mercredi 24 octobre 2018

Faune et flore du beaujolais.

 

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C'est me voilà à me coltiner mon premier rhume de l'année. C'est l'occasion de se replonger dans les photographies des derniers jours de l'été. La lumière a été magnifique en particulier pendant les quelques jours où j'ai séjourné dans le Beaujolais vert. Terre de vins, la région s'est relevée être bien plus riche en faune et flore que je ne pouvais le penser et cela, bien que les forêts avoisinantes n'aient rien à voir avec celles de ma belle Chartreuse. Je n'étais pas équipée pour le récolte à laquelle je me suis adonnée tôt le matin, étant dans le coin pour une toute autre raison, il a donc fallu passer par le système D pour ammasser mes premières provisions automnales de graines et de fruits sauvages.

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Le quartier est calme à cette heure, le soleil se lève tout juste. Les murs des habitations sont jaunes et dorés, en raison de la pierre utilisée et qui a valu la réputation du massif rhodanien des Mont d'Or.  Celui-ci se compose de roches jaunes, grises et ocres faites de calcaire fossilifère daté du jurassien moyen (174 à 163 millions d'années).

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Pas de grande faune à l'horizon, seulement quelques oiseaux des champs dissimulés dans les herbes. Les fleurs s'accrochent mais leur maigre corolle ploie déjà sous les rayons du soleil à peine sortis et déjà mordants. Les terres arables mises au repos sont un terrain de jeu parfait pour ceux qui veulent s'exercer aux plantes rudérales, c'est à dire qui poussent dans un milieu impacté par l'homme : bord de route, champs, trottoirs, chemin de fer etc.

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Parmi les rudérales, on peut compter sur les papavéracées dont les pavots. Le plus connu d'entre eux est sans aucun doute le coquelicot (Papaver roheas), appelé pavot rouge. Il fait l'object d'une grande campagne à l'heure actuelle : "Nous voulons des coquelicots" issu du manifeste de Fabrice Nicolino et de François Veillerette et pour cause, la fleur rouge est emblématique de la disparition de la biodiversité à cause de l'emploi à outrance des intrants et des pesticides.

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Se priver du coquelicot et de ses confrères, c'est se priver de nombreuses autres espèces mais aussi d'un patrimoine culturel riche. Saviez-vous que le nom scientifique du coquelicot "Papaver" viendrait semble-t-il du mot issu directement de la culture viking ? Les pétales des pavots dont le coquelicot, étaient écrasés pour donner une bouillie distribuée aux enfants pour les aider à dormir. Cette préparation dans le dialecte de ce peuple du nord était nommée "papa". En France le nom vernaculaire commun "coquelicot" vient de "cocorico" en raison de la ressemblance entre la fleur et la crête du coq, d'ailleur on l'appel encore de manière traditionnelle "pavot coq".

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Après quelques minutes d'affût, une joyeuse bande de faisans de Colchide (Phasianus colchicus) tendent là tête hors des graminées. Pas farouches pour un sous, c'est tout juste s'ils ne s'approchent pas de moi pour vérifier si je n'ai pas de quoi les nourrir. Insatisfaits, ils retournent picorer les graines restées au sol entre les sillons avant de prendre leur envol, apeurés par l'approche d'un gros chat de gouttière.

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Dans les vignes bien d'autres espèces évolues. Grives, lièvres, lapins de garenne, perdrix et perdreaux trouvent refuges au pied des serments de raisin et se régalent des herbes folles qui sur les parcelles les moints traités trouvent quelques rares espaces pour s'exprimer à loisir. Je ne m'étenderai pas plus sur les faisans lâchés pour les besoins de la chasse. Je ne suis pas pro, je ne suis pas anti, je me pose juste énormément de questions non seulement sur l'impact environnemental de cette pratique, mais aussi sur les aspects moraux tant liés au tir de ce type de gibier qu'aux conditions de son élevage.

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Comme je vous le disais un peu plus haut, c'est le moment de se lancer dans la récolte ! Noix, mûres  sauvages, prunes et raisins rejoignent la table à travers de fabuleux desserts faits de coulis, de salades sucrées, de vins, de sirops mais aussi de gâteaux et de tartes qui sont à la couleur de la saison. C'est le meilleur moment pour faire le plein en vitamines, préparer les bocaux pour ne manquer de rien en hiver et oublier pour de bon les régimes.

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Autre fruit de saison, les prunelles issues du prunelier (Prunus spinosa) qui est aussi appelé épine noire. Espèce pionnière, il est courant de la trouver dans les champs en friche, dans les haies et dans les brouissailles.

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Les fruits frais sont très âpres et de ce fait inconsommables crus. Ils sont récoltés traditionnellement blettes pour être consommés tel quel. Pour la cuisine, on peut se passer des premières gelées, en particulier si l'on souhaite confectionner des liqueurs, des confitures ou des confits sucrés-salés au vin rouge. Attention à l'abus de prunelles, celles-ci sont aussi connues comme étant légèrement laxatives, tout comme la décoction de l'écorce du tronc. Des jeunes rameaux on tire aussi le célèbre vin d'épine à boire en apéritif ou en dessert. L'intérêt de cette arbuste ne réside pas uniquement dans son utilisation. Il est l'hôte des chenilles d'une quinzaine d'espèces de papillon, sert de gîte, d'abris et d'arbre nourricier à un grand nombre d'oiseaux et de micrommamifères. Ecologiquement parlant il est d'un intérêt capital pour restaurer les milieux agricoles où l'action de l'homme a pu se montrer destructrice.

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Dans la même famille que le prunelier, celles des rosacées, on trouve l'aubépine monogyne (Crataegus monogyna) appelée épine blanche. Les fruits sont des cenelles, de nature farineuse on les utilise en infusion pour les problèmes cardiaux, pour le stress ou encore pour l'hypertension.

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Portant des fleurs blanches, l'aubépine est associé à la virginité, à la Vierge Marie et au monde des fées. Il n'était pas rare de déposer des offrandes sur ses branches et à ses pieds pour s'attirer les bonnes grâces du petit peuple. On allait jusqu'à offrir des nattes et des tresses de cheveux. Ces dernières ont peu à peu été remplacées par des brioches en forme d'épis et tressées, gourmandises dont on retrouve encore là forme dans nos boulangeries. C'est aussi l'arbre de toutes les greffes qui peut servir de support à de nombreuses espèces comme le poirier, le néflier, le cognassier, le pommier, le prunier,  ou encore le cerisier.

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Le liseron des champs (Convolvulus arvensis) est une plante mal aimée et pourtant fascinante. Le pied de cette photo vit en bord de route, résistant à la chaleur provoquée par la réverbation, aux émanations des pots d'échappement et du goudron, aux pneux des voitures et des tracteurs. Autant de ténacité, ça se salue, d'autant plus que la belle est l'hôte de la chenille d'un magnifique papillon de nuit, le sphinx du liseron (Agrius convolvuli).

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Nous étions il y a peu avec les plantes de fées, nous voilà avec les plantes à sorcières ! Le datura stramoine (Datura stramonium) n'a pas toujours bonne presse. Considéré comme plante invasive, toxique et mortelle, il est souvent recommandé de l'arracher à grand renfort d'huiel de coude.

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Pourtant il est un indicateur précieux pour connaître l'état du sol. Celui-ci se plaît dans les milieux perturbés, inondés, en friche voire pollués mais se contente tout aussi bien de sols sains, c'est donc une de ces pionnières capables d'établir les premiers couverts verts essentiels à la biodiversité. Cependant la belle n'est pas de chez nous, et même si son origine fait encore débat, elle serait native du Mexique et aurait prit l'essort qu'on lui connaît aux alentours du 17e avec les échanges Europe-Amérique. Il n'en fallait pas plus à certains pour la considérer comme invasive, sans tenir compte du fait qu'elle est la conséquence et non la cause des perturbations rencontrées. Nommée "plante parasite" dans les revue spécialisées, la peur des autorités sanitaires réside dans le fait que les graines de sarrasin et de datura sont de même diamètre empêchant la séparation mécanique, le seuil de risque étant statué à une échelle d'une graine de datura pour 10 000 de sarrasin. Cependant l'obligation de maîtriser l'adventisse a été appliquée à la quasi-totalité des autres cultures, avec comme solution principale l'arrache manuel et l'emploie de pesticides dans les tous premiers stades de la plante. Du toxique pour limiter du toxique, brillante idée des pouvoirs publiques. Cependant il ne faut pas amoindrir les risques pour le bétail consommant du maïs d'ensillage et le manque à gagner pour les exploitants.

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Pour rester dans les mal-aimés, voici un superbe reptile fort utile aux cultures et aux jardiniers. La couleuvre verte et jaune (Hierophis viridiflavus) est le serpent indigène le plus long de France avec une taille record pour les femelles de 2 mètres. Inoffensive pour l'homme, elle ne se ferra menaçante que si elle agressée et acculée contre un mur. 

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Pas de panique, la belle ici n'a été importunée que quelques instant le temps d'une ou deux photos. C'est une remarquable chasseresse qui se plaît aussi bien dans les milieux aquatiques qu'arrides et il n'est pas rare de la croiser dans les ronciers. Gourmande, elle se nourrit de lézards, de rongeurs, d'autres serpents et de grenouilles. Comme tous les reptiles français, elle est protégée ce qui n'empêchent pas aux individus de cette espèce de finir sous les coups d'une pelle ou d'un balai. C'est peut être le cas de celle-ci dont la mâchoire est légèrement déformée.

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Partout le constat est le même, ce n'est plus le temps de la récolte des herbes vertes et fraîches mais de leurs graines. Parfois utilisées pour les soins ou la cuisine, elles seront avant tout récoltées pour la mise en semis du futur jardin à travers une grainothèque mais aussi comme matériel pour ma malle pédagogique.

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Quand on voit une chenille poilue, qui plus est noir et marron, on a tendance à crier au danger et à piétiner la malheureuse en argumentant qu'il s'agit d'une chenille processionnaire. Il n'en est rien ici, cette gracieuse et velue créature est la chenille du bombyx de la ronce (Macrothylacia rubi).

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Pas de panique, la manipuler ne provoque pas de réaction urticante, tout au plus un très léger gratouilli chez les plus sensibles. Pour la trouver il faut chercher dans les feuilles des ronciers mais aussi sur celles de la luzerne, du trèfle, des rosiers, des fraisiers ou encore des bruyères car la dame n'est pas difficile et s'acclimate d'un peu près tout ce que la nature lui offre à portée de mandibule. Bel exemple à suivre. Quand elle est repue et après avoir passée l'hiver à l'abris, elle tisse un cocon au niveau du collet des plantes qui furent ses hôtes. En émerge alors en juin un papillon de nuit robuste aux teintes beiges, grises et rosées, le fameux bombyx de la ronce. Dans certaines régions la chenille porte aussi le nom d'anneau du Diable du fait de sa capacité à se mettre en boule quand elle se sent menacée. Un truc poilu, mou, informe et sombre, forcement ça ne pouvait qu'incarner une figure bestiale dans l'imaginaire collectif et maudite ...

Voilà, en pas moins de deux heures, c'est tout un bestiaire qui s'est ouvert à moi. Des arbres protecteurs, des fleurs colorés, des oiseaux peu timides mais surtout, des animaux et des plantes encore mal-aimés aujourd'hui mais au combien importants pour le bon fonctionnement de nos écosystèmes. Leurs noms ne vont pas sans nous évoquer ce mal-amour qui aujourd'hui ne peut plus se justifier. Mauvaises herbes, plantes de sorcière et animaux du Diable, il serait peut être tant de porter sur eux le regard bienveillant qu'ils méritent.

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jeudi 17 octobre 2013

Carnet de bord d'une vendangeuse.

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(Vue sur le paysage depuis l'entrée latérale de l'église de Oingt)

 Petit tour par Nuelles, commune du bout du Beaujolais où pendant 10 jours les vendangeurs d'ici et d'ailleurs se sont affairés dans les vignes pour récolter le précieux raisin qui bientôt deviendra la cuvée 2013 mais d'ici là patience. Certes il n'y a pas fait très beau, il y a même plut et le raisin à parfois été ramassé par -2°C mais les rares éclaircies et les quelques rayons chauds venus nous voir de temps à autres ont faits s'envoler tous ces désagréments.

 

Les vignes et l'art du raisin

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(Vignes des communes de Nuelles et de Oingt)

Avant de commencer, quelques mots de vocabulaire.

La vigne: c'est la parcelle de terre sur la quelle on fait pousser les cèpes.

La cep: c'est le nom véhiculaire de la vigne (la plante et non la parcelle, vous me suivez?) qui donne des raisins. C'est une arbrisseau grimpant qui peut, s'il n'est pas tailler atteindre plusieurs mètres de long et/ou de haut.

Le sarment: c'est la tige qui se détache du pied mère et qui porte les fruits.

La grappe: c'est l'ensemble des raisins regroupé sur un même segment.

Le moût: c'est le jus extrait du raisin et qui, mit à fermenté dans des cuves, donne le vin.

Le seau: c'est un bête seau qui est indispensable pour le vendangeur.A l'aide de son sécateur il le remplit toute le 5 à 8 minutes de raisin pour le transmettre à la benne du tracteur. Plein il pèse en moyenne neuf kilos.

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Un "récolteur" de raisin est appelé coupeur ou vendangeur. Il doit ramasser sur les ceps les raisins murent pour qu'ils soient ensuite envoyés à la cave afin d'être conditionnés. Sur un pied il faut prendre soin de ne pas ramasser le raisin qui n'est pas arrivé encore à maturité, nommé chèvre familièrement (en vert ici) et qui est utilisé par les vendangeurs pour se laver les mains et les coupures. Les grappes attirent de nombreux insectes qui y trouvent refuges: abeilles, papillons, guêpes, araignées et mantes religieuses y vivent.

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 Deux types de raisins sont produis: rouge et blanc. Leurs couleurs influes le type de vin produit.

Le vin blanc: produit uniquement à base de raisins blancs.

Le vin rouge: produit à base de raisins rouges mais il est possible dit incorporer du raisin blanc.

Le vin rosé: produit à partir de raisin rouge mais dont on ne garde pas la peau. Il peut parfois y incorporer du raisin blanc.

En effet, la couleur et le goût du vin provient en partie de la peau du raisin dont les pigments et tanins caractérise l'arôme et la robe.

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 Dans les vignes, il n'y a pas que du raisin, on trouve aussi beaucoup de champignons. Ici quelques rosés des près mais on peut y trouver également des marasmes des oréades et voir, bien haut dans le ciel, des nuées de palombes et d'étourneaux qui se nourrissent des grappes. Heureusement les rapaces veillent.

 

Les alentours

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 Changer de région c'est aussi changer de culture, dans les deux sens du terme. Il est peu commun de voir de par chez nous des cultures de millet. Cette céréale est destinée à l'alimentation animale, en particulier celle des porcs et des volailles.

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 Autres différence, il y a peu d'élevage ici mais tout de même quelques animaux bien familliers. Vaches, cheveaux, animaux de base-cour et même grenouilles nous rappellent à notre belle campagne. L'herbe verte et le temps gris nous rappel bien la saison mais aussi que c'est l'automne.

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 Rapide aperçut du local du corps de ferme où nous logions à l'étage, avec un beau rosier à l'entrée qui le matin (tôt) nous réveillait avec son doux parfum.

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 Le domaine n'est pas uniquement vinicole, il est également agricole. De nombreuses serres abritent des salades, des blettes, des tomates, des aubergines, des poivrons et une multitudes de légumes. Bref, il y a toujours du travail sur l'exploitation, que ça soit dans le poulailler, avec la taille des ceps, avec la récolte des topinambours ou avec l'ensemensage des champs de céréales.

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A l'extérieur les courgettes, les choux et les mûriers  profitent du temps. D'ici peut il faudra les récolter avant que le temps ne se gâte trop. Pour les mûresc'est trop tard.

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 Pour finir quelques fleurs qui sont venus égailler nos journées de travail.

 

Saint Germains-Nuelles

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Depuis le 1 janvier 2013 ces deux communes du Rhône n'en forment plus qu'une.  A l'origine Saint Germains se nommait Saint Germains sur l'Arbresle. C'est là que pendant 5 siècle la pierre jaune calcaire, l'Oncin (nommée aussi pierre dorée), fût extraite et donna ainsi à l'ensemble des villages construite avec celle-ci le nom de monts d 'or.

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L'église est une construction récente qui s'est voulu traditionnaliste en gardant une architecture d'époque, même le bornage est resté. 

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 En déambulant dans le village, entre les vieilles pierres et les maisons de dorés, apparaissent ça et là les vestiges du passé.

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 C'est là, dans le village qu'une étrange demeure expose dans son jardin tout un lot de créations artisanales à base de récupération. Chèvres en ferraille, vaches en bidons, pokémons de plastique, monstres en bois flotté, chat en roues... il y en a pour tout les goûts. Néanmoins le résultat est des plus réussis.

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Quelques pierres d'or qui font le jardin.

 

Le bois d'Oingt

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A proximité et toujours dans le Beaujolais, le Bois d'Oingt. Cette petite commune fait partie également des monts dorés. Les habitants se noment les Buisantins et les Buisantines.

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Sur le devant de la belle église on peut lire:

"Le nom de notre village est, au premoer abord, trompeur. Si le nom d'Oingt marque bien la proximité du village voisin, on ne saurait conclure trop vite que notre village se situait autrefois sur les bois de la seigneurie d'Oingt. Le Bois d'Oingt, dénommé autrefois Buxum Iconium, s'est développé sur des terres autrefois couvertes de buis que les moines de l'abbaye de Savigny défrichèrent et rendirent propres à la culture.

En pratiquant durant des siècles une polyculture faite de vignes sur les coteaux, de céréales dans les combes et les surfaces les moins pentues, sans oublier la culture du chanvre sur les bords de l'Azergues, nos ancêtres dessinèrent le maillage actuel des divers hameaux dont l'habitat essentiellement agricole devint, de par les mutations de l'agriculture et les modes de vie contemporaine, un habitat majoritairement résidentiel. Le fief de Combefort, au nord, et la ferme fortifiée de Tanay, au sud, constituaient d'importants domaines.

Ces nombreux hameaux sont les satellites d'un bourg qui a, de tous temps, constitué un centre important de vie et d'activité. Le passé du village peut encore se lire en serpentant le long de quelques vieilles ruelles. Quelques rares vestiges permettent de deviner l'emplacement d'un ancien château et de ses tours, l'épreuve du temps, fortement aidée par le saccage des hommes et de leurs révolutions, ayant eu raison de son architecture.

Tout autour du château, la population était essentiellement constituée d'artisans et de commerçants qui, franchissant divers passages voûtés, sortirent bien vite de l'enceinte du vieux village pour établir leurs échoppes et boutiques tout autour d'une vaste place.

Agriculture, commerce et artisanat trouvaient leur point d'orgue dans les foires et marchés hebdomadaires où affluaient les populations des contrées voisines. Là encore,le temps a eu raison des anciennes halles dont la vétusté motiva leur démolition en 1860.

Cette activité économique favorisa l'implantation d'autres professions faites de notaires, d'avoués, de juges, et de médecins qui édifièrent de belles demeures et bâtissesagrémentées de parcs généreusement arborés, comme en témoigne, à titre d'exemple, la mairie actuelle et son parc, ancienne demeure d'un notaire royal.

Toute cette société locale, manoeuvriers, agriculteurs et bourgeois témoignaient aussi d'une vie spirituelle. On peut prendre comme témoignage de la piété buisantine, la présence de deux chapelles, celle de Lorette édifiée vers 1658 et détruite, en 1957, pour laisser place à une gendarmerie, et la chapelle de Saint-Roch bâtie au milieu du17e siècle. Quant à l'église actuelle, elle fut mise en service en 1868 en remplacement de l'ancienne église dont ne subsiste que le choeur datant du 17e siècle, espace aménagé pour l'animation culturelle."

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Le Clos Pichat est une patite bâtisse entourée d'un parc et d'animaux légué à la commune par la dernière représente de la famille de ce même nom. L'an dernier de nombreux habitants de la commune se sont réunnis pour la remettre en état.

 

Le village médiévale d'Oingt

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Le village d'Oingt est un très vieux village médiévalle qui incarne le pays des pierres dorées. C'est un ancien castrum romain sur le quel en l'an 1000 environ fut bâtie par les seigneuries loclaes un château fortifié ainsi que de nombreuses églises. Il compte parmi les plus beaux villages de France.

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Ce village seigneurale apparaît sur les papiers officielspour la première fois en 1093 dans le registre de l'abbaye de Savigny. Aujourd'hui Oingt est orienté vers le tourisme et la vente de produits de terroire, en particulier le vin dont les vignes entoure la commune. Personnage célébre, Marguerite d'Oingt est l'une des premières femmes reconnue comme écrivaine et mystique en son temps chose rare au maoyen âge (1240-1310).

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Pendant notre petit tour rencontre avec ce beau matou qui semble habitué aux touriste. Doux et câlin, il a égaillé notre après-midi.

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L'église d'Oingt surplombe une partie du paysage locale. Un petit jardin à côté un jardin permet de regarder le panorama.

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Voici le célébre donjon d'Oingt. Il est possible de visiter cette tour et de profiter de sa vue à 360° à son sommet. Haut e 16 mètres, il servait à protéger le baron et sa famille en cas d'attaque. Pour s'y rendre rapidement, il habitait la bâtisse la plus proche. Aujourd'hui il fait office d'observatoir et de musée.

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Bref, voilà un beau village qui cette semaine et en particulier ce weekend a acceuillit le plus grand rassemblement d'armonium, piano à vent qui pendant de nombreuses anées et encore aujourd'hui a ponctué les messes et les processions.

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Tellement beau que l'on a du mal à en partir.

 

Bref, voilà 2 semaines passées en Beaujolais pour vendanger. Malgré la difficulté de la chose, le temps et la fatigue il reste de nombreux souvenirs, ceux de personnes venus d'orizons variés dont la convivialité restera gravé là, dans ma tête et mon coeur.

 

mardi 23 juillet 2013

Découverte du Beaujolais.

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 Petit week-end familial dans le coeur du Beaujolais, une terre riche en découvertes et pas uniquement en vins et cépages.

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Si certaines fleurs rencontrées sont bien de chez nous, d'autres sont totalement étrangères aux contrées de l'Isère.

1: La vipérine commune tient son nom de sa ressemblance avec la vipérine: ces fleurs évoquent la gueule de l'animal, la tige la queue. Dans la théorie des signatures, cette spécifie lui a valu d'être considérée comme un remède contre les morsures de serpent.

2: Le séneçon de Jacob est une plante commune à l'ensemble de la France qui cependant peut s'avèrer sévèrement toxique pour les ovins et les bovins. Néanmoins consommer du lait ou de la viande d'un animal qui en a mangé n'est pas dangereux.

3 et 4: La digitale pourpre est inconnue ici chez nous. Au pays de Galle les femmes confectionnait avec les fleurs une teinture avec la quelle elles traçaient de grandes croix sur le pallier des maisons pour se protéger du diable. Dans la tradition populaire c'est une plante magique associée à la magie blanche.

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 Le beaujolais village est une appellation réservées à quelques villages de la région et qui est jalousement enviée. 

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Parmi ceux-ci, le village de Clochemerle qui a su garder toute son authenticité.

1: Le village propose de découvrir l'histoire de la commune et de ses vins à travers un musée gratuit et didactique qui se termine par une dégustation dans le bar à vin des caves.

2: Clochemerle est aussi connu pour sa fresque qui est classée parmi les plus belles de France et qui représente les personnages du roman satyrique éponyme ay village où l'histoire se déroule.

3 et 4: L'église locale est pleine de trésor, parmi ceux-ci un prieuré vieux de plusieurs siècles.

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 Il y a une dizaine d'espéces de mauves. Ici il s'agit de la mauve sylvestre, prisée pour son mucilage utilisé pour soigner les maladies respiratoires.

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Voilà deux-trois spécificités du lieux.

1 et 2: Les vignes ici sont spécifiques, elles poussent sur des terrains escarpées et sont ramassées à la main ce qui implique l'emploi de beaucoup de main-d'oeuvre pendant les vendanges.

3 et 4: La Rochefolle est une formation rocheuse au coeur d'une petite forêt qui permet depuis de son sommet d'observer les alentours mais aussi la ville de Lyon au loin et, pendant les jours de beau, le mont Blanc.

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 Bref une bien jolie journée passée sous un soleil de plomb.