mardi 19 février 2019

Retour sur la côte méditerranéenne.

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L'hiver a débuté en douceur dans le sud de la France. Les bords de mer sont calmes, peu de monde flâne le long de l'eau, nous errons dans la ville avant de finir sur le rivage. Les goélands leucophés (Larius michaheliis) sont les rois de la plage à cette heure. Ils ont été récemment dissociés de leurs cousins les goélands argentés (Larius argentatus) dont les pattes sont roses. De ce fait, nos voisins anglais le nomment goéland aux pattes jaunes. C'est un grand oiseau avec une envergure maximale de 160 centimètres et dont le vol est similaire à celui des rapaces, se laissant porter par les vents et pouvant se reconnaître dans les airs à son battement d'ailes lent. Ce ne serait être la seule espèce remarquable qu'il est possible de voir en cette saison aux abords de Marseille et plus globalement dans le sud de la France. En effet bien d'autres bestioles nous ont fait le plaisir de pointer le bout de leur nez ou de leur bec. Parmi celles-ci, on compte le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula). Bien qu'il soit commun, on oublie souvent à quel point il peut-être fascinant.

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Chez notre ami le rouge-gorge, mâle comme femelle chantent. Cela tient au fait que l'oiseau est très territorial, quelque soit son sexe, ce qui lui demande de faire savoir à ses congénères qu'il est là et que son domaine s'étant jusqu'ici. Peu farouche, on le rencontre en sous-bois, dans les milieux ouverts et au jardin où on peut le voir se nourrir à la belle saison d'insectes. Quand les invertébrés viennent à manquer, il se tourne vers les baies et les graines.

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Le romarin officinal (Rosmarinus officinalis) est en fleurs. Son nom scientifique, tiré du latin, est des plus poétiques puisqu'il signifie "rosée de la mer". Caractéristique des sols secs et calcaires du sud de la France qui composent la garrigue, il est une source non négligeable de nourriture pour les pollinisateurs hivernaux comme certaines abeilles ou syrphes. D'ailleurs, le miel de romarin est très réputé pour ses qualités gustatives et médicinales.

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Celui-ci provient du parc des Bruyères, une des nombreuses portes d'entrée sur les Calanques. Sa présence dans un parc nationnal interdit toute cueillette même s'il est abondant et apprécié en cuisine méditerranéenne pour parfumer les plats. Parmi les plantes présentes on trouve de nombreuses essences réputées pour leur parfum, leur floraison précoce mais aussi pour le fait qu'elles sont spécifiques à la région. En résulte un tableau bucolique digne du roman "La gloire de mon père" où les lianes et les buissons épineux s'entremêlent sur fond de roche blanche.

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L'ajonc de Provence (Ulex parviflorus) surprend le promeneur. Outre sa jolie floraison jaune au coeur de l'hiver, il dégage une puissante odeur de noix de coco qui ne laisse personne indifférent. Ce buisson épineux était employé comme barrière impénétrable pour cloisonner les zones de pâture et protéger les habitations des maraudeurs.

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On dissocie deux sous espèces, Ulex parviflorus subsp. funkii typique de l'Afrique du Nord et du sud de l'Espagne, et Ulex parviflorus subsp. parviflorus courant dans nos régions. Cet ajonc appartient à la famille des légumineuses au même titre que les pois ou les haricots. Il était et est encore parfois broyé comme fourrage pour le bétail. Souvent confondu avec le genêt, il se différencie de celui-ci de par son arsenal  défensif et la non toxicité de son bois et de ses fruits. On trouve de nombreuses espèces proches sur le territoire comme l'ajonc d'Europe (Ulex europaeus) et sa sous-espèce l'ajonc maritime (Ulex europaeus subsp. maritimus) typique quant à lui du massif armoricain.

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Pour rester dans la thématique Pagnol, voici la clématite brûlante (Clematis flammula) nommée aussi clématite flammette. Elle est proche de la clématite des haies (Clematis vitalba) mais s'en distingue par ses folioles dentées et sa préférence marquée pour les littoraux et les zones de basse altitude (0 à 600 mètres). Autrefois elle était fumée tel un cigare par les enfants pour imiter les plus grand. On peut l'utiliser aussi comme allume feu.

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Les chenilles processionnaires (Thaumetopoea pityocampa) ont pris possession des pins. Issues d'un tout petit papillon de nuit blanc à la durée de vie éphémère : pas plus d'une nuit, les chenilles vivent en groupe dans un cocon commun d'où elles sortent la nuit pour se nourrir des aiguilles du conifère sur lequel elles vivent. De juin à septembre les papillons déposent jusqu'à 320 oeufs sur l'arbre hôte. Six semaines plus tard les chenilles en émergent, crées leur cocon et se mettent à table. Entre février et mars elles descendent de leur arbre, s'enfouissent dans le sol et se mettent en nymphose. À partir de juin les papillons émergent de la terre et cherchent un partenaire puis les femelles pondent sur les arbres et le cycle peut recommencer.

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Passage par la plantation d'oliviers (Olea europaea var. europaea). La taille ne devrait pas tarder, celle-ci est nécessaire s'il on souhaite obtenir une fructification importante en favorisant les branches les plus solides et les mieux portantes. Dans le coin on peut également rencontrer l'olivier sauvage (Olea  europaea var. sylvestris), nommé aussi oléastre et dont la présence dans le sud daterait de - 8000 ans avant notre ère.

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La globulaire buissonnante (Globularia alypum) est un arbrisseau petit et dense aux fleurs touffues bleues aux étamines et pétales abondants. Courant sur tout le pourtour méditerranéen, elle pousse en touffes isolées.

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Médicinale, elle était employée comme panacée en Méditerranée sous forme d'infusion ou de teinture mère, en particulier pour soigner les problèmes liés au diabète en permettant après usage une libération accrue d'insuline. Antiseptique, cicatrisante, astringente et anti-fongique, sa consommation doit être encadrée et pour cause, elle peut aussi causer des vomissements, de l'exitation et des troubles nerveux. Son nom scientifique "Alypon" est tiré du grec et rend hommage à son usage populaire, le terme signifiant "qui soigne". Ses fruits (des akènes) sont dits épizoochores, c'est à dire qu'ils utilisent le plumage ou le pelage des animaux pour se disperser aux quatre vents grâce à leurs déplacements. On parle alors plus généralement de zoochorie.

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La tarente de Mauritanie (Tarentola mauritanica) est un petit gecko méditerranéen aux moeurs nocturnes. On la rencontre sous les végétaux, dans les broussailles, dans les amas de pierres, sur les façades ensoleillées et sur les toits bien exposés. Chasseresse, elle se nourrie de larves et d'insectes cachés dans la végétation ou les failles de la roche. Elle peut même se nourrir de jeunes reptiles dont des juvéniles de son espèce si sa taille lui permet.

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L'hiver, elle hiberne à demi-enfouie dans le sol ou la végétation, hémergeant quand le soleil se présente. L'été, elle sort la nuit et devient active à partir d'une température dépassant les 20°C. Avec l'emballement du climat, elle tend à remonter depuis le sud jusqu'à Lyon en passant par la vallée du Rhône. De ce fait, des prospections à la recherche de ce petit reptil rare et protégé sont organisées pour établir une cartographie de sa population. 

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Comme chaque année, la bruyère multiflore (Erica multiflora) nous émerveille. Des millions de clochettes roses colorent les collines et donnent au paysage des reflets dignes d'un couché de soleil. À savoir, c'est une des rares espèces de bruyères à tolérer les sols calcaires.

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Elle s'ajoute aussi la la liste des espèces méllifères présentées ici. Elle fait le bonheur de nombreux insectes de part sa longue floraison durant parfois plus de 5 mois. Bien que se développant en méditerranée, c'est une plante robuste qui peut résister à des températures frôlant le -10°C. Elle fait également fi des sécheresses prolongées ce qui lui a valu une belle place dans de nombreux jardins. Cependant, s'il on veut profiter de ses fleurs incroyables tout en gardant un joli buisson, la taille ne devra intervenir qu'à la floraison passée. De toute façon cette bruyère ne dépasse pas les 80 cm de haut et possède par nature un port harmonieux et ne nécessite de ce fait que très peu d'interventions. Facile de cullture quand le climat et la nature du sol s'y prêtent, on peut aussi bien la semer, la marcotter, la bouturer ou repiquer ses rejets printaniers.

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Toujours depuis le parc des Bruyères (et dont désormais vous pouvez avoir une idée d'où il tire son nom), le paysage s'ouvre à nous. La Bonne Mère figure comme un point culminant au-dessus de la ville de Marseille tandis que la mer se dessine en arrière plan.  Au-dessus des falaises et éboulis calcaires du premier plan, un faucon crécerelle femelle (Falco tinnunculus) qui se différencie du mâle à l'absence de plumes gris-bleuté sur la tête, s'adonne à sa chasse quotidienne. Tout inspire le calme et la tranquillité dans ce parc, où seul le silence est rompu par l'abboyement des chiens des promeneurs, les cris des enfants et les halètements des coureurs.

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Retour à la maison, avec un petit passage obligé par le massif des Alpilles. Son point culminant se trouve au sommet des Opies, à 498 mètres d'altitudes, bien loin de la pointe des Alpes culminant à 4809 mètres d'altitudes.

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Surprise pendant notre ascension, un joyeux troupeau de chèvres naines nous accompagne. Agiles, elles escaladent les falaises nous distansant sans mal pour rejoindre le sommet. Par endroit nous employons des gaudres, petits ruisseaux typiques de la régions souvent à sec. Leur lit nous sert de sentier pour rejoindre le chemin balisé. Pendant notre visite nous avons également l'occasion de croiser de nombreux grimpeurs attirés par les parois rocheuses abruptes. C'est là aussi que le grand duc (Bubo bubo) à pour habitude de prendre ses quartiers mais pas de traces ce jour là du bel oiseau de nuit. La cohabitation entre hommes et rapaces nocturnes est difficile et souvent les activités de loisir font fuir les animaux nichant sur le massif. C'est sur cette pensée que notre périple prend fin ... enfin presque, car c'est sans compter sur notre petit tour par la Camargue. Suite au prochain billet !

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samedi 18 février 2017

Sortie dans les calanques 13.

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 Le nouvel an est passé, 2017 prend doucement la place de 2016. Pour ce premier jour de l'année, nous voilà partis dans le parc des Bruyères, l'une des portes d'entrée vers le Parc National des Calanques. Autrefois couvert de pinèdes, les incendies de 2009 l'ont transformé en landes d'ajoncs de Provence et de bruyères. On peut voir encore ça et là des troncs noircis et des arbrisseaux repousser sur les cendres de la catastrophe.

 

Les bruyères, un parc périurbain.

Un parc périurbain est un parc qui se trouve à proximité immédiate d'une ville de bonne taille. Depuis les Bruyères, on peut voir l'ensemble de la ville de Marseille et, avec le bus n°17, il est possible depuis le stade d'arriver directement dans celui-ci. Moins fréquenté que les autres parcs de la cité, il est entouré d'habitations. 

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 L'ajonc de Provence (Ulex parviflorus).

C'est un arbrisseau méditerranéen équipé de grandes épines atteignant parfois 1 cm et qui ne dépasse que rarement les 1 m. Sa floraison s'étale de janvier à avril et couvre la garrigue de jaune. La dispersion des graines, protégées dans une cosse, se fait par les fourmis, on parle alors de dissémination myrmécochore.

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Le monticole bleu (Monticola solitarius).

Il s'agît d'un mâle aux couleurs plus ternes que ceux des autres mâles qui en période de reproduction ont un plumage bleuté. Cet oiseau vit à l'année dans les zones rocheusesensolleillées du bassin méditerranéen, en particulier au nord de celui-ci. Il est rare en France et figure sur les listes rouges. L'abandon de l'agriculture dans les zones de garrigue et la fermeture du milieu contribuent à la disparition de son habitat.

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La globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 Elle est typique de méditerranée et plus particulièrement de la garrigue. Comme les bruyères et les ajoncs, elle fleurit plutôt pendant les mois froids (d'octobre à mai) ce qui nous changent bien des Alpes où à cette période peu de plantes peuvent se permettre la même fantaisie, à savoir former un joli buisson bleu au coeur de l'hiver.

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La flore des Calanques.

Elle se caractérise par sa résistance aux éléments, en particulier aux variations de température, aux embruns, au soleil brûlant, parfois au sel et même aux incendies. Certaines espèces ont besoin des flammes pour que leurs graines puissent germer, on parle alors d'espèces pyrophytes. Certains cistes (Cistus sp.), le chêne liège (Quercus suber) et asphodèles (Asphodelus sp.) font partis de ces plantes aimant le feu. 

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Le mot de la fin.

Il fait frais sur Marseille, mais le temps est beau, on est bien loin des faibles températures lyonnaises ou de celles que l'on trouve en Chartreuse. C'est un plaisir de marcher à travers les plantes aromatiques et la garrigue. Nous avons eu la chance d'observer une perdrix mais hélas l'appareil photo n'a pas été assez rapide sur ce coup. Pour la prochaine sortie, l'étude des escargots (Malacologie), les sujets seront moins rapides. 

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jeudi 28 avril 2016

Sortie dans les Calanques 10.

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Petite promenade dans les Calanques de Marseille, à la limite du parc des Bruyères. C'est l'occasion de présenter quelques unes des plantes les plus communes que l'on peut croiser en cette période. En une heure de marche il est possible de voir pas moins qu'une trentaine de fleurs différentes, en voici une sélection.

 

La ciste à feuilles de sauge (Cistus salviifolius).

 Ses feuilles évoquent les feuilles granuleuses de sauge d'où son nom. Bien que présent dans les Calanques ayant un sol de nature calcaire, il préfère les sols silicieux ce qui fait de lui une plante bio-indicatrice. Cela fait trois à quatre semaines que la floraison a débuté, celle-ci prendra fin aux alentours de la fin mai.

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Le ciste cotonneux (Cistus albidus).

Il est aussi appelé ciste blanc en raison de ses feuilles duveteuses blanchâtres. La couleur de celles-ci vient des minuscules poils qui les recouvrent. Ils ont plusieurs fonction comme celle de retenir l'eau que la plante évacue par évapotranspiration ou de la protéger des insectes ravageurs. Sa floraison est bien plus prolongée que celle de son cousin le ciste à feuilles de sauge : de début avril à fin juin. Cela viendrait du sol calcaire qui lui plaît.

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Reconnaître les sauterelles.

Avec le retour de certains insectes, il faut revoir ses classiques. Le premier de tous est de faire la différence entre les sauterelles et les criquets. Tous deux appartiennent à la famille des orthoptères. On retiendra que les sauterelles ont les antennes plus longues que le corps et les criquets, aussi longues que leur tête.

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L'ophrys de Forestieri (Ophrys Forestierii). 

Comme il est un peu long d'expliquer la complexité du groupe des ophrys bruns, je vous met un lien vers un de mes articles consacré à ces orchidées ICI. Pour revenir à notre ophrys de Forestieri, il en reste bien peu en fleurs à cette époque de l'année. Fait amusant, celle de droite abrite une des pucerons dans sa cavité stigmatique.

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L'ophrys de la passion (Ophrys passionis).

Même topo que pour les ophrys bruns ... l'ophrys de la passion appartient à un groupe compliqué. On peut voir que sur celui qui se trouve sur la photo juste en dessous a été visité par un insecte pollinisateur. Le labelle est couvert des grains de pollen et la cavité stigmatique ne contient plus de sac à pollen, les pollinies.

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L'ajonc d'Europe (Ulex europaeus).

C'est un arbuste épineux de la famille des fabacées. Il était utilisé autrefois comme barrière naturelle pour protéger les troupeaux des prédateurs mais aussi, les hommes dans les hameaux et les villages des troupes armées ennemies. Il pu aussi être utilisé, quand les années étaient mauvaises, comme fourrage pour les bêtes.

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La coronille naine (Coronilla minima).

Cette petite coronille fleurit de mai à juillet mais dans les Calanques on peut le voir en fleur dès le début avril. Elle dépasse rarement les 30 centimètres mais ne passe pas inaperçue avec ses jolies fleurs jaunes réunie en ombelle. Elle est présente sur une bonne partie du territoire français et se trouve jusqu'à 1600 mètres.

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Le narcisse douteux (Narcissus dubius).

Il reste quelques pieds de narcisse douteux en fleurs. En France, c'est dans les rocailles calcaires et méditerranéennes qu'on le rencontre, souvent en abondance (et tout particulièrement en Espagne). Dans la région, c'est le premier de tous les narcisses à fleurir. Certains rares individus sont parfois jaune pâle.

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La vipérine commune (Echium vulgare).

On pensait autrefois à tort que cette plante avait la capacité de stopper la progression du venin des vipères dans l'organisme. C'est une bisannuelle qui peut atteindre environs 80 centimètres de haut mais pour le moment, elle se présente sous la forme d'une grande rosette plaquée au sol avec des feuilles verruqueuses.

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La globulaire buissonnante (Globularia alypum).

C'est une plante typique des garrigues qui se reconnaît à ses jolies fleurs en pompons bleues. Elle détonne par cette couleur vive aux milieux des autres arbustes. La floraison est actuellement sur la fin. On croise souvent dans les inflorescences des araignées postées à l'affût pour attraper les insectes. Les graines se disséminent par épizoochore, c'est à dire en s'accrochant au plumage des oiseaux ou aux poils des mammifères.

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L'iris des garrigues (Iris lutescens).

Cet iris sauvage peut être jaune, violet, blanc ou même bicolore. On le reconnaît à sa petite taille et à sa période de floraison. Bien que populaire dans les bouquets de fleurs, il ne semble pas menacé et sa population reste stable hormis dans les zones très fréquentées par le public comme les sentiers de randonnée.

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L'aphyllante de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis).

Elle est connue pour son goût légèrement sucré et ses feuilles presque inexistantes qui se réduisent à de petites membranes le long des tiges qui évoquent celles des joncs. Elle a aussi la particularité d'être la seule plante composant le genre des Aphyllanthes. On la trouve parfois dans les desserts des grands restaurants.

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L'euphorbe à feuilles en scie (Euphorbia serrata).

On la reconnaît à ses feuilles joliment dentées. Sa floraison, d'ordinaire, à plutôt lieu en mai mais dans le Sud, tout est un peu en avance cette année. Elle sert de pâturages pour une colonie de fourmis qui y élèvent une troupe de pucerons noirs dont le précieux miellat (excréments sucrés) leur sert de nourriture. 

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Le mot de la fin.

Chouette petite ballade sous le ciel gris de Marseille. C'est un temps idéal pour admirer les fleurs et mon bien-aimé qui, en plein cours avec son CFPPA, taille les oliviers du parc et admire son travail. Désormais le temps va se faire plus chaud, de nouvelles espèces végétales vont apparaître et les insectes vont être bien plus présents pour le plaisir des oiseaux et des tarentes. Il se pourrait même que l'on trempe les pieds dans la mer.

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