mercredi 4 janvier 2017

Destination Bretagne : la Côte de Granite Rose par Ploumanac'h.

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Un phare, quatre prises de vue. Nous voilà pour un soir à Ploumanac'h, commune toute proche de celle de Plougrescant. Arrivés sur la plage d'AnseSaint- Guirec avec nos amis, nous nous engageons sur les premiers mètres du sentier des douaniers. Nous n'irons pas bien plus loin, émerveillés par le spectacle qui s'offre à nous.

 

Le phare de Ploumanac'h.

Construit en 1946 et succédant à l'ancien phare détruit en 1944, il est fait du célèbre granite rose qui compose la côte du même nom. Il porte pour nom celui de phare de Mean Ruz. Il marque l'entrée du port de la ville et fait écho aux phares des ept îles lui faisant face. Depuis les années 1980 il est complètement automatisé.

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Le granite rose.

Il doit sa couleur toute particulière à sa nature. Issu du refroidissement de coulées magmatiques, l'érosion et l'oxydation par l'eau et par le vent des divers éléments qui le composent, comme le feldspath, lui donnent cette teinte rose qui de loin peut sembler grisée. Cela est dû aux critsaux de quartz qui entrent dans sa composition.

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Les goélands (Larus sp.)

En Bretagne on trouve énormément de goélands qu'il n'est pas toujours aisé de distinguer néanmoins il existe quelques éléments de différentiations. Ainsi on reconnaît le goéland marin (Larus marinus) à son plumage ardoise et ses pattes roses/claires, le goéland argente (Larus argentatus) à ses pattes roses, son plumage clair et à sa grande taille, le goéland brun (Larus fuscus) à ses pattes jaunes et ses ailes ardoises pour lui aussi. 

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Le Triskèle.

Comment parler de la Bretagne sans parler de l'un de ses symboles les plus forts ? On retrouve le Triskète et sa représentation un peu partout en Europe. Il semblerait qu'il soit apparu du côté de Malte au Mégalithique mais se retrouve aussi dans les tombeaux irlandais du Néolithique. Il est reprit à l'âge du fer par les celtes qui l'incorpore à leur culture mais ce n'est que depuis les années 1940 qu'il est associé à la Bretagne et à son histoire.

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L'armérie maritime (Armeria maritima).

Elle couvre l'intégralité de la côté Ouest de la France. Adaptée aux conditions rudes, elle se plaît dans les rochers du bord de mer bien exposés au soleil, sous un climat plutôt humide et dans les milieux où le sol est relativement pauvre en nutriments. Sa floraison s'étend de fin mai à juillet et habille les falaises de rose. 

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Les plantes du bord de mer.

Tout au long de notre périple nous avons rencontrer différentes espèces végétales. Les plus communes sont la criste marine (Crithmum maritimum) que nous croisons aussi à Marseille, les agapanthes (Agapanthus campanulatus) qui sont typique des jardins bretons, en particulier ceux de bord mer et le plantain corne de cerf (Plantago coronopus), à qui on prêtait autrefois la capacité de redonner la virginité à celles qui l'avaient perdue.

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La chapelle du Diable.

Cette petite chapelle au nom sans équivoque sert aujourd'hui de hangar à bateau. Elle détonne par les gargouilles qui la surmonte et par le diable moqueur qui se trouve à son sommet. Elle est aussi un important vestige de la seconde guerre mondiale. Sur ses murs, on peut voir les impacts des mitrailleuses allemandes.

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Le rayon vert.

Ce soir là nous ne l'avons pas vu. Le rayon vert est un rayon qui se forme au lever et au couché du soleil quand les conditions climatiques sont réunies. Celui-ci ne dure que quelques secondes et est à peine perceptible. Il se matérialise par un point ou une bande lumineuse légèrement verte au dessus du soleil mais aussi de la lune.

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Le mot de la fin.

C'est, avec le Cap Frehel, l'un des endroits qui m'ont le plus subjuguée. Les étendues de bruyères sont magnifiques, tout comme le chaos de roches roses qui lui font écho. De même pour le contraste entre le bleu de la mer et la flamboyance des falaises. Après ce superbe spectacle nous retournons à Plougrescant pour une chasse aux crabes nocturne bien mérité. Départ le lendemain pour notre toute dernière journée en Bretagne.

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dimanche 23 octobre 2016

Destination Bretagne : Belle Île en Mer.

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Nous voilà partis pour Belle-Île-en-Mer. Le soleil c'est fait quelque peu discret pendant cette journée mais nous n'avons pas subit de grosses pluies. Faisant partis des îles de Groix, l'île est une des plus grandes de la côte bretonne au point de comporter quatre communes indépendantes en son sein.  

 

Sous la pluie de Bretagne !

 La Bretagne s'en tient à sa réputation. Notre séjour a été ponctué par des ondées de bruine et de pluie. Rien de grave, nous avons pu profiter de notre virée et chevaucher fièrement nos vélos. C'est une activité très populaire sir l'île. Autre fait à la mode, le porté de kawai. C'est peu glamour, je l'accorde, mais au combien pratique !

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L'île aux chevaux.

 Nous avons été surpris de rencontrer énormément de chevaux sur l'île. Qu'ils soient nains, de monte ou de trait, on en croise dans tous les champs. Avant d'être très colonisée par les hommes, Belle Île en Mer était une vaste lande boisée. Depuis les arbres ont laissé place à des cultures en particulier du maïs et de l'orge.

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Les abords et les plages.

 Quelles sont belles les plages de Belle Île en Mer mais quelles sont dangereuses également ! Bien que très accueillants, les bords de l'île s'avèrent dangereux. Les tempêtes font rage dans cette partie de la Manche et hier comme aujourd'hui, il n'est pas rare que des naufrages y soient engloutis par les flots. Le dernier et plus marquant de ceux-ci reste celui du pétrolier de l'Erika en décembre 1999 qui déversa plus de 30 000 tonnes de fioul.

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Le fucus vésiculeux (Fucus vesiculosus).

Cette algue brune de la famille des varechs est commune dans plusieurs mers du Nord, dans l'Océan Atlantique et dans l'Océan Pacifique. Elle se reconnaît en partie à ses flotteurs atypiques, les pneumatocystes, qui servent de bouée au fucus pour se maintenir à flot au plus près de la lumière du soleil qui filtre à travers l'eau de mer. Actuellement il est utilisé dans l'industrie pharmaceutique mais sa population diminue dramatiquement.

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Les algues vertes (Ulva armoricana).

Voici une des deux espèces d'algues vertes qui parfois provoquent des marées vertes quand elle se trouve en trop grand nombre : Ulva armoricana. On la connait aussi sous le nom de laitue de mer. On la trouve souvent sur les bords de mer car fragile, elle se fait souvent emporter par les courants marins violents. On peut également rencontrer un animal très particulier, l'actinie rouge (Actinia equina), une anémone de mer aux tentacules brûlants.

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Le goéland argenté (Larus argentatus).

Il diffère que très peu du goéland leucophée (Larus michahellis) dont il n'a été séparé que très récemment et sur le motif que le plumage chez les jeunes oiseaux qui sont dans leur deuxième année ont un plumage sur les ailes légèrement différent. La variabilité génétique de la population a elle aussi été retenue pour fait la distinction. 

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La culture et l'architecture.

Belle Île en Mer s'inscrit dans la culture architecturale de Bretagne. Avec ses couleurs vives, ses maisons de pierres et ses hortensias, le tableau est complet. On y trouve même plusieurs phares typiques de la région dont le grand phare de Kervilahouen qui ce jour là, était plongé dans la brume. Il est même possible de le visiter.

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La criste marine (Crithmum maritimum).

Parfois appelée fenouil marin, la criste marine est une plante à fleurs discrètes et aux feuilles charnues. Réputée pour son goût de carotte parfumé (que je n'aime pas du tout), c'est une plante dont la cueillette est réglementée au niveau national. C'est également une espèce déterminante pour la constitution de certaines ZNIEFF.

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Les oiseaux de l'île.

Nous avons pu croiser de nombreux oiseaux sur l'île. Les espèces y sont diversifiées en raison du grand nombre d'habitats présents sur le site et de son enclavement. Certaines espèces comme les grives (Turdus sp.) et plus particulièrement le merle noir (Turdus merula) évoluent dans tous les milieux et il n'est pas rare de les rencontrer sur les plages entrain de fouiller le sable pour se nourrir de vers ou chercher ce que la marrée a pu rejeter.

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Présentation de la végétation.

 On compte plus d'une vingtaine d'habitats sur l'île. De ce fait, et tout comme pour les oiseaux, on trouve une grande diversité d'espèces. Néanmoins, si on est tenté par la rencontre avec des espèces rares, il est recommandé de s'aventurer sur les bords de mer et les bars de mer. Attention ! Il faut prendre garde à rester dans les sentiers pour ne pas détruire l'environnement qui est particulièrement fragile (et aussi pour ne pas se blesser).

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Le panicaut champêtre (Eryngium campestre).

 Il est l'hôte d'un champignon assez recherché et délicieux, la pleurote du panicaut (Pleurotus eryngii). C'est un légume oublié, très consommé sous l'antiquité en particulier dans le monde grec. On l'utilisait parfois pour trouver l'amour à travers des plats gourmands et de filtres d'amour. Il est protégé dans certaines régions.

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Les aiguilles de Port-Coton.

Ce sont de grandes roches marines érodées (des stacks) sortant tels des piliers hors de la mer. Les aiguilles font face à une minuscule plage qui ne peut être atteinte que par la mer. Cela assure une grande tranquillité pour les différentes espèces d'oiseaux marins qui vivent et s'abritent dans les anfractuosités des falaises.

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La végétation des bords de mer.

Quelle surprise pour nous de voir ces espèces poussant entre-elles ! D'ordinaire nous rencontrons l'immortelle commune (Helichrysum stoechas) dans les Calanques de Marseille et les fougères et la clématite des haies (Clematis vitalba) dans ma belle Isère. Le résultat donne un beau mélange, surprenant mais parfumé. 

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Le statice de Dodart (Limonium dodartii).

Protégé, on ne le trouve que dans quelques départements longés par l'Océan Atlantique et par la Manche. C'est une plante résistante qui a besoin de conditions très particulières, à savoir un sol pauvre en nutriments et avec une salinité élevée, un climat maritime fort, une humidité moyenne et une exposition au soleil importante.

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Le mot de le fin.

Voilà une journée forte en émotions. Avec 30 km dans les pattes et les yeux pleins de merveilles, nous n'avons pas eu de mal à trouver le sommeil au chaud dans notre petit hôtel-restaurant de Lorient, Les pêcheurs, que je ne peux que vous recommander. Pour le prochain article, nous partons du côté de Pont Aven et de ses galettes.  

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