mercredi 8 février 2017

Sortie en forêt 67.

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Depuis le début des cours il me reste que peu de temps pour parcourir les forêts de Chartreuse.  Nous voilà donc pour un week-end dans les bois du col des Mille Martyrs parmi les hêtres et les sapins, à la recherche des dernières girolles de l'année. Il fait chaud pour la saison et l'été semble s'éterniser. Néanmoins les feuilles jaunissantes sont là pour nous rappeler que nous sommes bien en octobre et que le gel sera bientôt là.

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Dans les bois, les amanites tue-mouches (Amanita muscaria) sont à la fête. Quelques cèpes et pieds de moutons pointent ici et là le bout de leur nez mais la saison des champignons est sur la fin et déjà certaines cimes de la Chartreuse sont blanches. Ce n'est pas grave, nous profitons avec plaisirs de couleurs de l'automne.

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jeudi 21 juillet 2016

Un printemps au jardin.

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Il n'est jamais trop tard pour faire le bilan de ce qui s'est passé dans le jardin au printemps pour cette année 2016. Elle a été assez riche et nous avons pu bien remplir nos paniers de fleurs et de champignons. Avril et mai ont été particulièrement riches en fleurs et en plantes sauvages et nous avons pu faire quelques belles découvertes.

 

Les tulipes (Tulipa).

On en trouve quelques espèces rares et à protéger en France métropolitaine mais celles qui nous viennent de l'horticulture sont principalement issues de croisements issues d'espèces originaires du Moyen-Orient. Cultivée dès le 16e / 17e en Hollande, les bulbes les plus rares pouvaient égaler 15 fois le salaire d'un paysan.

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Le tricholome de la St Jean Georges (Calocybe gambosa).

Nous avons eu la chance de les découvrir dans notre jardin, ce qui a fait je dois l'aouver, quelques envieux.  Savoureux il n'est pas apprécié de tous en raison de son goût plutôt marqué. Personnellement je l'apprécie beaucoup. Néanmoins il faut prendre garde à ne pas le confondre avec d'autres champignons fort semblables comme certains cloticybes ou clitopiles qui peuvent s'avérer dangereux voire même mortels.

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Les oiseaux de mon oncle.

Une petite digression pour vous montrer quelques uns des oiseaux de mon oncle adoré qui partage sa passion avec un ami éleveur. Perruches, tourterelles, inséparables, mandarins, canaris ... la liste est longue. 

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Les champignons de printemps.

Voilà deux champignons du printemps qui sont des cousins et qui appartiennent à l'ordre des pezizales. On trouve ainsi les pézizes veinées (Disciotis venosa) et les morilles (Morchella sp.) dont on distingue chez nous 5 à 6 espèces. Les pézizes veinées sont moins recherchées que les morilles, cependant elles sont de très bons champignons dont l'odeur de javel peu appétissante disparaît à la cuisson pour céder la place à d'autres arômes.

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Bricolage nature.

Quelques brins d'herbes, une poignée de fleurs des champs, quelques feuilles séchées et voilà de quoi animer un après-midi avec les petites cousines. Me destinant à des études en BTS GPN (Protection et Gestion de la Nature), le printemps a été un bon moyen pour moi de me faire la main à travers diverses activités.

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Le pic vert (Picus viridis).

Contrairement aux autres pics comme le pic épeiche (Dendrocopos major) ou le pic noir (Dryocopus martius), il se nourrit principalement au sol. Amateur d'insectes et surtout de fourmis, il perce des trous dans les fourmilières où il introduit sa langue gluante sur la quelle les ouvrières viennent se piéger. Il laisse ainsi derrière lui des traces bien reconnaissables. Ici il s'agît ici d'une femelle car sur sa "moustache" noir ne figure pas de tâche rouge. 

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L'orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis).

Cette année on a pu en voir de partout, il semblerait que les conditions aient été très favorables à cette belle orchidée. On la reconnaît à la masse importante de fleurs roses disposées en pyramide au sommet de la tige. N'ayant pas de nectar, elle attire les papillons qui la pollinise par sa forme, sa couleur et son parfum.

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Dans le poulailler du voisin.

Les cocottes y ont la vie belle. Il n'y a pas meilleur outil de recyclage que les poules quand il s'agît de se débarrasser des déchets verts et/ou ménagers. Elles mangent pratiquement tout et sont bien souvent gâtées avec les restes de salade. Pour la petite info, le nom scientifique de la poule est Galus galus domesticus.

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Les vanités.

Drôle de fatalité, un papillon vient de finir ses jours sur un crâne de chevreuil trouvé en forêt, voilà de quoi peindre une vanité. À savoir, les vanités sont des natures mortes représentant l'éphémérité de la vie humaine. Divers thèmes philosophiques comme la mort, l'argent, le pouvoir ou la fragilité y sont représentés métaphoriquement.

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Un nouveau venu dans la tribue.

Je n'ai pas prit le temps de vous la présenter mais cela viendra bien vite ... une nouvelle boule  de poil est apparue parmi les chats de la maisonnée et devrait très bientôt nous rejoindre pour partager notre vie. Pas capricieux pour un sous, malicieux et très joueur, il semblerait qu'il ait trouvé le meilleur des mentors ...

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Le mot de la fin.

Voilà un printemps qui a prit des airs d'été. Fini le temps béni des morilles, désormais c'est celui des champs de blés dorés par le soleil. Néanmoins le mois de juin et le début de celui de juillet ont été en Chartreuse bien pluvieux au point que le feu dans la cheminée ne prit fin que le 18 juin, désormais on profite de la chaleur. 

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dimanche 5 juin 2016

Sortie en forêt 65.

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Un peu de soleil ça fait du bien, enfin ... entre la sortie et cet article nous avons eu de beaux épisodes de pluie, quelques grosses gelées, de la grêle et par endroit, un peu de neige. C'est l'occasion de nommer sur l'ordinateur les petits fleurs rencontrées au mois de mai. Sur cette photo vous pouvez voir la Grande Sûre encore parée de son manteau blanc. Si tout va bien, nous explorerons son sommet, ses forêts et ses alpages au courant de l'été.

 

L'hellébore fétide (Helleborus foetidus).

C'est une plante que j'affectionne. Elle figure parmi celles qui fleurissent tôt dans l'année, quand le printemps n'est pas encore annoncé. Ici les hellébores présentent des ovaires gonflés de graines qui ont subis une invasion de pucerons. Ne craignant pas la toxicité des pieds attaqués, ils ont causés quelques dégâts sur leur passage.

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La buse variable (Buteo buteo).

C'est un rapace très commun que l'on voit souvent monter dans le ciel grâce aux courants d'air chauds au dessus des champs. Cette buse n'est que peu craintive et on peut l'observer sur les piquets des champs guettant ses proies qui sont le plus souvent de petits rongeurs mais aussi des serpents et des petits oiseaux.

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La fin des morilles.

C'est la fin de la saison pour nous, mais dans les hauts alpages des Alpes on en trouve encore, parfois couvertes par la neige. En général se sont des morilles noires (Morchella elata), réputées pour être les meilleures de toutes les morilles mais aussi les plus dures à trouver. C'est amusant de voir que celle-ci a prit place entre les feuilles d'un orchis mâle (Orchis mascula), dont vous trouverez quelques photos plus bas dans l'article.

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La verpe conique (Verpa conica).

Celle-là est un peu trop vieille pour être observée. Les verpes coniques sont des champignons frêles de la famille des morilles. Elles peuvent être consommées mais n'ont pas un goût fameux et dans bien des endroits sont en régression si ce n'est en disparition. Mieux vaut alors les laisser dans la nature et juste les photographier.

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Le genêt à balais (Cytisus scoparius).

Il tient son nom du fait qu'on l'utilisait autrefois pour confectionner des balais dont on se servait pour nettoyer les sols de terre battue des maisons de campagne. C'était aussi une plante associée à la magie noire par les anciens et dont pensait que les sorcières se servait pour voler dans les airs et se rendre joyeusement au Sabbat.

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L'amour ets dans le prés.

Se promener en lisière de champs peut entraîner quelques rencontres sympathiques. Néanmoins il faut toujours se méfier quand on doit traverser un champs à vaches. Chaque année des promeneurs sont accidentés voire tuer par excès de confiance avec ces animaux qui peuvent comme chez la charolaise dépasser une tonne.

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L'euphorbe petit-cyprès (Euphorbia cyparissias).

Cette petite euphorbe ressemble un peu à un jeune cyprès quand elle ne porte pas ses fleurs vertes. Comma toutes les euphorbes, elle produit un latex toxique qu'il ne faut pas manipuler avec les mains ou mettre en contact avec la peau. Présente sur tout le territoire, elle aime les sols calcaires incultes et les bords de champs. 

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La raiponce de l'Ouest (Phyteuma spicatum ssp. occidentale).

J'adore cette plante dont on peut corquer les épis floraux pas encore ouverts, comme ici, en salade ou cuits à la vapeur. Les feuilles et les racines sont également comestibles. Je ne sais que depuis peu que c'est une sous espèce de la raiponce en épis (Phyteuma spicatum) et non l'espèce type elle-même qui est plutôt blanche.

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L'orchis mâle (Orchis mascula).

Cette plante ne porte pas son nom par hasard elle non plus. Ses tubercules comme chez la plus part des orchis ressemblent à une paire de testicules. C'est une orchidée qui couvre une grande aire, on la trouve ainsi en Europe, en Asie et en Afrique du Nord. Dans le nord de la France cet orchis est moins abondant et protégé.

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La famille des renoncules (Ranunculaceae).

Elle comporte plus de 1500 espèces. Parmi celle-ci on compte toute une cohorte de plantes que l'on nomme en langage commun "boutons d'or"; ce sont les Ranunculus. La plupart sont jaunes et très semblables au point qu'il est difficile souvent de les différencier. Le véritable bouton d'or porte le nom de Ranunculus arvensis.

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Le chevreuil d'Europe (Capreolus capreolus).

J'adore me promener dans ce coin, à chaque fois je suis presque sûre d'y rencontrer des chevreuils. J'ai pu observer et filmer pendant plus d'une minute cette femelle de nature plutôt curieuse. Elle m'a gratifiée de quelques beaux bonds avant de s'enfuire dans les taillis. C'est en mai et en juin que les femelles mettent bas. 

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Le sanicle d'Europe (Sanicula europaea).

C'est une très jolie plante aux feuilles découpées qui apprécie les sous-bois frais, calcaires et légèrement humides. Les fleurs de cette apiacée sont réunnis en de nombreux pompons blancs ou rosés. Il couvre une grande aire lui aussi, il se rencontre en Europe, en Asie jusqu'en Inde et aussi dans le nord de l'Afrique.

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L'orchis bouffon (Anacamptis morio).

Cet orchis se reconnaît à ses marbrures vertes qui permettent de l'identifier au premier coup d'oeil. Ses fleurs sont colorées et forment une inflorescence fournie et robuste. C'est une orchidée qui apprécie les zones de pleine lumière qui se rencontre dans une grande variété de milieu comme les prairies, les sous-bois et les prairies.

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Le bal des papillons.

Avec les fleurs qui sortent dans tous les sens, les papillons sont à la fête, c'est le moment de les observer effectuer leur danse nuptiale ou chercher un partenaire. Ici on peut voir 2 espèces. Sur les deux premières photos, il s'agît d'un couple d'Aurores (Anthocharis cardamines). Le mâle possède des tâches oranges et la femelle est blanche et noire. Sur la photo du bas, il s'agit d'un tircis (Parage aegeria) sur une cardamine des prés.

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La vie d'une flaque.

Après de grosses pluies, il arrive parfois que des mares et des flaques se forment et perdurent quelques semaines. C'est un endroit parfait pour certains batraciens qui y pondent sans à avoir à s'éloigner trop loin de leur territoire. Peu à peu des algues et des plantes viennent s'y installer formant ainsi un véritable écosystème. À l'arrivée des beaux jours et de l'été, la flaque disparaîtra mais les petites grenouilles seront déjà parties.

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Le mot de la fin.

C'est le moment de se promener dans les prés, les fleurs sont hautes et les foins n'ont pas encore été fait, c'est parfait pour aller observer la flore des pelouses sèches et calcaire d'Isère mais aussi, d'arpenter les Calanques marseillaises à la recherche des timides tarentes et de visiter les alpages parfois encore enneigés. 

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jeudi 26 mai 2016

Sortie en forêt 64.

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 Pour cette sortie dans les bois nous sommes partis à la recherche des dernières morilles de l'année, sans grand succès. Cela ne nous a cependant pas empêché de faire comme toujours quelques belles découvertes. Nous avons même eu le plaisir de croiser quelques espèces qui n'ont jamais été identifier dans le secteur.

 

Le cerfeuil des bois (Anthriscus sylvestris).

On l'appel à tort ciguë blanche. Ses feuilles étaient utilisées pour faire fuir les moustiques grâce à leur odeur très particulière et leur richesse en particules odorantes. Il peut atteindre de grandes dimensions. Il peut se relever dangereux. En effet il est photosensibilisant et peut être confondu avec des espèces mortelles.

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L'orchis mâle (Orchis masculata).

C'est orchis tient son nom du fait que, comme chez de nombreuses orchidées terrestres, ses deux tubercules ressemblent à une paire de testicules (la poésie des anciens me fascinera toujours). Autrefois en Europe et encore aujourd'hui en Orient et au Maghreb on fabrique une boisson énergisante à base de bulbes d'orchidées réduis en poudre et mélangés à de l'eau : le salep. On lui attribue des vertus aphrodisiaques très surfaites.

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Elle est assez commune en France hormis dans les zones méditerranéennes. Sa jolie floraison se prolonge d'avril à juillet mais les fleurs dégagent une désagréable odeur associée pour certains à de l'urine animale. Bien que souvent abondante dans les sous-bois claires et les prairies ombragées, elle fait l'objet de protection dans certains départements mais aussi au niveau européen en raison de sa fragilité et de la disparition de son milieu.

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Nos cascades iséroises.

Qu'elles sont belles nos cascades iséroises. L'eau et les sources calcaires contribuent à la pousse de nos morilles bien aimées mais aussi à la formation de cavernes. Sous cette cascade nommée la cascade aux fées on trouvait autrefois une petite grotte où les habitants venaient marquer leur nom sur la paroi.

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La cardamine digitée (Cardamine pentaphyllos).

 C'ette une cardamine nommée parfois dentaire palmée aime les bois de montagne et plus particulièrement dans les hêtraies. On la trouve principalement dans les régions montagneuses et riches en collines, en particulier dans le Centre, le Sud-Ouest et l'Est de l'Est de la France jusqu'à 2200 voire 2300 mètres d'altitude.  

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L'arum maculé (Arum maculatum).

Il porte une multitude de noms à travers toute la France : gouet, pied-de-veau, vachotte, pilette etc. On pensait autrefois que c'est dans sa drôle de fleur que naissaient les vipères. C'est une plante toxique qui donne des fruits orangés à la fin de l'été. Il se distingue de l'arum d'Italie (Arum italicum) par l'absence de vénures blanches, la présence parfois de tâches noires, par un spadice violine et non jaune et par un spathe grand et très fin. 

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L'anémone fausse renoncule (Anemone ranunculoide).

On l'appel aussi anémone Sylvie jaune ce qui peut entraîner des confusions avec sa cousine l'anémone Sylvie (Anemone nemerosa) qui est blanche. Elle est assez rare en France mais ne fait pas l'objet dans notre région ni dans notre département de protection malheureusement. Sa floraison a lieu entre mars et juin.

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Les arbres des forêts mixtes.

 Ici on rencontre de nombreuses essences d'arbres dans nos forêts, cela va du sapin pectiné (Abies alba) au châtaignier (Castanea) mais le plus populaire de tous reste le hêtre commun (Fagus sylvatica). C'est un arbre bio-indicateur de zones humides, fraîches et au climat tempéré montagnard. Il est utilisé dans diverses industries, en particulier dans celles du bois de chauffe, dans la papeterie, dans la myciculture et dans l'ammeublement. 

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Le hanneton commun (Melolontha melolontha).

Sa population est en régression car l'agriculture intensive lui est néfaste, en particulier le labour. Il peut passer plusieurs années dans le sol à l'état d'une grosse larve blanche qui se nourrie des racines des végétaux. Les adultes ne vivent que peu de temps, juste de quoi se reproduire. Ils se nourrissent des feuilles des arbres. Pour distinguer les deux sexes il faut compter les lamelles des antennes : 6 pour la femelle, 7 pour le mâle.

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Le grand chélidoine (Chelidonium majus).

On le nomme parfois lait de sorcière. Sa sève toxique a la capacité d'éliminer certaines verrues virales. On pensait autrefois à tord qu'il pouvait soigner les problèmes du foie en raison de sa ressemblance avec la bille. En plus de son goût infecte, l'ingestion de la plante peut provoquer de graves problèmes de santé.

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La tramète bossue (Trametes gibbosa).

C'est un champignon ayant un gros chapeau pouvant atteindre plus de 20 centimètres. Cette tramète n'est pas comestible car sa chaire est très coriace. Jeune elle dégage une très bonne odeur de champignon. D'origine blanc, les vieux exemplaires peuvent paraître verts car peu à peu une algue verte s'y installe et les colore.

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L'hellébore fétide (Helléborus foetidus).

Cette plante de la famille des renoncules est très toxique, cependant cela n'a pas empêché les hommes de l'utiliser en médecine populaire pour soigner la folie, en particulier chez les grecs. Malheureusement le remède s'avérait toujours plus mauvais que le mal et la plante n'apportait aucune amélioration aux malades.

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L'orchis de Provence (Orhcis provencialis).

Elle n'est pas commune voire rare en Isère. En trouver plusieurs pieds dans le bois juste en dessous de la maison familiale a été une véritable surprise, d'autant plus qu'elle aime les sols pauvres en calcaire ce qui n'est pas le cas ici. La présence proche d'orchis mâles (Orchis mascula)  laisse présage la présence d'hybrides.

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Les frondes des fougères.

Les frondes sont les jeunes pousses de fougères enroulées sur elles mêmes. Les frondes de certaines espèces se consomment après avoir été cuites dans plusieurs eaux ou comme au Japon, après avoir été cuites puis braisées avec du charbon mais leur forte teneur en arsenic implique d'e nfaire une très faible consommation.

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

Décidément il ne nous quitte plus. Ces oiseaux ont pour habitude de nicher à plusieurs couples dans le même arbre, ici un grand aulne qui surplombe les marais avec de grands prés souvent inondés où ils peuvent trouver leur nourriture : grenouilles, petits poissons et lézards en tout genre. Les femelles pondent 3 à 5 oeufs.

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La valériane officinale (Valeriana officinalis).

Elle n'a pas encore fleurit mais ses boutons sont déjà bien formés. C'est une herbe à chats, ces derniers sont excités par les molécules odorantes qui se dégagent de la plante, en particulier au niveau de la racine et des fleurs qui sentent l'urine. Elle a été très utilisée au court de l'histoire par les hommes pour ses diverses vertus.

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La sanicle d'Europe (Sanicula europaea).

J'adore cette plante discrète qui possède une très belle floraison. On la rencontre dans les forêts d'Europe, surtout dans les zones plus ou moins montagneuses ou semi-montagneuses. Elle est riches ne principes actifs et en tire ses propriétés médicinales, elle serait même une bonne cicatrisante sur les brûlures.

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Les myosotis (Myosotis).

L'identification des myosotis n'est pas toujours un exercice simple. Il en existe une grande variété dont de nombreuses espèces sont très proches. Plusieurs papillons dont l'écaille rouge (Callimorpha dominula) l'ont pour hôte (chenilles). Dans les champs et jardins il se ressème facilement et fleurit au printemps jusqu'en été.

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Le peuple de l'herbe.

Pour passer d'un bois à un autre il faut faire comme les chevreuils : passer par les champs. Il faut prendre garde aux vaches, elles sont souvent plus curieuses que méchantes mais chaque années on compte quelques accidents graves. Les génisses sont les plus curieuses et se laissent parfois caresser sans mal.

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Les euphrobes (Euphorbias).

Pour cette famille aussi il existe beaucoup d'espèces qui parfois sont très proches. Heureusement celles-ci sont faciles à identifier. À gauche il s'agît de l'euphorbe épurge (Euphorbia lathyris) originaire du pourtour méditerranéen. À droite il s'agit de l'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides) qui est sur le fin de floraison.

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Le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum).

Pour reconnaître cette plante de sa cousine le sceau de Salomon odorant (Polygonatum odoratum), il faut regarder si la tige est ronde, si les fleurs ont leur pédoncule qui se rejoignent sur le 1 er tiers et si les fleurs sont étroites en leur milieu. D'ordinaire les fleurs sont groupées par 2, 3 ... ou même  6 mais parfois sont seules.

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Les véroniques (Veronica).

Là encore il y a un grand nombres de véroniques. À gauche il s'agit de la véronique petit-chêne (Veronica chamaedrys) qui pousse dans une grande variété de milieux. À droite la très connue véronique de Perse (Veronica persica). Originaire d'Asie, elle a suivit les migrations humaines pour finir par se naturaliser en Europe.

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La saxifrage granulée (Saxifraga granulata).

Bien qu'il n'en soit pas un, nous l'appelons lys des champs dans notre famille. On en croise dans tous les talus de bords de route et les champs qui n'ont pas encore été fauchés. Elle est commune dans toute la France et fait l'objet de protection dans certains départements. Elle fait l'objet d'un suivit dans la région chambérienne.

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Le pic épeiche (Dendrocopos major).

C'est un pic très commun qui vit dans les zones boisées, les parc,s les vergers et les jardins. Avec son bec puissant et pointu il forme des trous dans le bois mort ou vieillissant. Puis avec sa longue langue gluante et piquetées, il attrape les insectes dont il se nourrit. Le mâle se reconnaît à la grosse tâche rouge de sa nuque.

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Champignons tueurs.

J'avais pu en parler brièvement ICI, mais jamais le photographier. En France il existe des champignons qui s'emparent des insectes vivants et qui finissent par les dévorer. J'ai pu le voir dans une caverne il y a 9-10 ans puis lors de cette sortie sur ces mouches figées par dizaines sur un "buisson" de bourses à pasteur.

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Le colchique d'automne (Colchicum autumnale).

À l'automne les fleurs de colchiques sortent un peu partout dans les sous-bois et les champs, mais il faut attendre le printemps pour voir les feuilles et les fruits de cette plante sortir. C'est une des plantes européennes les plus toxiques qui parfois se retrouve mêlé au foin du bétail ce qui provoque quelques accidents.

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Le mot de la fin.

Très belle sortie avec quelques découvertes qui nous ont ravies. Les orchidées sont encore bien là même si désormais on trouve d'autres espèces dans les champs et les sous-bois. Il continu a geler et haut loin on voit la neige sur la cimes de nos montagnes adorées. C'est le bon moment pour retourner à la mer.

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dimanche 22 mai 2016

Sortie dans les marais 8.

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Découverte des marais de Pressin. Ils ne sont pas bien grands mais ont l'avantage d'être sillonnés par des chemins de terres et des petites routes campagnardes qui permettent d'observer aisément la faune et la flore. Pour cette sortie nous avons été accompagnés de la pluie ce qui a permit d'approcher les oiseaux de près.

 

La vie et l'écosystème du marais.

 Un marais est une zone humide où on trouve ça et là des poches d'eau stagnantes. Il s'agit souvent d'une plaine inondée composée d'un réseau d'étangs et de mares aux berges boueuses et qui sont reliés par des canaux. La richesse du sol et de la flore attire de nombreux animaux, en particulier les oiseaux et le petit gibier.

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Le geai des chênes (Garrulus glandarius).

 Le geai des chênes est un oiseau bruyant qui s'identifie facilement au régime de ses ailes composé de plumes bleues azures et noires. Il est capable de produire une multitude de sons et de cris d'alertes, il peut même imiter le chant de la buse variable (Buteo buteo). On le trouve dans les forêt de feuillus et mixtes où il peut trouver facilement des fruits et des baies sauvages. Il s'aventure aussi dans les vergers et les jardins des particuliers.

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Les papillons du marais.

Avec l'apparition des beaux jours les fleurs sont de sortie. C'est le bon moment pour observer les papillons. Celui vêtu de blanc est la piéride du navet (Pieris napi). Il ne cause pas de dégâts aux cultures contrairement à son cousin le piéride du chou (Pieris brassicae). Le second est une femelle aurore (Anthocharis cardamines).

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Le rouge gorge familier (Erithacus rubecula).

C'est l'un des oiseaux les moins farouches de nos jardins. Très territorial, il n'hésite pas à chasser les autres passereaux de son domaine. Quand un combat s'engage entre deux rivales (surtout les mâles), les oiseaux se délogent de leur repère puis se plaquent au sol en se donnant des coups de pattes et des coups d'ailes.

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Les pulmonaires (Pulmonaria).

 En France les pulmonaires sont plutôt nombreuses. Il y en aurait pas moins d'une vingtaine. Leur identification n'est pas aisée et il faut souvent attendre l'été et la sortie du deuxième jeu de feuilles pour savoir à quelle espèce on a à faire. De plus, toutes n'ont pas des tâches blanches sur leur feuilles comme on peut le penser.

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Le pic épeiche (Dendrocopos major).

C'est un pic très commun qui vit dans les zones boisées, les parc,s les vergers et les jardins. Avec son bec puissant et pointu il forme des trous dans le bois mort ou vieillissant. Puis avec sa longue langue gluante et piquetées, il attrape les insectes dont il se nourrit. Le mâle se reconnaît à la grosse tâche rouge de sa nuque.

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Le grand corbeau (Corvus corax).

Il est l'un des plus grands et plus lourds des passereaux. Très intelligent, il s'adapte à différents environnements et peut vivre 15 à 40 ans. On le croise le plus souvent par paire, il s'agit le plus souvent de couples s'étend formés pour la vie et qui défendent jalousement leur territoire des autres corvidés rodant dans les parages.

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L'équipement.

Qui dit sortie dit équipement. Je ne manquerai pas un de ces quatre de vous montrer le matériel qui ne me quitte jamais. En attendant, pour les promenades où le soleil se fait rare, c'est veste aviateur obligatoire et comme toujours, sac à dos, jean, chaussures de randonnées, appareil photo et sac de récolte, on ne sait jamais.

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La grande prêle (Equisetum telmateia).

Chez cette prêle on rencontre deux types de tiges : les tiges fertiles qui apparaissent les premières et qui assurent la reproduction de la plantes par les spores puis les tiges stériles, qui apparaissent par la suite. On la rencontre dans les talus humides et proches des bois. Sa consommation peut entraîner des problèmes de santé.

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Le milan noir (Milvus migrans).

Il n'est noir qu'en contre jour. D'ordinaire il est brun, parfois roux et souvent avec une tête striée de blanc. Il vit un peu partout en France mais a toute fois une petite préférence pour les zones de moyenne montagne et les terrains plats et dégagés. C'est un migrateur qui reste juste le temps de la reproduction en France.

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La cardamine des prés (Cardamine pratensis).

 C'est une plante des prairies humides qui détonne en cette période par sa taille (30 à 40 centimètres). C'est une salade sauvage aux feuilles ayant un goût piquant proche de celui du cresson. Ses fleurs peuvent être mixées avec du jus de citron pour donner un pesto rose et plutôt pimenté. Elle attire de nombreux papillons.

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Le coprin noir d'encre (Coprinopsis atramentaria).

C'est un champignon commun dans les champs et en particulier dans les prés à vaches. Comme tout coprin il par en déliquescence rapidement en donnant une sorte d'encre noire. Il est comestible jeune mais ne doit pas être consommé si on a bu ou on doit boire de l'alcool avant, pendant et après le repas. En cas contraire il peut se rélever dangereux et provoquer des malaises, des maux d'estomacs, des vomissements et des hallucinations.

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La rieuse (Rana ridibunda).

C'est une grosse grenouille qui aime faire la loi sur son territoire. Elle possède de longues pattes qui lui permettent de faire de bonds vertigineux. Consommée pour ses cuisses, on ne connaît plus très bien sa répartition sur l'enssemble de pays. C'est dans les plaines et les montagnes qu'elle se plaît le plus.

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La populage des marais (Caltha palustris).

C'est une belle plante aux fleurs jaunes qui forme des touffes massives et dont les pieds baignent dans l'eau. C'est le plus souvent dans les marais qu'on la rencontre. Il n'existe qu'une autre espèce de populage connue (en Iran), elle a été rangée au rang de sous-espèce. Elle est toxique comme la plupart des renoncules.

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L'anémone Sylvie (Anemone nemorosa).

C'est une plante qui aime les sous-bois humides, en particulier dans les forêts de feuillus mais aussi dans les prairies. La floraison prend fin en avril mais se prolonge parfois en mai si les feuilles des arbres sont encore peu formées. Les fleurs blanches suivent la course du soleil. On peut parfois voir à proximité des sclérotinies tubéreuses (Dumontinia tuberosa), un champignon non-comestible qui vit en symbiose avec cette petite fleur.

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L'ail des ours (Allium ursum).

C'est une plante prisée au printemps. Abondante, elle peut être préparée de diverses manières. Elle tient son nom des ours qui, a la sortie de leur hibernation, se purgent avec cet ail. C'est une plante mellifère qui est essentielle à de nombreux pollinisateurs des bois. C'est aussi une plante médicinale bien connue des peuples anciens qui était employée pour différents maux. Elle serait amaigrissante et drainante mais cela reste encore à prouver.

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Du miel et des abeilles.

Les abeilles sont sorties depuis plusieurs semaines et on comblées leur faim. Elles commencent désormais à faire des réserves sous forme de miel. Il faudra encore attendre un peu avant de faire la première récolte de miel des marais, d'autant plus que certaines fleurs palustres de printemps peuvent lui donner mauvais goût.

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

En voici quatre pour le prix d'un ce qui n'est pas courant. Cette belle brochette de hérons cendrés se trouve à proximité de son milieu de prédilection. Une prairie humide riche en grenouilles et en petites animaux. Ces oiseaux ont pour habitude de nicher à plusieurs couples dans le même arbre. Les femelles pondent 3 à 5 oeufs.

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Le mot de la fin.

Il faudra attendre juin pour espèrer retourner au marais sous le soleil car d'ici là, ça me semble bien compromis. Il faudra aussi attendre un peu pour voir des fleurs colorées sortir. Néanmoins la plupart des oisillons ont pris leur envol et il n'y est pas rare d'y croiser un lièvre ou un couple de perdrix. C'est le moment de se mettre à l'affût.

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dimanche 24 avril 2016

Sortie dans les marais 6.

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 Retour dans les marais de la tourbière de l'Heretang, à la frontière de l'Isère et de la Savoie. Les tourbières sont des milieux exceptionnels et rares qui abritent une faune et une flore peu communes. Elles se forment quand une zone humide se voit dépourvue de dioxygène (O²). On parle alors d'un milieu anaérobique.

 

La primevère des bois (Primula elatior). 

Cette primevère est parfois confondue avec la primevère coucou (Primula veris) mais s'en différencie par des fleurs plus grandes, le lieu de pousse (lisières, bois claires etc.), des pétales ouverts et dépourvus de marques oranges. La rencontrer en nombre peut être un signe que la forêt a peu connue la main de l'Homme.

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Les touardons de molinie bleue (Molinia caerulea).

 Ce sont des monticules de plantes (ici de molinies) hauts de 30 à 70 cm dont la basse est composée d'un entrelacement de racines mortes sur les quelles d'autres plantes (souvent les mêmes) poussent à leur tour pour ne pas se retrouver les pieds dans l'eau. L'acidité de l'eau et du sol permet à cette base de ce maintenir et d'acceuillir tout un micro écosystème. En effet les touardons abritent des animaux et servent parfois de nichoirs.

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La mésange charbonnière (Parus major).

Les mâles de cette espèce sont très bruyants. En cette période, ils chantent pour défendre leur territoire des rivales et des autres oiseaux mais aussi, pour attirer les femelles. C'est un oiseau commun qui vit toute l'année au même endroit et se rencontre un peu partout en Eurasie. Il se nourrit d'insectes, de baies et de graines.

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La grenouille rousse (Rana dalmatina ).

C'est une grande grenouille qui vit dans les sous-bois. Ce n'est que pendant la période des amours qu'elle rejoint l'eau pour pondre ou féconder le plus d'oeufs possible. Gourmande, elle chasse de préférence la nuit les insectes, les limaces et autres les invertébrés qui font son bonheur. Elle se font bien dans son environnement.

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Le crapaud commun (Bufo bufo).

C'est encore la période des amours pour ces petits crapauds. Une fois qu'il a repérer une femelle, le mâle ne la lâche plus. Il peut passer plusieurs heures ainsi agrippé à elle tend qu'elle n'a pas pondu ou qu'un autre mâle plus gros ne soit pas venu le chasser. Son entêtement peu conduire à la noyade de la femelle.

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Une ponte prolixe.

Chez les grenouilles, la ponte peut être impressionnante. Les oeufs se différencient de ceux des crapauds par le fait qu'ils formes de grosses grappes gélatineuses et non de longs rubans entre les végétaux aquatiques. Bientôt des têtard sortirons des oeufs ronds et au bout de quelques semaines, donneront de petits grenouilles.

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La prêle des marais (Equisetum palustre).

 C'est une prêle assez commune qui pousse dans les zones humides. Contrairement à de nombreuses espèces de prêles, elle porte ses parties reproductrices sur ses tiges. Il n'y a donc pas de tiges fertiles et de tiges stériles aux quelles on est souvent habitué à cette période. C'est une plante toxique qui est parfois utilisée pour faire une excellent purin pour les plantes. En usage médicinale on lui préfère la prêle des champs (Equisetum arvense).

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La foulque macroule (Fulica atra).

 Cet oiseau est parfois confondu avec la poule d'eau (Gallinula chloropus) qui est plus petite avec des pattes rouges et pas de tâche blanche sur le front. Dans les roseaux, la foulque trouve tout ce qu'il faut pour nicher et s'abirter. Elle préfère cependant les zones découvertes pour plonger et chercher sa nourriture dans la vase.

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La pézize d'Autriche (sarcoscypha austriaca).

C'est un champignon qui aime les zones humides et qui parfois, s'accompagne dans le même biotope de morilles. Il n'a pas d'interêt culinaire particulier mais s'avère détonnant le paysage encore un peu triste des marais. Il a un rôle important en se nourrissant de matières décomposées, c'est un véritable éboueur des sols.

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Le lézard des murailles (Podarcis muralis).

C'est un lézard très commun qui, comme tous ses confrères, est protégé. Bien que proche de l'Homme et de son milieu de vie urbain, il se rencontre aussi dans les forêts et en montagne. Il aime les pierres et les vieilles souches ensoleillées où il peut bronzer mais aussi chasser les petits invertébrés dont il se nourrie.

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Le crache sang (Timarcha tenebricosa).

C'est un petit scarabée qui pour se protéger, produit au niveau des articulations de ses pattes et de sa bouche un liquide orangé très amer qui débecte souvent ses prédateurs. Il s'agit d'hémolymphe, l'équivalant du sang chez les mammifères et les oiseaux. Si cela ne suffit pas il peut faire le mort pour duper son monde. 

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Le cheval  de Camargue (Equus ferus caballus).

Une petite population de chevaux camarguais est maintenue sur le site. Ils ont pour mission de maintenir celui-ci dans son état naturel en remplaçant l'action que pouvaient avoir autrefois les troupeaux d'animaux domestiques mais aussi sauvages sur la flore et en particulier la progression d'espèces dites colonisatrices.

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Le pétasite hybride (Petasites hybridus).

C'est une plante dont le feuilles peuvent atteindre de belles dimensions. Enfants, nous les utilisions pour nous costumer, comme casquettes ou comme parapluies. C'est une plante riche en alcaloïdes qui sont hépétotoxiques (dangereux pour le foie) mais aussi mutagènes, c'est à dire cancérigènes. Suite a des accidents, il n'est plus possible de trouver dans le commerce ou sous licence dans de nombreux pays des extraits de ce pétasite.

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Le fuligule milouin (Aythya ferina).

 C'est un canard plongeur dont le mâle aborde un joli plumage rouge à la saison des amours. Cette espèce est en constant accroissement en Europe. Abondant en hiver (plus de 60000 individus), au printemps ces fuligules ne sont plus que 5000 à nicher au printemps. Ils mangent tout ce qu'ils peuvent trouver dans la vase.

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L'Herretang en quelques mots. 

Le parcours est vraiment sympa à faire, surtout à cette période de l'année quand il n'y a pas encore trop de monde en vadrouille et qu'il est possible d'observer les oiseaux dans les arbres dépourvus en partie de feuilles. Le cours d'eau tout proche plaît aussi bien aux animaux qu'aux pêcheurs et il ne manque pas de charme. 

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La nivéole de printemps (Leucojum vernum).

Il est assez exceptionnel d'en croiser encore, normalement la saison est terminée depuis un moment. Bien que très abondante en Europe centrale, elle est moins commune en France bien qu'il y ait de très belles stations ici et là. Dans de nombreux départements elle est protégée, en particulier dans le sud-est du pays.

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L'ail des ours (Allium ursinum).

 C'est la star des blogs et des livres de cuisine sauvage. Elle est très abondante dans les zones humides ombragées et sur une bonne partie du territoire. Bien qu'elle se présente en grands tapis, il ne faut pas oublier que dans certaines régions elle devient plus rare et qu'il ne faut pas en faire de razzia. Elle peut se cuisiner d'une multitude de manière mais il faut toujours prendre garde aux plantes toxiques qui peuvent se mêler à la récolte.

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Le mot de la fin.

 Cet article date de plusieurs jours. Depuis la tourbière doit être bien plus fournie en fleurs et en espèces animales. Avec la fin des vacance et le retour au calme du circuit, ça doit valoir le coup d'y pointer le bout de son nez. Prochain objectif : observer les poisons, rapaces et plantes carnivores qui y vivent et s'y développent.

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vendredi 22 avril 2016

La saison aux morilles 2016.

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C'est une jolie saison pour nous. Je ne suis allée que peu aux morilles mais toujours avec beaucoup de plaisir. Certaines de nos sorties ont fait chou-blanc mais ne manquent pas d'interêt et bientôt, je les partagerai avec vous. Dans cet article, je vais vous donner les deux-trois trucs et astuces que j'ai pour trouver des morilles en forêt en lisière. Vous pouvez aussi trouver sur le blog un article bien plus ancien sur le même thème juste ICI.

 

L'orchis mâle (Orchis mascula).

Cette orchidée tient son nom de la forme de ses deux tubercules qui ressemblent à des testicules. Son début de floraison est souvent indicateur chez nous de la sortie des premières morilles blondes (Morchella rotunda). Orchidées et morilles partagent souvent le même milieu ce qui fait de la plante une bonne bio-indicatrice. En effet, la belle aime les zones de plaine lumière ou de mi-ombre humide et ayant un sol relativement calcaire.

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La pézize veinée (Disciotis venosa).

Ce champignon appartient à la famille des morilles et pousse souvent dans les mêmes endroits qu'elles. Son odeur de javel rebute bien des amateurs mais celle-ci disparaît à la cuisson. Personnellement c'est un champignon que j'aime beaucoup et qui, je trouve, se cuisine bien en risotto ou avec les pièces de boucher.

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Le tricholome de la Saint-Georges (Calocybe gambosa).

Nommé aussi mousseron, ce champignon printanier pousse souvent quand la saison des morilles s'apprête à s'achever. Il partage les mêmes biotopes que les morilles et se trouve surtout dans les vergers pommiers, les pelouses et les abords des haies. Excellent, il se cuisine comme des champignons de Paris. Néanmoin on peut le confondre avec d'autres espèces toxiques comme l'inocybe patrouillard (Inocybe erubescens).

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La listère à feuilles ovales (Neottia ovata).

Cette discrète orchidée est sur le point de fleurir. Elle aussi se rencontre fréquemment dans nos coins à morilles car elle possède les mêmes besoins en lumière et apprécie les zones de calcaire. C'est surtout en mai que la floraison bat son plein. Comme toutes les orchidées, elle vit en symbiose avec un champignon microscopique.

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Les morilles de zones humides.

 Nous ramassons 3 espèces de morilles différentes. Ici il s'agît de morilles blondes (Morchella esculenta) et de morilles communes (Morchella vulgaris). Elles poussent de préférence sous les feuillus et sont en symbiose le plus souvent avec les frênes (Fraxinus), les pommiers (Malus) et parfois, les tilleuls (Tilia). Il y a toujours une source d'eau apparente ou souterraine à proximité. Les bords de ruisseau et les lisières humides sont parfaites.

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Le biotope.

 Voilà un aperçu du biotope dans le quel je ramasse certaines de nos morilles. Il s'agît d'une belle pente moussue et humide bordée de frênes et ayant une bonne exposition au soleil. Ici les espèces d'herbacées prédominantes sont les primevères acaules (Primula vulgaris) et l'égopode podagraire (Aegopodium podagraria).

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Le raisin du Renard (Paris quadrifolia).

Nommée aussi parisette à quatre feuilles, c'est une des plantes que j'adore. Elle produit une unique fleur très stylisée avec des pétales verts presque absents et des étamines surdéveloppées et couvertes de pollen. Très toxique, elle était employée pour empoisonner les animaux dits nuisibles comme le loup et le renard. 

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Une saison sur la fin.

 Les morilles blondes sont sorties, c'est signe de la fin de la saison. Néanmoins nous n'avons pas encore vu de morillons (Mitrophora) ni de verpes (Verpa), mais les orchis sont tous bien ouverts et les frênes finissent de débourrer, il y a fort à parier qu'il nous reste peu de temps avant de devoir ranger nos paniers.

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Les morilles coniques (Morchella conica).

Ce sont les plus rares et les plus recherchées des morilles. Elles poussent sous les sapins blancs (Abies alba) âgés de plus de 20 ans. C'est cette espèce que l'on rencontre désormais sous serre dans quelques départements français. Développée par la des scientifiques chinois, la culture de la morille conique reste assez restreinte mais est pleine de promesses, en particulier pour les restaurateurs et les fins gourmets.

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Quelques espèces d'arbres et arbustes indicateurs.

La présence d'arbustes fruitiers, en particulier de pommiers (Malus) et de cerisiers et pruniers (Prunus) sauvages est un plus. Le glucose relâché par ces arbres et leur reste de fruits tombés au sol est apprécié des morilles. C'est sous un merisier sauvage que j'ia pu faire mes plus belles récoltes. Malheureusement l'arbre n'est plus. La floraison des prunelliers et des aubépines est aussi un indicateur de fin de pousse chez nous.

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Le mot de la fin.

 J'adore cette période de l'année. Il ne fait pas trop chaud, les orchidées commencent à sortir et les oiseaux sont nombreux. C'est le début de la saison des champignons qui d'ici quelques semaines connaîtra une petite mise en veille avant de repartir avec l'arrivée des cèpes, des girolles, des rosés des prés ou encore des trompettes de la mort. D'ici là, il sera de saison de courir après les chevreuils et de partir herboriser en montagne.

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mardi 19 avril 2016

Sortie dans les Calanques 9.

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 Nous revoilà pour une rapide expédition dans les Calanques de Luminy. Nous devons faire face à un vrai casse-tête : l'identification des orchidées de saison. Toutes aussi charmantes qu'elles soient, elles ont la fâcheuse tendance à se ressembler et surtout, à s'hybrider. La paternité n'est pas toujours évidente à déterminer.

 

La coronille glauque (Coronilla valentina subsp. glauca).

C'est un petit arbrisseau méditerranéen que l'on trouve sur le pourtour de la mer. En France il se limite aux départements du sud avec parfois, quelques individus échappés des jardins et des parcs. C'est dans les zones calcaires boisées qu'on le rencontre le plus souvent. Dans les zones très ensoleillées on trouve sa grande soeur avec la quelle on peut la confondre, la coronille de Valence (Coronilla valentina) qui aime les zones rocheuses. 

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La famille des ophrys fusca.

La classification de certaines espèces d'orchidées n'est pas simple. Cela est dû à plusieurs facteurs :
- une ressemblance morphologique importante entre les différentes espèces et sous-espèces.
- le fait que certains spécialistes soient très (trop) tatillons sur des différences infimes et souvent,
veulent avoir une orchidée à leur nom ou dans leur tableau de chasse pour marquer les esprits.
- le fait que certaines orchidées aient été décrites en même temps dans plusieurs pays et portent
des noms différents alors qu'il s'agît de la même plante et que seule la zone géographique change.
- la distinction que font certains auteurs entre les taxons et que d'autres ne font pas du tout.

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 Pour les orchis de la famille des ophrys bruns (Ophrys fusca sp.), c'est la même chose. Pour faire simple ou du moins essayer, l'oprhys brun (Ophrys fusca) ne se trouve qu'au Portugal et en Espagne mais, en France d'autres espèces décrites sous des noms différents peuvent être rattachées à cette unique et même espèce. D'ailleurs le site Tela Botanica ne fait pas de distinction sur ce point là contrairement au site de l'INPN, ce qui ne simplie rien.

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Dans les Calanques de Marseille et en particulier dans celles de Luminy et des pelouses de l'université, on trouve l'ophrys de Forestieri (Ophrys Forestierii) que certains associent à l'ophrys des lupercales (Ophrys lupercalis). C'est l'un des ophrys plus les simples à identifier du groupe fusca car il possède peu de détails sur le labelle (pour rappel le labelle est le pétale de la fleur et qui se différencie par son aspect des autres parties florales).

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Mais ce n'est pas tout, on peut aussi rencontrer l'ophrys sillonné (Ophrys sulcata) avec son sillon labiale, l'ophrys à deux lunules (Ophrys bilunulata), l'ophrys marbré (Ophrys marmorata) ou encore l'ophrys de Delforge (Ophrys delforgei). Pas simple de s'y retrouver avec toutes ces espèces supposées. Sur les photos on notera la présence de l'ophrys de Forestieri et peut être, d'un peu d'ophrys des lupercales pour ceux qui font la distinction.

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Quelques oothèques des mantes.

 Qu'est-ce donc ? Les oothèques sont  es loges fabriquées par les femelles mantes et empuses qui pondent à l'interieur leurs oeufs pour les protéger des intempéries et des prédateurs. Une fois leur tâche accomplie, les mères meurent. Ici il pourrait s'agir d' l'ootèque d'une menthe religieuse (Mantis religiosa) et de celle d'une mante décolorée (Ameles decolor) ou d'une Iris oratoria qui ne possède pas de nom commun/vernaculaire.

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Le romarin officinal (Rosmarinus officinalis).

Le romarin est une plante aromatique typique du Sud qui fleurie toute l'année. Parfois on peut avoir la surprise de tomber sur un individu aux fleurs étrangement blanches. Cela indique que la plante est atteinte d'une forme d'albinisme. Cela ne modifie que l'aspect visuel des fleurs et non pas ses vertus et caractéristiques.

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Le tircis (Pararge aegeria).

C'est un papillon commun de taille moyenne que l'on peut voir voler de février à décembre. Les chenilles atteignent rarement 3 cm et se nourrissent essentiellement de graminées (Poaceae). Celles nées au printemps font leur métamorphose en quelques semaines, les autres hiberneront en attendant les beaux jours.

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L'orchis géant (Himantoglossum robertianum).

Nommée aussi orchis à longues bractées ou orchis Robert, cette orchidée est l'une des plus imposantes de France. Elle a été placée dans une succession de noms et de familles ces dernières années avant d'être rattachée aux Himantoglossums après les travaux de Pierre Delforge qui n'ont pas toujours été bien accueilli.

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 C'est la fin de la belle, on commence désormais à trouver d'autres espèces. C'est l'une des premières orchidées à fleurir de l'année et sa longue floraison s'étale pendant 4 mois, de la fin janvier à la fin avril, ce qui assez exceptionnel. C'est dans les zones de pleine lumière, chaudes et marines qu'on la rencontre.

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Le pinson des arbres (Fringilla coelebs).

Le mâle présente une jolie tête bleu-gris et un poitrail rosé. La femelle est beaucoup plus discrète. On le trouve dans tout l'hémisphère Nord pour un peu qu'il y ait des feuillus et des conifères à proximité. Dés le mois de mars le couple de pinsons commence son nid et couve ses première oeufs entre le mois d'avril et de mai.

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Le serin cini (Serinus serinus).

C'est l'ancêtre de certains de nos canaris domestiques chez qui on peut retrouver parfois le motif tachetés du plumage. C'est un oiseau commun que l'on trouve un peu partout en France. En période de reproduction le mâle est couvert en partie de jaune vif. Il s'approche facilement des hommes et de leurs habitations au point d'être devenu anthropophile comme certaines espèces d'autres oiseaux (Pigeons, colombes, moineaux, merles etc.).

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Le grand casse-tête des orchidées du Sud.

Ici l'exercice d'identification est bien plus complexe que pour la famille des Fusca car plusieurs espèces distinctes peuvent être confondues et surtout, s'hybrider avec une grande facilité pour simplifier les choses ... Parmi les critères utilisés pour la détrmination on retient :
- Le degrés d'écartement entre le labelle et la cavité stigmatique ainsi que leur taille et leurs motifs.
- La taille et la couleur des sépales ainsi que leur forme et la présence d'anomalies.
- La taille et la couleur des pétales latéraux ainsi que la forme de leurs bordures.
- La taille globale des fleurs, leur nombre et leur disposition sur les tiges de l'ophrys.
- La couleur des polinies appelées parfois "oeil" et les dimension/couleurs du gynostème.
- La présence sur le labelle d'un liséré coloré ou non, d'une macule et d'un appendice.
- Sa localisation précise, sa période de pousse et la date de floraison.

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Je le dis avec franchise, je n'ai pas les capacité de déterminer toutes les orchidées présentées sur ces photos, tout au plus juste quelques pieds de 2-3 espèces différentes. Les espèces que je vais citer ne sont pas toutes reconnues par certains des auteurs, d'autres sont considères comme des sous-espèces de certaines par d'autres et pour simplifier, certains de ces ophrys peuvent porter plusieurs noms vernaculaires et scientifiques.

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 On peut rencontrer autour de Marseille pas moins d'une dizaine d'espèces selon les flores et les auteurs (j'avoue avoir fait une sélection dans celles à présenter). Comme on le dit chez nous, à la bonne votre ! À savoir, l'ophrys araignée (Ophrys sphegodes) n'est, semble-t-il, pas présent dans la région ce qui simplifie un peu les choses.

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 Commençons dans l'ordre en présentant une orchidée que l'on trouve uniquement dans le sud du Sud : l'ophrys de Marseille (Ophrus massilensis). Il peut être accompagné de l'ophrys petite araignée (Ophrys araneola) qui est beaucoup plus commun et de l'ophrys verdissant (Ophrys virescens). Pour une partie des orchidophiles, l'ophrys petite araignée et l'ophrys verdissant ne sont qu'une seule et unique espèce mais cela prête à débat.

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Continuons avec cinq autres espèces à connaître : l'ophrys de Provence (Ophrys provincialis), l'ophrys de la passion (Ophrys passionis), l'ophrys en forme d'araignée (Ophrys arachnitiformis), l'ophrys occidental (Ophrys occidentalis) et l'ophrys de mars (Ophrys exaltata subsp. marzuola). Pour ces trois dernières espèces là aussi les auteurs et amateurs d'orchidées ne partagent pas forcément le même point de vu.

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L'iris des garrigues (Iris lutescens).

Cet iris sauvage peut être jaune, violet, blanc ou même bicolore. On le reconnaît à sa petite taille et à sa période de floraison. Bien que populaire dans les bouquets de fleurs, il ne semble pas menacé et sa population reste stable hormis dans les zones très fréquentées par le public comme les sentiers de randonnée.

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La grande sauterelle verte (Tettigonia viridissima).

Les premières larves de sauterelles sont sorties et ont déjà leur forme adulte. Ce sont des prédatrices qui peuvent manger des végétaux mais surtout, qui croquent d'autres insectes. Sa population a grandement diminué suite à l'augmentation de l'agriculture intensive qui a détruit une partie de son habitat naturel.

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L'erodium à Bec-de-grue (Erodium cicutarium).

Il est un cousin des géraniums sauvages que l'on rencontre dans nos jardins. C'est une bonne plante fourragère que les bergers faisaient paître par les troupeaux quand il était encore commun de croiser des moutons dans la garrigue. Elle a l'avantage d'engraisser rapidement les animaux dans un milieu plutôt inhospitalier.

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Le mot de la fin.

 Les passionnés de nature, les naturalistes en herbe et les botanistes ont parfois à faire à des identifications ardues pour certaines plantes. J'espère avoir réussi à vulgariser le cas des ophrys que j'ai mis bien du temps à comprendre et pour les quels j'ai encore des difficultés. Tout est une question de patience, d'apprentissage et d'observation. À suivre dans le prochain article, j'aurais le plaisir à vous montrer nos morilles de l'année 2016.

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dimanche 17 avril 2016

Les animaux de ma campagne.

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 Je suis ravie de vous présenter cet article où cette fois vous allez y trouver beaucoup d'animaux et quelques plantes (ce qui change un peu). Ma campagne est une zone peu urbanisée ce qui permet de voir et d'approcher des oiseaux et des mammifères d'ordinaire méfiants. Il me faudra encore quelques séances d'entrainement pour arriver à photographier les renards, les martres et les hermines mais je ne me décourage pas.

 

Le pinson des arbres (Fringilla coelebs).

Sur ces cinq photos on ne voit que des mâles. Leurs couleurs chatoyantes les différencient des femelles qui, pas moins timides que leurs turbulents confrères, ont un plumage plus discret qui les dissimulent dans l'herbe et les feuilles. Ils se nourrissent des graines et de petits invertébrés souvent à ras le sol ou sur les branches.

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Le tarier pâtre (Saxicola rubicola).

Il existe énormément de races/sous-espèces de ce petit oiseaux aux moeurs variés. Certains couples vivent unis à l'année sur un même territoire qu'ils défendent avec ardeur. D'autres sont migrateurs et ne s'aiment que le temps d'un été. Présent dans tout l'hémisphère Nord et même en Afrique Centrale, le tarier pâtre se plaît dans une multitude de milieux et n'est pas regardant sur son régime alimentaire qui se compose d'insectes.

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Le verdier d'Europe (Chloris chloris).

J'aurais aimé vous montrer quelques photos de cet oiseau vert qui se montre bien trop vif pour moi. J'ai cependant quelques minutes d'enregistrement de son chant mélodieux que je publierai bientôt. En attendant vous avez un aperçu du milieu qu'il affectionne : les arbres en lisière de bois mais aussi les parcs et jardins.

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Le chevreuil (Capreolus capreolus).

C'est un petit cervidé qui ne dépasse que rarement les 35 kilos. Son pelage varie en fonction de la saison et de son environnement. Ce jeune mâle est en pleine mue, ses bois se développent et son pelage se fait plus ras et plus brun. C'est entre juin et juillet que le rut à lieu . Il faudra attendre mai de l'année suivante pour voir la chevrette mettre bas. Les faons se dissimulent très bien dans les prés, ils deviendront mature au bout d'un an.

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L'art de faire son nid.

 Les nids sont très importants et pas seulement pour les oiseaux et leurs petits. Ils permettent de déterminer quelle espèce se trouve dans le secteur même si on ne la voit pas et plus important encore, s'elle nidifie. Pour certaines espèces ces informations sont précieuses car elles permettent d'estimer la taille de leur population.

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Le lac de Saint Sixte.

Il a bien reprit du poil de la bête depuis cet hiver et on y voit beaucoup de poissons, bien que certains tirent un peu la tête comme ce pauvre gardon (Rutilus rutilus). Bientôt il sera vidé pour être curé. Les épaves de voiture quitteront son fond et les carpes, tanches et brochets pourront y reprendre une vie plutôt paisible.

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Une cache pour les créatures de la nuit.

 Les grands creux comme celui-ci formé dans le tronc d'un vieux chataignier et couvert de polypode (fougère) sont des abris plus que bienvenus pour les rapaces noctures et les chauves-souris qui y trouvent refuge. Autrefois abbatus systèmatiquements, les vieux arbres troués ont retrouvés leur place dans nos paysages.

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Festival de plumes.

Dans un grand arbre on peut trouver une multitude d'espèces. Certains oiseaux sont très sociables, ils n'ont pas de mal à vivre avec quelques voisins voire, à faire preuve de coopération avec eux. Certains passereaux niches avec les grands corbeaux qui protègent leurs nids pendant qu'ils exercent comme sentinelles.

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L'hellbore fétide (Helleborus foetidus).

Chaque printemps je ne peux m'empêcher d'en faire des tonnes en vous parlant de cette plante, mais je l'aime tellement ! Elle porte une multitude de noms : rose des serpents, griffe de lyon, patte d'ours, pied de griffon, mords au Diable, herbe aux fous ... elle a été gâtée par nos enciens. Sa mauvaise odeur va de pair avec sa toxicité. On l'utilisait autrefois pour soigner la folie mais le remède s'avèrait plus terrible que le mal.

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Différencier les rapaces.

 Il y a encore peu, dés qu'un rapace au ventre clair passait au-dessus de moi, je m'esclamais "Buse !" ... les choses sont cependant un peu plus complexes que je le pensais. En France on trouve énormément de rapaces diurnes qui de temps à autre passent tranquillement au dessus de nos têtes. Sur la première photo il s'agît d'une bondrée apivore (Pernis apivorus) et sur la deuxième d'une buse variable (Buteo buteo).

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Le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula).

Il porte bien son nom de familier. On le croise partout à proximité des habitations humaines, dans les parcs et les jardins. Il aime aussi les forêts boisées et les taillis. Curieux, il va jusqu'à frapper aux carreaux des maisons. En fonction de la saison il se nourrit de petits insectes, de graines et parfois de quelques baies.

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Le polypore du bouleau (Piptoporus betulinus).

Pour fêter le printemps il me faut bien vous présenter quelques champignons (au passage nous avons trouvé nos premières morilles !). Bien que non comestible car trop coriace sous la dents, sa chair a un goût acidulé pour les plus courageux qui s'aventure à la mâchonner. Il était utilisé par Cro-Magnon comme vermifuge pour les hommes et les bêtes. Aujourd'hui encore on l'emploit à ces fins pour les animaux en Europe de l'Est.

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La sittelle torchepot (Sitta europaea).

 C'est un joli oiseau vif et pas bien gros qui figure parmi les rares bêtes à plumes à descendre les branches et troncs d'arbres la tête la première grâce à ses longues griffes et ses pattes musclées. Cet insectivore possède un chant bref qui est parfois confondu avec celui des mésanges, des moineaux et autres passereaux. 

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Les observateurs.

 Certains sont curieux, d'autres gourmands, mais rares sont ceux a ne pas être captivés par les petits oiseaux et gros mammifères. L'affût est le meilleur moyen de les observer mais demande un bon emplacement, un peu de camouflage et surtout, beaucoup de patience. Au final ça finit bien souvent par payer.

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Le faucon crécerelle (Falco tinnunculus).

Ce petit faucon est commun en France et s'observe sur les cimes des arbres et des pilonnes électriques. Ici il s'agît d'un mâle car il possède un plumage bleu-grisé sur la tête et la nuque. Nous avons la chance d'avoir actuellement un couple qui s'est installé à quelques mètres de la maison. Quand les petits seront autonomes, le couple se séparera. Les faucons crécerelles sont solitaires et défendent avec vigueur leur territoire.

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Le grosbec casse-noyaux (Coccothraustes coccothraustes).

C'est un oiseau très discret qui n'est pas facile à observer. Il se nourrit de noyaux et de graines qu'il casse avec son bec puissant. Dans notre jardin, les noisettes, les vieux restes de fruits et en particulier de cerises l'ont attiré. Il migre de manière partiel et forme, à la période de nidification, de petites colonies dans les arbres. Les petits sont nourris pendant environs une trentaine de jours avant de devenir indépendants et de quitter leurs parents.

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Le Rougequeue noir (Phoenicurus ochuros).

Ce joli mâle a revêtit son plumage nuptial. Ses plumes sont d'un couleur intense pour mieux plaire aux femelles.
Il apprécie les zones d'éboulis et les rochers pour nicher mais aussi les bâtiments modernes et les vieilles bâtisses. Nous avons la chance d'en avoir plusieurs couples dans les vieux murs de notre grange.

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La bergeronnette grise (Motacilla alba).

C'est un oiseau fort commun et pas timide pour un sous que l'on reconnaît à son plumage gris, noir et blanc ainsi qu'à sa démarche sautillante. C'est une mangeuse d'insectes infatigable que l'on voit souvent picorer les larves et les scarabées. Elle est présente sur tous les continents hormis en Amérique du Sud et Afrique du Sud.

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L'étourneau Sansonnet (Sturnus vulgaris).

C'est un bel oiseau au plumage irisé à cette période de l'année. Son chant est mélodieux et il est capable d'immiter d'autres sons comme les klaxons, ou les sonneries de téléphones et même, le chant d'autres oiseaux comme celui des merles. Pour ce protéger des prédateurs il vit le plus souvent en de grands groupes.

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Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo).

Quelle belle surprise sur le quai de gare de la petite gare voisine, un vol de sept grands cormorans. Il possède la même aire de répartition que la bergeronnette grise dans le monde mais est bien plus inféodé aux lacs et rivières. Long temps chassé et repoussé aux côtes marines, il revient peu à peu dans le coeur des terres.

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Le mot de la fin.

Voila quelques uns des habitants de ma campagne. Il sont bien plus nombreux que cet article a pu le montrer. Bientôt les feuilles cacherons les oiseaux dans les arbres mais dans les prés les herbes hautes accueilleront les premiers faons. Il nous faudra être attentifs et discrets pour les observer sans les déranger.

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lundi 11 avril 2016

Fritillaires au clair de lune.

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Les fritillaires pintades 2016.

Je suis une piètre copilote, du coup nous avons mit un temps fou pour trouver ces fritilaires et de ce fait, je n'en ai que quelques clichés sombres et peu réussis. Certes nous avons pu voir des oiseaux et des paysages sympathiques mais ça ne fait pas tout. Heureusement j'ai pu l'an dernier, toujours grâce à Seb, faire une série de photos en pleine lumière de ces jolies fleurs. Je vous invite à consulter cet ancien article ICI pour les voir.

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