samedi 23 novembre 2019

Expédition en Camargue.

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Nous n'avons pu résister à passer de nouveaux quelques jours dans le sud. Le crochet par la réserve de Crau s'est mue en une longue visite des marais de Camargue. Mais avant cela, nous bifurquons en direction des falaises de Liou, non loin du Colorado Provençal avant de venir poser nos valises du côté de la citée phocéenne. Nous espérons voir alors les vols de guêpiers que nous avons pu croiser quelques semaines plutôt lors de notre escapade au mont Ventoux. Pour le coup, nous sommes chanceux et nous nous trouvons au sommet d'un rocher où pas moins d'une quarantaine de guêpiers d'Europe (Merops apiaster) aux couleurs chatoyantes nous survolent. Un moment magique passé à observer les oiseaux s'éloiogner dans le lointain. L'après-midi sera ponctué par ce type de rencontre, nous donnant un nouveau regard sur les terres agricoles éloignées du bord de mer et que nous boudions jusqu'alors lors de nos expéditions.

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Sur une aire d'autoroute au niveau de Valence, nous sommes témoins d'un spectacle sublime. Deux circaètes Jean-Leblanc (Circætus gallicus) sont en pleine chasse à quelques dizaines de mètres de nous. Immense rapace d'1,80 mètre pour les plus grands, il se nourrie presque exclusivement de reptiles et en particulier de serpents.

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De nombreux fruits se trouvent au pied de la falaise de Liou, ce qui fait le bonheur des passereaux. Les ronces (Rubus sp.) mais aussi les amélanchiers à feuilles ovales (Amelanchier ovalis) et les pommiers sauvages (Malus sylvestris) sont une grande source de nourriture pour ces derniers. Nous ne verrons pas le vautour percnoptère (Neophron percnopterus) tant espéré mais des dizaines de martinets à ventre blanc (Tachymarptis melba). Les faucons crécerelles (Falco tinnunculus) feront même une timide apparition.

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Des éclairs bleus traversent le ciel. Il ne s'agit pas des guêpiers mais d'un oiseau que nous croisons pour la première fois, le rollier d'Europe (Coracias garrulus). Cet oiseau turquoise au vol léger est un insectivore qui s'attaque aux gros insectes. Migrateur, on le rencontre uniquement dans le sud de la France où pendant l'été, il éleve ses petits le plus souvent abrités dans une cavité de pic, toujours entre 5 et 10 mètres de haut.

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Le promontoire rocheux regorge de papillons et en particulier de silènes (Brintesia crice), un lépidoptère reconnaissable à ses grandes ocelles noires et à ses ailes brunes. Sa chenille se nourrie essentiellement de poacées, anciennement appelées graminées. L'adulte se rencontre dans les milieux herbeux secs, de préférence dans la moitié sud du pays, parfois plus haut mais toujours éloigné des zones côtières.

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Changement de décor, nous voilà désormais au jardin de Gaston, du côté de la Crau. Arboretum et jardin de ville, le lieu est aussi connu pour sa collection d'oiseaux où les espèces sauvages et d'ornement se croisent. Nous pensions naïvement faire fasse à des oiseaux indigènes mais les nombreuses bagues vertes aux pattes des animaux nous ont indiqué que nous étions dans l'erreur, nous créant ainsi quelques fausses joies. Au milieu de la grande étendue d'eau, un couple de poules d'eau (Gallinula chloropus) se relaie pour couver. Le nid fait de branches glanées ici et là accueille les cinq petites têtes rouges des poussins qui viennent tout juste de naître. Nidifuges, il ne leur faudra moins d'une heure pour se jeter à l'eau et suivre leurs parents, histoire d'attendre que tout le monde soit sortie de son oeuf, ait eu le temps de se sécher et de faire connaissance avec le reste de la famille. Ils seront autonomes dans 3 à 6 semaines.

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Coup d'arrêt, un eider à duvet (Somateria mollissima) fait son apparition, un beau mâle en plumage post nuptial. Nous en avons les yeux brillants, nous qui depuis plusieurs jours suivons les observations de deux individus du côté de Nice depuis nos téléphones. Seulement voilà, celui-ci est bagué et en partie plumé pour ne pas quitter le plan d'eau. Il faudra donc encore attendre pour voir notre premier eider sauvage.

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Sur la berge creusée par l'eau, une tortue de Floride (Trachemys scripta elegans) prend un bain de soleil avant de rejoindre ses congénères dans l'étang. On l'a nomme également tortue à tempes rouges en raison de ce signe distinctif qui permet de ne pas la confondre avec les autres trotues nord américaines car oui, la belle n'est pas originaire de nos latitudes ce qui cause bien du tord à notre faune autochtone.

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Un fuligule morillon (Aythya fuligula) mâle barbotte tranquillement à proximité. Lui aussi porte à la patte une bague indiquant qu'il s'agit d'un animal de captivité. Nous avons l'habitude de croiser cet oiseau, mais plutôt en période hivernale où il se rassemble sur les étangs de Miribel et du parc de la Tête d'Or en petits groupes, souvent mêlé à d'autres canards. Chose surprenante, l'espèce peut être chassée dans certains territoires français mais est interdite à la vente. Il pourrait alors s'agir ici d'un hybride, qui n'est pas soumis à la même réglementation.

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Changement de paysage, nous partons pour les portes de la Camargue, non sans avant tomber sur un site remarquable. En bord de nationale, enclavé entre des entrepôts industrielles, une vieille gare et la rivière, un champ. Les jeunes pousses de la culture sont immergées de moitié, piégeant les insectes non volant au sommet des feuilles. C'est l'occasion rêvée pour de nombreux oiseaux de venir se nourrir sans le moindre effort.

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Ce sont là des centaines de volatiles qui ne sont perturbés dans leur recherche de nourriture que par le passage bref d'une buse variable (Buteo buteo). Des goélands (Larius sp.), des mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), des choucas des tours (Coloeus monedula), des étourneaux sansonnet (Sturnus vulgaris) et quelques corneilles noires (Corvus corone) sont affairés à se remplir le ventre. Une telle diversité d'espèces et un si grand nombre d'animaux laisse penser sans grand doute que la nourriture est plus qu'abondante.

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Nous voilà arrivés à la réserve naturelle nationale des Marais du Vigueirat, sur un coup de tête et après avoir croisé un panneau indiquant le site au détour d'une route de campagne. Sur place, on nous indique que la saison et l'heure ne sont pas les meilleurs pour croiser les oiseaux. En effet il fait chaud et la majeure partie des étangs est à sec. Qu'importe, nous sommes là pour découvrir le site.

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Première belle surprise, les cistudes d'Europe (Emys orbicularis). Ces tortues d'eau douce, indigènes en France, sont rares et difficiles à observer d'ordinaire. C'est la troisième fois que nous la crooisons cet été mais jsuqu'alors nous n'avions jamais pu la voir de si près. Inféodées aux eaux boueuses, elle se nourrie principalement de petits animaux mais peut également se tourner vers les végétaux tendres et les charognes pour complémenter son alimentation. Pour distinguer les sexes des individus, rien de plus simple, là où les jeunes et les femelles ont les yeux jaunes, les mâles les ont rouges.

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Depuis l'observatoire en restauration, nous admirons dans le loin une myriade d'oiseaux colorés et de grande taille sans pouvoir leur donnent de nom. Une troupe de hérons gardes-boeufs (Bubulcus ibis) vient suivre les chevaux camarguais qui entre dans notre champ de vision pour se nourrir des insectes que les pas des équidés font s'envoler dans l'air chaud et poussiéreux. C'est l'heure pour nous de rejoindre la visite guidée du marais.

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Arrivés dans le coeur de réserve, nous faisons la découverte de dizaines d'espèces. L'endroit est fantastique et accessible seulement sur autorisation comme c'est le cas pour cette visite guidée. Au loin, les flamants roses se nourrissent en fouillant la vase (Phoenicopterus roseus). Le passage d'un circaète Jean Leblanc croisé plus tôt sur la Crau fait lever la plus part des oiseaux qui ne mettront que peu de temps à revenir se poser sur l'étang.

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Dans le ciel, les cigognes blanches (Ciconia ciconia) font des passages remarqués et remarquables mais c'est leur cousine qui attire notre attention. Au loin, une cigogne noire (Ciconia nigra) s'élève dans les airs. Oiseau solitaire et rarissime, nous le voyons pour la première fois, autant dire que notre émotion est grande. Celle-ci est renforcé par l'observation d'une sarcelle marbrée (Marmaronetta angustirostris), petit canard présent uniquement en Espagne. C'est le premier signalement de l'espèce en France pour l'année en France, et nous sommes pas peu fiers de pouvoir ajouter cette observation à notre liste de nouvelles coches.

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Prenons le temps de poser les yeux au sol. La satice commune (Limonium vulgare) forme de grands tapis roses. Appelée lavande de mer bien qu'elle n'en soit pas une, elle a pour particularité d'exuder le sel contenu dans le sol et l'eau où elle puise de quoi se nourrir. Ce sel se retrouve au revers des feuilles qui, comestibles permettent de confectionner de délicieuses salades sauvages.

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Protégée par endroits, le pâturage, la cueillette et la bétonisation des côtes sont les trois principales menaces qui repose sur cette fleur. Aimant les pré-salés, l'irrigation et la désalinisation des sols pour créer de nouveaux espaces agricoles posent également problème dans le bon maintient de ses populations. On la trouve d'ailleurs sur une grande partie des côtes françaises mais aussi dans le bassin méditerranéen et même en Europe du Nord, jusqu'en Suède. Son nom scientifique est inspiré du grec "Leimon" qui désigne les prairies humides dans lesquelles bon nombre des espèces de satices se développent.

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Autre espèce halophile (qui se développe dans des milieux riches en sel), la salicorne d'Europe (Salicornia europaea). Les jeunes pousses sont bien connues en cuisine. Elles peuvent être cuisinées à la vapeur, blanchies comme des épinards, comme des cornichons au vinaigre ou plus simplement sautées à la poêle. Le site dans lequel nous nous trouvons étant une réserve, il est bien sûr hors de question de les récolter.

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Fouillant la vase, des mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), des échasses blanches (Himantopus himantopus), des chevaliers cul-blanc (Tringa ochropus), des chevaliers gambettes (Tringa totanus), des chevaliers guignettes (Actitis hypoleucos) et des chevaliers sylvains (Tringa glareola), une bécasse des marais (Gallinago gallinago) et bien d'autres oiseaux se mêlent et se chamaillent joyeusement dans un grand brouhaha. Dans notre observatoire, nous ne bougeons pas, subjugués par le spectacle.

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Changement d'étang. Nous sommes accueillis par un jeune crabier chevelu (Ardeola ralloides). Là aussi c'est la première fois que nous en observons un de si près. Face à nous, une île ou pas moins de 70 spatules blanches (Platalea leucorodia) prennent du repos. Elles sont entourées d'une colonie de grands cormorans (Phalacrocorax carbo) nichant là depuis 2-3 ans. Les ibis facinelles (Plegadis falcinellus) complètent le tableau. 

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Arrêt à Marseille, devant un bon plat traditionnel. Voilà de quoi reprendre nos esprits. Nous avons vécu une journée très folle, et bien qu'il ne s'agisse que d'animaux et de plantes, le plaisir de faire de nouvelles découvertes, de voir pour la première fois des espèces aussi bien communes que rares et de prendre le temps d'observer la nature nous met toujours autant en joie. Il nous reste encore temps à découvrir ! 

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Pour finir le séjour, petit saut par les Calanques, avec une superbe vue sur la baie des singes. Sur la roche, pousse la criste marine (Crithmum maritimum).  Comestible, elle possède elle aussi un goût proche de l'anis et légèrement salé. Cependant on prendra bien garde à respecter les règles de récolte, l'espèce étant protégée par endroit et/ou soumise à la réglementation pour ce qui est de sa cueillette.

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Poussant en buissons haut de 20 à 50 centimètres, sa floraison n'attire pas l'oeil au premier abord, ses fleurs vertes se confondant avec ses feuilles charnues. Résistant aux embruns salés, elle ne connaît que peu de concurrence sur les affleurements rocheux et les falaises où elle se développe, du fait qu'elle figure parmi les rares plantes à supporter les assauts des vagues. Cela lui a valu le surnom de perce-pierre, même si par endroit elle est connue comme fenouil de mer en raison de sa saveur.

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Toujours pour rester dans les comestibles, voici le diplotaxis à feuilles étroites (Diplotaxis tenuifolia) reconnaissable à ses feuilles découpées et à sa floraison jaune. On la nome également roquette sauvage ou roquette jaune, elle n'est pas du meêm genre que la roquette (Eruca sativa) mais appartiennent à la même famille, celle des brassicacées au même titre que les choux, la moutarde, les radis, les giroflées ou encore le colza.

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Nous regardons les voiliers se laisser porter par le vent et les bateaux de traversée partir pour la Corse. C'est le moment de prendre le large mais cette fois-ci dans le sens inverse, en direction de la vallée du Rhône, des gris vignobles et de l'herbe jaunie qui parsème les coteaux. L'automne se fait sentir avec une pointe d'été dans les températures. La migration bien avancée ne serait nous faire oublier que c'est le moment de rejoindre notre logis.

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jeudi 2 juin 2016

Sortie dans les calanques 11.

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Il fait beau temps, c'est le moment de sortir les chaussures de randonnée, les sacs à dos et les appareils photos pour partir dans les Calanques. Il est un peu tard pour voir certaines orchidées en particulier les ophrys mais il y a bien d'autres choses à découvrir, en particulier dans le parc national des Calanques qui grouille de vie. 

 

L'euphorbe fluette (Euphorbia exigua).

C'est une toute petite euphorbe discrète qui aime pousser dans les zones incultes, rocailleuses et calcaires ou sableuses. Bien que décrite comme étant une plante méditerranéenne, elle est présentes sur tout le territoire français mais ce n'est que la première fois que je la remarque. On la rencontre même en Finlande.

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La blackstonie perfoliée (Blackstonia perfoliata).

Voilà une plante qui comporte bien des nom comme celui de centaurée jaune ou de chlore perfoliée. C'est une centaurée qui appartient à la famille des Gentianaceae, à ne pas confondre avec les centaurées de la famille des Centaurea. Elle se plaît bien dans les rocailles et les prairies sèches mais aussi les bois clairs. Elle peut se trouver jusqu'à 1500 mètres d'altitude. Plutôt courante sur le territoire, elle est protégée en Alsace et en Lorraine. 

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L'asphodèle cerise (Asphodelus cerasiferus).

Certains le classe comme une espèce propre, d'autre comme une sous-espèce de l'asphodèle blanc (Asphodelus ablus) et le traite sous le nom scientifique de Asphodèlus albus ssp Cerasifolius. C'est une plante massive qui peut dépasser plus d'un mètre de haut et qui se trouve couramment dans le Sud de la France dans les zones pierreuses et ensoleillées. Ces fruits ronds, fauves et de bonne taille lui ont valu son surnom de porte-cerise.

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La tarente de Mauritanie (Tarentola mauritanica).

C'est un gecko que l'on rencontre dans le Sud du pays et qui fait l'objet d'une protection stricte. Dans le reste du monde on le trouve dans les pays méditerranéens et plus récemment en Uruguay et aux États Unis comme espèce invasive. Comme la plupart des animaux de son genre, il possède des doigts qui agissent comme de véritables ventouses ce qui lui permet d'escalader toutes sortes de surface, même les plafonds des maisons.

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L'orobanche grêle (Orobanche gracilis).

Cette plante aux fleurs et aux couleurs un peu étranges et toute en écailles n'a pas de chlorophylle. Pour se nourrir elle doit parasiter d'autres espèces végétales, en particulier les fabacées (anciennement légumineuses) comme le trèfle, la coronille ou la luzerne ce qui cause parfois de gros dégâts dans les cultures. 

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La rue à feuilles étroites (Ruta angustifolia).

 Les rues n'ont pas toujours eu bonne réputation. Toxiques et abortives, on en trouvait dans les monastères de religieuses et pendant très longtemps il a été interdit aux femmes de la cultiver (en particulier la rue officinale nommée Ruta graveolens). La rue à feuilles étroites ne se trouve que dans le Sud et en particulier dans le Sud Est de la France car c'est une plante méditerranéenne. Elle résiste aux embruns mais à besoin d'un sol pauvre.

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Le sumac des corroyeurs (Rhus coriaria).

Ce sumac est bien de chez nous, enfin, de Méditerranée. Il est très employé dans les pays d'Afrique du Nord pour la fabrication d'une épice recherchée,  le zaatar dans la quelle ses fruits sont incorporés avec d'autres plantes comme le thym et le sésame. Riche en tanins, ses feuilles et écorces sont utilisées pour tanner la peau.

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La vanesse du chardon (Vanessa cardui).

C'est un des papillons migrateurs les plus connus mais aussi, l'un de ceux qui se raréfie le plus. De répartition mondiale, en Europe sa population a diminué dramatiquement. Il est capable de parcourir 500 km par jours. Sa chenille se nourrie d'une multitude de plantes comme les orties, les mauves ou les chardons. 

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La bruyère multiflore (Erica multiflora).

Il est rare à cette période de l'année de la voir encore fleurit. D'ordinaire ses dernières fleurs roses ou blanches s'ouvrent en décembre, voire parfois en janvier. C'est l'une  des seules bruyères à pousser dans les sols calcaires ce qui explique son abondance dans les Calanques et son absence autour de Nice. Résistante, elle se plaît plutôt à mi-ombre, ne craint pas vraiment les embruns et supportes des températures basses (jusqu'à - 12°C). 

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La centaurée rude (Centaurea aspera).

D'ordinaire c'est une plante à la fleur plutôt grêle mais celle-ci semble bien se porter. Elle est assez présente en France, en particulier le long des côtes et dans tout le quart Sud-Est. Elle se plaît dans les zones sableuses, les sols drainants, le long des chemins et sur les bords de route. On la trouve dans quatre autres régions/pays européens : la Sardaigne, l'Italie, le Portugal et l'Espagne. Son capitule est muni de pointes protectrices.

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L'asperge sauvage (Asparagus acutifolius).

Il est trop tard pour récolter celle-là qui est bien montée. L'asperge sauvage est un petit arbuste dont les jeunes pousses tendres de printemps se mangent comme les asperges du commerce (Asparagus officinalis). Dès la fin de l'été on peut voir ses fruits ronds et rouges apparaître et cela, jusqu'à la fin de l'automne.

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Le bal des cistes (Cistus).

Il y a pas mal d'espèces de cistes à voir dans les Calanques. Parmi celles-ci on trouve le ciste blanc (Ciste albidus) appelé aussi ciste cotonneux. Il a perdu tous ses pétales et on voit ses étamines mises à nues. En dessous il s'agit d'un ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis) qui est peut courant dans la région.

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L'amélanchier à feuilles ovales (Amelanchier ovalis).

C'est un grand arbrisseau qui autrefois était plante dans les jardins de curé et dans ceux des monastères. Ses fruits sont petits et sucrés, ils peuvent être mangés tel quel. C'est sa pleine période de floraison. Mellifère, il attire de nombreux insectes en particulier les abeilles. De ce fait des ruches se trouvaient à proximité. 

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Quelques mots sur nous.

Depuis bientôt 2 ans nous sommes deux à parcourir les alentours de Marseille, la vallée du Ventoux, les forêts et les montagnes de Chartreuse. Depuis un an, je peux profiter des photos de mon bien aimé et se sont les plus belles que vous pouvez trouver sur le blog. En attendant d'explorer un nouveau territoire dans les semaines à venir, il nous reste quelques calanques et montagnes inconnues à découvrir et a percer les secrets.

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La garrigue.

Aujourd'hui la garrigue est synonyme d'une nature sauvage et difficilement praticable, à la végétation adapté à la sécheresse. Pourtant autrefois elle était très différente. Il était courant d'y voir paître des troupeaux de moutons et de chèvres, d'y trouver des vergers de fruitiers et d'oliviers ou encore des champs de céréales.

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Le mot de la fin.

Il est toujours plaisant de découvrir un nouveau point de vu pour admirer la mer et la ville de Marseille. Le chic de cette balade c'est qu'elle est peut fatiguante et qu'elle prend son point de départ dans le superbe parc de Campagne-Pastré où il est possible de voir quelques espèces de fleurs et d'oiseaux plutôt rares.  

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