mardi 13 janvier 2015

Un weekend à Sault.

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Petit tour par le Vaucluse et par la commune de Sault. Située à 763 mètres d'altitudes, le village donne accès aux nombreuses randonnées situées sur le mont Ventoux. Entourée de forêts, son sol calcaire est parfait pour la culture de la truffe noire, de la lavande et du lavandin.

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Que dire sur Sault ? Que la ville apparaît pour la première fois dans les textes en 859 sous le nom de Saltus, ce qui désigne une terre sauvage et boisée. A la renaissance le bourg devient un comté dirigé par une famille ici de chez, le Dauphiné, les biens nommés Morard... oui tout de suite avec un tel nom, ba ça en jette moins.

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Spécialité locale, la réalisation de colombages en torchis pour les plafonds. Les maisons sont typique du sud, toutes de pierres et en hauteur. La plupart d'entre elles datent du XVIe siècle. Elles sont adaptées pour que bêtes et hommes cohabitent mais aussi pour que les récoltes de fruits et de céréales sèchent à l'abris des rongeurs sur des terrassent nommées trihard.

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La culture de la lavande fait partie intégrante du paysage local avec l'élevage ovin. Connue depuis l'antiquité pour ses nombreuses propriétés médicinales, elle appartient à la famille des liamacées au même titre que le menthe et la verveine. Mellifère, elle se porte particulièrement sur les terres calcaires très ensoleillés.

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Le lieu fait le bonheur des spéléologues avec de nombreuses cavernes à explorer, parfois au pied même du village. Les vestiges qui y ont été découvert sont exposé dans le musée de la municipalité qui présente une collection très éclectique mêlant fossiles, armes blanches anciennes ou même momie !

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Pourquoi aimer Sault ? Pour son nougat ! La nougaterie Boyer se trouve dans le centre du village et est réputée pour ses petites douceurs. Fondée en 1887, le nougat est composé de produits locaux : miel de lavande et amandes provençales. Oeufs en neige et sirop de sucre viennent s'ajouter.

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N'oublions pas les macarons, les galettes d'épautre, les calissons, les amandes enrobées, les fruits confits et les guimauves à l'ancienne ! Un vrai paradis pour tous les gourmands et les amoureux de terroir. Le nougat deSault a même sa propre page sur Wikipédia ! 

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Depuis 1515, tous les mercredis se tient le marché sur la place du village. Légumes, savons, saucissons, fromages et autres produits locaux sont proposés. Le 15 août c'est sur la place de de l'Hippodrome que se fête la lavande à Sault. Folklore et épices font bon ménage.

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Retour à l'ermitage, entre les allées des grands platanes pour profiter des derniers rayons du soleil. Les températures sont exceptionnelles pour la saison cequi donne l'occasion de voir de nombreuses plantes en fleurs.

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Vielles pierres et magies des grands arbres, les habitations locales ne manquent pas de charme. Y passer une nuit nous replongent dans des oeuvres emblématiques tel que "Le château de ma mère".

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Ineffables parfums de rouges fruits confits,
Délicates saveurs âpres de raisins mûrs.
L’ivresse est profonde et la narcose embellit
L’instant si fugace au potron-jacquet azur.

Ah ! Le long des chemins hasardeux de Provence,
Je respire la saponaire et la lavande
Aussi ces infinies bacchanales fragrances
Que le Sombre et le Libeccio austral répandent.

Didier Sicchia

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Fleurs, baies, nid et sève montante... c'est non pas un été indien mais un printemps avant l'heure qui s'annonce ici. Papillons et guêpes parcours les airs, les oiseaux chantent... décidément dame nature perd la tête.

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L'ancien verger est une véritable mine d'or pour la biodiversité. Les écorces des vieux arbres servent d'abris aux insectes pour s'abriter des froids à venir et de garde-manger pour les oiseaux tel la sittelle troche-pot

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Incroyable, rencontre avec mes touts premiers et véritables sanguins (Lactarius sanguifluus), délices du sud très prisés. Une orchidée aux larges feuilles fait une sortie remarquée au milieu des pommes de pins et des feuilles dorées de l'érable champêtre (Acer campestre) tombées au sol.

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L'if commun (Taxus baccata) est un arbre avec une incroyable duré de vie. Réuni en bosquet, on parle d'ivaies qui sont souvent des bois sacrés. C'est un arbre extrêmement toxique et même mortel, don seule la chair des baies (et non les graines qu'elles contiennent) et comestible. Chaque année il entraîne de nombreux décès.

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Aperçu des différentes baies de la campagne environnante :
1 : le gui blanc (Viscum album) est une plante parasite qui tir son énergie en partie de la sève des arbres sur les quelques il se nourrit. Ses feuilles se consomment en infusion. Il peut être toxique.
2 : Le prunellier (Prunus spinosa) produit des prunelles, riches en vitamines C et en tanins.
3 : Le rosier des chiens (Rosa canina) donne quand à lui les célèbres cynorhodons appelés aussi grattes-culs en raison de leur utilisation comme poil à gratté. Ils peuvent être récoltés et consommés après les premières gelées.
4 : Le fusain d'Europe (Euonymus europaeus) présente les plus belles des baies : oranges dorées dans une cosse rose pétant. Très toxiques, elles ne sont là que pour le plaisir des yeux.

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Avec l'aubépine (Crataegus) et quelques vieux chênes pédonculés (Quercus robur L.), ces divers arbustes composes des haies épaisses qui servent à parquer le bétail et à protéger les cultures du vent et des sangliers.

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Nouvelles terres, nouveaux champignons, il faut se familiariser avec de nouvelles espèces. Parmi celles-ci de grands classique comme la russule du fiel (Russula fellea) ou l'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea) mais pour les autres, mystère.

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La lépiote élevée (Macrolepiota procera), délicieux champignon au goût de noisette semble se plaire sous ces latitudes. Au four ou à la poêle, elle se cuisine facilement. Sa grande taille permet de vite remplir un panier. Attention toute fois à na pas confondre avec d'autres espèces de lépiotes comme la lépiote brun-incarna qui peuvent être mortelles.

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Qui dit chêne et sol calcaire dit truffes. Il n'est pas rare de rencontrer des chênaies très surveillées. En effet le recel de ce précieux et rare champignon est un fléau qui met souvent les producteurs sur la paille. La saison de production a débuté en douceur cette année.

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Voilà un sympathique rond de sorcièredans la forêt. Un rond de sorcière, appelé aussi cercle de fée est la manifestation d'un mycélium qui s'étend. Dans les croyances populaire on y voyait surtout la manifestation de pratiques magiques, bonnes comme mauvaises.

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Il fallait bien qu'il se pointe celui-là, l'hypholome en touffe (Hypholoma fasciculare). A lui seul il représente presque 50% des espèces de champignons rencontrées en Europe. Malheureusement il n'est pas comestible. Peut être que ceci explique cela. En tout cas un chouette weekend qui sans bon la Provence.

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vendredi 20 septembre 2013

Sortie dans les prés 9.

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Demain c'est l'automne! Pourtant la nature c'est déjà mise aux couleurs de cette belle saison. La pluie et la brune viennent mettre en valeur les teintes de jaune, de rouge et d'orangé des arbres et des hautes herbes.

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Il fait frais dans le verger mais les pommes sont bien rouges, malgrès les nombreux plants de buis qui poussent sur les branches des vieux pommiers et qui en sucent la sève. Coupés puis pendus la tête en bas, ils sont venus décorer la maison. Ces pommes bien que belles ne viendront pas dans l'assiette mais dans le verre sous forme de jus ou de cidre.

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Voici un grillon mâle juvénile, c'est à dire qui n'a pas encore assez mué pour atteindre sa maturité sexuelle d'où son absence d'ailes. Il est assez rare d'en croiser à se stade à cette période de l'année. C'est un herbivore qui à l'occasion peut dévorer un ver de terre ou le cadavre d'un rival car cet insecte est très territorial (de ce fait en Asie les combats de grillons sont très prisés). Il vit dans un terrier qu'il creuse avec ses pattes avants adaptées à cet usage.

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Présentations de quelques lépiotes. Attention, ne jamais ramasser les lépiotes que l'on connaît pas et qui mesure moins de 10-12 cm car elles peuvent être mortelles à raison de leur ressemblances entre proches parentes mais aussi avec certaines amanites.

1 et 2: La lépiote excoriée est une lépiote comestible qui juvénile aura un chapeau crème puis peu à peu deviendra blanche tout en conservant un mamelon brun. C'est un champignon comestible (mais facile à confondre) à la chair blanche. Elle pousse dans les prairies et les clairières.

3 et 4: La lépiote mamelonnée est elle aussi un bon comestible, proche d'aspect de la lépiote élevée (mais facile à confondre elle aussi). On la trouve dans les bois mais parfois dans les prés, en particulier ceux des lisières de bois ou de bosquets.

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Le scarabée funeste est un joli scarabée que j'ai souvent l'occasion de croiser. La dernière fois j'avais été peu attentive et j'avais reçu son jet défensif d'acide en pleine figure (on ne rit pas!). La leçon a été retenue et désormais c'est tête face contre tête que je l'observe. Néanmoins cela ne l'a pas empêcher de vaporiser son acide sur la végétation alentour, libérant ainsi une odeur très désagréable.

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Il fait gris mais il est possible d'observer de nombreuses créatures.

1: Voici Bombus agrorum Fabricius, un des bourdons les plus communs. Il vit en petit groupe et aime butiner les fleurs comme ce crise champêtre.

2: Dans le coeur d'une fleur de carotte sauvage fanée et humide, un long scarabée noir a trouvé refuge.

3: Un escargot des haies fait des acrobaties sur une longue tige sèche.

4: Dans une souche pourrie au milieu du champ,une grosse larve de cétoine tente de se dissimuler. Il lui faudra 3 ans pour devenir adulte et ne connaître que pendant une courte période, un mois, la joie du vol et des grands espaces. Mais en attendant elle se nourrit de bois pourrie et de terreau. Pas très ragoûtant tout ça.

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Les deux cerisiers du grand champ n'ont plus de cerises depuis longtemps mais l'un deux cache un petit trèsor à la couleur de l'or caché dans un écrin de bois.

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Avec sa belle couleur il est difficile de ne pas le remarquer. Le polypore soufré est appelée poulet de bois. Il est très prisé en Amérique du Nord et au Canada mais est méconnu chez nous. Délicieux champignon, il faut prendre garde à ne cuisiner que les partie jeunes et tendres. On peut retrouver une des façons de l'accomoder ici. D'ailleur, une grande Loche a commencé à le croquer.

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Bref ces jours-ci il ne fait pas très beau mais la pluie a reverdi les champs et il semblerait qu'au vues du temps qui est annoncé, que l'on se dirige doucement vers un été indien.

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1 et 2: J'ai enfin pu identifier cette fleur avec le site FloreAlpes. Il s'agit du galéopsis tetrahit nommé ortie royale bien qu'elle n'est rien à voir avec celui-ci. C'est une invasive qui aime les bords de bois mais aussi les prairies humides.

3 et 4: Les arbres aux troncs creux sont prisés par les fourmis qui voient dans ceux-ci un abrit parfait pour leur colonnie. Quand on place la main au dessus du trou, on peut sentir de la chaleur monter à travers l'arbe. Celle-ci provient de l'activité de la fourmillière qui se trouve à la base de l'arbre.

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Qui dit champs dit vaches. Celles-ci s'accomodent comme elles peuvent de l'humidité ambiante et de l'arrivée du brouillard sur leur pâturage.

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Il a là de quoi remplir un petit peu le panier.

1: J'ai cru qu'il s'agissait d'un petit rosé des prés. Il n'en est rien. Voilà une vesse de loup qui peu dans les meilleurs conditions prendre la taille d'un ballon de foot. Coupée en tranche quand elle est fraîche puis pannée, c'est un comestible passable.

2: Voilà le premier rosé de l'année trouvé. Il est identifiable à la blancheur de sa chair, de son chapeau, de son pied et à la teinte rosée de ses lamelles.

3: Quand il vieillit le chapeau noircit et les lamelles deviennent noires et tâchantes. Dans ce cas il est impropre à la consommation.

4: Cebon comestible peut s'accomoder de bien des manière. L'an dernier j'ai eu l'occasion de l'expérimenter ici et .

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Attention danger! Il y a de nombreuses amanites blanches dans les champs. Facile à confondre avec les différents champignons bons comestibles, il faut être très précautionneux.

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Les feuilles rougisses et les fruits de l'églantier seront bientôt à maturité. Riches en vitamines et en principes actifs, leur récolte débutera après les premières gélées. Pour mieux le connaître c'est par .

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Bref, demain c'est l'automne est déjà la nature a prit son manteau de couleurs.

 

mercredi 14 novembre 2012

Le site archéologique du plateau de Larina.

C'est près de l'Isle de Crémieu, à Hières sur Ambry, que l'on peut découvrir les merveilles du plateau de Larina, entre fossile, vestiges et flore.

 

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Voici la vipérine vulgaire à gauche. C'est une plante médicinale riche en mucilage qui autrefois était employée pour ses propriétés diurétiques, adoucissantes, sudorifères et émollientes.

A droite le rosier des chiens, une autre plante médicinales que l'on retrouve dans cet article du blog, ici.

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L'orchidée pyramidale est une jolie orchidée de nos contrées, elle aussi a son propre article, ici.

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Le plateau de Larina est en partie connu pour les nombreux fossiles que l'on peut y observer. Ammonites, coquillages et huîtres y sont communs.

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Les occupants du site ont même parfois utilisés des roches contenant des fossiles d'huîtres comme à gauche pour construire de nombreux bâtiments.

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Bâtiments dont on peut observer  les ruinessur le site qui en comporte une dizaine.

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Des panneaux explicatifs sont mis à disposition pour expliquer l'histoire du lieux, de la construction des maisons à celle du moulin.

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Une madone surplombe du haut de sa colline les environs.

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Un observatoir permet d'avoir une vue plongeante sur les communes alentours et la centrale.

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Celle-ci est imposante!

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Continuons la visite des fleurs avec à gauche une espèce de la famille des géraniums sauvages et à droite, du genet.

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Voici une fleur très imposante qui pululle sur le plateau, de la famille des campanules, haute d'un mètre voir plus.

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C'est la campanule carillon, géante dans son espèce. Elle est remarquable en bouquet mais bien plus belle dans son milieu.

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Autre surprise du site, une multitude de tombes qui, découvertes étaient encore occupées de leurs résidents et les ruines d'une église primitive (au sens antérieur au style roman).

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Et pour construire tout cela, nos ancêtres n'ont eu casse servir dans le flanc de la colline, où aujourd'hui encore on peut admirer la carrière...

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... et s'y promener.

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Autre palnte remarquable, à gauche, l'oeillet sauvage qui est une plante protégée sur tout le territoire français. A droite, un nid de chenille dans un arbre.

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Et quelques belles orquidées, comme l'ochidée de l'homme pendue à gauche ou l'orchis apiféra à droite et qu l'on retrouve encore .

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La laitue sauvage (ici) n'est pas à confondre avec le lin qui est aussi un plante sauvage aux fleurs bleues. Pour les différencier, il suffit de savoir que les fleurs de la chicorée pousse directement sur la tige qui est carrée et non ronde comme chez le lin.

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Et à la fin de notre périple, nous avons eux le plaisir de découvrir cette église abandonnée.

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Dévorée par le lierre, seuls quelques vitraux ont survecu au temps.

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samedi 6 octobre 2012

Invasion mycologique.

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Inspection plus poussée que celle d'hier soir (ici). Sous le soleil levant on remarque plus vite les petites choses de la naure :)

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Les drôles de lactaires n'ont pas bougé. A la lumière on voir qu'ils sont légèrement orangés. Je l'ai déjà rencontré dans le jardin, en nombre moindre (ici)

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Ils ne vont pas sans rappeler la forme des vachotes. Il est amusant de voir comme le lait blanc perle des lamelles.

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Les armillaire couleur de miel que l'on retrouve plus bas.

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Voilà une amanite, l'amanite safran, qui est toxique. Une limace a prit soin de ronger le pied pendant la nuit pour la faire tomber et ainsi se régaler de ses lamelles.

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Les champignons de bois du vieux tronc du pommier ont perdu leur couleur d'antant (ici).

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Le carabe chagriné est une espèce qui devient rare. C'est un redoutable prédateur nocturne qui dévore tout ce qu'il trouve. Madame est un peu plus grosse que monsieur (à droite c'est la femelle seule).

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Observer un accouplement de cette espèce de scarabé est rare, il a généralement lieu la nuit, à l'abris des prédateurs. 

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La lépiote brun-lilas est un champignon qui pousse de la fin de l'été à la mi automne. Il aime les pelouses et les jardins.

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Bien qu'elle soit fort jolies, cette lépiote est très toxique voir mortelle. Pas touche.

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Une petite vessnide de loup c'est instalée au pied d'un pommier.

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Le lichen avancé tombe des arbres, il servira à un oiseau à parer son nid pour l'hiver ou à un rongeur de rendre son terrier plus confortable (à gauche). L'hypoxylon en forme de fraise envahit les vieux troncs coupés. Brun rosé, avec une multitude de petites aspérité, il est vrai qu'il ressemble étonnamment bien à une fraise.

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Deux autres petits inconnus, aux couleurs bien sympathiques.

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Camouflage presque parfait.

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Discrétion de la nature: pour ce petit champignon qui se fond avec la couleur du sol et ces mini-feuilles de mousse sur ce galet, la discrétion est de mise.

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Les plantes se préparent à un long sommeil, la mousse (à gauche) à bien poussée et les feuilles de primevères sont encore vertes.

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Le nid des pics épeiche a récemment été agrémenté de végétation pour se trouver plus confortable.

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Voici le cortinaire couleur de roucou. Bien qu'il ait une jolie couleur, ce champignon a une odeur de moisi et surtout, il est mortelle. Prudence.

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Massacre dans les noisetiers, un oiseau aux plumes noires, blanches et jeunes a été croqué (peut être un chardonneret).

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Il y en a de partoutù

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La vigne sauvage perd ses feuilles (à gauche), pendant ce temps, le "petit" bouillon blanc (qui se différencie à celui qui a une unique tige florale très grande et très large) commence à fleurir.

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Églantiers (photo gauche) et les lianes (photo droite) donnent leurs beaux fruits rouges. Attention si ceux de ces premiers sont comestibles (et délicieux en confitures), ceux des deuxièmes sont toxiques.

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L'herbe est bien verte, vaches et chevaux profitent des derniers rayons.

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Il reste des lépiotes, miam miam. Ici trois jolis spécimens parfaits pour mon assiette.

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Ne jamais ramasser des lépiottes moins de 10 cm. Ici les columelles sont reconnaissables à leur nez de chat, cette petite marque marron au milieu de leur chapeau et qui forme un mamelon.

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Bien qu'elles aient un petit anneau (qui se forme quand le chapeau se déploit), elles ne font pas partie de la famille des amanites.

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Ha les voilà donc,les coprins chevelus, appelés noirs d'encres.

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Ce nom vient du fait qu'en vieillissants, leurs lamelles noircissent, coulent comme de l'encre et forme sur le sol (photo à gauche) une traînée noir de la forme du chapeau: ronde.e

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C'est aussi en vieillissant que le chapeau se réduit, comme si il s'enroulait sur lui même (gauche). A droite une limace s'attaque à un jeune sujet sain, après avoir rongée le pied, elle s'attaque au chapeau (droite).

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Il faut impérativement consommer les jeunes spécimens et dans les 2 à 3h qui suivent la cueillettes

, sinon ils noircissent  et ne sont plus bons à manger.

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Les jeunes orties envahissent les coins où les plantes d'été végétent dans le sols. Ils sont excellents en soupe.

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Il y a quelques fleurs de jardin comme les astéracées et la lavande qui le parfum.

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Petit escargot deviendra grand. C'est un des plus beaux de chez nous.

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Est sous le jeune sapin, des lactaires délicieux.

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Toute une petites famille a élu domicile ici. Il est toujours surprenant de voir le lait orange s'en écouler quand on le coupe.

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Encore quelques inconnus, bien que très particuliers, ce qui devrait m'aider à vite les identifier.

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Alors, il est pas beau mon panier?

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Les russules de sardoine, découverts hier (ici) ont grossi.

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Quelques tous petits petits champignons.

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La douce marjolaine fleurit.

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Autres champignons mystérieux et colorés, à ne pas confondre avec nos faux mousserons. 

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Un petit corpin (espèce non définit) qui pousse en solitaire au milieu de l'herbe.

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Et dans les feuilles de châtaigniers , encore des champignons, inconnus, au pied blanc et au chapeau fauve.

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Et pour rester dans le thème, les premières châtaignes sont là, prêtes à se faire dorer au feu de bois (comme demain).

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Le polypore cilié est un champignon à tube qui pousse en groupe de quelques individus. On le trouve habituellement au printemps mais parfois il peut pousser en automne quand le temps devient plus clément.

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Son pied est noir et dur, son chapeau orange et marron foncé en son milieu, ses pores crèmes. C'est un champignon non comestible que l'on peut confondre avec le polypore d'hiver.

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L'armillaire couleur miel peut se manger jeune, à condition de ne prendre que le chapeau et de bien le blanchir.

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Il n'a pas vraiment de goût, voir pas du tout alors mieux vaut le laisser et plutôt admirer les immenses colonies qu'il forme (jusqu'à plusieurs mètres). Il aime pousser sur les vieilles souches pourries.

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L'armillaire sans anneau est proche de l'armillaire couleur de miel. 

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Plutôt rare, il pousse en colonies importante. Juvénile c'est un très bon comestible mais il se conserve très peu de temps.

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Le panéole coprophile pousse en groupe de quelques individus. Il est courant sur les passages d'animaux, surtout sur celui des cheveaux. Il est concidéré comme toxique. 

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C'est temps de rammasser les pommes!

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Et les poires, scoubidou-bidou-bidou ouaaaaaa!

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Le jardin devient un vrai garde-manger.

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Le persil a résisté au froid, mais il est trop tard pour les tomates.

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Sur la menthe s'est invité une mouche scorpion. Ici c'est une femelle car son abdomen ne ressemble pas à celui du mâle qui est en forme de que de scorpion (comme ici), ce qui explique son nom.

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qu'il est bon de récolter framboises et noix. Il y a là de quoi s'assurer des belles préparations pâtissières.

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Et puis il y a les éternelles curieuses du champs voisin, les jeunes charolaises.

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Autre plantes à ramasser, sécher et conditionner en cette période, la mélisse officinale appelée citronnelle (à gauche) et le laurier sauce (à droite).

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Le ganoderme d'Europe se porte très bien, il couvre de spores les feuilles (comme à droite) et même les animaux comme cet escargot (à gauche).

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Tout devient couleur rouille.

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Il est aussi temps d'ajouter cônes et noisettes au panier.

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Les roseiers donnent leursdernoères fleurs avant le gel, et la vigne vierge ses premiers fruit. Bientôt ses feuilles deviendront rouges et finiront par tomber.

Bref, si on prend le temps de regarder, le jardin peut devenir une vaste forêt.

 

samedi 8 septembre 2012

Dans les prés 2.

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 Petite sortie dans les prés. Les rosés sont toujours au rendez-vous et bien que dans le premier champs ils n'ont que peu rempli le panier, les coins herbeux alentour ont vite pallié à cet impaire.

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 Voici un drôle de champignon que je rencontre pour la première fois dans le coin. Il a un odeur qui rappelle celle de l'anis.

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 Son sa forme juvénille ces lamelles sont d'un blanc légèrement rosé et le haut de son chapeau est légèrement crème. Je doute qu'il s'agisse d'une amanite (absence de 'bulbe"), ou d'une lépiote (absence "d'écailles"). Le mystère reste entier.

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 Parmis les autres champignons inconnus, ces petites pastilles marrons sur les bogues des châtaignes ou cette moisissure blanche (la moisissure est la forme la plus répandue de champignons) qui prolifère partout, aussi bien sous les arbres des prairies qu'en forêt.

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 Autres champignons bien sympathiques, ces champignons de bois qui ont poussés sur les troncs de vieux arbres abattus exposés à la pluie et au vent. Du jaune, au orange en passant par le rouge il y en a pour tout les goûts. (à droite un polypore mori).

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Les oreilles de judas sont de nouveau là, certes plus petites et moins nombreuses. Il faudra encore attendre un peu avant de les récolter.

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Les polypores moris sont bien vieux, on ne les reconnaît presque plus, leur jolie couleur orange ayant disparue. Ne reste plus que leurs étranges alvéoles.

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 De nombreuses espèces, plus petites, on fait leur apparition aussi.

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Les animaux commencent à changer leurs habitudes, le temps des amours est presque finit et de nombreuses petites naissances arrivent. A gauche un chevreuil à marqué son territoire en grattant ses bois contre cet arbre, c'est un moyen de délimiter son harem. A droite une araignée confectionné un cocon dans les têtes de ces millepertuis fanés. Bientôt des centaines de petites araignées en sortirons.

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De nombreuses plantes ne fleurissent plus, mais offrent de jolies fruits dont certains sont déjà bons pour la récolte comme les mûres (ainsi que les framboises et les cassis). Les cynorhodons eux attendrons encore un peu, dés que les premières gelées seront passées ils seront prêts.

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Pour en savoir plus sur les rosiers sauvages, c'est par là: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/09/04/25030753.html

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La vigne sauvage voit ses feuilles déjà jaunir alors que ces raisins ne sont pas encore murent. Les rares grains violets ont été mangés par les oiseaux qui commencent leurs réservent. Ce raisin sauvage n'est pas très bon à consommer, il est acide et donne des aigreurs d'estomac, il est bien meilleur transformé en confiture ou en boisson rafraîchissante comme en jus, sirop ou limonade.

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L'ail sauvage a fini par fané, les graines seront bientôt bonnes a être cueillies pour la cuisine (à gauche).Les crocus ont fait leur apparition en grand nombre cette année et plus tôt qu'à l'accoutumée.

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Les lianes voient leurs fruits chatoyant devenir rouges, en passant par toute une gamme de couleur. Prudence, bien qu'ils soient attirant, ils n'en restent pas moins toxiques.

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Les matins se font plus frais et la brume se fait plus présente. D'ici quelques mois, les vaches reprendront la direction des stabules et des étables.

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Les vesses de loup on envahit les prés et les forêts. C'est un champignon amusant, quand il est à maturité il libère ses spores en se perçant. Une seule pression sur un d'eux avec un bâton permet de voir tout un nuage vert-gris s'en dégager. La vesse de loup n'est pas un très bon comestible, pour la cuisine il faut choisir des préférence les specimens jeunes et fermes.

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Les princes et princesses fourmis prennent leur envole. Ils iront à leur tour former une nouvelle colonie, à moins de finir dans l'estomac d'un oiseau ou d'un crapaud qui en sont friands.

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Tout comme les noisettes, les noix commencent à tomber. Il faudrat attendre encore un peu avant de les consommer car dégustées après qu'elles soient tombées de l'arbre, elles sont trop fraîches et provoquent des aphtes. Pour cela, on les dispose sur de grands séchoirs.

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Les gerbes d'or sont presque toutes fanées, les fleurs se mues en graines (à gauche). Quand aux vinaigriers, ma foi il se portent bien et abordent des cônes pourpres qui entre dans la composition de nombreuses limonades.

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Les marasmius rotula sont de jolis petits champignons au pied noir et au chapeau blanc. Ils poussent sur les feuilles mortes des feuillus.

Bref, les prairies et les prés eux aussi regorgent de vie et de petits trésors.

mardi 4 septembre 2012

L'églantier.

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L'églantier:

noms: églantier, cébreur, églantine, rose des haies, rosier sauvage, rosier des chiens car autrefois la racine de la plante était utilisée pour traiter la rage, rosa canina en latin (canina pour « chien » et rosa pour « flexible » sans que l'on sache à quoi cela réfère). On le nomme aussi gratte-cul car les graines sont utilisées comme poils à gratter.

 

classification: famille des rosacées, sous classe des dicotylédones, genre rosa, super-ordre des rosidés, il est à l'origine de nos rosiers cultivés.

 

habitat: dans les buissons et les haies, les bois, les bords de chemins, les jachères, les prairies de montagnes, les talus, les zones rocheuses. On le trouve dans la plupart des milieux (sauf froid ou chaleurs extrêmes) en Europe, en Afrique du nord, en Amerique et en Asie. Il pousse jusqu'à 1600 m d'altitude et est commun à tout les départements de la France métropolitaine.

 

description: ses grandes fleurs à 5 pétales roses, rouges ou blanches sont très fragiles et odorantes. Il fleurit une fois par an d'avril à juillet. Elles mesurent 2 à 8 cm. Elles possèdes comme toutes les roses un réceptacle creux qui se transformera en fruit rouge et charnu. Il contient de nombreuses carpelles (graines) jaunes avec une bourre à poils raides. Les tiges de l'arbrisseau sont plus ou moins couvertes d'aiguillons. Les feuilles sont alternes, composées de 5 à 7 limbes ovales, dentées et pointues. Il peut atteindre plusieurs mètres de haut selon la variété. Il existe plus de 500 espèces d'églantiers dans le monde, dont 20 en France et qui ne sont identifiables, la plupart du temps, qu'avec l'aide d'un microscope ou d'une bonne paire d'yeux. Il est résistant aux maladies et peut vivre une trentaine d'années.

 

culture: pour faire pousser un rosier sauvage dans son jardin, il faut partir chercher l'hiver des poussent de l'arbuste qui se trouvent prés des pieds âgés. Ils faut les déraciner avec le plus de racines possibles, et on les replante le plus vite possible, dans les trous d'une haie, sur une pelouse, au pied d'un mur, toujours bien exposées. En générale il aime tous les types de sols et tous les climats. C'est avant tout un porte greffe de tout nos rosiers cultivés. Il s'hybride difficilement mais serait à l'origine de la rose alba Linné cultivée pendant l'Antiquité et de la rose d'York.

 

pratiques: en Charente, la galle du rosier sauvage étaient utilisée jusque dans les années 70 pour se débarrasser des verrues, cette excroissance de la plante représentants les excroissances cutanées. On introduisait dans une fente faite sur une branche d'églantier une mèche de cheveux coupée à l'Ascension. Au fur et à mesure que la branche dépéri, les verrues disparaissent. Dans le langage des fleurs, l'églantier est symbole d'amour et de poésie.

 

propriétés médicinales et utilisation: tous les églantiers ont les mêmes propriétés, le plus commun d'entre eux étant le rosier des chiens. On utilise en particulier les cynorrhodons (kynorrhodon en grec, devenu cynorrhodon en français, ce qui désigne les baies rouges du rosier), que l'on cueille après les premières gelées car ce n'est qu'à ce moment que les fruits deviennent sucrés, les semences, les pétales frais et le bédégar (ou bédéguar, nom d'origine arabe), une touffe étrange qui est en réalité une galle dû à un hyménoptère, c'est à dire une petite guêpe solitaire (diplolepis rosae), qui pond son œuf dans la plante. Ce dernier fait dégénérer la plante qui produit de manière excessive du tissu végétale. Quand la larve éclot, elle n'a plus qu'à se nourrir de la plante qui a formé un cocon protecteur autour d'elle. Une fois adulte, elle perce un petit trou à travers et s'envole à la recherche d'une ou d'une partenaire.

 

Les cynorrhodons, très populaires en Europe de l'Est, sont reconnus comme diurétiques, riches en vitamines A, B1, B2, et en vitamines C: de 0,5 à 1,7g pour 100g de fruits secs, ce qui les rends antiscorbutiques, antiseptiques et antigrippaux. Toniques et astringents, ils s'emploient contre la diarrhée et pour faciliter la digestion. Pour cela on infuse 60g de fruits pilés dans un litre d'eau bouillante pendant une demie heure puis on filtre ou, on prépare un sirop en faisant cuire à feu doux pendant une demie heure les baies juste couvertes d'eau. Récupérer le liquide, ajouter à poids égale le sucre et laisser de nouveau mijoter jusqu'à obtenir une consistance sirupeuse. Ce sirop à bon goût et se conserve longtemps.

Les fruits séchés sont utilisés pour une décoction diurétique et rafraîchissante, efficace contre les maladies fébriles et qui donnée aux personnes âgées active l'élimination et renforce les défenses naturelles. Pour cela il faut 30 à 50g de fruits concassés pour un litre d'eau, faire bouillir 5 min à petit feu, infuser 15 mn, filtrer le tout et consommer sans modération.

La chaleur détruit la vitamine C en grande partie. Pour cette raison, les préparations antiscorbutiques sont faites à froid. On utilisera de préférence des fruits frais ou des conserves des fruits, fendus en deux et dont on a retiré les pépins avec une cuillère, que l'on broie avec leur poids en sucre. Pour la grippe et d'autres maladies infectieuses, les convalescences, cette mixture augmente la résistance de l'organisme (100 à 200g par jour).

 

Les pétales des fleurs en bouton, broyés avec 3 fois leur poids en sucre et avec un peu de sirop pour obtenir une substance légèrement pâteuse, donne une préparation faiblement laxative, très prisée en Europe méditerranéenne. Il faut prendre 50 à 60g et longtemps après les repas.

 

Les semences (que l'on met de côté quand on fabrique des conserves), sont sédatives et recommandées pour la nervosité, l'anxiété et les palpitations. On les infuse à hauteur de 1 à3% dans de l'eau. Rajouter de la pulpe donne un goût acidulée à l'infusion.

 

Le bédégar a certains des bénéfices du fruit. Redécouvert par la phytothérapie, d'anciens médecins en font son apologie comme Sernnet, Ragus ou Simon Pauli et cela, depuis le XVIe siècle. C'est un bon somnifère. Une fois séché, puis pulvérisé et enfin infusé pendant toute une journée dans du vin, il était prescrit contre la dysenterie. On l'utilisait aussi en gargarisme pour les maux de gorge par l'intermédiaire d'une décoction à 5%, que l'on sucre avec du sirop de cynorrhodon ou de mûre. Le Dr Leclerc a mit en avant les biens faits cicatrisants de cette galle car elle est riche en tanin. On l'utilise donc en tant que décoction concentrée ou de teinture dosée à 1/5éme sur les plaies et les brûlures ulcérées.

 

cuisine: les cynrrhodons sont réputées dans la confection de confitures. Pour cela il faut fendre les fruits en deux et retirer les graines urticantes (comme pour une préparation antiscorbutique). On peut également en faire des gelées pour les gâteaux. Au siècle dernier, dans les hautes Alpes de Haute-Provence, les fruits étaient séchés puis débarrassés de leurs graines par un minutieux battage au fléau puis moulus. On obtenait une farine que l'on utilisait soit nature soit que l'on mélangeait, pour la fabrication de biscuits et de gâteaux.