.

 J'ai encore du mal avec certaines espèces méditerranéennes, rares ou ornementales. Ici je suis un peu perdue, la plante tient plus de la filaire mais s'en différencie également. Peut être avons nous à faire à une plante venue d'un autre continent comme bien d'autres présentes dans le parc. Attendons la floraison pour savoir.

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La marguerite de Paris (Argyranthemum frutescen).

 Elle porte bien mal son nom car elle nous vient directement des Îles Canaries ! Elles peuvent être jaunes, roses, blanches ou même rouges. Elles résistent très mal aux gelées même si elles supportent un petit -3°C de temps à autre. Elles se plaisent dans les zones proches de la mer, ensoleillées et chaudes. Elle sont peu exigeantes si explique l'explosion de leur vente dans les jardineries et leur abondance dans les espaces publiques.

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L'Anse de la Fausse Monnaie.

L'endroit tient son nom non pas des faux monnayeurs qui y cachaient leur butin mais de son nom latin poétique fausso-mounedo qui signifie "vallon du vent'. C'est qu'autrefois les bateaux marchands mais aussi ceux des pêcheurs venaient s'abriter du vent en cas de fortes tempêtes pour ne pas s'échouer sur les rochers.

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Deux incontournables !

Difficile de se promener en ville sans les croiser. À gauche il s'agît de la très mellifère lobulaire maritime (Lobularia maritima) qui possède un doux parfum sucré de propolis. À on peut voir une délicate morelle noire (Solanum nigrum). Toxique, la belle est dans certaines pays cuisinée. Elle aime les bords de chemins, les éboulis et ne craint pas les zones polluées ou bétonnées. C'est une cousine des pommes de terre et de la belladone. 

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Le mot de la fin.

 J'espère vous avoir donné l'envie de visiter ce parc qui ma foi, est très sympa. Il a l'avantage de présenter de nombreux végétaux typiques de la région, un bel architecture mais aussi d'avoir une aire de jeux pour enfants, ce qui permet à toute la famille de profiter de son cadre dépaysant. La promenade peut par la suite se prolonger par le Corniche Kennedy pour profiter de la mer, des fleurs qui poussent à même la roche et du départ des bateaux. 

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mardi 23 février 2016

Quelques minutes de Nature : Marseille, ville nature.

 Pour tordre un peu le cou aux idées reçus, pour montrer un autre visage de Marseille en hiver et enfin, pour partager avec vous mon quotidien, voici quelques images qui font de cette ville l'une des plus belles de France. Au programme : du bon manger, quelques magnifiques paysages et surtout, une jolie découverte de la mer Méditerranée sans oublier un fabuleux patrimoine historique et architectural. Bonne visite ! 

vendredi 19 février 2016

La flore de la Corniche - Marseille.

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 Certains endroits urbains sont atypiques. La Corniche en fait partie. Cette route longue de 3 km est fixée à la roche et longe la falaise en donnant une superbe vue sur les îles bordant les côtes marseillaises. Son nom complet est la "Corniche du Président John Fitzgerald Kennedy" en mémoire du défunt président américain. Elle relie Marseille au Petit Nice. On peut également y observer une flore riche et foisonnante.

  

La passiflore bleue (Passiflora caerulea).

 Elle n'est pas de chez nous mais originaire du Brésil. Les passiflores sont communes dans les jardins, celle-ci est particulièrement appréciée pour sa rusticité, elle résiste à des -17°C. Ses fruis semblent appétissants mais sont toxiques crus ou verts et bien que comestibles, ils sont peu goûteux et n'ont pas d'intérêts culinaires.

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La jusquiame blanche (Hyoscyamus albus).

 Cette belle solanacée n'est pas aussi commune qu'elle pouvait l'être il y a encore une dizaine d'année. Elle apprécie les friches et les zones abandonnées sur tout le pourtour méditerranéen. C'est une plante extrêmement toxique que l'on utilisait autrefois et (parfois encore aujourd'hui) pour fabriquer le célèbre sérum de vérité.

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Le tabac glauque (nicotiana glauca).

 Celle-ci aussi n'est pas de chez nous. Elle nous vient directement du Mexique. Dans sa région natale il peut atteindre aisément les 8 mètres de haut. D'ordinaire la floraison a lieu entre avril et novembre. Les fleurs sont butinées par les colibris et les papillons ayant une très longue trompe. C'est aussi une solanacée toxique.

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Le phagnalon repoussant (Phagnalon sordidum).

 On le croise ça et là dans les jardinières mais il s'agît bien d'un autochtone. On le trouve dans les départements bordant la mer Méditerranée. Il tient son nom de l'odeur désagréable qu'il dégage et qui le protège des ravageurs. Il faudra attendre mai pour voir les première fleurs discrètes s'ouvrir. La floraison prend fin en juillet.

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La criste marine (Crithmum maritimum).

 C'est une jolie plante de la famille des apiacées. On l'apelle parfois fenouil maritime en raison de son bon goût anisé. Attention toute fois, c'est une plante protégée et sa cueillette est réglementée car la belle se fait de plus en plus rare. On la trouve sur toutes les côtes du littoral français. Elle se plaît sur les roches ensoleillées.

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Cinéraire maritime (Jacobaea maritima) et autres plantes de falaise.

 La cinéraire maritime connu anciennement sous le nom de Senecio maritima fait fureur dans les jardineries. Avec d'autres plantes comme les invasives griffes des sorcières (Carpobrotus acinaciformis) et figuiers de Barbarie (Opuntia ficus-indica), elle colonise sans encombre les endroits les plus escarpés des falaises. C'est aussi une plante qui montre la difficulté qu'ont eu les scientifiques à classifier certaines espèces avant l'arrivée du séquençage ADN d'où les très nombreux noms qui lui furent attribués : Othonna maritima ou Cineraria maritima.

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Les pittospores (Pittosporum sp.).

 Ils sont nombreux les pottospores à pousser dans les petits parcs de Marseille. Que ce soit chez les particuliers comme arbre décoratif ou dans les copropriétés comme haie, ils sont de partout. Le plus commun
est le Pittosporum tobira qui ne va pas sans évoquer le nom de notre ancienne Garde des Sceaux.

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L'inule visqueuse (Dittrichia viscosa).

 C'est une plante qui a été utilisée dans la médecine populaire pour ses propriétés calmantes, en particulier en Italie. Aujourd'hui on l'emploie dans les oliveraies pour protéger les précieuses olives des ravages de la mouche de l'olivier (Bactrocera oleae) qui fait des ravages dans les cultures et met en péril la production d'huile. 

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La carotte sauvages (Daucus carota).

 On la trouve sur tout le territoire français. Elle n'est pas l'ancêtre de notre carotte orange que l'on trouve dans la plupart des cuisines (Daucus carota subsp. sativus) qui elle vient d'Iran. Pour revenir à notre carotte sauvage, c'est une plante précieuse qu'il faut garder chez soi car celle-ci est l'hôte du machaon (Papilio machaon).

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La Psoralée bitumineuse, (Bituminaria bituminosa).

 J'adore cette plante qui dégage une forte odeur de pneus et de goudron, on la croirait faite pour la ville ! Elle peut former des inflorescences denses au sommet de ses longues tiges qui parfois mesurent plus de 50 cm. Ses feuilles fines, trilobées (découpées en 3) et lancéolées (comme un fer de lance) la rendent facilement identifiable.

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Les fonds de la Méditerranée.

Ces derniers temps, des vidéos montrant les fonds de la mer on fait grand bruit, vous pouvez en voir un exemple ICI. Marseille n'est pas en reste. Pourtant les remous des vagues et le fond bleu caraïbéen font rêver mais quand on passe sous la surface, on s'apperçoit bien vite que les détritus sont bien présents et en nombre. C'est une catastrophe pour la faune et la flore mais aussi les baigneurs qui s'empoisonnent à coup d'huile de moteur.

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Les incontournables.

 Il est difficile de les louper dans un milieu qui leur convient aussi bien. Je vous présente à gauche l'héliotrope commun (Heliotropium europaeum) qui une belle plante mais toxique. À droite il s'agit d'un classique qui porte bien mal le surnom de ruine de Rome, il s'agît de la cymbalaire des murs (Cymbalaria muralis).

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 Le mot de la fin.

 J'aime particulièrement cette nouvelle forme d'articles plus ou moins longs ce qui rend la rédaction moins laborieuse pour traiter de mes excursions. De ce fait les publications seront plus fréquentes, enfin je l'espère. Pour ce qui est de cette présentation de la Corniche, il s'agît d'un avant goût de l'article à venir sur le jardin Valmer dont le flore est légèrement différente mais tout aussi riche et intéressante.

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mercredi 17 février 2016

Quelques minutes de Nature : Le parc de la Tête d'Or - Lyon.

Quelques minutes de Nature est une série de reportages amateurs de 2 à 5 min ayant pour thème la faune, la flore, les espaces naturels, le patrimoine campagnard et tout ce qui touche de près ou de loin à l’environnement. QMDN est issu du blog "La Renarde des Alpes". Pour ce premier épisode, c'est du côté de Lyon et en particulier du Parc de la Tête d'Or que cela se passe. Au programme : un peu d'histoire, quelques fleurs et beaucoup d'animaux de poils et de plumes.

lundi 15 février 2016

Sortie en montagne 13.

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N'est-il pas beau, ce sommet enneigé du mont Ventoux ? Été comme hiver il est d'une blancheur immaculée. Quand les rayons du soleil se feront abondants et chauds, la neige laissera rapidement place à de la caillasse tout aussi blanche. On y trouve une flore rare et de nombreuses espèces uniques en France.

 

Le Cynips de la galle ronde du chêne (Andricus kollari).

Ce cynips est un tout petit insecte de la famille des Cynipidae. Il est un lointains cousin des guêpes, des fourmis et des abeilles. Les femelles pondent leurs oeufs sur les rameaux du chêne pédonculé (Quercus robur). L'arbre va produire pour se protéger des tissus qui vont entourer le corps étranger et vont former une "noix de galle". Les larves vont s'en nourrir jusqu'à s'en extirper en perforant la paroi. Ces galles ne sont pas dangereuses pour l'arbre.

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La campanule fausse raiponce (Campanula rapunculoides).

 Cette grande campanule est très présente dans toute la partie Est de la France. On la rencontre dans les friches, les champs, les jardins, les forêts, les bords de route etc. Elle a été pendant un temps utilisée comme légume dans les potagers car ses tubercules et ses jeunes feuilles cuites à l'eau sont comestibles sans pour autant être très bons. C'est désormais dans les jardins qu'elle est cultivée pour sa beauté et ses dimensions.

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Le pavot cornu (Glaucium flavum).

 Ses feuilles sont très reconnaissables mais c'est surtout grâce aux longues cosses de ses fruits que l'on peut avec certitude le reconnaître. Ici sur la commune de Sault elle pousse un peu près à la hauteur maximale qu'on lui connaît : 800m. Elle est très présente dans le midi et le long des côtes françaises. Sa floraison se fait normalement entre février et juillet mais cette année elle est en avance comme pour de nombreuses plantes.

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La famille des trèfles (Trifolium).

 Les trèfles appartiennent aux fabacées. Ils vivent en symbiose avec des bactéries qui fixent l'azote au niveau de leurs racines. On rencontre de nombreuses espèces de trèfles comme le trèfle des prés (Trifolium pratense) présent sur les deux premières photographies ou le trèfle blanc/rampant (Trifolium repens) visible en dessous. Ils sont cultivés pour redynamiser les sols et comme fourrages pour de nombreuses espèces animales.

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La scabieuse à trois étamines (Scabiosa triandra).

 En voilà une autre à la floraison détraquée. D'ordinaire cette scabieuse fleurie de juillet à octobre. Celle-ci début décembre était encore bien ouverte. On la rencontre surtout dans le Sud-Est de la France dans les zones très ensoleillées et plutôt exposées à des températures chaudes, même sur un court laps de temps.

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Le silène enflé (Silene vulgaris).

 Il porte ce nom en raison des calices des fleurs bombés et nervurés. Les enfants les utilisent comme claques doigts en fermant l'extrémité ouverte d'une main et en écrassant de l'autre le ballon ainsi formé. Les jeunes pousses sont parfois récoltées pour être cuisinées crues ou cuites à l'eau pour leur goût de petit pois.

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La centaurée jacée (Centaurea jacea).

 Elle porte aussi le drôle nom de "tête de moineau". On la rencontre un peu partout en France dans les champs, les près et dans les milieux plus ou moins frais. Elle s'étant du Sud de l'Europe au Nord de la Sibérie. Elle est récoltée pour les structures pharmaceutiques pour les propriétés médicinales qu'on lui prête.

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Le Gaillet gratteron (Galium aparine).

 Pour le reconnaître il faut se fier à ses tiges carrées, aux petits fleurs blanches à quatre pétales, aux graines qui s'accrochent aux poils et aux feuilles se terminant par un léger crochet. On l'utilisait enfant comme "balle adhésive" en formant avec les tiges une boule qui s'accroche aux vêtements et aux cheveux. Les pousses sont parfois consommées en salade ou en soupe et parfois, comme traitement pour la peau en médecine populaire.

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L'absinthe (Artemisia absinthium).

 Nommée aussi armoise ou herbe sainte, elle est intimement liée à l'histoire des hommes. C'est une plante médicinale utilisée autrefois pour les maux d'estomac, les règles, les fatigues etc. Elle est surtout connue pour son utilisation dans la célèbre absinthe, alcool du même nom qui en France était très apprécié à l'époque des romantiques. Dans l'emploie médicamenteux comme dans l'alcool, elle s'avère toxique et dangereuse. Certains auteurs comme Charles Baudelaire s'en enivrait et la nommait "la fée verte", lui prêtant les traits d'une muse.

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Les églantiers sauvages (Rosa sp).

 On confond trop souvent l'églantier (Rosa canina) avec les autres espèces de rosiers qui pousse de manière naturelle en France. Bien qu'il soit très courant, il se différencie des autres espèces par la forme de ses feuilles, la couleur des pétales ou la taile des fruits. Néanmoins la distinction est rarement simple à faire.

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Le pin à crochet (Pinus uncinata).

 Très abondant au mont Ventoux, il résiste très bien au froid, à la neige mais aussi aux vents violents et aux fortes chaleurs. Pour certains botanistes il est une espèce à part entière mais pour d'autre il s'agît d'une sous-espèce du pin de montagne (Pinus mugo), ce qui entraîne parfois de vifs débats. On l'emploi pour reboiser les zones déforestées ou pour les industries gourmandes en bois, en particulier dans la construction de charpentes.

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L'étude des lichens : la lichénologie.

 Les lichens sont l'heureux mariage entre un champignon et une micro algue (pour simplifier les choses). La naissance d'un individu viable et fécond se nomme une lichénisation. La lichénologie se penche sur les phénomènes liés à l'apparition des lichens, des espèces découvertes et à découvrir, à leur symbiose, de la manière dont elles s'adaptent à travers le monde et à l'identification des champignons et algues les composants.

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Pelouses sèches de la vallée du Ventoux.

 C'est un milieu bien particulier où l'on rencontre des espèces rares. On parle de pelouse sèche quand on fait face à une zone composée d'herbes rases composées de graminées et de petites herbacées. Ce type de végétation se rencontre de manière ponctuelle au Ventoux en raison des forts vents dépassants parfois les 250km/h, du sol qui est très drainant, pauvre en substrat et en éléments, des pluies faibles et aux fortes variations de chaleurs.

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Les fruits de montagnes.

En montange on rencontre de nombreusesbaies qui peuvent aussi bien nourrir les oiseaux que les hommes. Les fruits d'aubépine (Crataegus sp.) étaient employés dans la confection de farine. Les pines de pin à crochet (Pinus uncinata) peuvent se consommer comme des pignons et les baies du genivrier commun (Juniperus communis) fait le plaisir des amateurs de choucroute. Par contre les frutis du lierre (Hedera helix) nous son toxiques.

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Le village de Sault.

 C'est une commune du Vaucluse qui culmine à 765 m d'altitude. Elle est entouré du haut de son piton rocheux de champs de lavande et de pâtures à moutons qui composent une partie de la vallée du Ventoux. Le climat y est rude : l'été y est sec et chaud, il n'est pas rare de voir des abondantes chutes de neiges l'hiver et le vent qui y souffle décorne un boeuf sans mal. Malgré cela, Sault reste un très beau village où il fait bon s'y promener.

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Cycle d'une plante annuelle.

 Comme leur nom l'indique, il s'agît de plantes qui ne vivent pas plus d'une année. Parmi celles-ci on trouve par exemple le basilic, la bourrache, la marjolaine, le datura ou encore le pourprier. De leur germination à leur mort, pas plus d'un an ne s'est écoulé. Pour favoriser la survie de l'espèce, elles ont une floraison rapide, prolongée et importante pour augmenter leur reproductivité et une production de graines souvent très abondante.

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L'oothèque de la mante religieuse (Mantis religiosa).

 C'est dans l'oothèque que la femelle de la mante religieuse dépose sa ponte, soit entre 200 et 300 oeufs. Elle la produit grâce à ses valves génitales qui donnent une soie résistante durcissant à l'air libre. C'est par la bande blanche que les petites mantes sortent à l'arrivée des beaux jours, c'est à dire vers le mois de mai.

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Le sous-bois des chêneraies.

 Le Ventoux est une terre de vins mais surtout de truffes noires (Tuber melanosporum). De ce fait on croise de nombreuses chênaies plus ou moins anciennes dont certaines abritent le précieux champignon. Sur le sol de celles-ci on trouve une variété de plantes importantes et atypiques car le chêne est un arbre qui laisse filtrer facilement la lumière. Ainsi des plantes peu commnes d'ordinaire dans les bois s'y épanouissent plutôt bien.

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Le mot de la fin.

 Un très bon séjour en perspective où la gastronomie a été à la fête. En effet, au Ventoux il y a de quoi boire et manger bien et bon .... mais les mollets ne sont pas restés inactifs pour autant ! Il a fallu d'autant plus affronter de terribles rafales de vent pour admirer le paysage. Heureusement qu'au centre du village se trouve une boutique de nougat pour motiver et redonner un peu de courage aux marcheurs au nez rougit par ce vilain temps.

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vendredi 12 février 2016

Laissons entrez la nature dans nos maisons.

 

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Le titre pourrait laisser penser qu'il est question de vivre sa maison comme on pourrait vivre en nature. Les portes seraient grandes ouvertes aux petites bêtes, on ferrait peu cas de la poussière et des occupations quotidiennes pour se tourner vers soi et l'environnement. En somme la vie s'y déroulerait en quasi autonomie. Oui mais voilà, vivre ça maison nature c'est tout autre chose. Il est avant tout question d'art de vivre et de décoration naturelle. Vous l'aurez compris, cet article change de ce que je propose d'ordinaire.

 

Une maison nature est une maison qui se rapproche des éléments naturels que l'on peut trouver facilement en se promenant en forêt ou en campagne. Elle s'inscrit dans la grande tendance de ces dernières années et peut se rapprocher du design finlandais ou de l'art de vivre à la japonaise. Le DYI y tient une place importante et de nombreuses marques et firmes se sont lancées sur ce marcher. De ce fait vivre sa maison nature est devenu abordable et tendance.

 

Qu'est que vivre « une maison nature » ?

Vivre une maison nature, c'est utiliser des éléments naturels et/ou anciens pour embellir son chez soi, lui apporter une certaine douceur de vivre, lui donner un caractère intemporel et s'inscrire dans la grande réflexion de notre époque, à savoir le retour à la nature.

 

Pour ce faire, de nombreux éléments peuvent être utilisés. Pour les couleurs on restera dans la sobriété en s'attachant à des teintes jouant sur tout un camaïeux de brun, de beige, de taupe mais aussi de gris clair, de blanc, de vert pastel ou encore de rose poudré. Les objets vintages y ont toute leur place car on joue la carte de la récup. Les vieux pots à confitures ressortent du placard et s'affichent fièrement dans la cuisine, on repeint la vielle étagère vernie et démodée en blanc, on fait des bouquets de fleurs des champs dans le vieux bidon à lait qui trône fièrement dans le salon mais aussi, on dispose ça et là dans la salle de bain quelques galets polis ramassés dans le fond d'un torrent et on utilise une vieille branche blanchie par l'eau comme porte manteau. L'idée est de se rapprocher de ce que l'on pourrait trouver dans un chalet suédois perdu dans une forêt de pin ou dans une maison scandinave en bords de mer.

 

De ce fait, on fait la part belle aux matières brutes. Le bois naturel est très présent, de même que le cuire, la pierre, l'osier, le verre, le lin, le coton ou les imitations de matières animales. On peut employer des cousins et les plaides en fausse fourrure pour donner un peu de chaleur à un salon ou à une chambre, on joue l’authenticité en accrochant au mur une majestueuse ramure de cerf et on n'oublie pas de laisser entrer grand la lumière. Pour les plus chanceux, l'installation d'un poêle à bois ou d'une cheminée permettra de donner une note cosy à la demeure.

dimanche 7 février 2016

Marseille, ville des fleurs.

Marseille, encore Marseille, toujours Marseille ... hé oui, j'ai du mal à me défaire de la ville. En cette période de l'année la nature de chez moi n'est que peu palpitante et l'absence cruelle de neige ne rend ni beau, ni vilain le paysage. Alors pourquoi pas se tourner un peu vers la mer, les Calanques et les parcs de la cité phocéenne qui possède mille visages ? Cet article est réalisé dans la même optique que celui sur Nice publié il y a peu.

PB060426Pour la peine j'aimerai mettre à l'honneur les fleurs à la fête. On ne le croirait pas comme ça mais Marseille est la ville des fleurs et pour bien des raisons.

Les kiosques à fleurs
Ils se trouvent le long de l'avenue du Prado ont un charme tout particulier. Ils abritent chacun un petit fleuriste qui chaque matin pendant le marché jusqu'à dans l'après midi s'ouvre pour vendre une multitude de fleurs. Parmi celles-ci on peut trouver cette véronique en épis issue de l'horticulture qui n'a plus grand chose à voir avec notre véronique en épis sauvage (Veronica spicata) et que nous avons eu la chance de voir dans son milieu naturel au mont Granier.

À savoir, ici il s'agit de la variété Veronica spicata 'Erika' dont le nom fait référence aux bruyères en raison des fleurs rosesqu'elle porte. C'est une arbustive résistante qui est commune dans les jardins de ville du sud de la France. Elle aime le soleil et peut faire plus d'un mètre.

Les marchés aux fleurs
On en trouve dans toute la ville et dans toutes les rues. Pour en faire la liste rapide on peut parler de celui de la Canebière et du vieux port le mardi et le samedi matin, celui de la belle de mai le jeudi, mais mon préféré est celui du samedi matin sur le Prado. On y trouve énormément d'exposant, beaucoup de très fleurs mais aussi des oliviers, des citronniers et des orangers en pot. Bref, c'est une bonne dose de couleur et de Méditerranée à s'administrer sans modération.

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Le parc du 26e centenaire
Voilà un parc de Marseille où on peut être sûr de trouver tout au long de l'année des fleurs en abondance. Certaines zones sont à privilégier comme le jardin australien ou le jardin oriental. Il a été réalisé pour le 2600e anniversaire de la ville. Autre sa superbe oasis on peut rencontrer toute une basse cour en liberté et de belles fleurs comme l'éternelle véronique en épi, la myrte ou encore la terrible plante cruelle, l'Araujia sericifera.

 

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L'orchis géant
Il porte le nom scientifique d'Himantoglossum robertianum. Cette orchidée est réputée pour être la première de l'année à fleurir. C'est une bonne indicatrice dans les variations climatiques. En effet plus il fait chaud et plus elle tend à remonter le long du Rhône si bien que désormais dans l'Ain. Très robuste et grande, elle fleurit de janvier à avril dans les zones méditerranéennes. On la rencontre dans certaines Calanques mais aussi dans les jardins de ville et chez les particuliers.

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Le quartier du Panier
Le Panier est un vieux quartier de Marseille assez réputé et qui a connu d'importants aménagements. Désormais il n'est plus insalubre mais très touristique. Il a toute fois su garder un côté authentique grâce à ses couleurs et à ses rues étroites. C'est aussi le quartier préféré des artistes qui s'y donnent à coeur joie mais également celui des fleurs. De nombreux bords de fenêtres et pas de portes sont ornés de végétation et ça vaut le détours.

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Le jardinier Marseillais
Bon j'avoue, cette merveille là je la garde pour moi ! Plus sérieusement il y a fort à voir sur Marseille. Par exemple le 14-15 février nous aurons le plaisir de participer au 9e Salon International de l’Orchidée & Co à Bouc Bel Air où l'on rencontre quelques unes des plus belles orchidées qu'il soit et en avril, nous serons sûrement sur le cours Julien où sont organisées les "Journées des plantes et des jardins de Marseille".
Un programme chargé en somme.

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jeudi 4 février 2016

Tableau de récolte 2015 - Prévision 2016 ?

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J'ai été plein d'entrain et d'envie en 2015. J'ai bien fait mes devoirs et j'ai remplit avec application mon journal de cueillettes dans l'ouvrage "Les carnets du Cueilleur de Champignons" que vous pouvez retrouver chez Artémis et que je vous recommande vivement, c'est juste super pratique et très utile. Parmi les nouveaux axes en cette année 2015 passée : la référence n'est plus le défunt "Club des Cèpe" mais le forum Tachenon qui s'anonce et a été plein de promesse même si j'y suis peu appliqué depusi quelques mois. La création d'une base de donnée sur les morilles que je trouve est en bonne voit mais il faudra attendre quelques années pour avoir des chiffres parlants. Et puis il y a le retour assidu au carnet et le début de l'aventure Myceliane.

Les relevés concernent les communes du Voironais-Chareteuse en Isère.

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Janvier et Février :
Il y a eu des neiges plutôt importantes qui entre janvier et février ont empêchées ou du moins, ralenties les sorties mycologiques qui n'ont pas été du tout prolixes. Froid tenace.

Mars :
Températures variables, grosses pluies, sols saturés en eau. Du début du mois j'usqu'à son milieu belles chaleurs puis jusqu'à la fin précipitations froides accompagnées de gel.

30/03/15 : 75% de visibilité de la Lune, T entre 9°C et 15°C,
une poignée de pézizes veinées (Disciotis venisa) soit 7 ou 8 specimens.
31/03/15 : 83% de visibilité de la Lune, T entre 9°C et 16°C,
4 grosses poignées d'oreilles de Judas (Auricularia auricularia Judae) soit 300 gr.

Avril :
Temépratures légères en début de mois et proches du zéros (avec des grands écarts) puis petite remontée, encore quelques gelées. Augmentation rapide des températures sur la fin du mois, peu de pluie et découvertes de morilles séchées par le temps.

06/04/15 : 96% de visibilité de la Lune, T entre -1°C et 9°C,
6 morilles coniques (Morchella conica) de taille moyenne.
08/04/15 : 89% de visibilité de la Lune, T entre -1°C et 19°C,
1 grosse morille conique (Morchella conica) et 3 petites morilles communes (Morchella esculenta).
09/04/15 : 81% de visibilité de la Lune, T entre 0°C et 18°C,
21 morilles coniques  (Morchella conica), 3 pézizes (Disciotis venisa),
1 hygrophore de Mars (Hydrophoruq marzuolus).
13/04/15 : 41% de visibilité de la Lune, T entre 04°C et 22°C,
1 petite morille conique (Morchella esculenta) et 3 pézizes veinées (Disciotis venisa).

Mai :
Pas de sorties car le travail est trop prenant.

Juin et Juillet
Là aussi pas de sortie à cause du travail de nuit. À savoir que quelques belles trouvailles ont été faites à la maison avec 6-7 truffes d'été (Tuber aestivum) mais pas plus. Plus de feuilles sur les lieux de récoltes des truffes, cela expliquerait peut être leur quasi absence.

Août :
Peu d'activité toujours pour les mêmes raisons. Mois assez chaud avec quelques ondées rafaraîchissantes, températures entre 7°C min et 33°C max. Pluie un peu avec max 10 cm d'averses.

26/08/15 : 81% de visibilité de la Lune, T entre 9°C et 21°C,
une poignée de girolles amétystes (Cantharellus ametyste).
27/08/15 : 89% de visibilité de la Lune, T entre 12°C et 28°C,
3 cèpes de Bordeaux (Boletus edulis) et quelques chanterelles en tube (Cantharellus tubeaformis).

Septembre :
Le mois a été marqué par des températures assez fraîches, avec une alternance de périodes sèches et calmes et de périodes humides et agîtées. L'ensolleillement a été proche de la normale.

13/09/15 : 0% de visibilité de la Lune, T entre 15°C et 25°C,
un demi panier de trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides) et de pieds de moutons
(Hydnum repandum) et quelques girolles améthystes (Cantharellus amethysteus).
19/09/15 : 27% de visibilité de la Lune, T entre 7°C et 19°C,
1 fond de panier de trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides), quelques girolles améthystes
(Cantharellus amethysteus) et une belle amanite des Césars (Amanita caesarea),
1 cèpe de Bordeaux (Boletus edulis), un panier de pieds de moutons (Hydnum repandum)
et de girolles améthystes (Cantharellus amethysteus), 4-5 columelles (Macrolepiota procera).
24/09/15 : 77% de visibilité de la Lune, T entre 4°C et 19°C,
une poignée d'oreilel de Judas (Auricularia auricularia Judae).
25/09/15 : 86% de visibilité de la Lune, T entre 3°C et 18°C,
4 cèpes de Bordeaux (Boletus edulis), 400gr de girolles améthystes (Cantharellus amethysteus),
de pieds de moutons (Hydnum repandum) et de chanterelles en tube (Cantharellus tubeaformis)
et quelques columelles (Macrolepiota procera).
29/09/15 : 99% de visibilité de la Lune, T entre 5°C et 18°C,
3 pleurotes du Panicaut (Pleurotus eryngii), à confirmer.
30/09/15 : 95% de visibilité de la Lune, T entre 5°C et 18°C,
5 columelles (Macrolepiote procera).

Octobre
Frais globalement, mais avec un bel été indien malgré des températures déficitaires. Dans les Alpes elles ont été de saison voire légérement en augmentation. Mois peu pluvieux. Bon ensoleillement.

01/10/15 : 88% de visibilité de la Lune, T entre 6°C et 18°C,
quelques pieds de moutons (Hydnum repandum) et chanterelles en tube
(Cantharellus tubaeformis) et 200 gr de girolles améthystes (Cantharellus amethysteus),
3 columelles (Macrolepiota procera) et quelques lactaires délicieux (Lactarius deliciosus).
08/10/15 : 21% de visibilité de la Lune, T entre 6°C et 15°C,
10 columelles (Macrolepiota procera) , 2 cèpes de Bordeaux (Boletus edulis),
1 kg de chanterelles en tube (Cantharellus tubeaformis), quelques pieds de moutons
(Hydnum repandum) et girolles améthystes (Cantharellus amethysteus).
18/10/15 : 22% de visibilité de la Lune, T entre 6°Cet 12°C,
2 cèpes de Bordeaux (Boletus edulis), un peu de girolles améthystes
(Cantharellus amethysteus), 3 lactaires délicieux (Lactarius deliciosus),
2 bolets baies (Boletus badius), 500gr de chanterelles en tube
(Cantharellus tubaeformis) et quelques pieds de moutons (Hydnum repandum).
21/10/15 : 52% de visibilité de la Lune, T entre 6°C et 10°C,
quelques pieds de moutons (Hydnum repandum) et grosses girolles améthystes
(Cantharellus amethysteus), un gros panier de trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides).
22/10/15 : 62% de visibilité de la Lune, T entre 2°C et 12°C,
2 cèpes de Bordeaux (Boletus edulis), 2 bolets baies (Boletus badius),
quelques beaux lactaires délicieux (Lactarius deliciosus), un panier de chanterelles en tube
(Cantharellus tubaeformis), un peu de  girolles améthystes (Cantharellus amethysteus).
et pas mal de laccaires améthystes (Laccaria amethystina).
27/10/15 : 100% de visibilité de la Lune, T entre 11°C et 16°C,
un demi-panier de trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides),
2 pieds de moutons (Hydnum repandum), une vingtaine chanterelles en tube
(Cantharellus tubaeformis), 1 grosse girolles améthystes (Cantharellus amethysteus).

Novembre et Décembre
Pas de sorties.

Et les prévisions ?

Cette année elles sont compliquées. Pas ou peu de neige, des morilles qui sortent déjà ça et là depuis la fin décembre, des hygrophores et des morillons en Haute Savoie en janvier et des cèpes dans les Landes début février ... décidément on est pas prés de savoir avec fiabilité de quoi sera faite l'année mycologique 2016.

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