lundi 1 mai 2017

Chantier sur l'île de la table ronde.

DSC03955

 Fin mars nous avons, avec mes camarades de classe, eu la chance de travailler sur l'Île de la Table Ronde à travers un chantier école de trois jours. L'objectif ? Maintenir la petite prairie ouverte pour favoriser la diversité d'espèces tout en appliquant une gestion différenciée n'impactant pas les populations d'orchidées et d'azuré du serpolet (Phengaris arion). En fin d'artciel se trouve une vidéo qui présente notre action.

 

L'aigrette garzette (Egretta garzetta).

Ce bel oiseau blanc s'est établie sur tous les continents du monde là où se trouve des zones humides d'eaux peu profondes. C'est là que l'aigrette chasse à l'affût les batraciens, les insectes et les petits poissons dont elle se nourrie. Parfois, elle ouvre ses ailes pour faire de l'ombre sur l'eau. Les poissons viennent s'y rafraîchir et c'est là qu'elle les saisie avec son bien effilé comme un dague, ce qui est typique des échassiers. 

DSC03967 DSC03969

 

L'ophioglosse commun (Ophioglossum vulgatum).

 Cette petite fougère est protégée en Rhône-Alpe-Auvergne (et d'en d'autres régions françaises comme le Centre ou l'Alsace). L'Île de la Table Ronde abrite la plus grosse population de la région de cette espèce rare. Les spores sont relâchés entre juin et juillet et sont dispersés par le vent, on parle alors d'anémochorie. 

DSC03970DSC03973 DSC03975

 

Les agrions.

Les agrions font partis des libellules. Ils sont communs et se caractérisent par leur finesse. Au dessus de la mare on peut parfois voir voler le leste brun (Sympecma fusca), ici en plein accouplement, et qui se caractérise par sa couleur mais aussi que la forme adulte, l'imago, passe l'hiver en hivernant, chose rare chez les libellules.

DSC04004

 

Histoire d'un chantier.

 Trois jours pour un chantier, c'est peu. Objectifs de l'opération : s'exercer au relevé quadra, couper et trier les rejets qui conduisent au renfermement d'un milieu, faucher la végétation pour maintenir la prairie et limiter l'apport en matière organique, créer des zones de circulations et de stationnement pour le public en animation. 

DSC04012 DSC04015DSC04054DSC04016 DSC04057

 

Les andains.

La matière organique est ratissée au râteau et à la fourche puis entassée en andains, c'est à dire des tas d'herbes fauchées, de feuilles et de débris de branches. Ces andains forment un refuge propice pour le blaireau qui s'y repose parfois en journée mais aussi pour les reptiles qui y prennent leurs bains de soleil.

DSC03980 DSC03989DSC04053

 

Les mares à amphibiens.

Trois mares ont été créées de la main de l'Homme afin de servir de refuges pour les amphibiens mais aussi, pour servir de support pédagogique pour le public, en particulier les enfants/scolaires afin de les sensibiliser au fonctionnement des écosystèmes aquatiques et aux espèces qui les composent. Plsu d'infos ICI

DSC03939 DSC04077DSC04093DSC04082 DSC04083

 

Le milan noir (Milvus migrans).

Il n'est noir qu'en contre jour. D'ordinaire il est brun, parfois roux et souvent avec une tête striée de blanc. Il vit un peu partout en France mais a toute fois une petite préférence pour les zones de moyenne montagne et les terrains plats et dégagés. C'est un migrateur qui reste en France juste le temps de la reproduction.

DSC04042

 

Les observatoires.

Les observatoires de l'Île de la Table Ronde permettent d'approcher la faune, si on sait être un temps soit peu discret. Martins pêcheurs, grands cormorans, ragondins et hérons peuvent être aisément vus, en particulier si on est équipé d'une bonne paire de jumelles pour les observer sans les déranger. 

DSC04094 DSC03936

 

Le mot de la fin.

 Voici la fin de cette série sur l'Île de la Table Ronde, du moins pour ce qui est du chantier et des projets scolaires menés sur celle-ci. De notre côté nous avons pu y retourner avec plaisir (moins de 15 min de l'appartement) pour en observer les évolutions et découvrir les quelques 1500 pieds d'orphrys de mars (Ophrys occidentalis) qui y poussent sans parler de l'ail des ours et des nombreux oiseaux qui la peuplent. La suite au prochain épisode.

DSC03944 DSC03949


vendredi 10 mars 2017

Seconde visite de l'Île de la Table Ronde.

DSC03265

Début février nous sommes intervenus de nouveau sur l'île de la Table Ronde dans le cadre de nos cours d'aménagement mais aussi du partenariat entre Agrotec et le SMIRIL. L'objectif de cette sortie ? Appliquer nos premiers protocoles réalisés en classe et nous confronter à la réalité du terrain et par chance, cette fois-ci le temps est plus doux. En fin d'article vous pouvez retrouver la vidéo retraçant notre action sur le terrain.

 

Le protocole orchidées. 

Il vise à établir le nombre de rosettes d'orchidées précoces sur la prairie. C'est un inventaire, c'est à dire que l'on répertorie toutes les rosettes observées sur un espace définit. Avec mes camarades, nous avons pu répertorier 487 rosettes, un chiffre qui ne comprend pas toutes les orchidées que comporte la zone, beaucoup d'espèces poussant plus tardivement en raison de leurs besoins et de la nature du sol, celui-ci n'étant pas partout le même.

DSC03260 DSC03261

 

Les oothèques.

 Les oothèques sont les cocons de pontes des mantes. C'est à l'intérieur de ceux-ci que les larves se développent pour sortir aux beaux jours. Dès leur naissance, elles sont de terribles chasseresses et il arrive qu'elles s'attaquent les unes et les autres. Sur la parcelle nous en avons dénombré une petite dizaine, mais il est possible que le site en abrite bien plus, du fait que nous nous soyons concentrés que sur quelques éléments.

DSC03253

 

La présence du faisan de Colchide (Phasianus colchicus).

L'île est ouverte à la chasse, et de temps à autre, des lâchers de faisans sont effectués. Le faisans de Colchide est originaire d'Asie et plus particulièrement d'Inde et de Chine. Il est arrivé en Europe via les romains puis a été maintenu au Moyen Âge pour les besoins de la chasse à cour et a connu divers croisements depuis.   

DSC03255 DSC03264

 

Le millepertuis (Hypericum sp.).

Il pourrait s'agîr du millepertuis perforé (Hypericum perforatum) mais il est toujours complexe de s'avancer sur des éléments secs. On en recontre plus d'une quarantaine d'espèces, indigènes ou non, à travers le pays. Certaines sont communes, d'autres beaucoup plus rare comme le millepertuis otmentueux (Hypericum tomentosum).

DSC03241 DSC03242

 

L'éveil de la nature.

Les premiers rayons de soleil ont fait s'eveiller les végétaux et les animaux. Malheureusement pour certains, comme cette chenille, éveil s'est fait un peu trop tôt et le retour du froid aura raison d'eux. Depuis les premiers papillons sont apparus et le redoux qui s'est installé pour de bon a permis aux premiers orchis géants (Himantoglossum robertianum) de fleurir et aux Ophrys occidentalis de faire leur apparition timidement.

DSC03256

 

Le mot de la fin.

Premières applications en extérieur du travail de technicien de l'environnement, c'est un vrai régale. Confrontés aux réalités du terrain, nous avons du rapidement revoir nos attentes et reformuler nos protocoles. Nous avons pu pendant cette séance écouter et observer quelques pics qui semblent se plaire sur l'île.

DSC03262 DSC03266

jeudi 2 mars 2017

Visite de l'Île de la Table Ronde avec le SMIRIL.

DSC02858

 Voilà l'une de nos nombreuses sorties du jeudi. L'Île de la Table Ronde se trouve au Sud de Lyon. Elle s'étend sur 10,5 kilomètres de long et sur 2 kilomètres de large. Elle est soumise à un APB en raison de la richesse de sa biodiversité. Depuis plusieurs années, elle est gére par le SMIRIL. Cet organisme mixte a pour mission depuis les années 95, de valoriser et réhabilité le Rhône et ses lônes dans le département du même nom. 

 

Carte d'identitié.

Elle s'inscrit dans un ensemble d'îles remarquables pour les espèces qu'elles abritent, en particulier le castor (Castor fiber) et de l'épipactis du castor (Epipactis fibri). Ainsi elle se rattache de par sa nature à l'île du Beurre, à l'île de la Platière et à l'île de la Chèvre. Actuellement une campagne de ramassage des tontes de l'automne est menée, elle sera bientôt suivit d'un chantier de coupe, en partie sous tutelle de notre classe.

DSC02818 DSC02956DSC02963

 

La pleurote pétaloïde (Hohenbuehelia petaloides).

Ce champignon se plaît à pousser sur les souches et parfois sur les troncs morts enfouis dans l'humus. Il n'est pas courant de le rencontrer, généralement il se développe en touffes de quelques individus. D'ordinaire on le trouve en été et en automne mais il arrive qu'il pousse au court de l'hiver. Néanmoins je n'ai pas vraiment au le temps de me pencher sur ces spécimens, l'identification est comme toujours, à prendre avec des pincettes.

DSC02958 DSC02959

 

Le rouge gorge (Erithacus rubecula).

C'est un oiseau territorial et sur l'île ils sont nombreux, au point de se donner en spectacle à quelques mettre de nous. Peu farouche, certains suivent les promeneurs. C'est un animal insectivore qui pendant les périodes de froid se rabat sur les baies et les graines, en particulier d'églantier, d'if, de sorbier ou de cornouiller.

DSC02931DSC02946 DSC02947

 

Les orchidées de l'île.

 Le SMIRIL en collaboration avec la SFO a dénombré pas moins de 24 espèces d'orchidées sur l'île de la Table ronde. Néanmoins certaines espèces sont observées de manière ponctuelles et n'ont été cochées qu'à une seule occasion, tel que l'épipactis du castor et l'ophrys frelon en 1995 ou la dactylorhize de Fuchs en 1996. D'autres ont disparu avec l'évolution du milieu, en particulier la listère à feuilles ovales (Neottia ovata).

DSC02879 DSC02881

 

La petite prairie et ses mares.

La petite prairie abrite un ensemble de mares pédagogiques creusées par le SMIRIL. Elles présentent chacune un faciès particulier avec sa faune et sa flore. Ainsi on observe une phragmitraie, des massettes, quelques sphaignes et une flopée de dytiques (Dytiscidae), de petites insectes voraces et rapide comme l'éclair.

DSC02886 DSC02884DSC02864DSC02892 DSC02893

 

Le mot de la fin.

Voilà une première visite bien sympathique de cette île. D'autres visites sont programmées et j'ai hâte de connaître plus en profondeur ce territoire, en particulier ses lônes, bras du Rhône en retrait du fleuve, et où l'on peut observer le castor et le martin pêcheur (Alcedo atthis). Pour avoir un aperçu du travail que nous menons au sein de notre formation, je vous invite à regarder la petite vidéo à la fin de cet article.

DSC02873 DSC02826

lundi 27 février 2017

Sortie sur le terrain, étude de la malacologie.

DSC02778

 Nouvelle sortie avec ma classe de BTS GPN. Derrière le lycée Agrotec Vienne-Seyssuel se trouve un bois riche en biodiversité, anciennement classé en APPB et étant inclus dans une ZNIEFF de type 1. C'est là que nous avons pu nous exercer à la chasse aux escargots pour pratiquer leur étude, à savoir la malacologie.

 

Le prélévement.

Les escargots et autres mollusques terrestres ne sont pas forcément, comme on le pense souvent, des animaux de bonne taille (c'est à dire 1 à 3 centimètres). Beaucoup d'entre eux ne mesures que quelques millimètres voire parfois moins. La forme de leurs coquilles varies beaucoup, certaines sont mêmes couvertes de poils !

DSC02713 DSC02729DSC02721 DSC02740

 

La salamandre tachetée (Salamandra salamandra).

Cette pauvre salamandre a été par mégarde dérangée. Elle a aussitôt retrouvé son abris de feuilles où elle hibernait bien tranquillement. Ces salamandres sont connues pour être fidèles à leur site d'hibernation qu'elles regagnent années après années tout du long de leur vie, qui parfois dure plus de 30 ans.

DSC02782 DSC02786

 

Les habitats des gastéropodes.

On rencontre les escargots dans une grande diversité de milieux. Sous des planches, aux pieds ou sur les murs, dans la litière forestière ou au fond des lits de ruisseaux et même dans les berges sableuses, ils sont partout. Néanmoins une bonne paire d'yeux et une loupe binoculaire ne sont pas de trop pour les trouver facilement. Après cela ils finiront dans ce bocal qui permettra de les identifier bien au chaud dans un des labos d'Agrotec.

DSC02718 DSC02704

 

Le mot de la fin.

Étudier et aimer la nature, ce n'est pas uniquement courir après les chevreuils ou écouter les chouettes à la tombée de la nuit. C'est aussi se pencher sur les petites bêtes qui ne sont pas toujours appréciées. Entre la malacologie, l'enthomologie et les observations des espèces clés des IBGN, il y a largement de quoi faire.

DSC02731 DSC02707

vendredi 24 février 2017

Le MIL cartographie du BTSA GPN d'Agrotec Vienne-Seyssuel.

 

Le MIL QGIS du BTSA GPN

En BTS(A) GPN, deux épreuves un epu particulières figurent au programme. Elles sont obligatoires mais non pénalisantes, c'est à dire que seuls les points au dessus de la moyenne sont retenus. Elles varient d'un établissement à l'autre. En première année, mon établissement propose une semaine de MIL centrée sur la cartographie avec le logiciel QGIS. Personnelement, je me régale à réaliser des cartes d'habitats.

carte haies-jardins cartographiefini fini Occupation des sols de la zone humide la Zac Puy d'Or plus lisible

dimanche 29 janvier 2017

Trois jours en Chartreuse.

DSC01325

Belle surprise ! Notre voyage de classe pour notre intégration au BTS GPN de Vienne à lieu en Chartreuse. Me voilà donc de retour dans mon fief. Au programme trois sites remarquables que j'ai eu l'occasion de présenter à plusieurs reprises sur la Renarde des Alpes : le Cirque de Saint Même, le Charman Som et l'Herretang.

 

Le cirque de Saint Même.

 

Ses cascades et ses torrents.

C'est là que le Guier vif prend sa source. Ce torrent de montagne voit sa source sortir des profondeurs de la terre, après que celle-ci ait creusé à travers le massif calcaire un ensemble de cavernes et de grottes. Le cour d'eau marque la frontière historique entre ce qui était autrefois le duché de Savoie, alors indépendant, et celui du Dauphiné, propriété du Royaume de France. La Savoie fût annexée définitivement en 1860.

DSC01324 DSC01322

 

La flore alpine.

Elle se caractérise par les différentes stratégies qu'elle emploie pour faire face aux conditions extrêmes aux quelles elle doit faire face tel le gel, des températures élevées, une absence d'eau ou au contraire, une trop grande abondance de pluie. Cela explique en partie la floraison tardive dans les alpages. 

DSC01331 DSC01334DSC01327 DSC01352

 

La primevère oreille d'ours (Primula auricula).

C'est une espèce rustique de montagne qui se reconnaît facilement à ses grandes feuilles lisses et épaisses aux bords dentés. Elle aime les sols riches en humus, frais, très bien drainés et à tendance calcaire. C'est au 16e siècle que la plante est acclimatée pour les jardins des plaines en particulier en Angleterre.

DSC01350 DSC01351

 

Le camping de l'Ourson.

Nous voilà à Entremont le Vieux, non pas pour voir les orchidées que j'aime tant mais pour passer trois nuits dans ce charmant camping qui se trouve juste à côté de la coopérative laitière où l'on peut acheter les meilleurs fromages de Chartreuse. C'est là aussi que l'on peut visiter le musée de l'ours, dédié aux nombreux ossements fossilisés d'ours des cavernes (Ursus spelaeus), trouvés dans les cavernes de Chartreuses.

DSC01359DSC01320 DSC01356

 

Le Charman Som.

 

Le chamois (Rupicapra rupicapra).

C'est un habille grimpeur que l'on rencontre dans tous les massifs montagneux et forestiers de l'Est du pays mais également dans le Massif Central. Il ne faut pas le confondre avec l'isard (Rupicapra pyrenaica), son proche cousin qui vit dans des milieux similaires mais uniquement dans les Pyrénées. Le chamois de Chartreuse (le chamois de Chartreuse (Rupicapra rupicapra cartusiana) est sous-espèce qui n'est plus reconnue.

DSC01406

Ainsi, son habitat ce compose de falaises, de pelouses et de forêts alpines ainsi que de zones herbeuses où les poacées et les lichens-mousses sont abondants. À l'origine le chamois n'est pas une espèce de montagne, on le trouvait alors un peu partout en plaine. C'est principalement la chasse et le perte de son habitat qui l'ont poussé peu à peu à prendre de l'alitutde et à trouver refuge dans les zones peu peuplées.

DSC01449 DSC01451DSC01425 DSC01426

 

Le mouflon de Corse (Ovis aries musimon).

 À l'origine c'est une espèce endémique de l'île du même nom ainsi que de la Sardaigne. Elle a été introduite en Chartreuse il y a une quarantaine d'années pour les besoins de la chasse. La population actuelle compte environs 80 animaux. Le mouflon corse est connue pour sa grande adaptation, souvent au détriment des espèces indigènes et endémiques des îles et massifs où il est implanté comme par exemple à Hawaï.

DSC01372

  

La carline acaule (Carlina acaulis).

 On distingue chez cette espèce deux sous-espèce, l'une qui aime les pelouses basophiles (sols calcaires secs et souvent superficiels) médioeuropéennes (au climat du centre de l'Europe), Carlina acaulis subs.p acaulis et, l'autre qui apprécie les pelouses basophiles subalpines et alpines (à plus de 1 700 mètres d'altitude), Carlina acaulis subsp. caulescens. Il se pourrait que sur ces photos il s'agisse de celle-ci.

DSC01390 DSC01397

La carline a été longtemps été utilisée par les alpins comme un indicateur de temps. Dès que l'air se fait humide ou que les premières gouttes de pluie se mettent à tomber, la fleur se referme presque instantanément pour protéger ses étamines et son précieux pollen. Notre guide Sébastien a pu nous en faire la démonstration avec une bouteille d'eau. Aujourd'hui elle n'est plus ramassée dans les alpages car elle est complétement protégée.

 DSC01468 DSC01490DSC01489

 

L'euphraise de Rostkov (Euphrasia officinalis subsp. pratensis).

 Elle a pendant longtemps eu la réputation de soigner les infections. Elle passait également pour une plante magique, associée à la magie blanche. Il était de coutume de l'infuser puis d'en imbiber un linge. Placer ce dernier sur les yeux permettait disait-on d'être claire voyant et sur les oreilles, de pratiquer la claire audience.

DSC01382

 

EN COUR D'IDENTIFICATION.

 

DSC01415 DSC01416DSC01417

 

Les osieaux de Chartreuse.

Pendant notre séjour nous avons pu voir de nombreuses espèces d'oiseaux, en particulier un très bel aigle royale (Aquila chrysaetos) quand nous approchions du sommet. Parmi les espèces courantes on peut citer la buse variable (Buteo buteo) à gauche et lev chocard à bec jaune (Pyrrhocorax graculus).

DSC01452 DSC01464

 

La marmotte des Alpes (Marmota marmota).

 Ce gros rongeurs de nos montagnes a pendant un temps disparu des Pyrénées. Depuis il y a été réintroduit avec succès. La marmotte est un animal herbivore appréciant les jeunes pousses et les graines. Néanmoins il lui arrive de se nourrie d'invertébrés. C'est l'une des proies favorite de l'aigle royale, en raison de son poid et de sa teneur en graisse. Il faut savoir qu'avant d'entrer en hibernation une marmotte pèse en général 5 kg.

DSC01439DSC01395 DSC01446 DSC01431 DSC01497

 

Topo sur la journée.

De cette sortie au Charman Som, vous pouvez retrouver ce petit topo guide. En redescendant sur le Col de Porte, on peut avoir une vue dégagée sur le Granier. Encore prit par les effets de l'é"rosion, celui-ci connait à nouveau de grands éboulement. Ce n'est pas cette année que nous irons découvrir sa cime.

DSC01480 DSC01501

 

La tourbière de l'Herretang.

 Je commence à bien la connaître et vous la voyez souvent passer dans la rubrique "marais" ainsi que dans celle "sorties communes" du blog. Néanmoins c'est toujours un plaisir de la parcourir et de profiter des paysages qu'elle offre. De plus, la sortie prend tout de suite une autre tournure quand on est accompagné de professeurs et d'un guide passionnés d'odonates et de micro faune. De belles découvertes en perspective.

DSC01533

 

Les tipules (Tipula).

De la famille des moustiques, il n'en a pas les désagréments. Bien souvent ils se nourrissent de débris végétaux, certains sont même de terribles prédateurs ou alors, de paisibles pollinisateurs. On distingues les sexes à la forme de l'abdomen : plutôt carré chez les mâles, plutôt allongé voire pointu pour les femelles.

DSC01532

 

Les amphibiens en animation.

Toutes les espèces d'amphibiens sont protégées en France et il est théoriquement interdit de les déranger ou de les manipuler. Cependant, dans le cadre de certaines pratiques et avec autorisation, il est possible de les capturer pour les observer avant de les relâcher. Il faut toujours les manipuler avec précaution. 

DSC01536 DSC01539

 

Le polypore soufré (Laetiporus sulphureus).

Ce champignon parasite des arbres blessés est comestible quand il est jeune et il est recherché en Amérique du nord où il est nommé poulet des bois. Néanmoins certains le tolére mal et il pourrait présenter une faible toxicité quand il pousse sur le tronc des résineux. En vieillissant il devient rapidement coriace.  

DSC01546

 

Les fleurs de fin d'été.

 En voilà deux qui annoncent la fin des beaux jours ou, comme cette année là, le début de l'été indien. La balsamine de l'Hymalaya (Impatiens glandulifera) et le colchique d'Automne (Colchicum autumnale) sont deux e spèces colorées que l'on peut rencontre dans les près, les champs et les talus humides.

DSC01517 - Copie DSC01526 - CopieDSC01554

Le mot de la fin.

 Voilà un joli début de sortie pour découvrir ces camarades de classe. Depuis, nous formons
un groupe soudé et je pense que l'entente qui y est excellente est assez rare pour y être soulignée.
Bref, j'ai trouvé la formation qu'il me fallait.