samedi 18 février 2017

Sortie dans les calanques 13.

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 Le nouvel an est passé, 2017 prend doucement la place de 2016. Pour ce premier jour de l'année, nous voilà partis dans le parc des Bruyères, l'une des portes d'entrée vers le Parc National des Calanques. Autrefois couvert de pinèdes, les incendies de 2009 l'ont transformé en landes d'ajoncs de Provence et de bruyères. On peut voir encore ça et là des troncs noircis et des arbrisseaux repousser sur les cendres de la catastrophe.

 

Les bruyères, un parc périurbain.

Un parc périurbain est un parc qui se trouve à proximité immédiate d'une ville de bonne taille. Depuis les Bruyères, on peut voir l'ensemble de la ville de Marseille et, avec le bus n°17, il est possible depuis le stade d'arriver directement dans celui-ci. Moins fréquenté que les autres parcs de la cité, il est entouré d'habitations. 

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 L'ajonc de Provence (Ulex parviflorus).

C'est un arbrisseau méditerranéen équipé de grandes épines atteignant parfois 1 cm et qui ne dépasse que rarement les 1 m. Sa floraison s'étale de janvier à avril et couvre la garrigue de jaune. La dispersion des graines, protégées dans une cosse, se fait par les fourmis, on parle alors de dissémination myrmécochore.

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Le monticole bleu (Monticola solitarius).

Il s'agît d'un mâle aux couleurs plus ternes que ceux des autres mâles qui en période de reproduction ont un plumage bleuté. Cet oiseau vit à l'année dans les zones rocheusesensolleillées du bassin méditerranéen, en particulier au nord de celui-ci. Il est rare en France et figure sur les listes rouges. L'abandon de l'agriculture dans les zones de garrigue et la fermeture du milieu contribuent à la disparition de son habitat.

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La globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 Elle est typique de méditerranée et plus particulièrement de la garrigue. Comme les bruyères et les ajoncs, elle fleurit plutôt pendant les mois froids (d'octobre à mai) ce qui nous changent bien des Alpes où à cette période peu de plantes peuvent se permettre la même fantaisie, à savoir former un joli buisson bleu au coeur de l'hiver.

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La flore des Calanques.

Elle se caractérise par sa résistance aux éléments, en particulier aux variations de température, aux embruns, au soleil brûlant, parfois au sel et même aux incendies. Certaines espèces ont besoin des flammes pour que leurs graines puissent germer, on parle alors d'espèces pyrophytes. Certains cistes (Cistus sp.), le chêne liège (Quercus suber) et asphodèles (Asphodelus sp.) font partis de ces plantes aimant le feu. 

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Le mot de la fin.

Il fait frais sur Marseille, mais le temps est beau, on est bien loin des faibles températures lyonnaises ou de celles que l'on trouve en Chartreuse. C'est un plaisir de marcher à travers les plantes aromatiques et la garrigue. Nous avons eu la chance d'observer une perdrix mais hélas l'appareil photo n'a pas été assez rapide sur ce coup. Pour la prochaine sortie, l'étude des escargots (Malacologie), les sujets seront moins rapides. 

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jeudi 28 avril 2016

Sortie dans les Calanques 10.

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Petite promenade dans les Calanques de Marseille, à la limite du parc des Bruyères. C'est l'occasion de présenter quelques unes des plantes les plus communes que l'on peut croiser en cette période. En une heure de marche il est possible de voir pas moins qu'une trentaine de fleurs différentes, en voici une sélection.

 

La ciste à feuilles de sauge (Cistus salviifolius).

 Ses feuilles évoquent les feuilles granuleuses de sauge d'où son nom. Bien que présent dans les Calanques ayant un sol de nature calcaire, il préfère les sols silicieux ce qui fait de lui une plante bio-indicatrice. Cela fait trois à quatre semaines que la floraison a débuté, celle-ci prendra fin aux alentours de la fin mai.

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Le ciste cotonneux (Cistus albidus).

Il est aussi appelé ciste blanc en raison de ses feuilles duveteuses blanchâtres. La couleur de celles-ci vient des minuscules poils qui les recouvrent. Ils ont plusieurs fonction comme celle de retenir l'eau que la plante évacue par évapotranspiration ou de la protéger des insectes ravageurs. Sa floraison est bien plus prolongée que celle de son cousin le ciste à feuilles de sauge : de début avril à fin juin. Cela viendrait du sol calcaire qui lui plaît.

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Reconnaître les sauterelles.

Avec le retour de certains insectes, il faut revoir ses classiques. Le premier de tous est de faire la différence entre les sauterelles et les criquets. Tous deux appartiennent à la famille des orthoptères. On retiendra que les sauterelles ont les antennes plus longues que le corps et les criquets, aussi longues que leur tête.

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L'ophrys de Forestieri (Ophrys Forestierii). 

Comme il est un peu long d'expliquer la complexité du groupe des ophrys bruns, je vous met un lien vers un de mes articles consacré à ces orchidées ICI. Pour revenir à notre ophrys de Forestieri, il en reste bien peu en fleurs à cette époque de l'année. Fait amusant, celle de droite abrite une des pucerons dans sa cavité stigmatique.

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L'ophrys de la passion (Ophrys passionis).

Même topo que pour les ophrys bruns ... l'ophrys de la passion appartient à un groupe compliqué. On peut voir que sur celui qui se trouve sur la photo juste en dessous a été visité par un insecte pollinisateur. Le labelle est couvert des grains de pollen et la cavité stigmatique ne contient plus de sac à pollen, les pollinies.

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L'ajonc d'Europe (Ulex europaeus).

C'est un arbuste épineux de la famille des fabacées. Il était utilisé autrefois comme barrière naturelle pour protéger les troupeaux des prédateurs mais aussi, les hommes dans les hameaux et les villages des troupes armées ennemies. Il pu aussi être utilisé, quand les années étaient mauvaises, comme fourrage pour les bêtes.

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La coronille naine (Coronilla minima).

Cette petite coronille fleurit de mai à juillet mais dans les Calanques on peut le voir en fleur dès le début avril. Elle dépasse rarement les 30 centimètres mais ne passe pas inaperçue avec ses jolies fleurs jaunes réunie en ombelle. Elle est présente sur une bonne partie du territoire français et se trouve jusqu'à 1600 mètres.

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Le narcisse douteux (Narcissus dubius).

Il reste quelques pieds de narcisse douteux en fleurs. En France, c'est dans les rocailles calcaires et méditerranéennes qu'on le rencontre, souvent en abondance (et tout particulièrement en Espagne). Dans la région, c'est le premier de tous les narcisses à fleurir. Certains rares individus sont parfois jaune pâle.

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La vipérine commune (Echium vulgare).

On pensait autrefois à tort que cette plante avait la capacité de stopper la progression du venin des vipères dans l'organisme. C'est une bisannuelle qui peut atteindre environs 80 centimètres de haut mais pour le moment, elle se présente sous la forme d'une grande rosette plaquée au sol avec des feuilles verruqueuses.

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La globulaire buissonnante (Globularia alypum).

C'est une plante typique des garrigues qui se reconnaît à ses jolies fleurs en pompons bleues. Elle détonne par cette couleur vive aux milieux des autres arbustes. La floraison est actuellement sur la fin. On croise souvent dans les inflorescences des araignées postées à l'affût pour attraper les insectes. Les graines se disséminent par épizoochore, c'est à dire en s'accrochant au plumage des oiseaux ou aux poils des mammifères.

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L'iris des garrigues (Iris lutescens).

Cet iris sauvage peut être jaune, violet, blanc ou même bicolore. On le reconnaît à sa petite taille et à sa période de floraison. Bien que populaire dans les bouquets de fleurs, il ne semble pas menacé et sa population reste stable hormis dans les zones très fréquentées par le public comme les sentiers de randonnée.

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L'aphyllante de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis).

Elle est connue pour son goût légèrement sucré et ses feuilles presque inexistantes qui se réduisent à de petites membranes le long des tiges qui évoquent celles des joncs. Elle a aussi la particularité d'être la seule plante composant le genre des Aphyllanthes. On la trouve parfois dans les desserts des grands restaurants.

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L'euphorbe à feuilles en scie (Euphorbia serrata).

On la reconnaît à ses feuilles joliment dentées. Sa floraison, d'ordinaire, à plutôt lieu en mai mais dans le Sud, tout est un peu en avance cette année. Elle sert de pâturages pour une colonie de fourmis qui y élèvent une troupe de pucerons noirs dont le précieux miellat (excréments sucrés) leur sert de nourriture. 

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Le mot de la fin.

Chouette petite ballade sous le ciel gris de Marseille. C'est un temps idéal pour admirer les fleurs et mon bien-aimé qui, en plein cours avec son CFPPA, taille les oliviers du parc et admire son travail. Désormais le temps va se faire plus chaud, de nouvelles espèces végétales vont apparaître et les insectes vont être bien plus présents pour le plaisir des oiseaux et des tarentes. Il se pourrait même que l'on trempe les pieds dans la mer.

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