lundi 20 novembre 2017

Le jardin botanique de l'université de Grenoble.

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J'adore Grenoble, ne serait-ce pour les souvenirs d'enfance de quand nous allions chez ma tante mais aussi, pour les souvenirs liés à ma vie d'étudiante. J'ai eu la chance d'y mener ma licence de socio-anthropologie, dans un cadre idyllique, entre commodités de la ville et montagne, malgré le nuage de pollution constant sur la ville.

DSC03169L'arboretum de l'université de Grenoble est rattaché à l'université des sciences Joseph Fournier qui, entre autre, est liée aux études scientifiques menées au jardin botanique du col du Lautaret. On retrouve la touche universitaire par la présence d'une représentation de notre système solaire avec notre soleil et ses planètes. Jupiter y fait figure de géante.

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L'air est frais mais le soleil est au rendez-vous. Rénové depuis peu, il est animé par un grand projet qui vise de le rendre didactique et de faire découvrir la phylogénétique, c'est à dire de permettre de comprendre l'évolution de végétaux.

Qui dit arboretum dit arbres. On compte dans celui de Grenoble 213 espèces, sous espèces et variétés. Certains sont courants, d'autres rares voire très rares ce qui est un plaisir de les découvrir pour la première fois.

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L'alangium à feuilles de platane (Alangium platanifolium) est originaire de Chine. Il se reconnaît à ses feuilles vert tendre et ses petites fleurs blanches aux pétales recourbés et qui sont délicieusement parfumées. À l'arrivé de l'automne, cet arbuste de taille modeste, un peu moins de 15 mètres, produit des fruits semblables à de petites pommes vertes non comestibles. Caduque mais résistant, il peut supporter des températures frôlant les -15°C.

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Le pin Weymouth (Pinus strobus) est un arbre imposant originaire d'Amérique du Nord. Arrivée en Europe il y a environs 300 ans, on en trouve de beaux spécimens dans les parcs français. Certains individus sauvages peuvent atteindre l'âge vénérable de 400 ans. Il s'illustre également par ces cônes imposants. C'est une des espèces fondamentales dans la culture iroquoise, en particulier dans la confection de canoës et dans leurs rites religieux.

DSC03204Le parc comprend de nombreux écureuils roux (Sciurus vulgaris), pas timides pour un sous. Et puis il y a le paysage enchanteur qui donne directement sur les montagnes. Bref, un vrai moment de détente si vous êtes étudiant ou de passage sur Grenoble et que vous cherchez un peu de calme tout en restant dans la ville. Desservit par le métro C et B et de nombreux bus, la cité universitaire est facilement accessible à tous.

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mercredi 11 mars 2015

Embauchez-moi !

Ce soir on joue la carte du mélodrame à fond !

Voilà un cri du coeur ! Oui embauchez-moi ! ... Ce titre n'a pas grand chose à voir avec le blog je dois l'avouer mais voilà depuis plusieurs mois j'alterne les petits boulots, les expériences, le bénévolat et surtout la galère. Alors ce soir, je vide ce que j'ai sur le coeur.

Je ne suis pas à plaindre, j'ai une voiture (qui aime beaucoup mon garagiste), un toit, une chambre, un amoureux intentionné, une famille formidable, des frangins vraiment sympa, une maman et un papa dévoués pour subvenir à ma pitance. Malgré cela, je me laisse de plus en plus aller à la déprime (je n'ai même plus envie de sortir en Nature).

Dur de garder le moral quand on a l'impression que personne ne veut de vous. J'envois moult CV et lettres de motivations, je les corrige, je les reformule pour être sûre que le soucis ne viens pas de là. Je me bats avec Pôpole (Pôle Emploi dans le jargon familiale) pour avoir, si ce n'est quelques sous, une formation, je prends rendez-vous à la maison de l'emploi, au relais emploi, au service emploi... J'écoute l'émission "Emploi" de Radio ISA, je parcours les sites internet (Pôle emploi, Beeing emploi, Beemploi, Le Bon Coin), tiens en parlant du Bon Coin j'y ai même passé mon annonce (qui paraîtra d'ici peu et qui est un peu folklorique je dois le reconnaître), je suis sur Viadeo. Presque toutes les semaines je fais les agences d'intérim de mon département (Isère) et même de celui d'à côté (Savoie)... non rien, rien de lui là haut !

Mais bordel (à prononcer avec l'accent SVP) qu'ont les autres que je n'ai pas ? (Une bonne orthographe peut être). La motivation, la rage d'y arriver, l'envie, la détermination, la passion ... j'ai tout ça (je suis même prête àpartir à l'autre bout du pays ou du monde) mais il semblerait que ça ne soit pas suffisant. Zut, me voilà à me morfondre, je me suis connue meilleure. Non pas que je sois impatiente (enfin si un peu tout de même) mais j'ai l'impression de mettre trompée, que les études ce n'était peut être pas une bonne idée et que le meilleur aurait été de travailler tout de suite ou du moins d'essayer ... et pourtant ... pendant 3 ans je me suis éclatée, hébergée à Grenoble chez une de mes tantes (envers qui je ne serai jamais assez reconnaissante), j'ai pu comprendre les mécanismes de la société, casser mes préjugés (bon y encore du boulot) et appréhender le monde grâce à la sociologie et à l'anthropologie.

Alors non, au final je ne regrette pas ou alors bien peu mais cela reste dur.

Alors toi, oui toi là, toi qui cherche un élément motivé, ponctuel et qui en veut, sache que je suis là ! Prends donc quelques minutes à admirer mon superbe CV dans CE LIEN (n'ayont pas peur des mots !) ou ICI et à te dire : cette nana, c'est l'employée qu'il me faut !

PS: n'hésiter pas à me contacter au besoin via le blog !

mardi 27 janvier 2015

Le muséum de Grenoble 2.

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 Retour au muséum d'histoire naturelle de Grenoble. Pendant mes années d'étudiante je prenais souvent plaisir à m'y rendre pour y flâner en particulier lors de nouvelles expositions. Vous pouvez ICI, LA ou encore ICI retrouver 3 article datant de 2012 traitant plus ou moins du lieu (expo d'ouvrages naturalistes, jardin et taxidermie). Cette fois-ci ce n'est pas en solo mais en amoureux la visite se fait. Suivez le guide.

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 La petite serre tropicale du musée est accessible gratuitement presque toute l'année. Elle fait partie du jardin des plantes qui inclus une collection d'arbres et arbustes, un parcours des sens et un roseraie. De taille modeste, il a le mérite de proposer un espace agréable pour la détente et la promenade, et peut être une prolongation du parc Mistral au quel il fait fasse. Je reviendrai au jardin en fait d'article.

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 La serre se compose d'un circuit : une première salle abrite des plantes exotiques tel que des orchidées comme la vanille ou l'angreacum, des bananiers, les kalanchoes mais aussi de nombreuses plantes carnivores. Une deuxième pièce, bien moins humide accueille les plantes de milieu désertique comme les cactus, les euphorbes, les agaves et les aloes qui y font bon ménage.

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Enfin pièce maîtresse, une grande annexe présente des arbres et des lianes tropicales variées. Ficus, néflier du Japon, ravenala, fougères et monsteras entourent une petite marre où, entre les nymphéas, une multitude de combattants du Siam aux couleurs éclatantes nages. Originaires du Sud-Est de l'Asie, ces poissons territoriaux se livrent à de terribles combats qui peuvent être parfois mortels.

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 Le muséum d'histoire naturelle de Grenoble fût construit en1845 mais n'ouvrira ses portes quand 1855. Orienté sur les animaux de montagnes et en particulier des Alpes. On peut également retrouver une collection géologique mais aussi une collection entomologique et plus récemment, une collection de fossile qui toutes deux s'inscrivent dans la tradition des cabinets de curiosités.

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 Les insectes comptent parmi les animaux les plus nombreux sur Terre, on en recense 1 million d'espèces mais il en existerais plus de 30 à 70 millions ! Parmi celles-ci on peut citer la famille des coléoptères, Coleoptera. C'est dans celle-ci que figurent les plus gros insectes, comme le Goliathus goliatus ou le Dynastes hercules.

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 Apparus au dévonien inférieur, les insectes ont eu à la préhistoire leurs géants. Aidés par la composition de l'atmosphère (plus de 30% d'oxygène contre 20,95 % aujourd'hui), la Terre a connu des libellules de 70 cm d'envergure comme Meganeura monyi mais aussi du côté des arthropodes des titans comme des scorpions marins (Jaekelopterus henaniae) ou des milles pattes de 2 mètres de long.

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Disparus, communs ou rares, les grands prédateurs des Alpes sont à l'honneur. Le loup (Canis lupus) si décrié après avoir disparu de nos massifs et de retour. On le retrouve dans 8 des départements qui couvrent notre massif. En Isère on le retrouve sur les Hauts plateaux du Vercors, le massif de Belledone, les deux massifs Taillefer-Luitel et serait suspecté de passer de temps à autre en Chartreuse. Le lynx européen (Lynx lynx) est un animal très discret difficile à voir. Certains indices laissent penser que la Chartreuse et le Vercors en habriteraient une petite population. Quand au renard roux d'Europe (Vulpes vulpes crucigera) malheureusement concidéré comme nuisble (Rahhhh!), on le trouve partout dans les Alpes.

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 Et puis il y a l'ours brun (Ursus arctos). Voilà bientôt 100 ans que celui-ci a disparu des Alpes françaises. La chasse et l'urbanisation dans les vallées reculées de montagnes eurent raison de cette espèce considérée dangereuse pour le bétail et les hommes. On comptais 300 ours dans les Alpes en 1800.
En l'espace de 120 ans, il n'en resta plus un seul.

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 En France on compte environs 578 espèces d'oiseaux sédentaires ou de passage. 280 fréquenteraient de manière régulière notre territoire pour se nourrir, se reproduire et/ou nicher. Les oiseaux les plus communs sont le pigeon biset (Columba livia) et le pinçon des arbres (Fringilla coelebs).

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 Le cerf élaphe (Cervus elaphus) est le plus grand cervidé de France métropolitaine. Rare en Isère, il est possible d'en croiser, à proximité de la Savoie en Chartreuse où les effectifs ont connu une augmentation rapide. C'est dans le centre de la France, le bassin parisien et les Pyrénées qu'il est le plus commun.

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 Dans les vitrines, proies et prédateurs se se font face. Le lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) et la souris des greniers (Mus (Mus) musculus domesticus) sont les proies naturelles de la belette pygmée (Mustela nivalis) et de la martre des pins (Martes martes) mais aussi du renard.

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 Il existe plus de mille espèces de chauves-souris. En France on dénombre 34 espèces plus ou moins communes. La plus connue est la pipistrelle commune (Pipistrellus pipistrellus). Protégées, la plupart sont gravement menacées. Le rhinolophe de Mehely (Rhinolophus mehelyi) et le vespertillion des marais (Myotis dasycneme) sontmême en voie de disparition.

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  L'archéozoologie est l'art de faire parler les ossements des animaux. Cette discipline étudie les restent d'animaux présents sur des lieux de vie ou de passage des hommes de jadis. Elle permet de connaître et comprendre les débuts de l'élevage mais aussi de la chasse, les rites religieux et funéraires etc.

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Le quartz est un minéral commun dans les Alpes où il y a encore peu il était exploité dans des mines privées. Il existe une grande variété de quartz, certains roses, d'autres violets comme l'améthyste ou jaune comme la citrine. Ces deux dernières sont recherchées en lithothérapie et en joaillerie.

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 Les fougères sont de véritables fossiles vivants. Leur génome n'a jamais changé depuis leur apparition il y a 180 milions d'années. Parmi les espèces antiques on peut citer les Dactylotheca ou les Ptychocarpus.

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 La famille des Ichthyosauria (en grec : poissons lézards) regroupe de nombreux genre et sous-genres. A ne pas confondre avec les dinosaures avec les quels ils évoluaient, ils sont apparus et ont disparu avant ces derniers. De la forme de dauphins, certaines espèces de cet orde ont atteint des tailles respectables.  

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Le premier arbre est apparu il y a 350 à 400 milions d'années. Nommé Archaeopteris, il pouvait attendre 50 mètres de haut. De Gauche à droite et de haut en bas : Platanus wyomingensis (Platane), Populus cinnamomoides (peuplier), Sterculia coloradensis (Arbre parasol) et Lygondium kaulfussi (Fougère grimpante).

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Les ptérodactyles ne sont pas des dinosaures mais des reptiles volants. Appartenant à la famille des ptérosaures, ils ne sont pas  les ancêtres des oiseaux et n'ont laissé aucun descendant, du moins à notre époque moderne. Le ptérodactyle est le premier reptile préhistorique volant découvert de l'histoire, au 18 ème siècle en Allemagne.

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 De Gauche à droite et de haut en bas : Populus wilmattae (Peuplier), Platanus wyomingensis (Platane), Leguminosites lesquereuxiana (Légumineuse) et Zelkova nervosa (Zelkova). 

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 Du 26 avril 2014 au 8 mars 2015 au Muséum d'histoire naturelle de Grenoble il vous est possible d'aller voir la super expo "Au fil des araignés". Didactique, intérréssante, amusante et accessible à tous, cette exposition sur les araignées donne un tout autre regard sur ces animaux très souvent mal aimés et méconnus.

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Quelques mots de vocabulaire. L'aranéologie est l'étude des araignées sous toutes leurs coutures. L'arachnologie quand à elle est l'étude des arachnides : scorpions, araignées ou pseudoscorpions etc. Les scientifiques qui étudient les araignées sont des aranéologues, ceux qui s'intérréssent de manière plus globale aux arachnides des arachnologistes et ceux qui se passionnent pour les insectes des entomologistes.

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 Ludique, l'exposition permet de voire sous différents assez les araignées de notre quotidien mais aussi exotiques qui sous les loupes grossissantes prennent des allures de monstres. L'espace dédié aux sens et notamment au toucher peut parfois réserver quelques surprises.

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  Retour dans le parc. Le temps est morose, il pleut. De nombreux nichoirs installés dans les arbres et les structures abritent des oiseaux comme des merles et des chouettes mais aussi des chauves-souris et des écureuils. Ces derniers s'approchent facilement des promeneurs pour quémander un peu de nourriture.

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Pour finir je vous propose une présentation des quelques roses qu'abrite la roseraie du musée et qui l'été est resplendissante. De gauche à droite : Charles Aznavour, Lolita Limpicka, The Mc Cartney Rose, et Acapella.

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Il existe des milliers d'espèces de rosiers, le choix est vase quand il s'agit de faire son jardin. Toujours de gauche à droite : The Mc Cartney Rose à nouveau, Rendez-vous, Princesse de Monaco et Caprice de Meilland.

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De gauche à droite : Annecy perle du Lac, Prince Jardinier, Honoré de Balzac (espèce de rosier assez connue), Banco 86 et enfin, ci-dessous, Iceberg. Voilà un tour d'horizon de ce musée que j'aime beaucoup. L'entrée est de 2,50 € mais est gratuite le mercredi après-midi, les premiers dimanches de chaque mois, pour les chômeurs, les étudiants etc. Été comme hiver c'estun merveilleux lieu pour flâner et pour apprendre.

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mardi 26 mars 2013

Anniversaire du blog.

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Voilà, "Grimoires et carnets" le blog a aujourd'hui 1 ans.

Un an de champignons, d'insectes, de fougères, de fleurs, de truffes, de grenouilles, de chats, de plantes médicinales, de cèpes, de chevreuils et de bien d'autres choses encore.

Un an à partager ma passion, la nature, au fil des saisons, des nuages et du temps.

Un an à dessiner dans mes grimoires, à photographier ce qui m'entoure, à découper du papier, à manier les perles et à fabriquer avec mes petites mains.

Bref un an de partage sur ce site avec  84 nationalités différentes et plus de 20000 visiteurs.

Merci

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Pour cette année, morilles et morillons seront au programme et l'horizon ne se portera plus uniquement sur les Alpes. Il y aura moins de montagne certes mais sûrement de belles choses à voir comme sait nous l'offrir dame nature.

Il est aussi temps de finir les grimoires qui traînent, d'ajouter les photos manquantes et de commencer les nouveaux carnets fraîchement acquis.

Bref, une nouvelle année de projets et de découvertes.

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Et qui sait, peut être qu'un jour je pourrais rajouter le célèbre dahut à mon inventaire.

mercredi 13 mars 2013

Le long de l'Isère.

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Ah! déjà le froid et la neige sont de retour dans nos douces pré-Alpes. Cependant nous avons bénéficié de deux très beaux jours de soleil pour sortir un peu à la découverte de la ville et de sa nature naissante.

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Les crocus de printemps sont sortis, violets ou blancs, ils poussent spontanément le long de la voie rapide, à quelques pas du bitume. Bonheur des fleurs et des premiers bouquets.

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Les arbres perdent leurs chatons, qui sont les fleurs qui libères le pollen et le tussilage fleurit. De cette jolie fleur, on utilise les feuilles comme substitue au tabac pour réduire l'addiction au tabagisme.

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Et puis il y a l'Isère, calme mais par moment bouillonnante aux eaux sombres qui de temps à autre charrient troncs et souches délogés de leurs sous-bois par les averses des hauteurs. 

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Les mousses aussi fructifient, du moins relâchent leurs spores car à la manière des fougères, celles-ci ne produisent pas de fleures mais des sporanges, de petites poches qui libèrent les gamètes des végétaux.

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L'eau est paisible, l'image des arbres s'y reflètent et n'est que de temps à autre troublée par la nage innocente des canards colverts.

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Et dans le ciel, les élégantes branches des noisetiers laissent s'envoler le pollen au grès du vent, formant de gros nuages jaunes.

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Voilà une jolie ballade où les herbes ne demande qu'à garnir la maison. Les boutons de jonquilles, ramenés de la campagne puis mis en eaux ont fleurit et donnent à voir de jolies fleurs jaunes.

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Et les crocus, contrairement à ce que je pouvais penser, tiennent bons et ont eux aussi rejoins la table du salon. Ils sont à l'abris du froid et des premiers flocons Grenoblois, qui je l'espère, ne tiendront pas.


mercredi 20 février 2013

Petite montée à la Bastille.

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Aujourd'hui levé matinal, quand le soleil n'a pas encore  vraiment pointé le bout de son nez. Direction la Bastille, ancien fort d'arme qui surplombe la cité grenobloise. Mais avant d'atteindre le sommet, passage par le centre ville et son parc où les hauts platanes tutoyent le ciel et couvrent les jeux d'enfants.

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Passons par le pont des quais, où à cette heure on peut encore observer sur les bords de la rivière Isère les mouettes rieuses et les cormorans venus faire bonne pêche. Mais dans les jardins de la ville, c'est un tout autre oiseau que l'on peut admirer, serez-vous trouver sur la deuxième photo la queue rouge qui s'y cache?

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Le meilleur itinéraire pour profiter de la vue et de la tranquillité est déprendre celui qui passe par le musée Dauphinois, on s'assure ainsi une vue panoramique parfaite et un regard unique sur la ville qui s'éveille doucement. Bien que les sirènes et des moteurs de la cité hurlent déjà, c'est avant tout le chant des oiseaux qui prime.

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Les arbres ont perdu leurs feuilles mais la foret reste verdoyante grâce au gui qui a littéralement envahit les bois. Le gui blanc dont il s'agît ici envahi surtout les feuillus dont il suce la sève pour se nourrir, n'ayant pas de racines.

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Il pousse en touffe et donne des fruits blancs, ronds et toxiques après avoir vu ses petites fleurs vertes être fécondées. Il se dissémine par les fientes des oiseaux qui aiment picorer ses baies. On en trouve plusieurs espèces de par le monde. Fort prisé par les druides puis au moyen âge, il est de tradition de s'embrasser sous celui-ci à Noël ou à la nouvelle année.

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Le chemin emprunté est une succession de montées et de virages, le tout entouré de bois clairsemés où pin, ormes, hêtres et noisetiers s'épanouissent, ce qui attire une grand multitude d'oiseaux qui habitués aux promeneurs osent se montrer: merles criards, pics verts concentrés, mésanges bavardes, il y en a pour tout les gouts.

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Et puis il y a les remparts, aux quels il faut être attentifs pour y voir percer la vie. De nombreuses compositions se formes entre les vieilles pierres pour le plus grand plaisir des yeux.

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La mousse s'en donne à coeur joie, certaines fructifient et d'autres se voient à leur tour coloniser par divers végétaux comme des graminées, des herbes hautes et mêmes des arbrisseaux qui avec le manque de place ne feront pas long feu.

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Les algues et le lichens suivent la même voie. C'est organismes étranges, mi-végétaux, mi-animaux pour certains, profitent des pierre pour être bien exposé au soleil, récupérer la chaleur et de l'humidité qu'elles emmagasinent et s'abriter de toute concurrence pour ce qui est de puiser des ressources.

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Le lierre n'est pas en reste, on trouve sur les hauteurs de la bastille les deux espèces majeurs qu'il y a en France dont le lierre grimpant, mais c'est le lierre dit "sauvage" qui prime même s'il n'hésite pas à envahir les arbres lui aussi.

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Longtemps considéré comme parasite des arbres, le lierre se relève être salvateur pour ceux-ci, en abritant tout une faune qui permet la création d'un biotope propice à la dissémination des graines par les oiseaux, oiseaux dont la nourriture vit en partie dans et grâce au lierre.

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C'est une forme de cycle. Ainsi le pigeon ramier permet au merisier de se perpétuer, la grive draine de même avec le gui, et le merles agira pour le lierre lui même en ressemant ces graines par ses fientes.

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Ami du peintre et du jardinier, il offre une gamme de couleurs très variée avec ses feuilles qui passent facilement du verre sombre au rouge puis à l'orangé.

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Les hellébores fétides (à cause de leur odeur) commencent à fleurir, les pétales verts commencent à se cerner de rouge pourpre et les nombreuses étamines sortent en force.

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C'est un plaisir de voir ce vert chatoyant sur le fond gris des broussailles et la neige environnante, le printemps approche à grand pas et il n'est pas de trop d'avoir un peu de fleurs en ce temps d'hiver.

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Voilà un bel arbre sur le point de fleurir, le boule de neige qui regroupe plusieurs sous-genres. Ces arbustes formes de grosses boules d'inflorescences généralement blanches qui attirent les papillons et les abeilles. Leur parfum est enivrant.

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Voilà que l'ascension commence, direction la succession des marches et des longs escaliers, mais pour les moins sportifs, il reste bien sûr le téléphérique via "les bulles".

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Le temps de tourner la tête et petite vue sur la ville à travers les branches des grandes chênes et des ormes.

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Grenoble et son agglomération s'éveille, la brume se lèveet aujourd'hui, avec le froid et l'humidité, la ville sera pour un moment, soulagée du lourd nuage de pollution qui d'habitude la recouvre complètement.

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Cela vient de la situation géographique de la ville. En effet celle-ci est située dans le creux d'une vallée entouré de massifs pré-alpins et de collines, ce qui empêches aux divers pollutions de se laisser emporter par le vent. A la longue un nuage se forme, en particulier l'été, ce qui accroît la chaleur dans cette cuvette naturelle et les cas d'asmes. Heureusement l'eau du rob, elle, y est une des plus pures du pays.

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Alors rien de vaut un peu de hauteur pour faire le plein en air pur. La promenade continue à travers les enfilades du fort, avec ces voûtes et ces balconnets de pierres qui offrent eux aussi une vue magnifique sur le paysage alentours.

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Et déjà le timide soleil pointe le bout de son nez. Mais ce n'est pas pour autant qu'il fait chaud, au compteur, - 2°C. Rien de mieux que l'ascenssion pour se réchauffer un petit peu.

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Tels des gargouilles, les corbeaux freux surveillent la ville de haut, de temps à autres un de leurs paires ramène de la ville quelques victuailles qu'ils mangent tranquilles au sommet des remparts.

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C'est aussi dans cette balade que l'on apprécier le décor et l'ambiance qui se dégage du lieux. A gauche un chêne mutli-centenaire, à droite une porte tout aussi âgée, taillée dans le même bois. On se croirait revenu au temps des canons et des fleurets.

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Ambiance de chateau fort, on pourrait se croire dans l'un des dédales de Barbe Bleu qui mène tout droit à son terrible donjon où périssent ses amantes,ou encore, à la prison de Davy Jones.

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Preuve du froid, ces flaques d'eau entièrement gelées qui avec la lumière du matin donnent des reflets irisés à la glace.

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Et quoi de plus jouissif que de briser ces élégantes formations de gel? A pieds joints dans la gadoue glacée, c'est un vrai bonheur.

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Bon il ne faut pas avoir peur d'avoir froid aux orteils après cela ni de passer par une bonne séance de nettoyage et encore moins d'avoir les chaussettes complètement trempées.

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Malgrè les chutes de neige actuelles (+ 20 cm dans certains coins d'Isère), la nature semble bien décidée à ne pas attendre l'arrivée du printemps pour commencer à s'épanouire.

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Mais ne n'y trompons pas, la neige et les arbres gris sont là pour nous le rappeler, nous sommes toujours en hiver, il faut se faire au froid, aux bases températures et au gel.

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Et voilà une petite vue de Grenoble sous un soleil bien matinal avec en premier plan l'Isère qui coule paisiblement.

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Et dans le fond, les massifs montagneux qui encerclent la ville. Eux ne sont pas près de voir le printemps arrivé, même s'ils n'ont plus depuis longtemps de neiges éternelles.

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Les arbres sont encore présents mais commencent à laisser place aux buissons et aux arbustes denses. Les corbeaux freux profitent des arbres morts comme de perchoirs, les moineaux communs, les pinsons des arbres et les mésanges eux des cachettes du taillis.

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Les fougères et le genet prennent peu à peu possession du terrain sec qui se compose d'humus pauvre posé à même la roche et retenu par les racines des arbrisseaux.

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Nous voilà aux abords de la Bastille, c'est là qu'une troupe d'oiseaux, pas peureux pour un sous, prend plaisir à chercher sa nourriture parmi les restes de repas oubliés par les touristes, ce sont des accenteurs alpins, cousins du petit accenteur mouchet qui se promène dans le jardin.

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Ce joli oiseau est coloré de roux, de gris, de blanc et de noir est de la famille des prunellidés, du genre prunella et de l'espèce collaris. De la taille de l'alouette, son gazouillis rappel parfois celle des champs. On le trouve entre 1800 et 4000 mètres d'alltitude mais redescend en hiver en plus basse altitude vers les champs et les habitations humaines.

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Plus la neige est épaisse, plus ces oiseaux descendent. C'est pour cela qu'ils sont un bon indicateur du temps et surtout de l'hiver et de la fin de celui-ci avant qu'il n'arrive. Le fait qu'il vive habituellement dans des zones où l'homme est rare le rend particulièrement peu farouche.

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Symbole de Grenoble, "les bulles". Ce téléphérique atypique monte les promeneurs et les touristes et leurs compagnons à quatre pâtes pour admirer la ville et les montagnes alentours.

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L'observatoir du sommet, en plus de proposer un terrain d'accrobranche pour les enfants, permet d'identifier et de nommer les montagnes, les lacs, les agglomérations, les rivières et les cours d'eaux. Ici l'agglomération de Fontaine.

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Et bien que le sommet soit enitèrement enneigé, par-ci et par-là la végétation perce et offre de belles rosettes de verdure à travers le blanc manteau.

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Un dernier regards sur les hauteurs, les bulles en maintenances (trouverez-vous les deux techniciens de la photos?) et les accenteurs alpins puis retour dans la ville.

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Et pour cela, direction les grands escaliers pour une petite descente vers le parc des Dauphins. Et pour ceux qui craignent le vide, reste le bon vieux chemin de terre employé à l'aller.

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Adoscées à la roche, les marches permettent d'observer une végétation mais aussi une vue à la quelle on a habituellement difficilement accès.

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Et c'est là, depuis un petit balcon de pierre, on peut prendre en compte la dimension de la vallée grenobloise, de l'encaissement de la ville mais de surout, comment le glacier sub-alpin a creusé cette étendue, ne laissant derrière lui la roche nue, une terre fertile et une grande rivière, l'Isère. 

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On ne se lasse pas de ce paysage endormit, de ces arbres froids ou de ces églantiers qui prient par le froids, ont prit quelques teintes de gris et de noir.

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Surprise, (à gauche) des petites fleurs blanches, de quelques millimètres, ont envahi la mousse et dans les anciennes caches des murs, les fougères et les géraniums petits robert.

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L'ail sauvage pousse par grandes touffes aux bords des escaliers. Les longues feuilles et tiges taillées comme de la ciboulette sont délicieuses dans une salade fraîche ou du fromage blanc. Attention cependant à son fort goût qui peut en surprendre plus d'un.

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Le dépaysement est totalement, même si la clameur de la ville n'est pas loin. On se croirait dans un coin perdu d'Ardèche, là où les chemins de promenade frôlent les falaises.

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Et comme toujours, le paysage grenoblois s'offrent à nous. 

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Et une fois de plus, le chemin prend des airs glacés, les flaques se font glaces pour ma plus grande joie de mon âme d'enfant.

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D'ici quelques jours, peut être moi, la neige et le froid de l'hiver auront vite fait de gommer la casse et de rendre à nouveau lisse est glissante les étendues humides du chemin.

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Les murailels s'éffacent et laissent places aux flancs rocheux où toute une population de mousses, de fougères et de plantes grasses s'en donne à coeur joie.

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Anecdote amusante, le fort a été construit pour mettre au duché du Dauphiné pour se protéger d'une éventuelle attaque ou riposte de celui de Savoie, mais quelques années seulement après la fin des travaux, les deux duchés seront réunis sous le drapeau français. le fort perdra son utilité et n'aura servit qu'à exercer une mission de surveillance.

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Aujourd'hui encore on peut voir et parcourir les tours, les longs couloirs et les remparts qui ont mis des années et des années à être bâtis.

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Ils sont nombreux les escargots des taillis et surtout fort beaux. Ici à gauche deux coquilles élances de beaux clausilies délavées par la pluie et à droite des élégantes striées.

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Alors de gauche à droite: l'escargot des haies, le petit gris, l'escargot de bourgogne et l'élégante striée.

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Semblables à des coquillages, les élégantes striées sont de petits escargots que l'on ne trouve pas partout en France. C'est dans le Sud-Est, la nord, en Corse et dans la région parisienne qu'on les trouve. Ils vivent un peu partout, aussi bien dans les bois clairs que les haies de jardins.

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C'est aussi dans ce coin de forêt apprécié des grenoblois que l'on peut voir des buis multi-centenaires eux aussi, à l'écorce drue et travaillée par les éléments naturels.

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Et là où la neige c'est retiré, la laitue sauvage fait son entrée en grande pompe. Très savoureuse, il faut éviter de la ramasser par ici, l'endroit étant fréquenté car un bord de sentier, on ne peut savoir ce qui s'y est frotté.

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Par contreen d'autres endroits, le blanc manteau perdure. De temps à autre quelques éléments viennent 'y déposer comme ces feuilles de de buis ou cette baie de fragon qui lui aussi pullule en ces lieux.

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Et la descente continue, on quitte les marches raides pour rejoindre un chemin de terre bordé de buis et tortueux.

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Contraste entre cette arbre mort qui sert de maison à une famille de pic verts pendant la belle saison et les immeubles, froides demeures humaines mais au combien essentielles.

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Les tramètes sont de sortie, et comme toujours elles ne semblent pas avoir subit les méfaits de l'hiver rigoureux.

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Accrochées à une souche de pin, elles se sont installées en une colonie chatoyante.

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Les arums sauvages déploies leurs feuilles et les pins de poulets, très appréciées des oiseaux de bassecourt, donneront bientôt leurs belles fleurs.

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Autres plantes comestibles en ces temps, la cresonnette à gauche qui est en réalité la cardamine des bois, à la saveur subtile, et l'alliaire officinal à droite qui à un goût d'ail sans en avoir la forte odeur.

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Et de temps à autre, une petite mésange charbonnière vient chantonner au dessus de ma tête pour ponctuer le parcours.

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Les pins portent encore leur vertes épines et leur pommes, et parfois un étrange champignon de bois vient se fondre en lui.

 

Le jardin des Dauphins:

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La descente se termine par l'arrivée au parc des Dauphins. Monté en terrasses, en escaliers et passerelles, ce petit jardin public est très peu mais est mal réputé, en raison de la "faune" qui le fréquente le soir.

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Toute une végétation luxuriante commence à y fleurir, offrants des fleurs blanches et vertes de de jolies baies rouges.

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Quelques jolis buis biens taillés viennent donner un cadre "à la française" et de grands bancs assurent un repos bien mérité au promeneur.

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Plats de bandes, petits îlots verts et barrières de fer forgés contribues à l'atmosphère tranquille et idyllique du lieux, le tout renforcé par l'aspect atypique et naturel de l'endroit.

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Et pour admirer la vue en tranquillité en famille, rien de mieux que se retrouver en cage. Ca fait rire les oiseaux ....

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Ah les fleurs de jardin, elles sont bien rares en ce moment, mais ici c'est la rose d'e Noël, qui est plus proche des hellébores que des rosier. Cette très belle plante très toxique a longtemps été utilisée comme médicament et remède populaire.

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Un dernier regard sur le fort puis la ballade continue dans le beau jardin, suspendu à flanc de falaise.

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Il y aussi de quoi largement contenter les enfants mais aussi les grands: toile d'arigner, escaliers en colimaçon, mare, chevaux à bascule et cabanes, voilà une vraie coure de récréation à ciel ouvert.

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En tout cas il y en a un qui doit être très malheureux de son oublie.

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Ho surprise, dans le jardin, je retrouve mes belles hellébores fétides à l'odeur si dérangeante. Celles-ci sont bien plus fleurit que celles du sommet et leur bordure rouge sang est bien visible.

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Dans le jardin, des espèces d'hellébores cultivées sont aussi présentes. Cela ne possède pas de bordure rouge mais de grosses pétales bien vertes. Les feuilles elles sont des plus piquantes.

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Autre forme, des hellébores à petites feuilles et aux fleurs en grappes qui elles ne fleurissent pas encore.

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Et puis bien sûr il y a la rocaille emprunte de fougères, avec de belles clochettes violettes qui colorent le jardin gris sous un soleil bien couvert.

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Et puis retour dans la ville, le long de l'Isère où les mouettes, les pigeons, les écureuils et les cormorans cherchent quelques rayons de soleil avant de prendre leurs quartiers pour la journée.

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Bref une très belle journée, grise et froide mais emprunte de découverte et surtout de nature.

mardi 16 octobre 2012

Sortie en forêt 13.

A quelques lieux de Grenoble, la forêt. S'échapper pendant 3h du monde civilisé est à porté de main.

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Nous voilà donc dans les bois des Vaillants. Le départ de cette balade ce trouve dans le parc de Seyssinet, à 500 mètre de la rame de tram C (station Hôtel de ville).

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Les premiers pas se font dans un fort dénivelé, sur un chemin peu étroit où on peu facilement croiser des vttistes. Prudence.

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C'est une partie du parcours très belle, la végéation est à semi-sauvage et rocailleuse.

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Le fragon, appelé petit houx, est un arbuste qui atteint au maximum 80 cm qui est rare dans l'est de la France. Pourtant il est très abondant à Grenoble. Les rameaux munis de baies rouges se conservent longtemps dans un vase. C'es une plantes médicinale qui soigne les inflammations, les varices et le rétrécissement des vaisseaux sanguins. Les jeunes pousses sont comestibles.

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Il y a beaucoup de plantes à observer comme cette espèce de lamiaceae violette à gauche ou cette laitue sauvage et comestible à droite.

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Le troène commun est un arbuste médicinale qui servait autrefois à la vannerie. On le trouve à l'éat naturel mais aussi dans nos jardin où il fait de belles haies. Ses baies servent à la fabriquer une encre violette et une teinture jaune. Attention, toutes les parties fraîches sont toxiques.

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Le polypode commun est une fougère qui se plaît beaucoup dans les bois clairs, sur les rochers, entre les bois pourrissants.

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Ici ces trois conditions sont réunies, ce qui explique la présence des immenses colonies de cette fougère un peu partout.

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La capillaire est une fougère qui pousse en touffe. Elle aime se trouver entre les rochers, dans les talus ou les murets. Elle peut vivre très longtemps.

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Voilà un joli scarabée funèbre. Son nom vient du fait qu'il est entièrement noir, vit dans les lieux sombre et insalubre, qu'il est vecteur de moisissures et possède un liquide toxique qu'il a la capacité de projeter. Celui peut être dangereux si il est ingéré par un animal. Autrefois, on racontait que cracher sur un scarabée le faisait donner une goutte de sang avant de mourir.

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Les sédums, autres plantes échappées des jardins ont fini de fleurir. C'est une famille de plante grasse qui regroupe plus de 400 variétés.

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Une autre variété de sédum aux feuilles blanches.

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Après quelques efforts, on arrive au dessus de la ville, avec un beau panorama.

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Mais il faut encore emprunter le chemin escarpée pour avoir une vue complète.

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On entend la clameur de la ville. Une belle vue, qui montre bien comment Grenoble est enclavé dans la vallée.

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Bien que a ville soit présente, l'endroit reste sauvage, où les lézards communs et les oiseaux s'en donnent à coeur-joie.

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D'autres variétés d'arbrisseaux que je croise pour la première fois sont visibles.

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Le fusain d'Europe, bonnet d'Evêque pour les intimes, est un arbustreaux feuilles vertes qui virent au rouge pourpre à la fin de l'automne. Ses fruits sont des capsules à 4 lobres d'un beau rose indien qui s'ouvre pour laisser apapraître 2 à 4 baies oranges dorées qui sont toxiques et font le bonheur des oiseaux. C'est cette arbre qui une fois carbonisé donne du fusain. Il est aussi recherché pour la marqueterie.

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Mes premiers champignons, de petits polypores blancs.

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Un oiseau est passé à la casserole, est au vu des plumes, certainement un vieu corbeau.

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Quelques champignons sympathiques, comme ce qui semble être à droite un russule rose, qui est un pière comestible.

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Le chemin devient un peu plus calme, ouf pour les jambes.

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Quelques mycènes inconnus.

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Ceux-ci ne tarderons pas à être identifier.

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Direction la Tour sansVenin.

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Les hygrophobes perroquets sont des champignons étonnants.

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Ils peuvent être teintés de vert, de jaune, de rouge d'où leur nom de perroquet car ils rappellent le plumage de ces oiseaux.

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 La fleur de tan cendrée n'est pas bien ragoûtante. Ne vous fiez pas à son nom, c'est bien un champignon. Il se développe sous forme d'une mousse blanche sur les herbes et le bois mort. Il n'est pas comestible.

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Les lianes donnent de beaux fruits rouges.

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Il y a bien des fleurs dans le bois, comme ce mélampyre des bois à gauche ou ces fleurs jaunes à droite.

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Une jeune liane.

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Pas facile d'identifier les plantes sans leurs fleurs, je peux seulement les rapprocher de leur famille comme avec cette palnte de la famille des euphorbes à droite.

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Le nèflier sauvage est un fruit oublier, parfois nommé cul de singe.

"D'abord en extraire la pulpe, travail difficile. Je les fais cuire avec un peu d'eau, puis les écrase, les presse et filtre pour en recueillir la chair et éliminer les pépins, qui ne doivent pas être consommés."--> pour en savoir plus c'est ici.

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Quelques jolis fruits rouges.

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L'inocybe fastigié est un champignon fort toxique.

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Un vieux russule, rougé jusqu'à la moelle ou du moins jusqu'au lamelles, ce qui empêche toute identification.

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Une colonie de petits champignons jaunes, plus proche certainement des tremellas que des polypores.

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A gauche de nouveaux inconnus, à droite une vesse de loup perlée qui est un piètre comestible apprécié des limaces.

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Quelques euphorbes.

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Et on continu sur un chamin forestier bien plus large mais un peu boueux.

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Deux petits entolomes livides, qui sont vénéneux.

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Quelques jolis escargots mangés pat les oiseaux.

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Ceux-ci sont particulièrement travaillés.

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Un drôle de champignon en forme de fleur. Un beau bouquet en vu.

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La promenade mène dans une petite clairière. Quelques plantes médicinales s'y trouve comme la carotte sauvage à gauche ou l'aigremoine à droite.

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Une plume échouée.

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Certaines fleurs sont passées, à gauche de la bardane, à droite des chardons.

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Un ombrilifère inconnu au bataillon.

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Un petit coin bien sympathique.

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Autres plantes médicinales, le lamier blanche à gauche (que l'on retrouve ici) et le millepertuis, à droite.

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A droite de l'ambroisie, qui trop envahissante peut par son pollen provoquer des crises d'asme. A droite les traces d'un feu, l'endroit doit être bien fréquenté les soirs d'été.

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Le long des chemins, quelques chênes tortueux poussent.

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Pause face au paysage, sous les arbres.

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Drôle de champignon semblable au recherché mousseron de Saint Georges qui pousse au printemps. Ici il s'agit du tricholome colombette, un bon comestible. Il ne faut pas le confondre avec le tricholome blanc, un non comestible.

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Il ne faut pas le confondre avec le tricholome blanc, un non comestible.

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Étranges champignons que ceux ci, mesurant une douzaine de centimètres.

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Il ressemble à une vachote mais le chapeau est enroulé sur les bord, il ne dégage pas de lait, son pied et ses lamelles ne sont pas fusionnés et ces dernières sont blanches.

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Et que dire de ceux ci, immenses et cachés danse le lierre?

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Une vraie invasion mais impossible de leur donner un nom, du moins pour le moment.

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Leur pied et leur lamelles serrées sont liées, le chapeau est légèrement creusé et claire.

Ce n'est plus un secret, voilà le clitocybe maxima ou clitocybe très grand. C'est un comestible médiocre. Merci à l'équipe du club des cèpes, ils m'ont été d'une aide précieuse. Vous pouvez les retrouver ici: http://leclubdescepes.xooit.fr/portal.php

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Je ne suis pas la seule à avoir empruntée le chemin, les oiseaux ainsi que maître renard ont fait de même.

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Nouvelle ouverture sur le paysage, nouvelle clameur de la ville.

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Une bulbe reptans, une jolie plantes aux petites fleurs bleues de la même famille que la menthe, la sauge et les lamiers.

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Grenoble est une ville ce situant dans une cuvette, entourée des pré-Alpes et traversée par la rivière Isère.

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Au bord de la falaise, aperçu de la commune de Fontaine, commune annexe de Grenoble.

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Vue globale sur la ville.

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Bien que le secteur soit très escarpé, il y a une sécurité qui empêche les glissades.

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Je l'ai d'abords prit pour un cèpes et puis non surprise, voilà un sympathique champignon.

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Je ne l'ai pas encore identifier, on dirait une sorte de tricholome ou de cortinaire.

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Quelques petits mycènes inconnus cachés dans les feuilles.

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De même, avec à droite un russule bien rongé.

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Le mycène à pied ferme n'est pas jugé comme comestible en raison de sa petite taille.

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Drôles de champignons, tout gluants, chacun à un stade différent de la pousse.

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Deux petits bolets passés et complètement délavés par le temps ce qui empêche de les reconnaître.

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Plantes du sous bois, surement de la famille des crêtes de coq.

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L'armillaire à pied clavé quand il est jeune comme ici peu se confondre avec l'armillaire bulbeuse. C'est un mauvais comestible car son goût est désagréable. A rejeter.

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D'autres petits champignons inconnus, du moins pour le moment.

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Du lichen blanc, chose que je n'avaisjamais vu.

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Quelquesfleurs du sous bois que l'on trouve dans leschamps comme la vergerette à gauche ou cette grande plante qui fait des chatons e qui au début de l'été fait de grosses grappes de fleurs violettes.

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La forêt se couvre de couleur avec à droite cet arbre à papillon ou ces feuilles de chêne roussies à droite.

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Ce n'est pas un fruit mais une galle du chêne, à l'intérieur une larve de guêpe solitaire qui ne va pas tarder à en sortir.

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Le plutée brun d'ombre est un champignon qu'il est rare de croiser et qui pousse en solitaire. Il n'est pas comestible.

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Deux autres champignons qu'il reste à identifer... que de travail.

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A quelques mètres du chemin, une cabane dans le sous bois, sous un énorme tronc d'arbre.

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Sur un talus,poussent des petits champignons blancs par dizaines.

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On dirait des clitocybes blancs mais leur chapeau est trop immaculé pour qu'il en soient.

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C'est de là qu'à j'ailli un faisan, qui a eu la bonne idée de s'envoler sur moi... je comprend mieux le concept de "tête de piaf".

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A gauche la sauge glutineuse, aux blellesfleurs jaunes et pourpres. A droite le sceau de salomon qui en ce moment donne des fruits.

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Dans la suite de la promenade, un source qui s'urgie au coeur de la forêt.

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Et pour passer au dessus de l'eau, des ponts improvisés.

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Dans les racines des arbres, quelques champignons profitent de la mousse humide.

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Toute chose a une fin, enfn là pas encore, mais je commence ma redescente vers la ville.

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L'entolome livide, un champignon mortel, s'est établit en groupe.

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Quand à ceux-ci, énormes et aux couleurs chatoyantes, mystère.

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Deux inconnus se rajoute à la liste des identifications à effectuer.

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Une guirlande de baies rouges égayent le sous-bois. 

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Depuis le haut du chemin, une dernière vu sur la ville de Fontaine, avec en prime un aperçu de l'immence jardin commun de la commune où une cinquantaine de parcelles sont cultivées.

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Le russule sans lait porte ce nom car il ressemble à bon nombre de lactaires. C'est un comestible médiocre.

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Le russule émétique est un champignon toxique, quoi qu'en mauvaise forme ici.

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Pour finir, passage obligé entre ces deux roches énormes.

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On se croirait dans un décor de film.

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Passage devant l'éco-jardin de Fontaine, un jardin bio immense géré par plusieurs familles: http://www.ecojardins-fontainois.fr/

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Pause dans le parc de la Poya, à 400 mètres du dernier arrêt de tram. Bien qu'il soit pas bien grand et visiblement peu visité, il n'en est pas moins superbe.

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La jeune renouée du japon envahie la petite île (à gauche) qui est accessible par ce pont, où les racines des vieux arbres serpentes et donne un aspect mystique à l'endroit.

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Un canal travers le parc. Plus loin, un bassin défraîchi et presque vide accueil roseaux et joncs.

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On croirait que le temps c'est arrêté, des escaliers et des ponts surgissent de sous les arbres, et dans les bassins,des petits poissons nagent entre les îlots de vase.

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Grenouille et verrons se font discrets.

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Pas de nom pour cette troupe de champignons des villes, je pense les avoir vu sur les étales des marchants mais quand on ne sais pas, on ne touche pas.

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Pour celui-ci pas de nom aussi, et de plus il est très intrigant, il ressemble à une amanite mais n'a pas d'anneau ni de "bulbe".

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Unexemplaire de ces dôles de champignons marrons.

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 Ils forment d'immenses rond de sorcière dans le jardin de ville, mais pas une page internet ne peut m'indiquer qui ils sont. Le mystère sera retrouvé quand j'aurais mis la main sur mes livres de mycologie.

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En tout cas ils sont fort esthétiques.

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Le pied est comme on dirait, velu.

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Mon premier bolet à pied rouge sur Grenoble... entièrement mangé et pourrit comme les deux autres sur les quels j'ai mis la main.

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Voici de jeunes hypholomes couleur de brique, qui deviendront bien rouge à maturité.

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Le lactaireroux est un champignon si poivré et si amer qu'il n'est pas consomable.

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Un inconnu au chapeau doré! Impressionnant. 

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Et ceux-ci sont remarquable, pourpre autour et au centre, beige-orangé à l'intérieur.

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Deux petites vachotes, en cette période c'est rare.

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Ceux-ci sont très design, on croirait des champignons japonais.

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 Eux aussi sont des inconnus.

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Ceux là non plus n'ont pas été identifier. Ils sont imposants et forment d'impressionants ronds de sorcière également.

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Le bolet rouge est facilement identifiable à son pied et sa mousse rouge. Sa chair bleuie une fois tranchée. C'est un excellent comestible.

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Celui-là a été ravagé par les limaces.

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Le collybie à chapeau rayé est un champignon non comestible qui à la particularité d'avoir des filament de mycélium mesurant jusqu'à 1 mètre.

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Celui-ci n'est pas mal, avec ça drôle de teinte bleue-verte, son pied beige et ses lamelles marrons.

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En parlant de marrons, en voilà un tout beau tout chaud. La plupart des champignons rencontrés dans le parc poussent sous ceux-ci.

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Le temps d'un instant, prendre la taille d'un lilliputien permet de renouer avec son âme d'enfant.

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L'helvelle crépue est un champignon étrange. Il est un comestible médiocre qui est toxique cru.

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Coupé, son pied fait penser à l'intérieur d'un os ou à du cartilage.

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Celui là aussi je ne le connais pas encore. Il donne l'impression que son chapeau est duveteux. En tout cas il plaît énormément aux limaces.

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Voilà une belel promenade, pas très fructueuse je l'avoue, mais pleine de découvertes et de surprise.

jeudi 11 octobre 2012

Pholiote du peuplier, l'invitée de ville.

Il y a quelques temps j'ai découvert au coeur de la ville et de la cité étudiante de très beaux polypores soufrés (ici et ici).

Rebellote cette fois ci avec des délicieuses pholiotes du peuplier.

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Je ne me suis pas vraiment aventurée à rammaser ce champignon réputé pour très bon, parce que je le connais mal, et puis parce qu'il se trouve au bord de la route, là où voitures, bus et autres trams ont l'habitude de passé, et comme les champignosn ont la réputation de facilement retenir les métaux lourds, je me suis contentée de les photographier.

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Cependant dans la nature il est conseillé de les ramasser, sauf bien sûre, si on ne maîtrise pas son identification car ce sont de très bons commestibles fort prisés. Ce sont aussi les premiers champignons que l'homme a mit en culture. La pholiote du peuplier aime le bois mort, en particulier les souches de peuplier, de saule, de sureau et d'ormes.

 

mercredi 26 septembre 2012

Ouvrages, squelettes et auteurs naturalistes des Alpes.

Le muséum d'histoire naturelle de Grenoble prose en ce moment une grande exposition sur les naturalistes des Alpes. Au programme, des ouvrages du 18ème et du 19éme siècles.

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Leclerc Buffon, doctorant en sciences naturelles, ne semblait pas effrayé par l'écriture. Il livre une encyclopédie gigantesque sur les faune et la flore alpine.

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 En haut à gauche: "Ornithologie abrégée de la France, contenant les figures et la nomenclature en un grand nombre de langues de 134 espèces d'oiseaux gravées en taille-douce." de Bouteille.

En haut à droite: "BOUTEILLE Hippolyte (180491881). Ornithologie du Dauphiné, ou description des oiseaux observés  dans les départements de l'Isère, de la Drôme, des Hautes-Alpes et les contrées voisines." "Grenoble, Hip. Bouteille et les principaux libraires de la ville, 1843." "72 lithographies" "Hippolyte BOUTEILLES, Conservateur du Muséum de 1847 à 1881."

En bas à droite: ouvrage de Bouteille dont certains textes sont cités ci-dessous.

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A gauche :"Hibou Grand-duc, Strix Bubo.

Ce hibous, le plus grand des rapaces nocturnes, est sédentaire en Dauphiné. Le cri du grand-duc est très fort; il épouvante les animaux de son voisinage, parce qu'il est presque toujours l'avant-coureur du carnage et de la destruction. Sa voracité est excessive; on le voit souvent avaler, après de grands efforts, des morceaux énormes, une tête de chat, par exemple."

D'après texte original.

" Hibou Moyen-Duc, Strix Otus.

 

Cet oiseau paraît aussi répandu que la chouette effraie; il habite toutes nos forêts et niche dans les nids abandonnés d'écureuils ou de corneilles. Son cri se compose de syllabes hou-hou, qu'il pousse d'un ton grave et plaintif."

D'après texte original.

 

"Hibou Scops, Strix Scops.

Le scops est un petit hibou qui nous arrive au printemps et nous quitte en automne; il vient nicher dans les fentes de rocher et dans les creux d'arbres, même sur les marronniers du Jardin-de-Ville, où chacun a pu entendre, pendant l'été, son cri plaintif et monotone. Cet oiseau, très-commun aux environs de Grenoble, ne se trouve qu'accidentellement au nord et à l'ouest de la France; il est aussi très-rare en Suisse, quoiqu'il puisse trouver dans ce pays les mêmes conditions d'existence que dans le nôtre."

D'après le texteoriginal.

 

A droite: "Fischer Paul (1835-1893). Spécies général et iconographie des coquilles vivantes comprenant la collection du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, la collection Lamarck, celle du prince Masséna et les découvertes récentes des voyageurs. Genre Turbo." "Paris, Rousseau libraire J.B. Baillière, 1873." "Don Etienne CHAPER (1887) 903 planches peintes à la main."

Cet auteur est rattaché à Kiener Louis Charles (1799-1881).

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"Reeve Lovell (1814-1865). Conchologia systematica, or complete system of conchology." "Deux volumes, London, Longmans, Green and co., (1841-1842). "300 planches peintes à la main".

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"Desmarest Anselme Gaëtan (1784-1838) Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la nature. Mammalogie." "Paris, Chez Mme veuve Agasse, 1820, 120 planches gravées."

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" Lucas Hippolyte (1814-1899) et Noël Alexis Nicolas (1792-1871). Histoire naturelle des lépidoptères d'Europe. Ouvrage orné de près de 400 figures peintes d'après nature, et gravéessur acier." "Paris, Pauguet, 1834."

 

"Piéride Callidice, pieris callidice. GOD. Papilio Callidice ESP. Hubnillig, OCH. Cette piéride se trouve en juillet, dans les Alpes et dans les Pyrénées."

 

"Coliade Citron, Colias Rhalni. GOD. Papilio Rhamni, LINN. Le Citron, GEOFF. Cette espèce, qui est extrêmement commune, paraît sans interruption depuis le commencement du printemps jusqu'à la fin de l'automne.

 

"Piéride Daplicide, Pieris Daplidice. GOD. Papilio Daplidice.LINN. Le papillon blanc marbré de vert. ENG. Cette espèce est très commune, elle paraît en avril et en juillet, et elle se trouve aux environs de Paris, dans des bois et les prairies."

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"Lucas Hippolyte (1814-1899). Histoire naturelle des lépidoptères exotiques. Avec 80 planches représentant 400 sujets, peintes d'après nature, gravées sur acier par Pauquet." "Paris. Savy, 1864" "Don de LEVAILLANT à Hippolyte BOUTEILLE en 1870"

 

"Papillon Paranthus, Papilio Peranthus, Fab. Cette jolie espèce se trouve dans l'île de Java et à la Cochinchine."

 

 "Papillon Polymnestor, Papilio Polylnestor. Cette espèce, dont l'envergure est de plus de cinq pouces, se trouve aux Indes Orientales.

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"Le tabac n'était d'abord qu'une plante sauvage qui croissait ignorée dans quelques cantons de l'Amérique; mais depuis que les Européens en ont fait un objet de jouissances habituelles et diversement modifiées, la culture du tabac est devenue la base d'un commerce très étendu. Cependant, comment se fait-il qu'une substance aussi vireuse, et qui affecte très désagréablement nos organes, soit devenue un objet si précieux pour tant de nations sauvages, barbares ou plus ou moins civilisées?"

"Plante réduite à la moitié de sa grandeur naturelle.

1. Feuille inférieure, au trait.

2. Pistil.

3. Base d'une corolle sur laquelle sont insérées cinq étamines d'unégale grandeur.

4. Fruit.

5. Le même coupé en travers.

6. Graines de grosseur naturelle.

7. Une autre grossie."

D'après texte original.

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"La pomme de Terre signale à notre reconnaissance les noms de Walter Raleigh, et celui de Parmentier; le premier, comme auteur de la découverte de cette précieuse racine; le second, comme ayant propagé la culture et fait connaître les bonnes qualités par ses expériences et ses écrits. Si les propriétés médicamenteuses de la pomme de terre sont douteuses et fort incertaines, il n'en reste pas de même des qualités nutritives de ses tubercules."

"Plante représentée de grandeur naturelle.

1. Corolle ouverte, à la base de laquelle on aperçoit l'insertion des cinq étamines.

2. Etamines grossies, afin de faire voir que l'enthère biloculaire laisse échapper le pollen par les deux trous qui la terminent.

3. Calice et pistil.

4. Fruit entier de grandeur naturelle.

5. Graine isolée."

D'après le texte original.

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"Les deux pages semblent "soudées" par leurs bords supérieurs. En réalité, ceci résulte du pliage du feuillet d'origine. Le pli n'ayant jamais été ouvert (ou coupé), ces pages n'ont jamais été séparées."

Chaumeton François Pierre (1774-1819) et Turpin Pierre Jean François (1779-1840)  sont les auteurs de ces pages.

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"Prisavec modération, le café, détermine une sensation agréable de chaleur dans l'estomac, dont il favorise les fonctions: il excite en même temps l'action de l'organisme entier surtout du coeur et du cerveau. Il a le précieux avantage de diminuer, d'amortir la redoutable faculté enivrante des liqueurs spiritueuses, de neutraliser des effets narcotiques de l'opium."

"Plante réduite à la moitié de sa grandeur naturelle.

1. Corolle ouverte dans laquelle sont insérées cinq étamines.

2. Calice et pistil.

3. Fruit de grosseur naturelle, dont on a enlevé une partie de la chair, afin de faire voir les deux graines qu'il contient.

4. Une graine isolée vue du côté plat.

5. La même coupée horizontalement."

D'après le texte original.

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Ouvrages de Sonnerat Pierre (1748-1814) "Voyage aux Indes Orientales et à la Chine". "Voyage à la Nouvelle Guinée, dans lequel on trouve la description des lieux, des observations physiques et morales, et des détails relatifs al'Histoire Naturelle dans le régne animal et le régne végétal." "Paris, Ruault, 1776."

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En haut à gauche ouvrage "The Gabbage Tree" de Chamaerops Palmeto, "Palmier avec ses fruits."

En bas au centre, ouvrage de Bignonia Catalda "the datalpa", "feuille et rameau de fleurs de grandeur et de couleur naturelle.

Fig.1, gousse dont une portion est supposée avoir été retranchée dans son milieu, afin de faire voir ses deux extrémités.

Fig.2, graine."

En haut à droite ouvrage de Juglans Cathartica, " The butter nut", "Feuille moitié grandeur naturelle.

Fig.1, noix recouverte de son brou.

Fig. 2, noix séparée de son brou."

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Parmi les animaux exposés, des écrans sont mis à disposition. Il diffuse des écrits et des prises de notes des différents auteurs naturalistes.

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Fleurs, animaux, champignons et roches sont savamment détaillés dans un méli-mélo de notes.

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On y trouve aussi des oiseaux illustrés.

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De même pour une grande variété de reptiles et de batraciens.

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A gauche, Cuvier Georges (1789-1832) "Recherches sur les ossements fossiles de quadrupèdes, où l'on établit les caractères de plusieurs espèces d'animaux que les révolutions du globe paraissent avoir détruites" 1812. Adroite, Mantell Gideon Algernon (1790-1852) "A pictorial atlas of fossil remains." "London, Bohn, 1850."

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On trouve aussi des écrits avec des notions d'anthropologies, qui aujourd'hui nous ferait hérisser les cheveux sur la tête mais qui autrefois étaient en accords avec les mentalités. Ils sont les bases de la discipline qui a su se débarasser de ses préjugés coloniaux et racistes.

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Kurr J.-G (1798-1870) "Album de minéralogie" "Paris. Firmin-Didot, 1859." "Première édition. 22 planches colotiées au pinceau."

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Sparrman André (1748-1820) "Voyage au cap de Bonne-ESpérance et autour du monde avec le capitaine Cook et particulièrement dans le payx des Hottentots et des Caffres." "3 tomes. Paris, Buisson, 1787."

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Les 3 tomes.

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"Pierre Richer de Belleval est le fondateur du jardin botanique de Monpellier [...] il réalise 500 cuivres grévés représentant une variété de plantes alors nouvelles pour la botanique."

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Richer de Belleval Pierre (1564-1632) "282 gravures de plantes, Gilibert, 1796" " Don Gariod (1892) ou legs Gautiers-Villars (1950). Numérisées en 2008, ces gravures peuvent être consultées sur le site web du Muséum."

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Ouvrages multiples d'auteurs comme Saussure, Verlot et bien d'autres.

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Ouvrage d'Hippolyte Bouteille.

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Guettard Jean-Etienne (1715-1786) "Mémoires sur la minéralogie du Dauphiné." "2 tomes." "Paris, Impr de Cloussier 1779."

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"Hippolyte Bouteille s'adresse à la maison Vasseur pour l'achat d'Eulalie en novembre 1877. Il est entendu que l'envoie sera fait en deux parties: d'abord la peau et les tête puis le squelette en 1878.

Malgré des transactions délicates, les différents éléments arrivent et Eulalie est naturalisée d'après cette planche du Dictionnaire universel d'Histoire naturelle de Charles d'Orbigny.

Ce splendide animal fit les beaux jours de l'ancienne salle des grands mammifères avant d'être statufié 100 ans après son arrivée en 1979 par un jeune sculpteur Marc-François Rouxel.

Aujoud'hui, étté comme hiver, Eulalie accueille les visiteurs à l'entrée du Muséum.

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Pour illustrer cette exposition naturaliste, des squelettes issus des cabinets de curiosités des auteurs sont exposés.

Ici un squelette d'un petit tatou.

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A gauche un squellette cartinaligeux de raie et à droite une petite grenouille.

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Un joli faisant doré.

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A gauche un squelette un squelette de Kiwi et à droite celui d'un manchot du Cap.

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Une symathique perche.

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A gauche un singe asiatique et à droite, une chauve-souris.

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Bref une superbe expo pour connaître les grands auteurs qui ont permit à nos générations de s'ouvrir au monde de la nature et de la connaissance.

mardi 25 septembre 2012

Jardin et serre botanique du muséum d'histoire naturelle de Grenoble.

Ce n'est pas parce qu'on se trouve en ville que l'on échappe à la nature. Certains lieux lui sont dédiés.


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La roseraies de Grenoble n'est pas bien grande mais elle est charmante. Cela est dû aux noms de ses rosiers.

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Les botanistes et les particuliers sont souvent inventifs pour nommer les nouvelles variétés qu'ils créent. Ici un rosier Jacques Prevert mais ce n'est pas le seul à porter un nom illustre. On peut ainsi trouver le Louis de Funès, le Nicolas Hulot, le Philippe Noiret ou le Anthony Meilland par exemple.

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Un petit jardin éducatif a été mis en place devant la serre.

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Abris pour insectes et tomates sont de mise.

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Un des bacs en bois a été aménagé en jardin aromatique, à côté des pieds de tomates et de haricots qui se sont vus parés de drôles de décorations.

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L'intérieur de la serre se divise en plusieurs zones: l'espace désertique, le jardin d'hiver(zone semi-marécageuse) et la zone les plantes des forêts tropicales (on peut y voir un ana). Ici nous sommes dans l'espace désertique où euphorbias, cereus, ferocactus, agaves, myrtillocactus, aloes, yuccas, sedums, haworthias, kalanchoes, xerosycios (de la famille des cucurbitacées) s'épanouissent.

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L'espace dédié aux plantes des forêts tropicales n'est plus ou du moins, pas encore en fleurs, cependant anas, fougères, bananiers, plantes carnivores équatoriales et orchidées sont bien présents.

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Une fleur bien étrange à fait son apparition parmi les fougères.

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Dans le jardin d'hiver, une grand nombre de fleurs ont fleurit comme cet arum et cette étrange fleur à droite. Mais elles ne sont pas seules, des fleurs du paradis et des orchidées en gueule de loup violettes tachetées de blanc sont là aussi, sans oublier les nénuphars.

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A l'extérieur on peut voir plusieurs variétés de plantes carnivores qui ma foi, sont bien plus nombreuses cette année que l'an passé. (ci une plante carnivore du type sarracenia et couchée sur une autre plante carnivore, une drosera qui est couverte de milliers de poils gluants.

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Les plantes carnivores se nourrissent de petits insectes mais on a retrouvé dans les plus grosses des grenouilles et même des rats. Pour se nourrir les plantes du type drosera attendent que les insectes touches ou se posent sur leurs feuilles. Celles-ci sont couvertes de petits poils gluants qui se referme sur les malheureux. Ils sont digérés et absorbés par ces mêmes feuilles, comme un estomac à l'air libre.

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Pour le type sarracenia, le mode de capture est simple. L'insecte vient boire l'eau ou le nectar contenu dans le réceptacle de la plante. A ce moment là elle n'a plus qu'à fermer son claper et à digérer tranquillement son repas.

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Les plantes carnivores sont fragiles. Rares et précieuses, elles sont protégées sur le territoire français.

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Les opuntias qui supportent la vie à l'extérieur offrent de beaux fruits roses.

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Bien que ce parc et cette serre soient tous petits, il y a beaucoup à voir. Il y a également une belle collection d'arbre (et même un olivier) identifier et la faune est importante. Bien que l'on trouve les canards et les écureuils, communs à tous les parcs et pas peureux pour un sous, d'autres espèces sont facilement visibles comme les merles, les grives et même les chouettes,  grâce aux nombreux nichoirs installés dans les arbres en hauteur.