jeudi 23 août 2018

Sortie dans les marais 13.

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LE GRAND LEMPS

 

L'été est prolixe, nous avons eu la chance de faire le tour de quelques un des ENS locaux et pour commencer, celui du Grand Lemps. Pour rappel un ENS est un site remarquable pour son écosystème, pour les espèces qu'il abrite, pour le rôle essentiel qu'il joue dans la vie culturelle et économique pour les habitants du coin et pour sa valeur pédagogique. C'est un espace naturel sensible géré soit par le CEN Avenir (conservatoire des espaces naturels) sous la direction du département, soit par une association naturaliste. En Isère nous avons la chance d'avoir non seulement le plus grand nombre d'ENS, mais aussi de gestionnaires de ces espaces, de journées découvertes consacrées à ceux-ci et à leurs préservation. Ils touchent pour beaucoup des milieux humides car peu nombreux en France métropolitiane, mais aussi des forêts, des pelouses sèches ou des alpages.

Au Grand Lemps, c'est une tourbière et son étang qui sont désignés comme ENS. Comme pour la plupart de ces sites, seule une partie très restreinte du marais est accessible pour permettre de concilier à la fois l'intérêt du public, la tranquillité des animaux et l'intégritée des plantes et du milieu, souvent sensibles aux questions de piétinement. Une multitude d'habitats se succèdent et marque l'évolution naturelle du site. Un chemin balisé et des structures de bois à l'épreuve du temps ont été mis en place pour faire découvrir le coeur de la tourbière, d'ordinaire peu accessible en raison de l'eau, des terres mouvantes et des moustiques.

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Voilà une des merveilles que l'on peut trouver dans les mares parmi les joncs. L'utriculaire australe (Utricularia australis) est une plante carnivore qui a la particularité de se développer entièrement dans l'eau et de n'ermeger qu'à la période de floraison. Ses feuilles aquatiques sont de deux nature : les photosynthétiques permettant l'élaboration de la photosynthèse et celles à pièges.

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En forme d'outres, ces dernières ne dépassent pas le millimètre et sont couvertes de poils. Ceux-ci permettent l'ouverture et la fermeture du clapé de la feuille. Lorsqu'ils sont agités par une micro-proie, l'outre s'ouvre et aspire la malheureuse qui termine emprisonnée puis digéré sans autre forme de procès. C'est de cette particularité que les plantes de ce genre tir leur nom, inspiré du latin "utriculus" qui signifie "petite outre". L'utriculaire australe se reconnaît à la lèvre inférieur de sa fleur veinée de rouge qui est légèrement plus grande que les autres pièces florales, cependant il est aisé de la confondre avec l'urticulaire commune (Utricularia vulgaris). De ce fait l'identification se fait bien souvent à la loupe binoculaire, en particulier quand les fleurs sont absentes.

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Sans être placée sur les listes rouges nationales, c'est une espèce peu présente à la répartition disparate. Protégée par arrêté dans de nombreuses régions, en particulier dans le nord du pays, elle est un des indicateurs floristiques retenus lors de l'élaborations des ZNIEFF, les zones naturelles d'intérêts écologiques, faunistiques et floristiques qui se matérialisent par la réalisation d'inventaires.

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On trouve une autre carnivore tout aussi belle bien qu'originaire d'Amérique du Nord. La sarracénie pourpre (Sarracenia purpurea) aime les sols pauvres. Pour combler le manque de certains nutriments absents des sols tourbeux, elle se nourrie d'invertèbrés qu'elle piège à l'aide de ses feuilles en outres aux parois glissantes.

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Cependant, les pièges de la sarracénie pourpre ne sont pas uniquement des tombeaux à ciel ouverts pour les bestioles imprudentes. Plus de 180 espèces vivantes tels des insectes, des algues, des crustacés et des bactéries y vivraient, formant ainsi un micro écosystème à part. La digestion des organismes piègés se ferrait semble-t-il par leur intermédiaire et non pas uniquement par les enzymes que la plante sécrète. Protégée dans son aire d'origine, son introduction par des passionnées de plantes carnivores dans la tourbière du Grand Lemps avant le mise en protection de celui-ci pose problème, l'espèce ayant tendance à coloniser l'espace au détriment des sphaignes.

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La bourdaine (Frangula alnus) est un arbrisseau qui pousse dans une grande pluralités de milieux, de préférence humides. Ses baies noires sont toxiques et purgatives, on tire d'elle une teinture naturelle qui colore les linges en vert tendre. Des jeunes rameaux frais on tire du pourpre et du violine, des écorces séchées un très beau jaune.

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L'installation des passerelles a demandé non seulement un gros investissement mais également de gros moyens humains. Posées sur la tourbe, leur fondation s'enfonce profondément dans le sol meuble, rendant peu aisé les travaux. Sur plus d'une dizaine de mètres par endroits, le marais n'offre pas une surface suffisamment stable. Un puit mit en place dans le parcours permet de mesure la profondeur à l'aide d'un long bâton. Il rend également visible les strates de la tourbe qui se compose de tourne blonde (vieille de moins 3000 ans), de tourbe brune (aux alentours de 5000 ans) et de tourne noire (12 000 ans et plus).

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Le bas-marais alcalin est un habitat de référence dans les suivis des milieux humides. Il représente 55% des zones humides de l'Isère. Il se caractérise par une mise en eau constante, pauvre en nutriments et très souvent calcaire. Les carex acidophiles y sont courants, de même que les sphaignes (famille des mousses). Ils sont le premier maillon dans la constitution de la tourbe. Peu communs, ces grands systèmes palustres sont surtout présents dans l'Est de la France, protégés par la topographie des montagnes.

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La cladiaie fait partie des milieux typiques du bas-marais. Ce sont de grands peuplements de marisques (Cladium mariscus) dont les tiges peuvent frôler les 3 mètres. Pauvre en espèces végétale, elle regorge d'animaux en particuliers d'oiseaux et d'insectes qui trouvent gîte parmi ses feuilles coupantes et ses tiges persistent à l'hiver bien que brunies par l'action du froid et du gel.

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La cladiaie se compose parfois de marisques poussants sur la matière végétale se trouvant à la surface de l'eau ou en suspension entre deux strates aquatiques. Vértibles radeaux flottants, ces îlots sont trompeurs pour le promeneur qui pense pouvoir y poser le pied et termine dans le fond du marais. L'accumulation de ces formations fait prémice au comblement du marais par la matière organique, laissant place au haut-marais qui se caractérise par une mise en eau périodique, des pelouses humides et la possibilité d'y mener des pratiques agricoles tel que la pâture, la fauche ou la mise en céréales sur les terres devenues arables.

Le marais nous donne des ailes. Nous n'avons pas vu les droseras, d'autres plantes carnivores encore bien différentes de celels qu'offre le mairais et que nous avons pu voir. Petit mais riche en découverte, le sentier à l'avantage de préserver une grandre partie du site du bruit et des regards des visiteurs, assurant un semblant de tranquillité aux animaux qui le peuple tel les hérons cendrés et les faucons hobereaux. Il nous reste bien d'autre ENS à découvrir, le prochain se situe dans les marais de l'Ainan, sur la commune de Chirens où pousse la rare et discrète Liparis de Loesel, une orchidée qui ne paye pas de mine mais dont la sauvegarde est capitale.

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dimanche 11 mars 2018

Sortie dans les marais 12 (autours des grands lacs).

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Ce n'est pas en réalité une sortie que nous vous présentons ici mais sept. Février a été un mois rude, oscillant entre des périodes de révisions intenses, d'un temps gris ponctué d'éclaircies et de gros épisodes neigeux mais aussi, de quelques sorties ornithologiques. Les plans d'eau sont désertés par les promeneurs, ils sont donc propices à l'observation de l'avifaune locale en toute quiétude. Les oiseaux, contraints par les conditions météo, se réunissent sur les étendus d'eau. Depuis la berge, il est aisé de les repérer. En cette période hivernale, il est possible de rencontrer des espèces rares ou du moins, peu communes.

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Le ciel est gris mais cela n'empêche pas le lac de Paladru d'être couvert d'oiseaux d'eau. Ce grand lac isérois est réputé pour ses petits ports de plaisance où l'on peut y pratiquer la voile mais surtout, pour la mystérieuse église qui y serait engloutie par les flots et dont on pourrait entendre les cloches aux alentours de minuit.

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Une troupe de fuligules morillons (Aythya fuligula) stationne aux abords de la rive. Elles sont plusieurs à se partager les 3,9km² du lac. Les mâles sont reconnaissables à leur plumage noir et blancs. Les femelles et les juvéniles possèdent quant à eux des plumes brune. Cette espèce se reconnaît à sa huppe à l'arrière de la tête, en particulier chez messieurs où elle est très développée en période de reproduction. Les fuligules morillons peuvent être confondus avec les fuligules milouinans (Aythya marila), les fuligules leurs hybrides, le fuligule milouin x fuligule morillon et le fuligule milouinan x fuligule morillon.

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Ces canards plongeurs petits et trapus possèdent comme la plupart des oiseaux de ce genre, celui des Aythya, un oeil de couleur or et une pupille noire. On reconnaît les mâles chantants aux gazouillements et aux sifflements mélodieux qu'ils émettent. Les femelles grognes des sons aiguës et brefs. Elles s'occupent seules de leur couvée.

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La foulque macroule (Fulica atra) est un oiseaux bien connu des promeneurs et même des citadins de par son ubiquité. Présente dans une grande diversité de milieux, elle est chapardeuse et n'hésite pas à retirer la nourriture du bec de ses voisins. Son régime omnivore lui permet de trouver de quoi se nourrir aisément. C'est un oiseau peu farouche qui peut s'approcher par curiosité des badauds. Elle est parfois confondue avec la gallinule poule-d'eau (Gallinula chloropus) qui s'en distingue par un bec et un front rouge, tandis que la foulque macroule les présente comme blancs. Ses pattes sont aussi plus massives.

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À la naissance, les adultes se répartissent les petits. La femelle reste au nid avec la moitié de la portée, tandis que le mâle par construire sa propre demeure avec le reste des jeunes. Passé 4 semaines, les poussins sont capables de se nourrir seuls. À partir de 8 semaines, ils sont peuvent voler et commencent à quitter leurs parents.

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On croise aussi quelques échappés comme cette bernache nonnette (Branta leucopsis) qui tient compagnie à une bande de canards de ferme qui ont élu domicile sur le lac. Cette espèce ne fréquente que le nord du pays et, à l'état sauvage, se montre très farouche, tout le contrainte de cet individu curieux et sûrement, un peu gourmand.

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Plus sauvage, le sud du lac est aménagé sur plusieurs centaines de mettre. Contournant la zone humide composée d'une phragmitaie, d'une ripisylve et de champs humides, le sentier permet de découvrir la faune et la flore locales mais aussi les pratiques agricoles qui y sont associées. Bancs, oeuvres d'art, panneaux et pontons sont tout autant de moyens pour permettre la sensibilisation du public aux enjeux environnementaux.

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C'est l'occasion d'avoir un autre regard sur ce lieu que je fréquente depuis ma petite enfance et qui pourtant, ne m'est pas aussi familier que j'aurai pu le penser. Accompagnée de mon bien aimé et pour l'occasion, photographe, j'ai pu percer quelques uns des secrets de ce site sans pour entendre les cloches de l'église engloutie retentir.

DSC08875Autre département, autre lac. Nous voilà en Savoie, au lac d'Aiguebelette qui a été le lieu de tout mes étés et de mes premiers émois de lycéenne, il y a un peu plus de 10 ans de ça. Il est connu pour être l'un des plus profonds de France mais aussi, l'un des plus chauds. Il est d'ailleur celui d'Europe qui se réchauffe le plus rapidement. Avec ses 5,45km² et ses 71 m-tres de fond, il offre de nombreuses plages pour les baigneurs mais aussi, des aires de tranquillité pour la faune, rendues incessibles par l'installation de barrières et de piquets. Il est le 7e plus grand lac de France mais est la première réserve naturelle régionnale d'eau douce du pays. C'est aussi un espace interdit à toute circulation de bateau motorisé et cela, depuis plus de 50 ans, ce qui garantie en partie la qualité de son eau et la tranquillité nécessaire aux animaux.

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Une réserve naturelle régionale est une aire de protection de la faune, de la flore, des services écosystémiques et des milieux crée et gérée par la région qui peut déléguer son pouvoir de gestion à une structure de son choix, bien souvent une association environnementale, un CEN, un CBN ou une association locale. Cet outil est à la fois un outils de protection mais aussi, de valorisation du territoire que cela soit pour le tourisme, le bien être de la population, ou le maintient d'éléments naturels garantissant la pérennité des services : filtration de l'eau, limitation des crues et inondations, accès à une source d'eau en cas de sécheresse... la liste est longue.

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Comme sur terre, le milieu aquatique est préservé des intrusion humaines. En quelques chiffres, les réserves naturelles régionales couvrent 39 581 ha et sont au nombre de 172. Leur statut perdure pendant 10 ans et peut être renouveler autant de fois que cela est jugé nécessaire. Une aire peut perdre ce statut pour des raisons économiques mais également, parce qu'i lest jugée qu'elle ne craint plus de disparaître ou d'être dégradée.

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Posés au milieu de l'eau, une troupe de grands cormorans (Phalacrocorax carbo) fait face aux premières gouttes de pluie naissantes et qui ne tarderont pas à devenir de gros flocons. Mal-aimés, ces oiseaux sont essentiels au bon fonctionnement de nos lacs, bords de mer et rivières. De récentes études en Allemagne ont révélé que les poissons qu'ils consommaient n'étaient pas ceux pêchés par les hommes, faisant tomber l'argument de la concurence pour les ressources. Reste le problème des élevages piscicoles et des dégâts qui y sont occasionnés par les cormorans. Néanmoins, les abattages massifs ce sont révélés contre-productifs dans cette situation et n'ont réussi qu'à affaiblir cette population. Protégé, le grand cormoran pourrait être de nouveau soumit aux tirs.

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Changement de paysage ! Voilà le Rhône. Le temps d'une journée, Thomas a pu échappé à l'insupportable grisaille de Lyon pour découvrir la Savoie et la Haute-Savoie sous la neige. D'ordinaire, c'est un fleuve sage, bétonné de part en part et entouré de hauts immeubles dont nous perçevons les pointes depuis notre fenêtre. Ici il prend un aspect bien plus sauvage, en particulier quand il a son blanc manteau et que son eau se fait turquoise. Bien que ce tronçon soit situé en montagne, on trouve une grande variété d'oiseaux sur ses rives et les hautes falaises qui le dominent.

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Les choucas des tours (Coloeus monedula) l'ont bien compris, le temps n'est pas à la sortie. Accrochés aux parois rocheuses, ils attendent patiemment que la météo s'appaise. C'est le plus petit des corvidés que l'on trouve en France métropolitaine. On le rencontre aussi bien en milieu naturel que dans les édifices des villes, en particulier dans les clochers ou les allées boisées. C'est un animal sociable qui est fidèle à vie à son partenaire.

DSC08921Tout en suivant le fleuve, on fini par arriver à l'un des plus beaux lacs de France, celui du Bourget. Avec plus de 44,5km², c'est le deuxième plus grand lac issu d'un glacier présent en France. Vieux de 19 000 ans, il est un havre de paix pour de nombreuses espèces, en particulier pour les oiseaux pendant la période de migration. En rencontre dans ses eaux beaucoup de poissons dont certains en sont endémiques. Cette biodiversité riche a conduit les autorités françaises et européennes à classer le lac comme site Ramsar il y a 15 ans, c'est à dire la signature d'uen convention visant à préserver les zones humides remarquables, à y limiter l'action humaine, à conserver les ressources, à former et sensibiliser à leur sujet et à réaliser un travail scientifique sur celles-ci, en particulier à travers l'échange international. L'objectif étant de préserver les populations d'oiseau d'eau qui sont depuis 50 ans gravement menacées.

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Le grèbe huppé (Podiceps cristatus) est un oiseau aux moeurs fascinantes. Il s'agit ici d'un adulte n'ayant pas encore son plumage nuptiale, ses joues n'étant pas rouge-orangées. On le différencie d'un juvénile à l'absence de rayures noires sur son cou et sa tête. Les adultes effectuent des danses et d'offrent des algues pour se séduire. Les couples se forment pendant l'hiver et la nidification intervient entre mars et début juin dans la végétation.

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Les oiseaux ne sont pas timides. Sur les berges enneigés, ils ne sont pas inquiets de voir passer les promeneurs qui sont parfois équipés de skis. Les alouettes (Alaudidae) sont nombreuses à y chercher leur nourriture. À la bonne votre pour déterminer leur nom ! Rien ne ressemble plus à une alouette qu'une autre alouette et avec les trois espèces présentes sur le territoire à cette période de l'année, la marge d'erreur est grande.

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La neige s'est emparée d'Annecy. La ville est superbe, les rues sont désertes et le bruit feutré de la neige donnent une atmosphère toute particulière à cette ballade. Le lac du même est un peu plus petit que le Bourget et un peu moins vieux (entre 17 et 15 000 ans) et bien que possédant une biodiversité remarquable, écologiquement parlant, c'est assez délicat. En effet, pas moins de 45 à 60 % des populations d'oiseaux y ont disparu depuis la fin des années 1990 selon les associations ce qui ne laisse présager rien de bon pour les années à venir.

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Le harle bièvre (Mergus merganser) figure parmi les oiseaux les plus impactés sur le lac d'Annecy, avec une baisse de son effectif de de 65 %. C'est un gros canard au bec crochu pouvant faire plus d'1,5 kg. Le dimorphisme sexuel est marqué : le mâle à une tête vert sombre, celle de la femelle est entièrement rousse. On le rencontre surtout dans le nord Est de la France et n'est nicheur dans le pays qu'au niveau des Alpes dans les roselières.

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Il a fait très fois et les eaux sont glacées. On voit ça et la des bloques de glaces flotter, tels des icebergs. Les embarcations attendent gentiment les beaux jours. Une multitude de bases nautiques ceinturent le lac, faisant de celui-ci un des plus grands sites dédiés aux sports aquatiques d'Europe.

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Dix-sept espèces de poissons peuvent y être pêchées. En raison des pollutions, certaines ne peuvent l'être qu'au titre de la pêche sportive tel que l'omble chevalier (Salvelinus alpinus). Rechercher des pêcheurs, il prend une teinte orangée sous le ventre en période de reproduction. Comme la plupart des salmonidés auxquels il appartient, sa mâchoire s'alonge et son corps s'aippaissit pendant le frayage.

La disposition des quais permet d'approcher la faune. Cependant les animaux ont souvent une préférence marquée pour les eaux calmes, dans les zones d'amarage des bateaux où leur sommeil n'est pas perturbé.

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Une bande de fuligules s'est formée sur une aire de nage. Elle se compose de fuligules morillons (Aythya fuligula) au plumage noir et blanc, avec une petite huppe sur la tête, et de fuligules milouins  (Aythya ferina) aux ailes grises, au croupion noir et à la tête rouge. La population de ces deux espèces diminue drastiquement sur le lac d'Annecy, en raison de la hausse de la température, de l'activité humaine et de la raréfaction de leur milieu.

DSC09108La mouette rieuse (Chroicocephalus ridibundus) tient son nom de son cri aigü. Chez les adultes aptes à se reproduire, la tête est entièrement noire, mais uniquement en période des amours. On peut en voir de grands peuplements que cela soit dans les estuaires, les bords de mer, le long des fleuves ou les lacs.

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Dans la zone humide aménagée, on peut apercevoir de nombreux oiseaux. Bordant la ripsylve, une digue de bois sert de reposoir aux grands cormorans. L'été, dans les phragmites (Phragmites australis), on rencontre parfois un petit oiseau insectivore du même nom : le phragmite aquatique (Acrocephalus paludicola).

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Le merle noire (Turdus merula) est un oiseau commun de nos jardins. Ce mâle que l'on reconnaît à son plumage noir et à son bec jaune, semble bien gros. Face au froid il gonfle son plumage pour mieux isoler son corps, ce qui le fait paraître plus gros qu'il n'est. À cette période de l'année il se régale de baies hivernales comme le lierre.

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Il est temps de revenir au bercail, nous voilà donc dans le Rhône, à l'Île de la Table Ronde. J'avais en tête d'aller voir l'évolution de l'ail des ours (Allium ursinum), et le cas échéant, dans récolter quelques brins. Hélas, il n'est encore que trop peu développée et j'ai du me rabattre sur celui qui pousse dans les coteaux de Seyssuel et qui commence à présenter quelques boutons floraux. Face à l'observatoire, un couple de cygnes tuberculés (Cygnus olor) entame sa parade nuptiale. C'est une danse langoureuse où leurs cous forment de temps à autre un coeur.

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Parmi la végétation se cachent de petits oiseaux. Sans longue vue, difficile de les identifier. Pouillot véloce (Phykkoscopus collybita), bouscarde de Cetti (Cettia cetti) ou locustelle luscinoïdes (Locustella luscinioides) revenue trop tôt de migration, voilà trois candidats qui pourraient correspondre à l'oiseau de cette photo. Mais avant d'identifier la bête, la voyez-vous dans le décor, parmi les tiges brunies et défraîchies ?

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D'une traite nous filons à l'Île du Beurre et de la Chèvre. Arrivée sur place nous tombons nez à nez avec deux martins pêcheurs d'Europe (Alcedo atthis) en plein duel. Rapide, ils n'ont pu être imprimés sur la lentille de l'appareil photo. Si l'île du Beurre est un espace protégé du Rhône où il n'est ni possible de s'aventurer, ni possible de récolter de plantes sauvages, il n'en est pas de même pour l'île de la Chèvre. Cultivée en grande partie, de nombreuses adventices poussent sur ses abords. Il faut alors bien prendre garde à ne pas les prélever dans des secteurs traités. Dans le panier, une grosse poignée de rosettes d'onagre bisanuelle (Oenothera biennis). Leur racine piquante peut être cuisinée comme un légume ancien : en vapeur, bouillie ou en gratin. Petite déception cependant, bien que ce ne soit que les spécimens soient très jeunes et n'aient jamais connu de floraison, ils se sont avérés trop épicés pour être consommés tels quels et ont demandé d'être préparés tel un accompagnement plus classique : pommes de terre, carottes, persil et oignons.

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Si l'île du Beurre est si connue, c'est en partie la via Rhôna, la piste cyclable qui suit le Rhône de sa source jusqu'à ce qu'il se jette dans la mer. Cependant il ne faut pas en oublier la série de palissades et d'affûts qui attire un public familiale. Parmi les attratction, une héronière à la quelle on peut accèder par un observatoire vitrée et qui en est séparé par une lône, un bras mort du Rhône. Pas moins d'une soixantaine de couples de hérons cendrés (Ardea cinerea) nifdifient ici. Ces oiseaux ont pour habitude de se réunnir pour pondre et pour élever leurs petits.

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L'avantage de la vie est groupe, c'est qu'il y a toujours un adulte dans le coin pour donner l'alarme.

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Un couple de cygnes tuberculés a élu domicile dans la lône. Grands cormorans et canards colverts s'y croisent aussi. Et puis il y a le castor d'Europe (Castor fiber). Deux familles y ont élu domicile au Sud de l'île. Nocturnes, les membres qui la composent ne s'observent que rarement, dans leur vadrouille au clair de lune. Avec l'arrivé des beaux jours ils s'aventurent de nouveau dans la ripisylve pour mettre à terre les arbres dont il se nourrit.

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Fin du périple, nous voilà au barrage de Vienne. Construit en aval de la ville pour que le niveau du Rhône soit similaire à celui de la ville de Vienne, il est un endroit prisé pour observer la faune. Que cela soit sur le fleuve ou son contre-canal, les amateurs de naturalisme peuvent se régaler en observant des castors, des ragondins, des colverts, des filigules en tout genre, des pies, des grands cormorans, des mouettes rieuses, des goélands leucophés, des hérons cendrés, des martins pêcheurs ou encore, des hérons bihoreaux. Et puis il y a la découverte, avec l'observation que nous faisons pour la première fois de canards chipeaux (Anas strepera). Communs mais timides, les mâles de cette espèce présentent un plumage cendré. Les cannes sont proches des cannes de colvert et il est difficile de les distinguer de ces dernières. De plus leur écologie est très similaire. Néanmoins, il est partiellement migrateur et niche plus rarement en France.

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dimanche 18 juin 2017

Sortie dans les marais 11.

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 Toujours en Isère et toujours à la fin avril, nous nous sommes offert un petit tour le long des berges de l'étang de Saint Sixte. Creusé par les Chartreux, il est l'objet, comme la plupart des lacs et étangs du coin, de légendes et d'hisoitres. Ainsi s'y trouverait dans le fond un passage qui mènerait jusqu'au lac d'Aiguebelette mais aussi des véhicules de la seconde guerre mondiale. Devant être bientôt vidé, il révélera peut être ses secrets.

 

La fête à la grenouille.

 L'eau de Saint Sixte est remplit de têtards de grenouilles vertes (Pelophylax sp.). Celles-ci partagent avec le crapaud commun (Bufo bufo) une spécificité : leurs oeufs sont couverts d'une toxine qui les protègent des appétits des poissons. Cela explique pourquoi ce sont les seuls espèces de batraciens, bien souvent, à cohabiter avec les poissons rouges et les carpes dans les bassins, les autres pontes se faisant tout simplement croquer.

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La perche soleil (Lepomis gibbosus).

 Ce poisson américain aux couleurs chatoyantes a été introduit dans de nombreuses régions du monde. Chez nous, il met en péril les écosystèmes de certaines zones humides de par son appétit et son adaptabilité. Dans son milieu d'origine c'est un grand migrateur qui remonte les cours d'eau douce pour se reproduire.

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Les rubaniers (Sparganium sp.).

Ce sont des plantes aquatiques résistantes qui supportent des températures frôlant les -20°C. Elles se caractérisent par leurs rhizomes cylindriques et leurs fleurs particulières évoquant de drôles de pompons. Elles sont souvent utilisées dans les bassins de phytoépuration et dans la création de filtre pour piscines naturelles.

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Les tourbières et leur drainage. 

Longtemps les tourbières et les marécages ont été considérés comme des zones impropres à la vie humaine. Difficiles à cultiver, maléfiques et abritant de nombreuses maladies via les moustiques, ils ont été par endroit systématiquement asséchés par la création de drains. Aujourd'hui ils représentent moins 1% de la surface du territoire. Pourtant, ils ont bien des avantages comme celui de limiter les inondations et les sécheresses.

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De vie à trépas.

Surprise ! Dans la tourbe du bas-marais se trouve le squelette d'un jeune mouton. Celui-ci a pu être prédaté ou, plus probablement, est mort naturellement avant d'avoir été déposé ici pour le plus grand plaisir des charognards. Encore aujourd'hui les zones humides sont utilisées, hélas, comme d'écharge et dépotoir.

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Le mot de la fin.

Week-end tranquille au bord de l'eau avant d'attaquer les examens, Dieu que ça fait du bien ! Depuis le soleil est parti et il pleut à grosses gouttes, ce qui n'est pas un mal quand on voit la grise mine que tire ici la végétation. Néanmoins les nappes restent basses, 67% d'entre-elles seraient en dessous de leur seuil critique.

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mercredi 1 février 2017

Sortie dans les marais 10 (migration dans les Dombes).

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L'été est sur le point de s'en aller, les cigognes elles aussi. Nous sommes dans les Dombes dans l'Ain. Il s'agit d'un vaste ensemble de zones humides composé de marais, d'étangs et de lacs de pisciculture. C'est un des endroits où il est possible de voir le plus d'oiseaux en France et cela, même pendant l'hiver.

 

La cygogne blanche (Ciconia ciconia).

C'est l'un des plus grands échassiers d'Europe. La cigogne blanche se rencontre dans la quasi totalité de l'Eurasie et de l'Asie (on trouve une sous-espèce Européenne et une sous espèce asiatique). C'est une espèce migratrice mais il n'est pas rare de voir des dizaines d'individus rester l'hiver dans les Dombes. 

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Le pays des Dombes.

 Cet espace naturel se caractérise par ses lacs creusés de la main de l'Homme pour approvisionner une partie du royaume de France en poissons et en particulier en carpes, symboles de la royauté. C'est un espace unique où on trouve plus de 150 espèces d'oiseaux nicheurs qui y trouvent toute la nourriture dont ils ont besoin.

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L'aigrette garzette (Egretta garzetta).

Ce bel oiseau blanc s'est établie sur tous les continents du monde là où se trouve des zones humides d'eaux peu profondes. C'est là que l'aigrette chasse à l'affût les batraciens, les insectes et les petits poissons dont elle se nourrie. Parfois, elle ouvre ses ailes pour faire de l'ombre sur l'eau. Les poissons viennent s'y rafraîchir et c'est là qu'elle les saisie avec son bien effilé comme un dague, ce qui est typique des échassiers. 

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Un havre pour les libellules (Odonates).

On rencontre énormément de libellules dans les Dombes. Parmi elles ont trouve un bon nombre d'espèces protégées. Actuellement elles sont très étudiées car elles sont de formidables bio-indicateurs qui permettent de connaître la santé des milieux humides, leur évolution et le type d'actions à mener sur ceux-ci.

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Le grèbe huppé (Podiceps cristatus).

Il s'agît ici d'un juvénile que l'on reconnaît facilement à son plumage zébré. Les adultes présentent une tête blanche ornée d'une collerette de plumes rousses et noires. C'est un oiseau bruyant qui pendant la période des amours émet des sons proches d'une clarinette. Il fait son nid tel un radeau en s'aidant de la végétation dense des étangs et des marais de faible profondeur. C'est un excellent plongeur qui peut atteindre 20 m de profondeur.

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Le faisan de Colchide (Phasianus colchicus).

C'est espèce a été introduite sous le Moyen Âge dans les forêts françaises et en particulier dans celles des rois pour répondre à la grande passion des nobles de cette époque là (avec celle des perruques poudrées), à savoir la chasse. Aujourd'hui on en rencontre beaucoup, souvent issus de lâchers après avoir été élevés en captivité. Cela explique le bec tordu de cette femelle (courant en volière) peu farouche se promenant sur la route.  

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

 C'est avec plaisir que nous retrouvons ce grand échassier que nous avons pu croiser lors de notre périple en Bretagne. Lui aussi est un oiseau des marais mais couvre également les champs humides, les bords de mer, les lacs et les rivières. Son régime alimentaire est proche de celui de la cygogne bien qu'il n'appartient pas à la même famille et qu'il soit sédentaire au point de garder toujours le même site de nidification : la héronnière.

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La marsillée à quatre feuilles (Marsilea quadrifolia).

Voici une superbe fougère d'eau qu'il n'est pas courant de croiser. On pourrait penser au premier abords qu'il s'agît d'un trèfle ou d'une oxalis mais ses rhizomes ne trompent pas. Protégée en France, on peut la rencontrer dans les mares et les fosses où l'eau se fait stagnante. Dans certains pays, en particulier en Asie, elle est consommée. En Europe de l'Est et Centrale on l'utilise comme plante magique permettant de voir le monde invisible.

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Le ragondin (Myocastor coypus).

Dans les Marais Poitevin, on en fait de la terrine et des pâté. Ce grand rongeur est originaire d'Amérique du Nord. Échappé des élevages de fourrure, il sème le trouble dans les milieux aquatiques au point d'en rompre par endroit la fragile dynamique. Mais s'il est piégé, c'est avant tout pour les dégâts qu'il cause aux cultures.

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Le mot de la fin.

 Voilà une fin d'après midi comme je les aime, où l'on reste dans le soleil couchant à observer les oiseaux et voir les cigogne se réunir pour passer la nuit. Actuellement les Dombes sont encore glacées, et bien que l'on y trouve un bon nombre d'oiseaux, il faudra attendre le redoux du printemps voir le début de l'été pour voir arriver par nuées les grandes espèces migratrices et avec un peu de chance, quelques grues cendrées (Grus grus).

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vendredi 26 août 2016

Sortie dans les marais 9.

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Une fois de plus, nous voilà partis en visite à l'Herretang. C'est le meilleur moment de l'année pour aller observer les libellules. Sur le site plus d'une trentaine d'espèces peuvent être observer. On fait le plus souvent la différentiation entre deux types de libellules (nommées odonates), les Zygoptera et les Epiproctophora.

 

Les demoiselles (Zygoptera).

On les reconnaît à leur corps grêle et à leurs ailes fines et délicates qui sont souvent repliées au repos. Les femelles pondent leurs oeufs dans les milieux humides, généralement sur ou dans la tige des végétaux aquatiques mais aussi dans les marres ou dans les poches d'eauqui se forment dans les troncs d'arbres ou entre deux branches. Les larves qui sont aquatiques portent le joli nom de naïades, en référence aux nymphes.

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La caloptérix méditerranéen (Calopteryx haemorrhoidalis).

Cette libellule est plutôt rare chez nous car elle est inféodée aux milieux méditerranéens. On la rencontre sur les bords de rivières et dans les milieux humides. Ici il s'agît d'un mâle que l'on reconnaît à ses ailes sombres de manière uniforme. Le caloptérix méditerraen porte aussi le nom de caloptérix hémorrhoïdal en raison de sa couleur rouge et sombre évocatrice.  Actuellement elle semble menacée par l'assèchement de son milieu.

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 Le caloptéryx vierge (Calopteryx virgo).

C'est une des libellules les plus communes de France. Le mâle est de couleur bleue et verte avec des teintes métalliques et possède des ailes opaques. La femelle pour sa part est teintée de brun et de vert avec des ailles bien plus translucides. Ce caloptéryx apprécie les zones d'eaux vives où elle peut chasser d'autres insectes.

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La libellule déprimée (Libellula depressa).

Cette libellule tient son nom de sa pose au repos. En effet ses ailes ouvertes et tombantes peuvent lui donner un aspect "fatigué". La femelle présente une teinte jaune alors que le mâle est bleu clair. Cette espèce territoriale aime les eaux lentes et peu profondes mais bien ensoleillées. Les étangs et marres ont sa préférence.

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Les plantes des milieux humides.

Quelques espèces sont typiques des milieux humides et des tourbières (où souvent le sol est pauvre). Elles composent parfois les prairies dites humides ou semi-humides qui sont de véritables réservoirs à biodiversité. Il y aurait en tout et pour tout en France pas loin de 800 espèces composant cet ensemble floristique. 

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La faune.

On trouve beaucoup d'animaux typiques des zones humides mais aussi des animaux qui possèdent une grande aptitude à s'adapter à différents milieux. Les prédateurs et en particulier les insectivores y trouvent une grande quantité de nourriture. On y rencontre aussi quelques espèces chassables comme les oiseaux d'eau.

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Le mot de la fin.

Voici un rapide article sur l'Herretang que j'ai eu l'occasion de beaucoup détailler sur le blog depuis 2 ou 3 ans. C'est l'occasion pour moi de vous parler un peu des libellules qui sont nombreuses là bas mais pas des plus simples à photographier. Pour les découvrir je vous invite à emprunter le parcours qui compose cette tourbière.

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dimanche 22 mai 2016

Sortie dans les marais 8.

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Découverte des marais de Pressin. Ils ne sont pas bien grands mais ont l'avantage d'être sillonnés par des chemins de terres et des petites routes campagnardes qui permettent d'observer aisément la faune et la flore. Pour cette sortie nous avons été accompagnés de la pluie ce qui a permit d'approcher les oiseaux de près.

 

La vie et l'écosystème du marais.

 Un marais est une zone humide où on trouve ça et là des poches d'eau stagnantes. Il s'agit souvent d'une plaine inondée composée d'un réseau d'étangs et de mares aux berges boueuses et qui sont reliés par des canaux. La richesse du sol et de la flore attire de nombreux animaux, en particulier les oiseaux et le petit gibier.

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Le geai des chênes (Garrulus glandarius).

 Le geai des chênes est un oiseau bruyant qui s'identifie facilement au régime de ses ailes composé de plumes bleues azures et noires. Il est capable de produire une multitude de sons et de cris d'alertes, il peut même imiter le chant de la buse variable (Buteo buteo). On le trouve dans les forêt de feuillus et mixtes où il peut trouver facilement des fruits et des baies sauvages. Il s'aventure aussi dans les vergers et les jardins des particuliers.

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Les papillons du marais.

Avec l'apparition des beaux jours les fleurs sont de sortie. C'est le bon moment pour observer les papillons. Celui vêtu de blanc est la piéride du navet (Pieris napi). Il ne cause pas de dégâts aux cultures contrairement à son cousin le piéride du chou (Pieris brassicae). Le second est une femelle aurore (Anthocharis cardamines).

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Le rouge gorge familier (Erithacus rubecula).

C'est l'un des oiseaux les moins farouches de nos jardins. Très territorial, il n'hésite pas à chasser les autres passereaux de son domaine. Quand un combat s'engage entre deux rivales (surtout les mâles), les oiseaux se délogent de leur repère puis se plaquent au sol en se donnant des coups de pattes et des coups d'ailes.

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Les pulmonaires (Pulmonaria).

 En France les pulmonaires sont plutôt nombreuses. Il y en aurait pas moins d'une vingtaine. Leur identification n'est pas aisée et il faut souvent attendre l'été et la sortie du deuxième jeu de feuilles pour savoir à quelle espèce on a à faire. De plus, toutes n'ont pas des tâches blanches sur leur feuilles comme on peut le penser.

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Le pic épeiche (Dendrocopos major).

C'est un pic très commun qui vit dans les zones boisées, les parc,s les vergers et les jardins. Avec son bec puissant et pointu il forme des trous dans le bois mort ou vieillissant. Puis avec sa longue langue gluante et piquetées, il attrape les insectes dont il se nourrit. Le mâle se reconnaît à la grosse tâche rouge de sa nuque.

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Le grand corbeau (Corvus corax).

Il est l'un des plus grands et plus lourds des passereaux. Très intelligent, il s'adapte à différents environnements et peut vivre 15 à 40 ans. On le croise le plus souvent par paire, il s'agit le plus souvent de couples s'étend formés pour la vie et qui défendent jalousement leur territoire des autres corvidés rodant dans les parages.

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L'équipement.

Qui dit sortie dit équipement. Je ne manquerai pas un de ces quatre de vous montrer le matériel qui ne me quitte jamais. En attendant, pour les promenades où le soleil se fait rare, c'est veste aviateur obligatoire et comme toujours, sac à dos, jean, chaussures de randonnées, appareil photo et sac de récolte, on ne sait jamais.

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La grande prêle (Equisetum telmateia).

Chez cette prêle on rencontre deux types de tiges : les tiges fertiles qui apparaissent les premières et qui assurent la reproduction de la plantes par les spores puis les tiges stériles, qui apparaissent par la suite. On la rencontre dans les talus humides et proches des bois. Sa consommation peut entraîner des problèmes de santé.

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Le milan noir (Milvus migrans).

Il n'est noir qu'en contre jour. D'ordinaire il est brun, parfois roux et souvent avec une tête striée de blanc. Il vit un peu partout en France mais a toute fois une petite préférence pour les zones de moyenne montagne et les terrains plats et dégagés. C'est un migrateur qui reste juste le temps de la reproduction en France.

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La cardamine des prés (Cardamine pratensis).

 C'est une plante des prairies humides qui détonne en cette période par sa taille (30 à 40 centimètres). C'est une salade sauvage aux feuilles ayant un goût piquant proche de celui du cresson. Ses fleurs peuvent être mixées avec du jus de citron pour donner un pesto rose et plutôt pimenté. Elle attire de nombreux papillons.

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Le coprin noir d'encre (Coprinopsis atramentaria).

C'est un champignon commun dans les champs et en particulier dans les prés à vaches. Comme tout coprin il par en déliquescence rapidement en donnant une sorte d'encre noire. Il est comestible jeune mais ne doit pas être consommé si on a bu ou on doit boire de l'alcool avant, pendant et après le repas. En cas contraire il peut se rélever dangereux et provoquer des malaises, des maux d'estomacs, des vomissements et des hallucinations.

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La rieuse (Rana ridibunda).

C'est une grosse grenouille qui aime faire la loi sur son territoire. Elle possède de longues pattes qui lui permettent de faire de bonds vertigineux. Consommée pour ses cuisses, on ne connaît plus très bien sa répartition sur l'enssemble de pays. C'est dans les plaines et les montagnes qu'elle se plaît le plus.

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La populage des marais (Caltha palustris).

C'est une belle plante aux fleurs jaunes qui forme des touffes massives et dont les pieds baignent dans l'eau. C'est le plus souvent dans les marais qu'on la rencontre. Il n'existe qu'une autre espèce de populage connue (en Iran), elle a été rangée au rang de sous-espèce. Elle est toxique comme la plupart des renoncules.

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L'anémone Sylvie (Anemone nemorosa).

C'est une plante qui aime les sous-bois humides, en particulier dans les forêts de feuillus mais aussi dans les prairies. La floraison prend fin en avril mais se prolonge parfois en mai si les feuilles des arbres sont encore peu formées. Les fleurs blanches suivent la course du soleil. On peut parfois voir à proximité des sclérotinies tubéreuses (Dumontinia tuberosa), un champignon non-comestible qui vit en symbiose avec cette petite fleur.

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L'ail des ours (Allium ursum).

C'est une plante prisée au printemps. Abondante, elle peut être préparée de diverses manières. Elle tient son nom des ours qui, a la sortie de leur hibernation, se purgent avec cet ail. C'est une plante mellifère qui est essentielle à de nombreux pollinisateurs des bois. C'est aussi une plante médicinale bien connue des peuples anciens qui était employée pour différents maux. Elle serait amaigrissante et drainante mais cela reste encore à prouver.

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Du miel et des abeilles.

Les abeilles sont sorties depuis plusieurs semaines et on comblées leur faim. Elles commencent désormais à faire des réserves sous forme de miel. Il faudra encore attendre un peu avant de faire la première récolte de miel des marais, d'autant plus que certaines fleurs palustres de printemps peuvent lui donner mauvais goût.

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

En voici quatre pour le prix d'un ce qui n'est pas courant. Cette belle brochette de hérons cendrés se trouve à proximité de son milieu de prédilection. Une prairie humide riche en grenouilles et en petites animaux. Ces oiseaux ont pour habitude de nicher à plusieurs couples dans le même arbre. Les femelles pondent 3 à 5 oeufs.

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Le mot de la fin.

Il faudra attendre juin pour espèrer retourner au marais sous le soleil car d'ici là, ça me semble bien compromis. Il faudra aussi attendre un peu pour voir des fleurs colorées sortir. Néanmoins la plupart des oisillons ont pris leur envol et il n'y est pas rare d'y croiser un lièvre ou un couple de perdrix. C'est le moment de se mettre à l'affût.

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mercredi 4 mai 2016

Sortie dans les marais 7.

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 C'est un tout petit article que je vous présente aujourd'hui. Pour continuer dans la lancée des sorties dans les marais et tourbières, voici l'écologie d'un étang en ce début de mois de mai. Il y a énormément de choses à voir entre la floraison des iris d'eau (Iris pseudacorus) et les premières sorties des poussins des canards sauvages.

 

Les monstres de nos lacs et rivières.

Ils n'ont pas la taille ni l'allure de ceux que l'on peut voir dans "Monster River" mais ils ne manquent pas de férocité. Ici il s'agît des larves de libellules. Selon l'espèce, elles peuvent rester plusieurs années sous l'eau avant de devenir adultes. Ce sont de terribles chasseresses qui se nourrissent de têtards, d'insectes et de petits poissons grâce à leur mâchoire amovible qui peut se détendre en quelques secondes pour saisir leur proie.

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La présence de poissons en milieu aquatique fermé.

On ne sait pas toujours très bien comment les poissons arrivent par eux dans les étangs et les lacs isolés. Si par endroit la main de l'Homme est intervenue, ailleurs c'est la nature qui a fait le travail. Il y aurait plusieurs causes. Parfois des oeufs de poissons se collent aux plumages d'oiseaux aquatiques qui les transportent d'étangs en étangs. Certains avancent même que certains empoissonneraient volontairement les lacs.

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La grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus).

C'est une grenouille de belle taille qui est très vorace. Celle-ci est tranquillement à l'affût au milieu d'une ponte de crapaud dont les futurs têtards seront peut être un jour ses proies même si elle préfère les insectes. Si l'occasion se présente, elle peut bondir sur des petits poissons ou d'autres grenouilles et même, des oisillons tombés à l'eau. C'est un des grenouilles qui se reproduit le plus tard, aux alentours de mai-juin en fonction de la région.

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Le mot de la fin.

Déjà la fin ? hé bien oui. J'aime ce format d'articles courts qui me permettent de mettre en lumière deux ou trois espèces végétales, fongiques et/ou animales qui m'ont particulièrement plu. Dans le prochain épisode je vous emmène au pays des truffes, du fromage et du vin : la vallée du Ventoux. Dépaysement garanti.

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dimanche 24 avril 2016

Sortie dans les marais 6.

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 Retour dans les marais de la tourbière de l'Heretang, à la frontière de l'Isère et de la Savoie. Les tourbières sont des milieux exceptionnels et rares qui abritent une faune et une flore peu communes. Elles se forment quand une zone humide se voit dépourvue de dioxygène (O²). On parle alors d'un milieu anaérobique.

 

La primevère des bois (Primula elatior). 

Cette primevère est parfois confondue avec la primevère coucou (Primula veris) mais s'en différencie par des fleurs plus grandes, le lieu de pousse (lisières, bois claires etc.), des pétales ouverts et dépourvus de marques oranges. La rencontrer en nombre peut être un signe que la forêt a peu connue la main de l'Homme.

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Les touardons de molinie bleue (Molinia caerulea).

 Ce sont des monticules de plantes (ici de molinies) hauts de 30 à 70 cm dont la basse est composée d'un entrelacement de racines mortes sur les quelles d'autres plantes (souvent les mêmes) poussent à leur tour pour ne pas se retrouver les pieds dans l'eau. L'acidité de l'eau et du sol permet à cette base de ce maintenir et d'acceuillir tout un micro écosystème. En effet les touardons abritent des animaux et servent parfois de nichoirs.

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La mésange charbonnière (Parus major).

Les mâles de cette espèce sont très bruyants. En cette période, ils chantent pour défendre leur territoire des rivales et des autres oiseaux mais aussi, pour attirer les femelles. C'est un oiseau commun qui vit toute l'année au même endroit et se rencontre un peu partout en Eurasie. Il se nourrit d'insectes, de baies et de graines.

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La grenouille rousse (Rana dalmatina ).

C'est une grande grenouille qui vit dans les sous-bois. Ce n'est que pendant la période des amours qu'elle rejoint l'eau pour pondre ou féconder le plus d'oeufs possible. Gourmande, elle chasse de préférence la nuit les insectes, les limaces et autres les invertébrés qui font son bonheur. Elle se font bien dans son environnement.

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Le crapaud commun (Bufo bufo).

C'est encore la période des amours pour ces petits crapauds. Une fois qu'il a repérer une femelle, le mâle ne la lâche plus. Il peut passer plusieurs heures ainsi agrippé à elle tend qu'elle n'a pas pondu ou qu'un autre mâle plus gros ne soit pas venu le chasser. Son entêtement peu conduire à la noyade de la femelle.

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Une ponte prolixe.

Chez les grenouilles, la ponte peut être impressionnante. Les oeufs se différencient de ceux des crapauds par le fait qu'ils formes de grosses grappes gélatineuses et non de longs rubans entre les végétaux aquatiques. Bientôt des têtard sortirons des oeufs ronds et au bout de quelques semaines, donneront de petits grenouilles.

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La prêle des marais (Equisetum palustre).

 C'est une prêle assez commune qui pousse dans les zones humides. Contrairement à de nombreuses espèces de prêles, elle porte ses parties reproductrices sur ses tiges. Il n'y a donc pas de tiges fertiles et de tiges stériles aux quelles on est souvent habitué à cette période. C'est une plante toxique qui est parfois utilisée pour faire une excellent purin pour les plantes. En usage médicinale on lui préfère la prêle des champs (Equisetum arvense).

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La foulque macroule (Fulica atra).

 Cet oiseau est parfois confondu avec la poule d'eau (Gallinula chloropus) qui est plus petite avec des pattes rouges et pas de tâche blanche sur le front. Dans les roseaux, la foulque trouve tout ce qu'il faut pour nicher et s'abirter. Elle préfère cependant les zones découvertes pour plonger et chercher sa nourriture dans la vase.

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La pézize d'Autriche (sarcoscypha austriaca).

C'est un champignon qui aime les zones humides et qui parfois, s'accompagne dans le même biotope de morilles. Il n'a pas d'interêt culinaire particulier mais s'avère détonnant le paysage encore un peu triste des marais. Il a un rôle important en se nourrissant de matières décomposées, c'est un véritable éboueur des sols.

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Le lézard des murailles (Podarcis muralis).

C'est un lézard très commun qui, comme tous ses confrères, est protégé. Bien que proche de l'Homme et de son milieu de vie urbain, il se rencontre aussi dans les forêts et en montagne. Il aime les pierres et les vieilles souches ensoleillées où il peut bronzer mais aussi chasser les petits invertébrés dont il se nourrie.

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Le crache sang (Timarcha tenebricosa).

C'est un petit scarabée qui pour se protéger, produit au niveau des articulations de ses pattes et de sa bouche un liquide orangé très amer qui débecte souvent ses prédateurs. Il s'agit d'hémolymphe, l'équivalant du sang chez les mammifères et les oiseaux. Si cela ne suffit pas il peut faire le mort pour duper son monde. 

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Le cheval  de Camargue (Equus ferus caballus).

Une petite population de chevaux camarguais est maintenue sur le site. Ils ont pour mission de maintenir celui-ci dans son état naturel en remplaçant l'action que pouvaient avoir autrefois les troupeaux d'animaux domestiques mais aussi sauvages sur la flore et en particulier la progression d'espèces dites colonisatrices.

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Le pétasite hybride (Petasites hybridus).

C'est une plante dont le feuilles peuvent atteindre de belles dimensions. Enfants, nous les utilisions pour nous costumer, comme casquettes ou comme parapluies. C'est une plante riche en alcaloïdes qui sont hépétotoxiques (dangereux pour le foie) mais aussi mutagènes, c'est à dire cancérigènes. Suite a des accidents, il n'est plus possible de trouver dans le commerce ou sous licence dans de nombreux pays des extraits de ce pétasite.

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Le fuligule milouin (Aythya ferina).

 C'est un canard plongeur dont le mâle aborde un joli plumage rouge à la saison des amours. Cette espèce est en constant accroissement en Europe. Abondant en hiver (plus de 60000 individus), au printemps ces fuligules ne sont plus que 5000 à nicher au printemps. Ils mangent tout ce qu'ils peuvent trouver dans la vase.

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L'Herretang en quelques mots. 

Le parcours est vraiment sympa à faire, surtout à cette période de l'année quand il n'y a pas encore trop de monde en vadrouille et qu'il est possible d'observer les oiseaux dans les arbres dépourvus en partie de feuilles. Le cours d'eau tout proche plaît aussi bien aux animaux qu'aux pêcheurs et il ne manque pas de charme. 

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La nivéole de printemps (Leucojum vernum).

Il est assez exceptionnel d'en croiser encore, normalement la saison est terminée depuis un moment. Bien que très abondante en Europe centrale, elle est moins commune en France bien qu'il y ait de très belles stations ici et là. Dans de nombreux départements elle est protégée, en particulier dans le sud-est du pays.

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L'ail des ours (Allium ursinum).

 C'est la star des blogs et des livres de cuisine sauvage. Elle est très abondante dans les zones humides ombragées et sur une bonne partie du territoire. Bien qu'elle se présente en grands tapis, il ne faut pas oublier que dans certaines régions elle devient plus rare et qu'il ne faut pas en faire de razzia. Elle peut se cuisiner d'une multitude de manière mais il faut toujours prendre garde aux plantes toxiques qui peuvent se mêler à la récolte.

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Le mot de la fin.

 Cet article date de plusieurs jours. Depuis la tourbière doit être bien plus fournie en fleurs et en espèces animales. Avec la fin des vacance et le retour au calme du circuit, ça doit valoir le coup d'y pointer le bout de son nez. Prochain objectif : observer les poisons, rapaces et plantes carnivores qui y vivent et s'y développent.

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lundi 28 mars 2016

Sortie dans les marais 5.

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 Le marais de l'Ainan fera, d'ici quelques mois ou quelques années, parti intégrante des marais du Val d'Ainan et ainsi, sera classé zone Natura 2000 (enfin, si tout ce passe bien). En attendant son changement de statut, on peut le parcourir avec plaisir en prenant garde à ne pas ramasser les belles fleurs qui poussent sur les rives des canaux et de l'Ainan qui le traversent et aussi, de ne pas déranger les nombreux oiseaux qui viennent y nicher.

 

La populage des marais (Caltha palustris).

C'est la seule populage que l'on trouve dans les zones humides en Amèrique du Nord et en Europe bien qu'il en existerait une sous-espèce en Irelande. Les deux autres espèces ne poussent qu'en Amérique du Nord et fleurissent blanches, contrairement à la notre qui est sur le point de donner de belles fleurs jaunes et cela, jusqu'à la fin août dans certains départements. Chez nous elle est très précoce et fleurit fin mars - début avril. 

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La nivéole de printemps  (Leucojum vernum).

Chez nous en Isère elle est protégée ainsi que dans quatre régions françaises. Elle est parfois confondue avec le perce-neige (Galanthus nivalis). Chez ses deux plantes, il est courant de rencontrer leurs noms accordés aussi bien au féminin qu'au masculin. Elle est parfois cultivée dans les jardins comme plante ornementale.

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Elle se démarque par ses 6 tépales blancs fusionnés se terminant par une tâche verte et sa longue tige.

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Bien que protégée que dans quelques régions, elle est soumise à la réglementation dans toute la France.

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La grande berce (Heracleum sphondylium).

Elle n'est pas au meilleure de sa santé à cette période de l'année mais elle peut atteindre deux mètres de haut à la belle saison et donner de grosses inflorescences blanches et parfumées. Elle aime les zones abandonnées et humide et elle pousse le plus souvent à la mi-ombre. Ses graines riches en vitamines C comme la plante (surtout au début du printemps) une fois pressées ou écrasées dégages une odeur de mandarine.

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La Dorine à feuilles opposées (Chrysosplenium oppositifolium).

 Elle pousse sur une grande partie du territoire français dans les bords de rivières, les cascades et les sous bois très humides et frais, de préférence en "semi-montagne" et en montagnes. Ses toutes petites fleurs jaunes sont entourées de feuilles dont la couleur varie du vert très clair au vert sapin ce qui fait ressortir son coeur. 

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On peut la confondre avec une espèce proche, la Dorine à feuilles alternes (Chrysosplenium alternifolium).

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La pézize coccinée (Sarcoscypha coccinea).

Ce joli petit champignon se fait de plus en plus rare et a tendance à pousser dans les zones peut fréquentées par les hommes. Bien qu'il pousse parfois à la fin de l'automne, on le rencontre chez nous aux alentours de février jusqu'à la fin de la pousse des morilles (miam !). Le voir sortir est signe que la période des champignons de printemps débute. Il est comestible mais n'a pas de saveur, mieux vaut le laisser s'épanouir dans la forêt.

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On peut parfois la confondre avec la pézize d'Autriche (Sarcoscypha austriaca) qui est plus velue.

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La cardère sauvage (Dipsacus fullinum).

On la nome aussi "Cabaret des oiseaux" en raison des nombreux volatiles qui viennent sur les inflorescences fanées manger les graines. Elle porte également celui de "Bain de Vénus" en raison de l'utilisation qui était faite de l'eau qui se trouve entre les feuilles disposées sur la tige et qui servaient d'e produit  de beauté aux femmes romaines et grecs. Cette eau serait utilisée par la plante comme piège à insectes pour se fournir en phosphore.

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Le potamot à feuilles perfoliées (Potamogeton perfoliatus). 

 C'est une plante aquatique assez courante qui produit un tout petit épi à la surface ou en dehors de l'eau vive. C'est dans les lacs et rivières des régions calcaires et au sol pierreux qu'elle s'épanouie le mieux. Il faudra attendre juin pour voir les petites et discrètes fleurs vertes s'ouvrir et cela, jsuqu'à la fin septembre. 

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On compte un grand nombre de potamots en France et en Europe. Ils servent d'indicateur de pollution.

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L'hellébore fétide (Helleborus foetidus).

 Comme je le dis à chaque fois que je présente cette plante dans un article, c'est celle que je préférée. Nommée "Rose de serpent" ou encore, "Patte de griffon", c'est une belle mais toxique renonculacée qui autrefois était utilisée pour  le soin de la folie et d'autres troubles psychologiques, ce qui provoquait souvent le décès des patients. Elle était utilisée en dernier recours dans les soins vétérinaires du gros bétail comme purgatif et vomitif.

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On reconnaît l'hellébore fétide à la marge rouge pourpre qui se dessine sur les pétales verts clairs.

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Les animaux du marais.

On rencontre de grands mammifères comme des chevreuils ou des sangliers mais aussi de bien plus petits comme les souris et les musaraignes. Cette musaraigne couronnée (Sorex coronatus) a été attaqué par un oiseau de proie. C'est l'espèce de musaraigne la plus commune dans notre pays mais ne se trouve pas en Méditerranée.

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Nos pas lourds ont fait fuir l'oiseau qui s'apprétait à se nourrir de cette pauvre et malchanceuse musaraigne.

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La rivière de l'Ainan.

 L'Ainan est un cours d'eau de 16 km qui prend sa source dans ce que l'on nommait le marais de Chirens et qui aujourd'hui fait parti des marais du Val d'Ainan. Deux ruisseau sur ma commune, le ruisseau de la Cascade et le ruisseau des Gorges, l'alimentent. Nous partirons les explorer très bientôt, au début du printemps.

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On ne sait pas très bien si les canaux de la régions sont naturels ou s'ils datent de Napoléon Ier.

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Les eaux vives succèdent aux eaux lentes de ce petit cours d'eau qui peut parfois se montrer violent.

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Il n'est pas encore très bien connu et un recensement de certaines espèces s'y trouvent est en cour.

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Les arbres aimants l'eau.

Les saules (Salix) et les aulnes (Alnus) figurent parmi les principaux arbres aimant coloniser les zones marécageux de l'Isère. Ils sont en général des bois de piètre qualité pour les meubles mais sont utilisés comme bois de fondation car de nombreuses espèces s'avèrent être imputrescibles quand elles sont immergées.

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Les bourgeons laisseront bientôt apparaître des chatons gorgés de pollen et de jeunes feuilles tendres.

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Le mot de la fin.

Le marais en cette saison, c'est dire la fin de l'hiver, est un peu triste. Bien que les oiseaux soient bien visibles, il y a peu de plantes à observer et encore moins de fleurs à voir, hormis quelques nivéoles, perce-neiges et autres narcisses. Néanmoins avec l'arrivée prochaine du printemps et le retour du soleil et la hausse des températures, il se pourrait bien que l'on ait quelques belles surprises. Et comme toujours, la vidéo du lieu ICI.

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jeudi 16 juillet 2015

Sortie dans les marais (4).

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 Qu'il fût long cet article et pour cause, me voilà revenu de mon séminaire à Autrans. L'aventure fût riche et pleine d'émotions mais cela sera l'objet d'un autre article. Je me suis aperçue que mes billets me prenaient trop de temps et qu'ils étaient trop denses, celui-ci est le dernier du genre, le changement c'est maintenant !

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 Sortie dans le marais ou plutôt dans le tourbière de l'Herretang (encore elle !) en amoureux. Une partie des photos que vous voyez ici sont celles de mon compagnon, Thomas alias le Chat, pour qui le génie de la photographie a trouvé l'idée de se poser sur son épaule plutôt chouette. Une lumière tamisée vient parfaire le cadre.

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 Pour rappel la tourbière de l'Herretang est une tourbière située sur la commune de Saint Laurent du Pont et de Saint Joseph de Rivière qui faut jadis utilisée par les hommes pour la pâture, la fauche et l'enrichissement des sols. Ce type de biotope est rares et accueil de nombreuses espèces peu communes.

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 Les fougères figurent parmi les premières plantes apparues sur terre. Issues des algues elles colonisent peu à peu les sols. De cette héritage marin certaines espèces garderons les spécificités de leurs lointaines ancêtres, à savoir l'impérieuse nécessité d'avoir de l'eau à proximité pour disséminer leurs spores.

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 Ils sont peu les champignons à pousser en cette période (mai) et encore plus dans ce type de milieu mais le sol riche en humus permet à de nombreuses moisissures de s'épanouir. Les champignons jouent un rôle majeur dans la nature par leur action, ils ingèrent les matières mortes et réinjectent les nutriments dans le sol.

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 La prêle des marais (Equisetum palustre) présente ses tiges fertiles. Ni fleurs ni fougères elle aussi rémonte à une époque antèrieure à celle des dinosaures. La grande mode de l'alimentation dite "naturelle" entraîne quelques drames avec cette plante, en effet seule la prêle des champs est comestible à petite dose.

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Le géranium Herbe à Robert (Geranium robertianum L. subsp. robertianum) est une plante qui dans la pharmacopée européenne possède une riche histoire. Certains médecins antiques le prescrivaient pour presque tous les maux. Riche en tanins, il est aussi diurétique et semble efficace contre les hémorragies.

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 Pas facile d'identifier les escargots en particulier ceux desbois, pour ceux-ci je n'ai pas réussi. En France il existe beaucoup d'espèces endémiques et/ou menacées. Leur identification repose sur la forme de la coquille, sa taille et sa forme mais aussi sur le régime alimentaire de la bête et sur son milieu de vie.

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 Horreur, sans le vouloir nous avons déterré les oeufs d'un gastéropode en soulevant un bout de bois mais pas de panique, ceux ci ont été remis en terre. Les escargots sont hermaphrodites, c'est à dire mâle et femelle en même temps. Après s'être accouplé, chaque partenaire pourra pondre jusqu'à une centaine d'oeuf en naissain. 

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 L'ambrette commune (Succinea putris) est un petit escargot commun qui apprécie les végétaux humides et les zones souvent inondées ou entourées d'eau stagnante. On le reconnaît la plupart du temps à sa coquille fragile et translucide.Il vit environs 3 ans et pour passer l'hiver hiberne dans le sol ou sous les feuilles mortes.

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 L'escargot de Bourgogne (Helix pomatia) est l'espèce d'escargot la plus consommée en France. Devenu rare par endroits, il est interdit de le ramasser du 1er avril au 30 juin. Actuellement les escargots vendus dans le commerce viennent soient des quelques élevages français, soient des pays de l'Est (le plus fréquemment). 

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 L'escargot des bois (Cepaea nemoralis) se caractérise par la grande variabilité de forme et de couleur que sa coquille peut prendre. On peut facilement le confondre avec l'escargot des forêts et l'escargot des jardins. On le rencontre partout et parfois à de très hautes altitudes, jusqu'à 2200 mètres d'altitude dans les Pyrénées.

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 L'ail des ours (Allium ursinum) est sur la fin de sa floraison. Mangée à toutes les sauces elle est devenue rare dans certaines régions où elle est protégée. Au Moyen Âge on pensait que les femmes qui en portait dans leurs habits protégeaient ainsi leurs enfants à naître des maladies et des mauvais sorts.

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 La cardamine amère (Cardamine amara) est une plante à fleurs qui aime avoir les pieds dans l'eau et l'ombre des aulnes et des bouleaux au dessus de sa tête. Elle est utilisée comme salade piquante. Elle pousse avec diverses plantes aquatiques comme la renoncule aquatique (Ranunculus aquatilis) - en bas à gauche.

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 Le patineur (Gerris lacustris) est appelé souvent à tord araignée d'eau alors qu'il s'agit d'un insecte. Il appartient à la famille des punaises. Il a la capacité de marche sur l'eau grâce aux poils hygrophobes du bout de ses pattes. Carnivore il chasse les insectes et larves à la surface de l'eau qu'il saisie avec ses pattes avant. 

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 La consoude officinale (Symphytum officinale) est une plante qu'il faut consommer avec modération en raison des alcaloïdes qu'elle contient. On la trouve depuis toujours dans les jardins de curés et dans la pharmacopée européenne. C'est en engrais végétal et en purin qu'elle est le plus utilisée en raison de sa teneur en minéraux.

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 Les jeunes pousses et les petites feuilles sont ciselées dans les salades, les feuilles plus coriaces sont pannées dans dela chapelures puis pannées dans de la chapelure et du beurre, elles prennent ainsi un petit goût proche du filet de sole. On peut aussi les cuisines comme des épinards ou les ajouter à la soupe.

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 La berce commune (Heracleum sphondylium) possède de nombreuses vertus mais peut être dangereuse pour les personnes fragiles en entraînant des brûlures sévères de la peau quand celle-ci a été mise en contact avec la plante. Jusqu'à peut les pousses étaient utilisées comme légumes accompagnant les viandes.

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L'alliaire officinale (Alliaria petiolata) monte en graine, il n'est plus temps de le ramasser. Les jeunes feuilles se cuisine bien en particulier dans les salades où elles apportent un léger goût d'ail très agréable en bouche. C'est une médicinale qui est diurétique qui en cataplasme serait, fraîche, plus ou moins antiseptique.

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Pas simple de reconnaître les arbres quand ils sont jeunes, les feuilles sont parfois très différentes des arbres arrivées à maturité. Chênes, cerisiers, aulnes ... pas simple de les reconnaître au premier coût d'oeil, je dois avouer que les arbres ce n'est pas mon fort. Mais j'ai l'espoir que ma bibliothèque me viendra en aide. 

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Les "boutons d'or" sont des fleurs pouvant appartenir à de nombreuses espèces de renoncules de couleur jaunes (on en compte jusqu'à 27 espèces en France). Dans la famille des renonculacées à la quelles ils appartiennent on trouve plus de 1500 espèces dont la plupart pour ne pas dire tous sont relativement toxiques.

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 Dur la vie des demoiselles (Zygoptera). Ces petites libellules sont de terribles chasseresses qui ont un vol rapide, une vue perçante et des mandibules assez terribles. Malheureusement elles sont la proie de nombreuses espèces animales comme avec cette épeire diadème (Araneus diadematus) à la large toile.

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 Le chèvrefeuille des bois (Lonicera periclymenum) est une liane qui est commune dans les bois et zones humides en Isère. Il s'attache aux plantes alentours sans leur causer de dégâts. Il donne de très belles fleurs au parfum puissant et des petites baies très appréciées des oiseaux mais toxiques pour les humains.

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 J'adore le sureau noir (Sambucus nigra) qu'il ne faut pas confondre avec le sureau Hièble qui est toxique et le sureau rameux/rouge dont les fruits peuvent être indigestes si mal préparés. On le reconnaît aux "pustules" présents sur son bois, à ses fleurs qui pointent vers le ciel et ses grappes de fruits noires tombantes.

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 Son bois creux une fois sa moelle retiré peut être utilisé comme le faisait les grecs antiques comme flûtes mais aussi comme seringue à eau, comme flûte de Pan ou encore comme moulin à eau. Attention néanmoins, toutes les parties de la plantes sont plus ou moins toxiques sauf sèches ou cuites comme les baies.

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 Le cardinal à tête rouge (Pyrochroa serraticornis) est un sympathique insecte chez qui il est facile de reconnaître les mâles. Ceux-ci ont des antennes très dentées alors que les femelles présentes des antennes presque lisses. Avec ces quelques informations il ne vous est plus difficile de voir où sont les dames sur ces photos.

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 La cantharide commune (Cantharis fusca) est ... commune ou plutôt l'était. L'emploie de certains produits en particuliers d'engrais chimiques et de pesticides causent sa perte en détruisant les population de cet insecte mais aussi celles des proies qu'il chasse. On le distingue à la tâche rouge sur son plastron. 

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 La Renarde a son fruit ! Le raisin de renard nommé aussi parisette à quatre feuilles (Paris quadrifolia) porte se drôle de nom en raison de son ancienne utilisation supposée comme poison pour se débarrasser des renards qui, il fautl'avouer, n'ont jamais eu très bonne presse. Cette plante aime les zones ombragées humides.

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 Les tipules sont des insectes souvent associés aux araignées d'eau à tort. Ils pondent des larves semblables à des asticots qui se nourrissent dans le sol des racines des plantes. Malgré leur morphologie ce ne sont pas des moustiques et vue leur taille c'est fort heureux ! Chez les femelles les antennes sont peut développées.

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 On compte de nombreusesespècesde saules, le plus connu étant le saule blanc (Salix alba) dont on tire l'un des dérivés de l'asprine à travers son écorce. Les saules comme le bouleau sont des arbres dit colonisateurs, c'est à dire qu'ils sont les premiers à s'implanter dans les friches, en particulier celles qui sont humides.

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 La bugle rampante (Ajuga reptans) est une plante à fleur assez commune que l'on trouve partout en Europe. C'est un très bon couvre sol dans les zones humides et lègèrement acides qui a été décliné en de nombreuses variétés dans le domaine de l'horticulture. Elle résiste à des températures de -25°C voire plus !

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 Le compagnon rouge (Silene dioica) n'est pas une appellation du parti communiste français mais un silène relativement commun par chez nous connu sous le nom de silène dioïqe. Comme la bugle rampante il aime les zones fraîche, de préférence les bords de bois et les lisières humides mais aussi les marais.

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 Décollage. Avec les graines des érable, les aiels des libellules ont été l'un des principaux éléments naturels étudiés les hommes pour inventer les hélicoptères. Leurs ailes mobiles et s'inclinant dans tous les sens ont inspiré les ingénieurs pour la conception des pâles qui permettent aux engins de se maintenir dans le ciel.

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 Cette jolie plante est une laîche, plus précisément une scirpe des bois (Scirpus sylvaticus) sur le point de s'ouvrir. A maturité les fleurs prendront des teintes brunes et présenteront des plumets duveteux blancs. On la trouve dans les zones humides comme les rosières et les aulnaies. Elle peut atteindre jusqu'à 1,20 mètres.

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 Désormais il y aura un peu plus de photos de nous (Renarde et Chat compris) mais aussi des personnes
qui fotn mon quotidien et de mes rencontres pour rendre le blog plus vivant et plus parlant.

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 La tourbière propose des panneaux interactifs pour petits et grands pour informer sur la diversité de ce milieu
rare qu'il est urgent de protéger. L'été des guides natures, sous réservation, propose des visites gratuites.

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  On pourrait croire qu'il s'agît du chèvre feuille des bois vu plus haut mais en réalité la plante présentée ici est une morelle douce amère (Solanum dulcamara). La plante entière est toxique car c'est une solanacée, il paraît que les fruits bien mûrs seraient comestibles mais je ne m'y risquerais pas bien que curieuse.

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 Le fraisier des bois (Fragaria vesca) offre en début d'été de belles fleurs blanches mais aussi de délicieux fruits dont il faut se méfier. Ici dans le quart sud-est se trouve la maladie du renard, l'echinococcose alvéolaire, qui s'attrape en mangeant des fruits souillés par les déjections de renards mais surtout de chien et de chats infectés.

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 La langue de serpent (Ophioglossum vulgatum) est une drôle de plante assez rare qui appartient aux fougères. On la reconnaît à sa fronde qui ressemble à une langue d'où son nom peut commun. Elle aime les sols pauvres, de préférence calcaires et surtout humides. Dans la tourbière ce type de milieu ne manque pas.

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 Le cresson de terre (Barbarea verna) est une plante qui pousse dans les zones humides, les friches et les bords de chemins. Il est courant sur presque la totalité du territoire français. Il aime les sols argileux, exposés au soleil et très riches en matière organique. La tourbière est un lieu parfait. Merci Laura.

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 La pâquerette vivace (Bellis perennis) est une petite pâquerette commune très rustique que l'on trouve de partout est presque toute l'année. Elle se plaît dans de nombreux types de milieux. A savoir, un pétale blanc = une fleur femelle et une "boule" jaune qui compose le coeur = une fleur hermaphrodite ... une découverte pour moi.

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 Bref, c'est aussi un endroit plein de poésie mais aussi de mystère, prenez l'auto greffe de l'arbre en haut à droite, il s'agît d'une branche qui sort puis entre à nouveau dans l'arbre. Regarder à travers permettrait de voir le monde magique des fées et des lutins. Tentez votre chance pour accéder à leur monde !

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 La grenouille rieuse (Pelophylax ridibundus) est la plus grosse grenouille d'Europe ou du moins, indigène à ce territoire. Chez cette espèce les plus grands indivius sont toujours des femelles qui peuvent atteindre parfois 13 centimètres. Commune en Rhône Alpes et dans le Sud-Est, elle se fait rare voir absente ailleurs.

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 Il semblerait qu'il s'agisse ici d'une espèce de viorne indigène, naturalisée en plusieurs endroits dans la tourbière ce qui pose problème car elle entre en concurrence avec d'autres espèces locales qui peuvent s'averer être rares et menacées. L'un des soucis majeurs de la perte de la diversité vient des espèces invasives.

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 Au bords d'un petit pont qui passe sur l'eau se trouve un cadre magnifique : une eau très claire dans la quelle
dansent des algues vertes. Au dessus des fougères poussent sur un tronc mort moussu, trop beau !

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 Pour reconnaître une violette il faut regarder pas mal de détails comme l'éperon, les feuilles et les pétales : formes, couleurs et parfum. Ici il s'agît, je pense, de la violette des bois (Viola reichenbachiana) au parfum discret et aux feuilles en forme de coeur. On la rencontre partout, souvent en forêt ou dans les bosquets.

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 L'oreille de Judas (Auricularia auricula-judae) est un champignon qui se rencontre le plus souvent sur les vieux sureaux dont l'écorce est tombée et les bois morts des noyers. C'est exactement le même champignon que le champignon noir chinois très populaire dans la cuisine asiatique. Un vrai délice dans les soupes.

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 Le populage des marais (Caltha palustris) appartient à la famille des renoncules. Toxique elle est pratiquement la seule espèce représentant son genre avec, à l'exception, deux sous espèces connu dont une en Iran. Elle pousse jusqu'à de très hautes altitudes, toujours dans des zones humides où l'eau ruisselle.

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 Les sangsues (Hirudinea) sont devenues rares en France, on le sait peu mais elles sont protégées. L'asséchement des marais, les produits chimiques et l'augmentation des températures leurs sont fatales. Elles furent longtemps utilisées dans la médecine et désormais elle font leur retour dans les hôpitaux.

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 Il a encore bien des choses à voir mais je vous laisse le plaisir de voir par vous même. Des cheveaux
camaraguais et des vaches aubracs sont élevés dans la tourbière pour maintenir les pelouses rases. 

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 La tourbière se trouve au pied du massif de Chartreuse, elle bénéficie ainsi d'une arrivée d'eau continue depuis les montagnes. Dans les prochians jours (ou mois ...) à venir je prendrai plaisir à vous conter notre sortie au Granier et au Pinet à plus de 1700 mètres d'altitude ... et ma grosse frousse du sentier ...

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 Voilà, pour finir une colchique d'autmne en bouton et quelques fleurs d'aubépine (arbre que j'aime énormément pour sa beauté, son parfum et ses vertus). C'est une ballade superbe, accessible à tous et pleine de charme à faire au moins un fois quand on est du coin,de préférence quand il fait frais pour voir des animaux.

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