jeudi 29 octobre 2015

Sortie en montagne 11.

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 Suite de notre sortie dans les Alpes, plus précisément en Chartreuse. Après avoir tenté la monté du Granier (ICI) nous voilà partis dans la même journée pour le sommet du Pinet nommé aussi Le Truc. La monté est moins ardue et le paysage tout aussi magnifique. On a vite fait de se sentir tout petit face aux montagnes. En prime je voulais partager avec vous la vue du Mont Blanc que nous avons eu (magnifique sommet bien que brumeux).

 

L'identification compliquée des polygales (Polygala).

L'identification des polygalas c'est comme celles des ombellifères ou des russules, un vrai casse-tête. Les espèces et sous-espèces sont nombreuses et les éléments de distinctions infimes à tel points que parfois il faut un microscope. Ici il y a de fortes chances qu'il s'agisse du polygala commun (Polygala vulgaris).

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Belles fougères.

 Les conditions rudes ne font pas fuir les fougères. "En haut Asplenium viride et Polystichum lonchitis, en bas Athyrium filix femina et pour la dernière peut être...Oreopteris limbosperma" y trouvent leur bonheur. Leur résistance au froid vient de leur système racinaire qui peut s'encrer profondément dans le sol ou la rocher et des "écailles" qui protègent les frondes (jeunes pousses) et leurs souches. Merci Eric pour les identifications !

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Une inconnue au bataillon.

Voilà une plante que j'ai beaucoup aimé, pas mal photographié mais impossible de trouver son nom. Son port est très atypique et malgré ses feuilles je me suis résignée à devoir attendre pour connaître son nom. Si cette plante vous évoque une espèce, même vaguement, n'hésitez pas à me le laisser dans les commentaires.

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La potentille luisante (Potentilla nitida).

 Le plus souvent cette plante de montagne présente des fleurs rosées avec des étamines rouges ce qui m'a bien causé des peines pour l'identifier. Rase pour résister au vent, elle pousse dans les éboulis calcaires des montagnes de Alpes. En France on ne la rencontre que dans les départements de l'Isère et de la Savoie.

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 Une autre dimension.

 Malgré quelques pentes un peu costaudes, le sommet du Pinet est très facile d'accés. La balade est boisée et par endroit, nous permet de marcher à l'ombre de grandes falaises de calcaire blanc ou de bloc laissés là par les glaciers d'antan. La paysage est très différent de celui l'Alpette et du Granier je trouve.

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Salade des montagnes.

 La laitue des Alpes (Ciberbita alpina) est une grande plante à fleurs bleue. Elle peut facilement atteindre deux mètres dix. Elle ne se cantonne pas seulement aux Alpes, on peut la trouver sur la plupart des massifs français, du moment que le sol est humide, peu acide, humifère et argileux. Une exigeante en somme.

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Plaidoyer pour les arbres morts.

J'en parle souvent, mais il me semble que cela est important. Les arbres morts disparaissent rapidement dans les forêts fréquentées car ils représentent un risque pour les promeneurs et l'exloitation du bois. Pourtant ils sont essentiels à la vie. Leur abatage diminue l'habitat de nombreuses espèces animales qui disparaissent. 

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Équilibristes.

 Les arbres de montagnes sont de véritables équilibristes. Il arrive que certains d'entre eux naissent et se développent dans de minuscules crevasses ou rebords de falaises dans les quels de l'humus s'est formé. Par la suite ils vont développer des racines assez puissantes pour percer la pierre et trouver de l'eau et des nutriments.

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 L'épipactis pourpre noirâtre (Epipactis atrorubens).

 Voici une série de quelques orchidées encore en fleurs au moment de cette sortie (fin juillet). Cette épipactis est une vivace qui peut atteindre 50 centimètres. Ses fleurs dégagent une délicieuse odeur de vanille. Les populations de cette espèce fragile sont en diminution à cause de la perte de son habitat naturel.

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L'orchis tacheté (Dactylorhiza maculata).

 Alors elle, s'est un vrai casse tête pour l'identification. D'une part elle ressemble à bien d'autres orchidées du même genre (nommé aussi Dactylorhiza) mais en plus elle comporte pas moins d'une dizaine de sous-espèces parfois bien éloignées de l'espèce type et pour couronner le tout, elle adore s'hybrider avec ses cousines.

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L'orchis moucheron (Gymnadenia conopsea).

 Voici l'une des plus odorantes de nos orchidées indigènes (originaire de notre pays). Très nectarifère, elle dégage un doux parfum ce qui n'est pas toujours le cas pour les autres espèces qui parfois sentent ou ressemblent à des insectes femelles pour attirer les mâles en mal d'amour qui ainsi les pollinisent (ex : ophrys apyfera). 

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L'orchis globuleux (Traunsteinera globosa).

 C'est une orchidée typiquement montagnarde qui aime les pâtures calcaires. On peut la rencontrer dans une grandes partie du Sud de l'Europe. Elle est protégée dans la région Auvergne et dans celle de l'Alsace. Comme toutes les orchidées indigènes, sa vente et sa cueillette sont réglementées par l'annexe B du commerce.

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Listère à feuilles ovale (Neottia ovata).

Pour finir cette présentation d'orchidées en tout genre, voici la listère à feuilles ovales nommée aussi grande listère. Elle a une répartition assez large pur ne pas dire très large. On la rencontre un peu partout en Europe, en Asie de l'Ouest et du Nord et en Amérique du Nord. Elle se plaît  un peu de partout et dans tous les sols.

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Le pin à crochets (Pinus mugo subsp. uncinata).

 On croit souvent à tord que les pins ne poussent que dans les landes et le Sud de la France. Pourtant il y en a un bien de chez nous. Appelé aussi pin de Briançon, ce résineux aime les forêts de montagnes. Il est vulnérable et donc protégé sur tout le territoire mais interdit à l'export en Nouvelle-Calédonie car invasif là-bas.  

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L'aster des Alpes (Aster alpinum).

Nommée également Reine marguerite des Alpes (ça c'est la classe !) figure parmi les plantes pouvant en France pousser le plus haut, soit presque 3000 mètres d'altitude. Uniquement protégée en Franche-Comté, ses populations déclinent peu à peu. Heureusement pour elle, elle s'éponouie dans les parcs naturels où la cueillette des plantes et fleurs est interdite sauf dérogation pour certaines plantes et certaines personnes bien précises.

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Le vératre blanc (Veratrum album).

Comme vous pouvez le voir, il n'est pas toujours blanc ce qui peut compliquer sa détermination. On le confond parfois quand il n'est pas en fleurs avec la gentiane jaune (cueillette pour les liqueurs) ce qui peut s'avèrer mortel. En effet le vératre est très toxique en raison de la paralysie intestinale et respiratoire qu'il peut provoquer.

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Plongée dans les cavernes.

Quand on parle de caverne on ne peut s'empêcher de penser à la Préhistoire. Mais il ne faut pas oublier qu'elles ont été jusqu'à peu utilisées par le hommes, en particulier les bergers qui gardaient les moutons sous la pluie et l'orage. Dans certaines régions des Alpes on peut retrouver sur les parois la trace de leur passage via des petits dessins qu'ils réalisaient avec du charbon ou leur couteau pour tromper l'ennui. 

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 Panorama version XXL.

On approche du sommet, enfin ! Quelques prises de vu histoire de vous donner envie à vous aussi de faire cette chouette randonnée. La vue est superbe. Sur la première photo en haut à gauche, on peut voir en arrière plan le Mont Blanc, puis le Bassin Chambérien, puis l'Alpette avec le petit bout du Granier que nous avons exploré.

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Hélas, trois fois hélas.

 Nous arrivons un peu trop tard pour voir les dernières fleurs des rhododendrons ferrugineux (Rhododendron ferrugineum). Ils poussent de préférence dans les sols pierreux, aussi bien à l'ombre qu'en plein soleil. Il n'est pas friand du calcaire ce qui explique qu'en montagne il pousse dans des zones bien délimitées.

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Millepertuis sp.

 On vente souvent les mérite du millepertuis, on oublie souvent de rappeler que c'est une seule espèce de millepertuis, le M. perforatum qui peut être employé en usage médical. On oublie souvent aussi de dire qu'il annule les effets de la pilule où des autres traitements contre la dépression ... prudence donc dans son emploie.

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Symbiose.

 On définie la symbiose entre différentes espèces (illustrée ici par des insectes de la famille des colèoptéres sur des apiacées) comme étant une interaction de réciprocité entre elles où chaque parti/espèce tire profit de manière bénéfique de l'autresans que cela ne nuise à leur partenaire (ou alors très peu).

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Reine du sommet

Au sommet du Pinet nous rencontrons l'achillée musquée (Achillea moschata) dont nous manquons la pleine floraison de peu. Cette plante ne pousse pas en dessous de 1800 mètres d'alitute (voir rarement en dessous de 2000m). Rare et très protégée, on ne la rencontre que dans les départements de la Savoie et Haute Savoie.

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Duo gagant.

 En voilà deux qui s'accorde sur la couleur et sur la toxicité, bien que je dois reconnaître que la première, à gauche, nommée aconit tue-loup (Aconitum lycoctonum subsp. vulparia) est bien plus dangereuse que celle de droite, l'euphorbe petit-cyprès (Euphorbia cyparissias) qui pour autant n'est pas dénuée de dangerosité.

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L'arnica (Arnica montana).

 L'arnica des montagnes est bien connue pour l'usage qui en est fait en baume (en homéopatie ça reste encore à voir). Ses vertus ont manqué de la faire disparaître. Protégée à grande échelle, elle est menacée de disparition dans plusieurs pays européens. La cueillette est soumise à une réglementation très stricte.

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Le sommet du Pinet.

 Nous voilà au sommet du mont, à plus de 1867 mètres d'altitude. Il est possible de voir une grande partie des massifs des prés Alpes ce qui est à couper le souffle. La randonnée est franchement facile pour arriver jusqu'au plateau crevassé que forme le sommet. Celui-ci délimite le département de l'Isère et de la Savoie.

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Flore et faune des falaises.

 Les nombreuses falaises calcaires sont un lieu d'observation magnifique pour voir certaines espèces animales et végétales peu communes et propres à ce milieu. La plus emblématique de toutes est le tichodrome échelette (Tichodroma muraria) appelé aussi oiseau papillon en raison de son vol et de son beau plumage.

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Danger de montagne.

 Ces belles falaises sont aussi l'ocassion  de rappeler que cette année encore, des randonneurs sont morts ou ont été blessés par des chutes de pierres provoquées par des promeneurs indélicats marchant en dehors des sentiers ou s'amusant à jeter des cailloux. Les règles en montagne ne sont pas là pour restreindre les plaisirs mais pour garantir la sécurité de tous. Ce sont des règles de base simples à respecter :
ne pas taper dans les pierres, marcher sur le sentier, respecter les consignes de panneaux.

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360 degrès.

 Rien à ajouter, les images par d'elles mêmes pour montrer la beauté mais aussi toute la variété de paysages et de milieux que l'on peut rencontrer en montagne ce qui exlique la grande diversité d'espèces présentes sur ces territoires encore préservés de l'urbanisme (quoi qu'avec les pistes de ski ça reste à voir).

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Redescente.

 Il ne nous faudra pas plus d'une 1 heure pour redescendre (sur internet il est plutôt indiqué 2 heures et demi) et pour cause, après plusieurs heures de marche nos estomacs crient famine. Nous bouclerons notre expédition en 9 heures, en comptant les nombreux arrêts photos, les ampoules et les moments détentes dans l'herbe.

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Le machaon (Papilio machaon).

 Ce grand papillon est l'un des rares sur notre territoire à pouvoir hiberner sous forme d'imago, c'est à dire sous la forme adulte et non sous celle de chrysalide. On peut le rencontrer sur tout l'hémisphère Nord. Il se raréfie et devient de plus en plus difficile à observer. On ne sait pas très bien encore ce qui conduit à sa disparition.

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Pelle mêle.

 Voilà deux plantes que l'on pourrait penser proche au premier abord mais il en est rien. Celle qui est à gauche, l'anémone pulsatille (Pulsatilla montana), appartient à la famille des renoncules alors que celle qui est à droite, la centaurée des montagnes (Centaurea montana) appartient à la famille des astéracées.

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Camaïeu de rose.

 Pour finir il me restait quelques plantes à fleur etc. que j'avais très envie de vous présenter mais pour ne pas allonger l'aticle je vais juste les nommer. De gauche à droite et de haut en bas : rosier des Alpes (Rosa pendulina), épilobe en épi (Chamerion angustifolium)Adénostyle à feuilles d'alliaire (Adenostyles alliariae) et agaric des jachère (Agaricus arvensis) qui est un très beau champignon et comestible de surcroît.

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 Toujours de gauche à droite, la pensée à deux fleurs (Viola biflora) qui aime les substrats humides (nous l'avons photographiés à l'entrée del'une des "cavernes") et la valériane des rochers (Valeriana saxalitis) qui aime les pelouses calcaires, les rochers, les éboulis etc. Elle contient des alcaloïdes utilisés en médecine.

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Le mot de la fin.

 Bon, pas grand chose à rajouter pour conclure l'article, hormis que nous avons été conquis par cette randonnée facile. Enfin facile, pour les asmathiques comme moi la première partie jusqu'à l'Alpette peut être ardue mais une fois arrivé au plateau c'est un vrai bonheur. J'ai eu le plaisir de m'y rendre au juillet de cette année, en octobre de l'an dernier, peut être tenterons nous une sortie en avril ou mai 2017 pour profiter de la sortie des orchidées.

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mardi 13 octobre 2015

Sortie en montagne 10.

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 Voici la première partie d'une très longue ballade en montagne. Nous voilà partis pour explorer le Mont Granier, un géant de calcaire qui culmine à plus de 1933 mètres d'alttitude. C'est aussi la plus grande falaise de calcaire d'Europe mais nous y reviendront plus bas. En attendant petite visite de ce mont dont malheureusement nous n'avons pas pu atteindre le sommet. L'an prochain nous aurons à nouveau l'occasion d'en venir à bout.

 

Des conditions de vie difficiles.

 L'étage alpin est rude pour les plantes et les animaux qui s'ytrouvent. Les fortes neiges, les violentes gelées, les froids intenses et les rayons du soleil brûlants sont des plus hostiles. De ce fait les espèces animales et végétales sont souvent plus petites et plus rustiques que les espèces que l'on trouve plus bas en plaine.

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 L'oeillet de Montpellier (Dianthus hyssopifolius subsp. hyssopifolius).

 On le rencontre dans les montagnes jusqu'à 2000 mètres. Il porte le nom de Montpellier comme beaucoup d'autres plantes en raison de l'école botanique de Montpellier qui était au 18ème siècle un centre incontournable pour les naturalistes et botanistes. C'est là que furent identifiées de nombreuses espèces végétales.

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 On le reconnaît facillement à ses pétales très découpés (on dit qu'ils sont laciniés) qui sont au nombre de cinq. Les fleurs solitaires varies blanc au rose. Il est parfois courant dans les forêts d'altitude mais c'est surtout dans les prés secs et montagnards qu'il s'épanouit. On le croise aussi bien dans les Alpes que dans les Pyrénées.

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  Dans certains régions et département il fait l'objet d'importantes réglementations. Ainsi, il est interdit de le cueillir (ou de manière partiel) et de le dégrader en Isère, dans le Jura, dans le Limousin, dans le Lot et dans les Hautes Alpes. On le rencontre dans une vingtaine de départements français dont la Savoie.

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La plante aux milles vertus.

L'achillée millefeuille (Achillea millefolium) est une plante médicinale qui a été très longtemps utilisée pour soigner divers maux en particulier ceux liés au sens. On la beaucoup employée pendant la guerre 14-18 pour soigner les blessées et les femmes en faisait usage pendant les menstrues. Elle porte le nom de saigne-nez ou sourcils de Vénus en partie pour ces utilisations. Même néandertal en faisait usage dans sa pharmacopée si c'est pour dire.

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À couper le souffle !

 Les sentiers sont tortueux voire parfois à bord de falaise ce qui n'est pas facile pour la trouillarde que je suis. Malgré les très beaux paysages, la vue sur le Mont Blanc, les villes en contre bas comme Chapareillan et sur les pâturages de l'Alpette, le vertige que j'ai pour la toute premier fois (faut bien un début à tout) me tort l'estomac.

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 Il faut user des bras et des jambes pour escalader les blocs de calcaires qui permettent d'avoir une vue incomparable sur les alentours mais aussi pour atteindre certains points de la randonnée. Sac à dos, bonnes chaussures (pas comme moi), shorts et bouteilles d'eau sont indispensable pour ce mini périple de 9 heures.

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 J'ai pas pu résister à vous mettre une photo du passage le plus compliqué (si on peut appeler ça compliqué ...) du Granier. Elle ne paye pas de mine mais derrière on trouve plus de 100 mètres de vide, ce qui ne va pas pour me rassurer. Du coup l'exploration du Mont a prit fin ici mais ce n'est que partie remise !

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Les vaches alpines.

 Nous ne sommes pas en Inde mais sur le plateau qui se trouve au pied du Granier et qui le sépare du mont Pinet (appelé aussi le Truc ... en Savoie ils ont de l'imagination hé hé). L'herbe grasse sert de nourritures aux nombreuses vaches dont le lait sert à la fabrication de fromages de prestige comme le St Marcelin.

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L'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides).

 C'ets une grande vivace qui aime les zones fraîches, un peu humides et bien ombragées. Vénéneuse elle présente parfois un danger pour les animaux qui en consomme sèche dans le fourrage. Le latex qui s'en échappe est irritant en particulier pour les muqueuses et les yeux.EN voie interne il cause de nombreux dégâts.

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L'ail à tête ronde (Allium sphaerocephalon).

 C'est un ail sauvage devenu cultivé qui n'est pas très courant à l'état sauvage. On le reconnaît souvent à ses fleurs qui forment une ombelle sphérique et dense. D'oridinaire elle est plus féodée aux prés rocailleux du Sud de l'Europe même si on le trouve sur l'ensemble du territoire hormis dans le Nord et le Pays Basque.

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Un crapaud dans le thé.

 La crapaudine des Alpes est aussi appelée thé des Alpes (Sideritis hyssopifolia). C'est une plante à l'usage ancestrale très prisée dans la région. Peu abondante et même protégée, sa cueillette est très réglementée. Cet arbrisseau est mélifère ce qu iexplique les nombreuses espèces d'insectes visitant ses fleurs pâles.

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Les incroyable déguisements des syrphes.

Cette famille regroupe un grand nombre d'insectes que nous avons souvent l'habitude d'appeler "fausses guêpes". Ce sont des insectes pacifiques et butnineurs dont les larves dévorent les pucerons. Celui de gauche est un Syrphus ribesii femelle et celui de droite est la volucelle transparente (Volucella pellucens).

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La turquoise de Sarcille (Adscita statice).

 C'est une cousine des Zygènes (dont je vous présenterai un de ces quatre quelques exemplaires des Calanques). Sa chenille adore le rumex et cause parfois des dégâts sur les plans d'oseille (qui est un rumex). Néanmoins dur d'être sûr de l'espèce, un examen complet des parties géntiales permettrait d'être sûr.

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 La gentiane jaune (Gentiane lutea).

 Avec quelques autres végétaux elle figure parmi les emblèmes des montagnes françaises. C'est une plante à la durée de vie prolongée (plus de 70 ans) qui met pas moins d'une dizaine d'anéne pour fleurir. Sa racine sert à l'élaboration de divers alcools, on la ramasse avec une fourche nommée Diable. Sa récolte est très réglementées.

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Le lis martagon (Lilium martagon).

 On continue encore avec les emblèmes avec le lis martagon. Devenu presque abondant dans sur certaines montagnes, il a bien faillit disparaître avec le pâturage intensif et la cueillette déraisonnée de certains. Son lien avec la vierge martyr Sainte Catherine (on le nomme parfois lis de Catherine) y serait pour quelque chose.

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 Une véronique pas comme les autres.

 La véronique en épis (Véronica spicata) est une véronique atypique par sa floraison abondante, ses poils, la petite taille de ses fleurs et sa forme d'épi. Elle est parfois confondue avec la véronique d'Allioni (Veronica allionii) dont elle se différencie par ses feuilles et son port. Elle aime les terrains calcaires ensoleillés.

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Aconit tue-loup (Aconitum lycoctonum subsp. vulparia).

 Lycanthropes sensibles s'abstenir car voici une tueuse de loups ! Tout comme la parisette à quatre feuilles, elle aurait était utilisée en raison de sa forte toxicité pour empoisonner les loups et les renards. Dans les comtes et légendes on attribue à cette plante le pouvoir de mettre à mort les loups-garous et autres créatures.

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 Les plantes acrobates.

 Arbres, fleurs ... nombreuses sont les plantes à jouer les acrobates à fleur de roche. Souvent elles se contente de peut de substrat. Les plus petites se contentent d'une simple corniche dans la paroi, les plus grandes et imposantes ont de puissantes racines qui perforent la roche pour aller chercher les nutriments et l'eau.

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Foisonnement de vie.

 Il y a bien des espèces à voir, ne serait-ce que les digitales à grandes fleurs (Digitalis grandiflora) qui se dressent ça et là dans le paysage. Il y a beaucoup d'animaux, il est facile d'entendre le chant des marmottes, beaucoup moins de les voir. Les chocards tournent en larges nuées et les têtards barbotent.

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 Scabieuses et autres caprifoliacées.

 Les scabieuses (Lomelosia) sont difficiles à identifier, rien que dans le secteur on compte 4 à 6 espèces très semblables. On les reconnaît à leur inflorescence hémisphérique, à leurs fleurs plus développées sur les extrémités et leur couleur. Nombreuses sont les espèces d'insectes à convoiter leur nectar et leur pollen.

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Le col de l'Alpette.

 C'est un alpage magnifique et verdoyant à toute saison hormis quand il se couvre de neige. Il devient alors un désert blanc et silencieux. Son nom a été repris par de nombreux établissements montagnards pour le gîte et/ou le couvert. Il y est parfois possible de voir des animaux en particulier des chamois au printemps.

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L'étage alpin.

 Nous quittons l'étage subalpin et l'atge alpin à la végétation peu dense pour redescendre à l'étage alpin. La forêt y reprend ses droits et des arbres hauts et touffus font leur apparition. C'est là qu'en journée les animaux et en particulier les oiseaux et la macro faune s'abritent. C'est aussi dans ce milieu que l'on trouve on groseillier sauvage, le groseillier des rochers (Ribes patraeum) que l'on trouve dans les bois rocheux et frais des montagnes.

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Une histoire de falaises.

 Ce sont les immenses falaises de calcaires qui caractérise le Granier et le rendent si impressionnant. C'est un véritable gruyère parcouru par presque 70 km de galeries et de cavernes souterraines. Celles-ci l'ont fragilisées au point qu'au 13ème siècle tout une partie de la montagne s'éffondre. On compte alors plus de 2000 mort et 5 communes sont entièrement ensevelies. Reste alors une falaise de 900 mètres de hauteur.

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Vue sur le Mont Blanc.

 Ce qui fait peut être la renommée du lieu, c'est la vue incroyable que l'on peut avoir sur le Mont Blanc les jours de beau temps. Sur la photo en bas à droite on le voit se dessine à côté des deux imposants blocs de roches qui se dressent dans l'Alpette. Souvent comme ce jour là un voile de nuages le couvre légèrement.

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Le mot de la fin.

 Voilà le premier volet de cette randonnée en Chartreuse. Elle figure parmi mes préférées car les paysages sont incroyables, le frisson garantit et les espèces végétales rares et colorées poussent souvent en bord de chemin. Reste désormais à vous présenter le Pinet avec sa vue sur les vallées et ses orchidées tardives.

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lundi 28 septembre 2015

Sortie en montagne 9.

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 Virée au Cirque de St Même. Cette année nous nous sommes prit d'affection pour la Savoie et nous y avons réalisés de nombreuses randonnées. Voici l'une d'elle ... enfin presque ... en effet le Cirque est à la fois en Savoie et en Isère. En son coeur se trouve la source du Guiers Vif qui départage les deux départements.

Une hêtraie enchantée.

Pour parvenir à la source, il faut grimper. Une des spécificité du cite est que rapidement, on passe d'un étage montagnard à l'autre et que l'on peut voir la flore changer, en particulier les arbres. En effet les nombreux hêtres (Fagus sylvatica) cèdent vite la place aux conifères qui s'accomodent mieux du relief escarpé.

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La saxifrage des ruisseaux (Saxifraga aizoides).

C'est une plante assez rare qui fleurit de de juin à septembre entre 600 et 3100 mètres d'altitude. Elle pousse en touffe dans les zones pierreuses et les éboulis, toujours à proximité de l'eau : sources, courts d'eau ou suintements à fleur de roche. Elle a de très nombreux noms comme celui de saxifrage faux aizon.  

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Les fruits des conifères.

 Tiens en parlant de conifères, savez-vous faire la différence entre tous leurs fruits ? Les cônes du sapin blanc (Abies alba) par exemple pointent vers le ciel alors que ceux de l'épicéa commun (Picea abies) pendent vers le bas. Pour s'en souvenir on dira que "ceux du sapin pinent (montent), ceux de l'épicéa pissent (descendent)".

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À défaut de faire le tour du monde, n'en faisons que la moitié.

La raiponce hémisphérique (Phyteuma hemisphaericum) aime les milieux montagnards riches en silice. On la trouve dans les prés comme dans les moraines entre 1300 et 3000 mètres d'altitude.  Sa racine comme celle de la plupart des raiponces serait comestible et aurait un goût mêlant les saveurs de la châtaigne et du panais.

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 La grande astrance (Astrantia major).

 C'est une espèce qui dans certaines régions est protégée. Elle est typique des montagnes et aime se trouver dans les forêt de hêtres et de sapins humides et fraîches. Très rustique elle peut résister à des températures descendant au dessous de - 25°C. De grande taille elle fait parfois plus d'un mètre de haut.

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Les vampires des bois.

 Enfin presque, il s'agît plutôt de mélampyres, des plantes à fleurs semi-parasites qui se nourrissent en partie d'autres plantes dans un premier temps puis de leurs congènéres, d'où leur nom sympahtique. Au Cirque de St Même on peut rencontrer le mélampyre des forêts (Melampyrum sylvaticum) qui est à gauche de la photo  (tout de jaune vêtu) et le mélapyre des bois (Melampyrum nemorosum) qui lui est sur la photo de droite (en jaune et violet).

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Le maître des haies.

Il est plus fréquent de croiser le troène commun (Ligustrum vulgare) dans les villes et les parcs qu'en pleine nature. Pourtant c'est une plante indigène de notre territoire qui s'est retrouvé dans nos jardins pour sa rusticité. Voilà plusieurs siècle que l'Homme cultive cet arbrisseau qu'il nomme parfois bois puant ou frésillon.

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 L'étrange monotrope sucepin (Monotropa hypopitys).

Voilà une bien étrange plante. Le monotrope sucepin est cousin des bruyères et tire sa nourriture des échanges qu'il entretient avec des champignons dans le sol. Comme il ne fait pas de photosynthèse il n'a pas besoin de chlorophylle et est donc de couleur blanche et non verte. Il peut vivre dans les zones de faible lumière.

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 Le bal des orchidées.

 Voici petite série d'orchidées encore en fleurs au moment de la sortie (juillet). Ce n'est pas courant pour certaines de ces espèces mais cela arrive quand elles sont dans des milieux protégés de la chaleur comme c'est le cas. Ici il s'agît de l'orchis moucheron (Gymnadenia conopsea) qui peut dépasser 80 centimètres.

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 L'helléborine rouge (Epipactis atrorubens).

 Cette orchidée est commune sur les sols et éboulis calcaires et ses fleurs sentent bon la vanille. C'est la plus identifiable des épipactis en raison de sa couleur rouge-pourpre. Elle est protégée dans de nombreuses régions. De toute manière quand on est face à une orchidée, le plus sage est de ne pas la ramasser.

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Un nid sans oeufs ni oisillons.

La néottie nid d'oiseau (Neottia nidus-avis) est une orchidée qui fonctionne comme le sucepin (mychorization) ce qui fait qu'elle a besoin de très peu de ressources. Elle a la particularité d'avoir un réseau racinaire très dense et qui s'enroule sur lui même, formant ainsi une sorte de nid avec un creux douillet en son centre. 

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L'orchis de Fuchs (Dactylorhiza fuchsii).

 Cette orchidée fait partie de la famille des dactylorhizas qui sont assez difficiles à différencier les unes des autres (c'est même parfois un gros casse-tête même pour les plus agairis). Pour la différencier de de la Dactylorhiza maculata il faut regarder le biotope (plus forestier pour fuchsii) et le label (moins découpé chez maculata).

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Y a pas à dire, ça gère la fougère !

Les fougères comptent parmi les plus vieux végétaux de notre monde. Leur "famille" se nomme Flicophyta. Elles n'ont pas de fleurs et produisent pour se reproduire des spores ou se divisent. Certains au Moyen Âge partaient à la recherche de fleurs de fougère, en posséder une rendrait son propriétaire invisible.    

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Le lis martagon (Lilium martagon).

 Ce très beau lis atteint un mètre de haut. Il est dans de nombreux endroits le symbole de la culture montagnarde, en particulier dans les Alpes. Protégé il est possible néanmoins de le récolter sous certaines conditions spécifiques aux territoires sur le quel il se trouve. Il aime les endroits frais, ombragés et humides.

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 La vulnéraire des Chartreux (Hypericum nummularium)

 Son vrai nom est millepertuis à sous. Chez nous c'estune plante de grande importance, on en tire une liqueur typique d'ici, la Vulnéraire. Elle est endémique des Alpes et des Pyrénées, entre 500 et 2600 mètres d'altitude, souvent dans des endroits pas simple d'accés. Protégée, sa récolte est aussi très réglementée.

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La dryade à huit pétales (Dryas octopetala).

 J'aime le surnom de chênette qu'on lui prête parfois, cela vient de son  nom de dryade. Les dryades dans la mythologie grecs sont des nymphes mortelles associées en particulier aux chênes et plus généralement aux arbres et à la forêt. Timides, certaines protégeaient les pommes d'or du jardin des Hespérides. 

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 Les sentiers de montagne.

 Les sentiers de montagne ne sont pas à confondre avec ceux des campagnes ou des forêts de basse et de moyenne attitude. Ils sont serpentueux, raides et escarpés, parfois instables et/où à fleur de falaise (j'en parlerai dans un prochain épisode) ... bref ils sont redoutables. Il faut un bon équipement pour les aborder.

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Des plantes carnivores dans les Alpes.

 La grassette des Alpes (Pinguicula alpina L.) est une petit plante carnivore à fleurs blanches. On la trouve dans les montagnes eurasiennes en haute altitude, jusqu'à 2600 mètres. Ses feuilles sont couvertes de poils gluants. Quand les insectes s'y posent, ils s'engluent et les feuilles se referment sur eux puis les digèrent.

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Une terrible vénéneuse.

 L'ancolie commune (Aquilegia vulgaris) est considérée comme la plante la plus toxique d'Europe. Cela n'a pas empêché qu'elle soit très appréciée dans les jardins et dans les filtres d'amours, ce qui fut fatal à certains amants et maîtresses. Plante magique, les femmes mâchouillaient ses graines pour se rendre plus attirantes. 

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La délicieuse mauve musquée (Malva moschata, L.).

Ses feuilles sont caractéristiques de l'espèce. On la rencontre partout en France et elle n'est pas difficile dans le choix de son emplacement. Souvent cultivée, elle s'échappe facilement des jardins pour retourner dans la nature. Les fleurs de mauves sont encore utilisées pour traiter et soigner les problèmes de gorge.

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Plantes à découvrir.

 Il reste bien des plantes à découvrir au Cirque de Saint Même comme la parisette à quatre feuilles (Paris quadrifolia) à droite et qui est aussi nommée raisin du renard. L'endroit à l'avantage de regorger de vie et de trésors botaniques jusqu'à tard dans la saison avant que la neige et le gel ne s'invitent pour quelques mois.

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 La magie de l'eau.

 Le Cirque de Saint Même est assez fabuleux pour les nombreuses cascades et cours d'eau entourés par des falaises de calacaire de plus de 500 mètres de haut. Issus d'un source, ils deviendront le Guiers Vif et plus généralement le Guiers. On compte quatre cascades principales, ici celle nommée la Pisse du Guiers.

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La Cascade des Sources.

 Bon ce n'est pas elle en photo ici (Grande cascade) mais on presque la deviner. Elle sort d'une grotte creusée par l'eaud ans la roche, grotte dont on peut s'approcher de très prés d'ailleurs. L'endroit est assez sympathique car sur les rochers les moins érodées se sont installés de nombreux végétaux formant des îles.

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 La Grande Cascade.

 Elle porte bien son nom même si elle n'est pas la plus grande. Elle est très impressionnante surtout quand on regarde la taille du personnage de la photo en bas à droite. Il est possible de mettre les pieds dans l'eau glacée et d'aller sous la chute. Là aussi se trouve une riche végétation à la quelle on ne s'attendrait pas.

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 En parlant de mettre les pieds dans l'eau ...

Voici un aperçu de notre équipement pendant que nous nous glacions joyeusement les oreilles dans l'eau à la recherche de petites bêtes. Depuis j'ai écouté la voix de la raison (celle de mon bien-aimé) et je me suis achetée des chaussures de randonnées, surtout après les quelques frayeurs que j'ai pu avoir au Mont Granier.

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Petits monstres.

 Les voilà les bêtes. Elles ne sont pas méchantes et font le bonheur du cingle plongeur  (Cinclus cinclus) qui sont faciles à observer. Cet oiseau unique en son genre plonge sous l'eau pour trouver sa nourriture. Son plumage l'isole du froid, de l'eau et lui donne une réserve d'air pendant qu'il se trouve dans les torrents pour respirer.

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 Démonstration de témérité.

 Les pieds dans l'eau ... j'avoue nous n'y sommes pas restés longtemps, moi en particulier (maximum une dizaine de minutes). Il faut savoir que cette eau sort du ventre de la terre et est restée très longtemps loin du soleil et de ses rayons chauds. De ce fait elle dépasse rarement les 5° degrés ce qui fait peu pour se baigner.

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 La Cascade Isolée.

 Pour le coup j'aurais pu me passer de titre. Cette cascade a formé au court des années et même des siècles si ce n'estd'un ou deux millénaire une cuvette où ça et là se trouvent d'imposants blocs de roches qui ont survécu à la furie des eaux. Il est possible d'admirer le spectacle depuis leur sommet après une rapide escalade. 

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Courageux ?

 Les photos ne le montrent pas vraiment mais l'endroit est très beau car entouré de forêt et de roches qui sont à nues. Un énorme hêtre surmonte le tout et couvre de ses feuillages la petite étendue d'eau limpide et peu profonde visitée par les oiseaux. Reste la question du froid, qui osera s'y plonger ? Le Chat s'y est risqué les pattes.

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 Le mot de la fin.

 Voici un aperçu de la "collections de randonnées de l'été". Il y a fort à parier que nous seront bientôt de retour au Cirque, et si ce n'est pas cet automne ça sera alors au printemps. Néanmoins je me vois mal résister à l'envie d'aller voir les feuilles dorées tomber et être emportées par les eaux turbulentes du Guiers Vifs.

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lundi 7 septembre 2015

Sortie en montagne 8.

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Il fait un temps magnifique, c'est l'occasion de commencer notre série de randonnées de l'été. Voici la première réalisée au Charman Som. Facile pour tous les niveaux et les enfants, on peut accéder au pied du sommet en voiture après avoir parcouru la route étroite qui y mène, entre forêts de connifères et alpages.

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 Pour se faire je me suis munie d'un nouvel ouvrage sur les plantes : "400 èspèces, fleurs des Alpes" aux éditions ULMER, le "Flora Alpina" de mon bien aimé faisant le reste. J'ai pu ainsi identifier l'alchémille des Alpes (Alchemilla alpina). Les gouttes de rosée formées sur les feuilles des alchémilles (toutes espèces confondues) ont été utilisées au Moyen Âge par les alchimistes (d'où son nom) pour tenter de transformer le métal en or, de soigner les maladies incurables et de prolonger le vie humaine ... bref créer la pierre philosophale.
Voilà une petite histoire que je trouve assez sympa pour débuter.

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 Lagrandegentiane est aussi nommée gentiane jaune (Gentiana lutea).Dans les montagnes elle a longtemps été une plante capitale et aujourd'hui encore elle est rattachée au patrimoine et à la culture montagnarde. Pour rester dans le domaine des légendes, la plante était réputée pour être miraculeuse (on pensait qu'elle soignait la peste) et avoir des vertus magiques. C'est peut être pour cela que la fourche qui était utilisée pour récolter sa racine se nommait "Diable" (celle-ci pèse plus de 13 kilos). Pour rappel c'est une plante protégée.

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 Les saxifrages sont surprenantes, elles peuvent en fonction de l'espèce avoir des feuillages très singuliers pouvant parfois tromper le botaniste amateur. Cette saxifrage paniculée (Saxifraga paniculata) une fois fanée pourrait être confondue avec une joubarbe. Sesfeuilelsétrangessont en réalité une adaptations aux conditions rudes imposées par la montagne. Petites et épaisses, elles permettent à la plante de faire des réserves d'eau, de garder ses calories, de résister au froid, au gel et au vent. Les romains l'appréciaient dans leur cuisine.

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 Le vératre blanc (Veratrum album) est parfois confondu, quand il n'est pas en fleurs, avec la gentiane jaune (qui se récolte avant floraison) ce qui peut être dramatique, le vératre étant très toxique. Pour les différencier il faut se souvenir que les feuilles de la grande gentiane sont opposéesalorsque celles du vératre blanc (ou de son cousin le vératre vert) sont alternes. C'est simple mais efficace pour éviter de s'empoisonner pour de bon.

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L'ail des cerfs (Allium victorialis) possèdent de nombreux noms en fonction de la montagne où on le rencontre. On peut ainsi l'appeler l'ail de la Sainte Victoire, l'ail victorial ou l'ail serpentine. On le pensait autrefois magique en raison de ses bulbes qui s'entre-croisent comme les maillons d'une côte de maille. Il protégerait celui qui le porte dans un conflit ou sur le champ de bataille. Bien que non protégé il est plutôt rare ou du moins peu commun.

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 Pour parler un peu du Charman Som il faut savoir que c'est un sommet isèrois qui culmine à  1 867 mètres d'altitude. Il fait partis du parc Naturel de Chartreuse et d'une zone Natura 2000. De ce fait la cueillette des plantes y est strictement interdite. Riches en prairies herbeuses, ce mont est pâturé depuis le Moyen Âge. Le pâturage exercé remplace celui d'animaux disparus ou peu présents, ce qui permet de conserver la flore montagnarde.

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 L'orchis grenouille (Dactylorhiza viridis) est une orchidée peu commune ayant pour statut les initiales "NT" que l'on traduit par "quasi menacé". Presque toutes les régions l'ont inscrites sur leur liste des plantes protégées hormis la région Rhône-Alpes où elle est pourtant présente dans de nombreuses réserves, nous sommes mauvais élève. Elle ne peut être détenue qu'avec un permis (Annexe B de Washington). Ici elles sont fanées.

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 La nigritelle noire ( Nigritella nigra subsp. rhellicani) comme l'achémille des Alpes possède de nombreux noms mais celui que je préfère est celui d'orchis vanille qui rappel au combien le parfum de cette orchidée est puissant et délicat. Elle aussi figure sur la liste des orchidées protégées et sur lesquelles il faut faire de la sensibilisation. En effet on croise encore trop souvent des promeneurs arborant de gros bouquets de cette espèce montagnarde.

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 L'orchis globuleux (Traunsteinera globosa) tient son nom de la forme sphérique que donnent ses fleurs collées les unes aux autres. C'est une stratégie bien étudiée. Plus les fleurs sont nombreuses et proches, plus il aura de chance que les insectes pollinisateurs restent longtemps sur la plante, collent à leur corps du pollen et fécondent d'autres fleurs. Plus commune que les autres orchidées elle est peu ou pas protégée ce qui est bien dommage.

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 Pour continuer avec les orchidées d'été, en voici une sur ça fin, la spiranthe d'été (Spiranthes aestivalis). C'est une orchidée en très forte régression dont très peu de stations sont connues en Isère. Considérée comme espèce vulnérable voire en danger pour certains, elle est protégée à l'échelle nationale. Elle a disparue en Belgique depuis 1981 et dans le nord de la France elle est en voie de disparition (moins de 20 stations recensées). 

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 La driade à huit pétales (Dryas octopetala) appartient à la famille des rosacées comme le rosier ou le prunier. Rare, elle se distingue par les poils présents sur ses feuilles, en particulier en dessous qui forment un duvet, et qui empêche à l'eau qu'elle contient de s'évaporer, comme les poils des animaux. On l'appel parfois thé des alpes à tort, ce nom revenant à Sideritis hyssopifolia rencontré quelques jours plus tards sur un autre sommet.

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 Les anémones appartiennent à la famille des renonculacées. Les formes alpines pour se prémunir du froid sont souvent mais pas toujours couvertes de duvet sur les tiges, les feuilles et le calice. En graines elles sont toutes semblables en particulier les espèces élevées. Pour celle-ci j'héiste entre quandidates : l'anémone des alpes (Pulsatilla alpina), l'anémone pulsatille (Anemone pulsatilla L) et l'anémone des montanges ( Pulsatilla montana).

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Deux plantes qui s'invitent parfois dans les jardineries si bien qu'on en oublierait leur caractère montagnard.
1 et 2 : L'aster des alpes (ster alpinus) est assez commune et parfois nommée reine marguerite des Alpes.
3 et 4 : La gentiane acaule (Gentiana acaulis) se différencie de la gentiane de gentiane de Koch (Gentiana
kochiana
) par le fait qu'elle est calcicole (aime les sols calcaires) contrairement à celle de Koch.

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 Le polygala commun (Polygala vulgaris) comporte plusieurs sous-espèces. Très commun et vivace, on le trouve jusqu'à 2400mètres d'altitude. Ila besoin de pleine lumière pour fleurir. Polymorphe il peut être rose, pâle ou plus rarement blanc. Les espèces proches avec qui il peut être confondues sont le polygale du calcaire (Polygala calcarea), le polygale amer (Polygala amarelia) et le Polygale à feuilles de serpolet (Polygala serpylifolia).

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La zone Natura 2000 du Charman Som comme toutes les zones Natura 2000 est une réserve protégée mais accessible aux promeneurq. Pour reprendre les mots du ministère de l'écologie (ICI) : "Le réseau Natura 2000 est un ensemble de sites naturels européens, terrestres et marins, identifiés pour la rareté ou la fragilité des espèces sauvages, animales ou végétales, et de leurs habitats. Natura 2000 concilie préservation de la nature et préoccupations socio-économiques. En France, le réseau Natura 2000 comprend 1758 sites."

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 Le rhododendro ferrugineux, appelé aussi laurier-rose des Alpes (Rhododendron ferrugineum) se trouve aussi désormais dans nos jardins bien qu'il soit montagnard. Il résiste à des froids  élevés s'il se trouve couvert par la neige,sinonilpeut s'accomoder de température situées entre -15 et -20°C. Très toxique voire mortel (bois, fleurs, feuilles, fruits etc), ses baies font le régale des oiseaux qui les ressèment sur les coteaux escarpés.

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 C'est en montagne que l'on peut encore croiser une multitude d'insectes sans avoir à les chercher. Papillons, scarabées, guêpes, abeilles et mouches savent profiter à l'étage alpin des fleurs qui ont très souvent une floraison courte. Certaines espèces sont communes, d'autres bien moins et sont propres à cette zone.

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Certaines plantes pour s'habiter de variations de climat brutales en montagne comme le froid extrême, les grosses chaleurs, l'absence d'eau, la neige, les vents violents, le gel ou encore les UV bien plus nombreux en altitudes n'ontpas développées de stratégie précise. Elles poussent alors dans les rochers pour se protéger.

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 Autrefois une grande partie de la montagne étaient couverte des forêts. Les arbres ont été coupés pour transformer le Charman Som en alpage pour les troupeaux. D'abords propriété de l'abbaye de Bonnevaux, il devient celle des pères chartreux qui mènenet ces grands travaux. Par la suite le pâturage devient national.

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Sans vient alors la seconde guerre mondiale, le sommet est alors confié à ce que nous nommons actuellement l'ONF. Pendant la seconde guerre mondiale des camps de jeunesse ("Jeunesse et Montagnes" puis "Chantiers de la jeunesse française") sont implantés avec l'aide de Vichy mais ferront acte de résistance.

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 La grande astrance (Astrantia major) est une plante que l'on ne croise que dans les montagnes calcaires. Très rustique elle résiste à des températures frôlant les -30 °C. C'est une vivace qui aime les sols de préférence riches et frais, ce qui explique pourquoi nous en avons trouvé beaucoup sur le replat du sommet. En effet l'eau de pluie n'en ruisselle pas et peu stagner, rendant le sol lègèrement humide et accélérant la décomposition de matière.

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 La valériane à feuilles rondes (Valeriana rotundifolia) est présente dans les 6 départements des Alpes les plus au sud-est et sur l'ensemble de la Corse. Elle aime les éboulis de préférence calcaires (et argileux comme dit sur Tela botanica). Même si elle est très peu commune elle fait l'objet d'aucune réglementation.

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 L'aconit tue-loup (Aconitum lycoctonum subsp. vulparia) est une des plantes les plus toxiques d'Europe (le plus vénéneuse étant l'ancolie commune). On l'utilisait autrefois pour empoisonner les animaux perçus comme indésirables comme les loutres, les loups ou encore les renards. C'est de la qu'elle tient son nom funeste.

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 Les prairies alpines sont des milieux fragiles qu'il faut préserver. Ce sont parmi les derniers sanctuaires de nature un peu prés préservés. Au court de notre randonnée nous avons trouvé de nombreux déchets (que nous avons pris dans nos sacs), des plantes arrachées et/ou piétinés parce que les gens marchaient en dehors des sentiers ou voulaient faire de jolis bouquets qui finissent par être abandonnés. S'il vous plaît, préservez nos montagnes.

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 Le lis martagon (Lilium martagon) a bien faillit dispraître pour les mêmes raisons que le sabbot de Vénus. Emblême des Alpes, sa beauté a attiré la convoitise des hommes qui l'offrait à leur bien-aimée ou desbergères qui en confectionnait de gros bouquets pour les maisons. Il aime aussi bien les bois que les près.

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 On le croise rarement en plainemaisfacilement en montagne jusqu'à 2800 mètres d'altitude. Il est protégé sur tout le territoire français mais aussi en Suisse. Il aime les sols riches en humus, argileux, exposés à la lumière et au climat continental dans les zones assez froides. Il est surtout présent dans le Sud et l'Est.

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 Le trolle d'Europe (Trollius europaeus) n'est pas un petit gnome propre à notre continent mais une plante à fleur alpine plutôt rare. Seuls les gros bourdons on la force nécessaire pour passer à travers ses pétales (qui lui donne l'apparence de n'avoir pas encore fleurit) pour accéder au pollen. Il est parasité par une petite mouche qui y pond ses larves. Celles-ci se nourrissent des graines de la plante l'empêchant de se reproduire.

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 La vache Tarentaise nommée aussi Tarine est ma vache adorée. Typique des montagnes cette espèce rustique s'aclimate bien aux conditions difficiles avec sa petite taille et ses sabots robustes. C'est une très bonne laitière qui donne un lait de bonne qualité en abondance. pour les fromages. Sa viande est aussi assez bonne.

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 Pour finir cette journée de randonnée, détente au bords du lac de Charavine (nommé aussi Paladru) en très bonne compagnie. Au son des instruments et des voix nous nous laissons bercés par l'eau et gardons la tête dans les nuages comme nous l'avions plus tôt, là bas, quelque part en Chartreuse à plus de 1 867mètres.

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lundi 17 novembre 2014

Sortie en montagne 7.

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Voilà plus d'un an que je n'ai pas posté un article sur la montagne (depuis le 1 juin 2013 exactement). Mais cette fois-ci l'appareil photo est de partie et j'ai matière à vous parler des hauts sommets. Comme toujours, merci à Sébastien pour cette super rando et pour m'avoir donné à voir comme jamais le Mont Blanc
(que vous pouvez retrouver plus bas en photo).

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 Nous ne sommes pas en Suisse mais bien en Savoie.
Le Mont Granier fait parti des sommets emblématiques de la Chartreuse. Dans la nuit du 24 au 25 décembre 1248 une partie de la montagne s'effondre sur elle même, balayant les villages alentours et causant la mort de 5000 personnes. C'est l'une des plus hautes falaises de calcaires de France avec 700 mètres à pic. 

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Quoi de plus beau que de tomber au coeur de la Chartreuse sur un oeillet des Chartreux (Dianthus carthusianorum) ? Manque de chance il s'agit ici de l'oeilet mignardise (Dianthus gratianopolitanus) qui n'en est pas moins beau. Il fleurit d'ordinaire de mai à juillet mais en montagne il n'est pas rare de voir certaines fleurs s'épanouir bien après la saison avec les différences de températures et l'ensolleillement plus prolongé.

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Cette spécificité donne l'occasion de voir quelques belles fleurs comme avec ces gentianes.
1 et 2 : Gentiane à feuilles courtes (Gentiana brachyphylla). Elle fleurit entre juillet et août et peut être facilement confondue avec la gentiane printanière (Gentiana  verna) que l'on appel aussi oeil de chat.
Cette gentiane se rencontre à partir de 1800 m d'altitude.

3 et 4 : La gentiane jaune (Gentiana lutea) ou grande gentiane est la plus populaire de toutes. Elle entre dans la composition de liqueurs et d'alcool comme la Suze ou la Chartreuse. Sa racine amère stimule l'appétit,soigne les troubles digestifs, soulage les maux de coeurs et les lourdeurs d'estomac. 

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 La vulnéraire des Chartreux (Hypericum nummularium) est une plante endémique des Alpes et de certaines régions des Pyrénées (les stations en Isère se trouve en Chartreuse et dans les Bauges). Elle aime les rochers et les crevasses des zones calcaires à l'abris du soleil. Il est autorisé d'en récolter un brin par personne pour une consommation dite familiale. Dans le Dauphiné, la plante est recherchée pour l'éllaboration de l'eau-de-vie de vulnéraire. Pour la cueillette commerciale, il faut un autorisation préfectorale.

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 La gentiane champêtre (Gentianella campestris) est une jolie gentiane que l'on trouve à l'étage alpin et sub-alpin entre 0 et 2700 m d'altitude. Elle affectionne les pelouses d'herbe rase et les pâturages bien broutés, de préférence sur les sols siliceux. Elle fleurit de juin à septembre.  

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 L'euphraise officinale (Euphrasia officinalis) est une plante employée par l'Homme depuis le Moyen Âge. Encore couramment prescrite en homéopathie, en particulier pour les problèmes occulaires, elle a longtemps était utilisée pour lire l'avenir. Pour cela on appliquait des compresses d'infusion d'euphraise sur les yeux pour provoquer la claire-voyance ou sur les oreilles pour la clairaudiance.

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 Les lichens sont les organismes symbiotiques qui comptent parmi les plus résistants qui soient. Plus anciens que les dinosaures, ils peuvent supporter à des conditions extrêmes : absence d'air, d'eau,de lumière... en 2008 deux espèces de lichens sont laissées pendant 2 semaines dans le vide intersidérale de l'espace... et y survivent !

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La joubarbe de montagne (Sempervivum montanum) se différencie de la jourbarbe des toits (Sempervivum tectorum subsp. tectorum) par la présence de poils gras. On la trouve sur les zones de montagne entre 1000 et 300 m d'altitude et parfois bien plus. On la trouve dans toute l'Europe mais se fait de plus en plus rare.

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  Voilà de beaux agarics. Les quels ? Impossible de vous le dire, peut être des agarics des jachères (agaricus nivescens). La famille des Agaricus comprend de nombreuses espèces. Si toutes presque sont comestibles, certaines se révèlent être sans intérêts quand d'autres comme Agaricus xanthoderma sont toxiques. 

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La boviste plombée (Bovista plumbea) est comestible jeune mais sa petite taille le rend inintéressant.
Il est courant en été et en automne dans les prés et les pâturages en groupes.

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 L'hygrophore perroquet (Hygrophorus psittacinus) est un joli champignon aux formes et couleurs variées. Jeune il est vert, puis devient jaune et enfin rouge avant de se décolorer. Sur ces clichés vous pouvez voir des individus représentatifs des stades de croissance. Non comestible, on le trouve à la fin de l'été et à l'automne dans les pâtureq, les pelouses et les prairies.

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Je vous présente Psilocybe semilanceata. Cela ne vous dit rien ? il s'agit pourtant du célèbre Psilocybe lancéolé. Comme pour la plupart des drogues, la psilo est interdit à la cueillette et à la consommation. Il est connu des amateurs pour ces propriétés hallucinogènes et se reconnaît en partie au petit mamelon foncé qui le surmonte, chose absente sur cette individu fatigué.

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 Voici deux espèces de champignons que je trouve tout à fait superbe à photographier mais dont j'ai bien du mal à donner des noms. Dommage, mais cela ne retire pas le plaisir de les avoir croisé. Il s'agit peut être d'hygrophores ou de proches parents mais sans grande conviction.

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 Le genévrier commun (Juniperus communis) se rencontre un peu partout en France, en particulier à l'étage collinéaire et sub-alpin. Les baies de cette arbrisseau étaient employées dans toutes les Alpes pour confectionner l'Estre de genièvre, une sorte de confiture ou de pâte à tartiner locale. C'est après une très longue préparation que l'on obtient la préparation.

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Le terme chardon englobe de nombreuses espèces de plantes qui parfois n'en sont pas. 
1 et 2 : Le Carduus defloratus est un chardon que l'on peut rencontrer en France, si on se tient à la fiche de Tela botanica dans les "bois et pâturages des montagnes : Jura, Bourgogne, Bugey, Savoie, Haute-Savoie, Dauphiné, Alpes-Maritimes, Pyrénées." Il fleurit de juillet à août.
3 et 4 : La Carline acaule (Carlina acaulis L. subsp. caulescens) se rencontre dans les prairies subalpines jusqu'à 1500 m d'altitude. Elle fait l'objet de plusieurs mesures de protection. En montagne, de manière traditionnelle, l'accrocher à sa porte où aux mûrs des maisons porterai chance.

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 La potentille de Braun (Potentilla brauneana) apprécie les pelouses des hauteurs, entre 2000 et 3000 m d'altitude qui restent enneigées longuement. Elle fleurit de juillet à août et porte également le nom de potentille douteuse. 

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 La lépiote déguenillée (Macrolepiota rhacodes) est une columelle comestible et même réputée. On la rencontre dans les bois, les jardins, les clairières, les prairies et les terrains vagues. Courant, on peut parfois confondre les jeunes exemplaires avec des lépiotes mortelles. Mieux vaut ne pas ramasser les individus dont les chapeaux sont inférieurs à 10 cm.

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 La petite tortue (Nymphalis urticae) est un papillon commun en France. Sa chenille se nourrit principalement de la grade ortie d'où son nom. Cette espèce connait un déclin rapide à travers toute l'Eurasie. La multiplication de nombreux parasite et le réchauffement climatique n'y seraient pas pour rien.

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 La ballade est sympa comme tout et bien que nous nous soyons cantonné au vallon, la vue reste incroyable.
Il est possible de monter au sommet en une demie journée via une voie parfois compliquée pour les promeneurs.

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 Vue sur Chapareillan mais aussi sur l'Isère (la rivière), les coteaux vinicoles, le beau massif des Bauges... et surtout, vue sur le Mont Blanc qui se dessine avec en arrière fond un superbe ciel bleu.

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 Vestiges de l'éboulement de l'an 1248, d'énormes pierres viennent parsemer le vert vallon dont les marmottes ont fait leur terrain de jeu et les vaches tarines, leur domaine. On pourrait se croire dans le légendaire Val-sans-retour où sont prisonniers les amants infidèles.

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 Entre les deux blocs, le Mont Blanc. Il est le point culminant des Alpes avec 4810,02 m d'altitude et le 6 ème plus haut sommet au monde. Situé en Haute-Savoie, il est gravi pour la première fois en 1786. À cette époque, il porte encore le nom de "Montagne Maudite".

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La frontière du Mont Blanc porte à débat. Côté français comme côté italien, le sommet est revendiqué si bien que dans les manuels scolaires de chaque pays, il est tour à tour italien ou français. Autrefois le problème ne se posait, celui-ci se situant sur le Duché de Savoie. L'affaire se corse en 1792 avec l'annexion du Duché.

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 La légende de la Montagne Maudite :
En des temps immémoriaux, le Mont Blanc était une montagne verdoyante où les bergers menaient paître les troupeaux en passant par le col des Géants. Mais voilà que des démons des glaces viennent se pointer. Adieux prés verts, bonjours neiges, froids et tempêtes. C'est la que vivrait la déesse des fées, la Dame Blanche, entourée de fleurs et de pâtures. C'est là aussi que se réunissaient certains sorciers. 

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 Quelques champignons inconnus mais courant dans les prés, encore humide de la rosée. L'ombre de la montagne a maintu la végétation à l'abri des rayons du soleil.

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 Le Mont Granier est aussi appelé Montagne aux Vaches. C'est là que paissent les troupeaux dont le lait servira à confectionner des fromages aux noms célébres comme le délice de Chartreuse, le "Chartreuse", le "Granier", l'estival de "Chartreuse" ou encore la raclette des Entremonts (la vraie) que l'on peut retrouver sur le site de la coopérative ICI.

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 Ces grandes feuilles pourrait appartenir à la primevère oreille d'ours (Primula auricula) mais sans certitude. Elle pousse sur les rochers peu après la fonte des neiges jusqu'à 2300 m d'altitude.

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 La vallée est un endroit de mystères et de légendes fréquenté par de nombreux promeneurs.
Il n'en faut pas plus pour tomber sur ce genre d'objets  distrayants.

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 C'est aussi dans ce biotope que l'on trouve le thé des Alpes (Sideritis hyssopifolia) appelé aussi Crapaudine des Alpes. Comme la vulnéraire il est protégé et ne peut être récolté que pour l'usage familliale (pas plus d'une petite poignée) sauf autorisation préfectorale. On l'utilise pour aromatiser l'eau-de-vie ou comme infusion.

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 L'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides) aime les sous-bois humides et ombragés. Elle peut atteindre 90cm de hauteur. Toxique, elle produit un latex blanc. Toutes les parties de la plantes peuvent provoquer des vomissements et des effets purgatifs chez l'Homem et se montrer dangereuses pour le bétail.

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 Les falaises abrite une grande et bruyante colonnie de chocards à bec jaune (Pyrrhocorax graculus). Dès les premiers rayons du soleil ils prennent leur envole. Aux alentours de midi on peut les voir chercher leur nourriture en groupes dans l'herbe rase.

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 Le thym serpolet (Thymus serpyllum) ou serpolet est une plante aromatique très parfumée et commune dans les zones ensoleillées jusqu'à 3000 m d'altitude. Riche en propriétés médicinales, il est antiseptique, anti-virale, stomachique, expectorant, antispasmodique, désinfectant et anti-inflammatoire.

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 Petit tour par la forêt, au milieu des résineux et des fougères. Les feuillus se font rares voir absent. On rencontre majoritairement des épicées pour les 2/3 et des pins pectinés pour environ 1/3. Ce dernier est la nourriture principale du grand gibier (mouflons, chamois, cervidés etc.) pendant l'hiver.

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 Les forêts de hautes montagnes sont des forêts anciennes. Difficiles d'accés elles sont peu ou pas exploitées par l'Homme ce qui permet aux arbres d'ateindre des tailles exceptionnelles mais aussi, pour les espèces qui vivent et se reproduisent dans le bois mort, de se multiplier.

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 On rencontre là encore quelques champignons, dont certains comestibles.
1 et 2 : En cour d'identification pour le moment.
3 et 4 : Le lactaire délicieux (Lactarius deliciosus) est parfois confondu avec le lactaire délicieux. Il se consomme jeune, de préférence en condiment après avoir été cuisiné au vinaigre. On le trouve dans les forêts de pins humides ou/et fraîches jusqu'à la mi-automne en fonction de l'altitude.

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 Les pierres trouées sont, dans les cultures pré-chrétiennes, des éléments religieux importants que l'on retrouvent dans les légendes et la littérature comme le cycle arthurien. Elles étaient censée apporter la chance, donner des pouvoirs magiques, prémunir des sortilèges et des sorcières. Regarder par le trou permet de voir le monde des fées et des lutins.

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 Pour parfaire le tableau, les amanites tue-mouchessont nombreuses. Son nom vient du latin fungus muscarum qui veut littéralement dire champignons des mouches" en raison des propriétés insecticides qu'on lui prêtes, en particulier en France mais aussi en Allemagne, en Suède et dans les autres pays de culture slave. Ne dit-on pas aux enfants pour les éloigner du dangereux champignon qui mêlé à du lait tue les mouches et autres insectes? (en réalité il les endort). Mais l'emploi du terme mouche pourrait aussi être lié à l'expréssion médiévale qui désignait l'état de démence par la présence de mouches dans la tête du malade.

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 On a longtemps cru que la muscarine de cette amanite (découverte en 1869) était l'origine des effets psychédéliques du champignons de par son effet excitant en agissant sur les synapses mais cette molécule est bien trop peu présente dans l'amanite tue mouche pour expliquer ses propriétés. Il faut chercher du côté de la muscimole et de l'acide iboténique (majoritairement concentrés dans le chapeau, en particulier la cuticule rouge) pour trouver les causes des hallucinations mais aussi des vomissements, des somnolences, d'une certaine euphorie, des délires, des confusions, des états de prostration, des troubles de l'équilibre, de l'hypervantilation, une sudation accrue et/ou des troubles gastriques. 

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 L'endroit est féerique, entre les jeux d'ombres, les volutes de vapeurs qui montent du sol, les champignons, les vieilles pierres, les chemins de mousse, les rayons du soleil et la vue sur les sommets... on en prend plein les yeux !

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 Les vesses de loup brun d'ombre (Lycoperdon umbrinum) ne sont pas en reste. Très nombreuses elles aussi, elles relâchent leurs spores en laissant s'échapper un joli nuage. Les aider dans leur démarche en les écrasant est non seulement utile mais aussi délassant.

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 Les Cairns sont des monticules de pierres placés là par l'Homme pour marquer un lieu particulier pour baliser un sentier dans un milieu difficile, un sommet, un site religieux, une tombe ou pour servir de support pour prier, officier ou se recueillir. Cette pratique remonterai au néolithique.

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 Le chemin ne sent peut être pas la noisette mais reste plaisant à parcourir même si pentu (du moins pour mes petites jambes). Tout au long de celui-ci on peut voir petit à petit les feuillus céder la place aux résineux. Les hêtres sont les derniers à s'effacer face aux pins et aux épicéas.

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On croise une végétation diversifiée et abordant des couleurs ou des formes superbes. Chardons, lichens, asters... bref le désert de Chartreuse regorge de vie malgré son nom.

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 La calocère visqueuse (Calocera viscosa) est comestible médiocre suspecté de provoquer des troubles gastriques. On la rencontre toute l'année sur les bois pourrissants des conifères, en particulier de sapins.

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 En quelques mots, voilà l'une des plus belles promenades de l'année. Pas un nuage, un joli soleil avec, dans les premières heures de la sortie, pas un pelo (bon à midi c'était plus vraiment le même cas de figure...) mais tout de même, que demander de plus ! Des fleurs, des champignons, des monts enneigés, des oiseaux... le paradis !

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dimanche 16 juin 2013

Sortie en montagne 7.

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 Cette Année la nature est une peu en retard, particulièrement en montagne, ce qui donne l'occasion de voir des espèces et des essences florales qui devraient être fanées depuis belle lurette et qui d'ailleurs le sont sur les plateaux de basse altitude. Petit topo.

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 Certaines plantes  se fondent dans le décors, d'autres rayonnent au soleil, ce qui rend leur capture photographique compliquée.

1: Le séneçon doronic est souvent confondu avec l'arnica officinale à cause de sa grosse fleur jaune. L'ensemble de la plante est toxique, elle ne sert donc que comme plante ornementale. Cependant elle surprend par ses tiges et feuilles pruineuses, c'est à dire pareilles à du duvet.

2: Le mélinet est une plante appartenant à la famille des Boraginaceae que l'on rencontre dans les alpages et les bords de chemin. Cultivée comme plante décorative, elle a été utilisée fort longtemps comme plante mellifère, astringente, rafraîchissante, vulnéraire mais aussi bénéfique pour les inflammations oculaires.

3 et 4: Il est toujours un peu compliqué d'identifier les euphorbes car leur familles est grandes et bon nombre d'entre-elles sont semblables. Ici il s'agit de l'euphorbe verruqueuse, à qui le roi de Mauritanie Juba aurait donnée le nom de son médecin prénommé Euphorbe. Le terme de verruqueux vient de l'aspect de ses capsules arrivées à l'âge mature. Ayant le statu de "fortement présent" dans les Hautes- Alpes, en voilà la confirmation.

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 L'adonis d'été est aussi appelée "goutte de sang" ou "oeil de faisan". C'est une plante très toxique qui peut entraîner la mort par épuisement suite à des coliques et des diarrhées résistant à toute forme de traitement. C'est une espèce en net recule car poussant dans les cultures, l'emploit de pesticides et de traitements l'on amoindrit. De ce fait l'adonis d'été a disparu en Wallonie et est protégée en Alsace.

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Les fleurs sont sorties, les insectes aussi! Cliquer sur la photo n°2 et affichez la en gros plan. Trouverez vous le nous de ces trois acolytes? La réponse ici: réponse.

1 et 2: La raiponce globuleuse est une petite plante de la famille des campanules qui tient son nom de ses inflorescences qui ont des formes arrondies. Elle pousse dans les prairies calcaires de 0 à 2600 mètres d'altitude de juillet à septembre. Depuis 1993 elle est protégée en Alsace.

3 et 4: La dame d'onze-heure est une fleur souvent confondue avec sa cousine, l'ornithogale à feuilles étroites. Elle tient son nom du fait que ces pétales s'ouvrent en plein soleil et ne se referment qu'à la tombée de la nuit mais aussi que l'on peut préparer un bouillon mortelle (plante toxique) avec celle-ci nommé bouillon de onze heure. Plus poétique, on l'appelle aussi étoile de Bethléem. Elle a inspiré bien des auteurs comme Jacques Bens et Jean Devaivre. En phitothérapie elle soigne les traumatismes et les douleurs.

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Surprise! Les coucous ici sont nombreux et très fleuris. Passés depuis un bon moment en Isère où il ne reste d'eux qu'un bocal d'infusion, c'est une bonne surprise d'en rencontrer, un peu comme si nous assistions à un deuxième printemps 2013. Ses nombreuses vertus, en particulier contre la toux et la bronchite en font une plante médicinale de choix.

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 Tout au long du chemin et parfois dans la maison, de petites bêtes se sont invitées. Il  s'emblerait que les papillons sont de nouveaux là.

1: On pourrait croire qu'il s'agit d'un papillon de nuit, mais ses antennes ne trompent pas, fines et dépourvues de poils, il s'agit ici d'un papillon de diurne au camouflage parfait. Tellement parfait que je ne suis pas parvenue à l'identifier.

2: Pas de cétoine dorée cette fois mais une cétoine cuivrée. Bien que relativement présente en France, elle se fait discrète. Comme toutes les cétoines c'est une espèce saproxylophage, c'est à dire qui à besoin de bois mort (donc n'abîme pas l'arbre) pour se développer (larves). Elle est de ce fait bénéfique à la forêt car de par son action elle enrichie le sol et l'humus, ce qui est bon pour nos chers champignons.

3: Voilà une toute jeune chenille de la livrée des près. On peut voir le papillon virevolter dans le soleil jusqu' à 1800 mètres d'altitude de juillet à septembre. On peut voir parfois de longues processions de cette petite chenille suivant à la queue leu-leu ses congénères.

4: Sur un brin d'herbe, une cantharide commune reprend son souffle après une étreinte enflammée avec son partenaire. La larve est une terrible prédatrice d'escargots qu'elle tue et consomme au moyen d'une morsure empoisonnée. On le nome ver-des-neiges car à l'arrivé des beaux jours les nymphes sortent toutes d'un coup de leur abris où elles ont hibernés et parfois se retrouvent se tortillant sur la neige.

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 Voilà l'escargot des forêts typiquement reconnaissable à sa carapace. Il s'apparente aux escargots des haies et aux escargots des jardins qui sont tous des sous-genres de la même espèce et qui peuvent facilement être confondus du fait de leur grande variété de couleurs.

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 La centaurée de Trionfetti est une espèce courante dans ce coin des Hautes-Alpes. Proche de la centaurée des montagnes, elle s'en différencie par sa taille et ses feuilles bien moins découpées.

1: En formation, les bougeons de cette centaurée peuvent tromper le promeneur car ils ressemblent fortement à des cocons de soie de chenilles ou d'araignées.

2: Sur le point de fleurir, les têtes florales sont souvent attaquées par les pucerons qui percent la fine membrane qui contient la sève de la plante. Pour pallier à cela, une myriade de coccinelles se sont emparées de la prairie pour festoyer. Ici il s'agit d'une coccinelle à sept points.

3: Une centaurée de Trionfetti fleurit. On la reconnaît à sa couleur, à la forme de ses pétales/fleurs et des dentelures sur les sépales.

4: Parfois une petite chenille se confectionne un nid dans les feuilles de la plante en rabattant les unes et les autres entre-elles avec ses soies, soit pour se protéger, soit pour muer.

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Me voilà de nouveau avec ma belle inconnue. Une chose est sûre, c'est un membre de la famille des lamiacées (sauges, lamiers, menthes ...) du fait de la fleur semblable à une gueule béante (le nom de cette famille vient du mot grec "lèvres".

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 L'orchis guerrier est une belle et grande orchidée qui s'épanouie d'avril à juin dans les zones claires, calcaires et non cultivées jusqu'à 200 mètres d'altitude. Elle a le statu de préoccupation mineure à l'échelle de l'Europe et est protégée en Belgique, en Suisse, en Auvergne, dans le centre et en Basse-Normandie. Elle s'hybride facilement ce qui rend parfois difficile l'identification des sous-genres engendrés. Elle est aussi appelée orchis casque en raison des pétales et sépales qui se rejoignent en formant une sorte de chapeau. Un seul plan peut vivre 15 ans mais n'est mature qu'à partir de 8 ans.

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 La primevère farineuse est une primevère de montagne plutôt rare qui peut mesurer 5 à 20 cm de haut et qui se plaît dans les marais et les alpages humides. Elle fleurit de mai à juillet et se distingue des autres genre du fait que sa racine contient des saponines. Elle tiens son nom de la poudre qui se trouve sur le revers de ses feuilles.

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   Voilà une superbe fleur qui semble plutôt s'être sauvée d'un jardin qu'appartenir véritablement à la montagne. Pourtant il s'agît bien d'une plante sauvage qui depuis a colonisé nos espaces de vie, charmés que nous sommes par son esthétique. Il s'agît donc ici de la pulsatille des Alpes (pulsatilla alpina) qui est une plante toxique. Présente dans toute l'Euope, elle pousse entre 1000 et 2750 mètres d'altitude. Elle appartient à la famille des renoncules au même titre que notre traditionnel bouton-d'or mis s'en différencie de part ses grands pétals blancs, son coeur fournit et sa taille: 15 à 35 cm. A savoir que la tige se développe complètement qu'après la floraison.

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 La joubarbe des toits commence à pousser doucement, le soleil la réchauffant (c'est une plante thermophile). Appelée barbe-de-Jupiter par les romains, la planter sur les toits protégerai la maisonnée de la foudre. Elle est associée à la magie blanche mais c'et avant tout une plante médicinale (regarder dans la rubrique "le grimoire des plantes").

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 Magie de la montagne, voilà que s'étendent à perte de vu des champs de narcisses et ce n'est pas un euphémisme, les pâturages en deviennent blancs et odorants.
Protégé, le narcisse des poètes est une fleur dont la cueillette est très réglementée, pas plus d'une poignée par personnes. Il aime les prairies humides et pousse jusqu'à 2300 mètres d'altitude en plein soleil et fleurit d'avril à juin. Utilisé en parfumerie, il a aussi été utilisé comme plante médicinale; Pline l'ancien le dépeignait comme une plante qui rend idiot. La liste des noms qui lui sont donnés est longue, on peut la consulter ici. En voici quelques exemples: clodinette, coqueton, vachette, olive blanche ou jannette. Il ne craint pas les incisives des rongeurs qu'il tendance à faire fuir.

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 Les prairies et les pâturages de montagnes sont verts et l'herbe commence à se faire haute. Pissenlits en graines, myosotis et mélinets les composent en grande partie mais bientôt, c'est la grande gentiane jaune qui se ferra remarquer par sa taille et son abondance.

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 Il faut parfois baisser les yeux bien bas pour pouvoir apercevoir les fleurs colorées qui se cachent sous les herbes hautes.

1: La grassette commune fleurit. C'est une plante carnivore qui se nourrit d'insectes en les piégeant dans ses feuilles aux poils collants. Elle pousse dans les zones humides et les bords des ruisseaux de montagne. L'unique fleur de la plante apparaît entre juin et juillet. La pollinisation se fait par les abeilles et les bourdons.

2: La pensée des Alpes est une espèce endémique au massif montagneux du même nom entre 1300 et 3000 mètres d'altitude. Elle peut être violette, jaune ou bigarrée. On la nomme aussi pensée éperonnée en raison de son long éperon que seul les papillons peuvent butiner. 

3 et 4: La gentiane printanière quand à elle est bientôt passé, il ne subsiste que ça et là quelques touffes bleues. On est bien loin des bleues tapis que l'on peut voir à la mi-mai. On peut rencontrer cette plante jusqu'à 2600 mètres d'altitude dans des prairies calcaires. On raconte que placer une fleur de gentiane printanière dans une maison attirerait le malheur et surtout la foudre.

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La pâquerette annuelle est commune en France mais peut présente dans le département des Hautes-Alpes. Elle se reconnaît à sa haute taille et à ses longues feuilles. Les fleurs se ferment la nuit mais aussi peu avant les averses ce qui en fait un bon indicateur du temps à venir.

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 Les pissenlits sont en graines mais bien d'autres fleurs viennent donner une couleur ambrée aux champs et prairies.

1 et 2: Le trolle d'Europe n'est pas une créature difforme et sanguinaire vivant dans les cavernes de montagnes, non non, c'est une très belle est précieuse fleur de nos contrées. Appelé aussi trolle des montagnes, il aime les prairies humides et les bois clairs et peut pousser jusqu'à 2800 mètres d'altitude pour une taille d'un mètre et des jolies fleurs qui s'épanouissent de mai à juillet. Ces mêmes fleurs ne s'ouvrent jamais et forment des boules de pétales jaunes que seule une petite mouche (six espèces en tout) est capable de traverser et de polliniser.

3: La petite rhinanthe est très présente et se trouve en pleine floraison. Elle se nourrie en partie d'autres plantes (des graminées) et e fait donc parasite. Sèche, elle libère des graines qui sont toxiques.

4: Une petite renoncule (même famille que le trolle d'Europe) se présente en bords de chemin. Communément appelées bouton-d'or, ce genre de fleurs regroupe en réalité 27 espèces et sous-espèces qu'il est bien difficile d'identifier.

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 Regard sur les monts et pics qui entourent les pâturages du lac du Pontet. On peut distinguer de nombreuses montagnes comme "les Agneaux" ou une partie du "Bec de l'Homme", noms qui ont été donnés aux restaurants et brasseries du villages pour n'en citer que quelques uns.

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 De grandes hampes florales roses s'élévent des feuilles de plantain. En France on trouve de nombreuses espèces de plantains, les trois plus importantes sont le grand plantain (plante médicinale), le plantain médicinale et le plantain lancéolé (plante comestible).

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La vie prend son envole. La chaleur montante et l'abondance d'eau sont propices aux larves et à leurs prédateurs.

1: L'araigné Loup est un terme commun pour désigner tout une famille d'araignées, les lycosidae. On les rencontre partout dans le monde. Les femelles se reconnaissent au cocon d'oeufs qu'elles transportent sous leur ventre. Exception faite, les araignées-Loup chassent à l'affût en bondissant sur leur proie et en les tuants avec leurs morsures.

2: Les têtards sont les larves de batraciens (tritons, grenouilles, crapauds, salamandres ...) qui vivent dans l'eau et respirent à l'aide de branchies. Ils sont essentiels au biotope car ils nettoient les fonds de flaques, d'étangs et des zones humides où ils vivent. De plus leurs mouvements de va et vient oxygène l'eau et font remonter à la surface les nutriments. Devenus adultes ils sont de féroces insectivores qui détruisent de nombreux nuisibles.

3 et 4: Les prairies alpines sont un biotope propre au massif, définit par la WWF. C'est un biome, c'est à dire une région atypique de par son climat et le composition de son sol qui abrite des espèces endémiques. Ici on parle de toundra alpine, elle s'étend de la fin de la présence des arbres jusqu'aux dernières touffes d'herbe.

 Bref, notre coin de montage est un endroit riche et précieux qui regorge de découvertes, de créatures et de plantes atypiques et incroyables.

samedi 1 juin 2013

Sortie en montagne 6.

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 Me voilà pour quelques jours en montagne. La végétation et les fleurs sont encore rares et le temps reste relativement rude mais quel plaisir de parcourir l'herbe verte et grasse. Au programme, traversée à pied entre les communes de Villar-d'Arêne et de La Grave-La Meije.

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 Les gentianes de printemps sont toutes de sortie. Elles sont annonciatrices de l'été même si en ce moment, on peut en douter. Bien que commune à toute l'Eurasie et même à l'Atlas, sa rareté dans de nombreux pays font d'elle une plante menacée.

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 La pensée des Alpes se rencontre au printemps. Elle peut être violette, jaune ou bigarrée. Appartenant à la famille des violettes, c'est une plante endémique des Alpes. Elle apprécie les pâturages et les zones d'herbes rases.

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 Mais voilà, le temps en montagne est capricieux et tout le monde a été pris au dépourvu par la neige, car bien qu'elle soi tombée longuement ici, c'est bien la première fois qu'elle perdure jusqu'à la fin mai.

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 Mais entre deux tombées de flocons, le ciel se dégage et bien que la chaleur ne soit pas au rendez-vous, le soleil lui est là et c'est un véritable bonheur d'en profiter.

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Pas simple d'identifier les euphorbes, celle-ci n'est pas encore complètement fleurit ce qui ne rend pas la tâche plus facile. Cependant, la taille des plants, l'aspect des tiges et des feuilles laisse penser qu'il pourrait s'agire de l'euphorbe de Séguier.

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 La primevère farineuse tient son nom du dessous des feuilles qui à un aspect farineux et blanc. Elle n'est pas utilisée comme plante médicinale bien que ses racines contiennent des saponines mais la petite taille de celles-ci rend l'extration de la substance compliquée et coûteuse en temps et en énergie pour un maigre résultat.

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 Proche du saxifrage de par l'apparence, l'arabette des Alpes s'en différencie de par la présence de ses 4 pétales (crusifère) contre 5 pour le lys des champs. C'est une plante commune dans le département ses fruits sont de longues cosses.

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 Une plante sans floraison reste toujours très compliquée à identifier, même si celle-ci est commune ou bien connu. Ici les feuilles sont atypiques et même agréables à regarder mais sans fleurs, pas de noms à donner.

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 Hépatique à trois lobes est protégée sur une partie du territoire français. Fleurissant au printemps, elle peut être bleue, blanche ou violette. Son nom vient de ses feuilles en forme de lobes du foie. Séchée pui macérée dans du vin, elle aurait des propriétés diurétique.

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 Le bois-joli ou bois-gentil est sur la fin de sa floraison. Cette arbrisseau aux fleurs très parfumées d'un joli rose reste néanmoins très toxique. Son nom scientifique est Daphne mezereum, en hommage de la nymphe Daphne, fille de Pénée et courtisée par Apollon qui se retrouva transformée en bois-joli. C'est une plante protégée.

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 Surprise, dans les pins et les quelques feuillus du chemin, une bande de pézizes veinées se sont installées. Plus tard dans une pâture, un morillon en fin de vie se rejoint à la cueillette.

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 Il semblerait que les champignons de printemps fassent de la résistance en haute montagne.

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 Le chemin se poursuit dans une zone plutôt raide où touristes et troupeaux se partagent les mêmes sentiers. Au détour d'un virage, une superbe cabane se dresse. Abris pour moutons ou refuge pour sorcières, j'opte plus facilement pour la première option même si l'aspect de cet abris est des plus atypique.

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 Traversée de marais, la fonte des neiges a transformé le chemin en ruisseau... il semblerait que la montagne n'est pas l'un des terrains des plus simples à pratiquer.

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 Les grandes gentianes jaunes commencent à pousser. On peut les différencier des plants de vératre blanc qui ont des feuilles alternes comme ici alors que notre gentiane à des feuilles opposées. Il ne faut pas les confondre, le vératre étant sévèrement toxique voire mortel. Ici il s'agît de lui.

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 Plus on monte en altitude, plus la végétation se fait disparate. Les feuillus sont absents à l'exception de quelques boulots et les flancs roches brutes de la montagne se dessinent.

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 Le cirse acaule est très commun dans les étages collinéens et alpins. C'est une plante vivace qui aime les sols calcaire et qui fleurit du début de l'été à la fin de l'automne. Le terme acaule signifie qu'il y a une absence ou une faible tige.

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 Voilà une autre arabette que je n'ai pas su identifier et qui se différencie de la première de part sa petite taille, sa tige verte et ses feuilles alternes.SAM_7605 SAM_7606

 Le prunus mahaleb porte également le surnom de bois-de-Sainte-Lucie. Ce nom religieux vient son origine d'un couvent des Miniles de Sainte-Lucie-du-Mont où l'artisanat d'ojets religieux à partir de cette essence de bois fût mise en place car abondante autours du lieu Saint.

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 L'odeur de ses fleurs blanches est toute à fait délicieuse. S'adaptant à tout type de sols, il est un bon porte-greffier. Ses fruits on mauvais goût ce qui ne semble pas gêner les oiseaux qui en raffolent, cependant ils peuvent entre dans la composition de liqueurs.

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 Le voyez vous, caché parmi les hautes herbes, derrière les épicéas observer son monde? Non, alors approchez-vous.

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 Voilà Sir renard, que mon appareil photo ne m'a pas permis de "capturer" à ma guise. Peu attentif à ma présence, il a mit dix bonnes minutes avant de dresser l'oreille, ce qui m'a donné l'occasion de le regarder faire sa toilette à loisir.

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 Voilà deux fleurs dont la multitudes des espèces et genres voisins peuvent entraîner quelques confusions.A gauche, une violette du chien qui appartient aux violaceaes et qui englobe plus d'une vingtaines de fleurs très semblables.  A droite, la rare potentille des frimas que l'on peut facilement confondre avec les fumanas ou les hélianthèmes.

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 Il n'y a pas à dire, il faut de bons mollets pour suivre la route. A savoir, il faut envrion une heure et demi pour descendre par les bois et une quarantaine de minutes pour remonter par la Romanche, sans compter le temsp passé au bar local pour reprendre son souffle et des forces.

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 Voilà une fleur à la quelle je suis peu habituée, c'est notre toute première rencontre. La pensée ou violette à deux fleurs aborde un jaune pétant strié de brun et des feuilles en forme de coeur. Elle fleurit habituellement de juin à juillet et est typique des zones de haute altitude humides. Dans certaines régions européennes elle est protégée.

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 Le myosotis des champs (à gauche) appartient aux myosotis à petites fleurs, il est très commun dans les prairies jusqu'à 2000 mètres d'altitude. A droite une inconnue, croisée il y a peu de temps sur un blog mais dont le nom m'échappe. 

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La pulsatille de printemps est aussi nommée anémone de printemps. Elle pousse dans les prairies d'altitudes de nature rocailleuse. Elle se reconnaît à ses fleurs blanches à l'intérieur et mauves à l'extérieur. Les longs poils qui la recouvre la protège du froid printanier. 

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Poussant entre 1300 et 3600 mètres d'altitude, elle demeure une plante toxique comme la plupart des renoncules.

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 Orchis guerrier (orchis militaris) est une orchidée eurosibérienne robuste et rare dans les régions méditerranéennes. Elle fleurit entre avril et juin jusqu'à 2000 mètres d'altitudes et peut atteindre 20 à 50 cm de haut.

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 D'autres plantes sont plus discrètes. Certaines n'ont pas fleurie et n'ont pas de determinations, d'autres se fondent dans la végétation locale comme le raison du renard ou parisette à quatres feuilles à droite.

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 La saponaire de Montpellier a une floraison très longue (de mars à octobre). Elle contient une substance qui fait mousser l'eau et a été utilisée comme nettoyant dès néolithique et jusqu'à l'arrivé du savon moderne mais surtout ça démocratisation, c'est à dire une mélange de cendres et de graisses animales.

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 Qu'ils sont beaux les narcisses du poète. Rares et protégés en raison de la sur-cueillette qu'ils ont subit et la disparition de leur lieu de pousse, il est néanmoins autorisé d'en cueillir 15 brins maximum par personne.

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 Autre découverte à gauche avec cette drôle de plante sûrement apparentée aux lamiaceaes ou aux astragalus. A droite un tapis de petites pervenches à conquis la butée et longe la route qui borde les pâturages.

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 Qui dit lieu calcaire dit escargots. Ceux-ci affectionnent ce genre d'endroit, en particulier quand ils sont humides car ils leurs fournissent la nourriture dont ils ont besoin mais surtout, de quoi former et consolider leur coquille.

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 La ballade se poursuit sous un vent frais accompagné de quelques rayons de soleil mais pour peu de temps, le lendemain ce sont les gouttes puis les flocons qui ont prit le relais pour mon plus grand regret. Néanmoins cette abondance d'eau est bénéfique pour la Romanche qui fait tourbillonner ses eaux à gros débit.

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 Mouches et tétards sont de retour, c'est signe que le froid n'est plus là pour bien longtemps, enfin espérons le, sinon les hommes et les bêtes auront du soucis à se faire.

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 La renoncule à feuilles d'aconit est une plante qui apprécie les zones humides, les marais et les bords de torrent. On la rencontre dans les massifs montagneux et est parfois voisine, quoi que rarement, avec la populage des marais.

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 La romanche est une rivière alpine qui prend sa source dans le coeur du parc des Ecrins avant de traverser une partie des Hautes-Alpes puis de l'Isère avant de se jeter dans le Drac peut avant Grenoble. 

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 Mesurant 78km, elle est mise au profit de l'énergie hydrolique à l'aide de plusieurs barrages et turbines. Au moyen âge, un éboulis provoqua la cédé d'un des bassins de rétention qui inondat la succession de vallées encaissées jusqu'à Grenoble. Aujourd'hui encore et pour cette raison, la Romanche fait l'objet d'observations minutieuses.

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 Bref, il ya de par ce beau temsp quoi que bref, beaucoup de nouvelles essences à contempler et de nombreux animaux à rencontrer.

 

vendredi 17 mai 2013

Sortie en montagne 5.

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Petit tour rapide en montagne, les révisions étant prenantes, je n'ai pas eu vraiment le temps de sortir le bout de mon nez dans la nature. Néanmoins, les quelques rayons du soleil m'ont gaiement entraîné dans les près montagnards. C'est d'ailleurs à cette occasion que l'on peut voir les chèvres, les vaches, les agneaux et leurs mères gagner les pâturages.

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L'androsae vitaliana est une primevère propre au sud des Alpes, au Ventoux et aux Pyrénées. Cette petite fleur fleurie de mai à juillet, entre 1500 et 3000 mètres d'altitude.

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Les pâtures sont bien vertes, les marmottes sorties. Il est temps de partir préparer les parcs pour le bétail qui y passera l'été.

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Les premières orchidées sont là, mais il faudra attendre qu'elles soient fleuries pour les identifier. Celle-ci semble porter des fleurs blanches et a de très larges feuilles plutôt fournies. Il faudra retourner sur place pour parfaire l'identification.

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Voilà que la grande gentiane pointe le bout de son nez. Cette plante peut vivre jusqu'à 80 ans et est mature dans sa dixième année. Il ne faut pas la confondre avec les différentes espèces de vératres qui elles sont très toxiques.

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La montagne commence doucement à prendre vie tandis que la plaine est noyée par la pluie. Le bois joli commence lui aussi à fleurir et embaume l'air. Bref, c'est un joli début de printemps.

mardi 22 janvier 2013

Brèves nouvelles du froid.

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Quel beau soleil pour une journée glaciale. Ces jours-ci, dans nos belles montagnes, le froid a été plus que mordant, la station météo de la maison est allée jsuqu'à annoncer de -9 C° au levé et des -17°C en début de soirées. Ce n'est pas encore le grand froid de l'an dernier mais ces températures restent honorables.

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Il est vrai que le temps change vite en montagne, il neige, il pleut, bref il fait mauvais mais le soleil est rarement absent. Si on compare l'ensoleilement local, on se rend vite compte que les sommets sont privilégiés.

Ainsi:

heures de soleil (2011)

France: 2117 h                       Villar d'Arêne: 2731 h

 

Sans oublier les températures records (2012)

France: -41,2°C                         Villar d'Arêne: -29,5°C

(http://www.ledauphine.com/hautes-alpes/2012/02/05/le-froid-persiste-et-signe)

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Bref, pas toujours facile de se déplacer dans la neige mais quel plaisir de pouvoir céder aux joies de glissades et des roulades gelées. Et pour avoir un aperçu permanent de ce joli mentaux neigeux: http://pv.viewsurf.com/?id=246

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Si on est un peu attentif, on peut même y voir des chamois, comme ici avec un individu isolé que j'ai vu en visionnant un peu par hasard l'une des webcam disponible (Mercredi 23 janvier 13h00). 

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Ici tout une famille qui mange le lichen tranquillement (Vendredi 1 Février 16h30).

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Alors en attendant le printemps et les premières chaleurs de mars et d'avril, on prépare les plantation. Ici quelques graines de poivron que j'ai fais sécher pendant une dizaine de jours et qui vont bientôt rejoindre leur boite de terreau. J'ai trouvé la technique ici et elle me semble fort réalisable. De plus, nous sommes pile poil dans la période de plantation.

Pour voir la technique c'est ici: http://www.caboucadin.com/jardinage-enfant/faire-pousser-graine-poivron.php

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La vie suit son cours dans la maison, le chat est toujours aussi placide face au manèges des mésanges et des grives qui viennent picorer les graines et grains de riz déposés sur le bords de la fenêtre givrée.

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Le froid fait son oeuvre, la porte de la cave se dissimule sous un épais mur de neige et la porte de la maisonnée se retrouve blanchit par le souffle du vent. Il n'y a pas à dire, c'est bel et bien l'hiver qui règne en ces lieux pour le moment. 

dimanche 6 janvier 2013

Le nez dans la neige.

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Qu'il est agréable cet hiver en montagne: de la neige juste comme il faut (comme ici sur le Bec-de-l'Homme), un beau ciel dégager, un bon bol de soupe bien chaud, un homme attentionné et une joyeuse bande de joyeux lurons forme un tableau parfait.

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Quelques gros flocons tombent tout de même devant la fenêtre. Dans ce cas pas de sorties, on se garde bien au chaud et on se concocte de quoi réchauffer le corps et le coeur.

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Les chats aussi ont décidé de faire carpette, au fond du canapé à regarder les oiseaux qui viennent picorer les miettes sur le rebord de la fenêtre. Que de motivation!

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Y a pas à dire, il n'y a rien de plus agréable que de se rouler en boule près du feu.

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Et après la neige, le beau temps! Le fond du valon est encore illuminé mais ici, c'est déjà la tombée de la nuit et le ciel s'embrase au dessus du glacier de la Meije.

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Le ciel devient rosé au dessus du mont des Agneaux et la lune à du mal à quitter le ciel au dessus du Bec-de-l'Homme. A croire qu'elle avait rendez-vous avec le soleil.

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La nature est toujours endormie, le houblon ne donne plus de belles feuilles verte, ni le doux parfum de ses cônes. Dans le tas de bois qui alimente le feux, quelques petites créatures s'éveillent en avance, comme cette sceliphron caementarium, une petite guêpe solitaire qui chasse les araignées pour nourrir ses larves.

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Ce qui est fascinant dans une sortie dans la neige ce sont les traces laissées par le passage des animaux, et mêmes si ce sont celles laissées par des animaux domestiques, elles ont un petit quelque chose de sauvage. Ici la pate d'un chat.

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Et là, celle d'un bon gros chien qui ferrait presque penser à celle d'un ours aux vues des marques laissées par les griffes de celui-ci.

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Et ici aussi un chien, qui en pleine course n'a fait qu'éffleurer par moment le manteau neigeux en n'impriment pas complètement une partie de ses coussinets.

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Les plantes n'ont pas résité au froid mais certaines continues malgré tout de dresser la tête face au froid soleil d'hiver.

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Même constat pour l'embroisie et les graminées qui viennent percer l'étendue blanche.

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C'est aussi dans ce blanc paysage que les vieilles pierres grises des maisons et des murs centenaires sont le plus remarquable.

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Bref, c'est bien beau de gambader mais regarder la montagne de sa fenêtre au chaud (surtout au chaud) est tout aussi agréable.

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Il a fait tout de même très chaud ces jours-ci et la neige a beaucoup fondu. Le vent qui à soufflé certaines nuit a lissé le manteau pour lui redonner son aspect immaculé.

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Bref, pour admirer les bouillons-blancs et les chardons il faudra tout de même attendre encore un petit peu, histoire de voir la verdure reprendre vie.

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Et pendant ce temps là, la cheminé carbure à fond!