mercredi 12 décembre 2012

Magie de la truffe isèroise.

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En Isère, nous aussi nous possédons le rare diamant noir qu'est la truffe.

Les photos qui illustrent l'article sont celle de la récolte 2012.

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Cinq espèces sont référencées, à savoir la tuber melanosporum, la brumale, la mésentérique, la truffe de Bourgogne et la tuber aestivum, celle que nous ramassons de par chez nous.

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La tuber aestivum , truffe blanche d'étéou truffe de Saint-Jean est une variété sauvage de truffe non cultivée qui a un léger goût de noisette et de champignon forestier. C'est elle qui est utilisée dans l'agro-alimentaire généralisé car elle est peut onéreuse (jusqu'à 70 euros les 100 grammes ce qui reste honorable).

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La truffe aestivum comme toutes les espèces de truffes, pousse sous terre. Il est néanmoins fréquent dans croiser à la surface car ce drôle de champignon vit en symbiose avec les noisetiers, les frênes ou les chênesdans les sols calcaires. A l'aide de ses filaments, le mycélium qui compose le corps sous terrain du champignon (et qui peut être  immense) échange avec les racines le l'arbres des nutriments, de l'H20, de l'azote et du carbone. C'est un procédé de bon voisinage.

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Parfois, c'est en s'attardant sur un tout petit détail qu'elles peuvent nous apparaître, comme ici où une truffe tente de se faire discrète en arrière plan. 

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Attention à ne pas confondre tuber aestivum avec tuber uncinatum, la truffe de bourgogne, car bien semblables d'apparence avec leur peau couverte de petites verrues noires géométriques, la deuxième à un parfum plus prononcé et une chair plus foncée contrairement à l'aestivum qui elle est blanche striées de marron à l'intérieur puis devient brune une fois coupée et exposée à l'air libre.

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Malheur à la truffe oubliée par le ramasseur et repérée par la mouche à truffe, qui volant en zigzag et attirée par la délicieuse odeur du champignon pourrissant et se pose sur celle-ci pour y pondre ses oeufs. Les larves, dodues et blanches, vont s'y développer bien au chaud, entourées de leur garde-manger. Puis à leur tour, quand le bon temps viendra, elles s'envoleront à leur tour pour perpétuer l'espèce. Pour le chasseur de truffe n'ayant ni chien, ni cochon truffier, c'est un bon indicateur de la présence de truffe ou non. 

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La récolte se fait de début mai quand la pluie a été abondante  ou en juin, jusqu'à la mi-septembre si l'humidité et le soleil se sont alternés. Les spécimens apparents sont souvent plus petits et plus coriaces car le soleil les assèche vite. Cette espèce de truffe est généralement petite mais certains spécimens peuvent faire les 3/4 d'un point humain. 

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Pendant la récolte, il faut bien prendre garde à ne pas piocher partout au risque de blesser le délicat mycélium de la truffe ni les racines de l'arbre ôte dans les quelles elles aiment se faufiler, car elles restent des champignons rares, parfois en fois voie de disparition dans les régions où elles sont très recherchées. La Suisse a à ce titre classée la truffe comme espèce menacée et a interdit la récolte sur tout son territoire. Les amateurs de champignons et les promeneurs du dimanches s'exposent à une très lourde amande s'ils sont prit la main dans le sac.

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Bref, la neige prépare l'humus et les racines à la prochaine fructification de nos tendres truffes mais aussi morilles qui bien souvent, partage le même biotope. Espérons que la récolte soit bonne pour l'année à venir. fo 


samedi 8 décembre 2012

Lichens en couleurs.

La neige n'a pas caché toutes les couleurs de la nature. Les lichens formes des tableaux colorés sur les troncs de noyers et de frênes. Ils renferment une substance du type amylacée mucilagineuse, la lichénine qui possède des propriétés médicinales. Certains peuples, du Nord particulièrement, les ont consommés sous forme de farine pour faire du pain et des gâteaux.  En Asie on l'utilise dans les soupes. En Europe, ils rentrent dans la composition d'émulsifants industriels.

Longtemps utilisés pour les problèmes de toux, la science a mit en évidence leurs propriétés antibiotiques, photoprotectrices, anti-inflammatoires, insecticides, photostimulatrices. 

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Les lichens sont apparus au Cambrien, du moins c'est de cette époque que dates les plus vieux fossiles connus de cette étrange formation.

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On parle de formation car les lichens ne sont pas un organisme à proprement parlé mais une symbiose entre un champignon et une algue (dans 90% des cas).

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En grec ancien le lichen s'écrit λειχἠν et désigne les plantes parasites. Rangés parmi la famille des mousses pendant plusieurs siècles, ils ont aujourd'hui leur propre classification.

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Ils connaissent trois modes de reproduction en fonction de leur espèce: végétative, asexuée et sexuée. C'est à dire qu'ils se reproduisent par dédoublement filamenteux, en s'auto fécondant ou en se fécondant mutuellement (présence de mâles et de femelles).

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Leur croissance est très lente, environ 1 mm par an. Ce sont de très bons indicateurs atmosphériques car ils captent et stock les éléments de l'air ambiant. L'analyse des vieux spécimens permet de connaître l'évolution du taux de carbone, d'azotes et de métaux lourds au fil des années.

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Ces organismes sont des plus résistants, en effet, en fonction de leurs espèces, ils peuvent survivre à des variations de températures incroyables (de -70° à +70°), des milieux ayant moins d'un pourcent d'humidité. Ils peuvent aussi stocker les sels minéraux nécessaires à leur développement complet et s'auto-réhydrater d'eux même.Plus incroyable encore, envoyés dans l'espace puis ramener sur terre, il semblerait que leur structure ne soit ni abîmée, ni modifiée malgré les UV purs, l'abscence d'eau, le froid extrême, le vide, les rayons ionisants ou l'abscence d'apesenteurs. 

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Il existe une dizaine de papillons qui se nourrissent de lichens. L'hiver, dans les zones semi-polaires et polaires mais aussi en Europe, ils permettent aux rennes, aux caribous, aux yacks, aux cerfs, aux chèvres sauvages, aux chevreuils ou aux chevaux sauvages de survivre. 

lundi 3 décembre 2012

Une année de papillons en Isère et en Haute-Alpes (2012).

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Fini la période des papillons, le soleil est parti et nos amis ailés réapparaîtrons à son retour pour annoncer l'arrivée du beau temps. Voici quelques papillons rencontrés cette année.

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Le demi-deuil (Melanargia galathea L.). Celui-ci à les ailes toutes fripées car il vient de sortir de sa chrysalide et les chauffe aux soleil pour permettre à l'hémolymphe, le sang des insectes (qui ne contient pas d'hémoglobine) de les irriguer pour lui permettre de voler.

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Ce papillon pond ses oeufs sur les graminées dont les chenilles se nourrissent. On le trouve dans toute la France, exceptée en Corse. Certains parfums ont des phéromones qui attirent les papillons. Le mien semble particulièrement efficace.

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Mais avant de sortir de sa chrysalide, le papillon n'était qu'une petite larve dans son oeuf. Il en existe de toutes les couleurs, de formes ou de tailles. Les femelles peuvent en pondre quelques uns sur une même surface ou jusqu'à une centaine. Généralement les oeufs sont déposés sur le dessous des feuilles pour les protéger des intempéries et des prédateurs.

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Puis il devient chenille, mue à plusieurs reprises puis prend sa forme adulte. Ici pour l'exemple, la piéride du chou (Pieris brassicae) sur un brin de lavande. Ce papillon est présent sur tout le territoire français depuis le paléolithique. 

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Comme son nom l'indique, les larves de ce papillon sont friandes de choux, dont elles dévorent les feuilles. Néanmoins leur action est freinée par d'autres insectes, comme des mouches ou des guêpes solitaires qui pondent leurs oeufs dans le corps des chenilles pour les transformer en garde-manger pour leurs propres larves.

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L'écaille chinée ou callimorphe (Euplagia quadripunctaria) est un papillon qui vit aussi bien la nuit que le jour dans les forêts et les broussailles. C'est une espèce migratrice. Sa chenille adore les orties, les lamiacées, les épilobes, la sauge des près, les framboisiers, le noisetier ou le chèvre feuille. On le trouve dans toute la France, Corse comprise. Bien que rare, ce papillon n'est pas protégé en France, contrairement à la Belgique. 

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Dans la même famille, l'écaille martre ou écaille hérisson (Arctia caja). Ce papillon de nuit aux motifs de girafe sur ses ailes donne naissance à des chenilles poilues qui apprécient les orties, les saules, les chardons, les pissenlits ou l'oseille. Elles peuvent faire des dégâts dans le potager. Ce papillon présent sur toute la France devient rare. Il peut atteindre 5 à 6 cm d'envergure.

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Il existe en France 27 espèces (sans compter les sous-genre) de zigénidés. Ici il s'agît d'une zygène transalpine, (Zygaena transalpina) sur une petite ombellifère quelconque. Ce papillon est absent du massif Armoricain, de Corse et de la région parisienne. 

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Il existe deux populations différentes, une à l'est, l'autre à l'ouest mais les nombreux mélanges entre celles-ci font qu'il existe une multitude de sous-espèces Les larves raffolent des hippocrepis, des lotus, et parfois des astragalus.

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Autre espèce de la famille des zigénidés, la zygène de la carniole (Zygaena carniolica) possée ici sur une campanule alterne. Il en existe 6 sous-espèces. Ce papillon est absent dans la région de Lille, de la Corse, de la Bretagne et dans tout le bassin atlantique sud. Ses larves adorent les onobrychis et parfois les lotus, les anthyllis et les dorycnium.

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L'argus bleu-nacré (Lysandra coridon poda), ici sur une orchidée fannée, fait parti de la grande famille des Lycaenidae. Il est difficile à différencier avec les individus des autres espèces avec les quels il peut avoir des petits hybridés. Néanmoins, la forme blanche en forme de feuille d'arbre sur ses ailes permet de l'identifier plus facilement.

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Les larves voraces de ce papillon se nourrissent surtout d'hippocrepis. On le trouve partout en France, excepté en Bretagne. La particularité de ses papillons est qu'à l'état de chrysalide, les larves se laissent tomber prés d'une fourmilière et produisent une phéromone qui va attirer les fourmis. Celles-ci vont s'occuper d'elles comme si elles étaient des cocons de la fourmilière et les protéger des prédateurs.

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Néanmoins, une guêpe solitaire utilise la même technique. Elle va rentrer dans la fourmilière, pondre dans la chrysalide sa larve puis ressortir comme si rien n'en était. A l'éclosion, les papillons et les guêpes vont sortir sans embarra de leur abris et sans être inquiétés par les fourmis, pour chauffer leurs ailes au soleil afin de s'envoler. Ce mécanisme est encore très méconnu, on ne sait pas comment la guêpe femelle entre chez les fourmis sans se faire attaquer, reconnaît les cocons des celles-ci de celui des papillons qui sont identiques et comment une fois éclos les insectes ne se font pas attaquer à leur tour. Le mystère demeure.

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(photo de ma petite mère)

Voilà un autre azué, l'azuré des géranium (Pseudoaricia nicias Meig.). Il en existe 4 sous-espèces. On le trouve dans toute la France depuis le paléolithique. Comme son cousin l'argus bleu-nacré, ce sont les fourmis qui s'occupent de la chenille sous forme de chrysalide. Celle-ci se nourrit de géraniums sauvages: le géranium des bois et le géranium des près. En France on le trouve dans les Pyrénées, les Alpes et le Puy de Dômes et vit dans les prairies sub-alpines au-dessus de 900 mètres. Ici on peut différencier la femelle des deux mâles sur cette rare cardabelle: il s'agit du spécimen le plus au fond, avec les ailes plus foncées ayant un plus grand nombre de points noirs cernés de blanc et avec quelques reflets orange sur le bord des ailes.

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L'ethmia pusiella, qui n'a pas de surnom, est un drôle de petit papillon dalmatien. Celui-ci prend la pose tout à tour sue une grande gentiane jaune puis sur le mur de la fenêtre. Il mesure environ 2 cm d'envergure. Ses chenilles aux couleurs jaunes, noires et blanches avec quelques longs poils blancs, se développent sur la pulmonaire, la vipérine et le grémil. Il vit sur les zones défraîchies et sèches. C'est un papillon nocturne qui se fait souvent discret sans être pour autant rare.

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La mélitée du Mélampyre ou le damier Athalie (Melitaea athalia) est un papillon courant dont il existe 8 sous-espèces. Ses chenilles, qui hibernent l'hiver dans leur cocon de soie, sont friandes des mélampyres, des plantains, des digitales, des linaires et des véroniques. 

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On le trouve partout en France, excepté en Corse et en Île-de-France où il n'a pas été répertorié depuis plusieurs années. Sa population recule un peu partout sur le territoire. Néanmoins, la réintroduction de castors, qui dégagent les forêts et l'éclaircissent, est bénéfique à la réapparition de ce papillon car les zones dégagées laisse place au mélampyre des bois, plante en recule aussi et qui figure parmi les favorites des mélitée du Mélampyre.

Depuis 1993 cette espèce est protégée en Île-de-France.

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L’Hespérie de la houque ou Bande noire ou Thaumas (Thymelicus sylvestris) a été décrit pour la première fois en 1761. Il en existe deux sous espèces, présente dans toute la France excepté en Corse. Les chenilles raffolent des graminées. On le trouve dans les prairies, les friches et les bords de route. Le mâle à une bande noire à l'intérieur de ses ailes d'où le nom de l'espèce. 

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Le synède de l'osier (Drasteria cailino) est un papillon adepte des pelouses sèches, des rocailles et des steppes. Ses chenilles évoluent sur l'osier blanc (saule des vannier) et l'églantier commun. On ne le trouve que dans le sud-est de la France, dans les Alpes, sur la côte méditerranéenne et la vallée du Rhône jusqu'à la Drôme.

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La frange picotée ou l'acidalie picotée (Geometridae sterrhinae) se trouve partout en France mais reste rare dans le Nord . Il mesure 18 à 26 mm. C'est un papillon de nuit, très présent dans les jardins.

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Ses chenilles se nourrissent de thyms, de sedums, d'achillées, d'armoises, d'origans, de gypsophiles et de stachys. Ses écailles sont duveteuses et évoques la fourrure. 

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Le moiré aveugle ou aveuglé (Erebia pharte) donne des chenilles vivent, grandissent et se nourrissent sur les graminées. On le trouve dans six départements français des Alpes: la Savoie, la Haute-Savoie, l'Isère, la Drôme, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence. Il vit uniquement dans les prairies montagneuses des Alpes.

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Le ptérophore blanc (Ptérophorus pentadactylus (Linné)) tient son nom du latin "Ptero": aile, "Penta": cinq et "Dactylis": doigts, en raison de ses étranges   excroissances sur ces pattes. Il est aussi surnommé petit ange de la nuit en raison de ses ailes qui évoquent les plumes des oiseaux. Sa chenille est verte avec une large bande rose sur le dos. Elle se nourrie de liserons des champs et de liserons des haies. On le trouve dans toute la France, là où il y a des lieux herbeux et broussailleux.

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Alors ceux-ci sont une énigme. Beiges, le bout des ailes très légèrement noirci, les membres ailés repliés comme un grand manteau, les antennes fines et enroulées et surtout, la tête allongée, forment une sorte de bec avec de chaque côté de petits yeux noirs.

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La petite tortue ou Vanesse de l'ortie (Aglais urticae L.) est un très joli papillon orangé aux ailes bordées de taches bleues encadrées de noir sur le bord.  Le nom Aglais est une référence à Aglaé, une des trois Charités, celle de la beauté et de la splendeur. Il en existe deux sous-espèces. La chenille de la petite tortue est en partie noire, avec des excroissances qui évoquent des épines. Elles se ressemblent en groupes sur les grandes orties qu'elles dévorent et y tissent de grandes toiles pour se protéger. Au bout d'un mois elles deviennent jaunes et solitaires.

Ce papillon est en grand déclin dans l'Europe de l'Ouest. On ne sait pas encore à quoi cela est dû. Les pistes de la pollution, de la sécheresse, du réchauffement climatique, des pluies acides et des pesticides sont avancées. On la trouve dans toute la France sauf en Corse. En 2000 l'espèce pendant une année a complètement disparu du territoire. Cette espèce, bien que vulnérable ne bénéficie pas de statu de protection. 

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Pour la série de papillons de nuit, je sèche, ils sont à mon goût les plus difficiles à identifier.

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En effet ils se ressemblent généralement beaucoup les uns et les autres, bien que celui-ci soit particulièrement remarquable.

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Il est toujours agréable les soirs d'été de profiter du bon air et de laisser ouvert portes et fenêtres. Cependant, cela peu créer des tentations dangereuses qui finissent comme pièges mortels pour nos amis papillons. Ceux-ci en savent quelque chose, ils ont cédé à la délicieuse odeur d'un fond de bière.

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Mais la véritable difficulté réside dans le fait qu'il n'y a que peu d'infos disponibles pour les non initiés sur ces papillons, moins populaires que les grands papillons bariolés visibles de jour.

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Cette année, bien d'autres espèces d'insectes on été observé par nos soins, en particulier les libellules qui sont allées jusqu'à s'aventurer dans le potager.

lundi 19 novembre 2012

Pont de Beauvoinsin.

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On ne prend pas toujours le temps de regarder et de redécouvrir les lieux de notre quotidien. Ici Pont de Beauvoisin, la cité du meuble, séparée en deux part le Guiers. Ses berges auraient été peuplées vers -3000/-2500 av JC.

Le célèbre brigand Mandrin y aurait séjourné et même partait-il, caché un trésor.

A vos péles!

Ce texte vient du site http://www.histoiresinsolites.com/articles.php?lng=fr&pg=44 où est indiqué l'emplacement de nombreux autres trèsors à découvrir.


"Le bandit Mandrin (1725-1755) s’était attaché à piller systématiquement les biens et le numéraire des Fermes générales. Itinérant, il avait pris l’habitude de cacher ses butins dans des endroits qu’il nommait ‘ses coffres-forts’. Plusieurs d’entre eux ont été localisés.
Ainsi, une cassette serait encore enterrée dans le jardin de sa maison natale à Saint-Etienne-de Saint-Geoirs (Isère). A Verel-de-Montbel (Savoie), il fora une cache dans les hautes roches qui entoure le village et y glissa une bourse remplie de pierres précieuses. Il enterra 25 000 livres en or en pleine forêt du Vercors là où Mandrin aimait à prendre ses quartiers. Lors de sa dernière chevauchée, il fut contrait de dissimuler à une lieue au-dessus d’Ambert (Puy-de-Dôme) le précieux chargement de quatre de ses chevaux qui, exténués, ralentissaient la course. On parle aussi de caches aménagées dans le vieux château de Rochefort (Savoie) où il fut capturé en 1755 avant d’être exécuté."

mercredi 31 octobre 2012

C'est Samhain.

Voici un article sur Samhain, une fête païenne. En tant qu'agnostique, je suis peu ou mal initiée à cet univers, toute information complémentaire est la bienvenue.

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Aujourd'hui ce n'est pas seulement Halloween, c'est aussi Samhain, une des plus importantes fêtes païennes. C'est le temps du repos, de la nature endormie qui renaîtra au printemps. C'est aussi le premier jour du calendrier des sorcières.

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Samhain est le jour d'ouverture entre les vivants et les morts, passage symbolisé par les courges creusées en lanternes qui servaient non pas à orner les maisons mais à renvoyer les morts dans leur royaume. Du couché du soleil au levé de celui ci, la communication avec les morts s'en trouve facilité.

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Ce nouvel an païenne est aussi l'occasion de se réunir pour se conter des histoire autour d'un grand feu pour honorer Hécate, Morrigan, Cernunnos ou Osiris avec une multitude d'encens comme celui de pomme, de sauge, de cyprès ou d'if.

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C'est le temps du travail sur soi, du renouveau de son être, de la méditation. On en profite pour se débarrasser du négatif en l'écrivant sur un parchemin avant de le brûler dans un grand chaudron disposé sur un autel. 

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Samhain c'est aussi le temps du Sabbat, que l'on fête avec les vivants et souvent, avec les morts que l'on invite à sa table. On se livre à un grand festin, on rit, on boit, on partage. Pas d'aspect morbide aussi, on s'offre juste aux bons souvenirs.

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Attention à bien placer la bougie avant minuit dans la citrouille transformée en lanterne à la mine effrayante, sinon celle-ci dévora du premier passant qui passe par là. Il faut aussi éviter de déranger les morts, car bien que eux-ci reviennent le temps d'une soirée, ils restent susceptibles.

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Dans l'antiquité, à Romme, c'est à cette date que l'on ouvre "la Porte des Morts" pour faciliter la communication avec ceux-ci. En Irlande on offrait un sacrifice de sang au roi. Sous la christianisation, la mort devient tabous et on prend peur à l'évocation des défuns.

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C'est aussi l'une des trois grandes nuits des Esprits où on prédit l'avenir avec le jet de pierres et de runes. Les esprits sont là pour souffler les réponses et aider à prendre les grandes décisions pour l'année à venir. 

Pour cette occasion, on peut confectionner un encens spécifique à Samhain: mêler quelques copeaux de bois à 4 parts de bois d'if, 1 de cannelle, une d'aiguilles de pin ainsi que 10 gouttes d'huille essentielle de Thuya. Mélanger le tout et le brûler sur un charbon.

 

 


dimanche 28 octobre 2012

L'Isère sous la neige, weekend du 27 et 28 octobre 2012.

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Mais qui s'attendait à ça? Voilà le jardin couvert d'un épais manteau de neige... 20 cm!

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Il y a trois jours de cela, le temps était doux, les tee shorts étaient de mise et on pouvait encore siroter avec certes, une petite laine, un bon thé en terrasse.

Oui mais voilà, ce week-end nous sommes passés à l'heure d'hiver, et le temps est là pour nous le rappeler.

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Les oiseaux eux aussi ont été pris au dépourvu. Les bouvreuils profitent des zones dégagées par nos coups de pelles pour faire leurs emplettes. (cliquez sur les photos pour les agrandir agrandir)

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Dans les cerisiers enneigés, un corbeau profite du feuillage pour déguster une noix sortie de la neige avant que ses comparses viennent s'en emparer.

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Paysage de décembre, où les véhicules sont enneigés, les troupeaux frigorifiés et chasses-neiges et bien chasse la neige.

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Fini les pauses sur la terrasse.

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Désormais ce sont d'épais cousins de neige qui prennent place dans les chaises.

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Les branches ploient sous le poids de neige et bien souvent finissent par céder.

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Étrange décore, ce sont les feuilles qui recouvrent la neige et non l'invers, et parfois, certaines d'elles se plantent la tiges la première dans le manteau blanc, se dressant fièrement.

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Pauvres vaches, elles qui pensaient profiter de la belle herbe verte.

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Heureusement le fermier bienveillant a apporté de quoi les rassasier pour un temps.

Bref, nous nous souviendrons de ce 27 et 28 octobre 2012 qui fût haut en couleurs de part sa blancheur.

dimanche 21 octobre 2012

Sortie en forêt 14.

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L'automne est doux, voir même sec en ce moment; la forêt se pare de feuilles jaunes et rouges. Qu'il fait fbon d'être dans le bois.

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Étrange champignon que le tricholome rutilant, on le croirait sorti d'un conte de fée avec ses teintes violettes et jaunes.Il est suspecté de rendre très malade. De toute façon son amertume le rend inconsommable.

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Le bolet bai est un excellent champignon dont la chair coupée devient grisonnate. Il a une saveur de noisette. Par temps humide le chapeau devient visqueux.

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Quand il est à maturité, il dépérit pour devenir complètement blanc de moisissure. Un champignon mangé par un autre champignon c'estplutôt caucasse.

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Cependant il est facile de le confondre avec des espèces non comestibles comme le bolet subtomenteux.

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Les cabanes des bois, construites par les enfants durant les vacances scolaires sont laissées au bon vouloir des éléments.

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Le sous bois est sec mais certaines si plaisent.

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Les amanites tue-mouches sont là en grand nombre.

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Certaines n'appricient pas la sécheresse.

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Les vikingsautrefois les consommaient pour se donner du courage. Prudence c'est un champignon toxique qui peut provoquer de graves troubles digestifs.

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Ce sont aussi des champignons hallucinogènes qui ont pour effets d'accroitre les sentiments. 

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Consommés quand on est heureux, ils renforcent ce sentiment, de même quand on est malheureux, ce qui peut mener à de terribles dépressions voir au suicide.

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Une amanite safran qui malgré son goût parfumé peut provoquer des troubles digestifs.

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Reine parmi les reines, l'amanite des Césars. C'est un excellent comestible très prisé pour son goût fin de noisette. L'empreur Claude aurait été empoisonné avec un plat d'oronges, c'est à dire d'amanites des Césars, aux quelles aurait été mêlées quelques terribles amanites phalloïdes, sous ordre de sa femme, Agrippine le Jeune.

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Il arrive parfois que des amanites tue-mouches naissent sans tâches ou que celles-ci partent avec la pluie comme à droite; cela peut entraîner une confusion avec l'amanite des Césars, à gauche. Pour les différencier, il faut savoir que la l'amanite des Césars à une chair blanche, un pied et des lamelles orange clair, un chapeau lisse orange foncé. L'amanite tue-mouches à un pied, une chair et des lamelles blanches. Le chapeau est rouge vif avec la plupart du temps, de nombreuses tâches blanches. 

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On trouve de nombreuses plumes en ce moment dans les bois. Les oiseaux font peau neuve avant les grands froids. 

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Les clitocybes nébuleux sont des champignons qui peuvent atteindre 10 cm de haut pour 20 de large. Bien que consommés par certains malgré leur forte odeur (mélange de moisi et de farine), ils peuvent provoquer des allergies et des gastro-entérites. Ils ne sont donc pas concidérés comme comestibles.

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Drôle de champignon, et pourtant il est commun. Voici une amanite rougissante, un très bon comestible qu'il est facile de confondre avec des espèces moins bonnes voir dangeureuses.

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Le chapeau est très surprenant, on croirait voir la peau d'un pachyderme.

Elle ne ressemble pas à ses congénères que l'oncroise plutôt dans l'année pourtant ce sont les mêmes. En effet ce champignon en fonction du sol, du temps et de la période de l'année peut avoir  des formes assez variées les une des autres.

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Là aussi je sèche, je n'ai même pas l'idée à quelle famille ces champignons appartiennent.

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Un autre inconnu.

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On voit que la sécheresse a touché les champignons. Pieds, chapeaux, lamelles, tous sont ridés.

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Ceux-ci ont des formes bien particulières. A gauche l'helvelle lacuneuse est un mauvais comestible qui peut provoquer des intoxications graves. A droite l'oreille-de-liévre, dont la forme suffit à expliquer le nom, c'est un médiocre comestible qui cuit devient brun.

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Le lactaire délicieux est un bon champignon jeune et poêlé dans l'huile d'olive. Coupé il laisse couler un lait orange. Sa chair est blanche mais au contact de l'air libre devient bleue en s'oxydant.

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Après une légère prospection la récolte s'annonce des plus prometteuse.

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Les polypores sont moins visibles, peut être parce qu'ils ont en grande partie pris la couleur de l'écorce.

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Le polupore du bouleau envahit de nouveaux espaces. Le grand spécimen que j'aimais photographier à chaque sortie a disparu.

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Un petit polypore hispide. A l'état juvénile ce champignon de bois se présente sous forme de boule. C'est espèce à la particularité de "perler", c'est à dire qu'il évacue l'eau de la sève dont il se nourrie de cette manière.

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Encore des inconnus, jaunes vifs et tout frippé par le temps sec.

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Et que dire de ceux-ci, tout déguenillés.

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Photo floue.... ça donne ça, quand on se rend compte que l'on photo graphie un russule ocre à côté d'un gros nid de guêpes maçonnes. Courage, fuyons!

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Une séries de petits russules, peut être une russule verdoyante à droite.

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les dessous de russules ocres pas au meilleur de leur forme.

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Le russule sans lait porte ce nom car il est fort remblable à un lactaire. L'absence de lait permet de différencier ces deux familles mythologiques. C'est un comestible très médiocre.

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Deux autres russules haut en couleurs, avec le russule rose à gauche qui sort de son nid de mousse et à droite, un étrange russule au chapeau et pied rouges mais aux lamelles blanches, un peu comme pourrait l'être le russule taureau.

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La russule noircissant est un piètre comestible qui à la particularité d'être pratiquement imputrescible. Coupée la chair devient rouge sang puis noire.

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Un russule ocre tout sec.

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Voici un comestible remarquable, la chanterelle en trompette.

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Il ne faut pas se fier à son aspect étrange et à sa petite taille, c'est un délice. Elle aime pousser sur les vieilles souches moussues, entre les racines apparentes ou dans la mousse du sol.

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Onpeut très facilement la faire sécher. Son odeur est fruitée.

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De jolis champignons blancs aux bords courbés et aux chapeaux creux. 

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Drôles de champignons que j'ai déjà croisé ici: 

http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/10/16/25343568.html

Je ne sais toujours pas qui ils sont.

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On pourrait croire à des cortinaires de couleur roucou (cortinaires des montagnes) mais ils sont bien plus gros. Peut être des cortinaires à bracelet également mais le pied ne correspond pas. Un vrai casse-tête.

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Deux stars de la cuisine. A gauche le pied mouton, un champignn orange aux aiguillons blancs. A droite le pied bleu, un champignon qui depuis peu est cultivé comme les champignons de Paris. Ils sont très recherchés pour leurs saveurs délicates.

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Autre merveille culinaire, la trompette de la mort. Malgré son nom funèbre c'est un très bon comestible recherché lui aussi qui fait partie de a famille des craterelles. 

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La trompette de la mort pousse en colonies. Certains spécimens peuvent mesurer plusieurs centimètres.

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Les vesses sont une famille de champignons qui comporte de nombreuses espèces. Elles peuvent prendre des formes particulières comme ces vesses de loup perlées. A gauche, une vesse c'est fendue en deux, comme un hommage à pacman (ici). A droite, une vesse jumelée qui ne peut qu'évoquer qu'une seule chose, un bustier à la Jean-Paul Gaultier.

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Les lycoperdons brun d'ombre sont très nombreux dans le sous bois, il est délicieux d'appuyer sur les vieux spécimens pour les aider à libérer leurs spores. Ils sont non comestibles.

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Celle-ci est... sans équivoque. XD

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Un autre inconnu chatoyant, teinté de rose, de rouge, d'orange et de marron.

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Les laccaires amethystes ont pris un coup de chaud, les chapeaux ce sont délavés mais ils restent de très bons comestibles.

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Bonheur de marcher dans le bois, parmi les feuilles mortes et les rayons de soleil. Il fait chaud, il fait bon.

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Le lactaire à odeur de chicorée, appelé lactaire à odeur d'érable chez nos cousins canadiens est un champignon qui pousse en grandes colonnies. Il provoque des troubles digestifs. Cependant les bons connaisseurs l'utilisent comme condiment dans les potages dont il reléve le goût.

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Un rameau de gui perché aux sommet d'un des grands arbres de la forêt a perdu quelque peu en avance ses baies blanches et toxiques.

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Voilà de jolis inconnus.

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 Ils envahissent tout en formant d'impressionnants ronds de sorcière.

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Plus classique, l'armillaire couleur de miel. Ceux-ci sont plutôt vieux voir passés.

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Seuls les jeunes spécimens sont comestibles une fois blanchis. Cependant des fortes suspicions d'empoisonements sur ces champignons poussent à les concidérer comme non comestibles. 

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Voici une série de 25 vignettes...

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... de très sympathiques ...

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... de fort appréciables ...

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... et de très jolis ...

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... champignons inconnus.

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Le résultat est là, un joli assortiment de champignons des bois prêts à passer à la casserole. 

jeudi 11 octobre 2012

Pholiote du peuplier, l'invitée de ville.

Il y a quelques temps j'ai découvert au coeur de la ville et de la cité étudiante de très beaux polypores soufrés (ici et ici).

Rebellote cette fois ci avec des délicieuses pholiotes du peuplier.

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Je ne me suis pas vraiment aventurée à rammaser ce champignon réputé pour très bon, parce que je le connais mal, et puis parce qu'il se trouve au bord de la route, là où voitures, bus et autres trams ont l'habitude de passé, et comme les champignosn ont la réputation de facilement retenir les métaux lourds, je me suis contentée de les photographier.

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Cependant dans la nature il est conseillé de les ramasser, sauf bien sûre, si on ne maîtrise pas son identification car ce sont de très bons commestibles fort prisés. Ce sont aussi les premiers champignons que l'homme a mit en culture. La pholiote du peuplier aime le bois mort, en particulier les souches de peuplier, de saule, de sureau et d'ormes.

 

Inventaire du jardin (dernier épisode).

Passage express dans le jardin hier matin, le temps de faire un petit inventaire de ce qui s'y trouve.

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Le lamier tacheté est une plante médicinale souvent confondue avec les mauvaises herbes.

lamier tacheté/lamium maculatum:

Le nom « maculatum » vient du latin « macula »: tache. Cette plante vivace aime les zones de demi-ombre, les sols frais, humides, l'humus riche sur argile ou limons. On la trouve dans les haies, lisières humides, les bords de chemins et les décombres. Les jeunes pousses peuvent être consommées et ont, dit-on un léger goût de truffe et de terre. C'estune plante médicinale connue pour être astringente, expectorante, tonique, dépurative, narcotique et vulnéraire. Ainsi les feuilles et fleurs sont utilisées à cet effet. En cas d'insuffisance hépatique les sommités sont préparées en infusion. Cette plante se reconnaît à sa tige carrée, haute de 15 à 80 cm. Les feuilles sont souvent tachées de blanc, les fleurs sont pourpres, parfois roses et le calice à 5 dents. Sa floraison est longue. On cueille les fleurs et les feuilles d'avril à septembre. En cuisine les jeunes pousses effeuillées sont proposées en salade crues ou cuites en légumes, ou encore en lasagnes ou en soupe, les fleurs comme décor. Très cultivé, il en existe un grand nombre de déclinaisons décoratives.

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Dans cet article (ici), on retrouve quelques informations sur ce lamier ainsi que ces congénères jaune, pourpre et blanc qui sont également fort utiles.

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La mauve sylvestre est une autre plante sauvage est médicinale qui aime envahir les potager et les zones abandonnées, sèches et/ou argileuses.

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Les fleurs sont un bon comestible qui se déguste dans les salades. Elles sont utilisées en médecine avec les jeunes feuilles pour leurs propriétés émollientes, cal­mantes, pectorales et laxatives.

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Le petit robert sur la photo de gauche fait partie de la famille des géraniums sauvages. A droite, un plant de chélidoine, l'herbe au verrues (explication dans cet article: ici).

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Le vinaigrier n'est pas vraiment sauvage, ni propre à notre flore locale, c'est un arbre importé d'amérique du nord.

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Avec son fruit (qui n'est plus en cette saison), on fabrique un très bon vin par massération. C'est un des premiers arbres à prendre sur ces feuilles de jolies teintes rouges-orangées.

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Les dernières fleurs du jardin s'épanouissent en gros buissons (à gauche), pendant que les bulbes d'iris violets se mettent en sommeil.

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Il sera bientôt trop tard pour ramasser les pommes et planter les bulbes.

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La vergerette est une plante aux petites fleurs blanches très abondante au début de l'été. Ses tiges fleuries sont diurétiques, anti-diarrhéiques, uricolytique  et anti-inflammatoires. On utilise cette planteen infusion ou sous forme de baume.

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Il y a toujours quelques plantes et fleurs inconnues à découvrir.

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La vigne vierge de la maison commence à son tour à se parer de rouge et d'ocre, malgré la pluie.

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La gerbe d'or a fini de fleurir, elle donne désormais de gros chatons. Elle est connue pour être diurétique, expectorante, antitoxique, antiseptique, pour lutter contre l'urée, les intoxications hépatiques et le cholestérol. On l'emploie aussi pour les oedèmes, les urétrites, la néphrite chronique, les calculs rénaux, l'hyperuricémie, la goutte, contre le sur-poids, la diarrhée, l'anxiété, l'hypertension, l'eczéma, les plaies et les ulcères de la peau, les dermatophytoses, les rhumatismes et les problèmes dermatologiques. Bref un vrai trésor dans votre jardin.

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Il reste des kilos et des kilos de noix à récolter avant que les corbeaux ne sévissent.

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Les animaux comme les oiseaux ou les chevreuils déterent parfois dans leur recherche de nourriture des bulbes de perce-neige comme celui-ci qui se trouve dans le jardin. Ils ne les consomment pas car ils sont légèrement toxiques (voir ici).

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Et dans le potager? Et bien la nature est un peu patraque, les plants de tomates fleurissent à nouveau (à gauche) et les courgettes semblent figées dans leur teinte jaune sans qu'aucun animal ne s'y intéresse, pas même les limaces.

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Il reste cependant pas mal de légumes à récolter, comme les choux qui portent toujours les séquelles des chenilles du piéride du chou (un tragique épisode dû à ces petites bêbêtes: ici).

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Parmi les récoltes encore possibles, la menthe-fraise que l'on voit à gauche. Cette menthe comme son nom l'indique a un goût et un parfum de fraise. La blette, légumes d'hiver, va bientôt finir dans la marmite, avec un peu de tomate et de crème.

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Ce pied là par contre se porte moins bien, il fera le plaisir des limaces.

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Les champignons ne sont pas en reste.

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 Il y a toujours autant de russules de Sardoine, à la couleur surprenante.

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Sans oublier les lactaires délicieux, dont nous avons fait une belle récolte...

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... et une bonne poêlée!

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Quelques petites exemples d'avant/après. Ici les corpins chevelus qui en trois jours ont changé de mine.

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De même pour les vesses de loup qui ont relaché tout leurs spores.

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De nouveau cet étrange lactaire couleur saumon au lait blanc.

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J'ai enfin trouvé (Victoire!), voici le lactaire à lait brûlant. Il est si âcre que l'on ne peut pas le consomer.

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Le sol est couvert de dizaines de petites espèces inconnues. Il est difficile de se promener dans l'herbe humide sans en écraser quelques exemplaires.

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Une autre espèce inconnue fort élégante avec son pied transparent.

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Un autre avant après, avec les armillaires couleur de miel, qui en quelques jours sont partis en décrépitude.

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 Et pour finir les dessous d'un étrange champignon au chapeau marron-gris et aux lames blanche. Cette expédition m'aura permis de mettre des noms sur quelques inconnus.

mercredi 26 septembre 2012

Ouvrages, squelettes et auteurs naturalistes des Alpes.

Le muséum d'histoire naturelle de Grenoble prose en ce moment une grande exposition sur les naturalistes des Alpes. Au programme, des ouvrages du 18ème et du 19éme siècles.

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Leclerc Buffon, doctorant en sciences naturelles, ne semblait pas effrayé par l'écriture. Il livre une encyclopédie gigantesque sur les faune et la flore alpine.

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 En haut à gauche: "Ornithologie abrégée de la France, contenant les figures et la nomenclature en un grand nombre de langues de 134 espèces d'oiseaux gravées en taille-douce." de Bouteille.

En haut à droite: "BOUTEILLE Hippolyte (180491881). Ornithologie du Dauphiné, ou description des oiseaux observés  dans les départements de l'Isère, de la Drôme, des Hautes-Alpes et les contrées voisines." "Grenoble, Hip. Bouteille et les principaux libraires de la ville, 1843." "72 lithographies" "Hippolyte BOUTEILLES, Conservateur du Muséum de 1847 à 1881."

En bas à droite: ouvrage de Bouteille dont certains textes sont cités ci-dessous.

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A gauche :"Hibou Grand-duc, Strix Bubo.

Ce hibous, le plus grand des rapaces nocturnes, est sédentaire en Dauphiné. Le cri du grand-duc est très fort; il épouvante les animaux de son voisinage, parce qu'il est presque toujours l'avant-coureur du carnage et de la destruction. Sa voracité est excessive; on le voit souvent avaler, après de grands efforts, des morceaux énormes, une tête de chat, par exemple."

D'après texte original.

" Hibou Moyen-Duc, Strix Otus.

 

Cet oiseau paraît aussi répandu que la chouette effraie; il habite toutes nos forêts et niche dans les nids abandonnés d'écureuils ou de corneilles. Son cri se compose de syllabes hou-hou, qu'il pousse d'un ton grave et plaintif."

D'après texte original.

 

"Hibou Scops, Strix Scops.

Le scops est un petit hibou qui nous arrive au printemps et nous quitte en automne; il vient nicher dans les fentes de rocher et dans les creux d'arbres, même sur les marronniers du Jardin-de-Ville, où chacun a pu entendre, pendant l'été, son cri plaintif et monotone. Cet oiseau, très-commun aux environs de Grenoble, ne se trouve qu'accidentellement au nord et à l'ouest de la France; il est aussi très-rare en Suisse, quoiqu'il puisse trouver dans ce pays les mêmes conditions d'existence que dans le nôtre."

D'après le texteoriginal.

 

A droite: "Fischer Paul (1835-1893). Spécies général et iconographie des coquilles vivantes comprenant la collection du Muséum d'Histoire naturelle de Paris, la collection Lamarck, celle du prince Masséna et les découvertes récentes des voyageurs. Genre Turbo." "Paris, Rousseau libraire J.B. Baillière, 1873." "Don Etienne CHAPER (1887) 903 planches peintes à la main."

Cet auteur est rattaché à Kiener Louis Charles (1799-1881).

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"Reeve Lovell (1814-1865). Conchologia systematica, or complete system of conchology." "Deux volumes, London, Longmans, Green and co., (1841-1842). "300 planches peintes à la main".

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"Desmarest Anselme Gaëtan (1784-1838) Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la nature. Mammalogie." "Paris, Chez Mme veuve Agasse, 1820, 120 planches gravées."

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" Lucas Hippolyte (1814-1899) et Noël Alexis Nicolas (1792-1871). Histoire naturelle des lépidoptères d'Europe. Ouvrage orné de près de 400 figures peintes d'après nature, et gravéessur acier." "Paris, Pauguet, 1834."

 

"Piéride Callidice, pieris callidice. GOD. Papilio Callidice ESP. Hubnillig, OCH. Cette piéride se trouve en juillet, dans les Alpes et dans les Pyrénées."

 

"Coliade Citron, Colias Rhalni. GOD. Papilio Rhamni, LINN. Le Citron, GEOFF. Cette espèce, qui est extrêmement commune, paraît sans interruption depuis le commencement du printemps jusqu'à la fin de l'automne.

 

"Piéride Daplicide, Pieris Daplidice. GOD. Papilio Daplidice.LINN. Le papillon blanc marbré de vert. ENG. Cette espèce est très commune, elle paraît en avril et en juillet, et elle se trouve aux environs de Paris, dans des bois et les prairies."

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"Lucas Hippolyte (1814-1899). Histoire naturelle des lépidoptères exotiques. Avec 80 planches représentant 400 sujets, peintes d'après nature, gravées sur acier par Pauquet." "Paris. Savy, 1864" "Don de LEVAILLANT à Hippolyte BOUTEILLE en 1870"

 

"Papillon Paranthus, Papilio Peranthus, Fab. Cette jolie espèce se trouve dans l'île de Java et à la Cochinchine."

 

 "Papillon Polymnestor, Papilio Polylnestor. Cette espèce, dont l'envergure est de plus de cinq pouces, se trouve aux Indes Orientales.

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"Le tabac n'était d'abord qu'une plante sauvage qui croissait ignorée dans quelques cantons de l'Amérique; mais depuis que les Européens en ont fait un objet de jouissances habituelles et diversement modifiées, la culture du tabac est devenue la base d'un commerce très étendu. Cependant, comment se fait-il qu'une substance aussi vireuse, et qui affecte très désagréablement nos organes, soit devenue un objet si précieux pour tant de nations sauvages, barbares ou plus ou moins civilisées?"

"Plante réduite à la moitié de sa grandeur naturelle.

1. Feuille inférieure, au trait.

2. Pistil.

3. Base d'une corolle sur laquelle sont insérées cinq étamines d'unégale grandeur.

4. Fruit.

5. Le même coupé en travers.

6. Graines de grosseur naturelle.

7. Une autre grossie."

D'après texte original.

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"La pomme de Terre signale à notre reconnaissance les noms de Walter Raleigh, et celui de Parmentier; le premier, comme auteur de la découverte de cette précieuse racine; le second, comme ayant propagé la culture et fait connaître les bonnes qualités par ses expériences et ses écrits. Si les propriétés médicamenteuses de la pomme de terre sont douteuses et fort incertaines, il n'en reste pas de même des qualités nutritives de ses tubercules."

"Plante représentée de grandeur naturelle.

1. Corolle ouverte, à la base de laquelle on aperçoit l'insertion des cinq étamines.

2. Etamines grossies, afin de faire voir que l'enthère biloculaire laisse échapper le pollen par les deux trous qui la terminent.

3. Calice et pistil.

4. Fruit entier de grandeur naturelle.

5. Graine isolée."

D'après le texte original.

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"Les deux pages semblent "soudées" par leurs bords supérieurs. En réalité, ceci résulte du pliage du feuillet d'origine. Le pli n'ayant jamais été ouvert (ou coupé), ces pages n'ont jamais été séparées."

Chaumeton François Pierre (1774-1819) et Turpin Pierre Jean François (1779-1840)  sont les auteurs de ces pages.

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"Prisavec modération, le café, détermine une sensation agréable de chaleur dans l'estomac, dont il favorise les fonctions: il excite en même temps l'action de l'organisme entier surtout du coeur et du cerveau. Il a le précieux avantage de diminuer, d'amortir la redoutable faculté enivrante des liqueurs spiritueuses, de neutraliser des effets narcotiques de l'opium."

"Plante réduite à la moitié de sa grandeur naturelle.

1. Corolle ouverte dans laquelle sont insérées cinq étamines.

2. Calice et pistil.

3. Fruit de grosseur naturelle, dont on a enlevé une partie de la chair, afin de faire voir les deux graines qu'il contient.

4. Une graine isolée vue du côté plat.

5. La même coupée horizontalement."

D'après le texte original.

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Ouvrages de Sonnerat Pierre (1748-1814) "Voyage aux Indes Orientales et à la Chine". "Voyage à la Nouvelle Guinée, dans lequel on trouve la description des lieux, des observations physiques et morales, et des détails relatifs al'Histoire Naturelle dans le régne animal et le régne végétal." "Paris, Ruault, 1776."

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En haut à gauche ouvrage "The Gabbage Tree" de Chamaerops Palmeto, "Palmier avec ses fruits."

En bas au centre, ouvrage de Bignonia Catalda "the datalpa", "feuille et rameau de fleurs de grandeur et de couleur naturelle.

Fig.1, gousse dont une portion est supposée avoir été retranchée dans son milieu, afin de faire voir ses deux extrémités.

Fig.2, graine."

En haut à droite ouvrage de Juglans Cathartica, " The butter nut", "Feuille moitié grandeur naturelle.

Fig.1, noix recouverte de son brou.

Fig. 2, noix séparée de son brou."

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Parmi les animaux exposés, des écrans sont mis à disposition. Il diffuse des écrits et des prises de notes des différents auteurs naturalistes.

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Fleurs, animaux, champignons et roches sont savamment détaillés dans un méli-mélo de notes.

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On y trouve aussi des oiseaux illustrés.

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De même pour une grande variété de reptiles et de batraciens.

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A gauche, Cuvier Georges (1789-1832) "Recherches sur les ossements fossiles de quadrupèdes, où l'on établit les caractères de plusieurs espèces d'animaux que les révolutions du globe paraissent avoir détruites" 1812. Adroite, Mantell Gideon Algernon (1790-1852) "A pictorial atlas of fossil remains." "London, Bohn, 1850."

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On trouve aussi des écrits avec des notions d'anthropologies, qui aujourd'hui nous ferait hérisser les cheveux sur la tête mais qui autrefois étaient en accords avec les mentalités. Ils sont les bases de la discipline qui a su se débarasser de ses préjugés coloniaux et racistes.

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Kurr J.-G (1798-1870) "Album de minéralogie" "Paris. Firmin-Didot, 1859." "Première édition. 22 planches colotiées au pinceau."

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Sparrman André (1748-1820) "Voyage au cap de Bonne-ESpérance et autour du monde avec le capitaine Cook et particulièrement dans le payx des Hottentots et des Caffres." "3 tomes. Paris, Buisson, 1787."

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Les 3 tomes.

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"Pierre Richer de Belleval est le fondateur du jardin botanique de Monpellier [...] il réalise 500 cuivres grévés représentant une variété de plantes alors nouvelles pour la botanique."

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Richer de Belleval Pierre (1564-1632) "282 gravures de plantes, Gilibert, 1796" " Don Gariod (1892) ou legs Gautiers-Villars (1950). Numérisées en 2008, ces gravures peuvent être consultées sur le site web du Muséum."

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Ouvrages multiples d'auteurs comme Saussure, Verlot et bien d'autres.

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Ouvrage d'Hippolyte Bouteille.

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Guettard Jean-Etienne (1715-1786) "Mémoires sur la minéralogie du Dauphiné." "2 tomes." "Paris, Impr de Cloussier 1779."

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"Hippolyte Bouteille s'adresse à la maison Vasseur pour l'achat d'Eulalie en novembre 1877. Il est entendu que l'envoie sera fait en deux parties: d'abord la peau et les tête puis le squelette en 1878.

Malgré des transactions délicates, les différents éléments arrivent et Eulalie est naturalisée d'après cette planche du Dictionnaire universel d'Histoire naturelle de Charles d'Orbigny.

Ce splendide animal fit les beaux jours de l'ancienne salle des grands mammifères avant d'être statufié 100 ans après son arrivée en 1979 par un jeune sculpteur Marc-François Rouxel.

Aujoud'hui, étté comme hiver, Eulalie accueille les visiteurs à l'entrée du Muséum.

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Pour illustrer cette exposition naturaliste, des squelettes issus des cabinets de curiosités des auteurs sont exposés.

Ici un squelette d'un petit tatou.

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A gauche un squellette cartinaligeux de raie et à droite une petite grenouille.

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Un joli faisant doré.

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A gauche un squelette un squelette de Kiwi et à droite celui d'un manchot du Cap.

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Une symathique perche.

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A gauche un singe asiatique et à droite, une chauve-souris.

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Bref une superbe expo pour connaître les grands auteurs qui ont permit à nos générations de s'ouvrir au monde de la nature et de la connaissance.