samedi 23 novembre 2019

Expédition en Camargue.

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Nous n'avons pu résister à passer de nouveaux quelques jours dans le sud. Le crochet par la réserve de Crau s'est mue en une longue visite des marais de Camargue. Mais avant cela, nous bifurquons en direction des falaises de Liou, non loin du Colorado Provençal avant de venir poser nos valises du côté de la citée phocéenne. Nous espérons voir alors les vols de guêpiers que nous avons pu croiser quelques semaines plutôt lors de notre escapade au mont Ventoux. Pour le coup, nous sommes chanceux et nous nous trouvons au sommet d'un rocher où pas moins d'une quarantaine de guêpiers d'Europe (Merops apiaster) aux couleurs chatoyantes nous survolent. Un moment magique passé à observer les oiseaux s'éloiogner dans le lointain. L'après-midi sera ponctué par ce type de rencontre, nous donnant un nouveau regard sur les terres agricoles éloignées du bord de mer et que nous boudions jusqu'alors lors de nos expéditions.

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Sur une aire d'autoroute au niveau de Valence, nous sommes témoins d'un spectacle sublime. Deux circaètes Jean-Leblanc (Circætus gallicus) sont en pleine chasse à quelques dizaines de mètres de nous. Immense rapace d'1,80 mètre pour les plus grands, il se nourrie presque exclusivement de reptiles et en particulier de serpents.

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De nombreux fruits se trouvent au pied de la falaise de Liou, ce qui fait le bonheur des passereaux. Les ronces (Rubus sp.) mais aussi les amélanchiers à feuilles ovales (Amelanchier ovalis) et les pommiers sauvages (Malus sylvestris) sont une grande source de nourriture pour ces derniers. Nous ne verrons pas le vautour percnoptère (Neophron percnopterus) tant espéré mais des dizaines de martinets à ventre blanc (Tachymarptis melba). Les faucons crécerelles (Falco tinnunculus) feront même une timide apparition.

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Des éclairs bleus traversent le ciel. Il ne s'agit pas des guêpiers mais d'un oiseau que nous croisons pour la première fois, le rollier d'Europe (Coracias garrulus). Cet oiseau turquoise au vol léger est un insectivore qui s'attaque aux gros insectes. Migrateur, on le rencontre uniquement dans le sud de la France où pendant l'été, il éleve ses petits le plus souvent abrités dans une cavité de pic, toujours entre 5 et 10 mètres de haut.

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Le promontoire rocheux regorge de papillons et en particulier de silènes (Brintesia crice), un lépidoptère reconnaissable à ses grandes ocelles noires et à ses ailes brunes. Sa chenille se nourrie essentiellement de poacées, anciennement appelées graminées. L'adulte se rencontre dans les milieux herbeux secs, de préférence dans la moitié sud du pays, parfois plus haut mais toujours éloigné des zones côtières.

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Changement de décor, nous voilà désormais au jardin de Gaston, du côté de la Crau. Arboretum et jardin de ville, le lieu est aussi connu pour sa collection d'oiseaux où les espèces sauvages et d'ornement se croisent. Nous pensions naïvement faire fasse à des oiseaux indigènes mais les nombreuses bagues vertes aux pattes des animaux nous ont indiqué que nous étions dans l'erreur, nous créant ainsi quelques fausses joies. Au milieu de la grande étendue d'eau, un couple de poules d'eau (Gallinula chloropus) se relaie pour couver. Le nid fait de branches glanées ici et là accueille les cinq petites têtes rouges des poussins qui viennent tout juste de naître. Nidifuges, il ne leur faudra moins d'une heure pour se jeter à l'eau et suivre leurs parents, histoire d'attendre que tout le monde soit sortie de son oeuf, ait eu le temps de se sécher et de faire connaissance avec le reste de la famille. Ils seront autonomes dans 3 à 6 semaines.

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Coup d'arrêt, un eider à duvet (Somateria mollissima) fait son apparition, un beau mâle en plumage post nuptial. Nous en avons les yeux brillants, nous qui depuis plusieurs jours suivons les observations de deux individus du côté de Nice depuis nos téléphones. Seulement voilà, celui-ci est bagué et en partie plumé pour ne pas quitter le plan d'eau. Il faudra donc encore attendre pour voir notre premier eider sauvage.

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Sur la berge creusée par l'eau, une tortue de Floride (Trachemys scripta elegans) prend un bain de soleil avant de rejoindre ses congénères dans l'étang. On l'a nomme également tortue à tempes rouges en raison de ce signe distinctif qui permet de ne pas la confondre avec les autres trotues nord américaines car oui, la belle n'est pas originaire de nos latitudes ce qui cause bien du tord à notre faune autochtone.

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Un fuligule morillon (Aythya fuligula) mâle barbotte tranquillement à proximité. Lui aussi porte à la patte une bague indiquant qu'il s'agit d'un animal de captivité. Nous avons l'habitude de croiser cet oiseau, mais plutôt en période hivernale où il se rassemble sur les étangs de Miribel et du parc de la Tête d'Or en petits groupes, souvent mêlé à d'autres canards. Chose surprenante, l'espèce peut être chassée dans certains territoires français mais est interdite à la vente. Il pourrait alors s'agir ici d'un hybride, qui n'est pas soumis à la même réglementation.

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Changement de paysage, nous partons pour les portes de la Camargue, non sans avant tomber sur un site remarquable. En bord de nationale, enclavé entre des entrepôts industrielles, une vieille gare et la rivière, un champ. Les jeunes pousses de la culture sont immergées de moitié, piégeant les insectes non volant au sommet des feuilles. C'est l'occasion rêvée pour de nombreux oiseaux de venir se nourrir sans le moindre effort.

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Ce sont là des centaines de volatiles qui ne sont perturbés dans leur recherche de nourriture que par le passage bref d'une buse variable (Buteo buteo). Des goélands (Larius sp.), des mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), des choucas des tours (Coloeus monedula), des étourneaux sansonnet (Sturnus vulgaris) et quelques corneilles noires (Corvus corone) sont affairés à se remplir le ventre. Une telle diversité d'espèces et un si grand nombre d'animaux laisse penser sans grand doute que la nourriture est plus qu'abondante.

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Nous voilà arrivés à la réserve naturelle nationale des Marais du Vigueirat, sur un coup de tête et après avoir croisé un panneau indiquant le site au détour d'une route de campagne. Sur place, on nous indique que la saison et l'heure ne sont pas les meilleurs pour croiser les oiseaux. En effet il fait chaud et la majeure partie des étangs est à sec. Qu'importe, nous sommes là pour découvrir le site.

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Première belle surprise, les cistudes d'Europe (Emys orbicularis). Ces tortues d'eau douce, indigènes en France, sont rares et difficiles à observer d'ordinaire. C'est la troisième fois que nous la crooisons cet été mais jsuqu'alors nous n'avions jamais pu la voir de si près. Inféodées aux eaux boueuses, elle se nourrie principalement de petits animaux mais peut également se tourner vers les végétaux tendres et les charognes pour complémenter son alimentation. Pour distinguer les sexes des individus, rien de plus simple, là où les jeunes et les femelles ont les yeux jaunes, les mâles les ont rouges.

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Depuis l'observatoire en restauration, nous admirons dans le loin une myriade d'oiseaux colorés et de grande taille sans pouvoir leur donnent de nom. Une troupe de hérons gardes-boeufs (Bubulcus ibis) vient suivre les chevaux camarguais qui entre dans notre champ de vision pour se nourrir des insectes que les pas des équidés font s'envoler dans l'air chaud et poussiéreux. C'est l'heure pour nous de rejoindre la visite guidée du marais.

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Arrivés dans le coeur de réserve, nous faisons la découverte de dizaines d'espèces. L'endroit est fantastique et accessible seulement sur autorisation comme c'est le cas pour cette visite guidée. Au loin, les flamants roses se nourrissent en fouillant la vase (Phoenicopterus roseus). Le passage d'un circaète Jean Leblanc croisé plus tôt sur la Crau fait lever la plus part des oiseaux qui ne mettront que peu de temps à revenir se poser sur l'étang.

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Dans le ciel, les cigognes blanches (Ciconia ciconia) font des passages remarqués et remarquables mais c'est leur cousine qui attire notre attention. Au loin, une cigogne noire (Ciconia nigra) s'élève dans les airs. Oiseau solitaire et rarissime, nous le voyons pour la première fois, autant dire que notre émotion est grande. Celle-ci est renforcé par l'observation d'une sarcelle marbrée (Marmaronetta angustirostris), petit canard présent uniquement en Espagne. C'est le premier signalement de l'espèce en France pour l'année en France, et nous sommes pas peu fiers de pouvoir ajouter cette observation à notre liste de nouvelles coches.

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Prenons le temps de poser les yeux au sol. La satice commune (Limonium vulgare) forme de grands tapis roses. Appelée lavande de mer bien qu'elle n'en soit pas une, elle a pour particularité d'exuder le sel contenu dans le sol et l'eau où elle puise de quoi se nourrir. Ce sel se retrouve au revers des feuilles qui, comestibles permettent de confectionner de délicieuses salades sauvages.

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Protégée par endroits, le pâturage, la cueillette et la bétonisation des côtes sont les trois principales menaces qui repose sur cette fleur. Aimant les pré-salés, l'irrigation et la désalinisation des sols pour créer de nouveaux espaces agricoles posent également problème dans le bon maintient de ses populations. On la trouve d'ailleurs sur une grande partie des côtes françaises mais aussi dans le bassin méditerranéen et même en Europe du Nord, jusqu'en Suède. Son nom scientifique est inspiré du grec "Leimon" qui désigne les prairies humides dans lesquelles bon nombre des espèces de satices se développent.

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Autre espèce halophile (qui se développe dans des milieux riches en sel), la salicorne d'Europe (Salicornia europaea). Les jeunes pousses sont bien connues en cuisine. Elles peuvent être cuisinées à la vapeur, blanchies comme des épinards, comme des cornichons au vinaigre ou plus simplement sautées à la poêle. Le site dans lequel nous nous trouvons étant une réserve, il est bien sûr hors de question de les récolter.

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Fouillant la vase, des mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus), des échasses blanches (Himantopus himantopus), des chevaliers cul-blanc (Tringa ochropus), des chevaliers gambettes (Tringa totanus), des chevaliers guignettes (Actitis hypoleucos) et des chevaliers sylvains (Tringa glareola), une bécasse des marais (Gallinago gallinago) et bien d'autres oiseaux se mêlent et se chamaillent joyeusement dans un grand brouhaha. Dans notre observatoire, nous ne bougeons pas, subjugués par le spectacle.

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Changement d'étang. Nous sommes accueillis par un jeune crabier chevelu (Ardeola ralloides). Là aussi c'est la première fois que nous en observons un de si près. Face à nous, une île ou pas moins de 70 spatules blanches (Platalea leucorodia) prennent du repos. Elles sont entourées d'une colonie de grands cormorans (Phalacrocorax carbo) nichant là depuis 2-3 ans. Les ibis facinelles (Plegadis falcinellus) complètent le tableau. 

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Arrêt à Marseille, devant un bon plat traditionnel. Voilà de quoi reprendre nos esprits. Nous avons vécu une journée très folle, et bien qu'il ne s'agisse que d'animaux et de plantes, le plaisir de faire de nouvelles découvertes, de voir pour la première fois des espèces aussi bien communes que rares et de prendre le temps d'observer la nature nous met toujours autant en joie. Il nous reste encore temps à découvrir ! 

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Pour finir le séjour, petit saut par les Calanques, avec une superbe vue sur la baie des singes. Sur la roche, pousse la criste marine (Crithmum maritimum).  Comestible, elle possède elle aussi un goût proche de l'anis et légèrement salé. Cependant on prendra bien garde à respecter les règles de récolte, l'espèce étant protégée par endroit et/ou soumise à la réglementation pour ce qui est de sa cueillette.

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Poussant en buissons haut de 20 à 50 centimètres, sa floraison n'attire pas l'oeil au premier abord, ses fleurs vertes se confondant avec ses feuilles charnues. Résistant aux embruns salés, elle ne connaît que peu de concurrence sur les affleurements rocheux et les falaises où elle se développe, du fait qu'elle figure parmi les rares plantes à supporter les assauts des vagues. Cela lui a valu le surnom de perce-pierre, même si par endroit elle est connue comme fenouil de mer en raison de sa saveur.

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Toujours pour rester dans les comestibles, voici le diplotaxis à feuilles étroites (Diplotaxis tenuifolia) reconnaissable à ses feuilles découpées et à sa floraison jaune. On la nome également roquette sauvage ou roquette jaune, elle n'est pas du meêm genre que la roquette (Eruca sativa) mais appartiennent à la même famille, celle des brassicacées au même titre que les choux, la moutarde, les radis, les giroflées ou encore le colza.

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Nous regardons les voiliers se laisser porter par le vent et les bateaux de traversée partir pour la Corse. C'est le moment de prendre le large mais cette fois-ci dans le sens inverse, en direction de la vallée du Rhône, des gris vignobles et de l'herbe jaunie qui parsème les coteaux. L'automne se fait sentir avec une pointe d'été dans les températures. La migration bien avancée ne serait nous faire oublier que c'est le moment de rejoindre notre logis.

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lundi 24 août 2015

Le domaine du Rayol.

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 Il fait chaud ce samedi à Marseille, nous partons pour le Domaine du Rayol, un immense jardin en bords de mer proposant une multitude de végétaux du climat dit méditerranéen et surtout, beaucoup de fraîcheur. Petite déception, aucunes indications aux pieds des arbres et des fleurs pour les identifier. C'est un très bel endroit qu'il faut voir, je pense de préférence quand c'est la pleine floraison, mais moins instructif que nous l'aurions aimé.

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 Il existe plus d'une trentaine de callistemons qui sont tous endémiques à l'Australies à l'exception de 4 espèces provenant de Nouvelle-Calédonie. Ce sont des arbres atypiques dont les graines doivent subir les chaleurs des flammes et des incendies pour germer. Les passer à la casserole semble être tout aussi efficace.

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On le nomme de manière plus vulgaire rince-bouteille en raison des fleurs qui, comme chez le Callistemon citrinus, forme des toupets allongés comme ceux en paille de fer qui sont parfois utilisés pour nettoyer les bouteilles de verre ou les biberons. Dans leur milieu naturel certaines espèces peuvent dépasser 8 m.

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 La flore de l'Australie est atypique mais peut d'un point de vue physiologique se rattacher à la notre car les côtes de cet immense pays présente par endroit comme c'est le cas en Afrique Sud et sur d'autres continent un climat dit méditerranéen, c'est à dire marin, sec et chaud l'été et humide et doux l'hiver.

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En Europe, 4 espèces endémiques sur 5 vivent ou/et poussent en Méditerranée. On entend par espèce endémique d'un point de vue scientifique, aussi bien animale que végétale, un groupe d'individus uniques génétiquement vivants dans une région géographique délimitée et de la quelle ils sont originaire. 

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 Le jardin marin s'étend sous l'eauest estn'est accessible que depuis la mer en bateau ou en kayak. Il se visite en une ou plusieurs heures en plongée. C'est le 11e paysage que propose le Domaine. Il s'agit plus d'une prairie marine que d'un jardin car pas de jardinier ici mais un sentier qui permet de découvrir les espèces marines.

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 Le ginkgo biloba (Ginkgo biloba) est un arbre plus ou moins couramment planté sur la côté méditerranéenne. Originaire de Chine, il en restait peu quand il fût découvert. Il est rattaché de loin aux conifères mais appartient à sa propre famille dont il est le seul représentant. C'est un fossile vivant aux nombreuses vertus.

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 Impressionnant non ? Le jardin représentant l'Afrique du Sud, ses succulentes et ses cactus présente quelques plantes titantes et parfois, fleuries. On se sent vite tout petit face aux forêts de figuiers de Barbaries et aux immenses poacées sans oublier les variantes de yuccas qui font figure d'arbres préhistoriques.

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 Chaque année le jardin organise une exposition de Land Art. Le Land Art est une forme d'art contemporain qui a pour but de créer des oeuvres artistiques dans un milieu naturel avec des éléments tous aussi naturels. Ce sont le plus souvent des oeuvres éphémères qui ne durent que quelques jours voire quelques heures.

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 Quelques papillons pour le bonheur des yeux. 1 et 2 : Le pacha à deux queues (Charaxes jasius) est un grand papillon dont la chenille à pour hôte l'argousier. 3 : Inconnu. 4 : Le tircis (Pararge aegeria) est un petit papillon qui peu donner deux à trois générations par an. Sa chenille se nourrie de divers poacées.

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Le citron (Gonepteryx rhamni) est un papillon présent sur l'ensemble du territoire français depuis des époques reculées. On en trouve un grand nombre de sous-espèces qui parfois sont comptées comme des espèces à part entière. Les mâles sont jaunes, les femelles tirent sur des teintes jaunes et vertes pâles.

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 Dans le vallon du Domaine serpente un ruisseau qui fait le bonheur des visiteurs mais aussi qui contribue à la luxuriance du jardin de Nouvelle-Zélande. De nombreuses fougères arborescentes offrent une ombre bienvenue. On les nomment cyatheales. Chaques années de nouvelles espèces sont découvertes.

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 Mais de d'autres espèces disparaissent aussi, en partie à cause de l'expension galopante des populations humaines. Certaines ont s'en doute disparu avant même d'avoir été découvertes. Ce sont des plantes tropicales mais on en trouve quelques rares espèces en Europe du Sud qui sont bien plus petites.

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 Le jardin d'Afrique du Sud n'est certes pas très grand mais propose une variété de fleurs incroyables qui, Ô chance, s'ouvrent assez tardivement contrairement à celles d'autres jardins. Impossible de leur donner des noms mais leur beauté, leurs formes, leur couleurs et leurs parfums rattrapent cette petite déception.

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 Strelitzia nicolae (et non bananier comme le fait remarquer  Chloé, merci à elle). Son nom vernaculaire est oiseau du paradis géant blanc. Ces feuilles se différencient de celles des bananiers par leur dimension mais aussi leur robustesse. Peu résistant au froid, il nécessécite un soin particulier et une forte exposition au soleil du fait de son origine : la belle se développant sur les sols drainés des étendues herbeuses que l'on rencontre en Afrique du Sud.

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 Les Protea sont des plantes atypiques et commune en Afrique qui sont polliniser par les oiseaux et parfois, mais plus rarement, par d'autres animaux comme des petites rongeurs ou des insectes. Fragiles sous notre climat, c'est au Rayol que l'ont trouve les seuls plans naturalisés. On ne connaît pas leurs pollonisateurs.

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 Les protéas ont bien d'autres spécificités comme leur résistance au feu et leur capacité à coloniser les brûlis. Comme indiqué sur la plaquette, "les graines soyeuses sont protégées par un cône entouré de feuilles rigides. Libérées par l'incendie, elles sont disséminées par le vent à la conquête des espaces brûlés".

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 Les fleurs des eucalyptus possèdent de multiples étamines ce qui augmente leurs chances de transmettre leurs gênes. Leurs formes et leurs couleurs sont très variées. En Australie d'où la plupart des espèces sont originaires, les eucalyptus figurent parmi les plantes les plus visitées par les abeilles pour réaliser le miel.

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 Inconue. En cours d'identification.

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 Le jardin d'Amérique aride n'est pas vraiment un jardin de climat méditerranéen. Exposé en pente les plantes sont en plein soleil ce qui permet aux cactées et autres plantes grasses de s'épanouir. Les cactus offrent une floraison assez incroyable je dois avouer, au point qu'il est difficile d'en détacher le regard.

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 Au jardin des Canaries nous faisons la découverte de l'aéonium en arbre (Aeonium arboreum). Parfois présente dans nos jardins, dans son milieu naturel il peut atteindre 2 mètres de haut. Il s'est naturalisé un peu partout dans le monde au détriment d'autres espèces végétales et animales. Il resiste bien au gel.

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 Cousins de belle-mère, figuiers de Barbarie ... attention les mains et les pieds, au Rayol, ça pique plutôt méchamment, entre les euphorbes et les fleurs à épines, les plantes ne font pas toujours que du bien... enfin elles sont plutôt bien équipées pour se  défendre, les prédateurs se doivent d'être alors tenace.

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 Le chêne-liège  (Quercus suber L.) est un compagnon précieux de l'Homme. C'est avec son écorce, qui lui permet de résister aux pires incendies, que l'on fabrique les authentiques bouchons de bouteilles de vin peu à peu remplacés par le plastique. Celui-ci est vieux de 300 ans et pourrait bien en vivre 1000 à 2000 ans de plus.

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 On a du mal à s'immaginer que ces fleurs que l'on retrouve dans les bouquets des fleuristes se plaisent sous notre climat et pourtant le Rayol prouve le contraire. Cependant plupart des fleurs vendues viennent de loin : Afrique, Pays-Bas et Amérique du Sud pour les roses, tulipes en Hollande (ça ce n'est pas un mystère) .

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 Ambiance japonisante entre le jardin de Nouvelle-Zélande et celui d'Afrique du Sud. Du frais, des mosaïques, une vue plongeante sur le jardin et les oeuvres temporaires qui y sont exposées, bref un petit coin de paradis entre les grands eucalyptus et les bananiers en fleurs. On se croirait dans un dédale de verdure.

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La végétation semble brûlée mais ce n'est pas le cas même si cela tranche énormément avec les près et les forêts vertes de l'Isère aux quels je suis habituée en cette saison. Les poacées en particulier sont devenues tel du foin, elles sont parfaites en bouquet en particulier la Grande Amourette (en haut à gauche).

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L'eau rare, brutale et absente : comment vivre au sec ? Très bonne question, d'autant plus que sur Marseille depuis plus de 3 mois l'eau n'est pas tombée ou peu et toujours de manière rapide et brutale. La sécheresse frappe, le palais s'assèche, heureusement les plantes et l'Homme ont trouvé une solution : le 51 pardi !

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 Les plantes sont à elles seules un véritable petit écosystème, en particulier quand elles sont en fleurs. On peut y voir des scènes de prédation et de reproduction, des parades nuptiales, des moments de détentes où les bêtes ailées se chauffent au soleil ou encore des repas gargantuesques avec de nombreux convives.

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 L'acanthe à feuilles molles (Acanthus mollis) est une grande plante à fleurs (jusqu'à 40 voire 50 cm) qui se plaît dans le pourtour du bassin méditerranéen. Ses fleurs et son feuillage très délicat lui ont valu une belle réputation en particulier dans le domaine de l'art. On la retrouve sur les frottons des temples antiques.

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 Si certains insectes sont bénéfiques aux plantes, d'autres ne sont pas forcements leur alliés, en particulier les espèces aimant grignoter les étamines, les pétales et le pollen. Mais leur action est salvatrice car ils permettent de limiter les populations de végétaux ayant un très forte productivité et de laisser la place à d'autres espèces.

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 Bien malgré nous, nous avons dérangé un couple de lézards verts occidentales (Lacerta bilineata) en pleine accouplement. Il semblerait qu'ici il s'agisse d'un mâle en raison de ses écailles noires. Inoffensifs, ils se nourrissent d'insectes et plus rarement d'oeufs. Protégés il est interdit de les manipuler ou de les capturer.

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 Sous le terme de lianes, on regroupe les grimpantes à tiges souples qui pour accéder à la lumière s'accrochent à divers supports comme des habitations ou plus couramment, des arbres. Appréciées dans les jardins d'ornementation mais aussi dans la culture de certains fruits, on en trouve sur tous les contiens.

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 Néanmoins se sont dans les zones tropicales qu'elles sont les plus communes. La conopée formée par les arbres privent souvent les plantes au sol de lumière et donc de la photosynthèse, prendre de la hauteur c'est d'une part profiter du soleil mais aussi de dépenser moins d'énergie à fabrique un tronc et des branches. 

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 LesCanaries sont des oiseaux certes (Serinus canaria) mais avant tous un archipel de petites îles de l'Océan Pacifique et rattachées à l'Espagne. Habitées par plus de 2 millions d'habitants, elles sont un trésor pour la biodiversité. La plupart des espèces animales et végétales en plus d'être endémiques sont très atypiques.

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 Les cycas (Cycadacea) sont des plantes des milieux chauds qui parfois sous nos latitudes perdent leur éclat vert et jaunissent. Tous sont protégés dans leur milieu naturel, lors de l'achat il faut bien être sûr de leur provenance pour éviter de favoriser le commerce illégale d'espèces menacées. Le plus connu est le Cycas revoluta.

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Dans le jardin du Chili nous avons pu renconter le Puya alpestris, une plante typique du Chili. Endémique et rare, il s'est démocratisé à travers le monde comme plante d'ornement en raison de son incroyable floraison. Sur notre vieux continent les gros coléoptères comme les cétoines en rafollent et se logent dans les fleurs.

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Voici une jeune mante religieuse (Mantis religiosa). Ces insectes tiennent leur nom de la pose qu'ils prennent en pleine prédation. Leurs pattent avant puissantes nommées ravisseuses se déplient comme l'éclair pour attraper les insectes qui s'approchent un peu trop prés d'elles. Les femelles ont une funeste réputation.

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 En effet elles sont réputées pour leur caractère carnassier. Pendant l'accouplement elles peuvent parfois dévorer leur partenaire en commençant par la tête. Néanmoins le corps du mâle et en particulier son pénis restent accrochés à la belle pour permettre d'assurer la transmission des gênes en fécondant 200 à 300 oeufs.

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 Bref, le parc du Rayol reste un beau jardin où il est agréable de se promener. Son côté sauvage permet de voir un grand nombre d'animaux et les fleurs sont tout à fait exquises. Pour reconnaître lesp lantes il faudra se munir d'un bon appareil photo et/ou d'une encyclopédie végétale. Des visites guidées gratuites sont également organisées. Il faut aut préviligier le printemps pour s'y rendre et voir les végétaux sous leur plus beau jour.

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mardi 10 février 2015

Aix en Provence.

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Passage rapide par la belle ville d'Aix en Provence et son marcher. Fondée sur une riche cité celte (cité du peuple Salluviens) détruite par les romains, elle figure parmi les 30 villes de France les plus peuplées. C'est la ville de Paul Cézanne, cela s'en ressent aux nombreuses librairies qui sont réputées. De climat méditerranéen, il y fait bon et chaud, et le mistral y souffle rarement mais les orages y sont virulents.  

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C'est jour de marché à Aix ... et que de bonheur sur les étales ! De la truffe noire du Périgord (Tuber melanosporu) ! C'est le champignon phare de l'hiver  mais aussi cher du fait de sa rareté. On rencontre aussi de superbes girolles (Cantharellus cibarius), un de mes champignons préféré et très savoureux.

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C'est un court, très court article même sur une petite mais belle joie : le marché et ses champignons. Loin de la neige, croiser des champignons qui dorent au soleil ça fait plus que plaisir. Cela me replonge dans les beaux jours de l'été et de l'automne où les cueillettes se sont faites belles et gourmandes.

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