dimanche 22 juillet 2018

Épilogue de fin.

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Tout est dans le titre, je viens d'obtenir le précieux Graal, mon diplôme et qui plus est avec la mention très bien, une chose que je n'aurai jamais crue possible en débutant cette aventure. Il m'est un peu dur de savoir comment terminer cette rubrique, faut-il revenir sur les 2 ans de classe ? Sur la formidable équipe pédagogique qui m'a accompagnée tout du long de mon parcours ? Sur le fait que cette formation demande avant tout de l'investissement en dehors de cours,

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sur le terrain et que c'est cela qui ferra la différence une fois le diplôme en poche ? Ou tout simplement dire que l'aventure continue là, sur le blog, avec l'esprit GPN qui désormais m'accompagnera dans chacune de mes sorties ? 

Les projets sont nombreux, entre la recherche de travail, ma mission actuelle, mes envies, les grandes questions sur lesquelles je travaille en ce moment et mon besoin de nature. D'ici quelques mois il pourrait y avoir de grands chamboulements dans mon quotidien et de ce fait sur le blog, mais pour l'heure, l'été avance à grands pas et je pense ne pas voir défiler la saison que déjà l'automne frappera à ma porte.


dimanche 28 janvier 2018

En Chantier au Pilat

DSC04347Le début d'année fut bien chargé ! C'est le lancement de la grande ligne pour les fins d'études et la charge de travail c'est considérablement alourdie. Loin de l'image que l'on a parfois des BAC +2, le BTS GPN n'est pas une formation au rabais comme aime le dire certains. Elle demande un véritable travail sur la durée et beaucoup d'investissement. Le niveau n'est peut être plus celui de la formation d'il y a 10 ans, mais reste à mon sens relativement complète, hormis si l'on souhaite s'orienter dans des disciplines scientifiques tellse que celles d'écologue ou d'ingénieur des milieux ruraux.

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Parmi nos épreuves formatives (nommées CCF), celle de la conduite d'un chantier. Passant mon examen l'après midi, j'ai pu prendre le temps de découvrir les abords du site le matin même et de revenir sur nos anciens chantiers pour découvrir l'évolution de ceux-ci. Récents, l'observation de nos actions n'est pas encore visible. En environnement, il faut bien souvent se montrer patient avant que les interventions portent leurs fruits.

DSC04097Le paysage est un peu gris, les fougères présentent une grande gamme de couleurs et les feuilles commencent à quitter leurs branches. Néanmoins il faudra attendre cet hiver pour voir les boulots, les chênes et les cerisiers complètement nus, chose qui pourrait se précipiter avec les pluies abondantes et les vents forts.

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Dans la mousse, sous les rondins de bois, dans les taillis ... ce sont tout autant de micro-habitats propices aux champignons. Nombre d'entre-eux sont inféodés aux chênes, essence qui présente en Europe l'un des plus grand cortège de mycorhizes. C'est une bonne occasion de partir en prospection et de ramener de quoi se faire plaisir.

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Les amanites tue-mouches (Amanita muscaria) partagent le même biotope que les cèpes de Bordeau, cela laisse songeur. Hélas nous n'en verrons pas la queue d'un, tout au plus celles d'une bonne dizaine de bolets baies (Imleria badia) avec les quels j'ai pu me régaler le soir venu.

DSC04142En farfouillant dans les fougères je suis tombée sur une friche dense, relique d'une ancienne cédraie dont les arbres ont été abattus semble-t-il y a 4 ou 5 ans. Le milieu est idéal pour observer les espèces pionnières, c'est à dire celles qui s'approprient espace mit à nu les premières. C'est aussi un site parfait pour observer les champignons lignicoles qui se nourrissent des restent de racines des cèdres abattus.

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Parmi les espèces que l'on retrouve, on peut citer le polypore marginé (Fomitopsis pinicola). Inféodé aux conifères, il se reconnaît aisément de par sa marge rouge-orangée. Il contribue à la dégradation du bois mort et à l'enrichissement du sol. Il est aussi un refuge pour certaines espèces d'insectes qui ne vivent que dans celui-ci.

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Retour au chantier. Les tronçonneuses sont prêtes. L'objectif est de réouvrir un milieu qui s'est refermé suite à l'abandon des patures et à la plantation d'essences forestières comme le châtaignier, le sapin blanc et le chêne d'Amérique. Un troupeau de chèvres a pour mission de de garder le pet du loup en l'état.

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La tramète rougissante (Daedaleopsis confragosa) se plaît à la lisière du bois. Elle apprécie tout particulièrement les arbres mourants tels le saule et le boulot, ce dernier étant abondant. Cette espèce a besoin d'humidité pour se développer d'où sa présence sous les couverts humides et les bords de rivière.

DSC04238Le polypore du bouleau (Piptoporus betulinus) ne pousse que sur les arbres du même nom. Bien que non comestible, il fut très utilisé. Employé pour affûter les lames des rasoirs des barbiers, il sert de vermifuge en médecine populaire, en particulier pour le bétail. C'est pour soigner sa trichinose, une maladie due à la présence d'un ver parasite dans les muscles, qu'Ötzi la célèbre momie alpine en portait autour du cou.

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Fini de flâner, c'est à mon tour de passer. Le temps de l'examen je me suis transformée en chef d'équipe et pour ceux qui me connaissent, ils peuvent sans mal s'imaginer à quelle point j'ai pris plaisir à répondre à la tâche (ce n'est pas pour rien que mes frangins me nommait "la reine-mère"). Depuis les résultats sont tombés, et je 'ne suis pas peu fière. J'ai tranquillement repris le chemin de la salle de cours, en attendant les prochaines épreuves.

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mercredi 13 décembre 2017

Montagnes et champignons.

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Retour pour le deuxième et dernier stage GPN, dans le cadre des études, toujours au sein du centre de Terre Vivante. Octobre s'y est montré doux, voire chaud et la fonge a littéralement séchée sur pied. Qu'à cela tienne ! Certaines espèces ont prit refuge dans les tapis de mousse, dans les ravines et au pied des bassins. Ci-dessous, la serre d'expérimentation et ses troncs mycorhizés, dans un charmant cadre forestier avant la chute des feuilles.

Le cadre de vie

Pour faire suite au premier article publié sur Terre Vivante et que vous pouvez retrouver en cliquant ICI, j'ai a coeur de vous présenter mon quotidien. Entre bons petits plats et forêt idélique, les yeux et le ventre voyagent.

DSC03325Ramassés quelques jours auparavant en Chartreuse, chez mes parents, ces cèpes de Bordeaux (Boletus edulis) ont terminé en omelette. Dégustée face aux montagne devant la maison bleue, ils se sont révélés savoureux. Ces moments de repas partagés figurent parmi ceux que je préfère. C'est que nous n'avons pas chômé ! Avec mon camarade Sébastien, également en stage avec moi, nous avons pu nous initier au manger de nos montagnes. Creuziflète, burgers montagnards maisons, raclettes, Mont D'or au four ... le fromage a véritablement siégé avec nous à table

Une petite goutte de génépi local aide sans mal à faire passer tout ça, ce qui ne va pas s'en s'accompagner de l'augmentation de tout ce qui se situe au dessus des hanches. C'est aussi l'occasion de parler de la Fabrique du Trièves. Située à Mens, elle concentre la production des créateurs et producteurs locaux. Sirops d'aronia, bières locales (la Belette et la Tourniole), vêtements cousus mains, chocolats parfumés ... la liste est longue !

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Et puis il y a le paysage. De grandes montagnes vertes qui commencent à se couvrir de neige et dont, au fil des semaines, les arbres se sont brunis, passant du vert au brun avec toute une gamme de couleurs chatoyantes : jaune d'or, roux flamboyant et brun caramel pour finir couvert de temps à autre de blanc. Voici, ci-dessous, la compilation de cinq photos des montagnes Triévoises. Vous reconnaîtrez-peut être au passage le Grand Ferrad.

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DSC03543Ces clichés ont été en grande partie photographiés depuis chez l'ami Gérôme (avec un G et non un J). Habitant de Lalley, sa maison typique des habitations d'estives a été notre refuge. Devant le feu de bois ou dans le jardin aux milles oiseaux, nous avons pu profiter de la douceur du climat et de la nature environnante.

Terre Vivante et l'avancée du laboratoire

Plus d'orchidées sur le domaine, la saison étant trop avancée pour elles, même les dernières épipactis ont rendu l'âme. Cependant, il y a bien des nouveautés à voir, et pas des moindres. La maison d'édition s'est parée de ces couleurs d'automne, la salle du restaurant s'est vu équipée d'un grand puit de lumière et la marquarium est bientôt prête. Autant vous dire que la joyeuse équipe que forment Josselin et Maxime n'a pas chômée.

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Les premiers troncs mychoryzés sont apparus devant la serre de culture. Inoculés avec du mycélium, emmaillotés dans de la fibre végétale puis arrosés régulièrement, ils se couvriront dans quelques mois d'une multitude de champignons. Comestibles, médicinaux, esthétiques ou riches en propriétés techniques, leur culture n'est pas nouvelle. Réduite en Europe, elle est extrêmement courante en Asie. En France, c'est l'image de la culture de champignons de Paris dans les anciennes mines et carrières d'extraction qui domaine l'imaginaire populaire.

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Une des espèces les plus couramment cultivée en Europe est la pleurote en forme d'huître (Pleurotus ostreatus). Cette espèce est connue comme bon comestible et est souvent commercialisée à ces fins. Néanmoins, elle n'est pas qu'un met gastronomique. Ayant des propriétés techniques remarquables, son mycélium est utilisée dans la recherche pour développer les matériaux de demain. Chaussure, contre-plaqué, isolation, réseaux d'information, médecine, plastic, dépollution des sols ... le champ des possibles reste vaste. À savoir, ce champignon peut aussi se cultiver sur paille, sur marc de café ou sur coupeaux de bois.

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Et le centre alors ? Il suit son court avec une série de grands travaux et d'aménagements pour répondre aux besoins du public. Les visites se sont réduites mais les stagiaires et les scolaires sont encore nombreux.

DSC03618Nous avons même pu suivre tout une après-midi un groupe d'apprentis compteurs de talent. Interludes musicaux pour nous accompagner, déambulation dans les allées, arrêts devant les mares ... le temps s'arrête.

Commence alors celui des légendes et des histoires où tour à tour on s'évade dans un poulailler, on suit les aventure d'un petit pois, d'une vieille qui rencontre l'esrpit de la forêt ou encore, d'un bûcheron qui prend pitié d'un arbre et l'épargne, allant jusqu'à jeter sa hache dans la rivière toute proche. Retour après cet interlude poétique à la maison bleue. Nous croiserons une dernière fois nos conteurs autour d'un grand feu, tard le soir, pour une veillée aux portes de la forêt.

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Les jardins se sont couverts de fleurs mauves et blanches. Les asters tel l'aster amelle (Aster amellu) figurent par les espèces les plus communes dans les massifs de fin de saison. On la nomme également marguerite de Saint-Michel bien qu'elle n'en soit pas une. Elle se plaît dans les étages collinéens et montagnards.

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L'automne est bien là. Les récoltes s'accumule. Les courges s'accumulent dans les cagettes et les oignons viennent en guirlandes orner les murs de la cabane des jardiniers. Il est temps de passer aux cultures d'hiver et de printemps, de semer le couvert végétal, de laisser la terre au repos et de débuter les conserves au sucre.

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Au petit matin, la brume et les rayons timides du soleil accentuent la tranquillité du lieu. Paisibles, les oiseaux peu dérangés ces derniers temps ne se montrent pas farouches et vaquent à leurs occupations. Mésanges, rouges-gorges, grimpereaux et merles se promènent dans les chemins à al recherche de nourriture.

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Il y a un petit air de Québec qui se dégage du lieu. Bois lustrés et feuilles mortes font toujours bon ménage et ne vont pas sans évoquer les cabanes canadiennes. S'il y a bein eu quelques jours de fortes chaleurs, les gelées sont rapidements arrivées. Actuellement, Terre Vivante est couvert d'un énorme manteau de neige. Tritons, sonneurs à ventre jaune, grenouilles rousses et autres couleuvres sont sagement partient en hibernation.

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DSC03448Il est loin le temps des tee-shirts et débardeurs, désormais l'air frais nous fait sortir les pulls du placard.

Les champignons

Comment les oublier ? Pendant cette période, ils ont une place fondamentale dans notre travail. Création de formations sur le monde fongique, cueillette, expérimentations, cuisine, culture ... ils se sont exposés sous toutes leurs coutures. Reste alors le plus plaisant : les trouver, les ranger dans le panier et les identifier.

DSC02919Sanguins, lactaires saumons, lactaires délicieux, lactaires demi-sanguins, pinins, lactaires ... bien des noms qui désignent plusieurs espèces en fonction des régions. Dans le sud, le lactaire sanguin, c'est Lactarius sanguifluus alors qu'une Chartreuse, c'est le Lactarius deliciosus qui possède cette appellation réservée normalement au lactaire délicieux ... dur de s'y retrouver non ? Dans les grandes lignes, il faut retenir ces quelques principes pour les différencier : le sanguin pousse sous les pins, est rougeoyant et possède un lait rouge à la coupe. Le lactaire délicieux possède le même biotope mais est orange et son lait orange rougit au bout d'un moment. Alors dans mon panier ? qui est qui ? N'oubliosn pas aussi Lactarius salmonicolor, Lactarius semisanguifluus et Lactarius deterrimus très proches mais au goût et à la digestibilité variables.

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En vadrouille dans le bois, nous sommes tombés sur ces très beaux polypores du pin (Heterobasidion annosum). Ce champignon est un lignicole qui se nourrit de conifères et qui dans de nombreuses forêts de l'hémisphère nord de la planète, cause de lourdes pertes économiques à l'industrie forestière. Néanmoins, c'est un champignon est une formidable espèce qui commence à être étudié. Les exsudas de son carporphore visibles sur ces photos sont riches en antibiotiques et fongicides. Il semblerait que les abeilles sauvages viennent récolter ces substances pour soigner leurs colonies des épidémies et des ravageurs qui peuvent les toucher.

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Dans le coin aux amoureux, un énorme ama de pholiotes écailleuses (Pholiota squarrosa) ont prit place sur une vieille souche. Ce très piètre comestible, vu par certains par comme non comestible, aime les bois de feuillus, en particulier de fruitiers, manque de chance pour le verger tout proche. Son nom vient des méches brunes qui garnissent le chapeau aux teintes de miel et, qui peuvent plus ou moins disparaître avec l'âge.

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Voilà un champignon peu commun voire très rare. En essaie de culture au laboratoire, il pousse librement sur le domaine forestier. Il s'agît de l'hydne hérisson (Hericium erinaceus). Cette espèce est très employée en médecine populaire en Chine pour soigner divers troubles. Actuellement, la médecine moderne occidentale se penche sur ce champignon pour ses propriétés qui permettrait une grande avancée dans le soin et la lutte de certains cancers, pour la réparation osseuse et le traitement de certains types de troubles digestifs et reproducteurs. Il pousse sur les vieux troncs de feuillus, en particulier sur celui des chênes. Pour finir sur ce volet, trois petites photos de champignons que nous avons croisés quotidiennement.

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Sur ce dernier cliché il s'agit du clitocybe anisé (Clitocybe odora) à l'odeur d'anis comme l'indique son nom.

Nos voisins les champignons

Pendant ce stage nous n'étions pas seuls ! Un joyeux troupeau de moutons est venu nous tenir compagnie. Il a pour mission de tenir les milieux ouverts en l'état pour que ceux-ci ne se referment pas et gardent leur biodiversité.

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Quelques agneaux têtus appels leurs mères, ils ont faim ! Ils sont surveillés par un gros et beau molosse qui monte la garde. Dissipé, celui-ci a fait tout le tour du centre et est même parti un midi avec le repas des menuisiers, donnant de quoi rire de l'infortuné. Néanmoins il s'est assagi et a pris sa place auprès des bêlants. C'est sur cette présentation que l'article s'achève. Ci-dessous vous trouverez quelques photos des animaux. Au risque de me répéter, ce fût une superbe expérience ! Milel mercis à Helena et à tous ceux que j'ai pu croiser et qu'il me tarde de retrouver à nouveau autour d'une bonne bière. Vous retrouverez d'ici janvier quelques unes de nos photos dans le hors série du magasine "Les 4 saisons du jardin bio" édité par Terre Vivante et pour tout avouer, je n'en suis pas peu fière. D'ici là, à bientôt, je vous laisse avec les moutons, au coeur de la forêt Trièvoise, de ses montagnes, des sees prairies à milinie bleue et de ses champignons.

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dimanche 14 mai 2017

Semaine agricole épisode 1 : le piège Barber.

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Semaine agricole au sein de la formation de BTS GPN 1 d'Agrotec, autant vous dire que je suis ravie car une bonne partie des cours se sont effectués sur le terrain et en laboratoire. Au programme : étude des auxiliaires et ravageurs d'une parcelle agricole et des alternatives permettant de favoriser les insectes alliés.

 

Pose du piège Barber.

Le piège Barber répond à un protocole très simplifié : creuser un trou dans le sol à une distance précise du centre de la parcelle, y placer le piège remplit aux 2/3 d'eau, de sel et de liquide vaisselle. Couvrir d'une planche pour que les prédateurs ou la pluie ne tronquent pas les résultats. Récupérer le pot au bout de 7 à 10 jours.

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L'analyse des résultats.

La démarche malheureusement tue les invertébrés récoltés mais est nécessaire pour connaître la biodiversité de la parcelle, ce qui permet de la préserver en adaptant les mesures de gestion agricoles. Dans chaque pot le nombre d'individus et leur espèce sont dénombrés afin d'avoir un représentation de la dynamique du milieu. Ici, on peut constater que le centre de la culture et la zone forestière ont un indice de biodiversité faible.

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Dame de onze heure ou ornithogale en ombelle ?

 Voilà un genre difficile, celui des ornithogales. Cette jolie fleur blanche pourrait appartenir à deux espèces distinctes, la dame de onze heure (Ornithogalum divergens) et l'ornithogale en ombelle (Ornithogalum umbellatum). Pour les différencier il faut déterrer la plante et regarder si le bulbe présente des écailles ou non. La présence de ces dernières indique qu'il s'agit d'un ornithogale en ombelle, espèce qui aime les milieux secs.

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Le morillon à demi-libre (Mitrophora semilibra).

Petite surprise sur le chemin du retour, quelques morillons à demi-libres pointent leur nez. Ce sont de bons comestibles qui depuis peu sont rattachés à la grande famille des morilles et plus uniquement comme parents éloignés. Leur chair est parfumée et est cassante, il faut les manipuler avec douceur pour ne pas les abîmer.

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Le mot de la fin.

 Première étape de cette semaine de travaux sur le monde agricole. Pour chacun de ces épisodes vous pouvez retrouver à la fin de l'article comme ici, une vidéo retraçant les actions menées et leur intérêt, tout comme pour la série de l'Île de la Table ronde. Cette découverte du monde agricole s'est soldé par la réalisation d'un important dossier sur la compréhension des dynamiques entre écosystème et agrosystème et sur les mesures à mener.

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samedi 18 mars 2017

Découverte et prospection du Pet-du-Loup.

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Sortie scolaire au Pet-du-Loup, un des sommets les plus au nord du Pilat. L'objectif est de s'initier au travail de terrain. Il s'agît d'une lande à callune vieillissante qui se trouve peu à peu colonisée par des espèces pionnières tels les boulots. L'enjeu est de redonner à ce milieu un coup de jeune et de le maintenir ouvert pour favoriser sa biodiversité et le retour de certaines espèces, en particulier les couples de busards nicheurs.

 

La fermeture d'un milieu.

La fermeture du milieu n'est pas un mal en soit, elle fait partie d'une suite logique dans l'évolution d'un espace naturel. Elle devient cependant problématique quand le milieu est rare et/ou ne peut être maintenu par des pratiques ancestrales ou par des éléments naturels comme le pâturage d'ovins ou de grands troupeaux d'herbivores sauvages comme c'était le cas il y a quelques millénaires en France avec les aurochs.

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Les polypodes (Polypodium sp.).

Ces fougères étaient autrefois bien connues des écoliers qui en suçotaient les racines au goût léger de réglisse. En France on rencontre trois grandes espèces (et parfois leurs hybrides) : le polypode du chênes (Polypodium interjectum), le polypode commun (Polypodium vulgare) et le polypode austral (Polypodium cambricum).

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Les traces animales.

Les traces du passage des sangliers (Sus scrofa) sont nombreuses. Crottes, traces de pattes avec parfois celles des ergots et ossements, voilà de quoi aborder l'animal sous toutes ses coutures. Nous avons même pu observer le squelette d'un juvénile dont les restes semblent avoir été traînés par un renard roux (Vulpes vulpes).

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La nature du sol.

La nature du sol et plus particulièrement celle de la roche mère jouent sur les peuplements que l'on peut trouver. Ici le sol est à tendance acide, cela vient du fait que la roche mère est en grande partie composée de schiste qui se reconnaît à son aspect feuilleté et à ses teintes métalliques. Parfois on peut en trouver quelques blocs à la surface. Dans certaines régions on l'emploie pour construire des habitations traditionnelles.

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L'emploie du GPS et la cartographie.

Il n'est pas simple de se repérer dans une lande composée de plusieurs hectares, parfois couverts de forêt et composés de plusieurs parcelles cadastrales. Pour se faire des GPS ont été utilisés pour repérer les limites du site afin de planter des repères mais aussi pour délimiter les milieux afin de produire une cartographie d'habitats et ainsi, établir les mesures de génie écologique à mener pour le chantier à venir prévu sur le Pet-du-Loup. 

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La noix de galle d'Andricus kollari.

La cynips de la galle ronde du chêne (Andricus kollari) est un hémynoptère (comme les abeilles et les guêpes) qui apprécie les chênes. Celle-ci y pond ses oeufs sous l'écorce des jeunes rameaux. Cela a pour effet de modifier les tissus et de donner naissance à des sphères de tissus tendres dont les larves se nourrissent.

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Quelques espèces de ce milieu.

Dans les landes à callune on rencontre des espèces qui se plaisent dans ce milieu bien que pas nécessairement inféodées à celui-ci. Parmi celles-ci on trouve la digitale pourpre (Digitalis purpurea), une bisannuelle qui peut atteindre 2 mètres et présente des clochettes roses. Il arrive que ses feuilles soient confondues avec celles de la grande consoude (Symphytum officinale) ce qui parfois conduit à des accidents tragiques.

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Le mot de la fin.

Voilà une journée bien remplie et riche en émotions. Nous avons pu nous faire les mollets tout en nous initiant au terrain. Sur le retour nous avons même pu apprécier le vol d'une cigogne blanche (Ciconia ciconia) et la pose de ce faucon crécerelle (Falco tinnunculus). Bientôt nous retournerons sur le Pet-du-Loup pour manier les débroussailleuses, les sécateurs et les tronçonneuses afin de maintenir les actions entreprises sur la lande.

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vendredi 10 mars 2017

Seconde visite de l'Île de la Table Ronde.

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Début février nous sommes intervenus de nouveau sur l'île de la Table Ronde dans le cadre de nos cours d'aménagement mais aussi du partenariat entre Agrotec et le SMIRIL. L'objectif de cette sortie ? Appliquer nos premiers protocoles réalisés en classe et nous confronter à la réalité du terrain et par chance, cette fois-ci le temps est plus doux. En fin d'article vous pouvez retrouver la vidéo retraçant notre action sur le terrain.

 

Le protocole orchidées. 

Il vise à établir le nombre de rosettes d'orchidées précoces sur la prairie. C'est un inventaire, c'est à dire que l'on répertorie toutes les rosettes observées sur un espace définit. Avec mes camarades, nous avons pu répertorier 487 rosettes, un chiffre qui ne comprend pas toutes les orchidées que comporte la zone, beaucoup d'espèces poussant plus tardivement en raison de leurs besoins et de la nature du sol, celui-ci n'étant pas partout le même.

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Les oothèques.

 Les oothèques sont les cocons de pontes des mantes. C'est à l'intérieur de ceux-ci que les larves se développent pour sortir aux beaux jours. Dès leur naissance, elles sont de terribles chasseresses et il arrive qu'elles s'attaquent les unes et les autres. Sur la parcelle nous en avons dénombré une petite dizaine, mais il est possible que le site en abrite bien plus, du fait que nous nous soyons concentrés que sur quelques éléments.

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La présence du faisan de Colchide (Phasianus colchicus).

L'île est ouverte à la chasse, et de temps à autre, des lâchers de faisans sont effectués. Le faisans de Colchide est originaire d'Asie et plus particulièrement d'Inde et de Chine. Il est arrivé en Europe via les romains puis a été maintenu au Moyen Âge pour les besoins de la chasse à cour et a connu divers croisements depuis.   

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Le millepertuis (Hypericum sp.).

Il pourrait s'agîr du millepertuis perforé (Hypericum perforatum) mais il est toujours complexe de s'avancer sur des éléments secs. On en recontre plus d'une quarantaine d'espèces, indigènes ou non, à travers le pays. Certaines sont communes, d'autres beaucoup plus rare comme le millepertuis otmentueux (Hypericum tomentosum).

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L'éveil de la nature.

Les premiers rayons de soleil ont fait s'eveiller les végétaux et les animaux. Malheureusement pour certains, comme cette chenille, éveil s'est fait un peu trop tôt et le retour du froid aura raison d'eux. Depuis les premiers papillons sont apparus et le redoux qui s'est installé pour de bon a permis aux premiers orchis géants (Himantoglossum robertianum) de fleurir et aux Ophrys occidentalis de faire leur apparition timidement.

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Le mot de la fin.

Premières applications en extérieur du travail de technicien de l'environnement, c'est un vrai régale. Confrontés aux réalités du terrain, nous avons du rapidement revoir nos attentes et reformuler nos protocoles. Nous avons pu pendant cette séance écouter et observer quelques pics qui semblent se plaire sur l'île.

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jeudi 2 mars 2017

Visite de l'Île de la Table Ronde avec le SMIRIL.

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 Voilà l'une de nos nombreuses sorties du jeudi. L'Île de la Table Ronde se trouve au Sud de Lyon. Elle s'étend sur 10,5 kilomètres de long et sur 2 kilomètres de large. Elle est soumise à un APB en raison de la richesse de sa biodiversité. Depuis plusieurs années, elle est gére par le SMIRIL. Cet organisme mixte a pour mission depuis les années 95, de valoriser et réhabilité le Rhône et ses lônes dans le département du même nom. 

 

Carte d'identitié.

Elle s'inscrit dans un ensemble d'îles remarquables pour les espèces qu'elles abritent, en particulier le castor (Castor fiber) et de l'épipactis du castor (Epipactis fibri). Ainsi elle se rattache de par sa nature à l'île du Beurre, à l'île de la Platière et à l'île de la Chèvre. Actuellement une campagne de ramassage des tontes de l'automne est menée, elle sera bientôt suivit d'un chantier de coupe, en partie sous tutelle de notre classe.

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La pleurote pétaloïde (Hohenbuehelia petaloides).

Ce champignon se plaît à pousser sur les souches et parfois sur les troncs morts enfouis dans l'humus. Il n'est pas courant de le rencontrer, généralement il se développe en touffes de quelques individus. D'ordinaire on le trouve en été et en automne mais il arrive qu'il pousse au court de l'hiver. Néanmoins je n'ai pas vraiment au le temps de me pencher sur ces spécimens, l'identification est comme toujours, à prendre avec des pincettes.

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Le rouge gorge (Erithacus rubecula).

C'est un oiseau territorial et sur l'île ils sont nombreux, au point de se donner en spectacle à quelques mettre de nous. Peu farouche, certains suivent les promeneurs. C'est un animal insectivore qui pendant les périodes de froid se rabat sur les baies et les graines, en particulier d'églantier, d'if, de sorbier ou de cornouiller.

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Les orchidées de l'île.

 Le SMIRIL en collaboration avec la SFO a dénombré pas moins de 24 espèces d'orchidées sur l'île de la Table ronde. Néanmoins certaines espèces sont observées de manière ponctuelles et n'ont été cochées qu'à une seule occasion, tel que l'épipactis du castor et l'ophrys frelon en 1995 ou la dactylorhize de Fuchs en 1996. D'autres ont disparu avec l'évolution du milieu, en particulier la listère à feuilles ovales (Neottia ovata).

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La petite prairie et ses mares.

La petite prairie abrite un ensemble de mares pédagogiques creusées par le SMIRIL. Elles présentent chacune un faciès particulier avec sa faune et sa flore. Ainsi on observe une phragmitraie, des massettes, quelques sphaignes et une flopée de dytiques (Dytiscidae), de petites insectes voraces et rapide comme l'éclair.

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Le mot de la fin.

Voilà une première visite bien sympathique de cette île. D'autres visites sont programmées et j'ai hâte de connaître plus en profondeur ce territoire, en particulier ses lônes, bras du Rhône en retrait du fleuve, et où l'on peut observer le castor et le martin pêcheur (Alcedo atthis). Pour avoir un aperçu du travail que nous menons au sein de notre formation, je vous invite à regarder la petite vidéo à la fin de cet article.

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lundi 27 février 2017

Sortie sur le terrain, étude de la malacologie.

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 Nouvelle sortie avec ma classe de BTS GPN. Derrière le lycée Agrotec Vienne-Seyssuel se trouve un bois riche en biodiversité, anciennement classé en APPB et étant inclus dans une ZNIEFF de type 1. C'est là que nous avons pu nous exercer à la chasse aux escargots pour pratiquer leur étude, à savoir la malacologie.

 

Le prélévement.

Les escargots et autres mollusques terrestres ne sont pas forcément, comme on le pense souvent, des animaux de bonne taille (c'est à dire 1 à 3 centimètres). Beaucoup d'entre eux ne mesures que quelques millimètres voire parfois moins. La forme de leurs coquilles varies beaucoup, certaines sont mêmes couvertes de poils !

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La salamandre tachetée (Salamandra salamandra).

Cette pauvre salamandre a été par mégarde dérangée. Elle a aussitôt retrouvé son abris de feuilles où elle hibernait bien tranquillement. Ces salamandres sont connues pour être fidèles à leur site d'hibernation qu'elles regagnent années après années tout du long de leur vie, qui parfois dure plus de 30 ans.

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Les habitats des gastéropodes.

On rencontre les escargots dans une grande diversité de milieux. Sous des planches, aux pieds ou sur les murs, dans la litière forestière ou au fond des lits de ruisseaux et même dans les berges sableuses, ils sont partout. Néanmoins une bonne paire d'yeux et une loupe binoculaire ne sont pas de trop pour les trouver facilement. Après cela ils finiront dans ce bocal qui permettra de les identifier bien au chaud dans un des labos d'Agrotec.

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Le mot de la fin.

Étudier et aimer la nature, ce n'est pas uniquement courir après les chevreuils ou écouter les chouettes à la tombée de la nuit. C'est aussi se pencher sur les petites bêtes qui ne sont pas toujours appréciées. Entre la malacologie, l'enthomologie et les observations des espèces clés des IBGN, il y a largement de quoi faire.

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vendredi 28 août 2015

BTSA GPN.

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Hé bien ! Le blog fête son 200 000e visiteur, si c'est pas chouette ça ! Je dois avouer qu'il a bien chnagé depuis ses débuts en 2012 ce qui ne va pas sans me plaire. Néanmoins je me refuse encore à supprimer les vieux articles à la mise en page ratée, aux photos un peu (beaucoup) loupées et aux informations peu précises voire parfois douteuses (je suis assez nostalgique de la période pendant la quelle ils ont été réalisés).

Bref, c'est peut être là l'occasion de parler un petit peu de mes projets. À partir de la rentrée 2016 j'espère débuter un BSTA GPN pour deux ans (Brevet de technicien supérieur agricole en gestion et protection de la nature). Pour se faire j'ai besoin d'un maître d'apprentissage et d'une structure. Association, Communauté de Commune, entreprise privée, structures d'Etat ... tout se qui ce rapporte à la Nature et aux interactions entre les acteurs de l'environnement m'intéréssé. Cette reprise d'études vient compléter ma licence de socio-anhropologie mais surtout, me permettre d'accéder aux métiers liés à ma passion : la nature, la découvrir, la faire découvrir, la protéger et transmettre au public cette passion que j'ai pour elle. Autre nouvelle, cette année je compte bien m'inscrire à la super association de botanique et de mycologie de Voiron, la SHNVC, et vous en faire profiter via le blog.

Alors voilà, si à tout hasard vous connaissez une structure en Rhône-Alpes qui pour 2016-2017 et 2017-2018 est susceptible d'acceuillir une petite jeune de 23 ans comme moi, n'hésitez pas à me faire signe. Merci à tous pour les échanges et les rencontres faites ici depuis 2012, elles sont toujours riches en émotions.

La Renarde.

Emoticon Red Fox espionnage avec des jumelles