dimanche 15 septembre 2013

Fin du carnet (et ce n'est pas une blague).

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[p 145 à p 170]

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Voilà enfin et avec beaucoup de retard, la fin de ce tome 5 sur les plantes médicinales. Je vais pouvoir noter mes récoltes, mes découvertes, mes observations en ayant toujours sous la main les infos concernant mes plantes préférées (ou d'une moins une partie d'entre-elles).

J'avertis le lecteur qu'il y a pu se glisser dans mes écrits des erreurs et qu'il ne faut pas hésiter à me corriger et à être précautionneux avec les indications données et surtout, ne jamais utiliser les plantes si on les connaît pas ou peut et laisser tranquilles les plantes toxiques ou protégées.

 

Pour avoir tous les artcile et toute la série, c'est ici.

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Le fraisier sauvage

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Le fraisier sauvage:



noms: fraisier des bois, fraise des bois, fragaria vesca, caperonnier, capron.

 

classification: de la famille des rosacées.

 

habitat: il est originaire d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Aise tropicale. Il pousse dans les sous bois, les zones claires, broussailleuses, les bords de chemins et les talus des champs. Il pousse jusqu'à 2000m d'altitude. Il est plus rare dans les basses régions méditerranéennes.

 

description: c'est une plante pérenne (elle dure toute l'année) et rampante qui mesure aux alentours de 20 cm. Ses fruits d'un beau rouge sont de « faux » fruits, ce sont des réceptacles pour les graines/akènes qui les parsèmes mais le plant de fraisier se reproduit aussi par la multiplication .Ils donnent à l'urine une couleur rouge. Ses fleurs blanches ont cinq pétales blancs ovales et un cœur composé d'étamines jaunes. Elles fleurissent de mai à juin. Ses stolons sont longs, ses feuilles vertes, striées et brillantes. Le fraiser des bois est légèrement velu.

 

confusion: possible avec la potentille faux fraisier appelée fraiserat mais qui donne des fruits amers et secs et a ses pétales en cœurs.

 

récolte: les jeunes feuilles sont ramassées à la main puis séchées pour les usages de la phytothérapie. On ramasse les fruits pour la cuisine de mai à septembre. Le rhizome se déterre au printemps.

 

propriétés et utilisations: les feuilles infusées, riches en huile essentielle citronnée, en vitamine C et en tanins sont prescrites aux patients anémiés (manque de globules rouges), atteins de troubles intestinaux comme les diarrhées et les gastrites. Cette infusion serait également bénéfique pour les affections des voies urinaires et des reins comme les calculs rénaux, les ulcères ou la goutte par exemple. Les feuilles fermentées servent de substitue au thé (à la manière de celles du framboisier) et sont apéritives (ouvrent et stimulent l'appétit). Bouillies, ont les appliques en compresses sur les plaies infectées. Enfin un gargarisme de leur décoction préserve de la mauvaise haleine. La plante est aussi riche en protéines, en sodium, en phosphore, en glucides, en flavones, en fragarine d'où une utilisation fréquente des fruits. Ainsi il est aussi décongestionnant, astringent, reconstituant, reminéralisant, stimule les fonctions hépatiques, les systèmes glandulaires et nerveux. Il est aussi dépuratif, diurétique et calmant. Il peut soigner les angines, les leucorrhées et les inflammations de la bouche.



lundi 22 octobre 2012

Le bouillon blanc.

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Le bouillon blanc:

 

 

noms: fleur de grand chandelier, herbe du Saint Fiacre, verbsacul thapsus, verbascum thapsiformme Schra, blanc de mai, molène, oreille de loup, queue de loup, grand chandelier, cierge de Notre-Dame, bouillon jaune, bonhomme, herbe à bonhomme, bouillon ailé.

 

classification: famille des scrofulariaceae, plante herbacée. Il existe une quinzaine d'espèces de molènes, leurs propriétés sont semblables.

 

habitat: originaire d'Europe et d'Asie (puis introduit en Amérique du Nord et en Afrique). Dans les terrains incultes assez secs, les chemins, les cailloux, les talus ensoleillés ou les voies ferrées. On le trouve sur tout le territoire français, en Isère et dans les Hautes-Alpes. Jusqu'à 1400 mètres d'altitude.

 

description: elle peut mesurer 1 à 2 mètres grâce à sa tige épaisse. Ses feuilles sont larges, ovales et crènelées. A son sommet se forme des grappes inflorescences groupées ayant de larges fleurs jaunes (d'où le nom de cierge de Notre-Dame). Les fleurs sont en calices avec 5 divisions de couleur jaune, avec 5 étamines dont 3 très courtes. Le fruit est une capsule avec deux valves ayant de nombreuses graines. Les feuilles et la tige sont velues (poils laineux gris-blancs). C'est une plante bisannuelle (ayant un cycle chevauchant 2 années).

 

récolte: les corolles se détaches facilement et se ramasse dès juin jusqu'à septembre, il faut les faire sécher rapidement dans un lieu sec, aéré et chaud. Il faut ensuite les garder dans un récipient hermétique à l'abri de la lumière.

 

propriétés et utilisations: les fleurs et les feuilles séchées rapidement pour qu'elles ne brunissent pas. Le bouillon blanc est émollient (il relâche, amollit les tissus enflammés), anti-inflammatoire (léger), utile contres les affection tracbéobroncbiques (toux, catarrhes aigus et chroniques, asthme) et il régule le transit intestinal, soigne et calme les entérites, les diarrhées douloureuses, la cystite aiguë. On infuse les fleur à hauteur de 10g/L pendant 15 minutes avant de filtrer sur une étamine pour retirer les poils irritants (important et systématique dans toutes les préparations à base de bouillon blanc) pour soigner les affections rhinopharyngées et pour avoir des effets émollients. En consommer 250 à 500 ml par jours. Pour ce qui est des feuilles, en infuser 20g/L pendant 15 minutes et utiliser l'infusion en lavement pour les irritations de la muqueuse intestinale ou, en cataplasme dans les affections cutanées. Dans le domaine animalier, on l'utilise contre la jaunisse et la perte des poils dû à un grattement prolongé en infusion. Les feuilles cuites dans du lait et disposées sur les hémorroïdes ou les inflammations cutanées calme la douleur. Le lait obtenu est conservé, rendu tiède il soigne les gerçures.

Pour le sommeil: 30g de fleurs de bouillon-blanc, 20g de fleurs de coquelicot, 10g de mauve, 20g de tussilage (on ajoute le pied de chat, la guimauve et la violette pour obtenir l'infusion des 7 grandes). En plus de favoriser le sommeil, cette tisane calme la toux et facilite l'expectoration. En phytothérapie on la consomme sous forme de poudre, et en usage traditionnel on l'employait contre les verrues, les plaies abdominales et la goutte. On le déconseille pendant la grossesse et l'allaitement.

 

culture: dans les rocaille, dans le seul meuble. On sème à la volé les graines au printemps. On arrose les plants jusqu'à ce qu'ils soient robustes.

 

toxicité: il est ichtyotoxique (toxique pour les poissons) avec ses graines, qu'il ne faut pas consommer. Elles sont utilisées pour la pêche frauduleuse.

 

consommation: à certaines époques, les feuilles ont été fumées comme tabac.

mercredi 3 octobre 2012

Le ficaire.

 


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Le ficaire:

 

nom: ficaire, ficaire fausse-renoncule, ranunculus ficaria en latin, herbe aux hémorroïdes, éclairette, herbe au fic, renoncule ficaire, gatassa, bouton d'or à tort, petite éclaire, petite chélidoine, grenouillette, épinard des bûcherons, Louis d'or, pot au beurre. Le nom ficaire vient du mot « ficus »: la figue car ses racines sont en formes de petites figues.

 

classification: plante herbacée du super-règne des chlorobiontes de la famille des ranunculaceae. C'est une espèce très commune. Il existe trois sous espèces ayant les mêmes propriétés,

 

habitat: les sous-bois, les prairies, les lisières, les forêts, les bords de ruisseaux, les endroits humides et les talus. On le trouve en Europe, en particulier en Europe Méridionale. Il est abondant sous les caducifoliers (les arbres caducs) et les sols argileux. Elle est présente dans toute la France et peu pousser jusqu'à 1600m.

 

description: plante vivace, petite de 10 à 20 cm avec des tiges couchées, aux feuilles luisantes, vertes, sombres, alternes et cordiformes (en forme de cœur) et aux fleurs jaunes vif, brillantes ayant 8 à 12 pétales allongés. Par temps couvert les fleurs se refermes. Bien que le ficaire produit des fruits (akènes poilus), ils lui sont peu utiles car il se reproduit de manière végétative par ses bulbilles (bulbes aériens) et ses tubercules. Il fleurit de mars à mai. Il pousse en touffes groupées. Elle a souvent le statu de mauvaises herbes.

 

propriétés et utilisations: les racines et bulbilles contiennent un clamant puissant. On les ramasse en décembre et on les sèche pendant quelques jours puis ont les presse très fort pour récupérer la sève (environ 1 à 2cl). On mélange celle-ci à du saindoux (1 à 2 cuillère à café) que l'on fait chauffer à feu doux puis on laisse durcir (recette d'Yves Rocher). Le ficaire est analgésique, anti-inflammatoire, décongestionnant et diurétique. Autrefois on utilisait ses feuilles pour lutter contre le scorbut car elles ont une grande teneur en vitamine C mais de façon modérée à cause de leur toxicité. Cette plante contient de la saponine et comme l'indique un de ses noms lutte contre les hémorroïdes mais soulage aussi les jambes lourdes. C'est aussi un bon remède contre les verrues des bovins. C'est avec la « médecine des signatures » que la plante a été associée au soin des hémorroïdes car les tubercules en évoquaient la forme mais de récentes analyses scientifiques atteste de son efficacité car elle contient des hétérosides, c'est à dire des molécules du type saponosides et ayant des propriétés de vasocontriction, une réduction du calibre des vaisseaux. Aujourd'hui encore les groupes pharmaceutiques l'utilisent dans leurs préparations (pommades, onguents ou suppositoires).

 

histoire: on le plantait dans les parcs, autour des manoirs et dans les presbytères ce qui a fait de lui le symbole de la richesse et des classes supérieures.

 

toxicité: ses bulbes crus sont toxiques tout comme l'ensemble de la plante, en particulier pour les animaux herbivores. Elle peut donc être irritante voir rubéfiante (appliquée sur la peau elle peut par ces irritations provoquer des rougeurs). Il ne faut pas les confondre avec la populage des marais, le bouton d'or, anémone hépatique.

 

cuisine: les jeunes feuilles et inflorescences ont un goût de noisette et entraient dans le passé dans la composition de salades, elles doivent être consommées très jeunes, très fraîches et de préférence avant la floraison, quand elles non pas encore fabriqué et stocké la proto-anémoine, l'alcaloïde qui les rend âcres et toxiques.

Déméter.

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Déméter est la désse de la terre cultivée, de la fécondité et des récoltes.


lundi 10 septembre 2012

La grande consoude.

 

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La grande consoude :

 

noms: symphytum officinale, consoude, oreille d'âne. Le nom consoude vient du latin consolida, du verbe consolido: « je consolide, je répare ». Symphytum, en grec, à la même signification.

 

Classification: ordre des lamiales, famille des borraginacées, genre symphitum.

 

habitat: sur les bords des rivières, dans les zones humides marécageuses, sous les peupliers ou dans les jardins humides à l'abandon. On la trouve dans toute la France (elle est rare dans le Midi) sauf dans le Lotet Garonne (47), la Haute Garonne (31), dans Hérault (34) et en Corses (2a et 2b) où elle est absente. On la trouve en Asie, en Europe, en Sibèrie Occidentale et en Amérique du Sud.

 

Description: c'est une plante robuste. Ses feuilles sont épaisses et légèrement rêches, lancéolés atteignant 25 cm et plus. Les fleurs en forme de clochette sont violettes ou blanches, mais les deux couleurs ne peuvent pas être présentes sur le même plant. Elles ont 5 lobes et mesurent 1,5cm. Elles forment des grappes et fleurissent de mai à juillet. La grande consoude peut mesurer 1,20m. Sa souche est épaisse et ramifiée. Elle résiste à des températures de -30°C.

 

propriétés et utilisations: on utilise principalement la racine qui est marron à l'extérieur mais blanche à l'intérieur. On la ramasse à l'automne et au printemps (de préférence au printemps). Il est possible de la consommer de suite ou de la faire sécher pour l'année. Riche en tanin, les préparations à base de grande consoude ne doivent pas être mise en contact avec du fer. C'est une plante aux vertus cicatrisantes très puissantes. Discorde (encore lui), la prescrivait contre les crachements de sang et les hémorroïdes. Fernel lui la transforma en sirop, fort réputé contre les maladies de poitrine, la phtisie (tuberculose pulmonaire), l'hémoptysie (crachat de sang). Quelques siècles plus tard, les bienfaits de la grande consoude tombent dans l'oubli, c'est Macalister qui la redécouvre par l'infusion concentrée de sa racine qui soigne les ulcères récalcitrants. Riche aussi en allantoïne (composé du liquide amniotique des mammifères), elle est une bonne réparatrice des tissus car en plus d'être cicatrisante, elle est calmante et antihémorragique. Pour les maladies respiratoires telles que la bronchite, la toux ou la trachéite, on l'utilise en voie interne. L'infusion (100g de racines séchée pour 1L d'eau et laisser en contact une nuit) calme vite la diarrhée, favorise la cicatrisation des ulcères gastoduodénaux, combat les inflammation dues aux colites. Pour cela il suffit de prendre une asse après les repas ou quand les douleurs se présentes.

 

Sirop de consoude de Fernel (à base de la plantes sèches):

250g de sommités de consoude.

250g de racines de consoude.

450g de plantin.

450g de pimprenelle.

450g de tussilage.

Piler les herbes fraiches, sortir le jus dans un linge, ajouter 1,250kg de sucre, bouillir et aux premières bulles ajouter la racine nettoyée et râpée. Faire cuire jusqu'à obtenir une consistance sirupeuse. Passer en flacons qui seront bien bouchés. Il soigne les diarrhées, les hémorragies, la toux et de nombreuses affections respiratoires.

 

C'est en usage externe que la grande consoude a le plus de vertus. Fraîche, la racine est épluchée, lavée, ébouillantée, broyée pour servir aux préparations. Mais une décoction concentrée peut la remplacer. Pour cela faire bouillir 200g de racine sèche concassée dans un litre d'eau pendant 20 min, couverte à feux doux. D'en un cas comme d'en l'autre, ces préparations sont utilisées sur les ulcères, les plaies suppurantes, les escarres et les brûlures profondes. De très bons résultats ont été obtenu pour la guérison des détériorations graves de la peau grâce à la pommade de consoude. Le professeur Teissier démontre que la grande consoude déterge les plaies, amoindrie les suppurations et régénère rapidement les tissus. Il faut l'utiliser à chaque fois que la cicatrisation se fait trop longue. La pulpe fraiche soulage, calme et cicatrise les brûlures au premier degrés quand elle est appliquée dessus.

Autrefois dans les campagnes pour soigner les gerçures des seins, les nourrices introduisaient le mamelon gercé dans une petite cavité creusée dans une racine fraîche de grande consoude. On peut aussi réduire en bouillie la racine pour en faire un cataplasme.

Injecté, l'infusion soigne la métrite (affection de l'utérus), la vaginite, la leucorrhée (perte blanche), et les inflammations des parties génitales féminines.

Elle serait aussi efficace contre les foulures et l'arthrose. C'est aussi un très bon purin pour les plantations.

 

toxicité: il faut utiliser la consoude avec précaution en usage interne car elle est toxique (intoxication du foie, des décès ont été déjà répertoriés.) et contre indiquée pour les femmes enceintes mais en usage externe pas de danger, néanmoins par sécurité mieux vaux ne pas utiliser un traitement à la consoude pendant plus de deux mois.

 

cuisine: les jeunes feuilles se consomment en salade ou cuitent comme de l'épinard. En Allemagne, on en fait des beignets.

samedi 8 septembre 2012

La joubarbe des toits.

 

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La joubarbe des toits:

 

noms: herbe aux cors, artichaut des murailles, artichaut des toits, herbe du tonnerre, barbe de Jupiter (jovis barba en latin), barbajou, artichaut sauvage. Sempervivum tectorum en latin (nom scientifique), « semper » désignant « toujours » et « vivium » vivant du fait de son incroyable résistance. « Tectorum » vient de « tectum »: toit, endroit où elle aime pousser. Les anciens la nommait aïzoon.

 

classification: c'est une plante grasse de la famille des crassulacées.

 

habitat: elle est originaire d'Europe méridionale et centrale mais c'est rependue en Afrique du Nord, en Asie occidentale et en Europe du nord. Elle aime les sols secs et sablonneux. Elle fleurit aussi sur les murs, les rochers et les toits (d'où son nom) jusqu'à 2800 m d'altitude. On la trouve dans presque toute la France.

 

description: elle a l'aspect de l'artichaut. Elle se reproduit par rejets via son rhizome. Elle mesure de 5 à 50 cm. Elle emmagasine l'eau et le sucre pour se constituer des réserves dans ses feuilles qui sont alternes et caulinaires, c'est à dire qu'elles poussent directement sur la tige sans partie intermédiaire. Elles sont très épaisses, vertes et plates et leurs extrémités pointues sont rouges. La tige est simple et droite. A la période de floraison, elle s'agrandie pour porter la dizaine de fleurs roses utiles à la reproduction. La joubarbe des toits fleurit de juillet à aout. Ses racines sont peu profondes et fibreuses mais solides. Ses graines peuvent germer des dizaines d'années après être arrivées à maturité.

 

pratiques: les grecs anciens la plaçait sur leurs toits pour se préserver de la colère des dieux, d'où la coutume d'en planter sur les toits de chaume pour se préserver de la foudre. Charlemagne lui même aurait ordonné d'en orner toutes les demeures du pays. Les italiens la transformait en jus que l'on faisait boire aux nouveaux-nés le premier vendredi de leur naissance pour leur prodiguer une longue vie sereine. Une superstition veut que celui ou celle qui se frotte les mains avec du jus de joubarbe peut se saisir du fer rouge. En Angleterre, arracher cette plante équivaut à s'attirer des ennuis. En générale, il ne faut pas retirer cette plante des lieux d'habitations car elle préserve des maladies, des sorts, de la foudre, des incendies et apporte longue et heureuse vie. Dans le Berry on la nomme « meure jamais ». Néanmoins, la première floraison de la joubarbe des toits présage une mort dans la maisonnée. Dans le langage des fleurs elle signifie la bienfaisance. Une croyance magique voulait que chaque fille bonne à marier donne à chaque bouton de joubarbe le prénom de ses prétendants. Le premier à éclore indiquerait le prénom du futur époux.

 

propriétés et utilisation: elle est riche en acide malique et formique, en tanin et en mucilage. Le médecin grec Discoride vante les bienfaits astringents et rafraîchissants de la joubarbe. Il la recommande pour les inflammations des yeux, les brûlures et les maux de tête en usage externe. En usage interne, le suc frais lutte et soigne les morsures de tarentules, la dysenterie et les vers intestinaux. Aujourd'hui encore le suc contenu dans les feuilles fraîchement coupées est utilisé pour soigner les piqûres d'abeille et de guêpe, les ulcères sordides, les plaies gangreneuses, les épithéliomas (tumeurs malignes qui proviennent de l'épithélium, les tissus externes du corps). En associant ce suc à de la poudre de craie, on obtient une préparation pour soigner les inflammations traumatiques, l'eczéma et les hémorroïdes. Ses vertus coricides (qui détruit les cors) permettent de traiter les verrues. Pour cela on écrase des feuilles avec du vinaigre et on applique le mélange sur le mal à soigner. Au moyen âge on l'utilisait comme aphrodisiaque, mais aussi contre la durtée de l'oreille et la surdité.

 

précautions: la joubarbe des toits ne doit jamais être utilisée en usage interne, elle provoque des vomissements et des nausées en raison des substances toxiques contenues dans les feuilles.

 

culture: elle est simple, car elle se contente de peu de terre et de peu d'humidité. Elle se plait dans les rocailles. Elle se cueille en été. C'est une plante mellifère.

 

cuisine: dans certaines régions on consomme les pousses et les jeunes feuilles. En Suisse, on place les feuilles de la joubarbe dans l'eau pour la rendre plus rafraichissante.

 

soins: Pour la pommade de joubarbe il faut 100g de suc frais, 100g de saindoux, 100g d'huile d'amande douce. Mélanger le tout à feu doux. Quand l'appareil est liquéfié et homogène, le battre au fouet jusqu'à ce qu'il soit complètement refroidit. Cette pommade est à utiliser contre las dartres et les maladies de peau.

 

Pour lutter contre les cors, mélanger à valeur égale le jus de joubarbe et le suc de lierre. En imprégner une compresse que l'on applique deux ou trois fois contre le cor et qui devrait avoir raison de lui.

 

Pour apaiser et soigner les abcès, broyer quelques feuilles jeunes et fraîches, les appliquer sur l'abcès chaudes sous forme de cataplasme deux fois pas jour.

mardi 4 septembre 2012

L'églantier.

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L'églantier:

noms: églantier, cébreur, églantine, rose des haies, rosier sauvage, rosier des chiens car autrefois la racine de la plante était utilisée pour traiter la rage, rosa canina en latin (canina pour « chien » et rosa pour « flexible » sans que l'on sache à quoi cela réfère). On le nomme aussi gratte-cul car les graines sont utilisées comme poils à gratter.

 

classification: famille des rosacées, sous classe des dicotylédones, genre rosa, super-ordre des rosidés, il est à l'origine de nos rosiers cultivés.

 

habitat: dans les buissons et les haies, les bois, les bords de chemins, les jachères, les prairies de montagnes, les talus, les zones rocheuses. On le trouve dans la plupart des milieux (sauf froid ou chaleurs extrêmes) en Europe, en Afrique du nord, en Amerique et en Asie. Il pousse jusqu'à 1600 m d'altitude et est commun à tout les départements de la France métropolitaine.

 

description: ses grandes fleurs à 5 pétales roses, rouges ou blanches sont très fragiles et odorantes. Il fleurit une fois par an d'avril à juillet. Elles mesurent 2 à 8 cm. Elles possèdes comme toutes les roses un réceptacle creux qui se transformera en fruit rouge et charnu. Il contient de nombreuses carpelles (graines) jaunes avec une bourre à poils raides. Les tiges de l'arbrisseau sont plus ou moins couvertes d'aiguillons. Les feuilles sont alternes, composées de 5 à 7 limbes ovales, dentées et pointues. Il peut atteindre plusieurs mètres de haut selon la variété. Il existe plus de 500 espèces d'églantiers dans le monde, dont 20 en France et qui ne sont identifiables, la plupart du temps, qu'avec l'aide d'un microscope ou d'une bonne paire d'yeux. Il est résistant aux maladies et peut vivre une trentaine d'années.

 

culture: pour faire pousser un rosier sauvage dans son jardin, il faut partir chercher l'hiver des poussent de l'arbuste qui se trouvent prés des pieds âgés. Ils faut les déraciner avec le plus de racines possibles, et on les replante le plus vite possible, dans les trous d'une haie, sur une pelouse, au pied d'un mur, toujours bien exposées. En générale il aime tous les types de sols et tous les climats. C'est avant tout un porte greffe de tout nos rosiers cultivés. Il s'hybride difficilement mais serait à l'origine de la rose alba Linné cultivée pendant l'Antiquité et de la rose d'York.

 

pratiques: en Charente, la galle du rosier sauvage étaient utilisée jusque dans les années 70 pour se débarrasser des verrues, cette excroissance de la plante représentants les excroissances cutanées. On introduisait dans une fente faite sur une branche d'églantier une mèche de cheveux coupée à l'Ascension. Au fur et à mesure que la branche dépéri, les verrues disparaissent. Dans le langage des fleurs, l'églantier est symbole d'amour et de poésie.

 

propriétés médicinales et utilisation: tous les églantiers ont les mêmes propriétés, le plus commun d'entre eux étant le rosier des chiens. On utilise en particulier les cynorrhodons (kynorrhodon en grec, devenu cynorrhodon en français, ce qui désigne les baies rouges du rosier), que l'on cueille après les premières gelées car ce n'est qu'à ce moment que les fruits deviennent sucrés, les semences, les pétales frais et le bédégar (ou bédéguar, nom d'origine arabe), une touffe étrange qui est en réalité une galle dû à un hyménoptère, c'est à dire une petite guêpe solitaire (diplolepis rosae), qui pond son œuf dans la plante. Ce dernier fait dégénérer la plante qui produit de manière excessive du tissu végétale. Quand la larve éclot, elle n'a plus qu'à se nourrir de la plante qui a formé un cocon protecteur autour d'elle. Une fois adulte, elle perce un petit trou à travers et s'envole à la recherche d'une ou d'une partenaire.

 

Les cynorrhodons, très populaires en Europe de l'Est, sont reconnus comme diurétiques, riches en vitamines A, B1, B2, et en vitamines C: de 0,5 à 1,7g pour 100g de fruits secs, ce qui les rends antiscorbutiques, antiseptiques et antigrippaux. Toniques et astringents, ils s'emploient contre la diarrhée et pour faciliter la digestion. Pour cela on infuse 60g de fruits pilés dans un litre d'eau bouillante pendant une demie heure puis on filtre ou, on prépare un sirop en faisant cuire à feu doux pendant une demie heure les baies juste couvertes d'eau. Récupérer le liquide, ajouter à poids égale le sucre et laisser de nouveau mijoter jusqu'à obtenir une consistance sirupeuse. Ce sirop à bon goût et se conserve longtemps.

Les fruits séchés sont utilisés pour une décoction diurétique et rafraîchissante, efficace contre les maladies fébriles et qui donnée aux personnes âgées active l'élimination et renforce les défenses naturelles. Pour cela il faut 30 à 50g de fruits concassés pour un litre d'eau, faire bouillir 5 min à petit feu, infuser 15 mn, filtrer le tout et consommer sans modération.

La chaleur détruit la vitamine C en grande partie. Pour cette raison, les préparations antiscorbutiques sont faites à froid. On utilisera de préférence des fruits frais ou des conserves des fruits, fendus en deux et dont on a retiré les pépins avec une cuillère, que l'on broie avec leur poids en sucre. Pour la grippe et d'autres maladies infectieuses, les convalescences, cette mixture augmente la résistance de l'organisme (100 à 200g par jour).

 

Les pétales des fleurs en bouton, broyés avec 3 fois leur poids en sucre et avec un peu de sirop pour obtenir une substance légèrement pâteuse, donne une préparation faiblement laxative, très prisée en Europe méditerranéenne. Il faut prendre 50 à 60g et longtemps après les repas.

 

Les semences (que l'on met de côté quand on fabrique des conserves), sont sédatives et recommandées pour la nervosité, l'anxiété et les palpitations. On les infuse à hauteur de 1 à3% dans de l'eau. Rajouter de la pulpe donne un goût acidulée à l'infusion.

 

Le bédégar a certains des bénéfices du fruit. Redécouvert par la phytothérapie, d'anciens médecins en font son apologie comme Sernnet, Ragus ou Simon Pauli et cela, depuis le XVIe siècle. C'est un bon somnifère. Une fois séché, puis pulvérisé et enfin infusé pendant toute une journée dans du vin, il était prescrit contre la dysenterie. On l'utilisait aussi en gargarisme pour les maux de gorge par l'intermédiaire d'une décoction à 5%, que l'on sucre avec du sirop de cynorrhodon ou de mûre. Le Dr Leclerc a mit en avant les biens faits cicatrisants de cette galle car elle est riche en tanin. On l'utilise donc en tant que décoction concentrée ou de teinture dosée à 1/5éme sur les plaies et les brûlures ulcérées.

 

cuisine: les cynrrhodons sont réputées dans la confection de confitures. Pour cela il faut fendre les fruits en deux et retirer les graines urticantes (comme pour une préparation antiscorbutique). On peut également en faire des gelées pour les gâteaux. Au siècle dernier, dans les hautes Alpes de Haute-Provence, les fruits étaient séchés puis débarrassés de leurs graines par un minutieux battage au fléau puis moulus. On obtenait une farine que l'on utilisait soit nature soit que l'on mélangeait, pour la fabrication de biscuits et de gâteaux.

 

La cardamine des prés.

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La cardamine des près:

noms: cardamine pratensis, cresson des prés, cresonette. Le terme cardamine vient du grec « kardamon » et signifie « cresson ».

 

classification: c'est une herbacée, du genre des brassicacées, de la famille des crucifères.

 

habitat: on l'a trouve dans toute la France, hormis dans les Alpes-Maritime et elle reste rare dans le midi. Elle affectionne les fossés, les prés (d'où son nom), les prairies, les sols acides, les bois clairs, les bords de ruisseaux et les lieux humides. Elle est absente des régions méditerranéennes mais pousse jusqu'à 1500m. Elle est fréquente en Europe, en particulier dans les régions centrales et boréales, en Sibérie, en Amérique boréale.

 

description: plante commune et vivace, d'un vert clair, avec des feuilles à folioles en rangs qui sont arrondies à la base de la tige. Elle mesure 10 à 40 cm. Elle est une des premières plantes à fleurir au printemps (d'avril à mai). Les fleurs mesurent 15-25 mm, ont 4 pétales et sont roses claires ou violines avec un cœur vert clair et odorants. Le fruit est une silique de quelques centimètres. C'est une fleur mellifère. Son rhizome est court et peu profond. Il existe une cinquantaine d'autres espèces de cardamines avec les quelles on peut confondre celle des prés.

 

culture: le cresson des prés a longtemps été cultivé comme plante potagère. Aujourd'hui elle est considérée comme une mauvaise herbe. C'est une jolie herbe qui fait de beaux bouquets. Elle a besoin d'une terre fraîche et d'être beaucoup arrosées. On la produit par la multiplication par graines ou par éclats de pieds que l'on repique à faible profondeur. Cette technique est efficace.

 

propriété médicinale et utilisation: c'est un tonique et un bon antiscorbutique dont il faut prendre 5 cuillères à soupe de suc par jour, de préférence en bouillon. C'est aussi un expectorant (contre les bronchites et trachéites). La cardamine des près à des propriétés contre les affections d'origines nerveuses. Elle soigne aussi les maladies du pancréas et en partie digestives. On ne doit pas l'utiliser s'il existe des irritations des voies digestives.

 

cuisine: la cardamine possède une saveur piquante proche du cresson. C'est une salade sauvage commune réputée, utilisée comme cresson, soit avec de l'huile, soit cuite en potage avec des pommes des terre et des croûtons. Les feuilles doivent être récoltées avant la floraison dès mars (c'est à dire plutôt rapidement) car c'est le moment où elles sont les plus tendres. Sa saveur piquante donne du caractère aux sandwichs, elle sert aussi de garniture. De plus elle est riche en huile de moutarde, en vitamine C et en minéraux. Cependant prudence, cette plante est souvent contaminée par la douve du foie.

Recette de pesto de cardamine:

Il faut un petit bouquet de cardamine des prés dont on égraine le centre des fleurs et que l'on passe au mixer. On obtient une bouillie gris-vert que l'on dépose dans un bol et y rajouter une cuillère à soupe de jus de citron, une d'huile d'olive, une pincée de sel, du poivre et une cuillère à soupe de pignons hachés. Mélanger le tout. Là la couleur revient, un beau rose éclatant. Il reste plus qu'à déguster.

lundi 23 juillet 2012

L'alliaire officinale.

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L'alliaire officinale:

noms: l'alliaria petiolata en latin, crucifère en raison de ses fleurs, alliaria officinalis, alliaire, sisymbre alliaire, herbe à l'ail, herbe aux aulx, Julienne alliaire, Velar alliaire. Le terme alliaire vient du latin « allium » qui signifie « ail ». Le terme « petiolara » fait référence au long pétiole des feuilles du bas.

classification: proche du chou, il fait partie des brassicacées.

habitat: présente sur toute la France mais aussi en Europe (sauf les régions méditerranéennes), en Asie occidentale jusqu'en Inde. Elle est commune dans les campagnes, en particulier dans les lisières de bois et les haies (on dit donc qu'elle est rudérale). Elle pousse un peu en dessous de 1000m.

description: ses fleurs blanches ont 4 pétales en croix, d'où son surnom de « crucifère ». Ses feuilles une fois froissées dégagent un parfum d'ail qui n'est pas agressif. Elle se reproduit pas germination, à raison de 150 à 850 graines, noires, par plants disséminés en juin, qui dorment 20 mois et qui peuvent demeurer dans le sol pendant 5 ans. C'est une plante annuelle. Jeune, elle pousse au ras du sol puis la tige atteint 40 à 100 cm. À son sommet se forme des grappes de fleurs qui fécondées donnent des capsules nommées siliques. Fin juin la plante se dessèche complétement. Les feuilles sont glabres, larges, pétiolées et en forme de coeur. Elle fleurit de mars à juin.

confusion: avec les dentelaires (Dentaria sp.), l'osmorhize de Clayton (Osmorhiza claytonii) et la saxifrage (Saxifraga virginica).

culture: très facile de culture dans le jardin, il devient très vite envahissant, il vaut mieux couper les fleurs pour ne pas laisser les graines se rependre de partout. La plupart du temps il est jugé comme de la mauvaise herbe. Les vaches qui s'en nourrissent produisent un lait avec un très léger goût d'ail.

lutte: il concurrence les plantes sauvages qui fleurissent au printemps en s'appropriant les nutriments, l'eau et la lumière. Introduite au Canada et aux U.S.A. il cause beaucoup de dégâts.

histoire: déjà en 1699 l'alliaire était connue, surtout par les propriétaires terriens, qui se plaignaient de ses capacités envahissantes. 

propriétés médicinales et utilisation: cette plante est très riche en vitamine C. Elle est diurétique, antiseptique, stimulante, expectorante, détersive. De plus elle est employée pour fortifier les gencives, soigner l'eczéma et les plaies mineures mais aussi contre la bronchite et l'asthme. Elle permet la guérison des problèmes cutanés lents à guérir, les rhumatismes et la goutte.

cuisine: il faut récolter les feuilles du sommet et éviter celles qui sont basses car filandreuses, particulièrement après la floraison. On le consomme la plupart du temps cru car cuit il devient amer et perd une partie de son goût d'ail. Les jeunes pousses, feuilles et fleurs crues sont mêlées aux salades, sauces et sandwiches. Elles peuvent aromatiser le beurre et le vinaigre dans le quel on les laisse macérer 10 jours avant de filtrer ou, servir de pistou. Les graines servent de substitut à la moutarde noire.

Condiment, moutarde aux graines d'alliaire

  • 60 g de graines d'alliaire officinale

  • 50 ml de vinaigre de vin blanc

  • 100 ml d'eau

  • 20 ml d'huile de tournesol

  • 60 g de miel

  • 60 g de farine

  • 2 g de sel de Guérande

  • 25 g de curcuma

Rincez les graines à l'eau froide. Faites-les tremper 8 h dans le vinaigre et l'eau afin de les ramollir. Mixez les graines, l'eau et le vinaigre. Ajoutez petit à petit l'huile de tournesol, le miel, la farine et le sel. Ajoutez le curcuma si vous souhaitez donner une couleur plus jaune à la moutarde. Laissez aérer la moutarde dans un pot en terre à l'air libre pendant 48 h au réfrigérateur.