samedi 17 novembre 2018

Journée des Plantes à Aiguebelette

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Plantes et Jardins de Savoie

Il y a peu, nous avons pu assister aux "Journées des Plantes du Lac d'Aiguebelette" en Savoie pour marquer la belle saison qu'est l'automne. C'est pour moi l'occasion de quitter la sphère des plantes sauvages pour vous présenter quelques unes de mes horticoles préférées et qui, je l'espère, peupleront un jour mon jardin rêvé. Arbres, fleurs, lianes, fougères, mousses et même champignons font partie de ce paysage mental que nous tendons peu à peu à coucher sur le papier pour en faire un jour une réalité. En attendant, nous courrons les parcs, les jardins, les foires et les expositions pour trouver l'inspiration. C'est ainsi que nous avons pu faire la découverte il y a quelques années de cela du tilleul d'Henry (Tilia henryana), un cultivar qui se distingue par ses petites feuilles en forme de coeur et à la limbe hérissée. C'est ce que je préfère chez lui, il détone par son aspect rude mais une grande poésie se dégage de l'ensemble, en particulier du vert du feuillage qui contraste avec les nervures plus claires et qui donne l'impression de voir tout un réseau de veine, pour un rendu organique. Organique, c'est un des mots que j'ai à la bouche quand je dois décrire les plantes horticoles que j'aime. La ressemblance de certaines avec le monde animal ou des organes me fascine et m'attire.

Cependant, ce n'est pas le seul des critères qui animent nos choix. La liste de ceux-ci est longue. Plantes non invasives (surtout), aux écorces d'exception, adaptées à la nature du sol, aux floraisons hivernales ou prolongées, délicieusement parfumées, dépolluantes, fruitières et fourragères ou encore rares, il y a de quoi se constituer un sacré catalogue. Parmi nos préférences, les érables (Acer) et les cornouillier (Cornus) sont les rois, avec pour ma part une grande préférence pour le cornouiller du Japon (Cornus kousa) aux fruits roses.

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C'est la première fois que je rencontre l'échevérie de l'Etna (Echeveria cv. 'Etna'). C'est un hybride issu d'Echeveria 'Mauna Loa' (aux motifs rouges le long de la limbe) et d'Echeveria 'Barbillion' (aux caroncules prononcés), deux cultivars qui comme le genre du même nom, sont originaires du Mexique et de l'ouest d'Amérique du Sud.

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Créée aux Etats-Unis, son nom d'Etna fait référence à ses couleurs qui pour ses créateurs évoquent une coulée de lave. Résistante à la sécheresse, elle se plaît dans les sols drainés exposés à mi-ombre, ce qui laisse entendre que sous nos l'atitudes, elle ne peut être cultivée qu'en intérieur ou en serre car la belle ne supporte pas la moindre gelée. Côté floraison, rien de très extraordinaire. Cette echéverie apparatient à la famille des crassulacées comme les orpins et les joubarbes, ses fleurs orangées en sont caractéristiques et se dressent au sommet d'une hampe florale rouge. Le feuillage persistant fait la particularité et la beauté de ce cultivar qui me plaît tellement.

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D'une manière plus générale, j'adore les crassulacées que l'on range aisément dans la catégorie des plantes grasses. Leur adaptation aux zones sèches, la grande résistance de certaines au froid et au piétinement mais aussi, leur apparence de cactée ou de cailloux ne va pas sans susciter la curiosité. J'aime particulièrement les joubarbes car elles m'évoquent les jardins de grand-mère et de montagne mais aussi, pour les légendes qui s'y raccrochent. Associées à Zeus puis Jupiter et enfin le bon Dieu, on les plaçait parfois sur les toits des maisons pour empêcher le foudre de les frapper. Au Moyen Âge, on les employait comme aphrodisiaque mais aussi cobtre la dureté d'oreille, ce qui tendrait à faire mentir l'adage selon lequel certaines pratiques pourraient rendre sourd ...

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Au premier abords, je n'ai jamais été fan des conifères, et puis j'ai découvert les merveilles du sapin blanc (Abies alba) des forêts de Chartreuse, puis le pin parasol du Japon (Sciadopitys verticillata) dont je suis littéralement tombée folle amoureuse en le découvrant au fin fond de l'arboretum de Huelgoat il y a un peu plus d'un an. Aujourd'hui mon dévolu se porte sur le sapin de Corée nain panaché blanc (Abies koreana "Ice Breaker"). Ne dépassant que rarement 1 mètre, son aspect de buisson dense et tortueux me fait complétement craquer.

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Je ne pouvais pas non plus m'arréter sur ces deux cultivars nains de ginkgo (Ginkgo biloba) aux feuillages incroyables ! Le Chris Dwarf ne dépasserai pas les 60 centimètres en 10 ans et le Sehoshaphat n'aurait une croissance guère plus remarquable mais détonerait par des feuilles de petite taille et d'un joli vert glauque.

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C'est également à la fête aux sorbiers (Sorbus),  des arbustes de grande taille connus pour leurs fruits et leurs feuillages colorés quand s'en vient l'automne. Là encore mon coeur chavir, et bien que je dois avouer rêver de planter un jour le sorbier des oiseleurs (Sorbus domestica) et son cousin, le cormier (Sorbus aucuparia), ils ne sont pas les seuls. Dans la liste, on trouve ce superbe spécimen.

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Le sorbier à feuilles de fougère (Sorbus scalaris) est une espèce asiatique qui se développe dans les montagnes de Chine jusqu'à 3000 mètres d'altitude, en particulier dans les forêts mixtes, c'est à dire qui se composent de feuillus et de conifères. Néanmoins il est rare de trouver l'espéce sous nos l'attitude, sa culture s'avérant complexe. Il s'agît le plus clair du temps d'hybrides issus d'un parent européen. Il est apprécié comme arbre d'hornement pour son feuillage qui devient intégralement pourpre à l'automne mais aussi, ses imposantes ombelles de fleurs blanches mélifères qui, au printemps, embaument l'air.

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J'adore les hortensias (Hydrangea). Pendant longtemps, je les ai rangé dans les plantes à mémé avec les bégonias et les pensées (qui s'y trouvent toujours), mais notre premier road-trip en Bretagne, les nombreux jardins visités puis l'incroyable jardin de mon professeur de mathématique m'ont finalement fait changer d'avis.

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Originaires d'Amérique du Nord et d'Asie, en particulier de Chine et de Japon où ils sont aujourd'hui encore très populaires, les hortensias ont conquis la Gaule. Si le classique Hydrangea macrophylla est en tête des ventes, il commence à être peu à peu talloner par de petits nouveaux.

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Pour nous, c'est l'hortensia paniculé (Hydrangea paniculata) qui remporte tous les suffrages. J'ai eu l'occasion de présenter brièvement cette espèce (qui n'est pas illustré en photo ici) dans un des derniers articles du blog. D'originie asiatique et à la floraison blanche, il supporte très bien les sols de nature acide et neutre, s'acclimatant sans mal sous nos l'atitudes. Son intérêt esthétique réside à mon sens dans la forme et les couleurs de ses feuilles. D'abords vertes et ternes tout en évoquant celles du chêne, elles se parent d'un magnifique rouge-orangé quand l'automne s'annonce tandis que les fleurs stériles deviennent rouilles.

 

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Sur l'allée des associations, mon regard s'arrête sur superbe tente en voilage blanc peuplée de jolies fleurs. Une initiation aux plantes sauvages y est proposée en stand, autant vous dire que je saute littéralement dessus. Pesto d'ortie et de plantain, conserve d'ail des ours, fibres de laine teintés avec des plantes sauvages, coloriage nature, miel et huiles essentielles, bénévoles accueillants et sympathiques, il y a tout ce qu'il faut pour faire mon bonheur !

Belle et grosse journée en perspective, avec de nombreuses découvertes ! Mon porte-monnaie se félicite du fait que nous n'ayons pas encore de jardin, sinon la visite se serait soldée par une banqueroute assurée ! Mais nous ne perdons pas bredouilles, dans nos têtes les idées et les envies foisonnent, nos mains se mettent vite au travail et déjà émerge des brouillons papiers notre futur jardin. D'ici la réalisation, il faudra se montrer bien patient.

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jeudi 2 août 2018

Le Jardin Alpin du Lautaret

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Juin, la neige couvre encore les sommets des montagnes. Nous sommes au col du Lautaret, qui culmine à 2000 mètres d'altitudes. Ce jour là, je viens de passer mes dernières épreuves écrites. Pour m'aléger l'esprit, mon bien-aimé à décider de me mener à la porte des Écrins, un coin que je connais bien pour l'avoir arpenté pendant 3 années.

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Né en 1899, il se compose alors de rocailles présentant plus de 500 plantes alpines. Hélas pour lui, la région s'ouvre au reste du territoire et le tracé de la nationale actuelle vient prendre place sur celui-ci dès 1913 et entre en travaux dès 1918. En 1919 le jardin réouvre, après avoir été déplacé à 300 mètres de la route plus haut sur l'alpage. Animé par l'université Joseph-Fournier de Grenoble en partenariat avec le CNRS, c'est un laboratoire à ciel ouvert pour comprendre les grands phénomènes liés, entre autre, au climat comme la migration des espèces mais aussi, pour sensibiliser le public lors de visites guidées. Ce jour là il pleut à grosses gouttes et nous sommes les seuls à arpenter les sentiers du jardin, une aubaine pour profiter d'une visite guidée personnalisée.

 

DSC04552Passage par les bassins, je découvre avec étonnement voire surprise que contrairement à ce que pouvait me dire certaines de mes flores et ce que je pouvais écrire sur le blog (mea culpa), la populage des marais (Caltha palustris) n'est pas la seule à composer le genre Caltha. On peut ainsi trouver la populage à tige creuse (Clatha fistulosa), une espèces présente en Chine, en Sibérie et au Japon. On trouve même une sous-espèce irlandaise.

 

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À l'entrée du circuit botanique, un énorme mélèze d'Europe (Larix decidua) accueille les visiteurs. Ces pompons roses sont les chatons femelles de l'arbre, c'est là que le cône se forme, une fois la pollinisation effectuée. Semblables à des fleurs, ils attirent les abeilles. Les chatons mâles sont jaunes car couverts de pollens.

 

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Le cynoglosse du Mont Maiella (Cynoglossum magellense) est une espèce italienne (absente au nord) qui se reconnait à son aspect tomentueux et qui pousse d'ordinaire à l'étage alpin à partir de 1800 mètres d'altitude.

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Il tire son nom scientifique de la ressemblance supposée des feuilles des plantes de ce genre avec la langue d'un chien, Cynoglossum voulant dire "langue-de-chien". De la famille de la bourrache, il présente des fleurs très similaires mais teintées de pourpre et violine. En France on compte pas moins de 6 espèces de cynoglosses dont deux disposant de statuts de protection régionaux et départementaux.

 

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En juin, il y a encore peu à voir et pour cause, la neige est partie depuis seulement quelques jours, les températures sont basses et pour de nombreuses espèces, la floraison intervient beaucoup plus tard dans leurs contrées d'origine. Cependant, le jardin n'est pas désert et de très belles espèces sont à observer, en particulier dans les tableaux dédiées aux tourbières de montagnes, aux rocailles du Caucase et de l'Europe de l'Est.

 

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En voilà un que je connais bien ! Le sorbier des oiseleurs (Sorbus aucuparia) est un arbuste qui se reconnaît particulièrement bien à l'automne en raison de ses baies orange. En sol acide, il est relativement abondant, en particulier dans les étendues herbeuses et en lisières de par sa nature d'arbuste pionnier. Il aime les forêts d'épicéa.

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Contrairement à ce que l'on peut croire, les fruits ne sont pas uniquement consommables par les oiseaux. Séparés de leur noyau qui contient une molècule proche du cyanure, ils sont cuisinés en gelées ou en confitures pour accompagner les viandes, en particulier le gibier. Néanmoins, ils étaient plus couramment récoltés dans les campagnes pour en tirer une eau-de-vie très appréciée, surtout dans les Voges. Aimés des volatiles qui y trouvent le gîte en automne, on plantait ces sorbiers dans les secteurs propices au tir aux petites oiseux, en particulier des grives.

 

DSC04418L'androsace de Vital (Androsace vitaliana) porte aussi le nom d'androsace à fleurs de primevères. On la rencontre entre 1700 et 3000 mètres d'altitude, sur les empierrements et les pierriers où elle forme des cousins denses qui lui permettent de limiter la déperdission en eau et en chaleur du fait du climat alpin plus que rude.

 

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L'aulne vert (Alnus viridis) est un arbuste au port buissonnant qui dans le parc des Ecrins, forme des bosquets propices à la faune. C'est dans les alpages qu'on les remarque le mieux. Les oiseaux mais aussi les chamois y trouvent refuge au plus chaud de l'été.

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Commun à l'ensemble de l'hémisphère Nord, les chatons mâles présents ici en photos sont, au Canada, employés une fois séché puis réduits en poudre sous le nom de poivre des dunes et utilisés comme du poivre dit classique pour leur goût proche paraît-il de celui de la citronnelle mais avec une amertume marquée. C'est aussi un très bon fixateur d'azote sur les sols qui en sont pauvres ou dépourvus.

 

DSC04447La nurseries est la lieu où les plantes issues des quatre coins du monde arrivent. Après une période de quarantaine, elles sont acclimatées et remises en état avant de prendre place dans les massifs. C'est aussi une zone d'étude scientifioques où les suivis sont nombreux et une pépinières pour multiplier les plants qui prendrons à leur trou place dans le jardin ou qui partirons à leur tour dans un autre parc alpin comme il en existe en Europe.

 

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Pour certaines espèces, comme ce bec-de-grue de Grèce (Erodium guicciardi) que l'on retrouve dans le pays éponyme mais aussi en Albanie et en Macédoine, il n'est pas simple de trouver des informations, pour peu que l'on ne sache pas lire l'alphabet grec ou que l'on ne parle pas allemands, les deux seules sources disponibles étant dans ces langues là.

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Avec l'ancien nom de "Erodium absinthoides subsp. guicciardii", les plus chanceux trouverons leur bonheur sur Greekflora et apprendront que la floraison de cette espèce s'étend de mai à juillet ou que c'est une espèce rare prise en compte à l'échelle européenne dans les espace Natura 2000.

 

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La pluie redouble d'intensitée, nous devons prendre la fuite jusuqu'à la voiture. Nous passerons le reste de l'après-midi à arpenter en voyageur échoués le nord du Vercors. Plaisir au retour, nous tombons sur quelques anémones des Alpes (Pulsatilla alpina) dont les fleurs blanches parsèment les pelouses. Typique des massifs montagneux, elle se rencontre dès 1000 mètres d'altitude. Dans certaines régions, elle est soumise à une protection stricte. Nous terminons la course dans notre appartement, programmant notre prochaine sortie montagne.

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samedi 7 juillet 2018

Sortie en montagne 19.

Chamechaude


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Une montagne, deux saisons, c'est le concept des articles à venir sur le blog. Ces dernières semaines, nous avons eu l'occasion de beaucoup randonner et de faire plusieurs sommets, certains à leur sortie des neiges, d'autres pendant la période de pleine floraison et parfois, les deux. Pour ce premier tour d'horizon des montagnes de Chartreuse, nous nous attarderons sur Chamechaude, toit de l'Isère et du massif culminant à plus de 2082 mètres d'altitudes et véritable terrain de jeu des Grenoblois en mal d'assenssion.

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Forêts mixtes et de conifères, verts alpages, pierriers ... les milieux sont diversifiés, la faune et la flore aussi.

 

Au printemps

Tout est émergeant à cette période mais les éléments restent féroces. Les névés et les dernières neiges sont encore bien présentes et nous barrent l'accés au sommet. Les sentiers subissent la fonte et nombreux sont ceux qui se retrouvent les pieds mouillés à les escalader. Les nuages montant de la vallée limitent notre visibilité. Prudence est le maître mot pour cette première grande randonnée de l'année.

 

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Le sureau rouge (Sambucus racemosa) est un arbuste typique des étages montagnards. Ces baies peuvent se consommer en gelée ou en confiture à condition de les mélanges pour moitié avec d'autres fruits rouges, au risque de voir le mélange devenir quelques peu indigeste. Il se différencie des autres sureaux de par ses fruits de couleur rouge et ses fleurs qui tirent vers le crème et qui ne forment pas d'ombelles bien régulières.

 

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Boueux les sentiers ? Ce n'est pas un hasard. Argileux, le sol reste accroché à nos semelles. Cela tient aux feuillets d'argile qui le composent et qui ont la faculté de se gorger d'eau. Quand ceux-ci arrivent au maximum de leur capacité, ils forment alors une couche compacte qui empêche l'eau de s'infiltrer, formant les ruisseaux printaniers que l'on peut couramment observer dans les alpages et qui arrivent avec force dans la vallée sous forme de torrents tumultueux qui provoquent parfois en période de forte pluies de grands dégâts.

 

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Les premières fleurs de myritiller sauvage (Vaccinium myrtillus) sortent. Dans le Pilat, cela fait plusieurs semaines qu'elles s'épanouissent et nombreux sont ceux à préparer leurs râteaux pour récolter les baies à la fin de l'été. Caractéristique des substrats acides, cette espèce se rencontre souvent en lisière des forêts de conifères, et même en sous-bois quand la lumière arrive à filtrer à travers les branchages. Ses fruits entrent dans un dessert typique des Alpes : la tarte à la myrtille mais il semblerait que les hommes ne soient pas les seuls à convoiter ce petit fruit bleu à l'instar l'escargot de bourgogne (Helix pomatia).

 

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Les scilles printanières (Scilla bifolia) se plaisent sur les pelouses qui bordent les chemins menant au sommet, les talus herbeux où elles forment des tapis bleues composés de milliers d'individus, les sous-bois et même les éboulis. Leur nom scientifique "biofolia" désigne le fait qu'elles ne possèdent que deux feuilles.

 

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Les chocards à bec jaune (Pyrrhocorax graculus) sont des corvidés curieux et très intelligents qui s'approchent souvent des promeneurs pour leur quémander un bout de leur pique-nique. Bien mal leur en prend, la nourriture humaine bien qu'appétante et facile d'accés n'est pas du tout adapté à leur organisme. Même si cela est tentant, il ne faut jamais les nourrir au risque de réduire de façon drastique leur espèrance de vie.

 

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À l'étage collinéen, les fleurs de printemps ont de puis bien longtemps fini leur cycle de floraison, cependant dès que l'on prend un peu d'altitude, on a la chance de pouvoir les voir de nouveau et de prolonger la saison. De gauche à droite : la primevère élevée (Primula eliator), le pétasite blanc (Petasites albus), le crocus printanier (Crocus vernus) et ce qui semble être une valérinae des montagnes (Valeriana montana).

 

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J'adore la primevère oreille d'ours (Primula auricula). Rustique, elle affectionne les paroies rocheuses. Typique des Alpes, sa diffusion en Angleterre a lancé la grande et populaire mode outre-manche des primevères colorées et de haut port que l'on rencontre désormais en jardinerie et qui ont pour origine cette espèce.

 

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La hêtraie-sapinière est le peuplement typique des étages inférieurs aux alpages. Elle se caractérise par un sol à tendance acide en raison de la présence des conifères, bien que la roche mère soit de nature calcaire. De nombreuses espèces floristiques lui sont inféodées mais aussi, tout un cortège fongique. Il n'y est pas rare d'y découvrir des girolles (Cantharellus cibarius) parmi les feuilles et les aiguilles.

 

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La gentiane de printemps (Gentiana verna) est une des premières plantes à fleurs de montagne à apparaître après la fonte des neiges. Elle tolèrent les sols faiblement acides et reste plutôt abondante sur les sols calcaires. C'est par les fourmis que ses graines sont dispersées, en raison de l'enveloppe riche en protéine qui l'entourent et que ces insectes récoltent pour nourrir leur colonie.

 

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Voilà que la neige nous bloque le passage. Certains bloggueurs on pu atteindre le sommet quelques jours avant le début de notre randonnée et l'ont partagé sur leurs blog. Nous pensions pouvoir faire comme eux mais hélas cette fois-ci il faudra se raviser. Nous terminons au "Champignon", un dôme de roche aux allures oniriques. Un peu plus d'une heure de marche nous sépare alors de la cime.

 

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Sur le retour nous nous dirigeons vers le Granier, un de nos objectifs de l'été. En route nous croisons un très beau pie-grièche écorcheur (Lanius collurio) qui le temps de l'été quitte l'Afrique pour s'installer sous nos l'atitudes. Il fait partie des oiseaux possédant des dents subterminales dans leur bec, pour cette espèce deux très exactement. Elles lui permettent de tuer sa proie rapidement et sans prendre le risque de recevoir un mauvais coup.

 

Aux prémices de l'été

Les sentiers sont beaucoup plus fréquentés. Les épisodes pluvieux nous ont empêché de mener l'assenssion comme nous l'espérions et à plusieurs reprises, il a fallut reporter cette sortie. Mais voilà que le soleil se présente, le temps est au beau fixe. Nous terminerons cependant notre épopée sous une pluie battante, chose à la quelle nous commençons à être habitués et qui a l'avantage de nous laisser souvent seuls sur les chemins, augmentant ainsi nos chance de voir la faune sauvage vaquer à ses occupations.

 

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Le départ du sentier a bien changé, les pétasties hybrides (Petasites hybridus) ont laissé place aux renoncules à feuilles de platane (Ranunculus platanifolius) qui se différencient des renoncules à feuilles d'aconites (Ranunculus aconitifolius) de par la limbe des feuilles qui est découpée jusqu'au rachis, c'est à dire la base des folioles qui forment la feuille. C'est une espèce typique des flancs des montagnes alpines.

 

DSC04870L'aspérule odorante (Galium odoratum) forme de jolis  bosquets à l'entrée de la forêt. Séchée, elle peut être utilisée pour fabriquer des tisanes au goût de foin et de vanille, si on prend soin de la conserver à l'abris de l'humidité. Elle entre aussi dans la confection du vin de mai si précieux aux alsaciens.

 

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Le carmérisier des Alpes (Lonicera alpigena) est un chèvrefeuille aux fleurs généralement rosées aux étamines rouges et au stigmate long qui aime l'altitude. On le rencontre entre 500 et 2500 mètres en particulier en Europe de l'Est mais aussi en Chine et au Japon. En France on le trouve dans les massifs présents dans la moitié sud du pays. Comme chez presque la totalité des espèces de cette famille, ses baies colorées sont toxiques.

 

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La forêt se densifie à mesure que nous progresssons. Cultivée comme la hêtraie-jardineraie, la sapinière tend peu à peu à mesure de l'atitude et du degré d'inclinaison des pans de la montagne, à se mêler aux épicéas et aux hêtres. Le couvert végétal est composé de fougères, profitant de la litière acide pour se développer.

 

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Le sous-bois n'est pas le lieu le plus évident pour voir de la grande faune. L'obscurtié qui y règne, la densité de troncs, les couleurs et le tapis d'aiguilles qui couvrent les bruits de pas ne permettent pas toujours, même pour les plus aguerris, de sentir la présence des sangliers et autres goupils qui peuplent les lieux.

 

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Enfin, nous voilà proches de l'alpage ! Quelques merveilles se présentent à nous, comme avec cette chenille de petite tortue (Aglais urticae) amatrice des feuilles d'orties et qui a atterrie sur une pétasite hybride (Petasites hybridus), cette soldanelle des Alpes (Soldanella alpina), ce polygala (Polygala sp.) ou encore cette anémone des Alpes (Pulsatilla alpina) aux fleurs blanches et aux feuilles découpées.

 

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La gentiane à feuilles étroites (Gentiana angustifolia) est une gentiane à grosse fleur bleue qui arrive avec les prémices de l'été. Elle s'établie à partir de 500 mètres d'altitude dans les éboulis et les pelouses rases calcaires et parfois, dans l'intestices des falaises. Plus l'altitude se fait élevée, plus elle laisse place à ses cousines : la gentiane des Alpes (Gentiana alpina) et la gentiane acaule (Gentiana acaulis).

 

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Le bois-joli (Daphne mezereum) est un petit daphné arbustif aux fleurs roses et parfumées. L'entièreté de la plante est toxique et sa résine est un puissamment vésicante, ce qui insiste à ne pas ramasser les rameaux de cette plante qui est protégées dans de nombreux massifs en raison de sa raréfaction.

 

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Le raisin des ours (Arctostaphylos uva-ursi) est de la familles des myrtilles et des bruyères : les éricacées. Cet arbuste résiste au climat rude par sa forme de buisson et son port légèrement rampant. Les premières traces écrites de son usage médicinal remontent au 13e siècle. Ses feuilles sont utilisées traditionnellement dans presque tout l'hémisphère nord comme herbe à fumer. Les fruits entrent dans la composition de confitures.

 

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En montagne le temps change très rapidement. Les sentiers se plongent dans le brouillard ce qui invite à la prudence. Chaque année, elle se fait le tombeau d'intrépides qui, trop souvent, oublient que les étroits chemins ne sont pas des parcours de course. Dégât sur la flore, dérangement de la faune, blessures et drames, il est peut être temps de penser la montagne autrement et de ramener un peu de sacralité dans la manière de l'aborder.

 

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À une heure de marche du sommet, nous tombons sur une multitude de plantes à fleurs, certaines nous sont que peu connues. De gauche à droite : le rhododendron ferrugineux (Rhododendron ferrugineum) encore en boutons, une giroflée (Erysimum sp.), ce qui semble être un alysson et ma préférée de toutes, l'hellébore fétide (Helleborus foetidus), bien nommée rose de vipère, griffe de lion ou encore herbe aux fous.

 

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La mésange noire (Periparus ater) est la plus petite des mésanges du territoire français. Insectivore, elle se tourne vers les pignes des conifères à l'hiver venu pour se nourrir. Bien que de petit gabarit, elle pond 8 à 10 oeufs dans un nid composé de mousse et qui parfois a du mal à contenir tout les oisillons.

 

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Nous voilà à la Folatière, que l'on nomme également le Champignon. Cet élément géologique un brin particulier est un point de repère dans ce dédale végétal et peut s'observer depuis le sommet du Charmant Som qui lui fait face. C'est de là que partent les sentiers pour parcourir les flancs de Chamechaude. 

 

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L'orchis  sureau (Dactylorhiza  sambucina) est une orchidée qui peut présenter des fleurs jaune ou violette. Cette espèce est commune à l'étage sub-alpin et débute sa floraison dès le mois de mai, et peut l'étendre à la période de juin selon les altitudes. Si elle se caractérise par sa très forte présence dans le Massif Central, elle est aussi commune dans une moindre mesure dans les Alpes et les autres massifs français.

 

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Les chamois (Rupicapra rupicapra) sont de sortie et entament leur mue annuelle. Au début de l'été, il n'y a pas encore grande foule même si les marcheurs commencent à être nombreux et hélas, oublient trop à mon goût une des règles de base en montagne : discrétion et respect vis-à-vis de la faune. Pour le moment ces capridés sauvages partagent l'alpage avec les marmottes qui sont affairées à reconstituer la litières de leur terrier. 

 

Au sommet de l'Isère

Nous atteignons notre but. Gravir le sommet est beaucoup moins dur que je le pensais. Les pâturages cèdent la place un piérier calcaire blanc où des espèces à fleurs rares nous émerveillent. Le paysage est spectaculaire mais bien vite caché par les nuages, ce qui donne une atmosphère mystique au lieu. Une ascension à la fin de l'été est de ce fait programmée pour nous permettre de prendre le temps d'observer l'Isère depuis son sommet.

 

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Les fleurs du silène acaule (Silene acaulis) pointent le bout de leur nez. Constitués en coussins denses et ras, leur forme leur permet de limiter la déperdition de chaleur, d'être soumis aux vents forts, d'être trop broutés et de faire face aux basses températures. C'est un formidable exemple de l'incroyable ingionisité de la nature et de l'adaptabilité dont le vivant fait preuve pour résister aux éléments.

 

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Autre merveille, la dryade à huit pétales (Dryas octopetala). C'est une plante dite arctico-alpine, c'est à dire une espèce dont la science n'a pas encore réussie à déterminer si l'origine est alpienne ou arctique. L'importance de ce travail résulte entre autre, dans le fait qu'il permet de comprendre l'évolution du vivant et surtout, comment les espèces migrent en fonction des variations de climats, ce qui pourrait permettre de prévoir les réactions et comportements de notre biosphère face à la grande crise climatique qui anime notre planète.

 

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En voilà du paysage. Au loin Grenoble se dresse, à la confluence des massifs de Belledone, de la Chartreuse et du Vercors ce qui légitime son nom de ville porte des Alpes. Les monts de Chartreuses sont calcaires et présentent d'incroyables falaises qui donnent l'impression de sortir d'un coup d'un seul des entrailles de la Terre. 

 

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Enfin, le sommet. La croix culmine à 20082 mètres d'altitude, loin des 1326 mètres de col de porte d'où nous sommes partis. Au bord de l'arrête, plongée dans la brume sur la crête rocheuses, je ne suis pas des plus rassurée mais je ne suis pas seule. Le charme du lieu nous invite à l'exploration, avec prudence, de la flore des falaises qui détonne par rapport à tout ce que nous avions pu voir jusqu'à présent. Bien sûre, les dryades à huit pétales sont toujours bien présentes, au point de verdir de leurs feuilles les bords du sentier.

 

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Surprise, un vulcain (Vanessa atalanta) prend la pause au bord du vide. C'est une espèce migratrice hormis dans le sud de l'Europe où les populations passent l'année sur place. À l'instar de la chenille de petite tortue (Aglais urticae), ses larves se nourrissent comme chez de nombreux papillons des feuilles d'orties.

 

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Chasse aux fossiles ! Le gel, la pluie et le temps érodent la roche, fendent les blocs les plus massifs et font apparaître les vestiges de temps immémoriaux. Huîtres et coquilles en tout genre abondent dans les éboulis qui couvrent une bonne partie du sommet et il suffit de se baisser pour en ramasser. Récemment, un fossile d'une nouvelle espèce de reptile marin a été découvert, signe que la région n'a pas fini de livrer tous ses secrets.

 

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Voici quelques espèces typiques du sommet : l'accenteur alpin (Prunella collaris), un oiseau de petite taille qui a conquit tous les massifs de l'Eurasie, une renoncule m'étant inconnue (Ranunculus), la célèbre linaire des Alpes (Linaria alpina subsp. alpina) que je n'avais pas vu depuis très longtemps et la renoncule de Séguier (Ranunculus seguieri) qui ne pousse pas en dessous de 1800 mètres d'altitude.

 

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Ayant le vertige, la petite grimpette à l'aide du câble pour atteindre le sommet fût une épreuve pour moi, mais rien d'insurmontable ou même de dangereux pour ceux qui sont plus à l'aise. Peu à peu je ne crains plus d'emprunter ce type d'itinéraire et sans pour autant en être guérie, je m'aventure de plus en plus haut sur les sentiers de montagne, parfois à fleur de roche pour la plus grande joie de mon palpitant.

Chamechaude présente de merveilleux itinéraires pour les amoureux de faune, de flore et de beaux paysages. Très fréquentée l'éte, notre prochaine montée ne s'effectura pas avant la fin de l'été, quand les marmottes s'apprêtent à s'endormir profondément dans leur terrier et les chamois à redescendre sur des altitudes leur étant plus favorables pour trouver leur nourriture au coeur de l'hiver.

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mercredi 15 novembre 2017

Le Jardin Botanique de Nice

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DSC00003Nous continuons notre chemin le long de la côte en direction de Nice. Cet été a été fabuleux, entre mer et ciel, nous avons pu visiter de nombreux parcs et jardins. Parmi ceux-ci figure le jardin botanique de Nice. Niché sur les hauteurs, il est une ode aux plantes de climat méditerranéen. De petite dimension, il a le mérite de présenter une collection composée de plus de 3000 espèces végétales tout en offrant une vue superbe sur la baie des anges. Le jardin possède plusieurs missions : conserver les espèces, les faire découvrir au public, pratiquer des échanges et acclimater de nouvelles essences. Les cinq grandes régions du globe y sont représentées, auxquelles s'ajoutent un espace dédié aux collections classiques et un autre à l'ethnobotanique, une de mes passions. De l'Afrique à l'Australie en passant par l'Asie nous avons de quoi faire.

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Le site est également un refuge pour la faune. Bien souvent enclavée dans la ville, elle doit sa survie aux jardins de ville et des particuliers, formant parfois de véritables corridors.

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Les nombreux points d'eau sont salvateurs pour les libellules méditérranéennes. Elles y trouvent de quoi pondre mais aussi de chasser. Terribles prédatrices, elles se nourrissent d'insectes volants et se font un plaisir de chasser les abeilles, les mouches, les moustiques et les papillons. Bien que l'hiver soit doux dans le sud, les adultes meurent aux premiers froid (excepté chez une espèce), laissant place à la saison suivante à la nouvelle génération.

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Attention à la où l'on met ses doigts ! Les figuiers de Barbarie (Opuntia ficus-indica) et autres aloès épineux peuvent se relever être redoutables. Dans les milieux hostiles où poussent ces plantes, il faut être ultra adapté. Les ressources étant rares, elles se sont équipées pour résister aux assauts des grands herbivores.

DSC09981L'eucalyptus à odeur de citron (Eucalyptus maculata var. citriodora) se rencontre aussi sous les noms de Corymbia citriodora et d'eucalyptus citron (pas simple). C'est du feuillage que l'odeur citronnée très marquée se dégage.

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C'est des feuilles que l'on tire une huile essentielle aux nombreuses vertus, utilisée dans l'industrie pharmaceutique. On l'emploie entre autre pour ses propriétés antivirales, anti-inflammatoires, calmantes et fongicides. C'est une espèce que l'on rencontre de préférence en Australie, son lieu d'origine, mais depuis peu dans le sud de la France, en Chine, en Amérique du Sud ou encore,  au Maghreb. C'est un arbre qui vit particulièrement vieux, plus de 500 ans. Il séduit les jardiniers et les pépinéristes de par son tronc élancé qui porte des couronnes de branches harmonieuses à plus de 30 mètres au dessus du sol et, de par son écorce est remaquable par son aspect lisse et doux.

DSC00037Le pin colonnaire (Araucaria columnaris) est, comme son nom ne l'indique pas, un araucaria à l'instar du désespoir des singes (Araucaria araucana). Endémique de Nouvelle-Calédonie, son port colonnaire et sa grande taille (pas moins de 50 mètres), il est renommé pour sa particularité à pencher fortement en direction de l'équateur, en particulier quand il en est très éloigné. l'origine de ce phénomène n'est pour l'heure pas connue.

DSC00036Le pin faux-Weymouth (Pinus pseudostrobus) est un conifère d'Amérique centrale aux aiguilles fines et extremement longues (jusqu'à 25 centimètres de long) disposées le plus courament en groupe par 5.

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Les cônes femelles ne sont pas en reste avec des dimensions respectables, pouvant atteindre pas moins de 16 centimètres pour les plus grands. Chacun d'entre eux relâche 50 à 100 graines. Celles-ci tombent à maturité du sommet de l'arbre, soit 25 à 50 mètres pour les plus grands spécimens. Il se plaît sur les sols dépourvus de calcaire et dans les zones où les pluies sont abondantes. Peu résistant au froid, il faudra s'il on souhaite en posséder un chez soi, au mieux vivre dans le Sud, au pire s'équiper d'un bon voile d'hiverbnage épais, en veillant à  ce que l'arbre ne dépasse pas une trop grandes hauteur au niveau du houppier.

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Voici deux herbacées typiques des côtes méditerranéennes françaises. Elles se caractérisent par leur indifférence à la sécheresse, leur capacité à pousser dans des zones rocheuses voire presque désertiques et leur résistance.

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Des agaves d'Amérique (Agave americana) aux floraisons impressionnantes, des ipomées (Ipomea sp.) chatoyantes, une vue sur la mer et un cadre dépaysant, il n'en faut pas bien plus pour se croire ailleurs.

DSC09984 Koelreuteria integrifolia ne porte pas de nom commun à ma conaissance (on parle de nom vernaculaire). On le trouve parfois sous autre nom scientifique, celui de Koelreuteria bipinnata var integrifolia, c'est à dire comme un cultivar peu commun du savonnier de Chine (Koelreuteria bipinnata).

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Les savonniers sont des arbres résistants aux éléments, en particulier au soleil (mais peu résistant au vent) et qui peuvent croître en très haute altitude, plus de 1800 mètres pour certaines espèces. Ils sont connus pour leurs capsules, c'est à  dire un ensemble de membranes qui protègent le fruit et qui sont semblables à des lanternes chinoises.

DSC00002 Quelques délicates et discrètes cigales (peut être bien grises et nommées Cicada orni), accompagnent nos pas sur les sentiers du parc qui montent et descendent inlassablement, donnant un aperçu de la flore de pas moins de 75 pays. Nous partons donc, la tête pleine d'images et d'idées, en direction de la vallée du Rhône.

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mardi 18 avril 2017

Sortie en forêt 69.

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Peut être connaissez-vous l'ENS de Montagny ? J'ai eu la chance de le visiter il y a quelques semaines avec trois camarades de classe. Un ENS est espace naturel sensible dédié à la protection d'un milieu mais aussi à la sensibilisation et à la pédagogie. Sa visite s'est accompagnée de celle de la forêt de Chassagny qui ne manque pas d'interêt écologique et qui abrite des espèces remarquables dont des rapaces nocturnes et des amphibiens.

 

Le bois de Montagny.

 Il se compose de milieux humides et secs qui forment une grande mosaïque d'habitats, propice à diverses espèces rares comme l'oedicnème criard (Burhinus oedicnemus) et le cuivré des marais (Lycaena dispar) mais aussi pouvant acceuillir une flore remarquable comme l'orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora).

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Le hérisson d'Europe (Erinaceus europaeus).

Ce petit mammifère insectivore se rencontre dans les bois, les jardins et à proximité des haies ou comme ici, dans les prairies humides. Il peut dépasser les 2 kg et est couvert de pas moins de 6000 piquants qui assurent sa protection. Malheureusement celui-ci n'a pas su faire face aux prédateurs et il ne reste pas grand chose de lui.

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Les pelotes de réjections.

Contrairement à ce que l'on peut penser, les chouettes et les hiboux ne sont pas les seuls oiseaux à produire des pelotes de rejection. Ici il s'agît de pelotes de hiboux moyen-duc (Asio otus). Attention, manipuler ses pelotes nécessite d'avoir des gants et un masque. De plus, l'étude des pelotes de rejections est actuellement proscrite dans certains départements pour cause sanitaire en raison de la présence de la grippe aviaire.

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La souille à sangliers.

 Une souille est un point d'eau boueux où les sangliers viennent prendre leur bain pour se débarrasser des parasites et pour protéger leur peau. Ce sont des zones favorables pour faire de l'affût mais aussi pour relever les indices de présence comme les poils, les traces ou encore, les arbres contre les quels ils se sont frottés. 

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La végétation de sous-bois.

 Voici deux espèces emblématiques des floraisons de fin d'hiver. À gauche la belle hellébore fétide (Helleborus foetidus), qui se reconnaît à ses fleurs vertes bordées d'un liseré rouge. À droite une des trois corydales (Corydalis sp.) que l'on peut trouver dans le secteur : la corydale intermédiaire, la creuse et la solide.

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Le crapaud commun (Bufo bufo).

Ce crapaud a été victime du pied peu leste d'un cheval. C'est une espèce principalement forestière mais qui se rencontre aussi dans les plaines humides. Contrairement à la grenouille verte (Pelophylax sp.), il rejoint l'eau, comme la majorité des amphibiens, uniquement à la période de reproduction pour s'accoupler et pondre.

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Le nombril de Vénus (Umbilicus rupestris).

 Cette petite plante grasse aux feuilles épaisses peut être consommée, plus particulièrement avant floraison. Cependant en raison de son lieu de vie, les lieux humides et les vieux murs, il faut être prudent dans la consommation de ses feuilles pour limiter les risques de parasitisme, en particulier d'échinococcose et de douve.

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Le pic vert (Picus viridis).

Nous sommes tombés sur une plumée d'un pic vert qui a pu être prédaté par un oiseau de proie ou un renard. On le reconnaît à son plumage vert, à la tâche rouge qui orne son crâne et à son cri ressemblant à un rire moqueur. On le trouve plus particulièrement dans les forêts jeunes ou présentant des clairières et des lisières peu denses.

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La salamandre tachetée (Salamandra salamandra).

Nous avons enfreint la loi pour déterminer cette larve de salamandre et entrer les données de faune-rhône. En effet, il est interdit de saisir les amphibiens sans autorisation. Si vous êtes amenés à le faire, il faut les manipuler le moins longtemps possible et avec les mains bien humides. Ici nous avons pu déterminer qu'il s'agissait d'une salamandre tachetée en raison des taches jaunes présentes à la base des pattes et les tâches de la peau.

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Le mot de la fin. 

 Les publications sont restreintes en ce moment sur le blog et pour cause. Les examens se sont succédé (et plutôt bien passés). Dans un même temps le blog est entrain de connaître une véritable refonte avec la correction des 660 articles, que se soit la véracité des informations ou l'orthographe et il y a vraiment de quoi faire. Ajoutons à cela mon nouveau passe temps très chronophage, le montage vidéo et le temps consacré aux sorties.

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lundi 6 mars 2017

Flosab : Plantes vivaces des montagnes du monde.

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Il y a bientôt un an de ça, nous avons eu la chance de visiter sous une fine pluie gelée, la pépinière Flosab spécialisée dans les fleurs alpines du monde entier. Autant vous dire que nous nous sommes éclatés à reconnaître une partie des espèces que nous rencontrons d'ordinaire sur les sommets où nous randonnons. 

 

La gentiane à feuilles étroites (Gentiana angustifolia).

Cette gentiane pousse en France dans les Pyrénées et dans les Alpes. Elle se plaît dans les pelouses sèches et rases, le plus souvent en montagne dans les alpages, jusqu'à 2500 mètres d'altitude. On la rencontre également en Italie ou encore en Suisse. En Savoie et plus généralement dans le Dauphiné elle est assez présente.

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Le cypripedium gisela (C. parviflorum x C. macranthos).

Cette orchidée est une hybridation entre un cypripedium chinois (Cypripedium macranthos) et un cypripedium nord américain (Cypripedium parviflorum) qui est assez proche de notre sabot de Vénus (Cypripedium calceolus). Il est apparu en 1992 après de nombreux essaies en pépinière. Elle pousse en extérieur dans les sols drainés et pauvres comme ces consoeurs sauvages. Elles sont également résistantes au froid.

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L'euphorbe capitulée (Euphorbia capitulata).

Cette espèce est originaire du centre de l'Europe, en particulier des régions montagneuses de Serbie, de Croatie, de l'Albanie et même de Grèce. Habituée aux montagnes, elle supporte des températures très basses dépassant parfois le - 20 degrés.  Comme toutes les euphorbes elle n'est pas dénuée de toxicité.

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L'edelweiss naine (Leontopodium pusillum).

Cette espèce se rencontre dans les montagnes chinoises et tibétaines à très haute altitude. Comme la plupart des edelweiss, les fleurs sont couvertes de poils épais. Ceux-ci sont un moyen de protéger les inflorescences du froid qui pourrait les détruire en les givrants. Elle se caractérise par sa petite taille (2 à 7 centimètres).

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La globulaire à feuilles en coeur (Globularia cordifolia).

Celle là on la rencontre en Isère dans nos montagnes et même dans nos collines. Elle porte également le nom délicat de veuve-céleste. Ce petit sous-arbrisseau d'une quinzaine de centimètres fleurit de mai à juillet. Cette espèce serait toxique mais les composants qui en sont responsables ne sont pas encore connus.

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Une explosion de couleurs.

On trouve actuellement pas moins de 178 espèces alpines dans la pépinières dont une bonne partie est disponible sur leur site internet. C'est un bon moyen pour recréer un petit bout d'Alpes ou d'Hymalaya dans son jardin. Multiplier et commercialiser des plantes rares est pour ces passionnés un moyen de les protéger.

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Le mot de la fin.

Si vous avez l'occasion de passer en Savoie à proximité de La Bridoire, je vous invite à faire une halte dans cette pépinière d'exception aux nombreux prix tel le prix SNHF, le prix VILMORIN ou encore le prix COURSON. Vous pouvez retrouver Flosab le 25 et le 26 mars 2017 à Saint-Priest si le coeur vous en dit.

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dimanche 29 janvier 2017

Trois jours en Chartreuse.

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Belle surprise ! Notre voyage de classe pour notre intégration au BTS GPN de Vienne à lieu en Chartreuse. Me voilà donc de retour dans mon fief. Au programme trois sites remarquables que j'ai eu l'occasion de présenter à plusieurs reprises sur la Renarde des Alpes : le Cirque de Saint Même, le Charman Som et l'Herretang.

 

Le cirque de Saint Même.

 

Ses cascades et ses torrents.

C'est là que le Guier vif prend sa source. Ce torrent de montagne voit sa source sortir des profondeurs de la terre, après que celle-ci ait creusé à travers le massif calcaire un ensemble de cavernes et de grottes. Le cour d'eau marque la frontière historique entre ce qui était autrefois le duché de Savoie, alors indépendant, et celui du Dauphiné, propriété du Royaume de France. La Savoie fût annexée définitivement en 1860.

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La flore alpine.

Elle se caractérise par les différentes stratégies qu'elle emploie pour faire face aux conditions extrêmes aux quelles elle doit faire face tel le gel, des températures élevées, une absence d'eau ou au contraire, une trop grande abondance de pluie. Cela explique en partie la floraison tardive dans les alpages. 

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La primevère oreille d'ours (Primula auricula).

C'est une espèce rustique de montagne qui se reconnaît facilement à ses grandes feuilles lisses et épaisses aux bords dentés. Elle aime les sols riches en humus, frais, très bien drainés et à tendance calcaire. C'est au 16e siècle que la plante est acclimatée pour les jardins des plaines en particulier en Angleterre.

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Le camping de l'Ourson.

Nous voilà à Entremont le Vieux, non pas pour voir les orchidées que j'aime tant mais pour passer trois nuits dans ce charmant camping qui se trouve juste à côté de la coopérative laitière où l'on peut acheter les meilleurs fromages de Chartreuse. C'est là aussi que l'on peut visiter le musée de l'ours, dédié aux nombreux ossements fossilisés d'ours des cavernes (Ursus spelaeus), trouvés dans les cavernes de Chartreuses.

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Le Charman Som.

 

Le chamois (Rupicapra rupicapra).

C'est un habille grimpeur que l'on rencontre dans tous les massifs montagneux et forestiers de l'Est du pays mais également dans le Massif Central. Il ne faut pas le confondre avec l'isard (Rupicapra pyrenaica), son proche cousin qui vit dans des milieux similaires mais uniquement dans les Pyrénées. Le chamois de Chartreuse (le chamois de Chartreuse (Rupicapra rupicapra cartusiana) est sous-espèce qui n'est plus reconnue.

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Ainsi, son habitat ce compose de falaises, de pelouses et de forêts alpines ainsi que de zones herbeuses où les poacées et les lichens-mousses sont abondants. À l'origine le chamois n'est pas une espèce de montagne, on le trouvait alors un peu partout en plaine. C'est principalement la chasse et le perte de son habitat qui l'ont poussé peu à peu à prendre de l'alitutde et à trouver refuge dans les zones peu peuplées.

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Le mouflon de Corse (Ovis aries musimon).

 À l'origine c'est une espèce endémique de l'île du même nom ainsi que de la Sardaigne. Elle a été introduite en Chartreuse il y a une quarantaine d'années pour les besoins de la chasse. La population actuelle compte environs 80 animaux. Le mouflon corse est connue pour sa grande adaptation, souvent au détriment des espèces indigènes et endémiques des îles et massifs où il est implanté comme par exemple à Hawaï.

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La carline acaule (Carlina acaulis).

 On distingue chez cette espèce deux sous-espèce, l'une qui aime les pelouses basophiles (sols calcaires secs et souvent superficiels) médioeuropéennes (au climat du centre de l'Europe), Carlina acaulis subs.p acaulis et, l'autre qui apprécie les pelouses basophiles subalpines et alpines (à plus de 1 700 mètres d'altitude), Carlina acaulis subsp. caulescens. Il se pourrait que sur ces photos il s'agisse de celle-ci.

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La carline a été longtemps été utilisée par les alpins comme un indicateur de temps. Dès que l'air se fait humide ou que les premières gouttes de pluie se mettent à tomber, la fleur se referme presque instantanément pour protéger ses étamines et son précieux pollen. Notre guide Sébastien a pu nous en faire la démonstration avec une bouteille d'eau. Aujourd'hui elle n'est plus ramassée dans les alpages car elle est complétement protégée.

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L'euphraise de Rostkov (Euphrasia officinalis subsp. pratensis).

 Elle a pendant longtemps eu la réputation de soigner les infections. Elle passait également pour une plante magique, associée à la magie blanche. Il était de coutume de l'infuser puis d'en imbiber un linge. Placer ce dernier sur les yeux permettait disait-on d'être claire voyant et sur les oreilles, de pratiquer la claire audience.

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EN COUR D'IDENTIFICATION.

 

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Les osieaux de Chartreuse.

Pendant notre séjour nous avons pu voir de nombreuses espèces d'oiseaux, en particulier un très bel aigle royale (Aquila chrysaetos) quand nous approchions du sommet. Parmi les espèces courantes on peut citer la buse variable (Buteo buteo) à gauche et lev chocard à bec jaune (Pyrrhocorax graculus).

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La marmotte des Alpes (Marmota marmota).

 Ce gros rongeurs de nos montagnes a pendant un temps disparu des Pyrénées. Depuis il y a été réintroduit avec succès. La marmotte est un animal herbivore appréciant les jeunes pousses et les graines. Néanmoins il lui arrive de se nourrie d'invertébrés. C'est l'une des proies favorite de l'aigle royale, en raison de son poid et de sa teneur en graisse. Il faut savoir qu'avant d'entrer en hibernation une marmotte pèse en général 5 kg.

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Topo sur la journée.

De cette sortie au Charman Som, vous pouvez retrouver ce petit topo guide. En redescendant sur le Col de Porte, on peut avoir une vue dégagée sur le Granier. Encore prit par les effets de l'é"rosion, celui-ci connait à nouveau de grands éboulement. Ce n'est pas cette année que nous irons découvrir sa cime.

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La tourbière de l'Herretang.

 Je commence à bien la connaître et vous la voyez souvent passer dans la rubrique "marais" ainsi que dans celle "sorties communes" du blog. Néanmoins c'est toujours un plaisir de la parcourir et de profiter des paysages qu'elle offre. De plus, la sortie prend tout de suite une autre tournure quand on est accompagné de professeurs et d'un guide passionnés d'odonates et de micro faune. De belles découvertes en perspective.

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Les tipules (Tipula).

De la famille des moustiques, il n'en a pas les désagréments. Bien souvent ils se nourrissent de débris végétaux, certains sont même de terribles prédateurs ou alors, de paisibles pollinisateurs. On distingues les sexes à la forme de l'abdomen : plutôt carré chez les mâles, plutôt allongé voire pointu pour les femelles.

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Les amphibiens en animation.

Toutes les espèces d'amphibiens sont protégées en France et il est théoriquement interdit de les déranger ou de les manipuler. Cependant, dans le cadre de certaines pratiques et avec autorisation, il est possible de les capturer pour les observer avant de les relâcher. Il faut toujours les manipuler avec précaution. 

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Le polypore soufré (Laetiporus sulphureus).

Ce champignon parasite des arbres blessés est comestible quand il est jeune et il est recherché en Amérique du nord où il est nommé poulet des bois. Néanmoins certains le tolére mal et il pourrait présenter une faible toxicité quand il pousse sur le tronc des résineux. En vieillissant il devient rapidement coriace.  

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Les fleurs de fin d'été.

 En voilà deux qui annoncent la fin des beaux jours ou, comme cette année là, le début de l'été indien. La balsamine de l'Hymalaya (Impatiens glandulifera) et le colchique d'Automne (Colchicum autumnale) sont deux e spèces colorées que l'on peut rencontre dans les près, les champs et les talus humides.

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Le mot de la fin.

 Voilà un joli début de sortie pour découvrir ces camarades de classe. Depuis, nous formons
un groupe soudé et je pense que l'entente qui y est excellente est assez rare pour y être soulignée.
Bref, j'ai trouvé la formation qu'il me fallait.

vendredi 23 décembre 2016

Destination Bretagne : le parc botanique de Brest.

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 Grosse étape au jardin du Conservatoire botanique de Brest qui est immense. C'est le tout premier conservatoire créé dans le but de mener des missiosn de préservations de la flore. Actuellement les efforts sont centrés sur les espèces menacées en particulier à l'étranger : Madagascar, Madère ou encore les îles Canaries.

 

Les grandes serres.

Chaque serre est un tableau et abrite sa propre flore. Milieux humides, désertiques, tropicaux ... il y en a pour tous les goûts. Je dois avouer avoir une petit préférence pour la serre aux plantes carnivores et celle dédiée à la flore de Madagascare qui est extrêmement belle et que je trouve propose une collection qui sort des clous.

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Agapetes x "Ludgvan Cross"

Ce bel hybride pouvant atteindre un mètre est issu d'Agapetes serpens et A. rugosa, deux espèces asiatiques particulièrement belles mais surtout, résistantes aux conditions climatiques extrêmes, en particulier aux températures faibles. La première vient de l'Hymalaya, la seconde du Népal. Sa floraison s'étale de mai à août.

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Quelques plantes carnivores.

Je ne peux m'empêcher de vous présenter quelques unes de ces mystérieuses plantes. On les trouvent un peut partout dans le monde. Elles ont une alimentation carnée pour combler le manque d'azote de leur milieu. 

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 Ainsi, dans l'abondante collection, on peut rencontrer Sarracenia rubra ssp. alabamensis, une sous-espèce de Sarracenia rubra que l'on trouve fréquemment en Amérique du Nord, en particulier dans certains états américains comme la Floride ou la Géorgie. Sa floraison comme celle de la plupart des Sarracenia est très particulière. Les fleurs présentent des pétales et des sépales modifiés qui leur donne une apparence discrète et unique.

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La collection accueille  également en son sein la droséra intermédiaire (Drosera intermedia). On la rencontre en France à l'excepté dans le Sud-Est et le pourtour méditerranéen, dans les marais et les tourbières. Elle se ratifie du fait de la disparaissions de son milieu qui ne représente que 0,1% du territoire français et qui bien souvent, est asséché. Si vous porter attention aux deux photographies la présentant, vous pouvez admirer l'un de ces proies.

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 Encore une américaine ! La dionée attrape mouche (Dionaea muscipula) a transformée certaines de ses feuilles pour en faire de véritables prisons où les insectes piégés sont dissous lentement. C'est une championne de la longévité, cette dernière peut vivre plus de 20 ans dans son habitat d'origine, à savoir les tourbières à sphaignes. La disparition de ce milieu explique la diminution de cette population qui est considérée comme vulnérable. 

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L'impatiens à deux épreons (Impatiens bicaudata).

Cette plante originaire de Madagascar appartient à la grande famille des impatiens. En France on rencontre de nombreuses impatiens, toutes sont invasives et crées de gros dégâts dans notre environnement à l'exception de l'impatiente ne-me-touchez-pas (Impatiens noli-tangere) qu'il faut bien se garder d'arracher.

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Le belvédère et ses fougères.

 Le belvédère est entouré d'immenses fougères tropicales et abrite même un pin Wollemi (Wollemia nobilis). Tout ce petit monde fait figure de reliques du passé. Ils figurent parmi les premiers organismes végétales à avoir coloniser la terre et, au carbonifère, à avoir servit d'abris pour les insectes géants qui peuplaient alors le monde.

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L'Ochagavia carnea (Ochagavia carnea).

 Cette plante est originaire du Chilli, où elle y est même endémique, et possède une floraison exceptionnelle (il s'agît ici du bouton floral). On la rencontre dans les zones désertiques aux températures élevées l'été mais au climat tempéré en hiver. Elle peut de se fait résister à de faibles températures (entre -7°C et -10°C).

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La lavande à feuilles de fougères (Lavandula pinnata).

On la nomme également lavande de Madère ou lavande pennée. Elle provient des îles Canaries et celle de Madère dont elle est endémique. C'est une espèce particulièrement rare dans son milieu naturel qui a besoin de beaucoup de soleil. On en tire une huile essentielle précieuse pour lutter contre les insectes et les maux de tête. 

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La marsillée à quatre feuilles (Marsilea quadrifolia).

Voici une superbe fougère d'eau qu'il n'est pas courant de croiser. On pourrait penser au premier abords qu'il s'agît d'un trèfle ou d'une oxalis mais ses rhizomes ne trompent pas. Protégée en France, on peut la rencontrer dans les mares et les fosses où l'eau se fait stagnante. Dans certains pays, en particulier en Asie, elle est consommée. En Europe de l'Est et Centrale on l'utilise comme plante magique permettant de voir le monde invisible.

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Le tison de Satan (Kniphofia rooperi).

Cette fleur flamboyante est originaire d'Afrique du Sud. Elle peut atteindre sans mal un mètre de haut et même les dépasser. Elle se plaît dans les sols secs, ne craint pas les fortes chaleurs et montre une certaine résistance aux embruns et aux températures basses. L'épi floral est composé d'une multitude des fleurs orangées et jaunes mesurant 4 centimètres de long et qui sont ponnilisées dans leur habitat naturel par des papillons de grande taille.

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Quelques raretées du territoire français.

Le conservatoire permet d'observer de petits bijoux comme l'andromède à feuilles de podium (Andromeda polifolia) et le panicaut vivipare (Eryngium viviparum) que l'on ne peut observer que dans quelques stations françaises. Ces deux espèces rares et protégées entrent actuellement dans des plans de réintroduction. 

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Le parc du conservatoire.

 Jusqu'au 13 novembre 2016 il y était possible d'observer de nombreuses oeuvres représentant des crabes et composants l'exposition "Abris côtiers". Il s'agit du travail de l'artiste Jérôme Durand, artiste issu de l'école des Beaux-Arts de Brest et très actif en Bretagne mais aussi à travers différents pays du monde comme le Japon ou le Cameroun. Personnellement j'aime beaucoup son travail qui est très poétique.

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Le parc s'étale sur 30 hectares en divers tableaux dans un vallon ombragé traversé par un ruisseau formant par endroits des lacs puis se transformant peu à peu en torrent. Chine, Nouvelle-Zélande, Portugal ... là aussi il y en a pour tous les goûts. En quelques heures de marche, il est ainsi possible de découvrir les grands ensembles de végétation issus des quatre coins du monde. Un belvédère permet d'avoir une jolie vue sur l'ensemble. 

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Les oiseaux du parc.

Le parc abrite de nombreuses espèces d'oiseaux. On les rencontre un peu partout sur le territoire et on les considère souvent comme appartenant à la "nature ordinaire". Parmi celles-ci on rencontre les bergeronnettes des ruisseaux (Motacilla cinerea) et le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula) qui se plaît dans les gunneras.

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On rencontre également des grimpereaux des arbres (Certhia brachydactyla). Ce petit oiseau se reconnaît à son chant qui lui permet d'être différencié des autres grimpereaux. Son bec arqué lui permet de débusquer les petits insectes qui se cachent dans la mousse et les crevasses de l'écorce des vieux arbres.

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On trouve les classiques canards colverts (Anas platyrhynchos) qui se plaisent dans la végétation abondante des diverses mares. On trouve également de nombreuses tortues de Floride (Trachemys scripta elegans) qui supportent les températures fraîches que l'on rencontre parfois sur la côte bretonne en hiver et au printemps.

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On observe également des laridés, à savoir des mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus) et toute la série des goélands présents dans la région (Larus sp.) qui sont attirés par les pique-niqueurs. On peut aussi voir de grands échassiers tel le héron cendré (Ardea cinerea) ou l'aigrette garzette (Egretta garzetta). 

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La rhubarbe géante (Gunnera manicata).

Malgré son surnom de rhubarbe, cette gunnère géante n'est pas comestible. Elle nous vient dAmérique du Sud et en particulier des pays côtiers tel que le Brésil et la Colombie. Elle peut atteindre des tailles titanesques, jusqu'à 5 mètres de haut et 3 mètres d'envergures pour les feuilles voire 5 mètres pour certaines, un vrai record ! 

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L'azurite (Echinops ritro).

On le rencontre surtout dans les friches et les terrains ayant des substrats pauvres du pourtour méditerranéen. Il supporte très bien les embruns marins et les très basses températures mais ne tolère pas les sols humide et salins ainsi que le manque de soleil. Ses feuilles présentent ça et là des épines effilées et discrètes.

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Le chou marin (Crambe maritima).

C'est une plante parfaite pour s'essayer aux jeux de mots en tout genre ... C'est aussi une plante protégée qui a subit les désagréments des cueillettes incontrôlées mais aussi de l'urbanisation galopante des côtes. C'est une très bon légume oublié qui peut être cultivé chez soi mais qui ne supporte pas la conservation sur la durée.

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La démesure du parc.

Tout est démesuré dans ce parc, aussi bien la forêt de bambous, celle de fougères équatoriales, le chemin pour admirer les différents tableaux ou la liste des espèces qu'il est possible d'admirer. Traverser la palmeraie ou passer par dessus les cascades s'est s'assurer d'être dépaysé. C'est aussi un poste de choix pour les chasseurs de pokémons qui sont nombreux et se donnent rendez-vous chaque week-end pour partir en chasse.

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Le mot de la fin.

 J'ai adoré ce parc, en particulier la forêt de fougères tropicales. On se croirait dans le val sans fin. Enfin bref, super expérience et pour le coup je n'ai pas regretté que nous ayons atterri ici après que notre sortie en kanoé ait été annulée à cause du mauvais temps. Si vous souhaitez décuvrir le parc, je vous invite à consulter leur page.

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lundi 13 juin 2016

Sortie dans les Calanques 12-1.

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Voilà le premier billet d'une série dédiée aux Calanques marseillaises. Courts, ils seront publiés de manière rapprochée pour former un grand article. Pour ce premier "épisode" j'ai le plaisir de vous présenter un versant de la méditerranée que je ne connais que peu : les paysages de Cassi et de la Ciotat ainsi que le parc du Mugel.

 

Les cistes (Cistus).

Nous nous trouvons dans le parc naturel des Calanques. On peut y rencontrer plusieurs espèces de cistes. Ceux aux fleurs roses sont des cistes cotonneux (Cistus albidus) appelé aussi cistes blancs en raison du duvet qui couvre leurs feuilles. Ceux à fleurs blanches sont des cistes à feuilles des sauges (Cistus salviifolius). Ce sont les deux espèces les plus communes dans le secteur car elles sont parfaitement adaptées au sol calcaire.

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L'immortelle commune (helichrysum stoechas).

C'est une plante aux fleurs jaunes parfumées qui dégage une forte odeur de curry. Elle entre dans la composition des bouquets de la Saint Jean mais aussi de remède en médecine populaire. Devenue rare dans de nombreux endroits, elle fait l'objet d'une protection partielle et de restrictions pour ce qui touche aux cueillettes.

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Les falaises clacaires.

Elles font parties intégrantes de Calanques. C'est en leur sein que l'on trouve une faune et une flore atypique, et parfois, endémique. Les falaises calcaires sont très sensibles aux embruns et à la pluie. De ce fait il n'est pas rare d'en voir des bloques chuter dans la mer, parfois à quelques mètres des promeneurs et baigneurs.

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L'apyllanthe de Montpellier (Aphyllanthes monspeliensis).

C'est une jolie plante surnommée herbe à lièvre et au port bouissonnant qui est  typique de la garrigue. Ses fleurs sont comestibles et ont un goût sucré. Elles sont utilisées par petite touche dans les desserts et les salades, mais ce sont les animaux, en particulier les troupeaux de moutons et de chèvres, qui l'apprécie le plus.

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Le parc du Mugle de La Ciotat.

Ce parc possède de multiples avantages. Il est bordé par une calanque où il est possible de se baigner en famille et où il est agréable de se reposer sur la pelouse. Au nord une grande falaise permet de jouir d'un point de vu imprenable sur la mer, de pratiquer l'escalade et de bénéficier d'un micro climat. De ce fait on trouve une grande variété de plantes exotiques dans des jardins luxuriants et qui se plaisent sous le soleil méditerranéen. 

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Le flambé (Iphiclides podalirius).

C'est un grand papillon que l'on reconnaît aux six rayures noires de ses ailes. Sous sa forme larvaire de chenille il se nourrit de fruitiers, en particulier de cerisiers, de prunelliers, d'aubépines, de pêchers ou encore d'amandiers. On le rencontre dans la plupart des Pays qui composent l'Eurasie hormis au Nord et dans certaines zones. Il se fait de plus en plus rare. En France nous avons la chance de pouvoir le rencontrer presque partout.

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jeudi 26 mai 2016

Sortie en forêt 64.

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 Pour cette sortie dans les bois nous sommes partis à la recherche des dernières morilles de l'année, sans grand succès. Cela ne nous a cependant pas empêché de faire comme toujours quelques belles découvertes. Nous avons même eu le plaisir de croiser quelques espèces qui n'ont jamais été identifier dans le secteur.

 

Le cerfeuil des bois (Anthriscus sylvestris).

On l'appel à tort ciguë blanche. Ses feuilles étaient utilisées pour faire fuir les moustiques grâce à leur odeur très particulière et leur richesse en particules odorantes. Il peut atteindre de grandes dimensions. Il peut se relever dangereux. En effet il est photosensibilisant et peut être confondu avec des espèces mortelles.

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L'orchis mâle (Orchis masculata).

C'est orchis tient son nom du fait que, comme chez de nombreuses orchidées terrestres, ses deux tubercules ressemblent à une paire de testicules (la poésie des anciens me fascinera toujours). Autrefois en Europe et encore aujourd'hui en Orient et au Maghreb on fabrique une boisson énergisante à base de bulbes d'orchidées réduis en poudre et mélangés à de l'eau : le salep. On lui attribue des vertus aphrodisiaques très surfaites.

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Elle est assez commune en France hormis dans les zones méditerranéennes. Sa jolie floraison se prolonge d'avril à juillet mais les fleurs dégagent une désagréable odeur associée pour certains à de l'urine animale. Bien que souvent abondante dans les sous-bois claires et les prairies ombragées, elle fait l'objet de protection dans certains départements mais aussi au niveau européen en raison de sa fragilité et de la disparition de son milieu.

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Nos cascades iséroises.

Qu'elles sont belles nos cascades iséroises. L'eau et les sources calcaires contribuent à la pousse de nos morilles bien aimées mais aussi à la formation de cavernes. Sous cette cascade nommée la cascade aux fées on trouvait autrefois une petite grotte où les habitants venaient marquer leur nom sur la paroi.

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La cardamine digitée (Cardamine pentaphyllos).

 C'ette une cardamine nommée parfois dentaire palmée aime les bois de montagne et plus particulièrement dans les hêtraies. On la trouve principalement dans les régions montagneuses et riches en collines, en particulier dans le Centre, le Sud-Ouest et l'Est de l'Est de la France jusqu'à 2200 voire 2300 mètres d'altitude.  

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L'arum maculé (Arum maculatum).

Il porte une multitude de noms à travers toute la France : gouet, pied-de-veau, vachotte, pilette etc. On pensait autrefois que c'est dans sa drôle de fleur que naissaient les vipères. C'est une plante toxique qui donne des fruits orangés à la fin de l'été. Il se distingue de l'arum d'Italie (Arum italicum) par l'absence de vénures blanches, la présence parfois de tâches noires, par un spadice violine et non jaune et par un spathe grand et très fin. 

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L'anémone fausse renoncule (Anemone ranunculoide).

On l'appel aussi anémone Sylvie jaune ce qui peut entraîner des confusions avec sa cousine l'anémone Sylvie (Anemone nemerosa) qui est blanche. Elle est assez rare en France mais ne fait pas l'objet dans notre région ni dans notre département de protection malheureusement. Sa floraison a lieu entre mars et juin.

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Les arbres des forêts mixtes.

 Ici on rencontre de nombreuses essences d'arbres dans nos forêts, cela va du sapin pectiné (Abies alba) au châtaignier (Castanea) mais le plus populaire de tous reste le hêtre commun (Fagus sylvatica). C'est un arbre bio-indicateur de zones humides, fraîches et au climat tempéré montagnard. Il est utilisé dans diverses industries, en particulier dans celles du bois de chauffe, dans la papeterie, dans la myciculture et dans l'ammeublement. 

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Le hanneton commun (Melolontha melolontha).

Sa population est en régression car l'agriculture intensive lui est néfaste, en particulier le labour. Il peut passer plusieurs années dans le sol à l'état d'une grosse larve blanche qui se nourrie des racines des végétaux. Les adultes ne vivent que peu de temps, juste de quoi se reproduire. Ils se nourrissent des feuilles des arbres. Pour distinguer les deux sexes il faut compter les lamelles des antennes : 6 pour la femelle, 7 pour le mâle.

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Le grand chélidoine (Chelidonium majus).

On le nomme parfois lait de sorcière. Sa sève toxique a la capacité d'éliminer certaines verrues virales. On pensait autrefois à tord qu'il pouvait soigner les problèmes du foie en raison de sa ressemblance avec la bille. En plus de son goût infecte, l'ingestion de la plante peut provoquer de graves problèmes de santé.

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La tramète bossue (Trametes gibbosa).

C'est un champignon ayant un gros chapeau pouvant atteindre plus de 20 centimètres. Cette tramète n'est pas comestible car sa chaire est très coriace. Jeune elle dégage une très bonne odeur de champignon. D'origine blanc, les vieux exemplaires peuvent paraître verts car peu à peu une algue verte s'y installe et les colore.

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L'hellébore fétide (Helléborus foetidus).

Cette plante de la famille des renoncules est très toxique, cependant cela n'a pas empêché les hommes de l'utiliser en médecine populaire pour soigner la folie, en particulier chez les grecs. Malheureusement le remède s'avérait toujours plus mauvais que le mal et la plante n'apportait aucune amélioration aux malades.

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L'orchis de Provence (Orhcis provencialis).

Elle n'est pas commune voire rare en Isère. En trouver plusieurs pieds dans le bois juste en dessous de la maison familiale a été une véritable surprise, d'autant plus qu'elle aime les sols pauvres en calcaire ce qui n'est pas le cas ici. La présence proche d'orchis mâles (Orchis mascula)  laisse présage la présence d'hybrides.

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Les frondes des fougères.

Les frondes sont les jeunes pousses de fougères enroulées sur elles mêmes. Les frondes de certaines espèces se consomment après avoir été cuites dans plusieurs eaux ou comme au Japon, après avoir été cuites puis braisées avec du charbon mais leur forte teneur en arsenic implique d'e nfaire une très faible consommation.

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

Décidément il ne nous quitte plus. Ces oiseaux ont pour habitude de nicher à plusieurs couples dans le même arbre, ici un grand aulne qui surplombe les marais avec de grands prés souvent inondés où ils peuvent trouver leur nourriture : grenouilles, petits poissons et lézards en tout genre. Les femelles pondent 3 à 5 oeufs.

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La valériane officinale (Valeriana officinalis).

Elle n'a pas encore fleurit mais ses boutons sont déjà bien formés. C'est une herbe à chats, ces derniers sont excités par les molécules odorantes qui se dégagent de la plante, en particulier au niveau de la racine et des fleurs qui sentent l'urine. Elle a été très utilisée au court de l'histoire par les hommes pour ses diverses vertus.

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La sanicle d'Europe (Sanicula europaea).

J'adore cette plante discrète qui possède une très belle floraison. On la rencontre dans les forêts d'Europe, surtout dans les zones plus ou moins montagneuses ou semi-montagneuses. Elle est riches ne principes actifs et en tire ses propriétés médicinales, elle serait même une bonne cicatrisante sur les brûlures.

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Les myosotis (Myosotis).

L'identification des myosotis n'est pas toujours un exercice simple. Il en existe une grande variété dont de nombreuses espèces sont très proches. Plusieurs papillons dont l'écaille rouge (Callimorpha dominula) l'ont pour hôte (chenilles). Dans les champs et jardins il se ressème facilement et fleurit au printemps jusqu'en été.

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Le peuple de l'herbe.

Pour passer d'un bois à un autre il faut faire comme les chevreuils : passer par les champs. Il faut prendre garde aux vaches, elles sont souvent plus curieuses que méchantes mais chaque années on compte quelques accidents graves. Les génisses sont les plus curieuses et se laissent parfois caresser sans mal.

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Les euphrobes (Euphorbias).

Pour cette famille aussi il existe beaucoup d'espèces qui parfois sont très proches. Heureusement celles-ci sont faciles à identifier. À gauche il s'agît de l'euphorbe épurge (Euphorbia lathyris) originaire du pourtour méditerranéen. À droite il s'agit de l'euphorbe des bois (Euphorbia amygdaloides) qui est sur le fin de floraison.

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Le sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum).

Pour reconnaître cette plante de sa cousine le sceau de Salomon odorant (Polygonatum odoratum), il faut regarder si la tige est ronde, si les fleurs ont leur pédoncule qui se rejoignent sur le 1 er tiers et si les fleurs sont étroites en leur milieu. D'ordinaire les fleurs sont groupées par 2, 3 ... ou même  6 mais parfois sont seules.

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Les véroniques (Veronica).

Là encore il y a un grand nombres de véroniques. À gauche il s'agit de la véronique petit-chêne (Veronica chamaedrys) qui pousse dans une grande variété de milieux. À droite la très connue véronique de Perse (Veronica persica). Originaire d'Asie, elle a suivit les migrations humaines pour finir par se naturaliser en Europe.

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La saxifrage granulée (Saxifraga granulata).

Bien qu'il n'en soit pas un, nous l'appelons lys des champs dans notre famille. On en croise dans tous les talus de bords de route et les champs qui n'ont pas encore été fauchés. Elle est commune dans toute la France et fait l'objet de protection dans certains départements. Elle fait l'objet d'un suivit dans la région chambérienne.

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Le pic épeiche (Dendrocopos major).

C'est un pic très commun qui vit dans les zones boisées, les parc,s les vergers et les jardins. Avec son bec puissant et pointu il forme des trous dans le bois mort ou vieillissant. Puis avec sa longue langue gluante et piquetées, il attrape les insectes dont il se nourrit. Le mâle se reconnaît à la grosse tâche rouge de sa nuque.

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Champignons tueurs.

J'avais pu en parler brièvement ICI, mais jamais le photographier. En France il existe des champignons qui s'emparent des insectes vivants et qui finissent par les dévorer. J'ai pu le voir dans une caverne il y a 9-10 ans puis lors de cette sortie sur ces mouches figées par dizaines sur un "buisson" de bourses à pasteur.

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Le colchique d'automne (Colchicum autumnale).

À l'automne les fleurs de colchiques sortent un peu partout dans les sous-bois et les champs, mais il faut attendre le printemps pour voir les feuilles et les fruits de cette plante sortir. C'est une des plantes européennes les plus toxiques qui parfois se retrouve mêlé au foin du bétail ce qui provoque quelques accidents.

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Le mot de la fin.

Très belle sortie avec quelques découvertes qui nous ont ravies. Les orchidées sont encore bien là même si désormais on trouve d'autres espèces dans les champs et les sous-bois. Il continu a geler et haut loin on voit la neige sur la cimes de nos montagnes adorées. C'est le bon moment pour retourner à la mer.

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