lundi 6 août 2018

Sortie en campagne 11.

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L'Ain n'est pas qu'un département, c'est aussi une rivière dont les eaux ( de nature calcaires) sont essentielles au bon fonctionnement des vallées fertiles du nord rhônalpin. Prenant sa source dans le Jura à faible altitude (700 mètres), il se jette dans le Rhône après avoir parcouru un peu plus de 190 km. Pendant sa route, le cour d'eau est ponctué de plages de galets blanchis qui font le bonheur des baigneurs mais aussi des oiseaux qui y trouvent de quoi faire leur repas en soulevant les pierres les plus légères, délogeant ainsi quelques pauvres gammares ayant trouvé abri tant bien que mal de la chaleur en se terrant dans les reliquats d'humidité. Son débit important est alimenté par de nombreux affluant tel que la Serpentine, la Cimante ou l'Albarine dont le nom pourrait signifier rivière blanche, rivière divine, rivière sacrée ou encore rivière aux Saules.

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C'est l'été, une pause au bord de l'eau implique de ce fait un casse dalle de saison. Quoi de mieux qu'une gamelle de pastèque ? De son nom scientifique Citrullus lanatus, elle est originaire d'Afrique de l'Ouest et sa culture, vieille de 5000 ans. Aimée des égyptiens, c'est par eux qu'elle se diffusa en Méditerranée.

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Le fond de l'eau est couvert de limons, des particules arrachées à la roche par la force du courant et les phénomènes produis par dl'érosion. Situés entre le sable et l'argile, ils forment un dépôt composé essentiellement de quartz, de tectosilicates et de mica.

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Très fertiles, ils couvraient de manière régulière par l'intermédiaire des crues décennales les vallées de l'Ain. Aujourd'hui contrainte dans son écoulement, la rivière n'a plus la possibilité de fertiliser les terres, d'où l'augmentation des engrais et autres produits à l'échelle locale. Les limons contribuent aussi au bon maintient de la faune et la flore, en particulier des ripisylves qui composent les berges et qui ont besoins d'éléments riches pour se développer. Cependant, une trop grande abondance de limons peu nuire en modifiant la turbidité de l'eau et en causant la prolifération d'algues autotrophes pouvant perturber les milieux.

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La bergeronnette grise (Motacilla alba) est un oiseau qui se reconnaît à sa longue queue parée de noire toujours en mouvement. Proche des habitats humains, elle peut se plaire dans une grande diversité de milieux, aussi bien secs ou humides même si elle reste affiliée à l'eau. Elle fait partie des nombreux animaux composant la faune de l'Ain avec le héron cendré, l'aigrette garzette, la bécassine des marais, la loutre, le castor et le sanglier.

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Le monde aquatique a beau ne pas être l'élément de prédilection dans ma famille, quand l'été se fait aussi mordant on ne cherche pas à comprendre, on fonce ! La transparence et la fraîcheurs des eaux est une véritable invitation à la baignade et au lézardage.

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36°C à l'ombre, 24°C dans l'eau, le choix est rapidement fait, encore faut-il réussir la cruciale étape que celle de plonger les pieds. Chasse aux micro crustacés, ricochets, pyramides de pierres, kayak ... les choix sont multiples pour profiter du site, tout en faisant au mieux pour ne pas impacter le milieu. Les aigrettes sont peu farouches et passent régulièrement au-dessus de nous. Les goélands leucophés s'approchent en quête d'un reste de pique-nique, les cygnes à leur habitude quémandent et les corneilles font un joyeux boucan dans les cimes des peupliers. Tout invite à la détente et au lâché prise. Cependant, on ne saurait oublier le quotidien. Travail d'été oblige, c'est une fois de plus bien loin de la nature que je passe mes journées.

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lundi 30 novembre 2015

Le Parc des Oiseaux de Villars les Dombes.

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Pour cet article nous ne sommes pas partis en montagne ni en bords de mer mais dans les Dombes. Elles se situent dans l'Ain et sont composées de marécages et d'étangs. C'est une zone très riche en espèces animales et en particulier en oiseaux en raison du nombre important de ressources pour ceux ci (amphibiens, poissons, nichoirs etc.) ce qui pousse certains d'entre eux à stopper leur migration et à s'établir dans la région.

 

Le tantale ibis (Mycteria ibis).

 Ce grand oiseau africain se rencontre parfois mais très rarement en Espagne. C'est un solitaire qui comme de nombreux échassiers ne peut se passer des étangs et des rivières où les eaux sont de faibles profondeurs. Il y trouve sa nourriture (poissons, insectes et grenouilles) en grattant la vase avec ses pattes.

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 Le nicobar à camail (Caloenas nicobarica).

 Le nicobar à camail est un oiseau commun dans le Sud-est de l'Asie. Il vit au sol dans les forêts de type tropicales ainsi que les mangroves et se nourrit de tout ce qui lui tombe sur le bec : graines, fruits, insectes. De temps à autre ils'accorde une bonne sieste dans les branches des arbres en particulier en journée.

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L'échasse blanche (Himantopus himantopus).

 L'échasse blanche a une répartition mondiale. Cet échassier se rencontre avant tout dans les marais et les vasières, aussi bien en eau douce que dans l'eau salée. Pendant la période de nidification il se regroupe en petites colonies et défend avec force son nid, allant jusqu'à simuler une blessure pour faire fuir les prédateurs.

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 L'ombrette du Sénégal (Scopus umbretta).

 C'est un oiseau un peu atypique que les ornithologues ont du mal à classé car il tient à la fois du héron mais aussi de la cigogne. Le plumage de sa tête est très particulier donnant à celle-ci une forme de massue. Il se fond à merveille dans les branches des arbres où il passe les heures les plus chaudes de la journée.

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La serre africaine.

 Elle représente une forêt tropicale et une partie des étages qui la compose. Ni figure pas la canopée, une zone située entre 20 et 40 mètres de haut et où se trouve 70 à 80 % des espèces animales. C'est là que les fruits sont abondants mais aussi que le soleil est accessible aux plantes. Au niveau du sol il n'y a presque aucune lumière, les feuilles filtrent le moindre rayon et plonge les animaux ne pouvant atteindre les cimes dans la pénombre.

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 La spatule blanche (Platalea leucorodia).

 C'est un oiseau dont on peut avoir la chance en certaines occasion de croiser part chez nous. Il tient le nom de spatule en raison de son long bec qui se termine de manière évasée et plate. Il lui sert à filtrer les fonds sableux et vaseux dans les quels vivent ses proies : de petites organismes tels que des larves, des petits poissons et leurs alvins ainsi que des crustacés d'eau douce. En Europe les populations ont beaucoup de mal à augmenter.

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La sterne inca (Larosterna inca) et l'œdicnème bridé (Burhinus grallarius).

Voilà deux oiseaux fort différents et qui pourtant, partagent sans heurts le même territoire. La sterne inca est un oiseau marins facilement identifiable à ses moustaches blanches qui se nourrit de petits poissons tout comme l'œdicnène bridé qui apprécie également les insectes, les batraciens,les serpents et les coquillages.

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Chauve qui peut !

 Bon ok, je dois reconnaître que ce jeu de mot est tout pourrit (pourtant ça me fait toujours autant rire ...). La roussette de Lyle (Pteropus lylei) porte aussi le nom de renard volant du Vietnam. Cette grande chauve-souris pouvant atteindre 80cm d'envergure se nourrie exclusivement de fruits qu'elle trouve à la cime des arbres.

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La tardone casarca (Tadorna ferruginea).

 Ce canard se rencontre un peu partout dans l'hémisphère Nord mais reste rare en dehors de l'Asie. Il n'est pas très farouche en dehors de la période des amours et des nidification. Bien que non apparenté aux oies, il possède le même régime alimentaire que celles-ci et n'hésite pas de temps à autre à gober quelques insectes.

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Le pélican frisé (Pelecanus crispus).

Le pélican frisé est un oiseau dont les populations sont menacées et subissent une forte décroissance (il resterait moins de 1000 couples dans le monde). Pour pêcher, les individus se regroupent pour pousser les bancs de poissons vers les berges et les zones d'eaux peu profondes pour les attraper plus facilement.

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L'oiseau qui fait mouche.

 Le colibri falle-vert (Eulampis holosericeus) ne mesure pasplusd'une dizaine de centimètres pour maximum 8 gr. Son plumage vert brillant le cache très bien dans les forêts des Antilles. Son nid tout aussi léger se compose de lichen, de toile d'araignée et de fines brindilles. Il est construit en hauteur à l'abris des prédateurs.

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L'autruche africaine (Struthio camelus).

On ne présente plus cette espèce qui est aussi bien connue des petits que des grands. Elle appartient au genre Struthio qui autrefois comportait d'autres autruches comme l'autruche asiatique (Struthio asiaticus), l'autruche à cou rouge (Struthio bradydactylus) ou l'autruche de Chine (Struthio wimani). Toutes se sont éteintes à différentes période de l'histoire, parfois avant même l'apparition de la préhistoire mais aussi il y a peu au XXe siècle.

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La championne de vol en altitude.

 L'oie à tête barrée (Anser indicus) est une petite oie asiatique que l'on reconnaît aux deux bandes noires situées à l'arrière de sa tête. Lors de sa migration en direction de l'Inde, elle peut voler à plus de 8 km voire 10 km d'altitude ce qui en fait la recordman dans toutes les catégories. Une petite population vit en Suède.

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La serre des Loris.

 Le parc des oiseaux de Villars les Dombes s'est muni d'une volière où vivent une multitude de loriquets à tête bleue (Trichoglossus haematodus). Ces perroquets sont les seuls de leur famille à se nourrir de nectar. Pour 50 centimes on peut leur tendre un gobelet de nectar que les oiseaux semblent apprécier. J'en profite aussi pour vous montrer le minois de mon bien aimé tout trempé et pour cause, il pleuvait des cordes ce jour là.

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Le vautour fauve (Gyps fulvus).

On voit enfin ce beau rapace repeupler nos territoire bien que cela soit lent et encore une démarche fragile mais pas simple de l'admirer dans son milieu, pour le moment c'est surtout dans les parcs et chez les dresseurs qu'il est possible de le rencontrer car il se "plaît" bien en captivité et connaît un bon niveau de reproductivité.

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Calao à casque rouge (Aceros corrugatus).

 Je dois avouer que cet oiseau m'a beaucoup impressionné. Sa calotte rouge massive, ses cils donnant l'impression d'être couverts de mascara et le tour de ses yeux bleu turquoise lui donne quelque peu un air comique, mais la taille et la force de son bec musclé qui lui donne la possibilité de briser les noix les plus dures.

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Les calaos.

 Atypiques et de formes multiples mais toujours équipés d'un grand bec, ces oiseaux ont depuis des temps immémoriaux fascinés les hommes. En Afrique ils font parti des rites et des mythologies cosmogoniques (reproduction ritualisée des origines de l'humanité) avec pour symbole celui du guerrier et/ou du sage.

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Le flamant de Cuba (Phoenicopterus ruber).

 Il ne faut pas le confondre avec le flamant rose (Phoenicopterus roseus) qui ets une espèce différente qui n'est présent en Afrique, en Europe et en Asie. Le flamant de Cuba (invasif en Europe) lui ne vit que sur le continent Américain et dans les îles Caribéennes. Leur régime alimentaire est sensiblement le même.

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 Arboretum.

 Le parc comporte également un arboretum, c'est à dire une collection botanique centrée sur les arbres. Sous de nombreuses essences des panneaux indiquent leur nom, leur genre et leur espèce. C'est un moyen facile et agréable de découvrir les arbres de nos contrés mais aussi d'ailleurs et qui font le quotidien des oiseaux.

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La nurserie.

Pour un bon suivit des oiseaux, en particulier dans les programmes de protection, les oeufs sont incubés dans un couveuse en nurserie (visible du public). Les oisillons sont par la suite nourris à la main avant d'être introduits dans les volières ou de partir dans d'autres parcs pour permettre aux populations de se maintenir. 

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Cormoran varié (Phalacrocorax varius).

 Ce cormoran australien présente est joliment bigarré. Il se nourrit de grands poissons pêchés en pleine mer mais aussi dans les zones marécageuses comme les estuaires, certaines baies ou les mangroves. Grâce  à la vitesse avec la quelle il pénètre l'eau et à son bec terminé en crochet il saisit ses proies sans mal. 

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Nager comme un manchot.

 Si les manchots ne sont pas du tout des oiseaux fait pour le vol (au contraire des pingouins), ils sont d'excellent nageurs. Les manchots du Cap (Spheniscus demersus) sont de véritables virtuoses  dans ce domaine. Malheureusement c'est une espèce très en danger qui risque l'extinction si rien est fait.

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Un petit Eden.

 Les Dombes en dehors du parc sont un vaste territoire qui procurent à de nombreux oiseaux le gîte et le couvert mais aussi une halte bien méritée à de nombreux migrateurs qui parfois décident de passer l'hiver dans les marais et sur les petits étangs qui le compose. C'est aussi un endroit de choix pour pratiquer la pisciculture

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Le mot de la fin.

 Je ne sais pas si on peut dire que nous avons eu une idée lumineuse de visiter le parc sous une pluie battante, mais après plus de deux heures de voiture nous n'avons pas eu le cœur à faire demi-tour, d'autant plus que l'air frais a fait sortir tous les oiseaux qui d'ordinaire reste la journée au frais dans leurs abris. Résultat, gros rhum et fièvre carabinée pour moi mais je ne suis pas déçue, le parc est vraiment magnifique ! À refaire cet été d'urgence !

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