lundi 26 juin 2017

Sortie en campagne 8

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Visite des marais de Montagny qui sont une ENS, c'est à dire un "Espace Naturel Sensible" qui a vocation à protéger les espèces et les pratiques locales tout en proposant un espace de sensibilisation au public. Les ENS font appel à la médiation entre les différents usagers de la nature. Pendant cette matinée de promenade nous avons pu voir des animaux et des plantes à fleurs remarquables que je m'empresse de partager avec vous.

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L'orchis bouffon (Anacamptis morio) est une orchidée sauvage terrestre que l'on trouve dans les prairies ensoleillés. Elle fait l'objet de protection dans la région Nord-Pas-de-Calais. Sa floraison s'étale de mars à mai selon les altitudes et le substrat du sol sur le quel elle pousse.

 

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Aperçu d'un orchis bouffon atteint
d'albinisme, c'est à dire blanc car
ne produisant pas de pigments.


Hélas, lors de notre visite de l'ENS, le champ qui était couvert d'orchis bouffon a été fauché. Il en reste cependant un bon nombre sur les parcelles alentours. C'est un exemple criant de l'importance de la concertation qui doit être menée entre les différents acteurs d'un territoire pour sauvegarder les espèces à forte valeur.

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On ne trouve pas que des orchidées dans l'ENS de Montagny. De nombreuses espèces animales ont élu domicile dans ces marais qui présentent un faciès particulier où se croisent le haut et le bas marais, des landes humides, des prairies de fauches, des mares mais aussi des haies et des pâtures à bovins.

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Le lièvre commun (Lepus europaeus) est une espèce présente dans de très nombreux pays et continents mais sa population est en fort déclin depuis 30 ans sans que les causes soient clairement identifiées ce qui est préoccupant pour son devenir et qui pourrait conduire à une nouvelle réglementation de chasse.

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L'œdicnème criard (Burhinus oedicnemus) est un oiseau qui n'est pas facile à observer. Sa population sur le déclin a poussé l'UICN à lui attribuer le statut LC = quasi menacée. Bien que dans une zone humide, nous avons pu observer un couple de cette sur une bute à la végétation sèche et claire semé. Ce limicole (petit échassier) se distingue par son grand oeil doré et son bec court.

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L'orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora) est une espèce protégée dans de très nombreuses régions dont Rhône Alpes et cela depuis 1990. Dans d'autres elle a complètement disparu comme c'est le cas en Île de France. Elle peut se confondre avec l'orchis mâle (Orchis mascula) mais s'en différencie par un labelle dépourvu de tâches. C'est dans les prairies humide qu'elle est la plus commune.

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Le flambé (Iphiclides podalirius) est un papillon de très grande envergure dont les chenilles apprécient les feuilles des arbres fruitiers. Il couvre l'Eurasie et est présent presque partout en France. Considère comme quasi menacé, il n'est pour le moment protégé qu'en Île de France. Il butine une sauge des prés (Salvia pratensis).

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dimanche 18 juin 2017

Sortie dans les marais 11.

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 Toujours en Isère et toujours à la fin avril, nous nous sommes offert un petit tour le long des berges de l'étang de Saint Sixte. Creusé par les Chartreux, il est l'objet, comme la plupart des lacs et étangs du coin, de légendes et d'hisoitres. Ainsi s'y trouverait dans le fond un passage qui mènerait jusqu'au lac d'Aiguebelette mais aussi des véhicules de la seconde guerre mondiale. Devant être bientôt vidé, il révélera peut être ses secrets.

 

La fête à la grenouille.

 L'eau de Saint Sixte est remplit de têtards de grenouilles vertes (Pelophylax sp.). Celles-ci partagent avec le crapaud commun (Bufo bufo) une spécificité : leurs oeufs sont couverts d'une toxine qui les protègent des appétits des poissons. Cela explique pourquoi ce sont les seuls espèces de batraciens, bien souvent, à cohabiter avec les poissons rouges et les carpes dans les bassins, les autres pontes se faisant tout simplement croquer.

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La perche soleil (Lepomis gibbosus).

 Ce poisson américain aux couleurs chatoyantes a été introduit dans de nombreuses régions du monde. Chez nous, il met en péril les écosystèmes de certaines zones humides de par son appétit et son adaptabilité. Dans son milieu d'origine c'est un grand migrateur qui remonte les cours d'eau douce pour se reproduire.

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Les rubaniers (Sparganium sp.).

Ce sont des plantes aquatiques résistantes qui supportent des températures frôlant les -20°C. Elles se caractérisent par leurs rhizomes cylindriques et leurs fleurs particulières évoquant de drôles de pompons. Elles sont souvent utilisées dans les bassins de phytoépuration et dans la création de filtre pour piscines naturelles.

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Les tourbières et leur drainage. 

Longtemps les tourbières et les marécages ont été considérés comme des zones impropres à la vie humaine. Difficiles à cultiver, maléfiques et abritant de nombreuses maladies via les moustiques, ils ont été par endroit systématiquement asséchés par la création de drains. Aujourd'hui ils représentent moins 1% de la surface du territoire. Pourtant, ils ont bien des avantages comme celui de limiter les inondations et les sécheresses.

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De vie à trépas.

Surprise ! Dans la tourbe du bas-marais se trouve le squelette d'un jeune mouton. Celui-ci a pu être prédaté ou, plus probablement, est mort naturellement avant d'avoir été déposé ici pour le plus grand plaisir des charognards. Encore aujourd'hui les zones humides sont utilisées, hélas, comme d'écharge et dépotoir.

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Le mot de la fin.

Week-end tranquille au bord de l'eau avant d'attaquer les examens, Dieu que ça fait du bien ! Depuis le soleil est parti et il pleut à grosses gouttes, ce qui n'est pas un mal quand on voit la grise mine que tire ici la végétation. Néanmoins les nappes restent basses, 67% d'entre-elles seraient en dessous de leur seuil critique.

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dimanche 11 juin 2017

Avril en Isère.

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 Petite escapade fin avril en Isère pour couper aux intenses soirées de révisions. Le temps est radieux, les fleurs bien présentes et les oiseaux chantent de tout leur coffre. Cependant pas de grandes sorties ni d'aventures à l'horizon, nous nous accordons un week-end bine mérité à flâner dans le jardin de la maison familiale.

 

Les gardiens.

Gras et pleins de poils, ils se font gardiens de la maison. D'aussi longtemps que je m'en souvienne, il y a toujours eu des chats à la maison. Des gris, des blancs, des tachetés, des tigrés ... tous les gabaris sont passés par là. Depuis cet hiver un nouveau venu à la robe noire s'est ajouté à la longue liste des félins de la maisoné. 

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La bergeronette grise (Motacilla alba).

C'est avec les hirondelles, un des oiseaux qui annonce le printemps. Les soubresauts qui l'animent consentement sont appelés hochequeues et caractérisent sa famille : les Motacilla. On compte pas moins de9 sous-espèce de cette bergeronnette dont 2 se rencontre en France : Motacilla alba yarrellii et Motacilla alba alba. On la retrouve de partout dans le monde hormis en Amérique du Sud et dans le sud de l'Afrique et de l'Océanie.

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Le tircis (Pararge aegeria).

Ce papillon commun peut s'observer au stade d'imago (adulte) pendant une longue période dans certaines régions du bassin méditerranéen : de février à décembre. Il passe l'hiver en hibernation sous la forme de chrysalide et beaucoup plus rarement, en hivernation à l'état d'imago. Sa chenille se nourrie de poacées (Graminées).

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La buse variable (Buteo buteo).

Nous avons la chance d'avoir un couple de buse variable tout proche de la maison. Celui-ci c'est installé dans un grand peuplier. Régulièrement, nous les voyons chasser les corneilles (Corvus corone) mais aussi ramener bruyamment leurs prises. Celle-ci s'est posée dans un noyer pour déguster un petit mammifère.

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La mésange bleue (Cyanistes caeruleus).

On la reconnaît à sa tête bleue qui la différencie de la mésange charbonnière (Parus major) avec la quelle on la confond parfois. Comme pour la bergeronnette grise (Motacilla alba), il en existe 9 sous-espèces qui se distinguent par leur plumage mais surtout par leur génotype. C'est un oiseau adepte des forêts de feuillus.

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Le mot de la fin.

Week-end cocooning. Chaises longues, soleil, sieste avec les chats et détente sont de mise. Il fait exceptionnellement bon pour la saison et cela ne s'est pas démenti dans les semaines qui ont suivi. Les benoîtes achetées à la pépinières des plantes alpines de Flosab l'an dernier sous la pluie, en Savoie, sont magnifiques

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mercredi 7 juin 2017

Sortie amphibiens.

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 Je n'ai pas beaucoup de photos à vous partager de cette équipée nocturne, mon petit appareil n'étant pas adapté pour photographier de nuit. Heureusement, il l'est bien plus pour filmer dans l'obscurité ce qui m'a permit de produire un film documentaire d'une minute sur les actions menées ce soir là, à savoir, compter et identifier les batraciens d'une zone humide aménagée pour le public. Les travaux sont récents mais déjà il y a fort à voir.

 Parmi les espèces observées, on peut citer les grenouilles vertes (Pelophylax sp.), les larves de salamandres tachetées (Salamandra salamandra), les tritons palmés (Lissotriton helveticus) mais aussi des loches (Cobitis sp.) qui sont des poissons filiformes présents dans les eaux d'un grand nombres de régions du monde.

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samedi 27 mai 2017

Semaine agricole : tous à la ferme.

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 Deuxième épisode de cette sortie agricole au sein de la formation BTS GPN d'Agrotec. Il ne fait pas bien chaud mais ce n'est pas grave, car nous sommes là pour écouter et parler d'une mesure d'agronomie nouvelle qui petit à petit fait son chemin dans les moeurs agricoles, les MAEC : Mesures Agro-Envrionementales et Climatiques .

 

 La chenille de l'écaille Martre (Arctia caja).

 L'écaille martre est un drôle papillon de nuit dont les ailes abordent des motifs semblables à ceux du pelage des girafes. Sa chenille est tout aussi excentrique. Elle présente une manteau de poils longs roux et noirs ponctués par endroits de points blancs. C'est une gourmande qui est peu regardante sur son alimentation et qui est capable de manger presque de tout, aussi bien plantes sauvages que cultivées. Ici elle se régale de plantain.

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La chenille de la mélitée du plantain (Melitaea cinxia).

 Contrairement à ce que son nom laisse entendre, la chenille de cette mélitée ne se nourrie pas exclusivement de plantain, elle se plaît aussi sur les feuilles de certaines véroniques et centaurées des champs. On la retrouve dans les prairies fleuries d'Europe et d'Afrique du Sud, jusqu'à plus de 2500 mètres d'altittude.

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Le trèfle rampant (Trifolium repens).

 C'est une très bonne plante fourragère que l'on trouve dans les prairies de fauches et de pâture. On l'utilise parfois comme engrais vert bien qu'on lui préfère souvent le trèfle incarnat (Trifolium incarnatum). Ce trèfle se plaît dans les zones difficiles et se caractérise par sa grande rusticité, en particulier face au froid et au gel.

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Le tircis (Pararge aegeria).

C'est un papillon à la reproduction rapide. En une année, 2 à 3 générations peuvent voir le jour. Sa chenille se développe en se nourrissant de différentes poacées (graminées) ce qui explique qu'on le voit souvent de février à décembre voler à proximité des prairies herbeuses. Au stade imago il se trouve plutôt dans les zones arborées.

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Biodiversité et monde agricole.

De plus en plus d'études se centrent sur le dynamisme des parcelles agricoles et des espèces qu'elles peuvent accueillir. Pour se faire plusieurs outils sont employés tel que l'indice de diversité de Shannon qui permet de se représenter la diversité des espèces d'un territoire. C'est ce même indice qui a été utilisé lors de la pose de pièges Barber pour l'annalyse d'une parcelle de blé dans l'épisode précédant que vous pouvez retrouver ICI.

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 La petite tortue (Aglais urticae).

Ce papillon est connu des amoureux des orties car sa chenille se nourrie presque exclusivement d'orties et plus particulièrement la grande ortie (Urtica dioica). La disparition de cette plante chassée des jardins, des prés et des fossés conduit à la diminution de cette espèce qui ne trouve plus de quoi pondre et se nourrir.

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 Le petit étang.

Il foisonne de vie. Grenouilles, carpes en plein frais, ragondins ... il est possible d'y observer une multitude d'espèces. L'objetif du jour ? étudier les composants de son eau pour voir l'impact de l'étang sur le cours d'eau en contre-bas et dans le quel son trop plein se déverse. Le ruisseau abrite des écrevisses à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), une espèce qui tend à disparaître et qui est très sensible à la qualité de son habitat.

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Le mot de la fin.

 Deuxième épisode de cette semaine agricole. L'occasion de se confronter au terrain, de découvrir les démarches et protocoles agricoles mais aussi les attentes et les objectifs des divers acteurs locaux que sont les agriculteurs, les instituions comme les communautés de communes ou encore, le rôle des associations.

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lundi 1 mai 2017

Chantier sur l'île de la table ronde.

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 Fin mars nous avons, avec mes camarades de classe, eu la chance de travailler sur l'Île de la Table Ronde à travers un chantier école de trois jours. L'objectif ? Maintenir la petite prairie ouverte pour favoriser la diversité d'espèces tout en appliquant une gestion différenciée n'impactant pas les populations d'orchidées et d'azuré du serpolet (Phengaris arion). En fin d'artciel se trouve une vidéo qui présente notre action.

 

L'aigrette garzette (Egretta garzetta).

Ce bel oiseau blanc s'est établie sur tous les continents du monde là où se trouve des zones humides d'eaux peu profondes. C'est là que l'aigrette chasse à l'affût les batraciens, les insectes et les petits poissons dont elle se nourrie. Parfois, elle ouvre ses ailes pour faire de l'ombre sur l'eau. Les poissons viennent s'y rafraîchir et c'est là qu'elle les saisie avec son bien effilé comme un dague, ce qui est typique des échassiers. 

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L'ophioglosse commun (Ophioglossum vulgatum).

 Cette petite fougère est protégée en Rhône-Alpe-Auvergne (et d'en d'autres régions françaises comme le Centre ou l'Alsace). L'Île de la Table Ronde abrite la plus grosse population de la région de cette espèce rare. Les spores sont relâchés entre juin et juillet et sont dispersés par le vent, on parle alors d'anémochorie. 

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Les agrions.

Les agrions font partis des libellules. Ils sont communs et se caractérisent par leur finesse. Au dessus de la mare on peut parfois voir voler le leste brun (Sympecma fusca), ici en plein accouplement, et qui se caractérise par sa couleur mais aussi que la forme adulte, l'imago, passe l'hiver en hivernant, chose rare chez les libellules.

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Histoire d'un chantier.

 Trois jours pour un chantier, c'est peu. Objectifs de l'opération : s'exercer au relevé quadra, couper et trier les rejets qui conduisent au renfermement d'un milieu, faucher la végétation pour maintenir la prairie et limiter l'apport en matière organique, créer des zones de circulations et de stationnement pour le public en animation. 

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Les andains.

La matière organique est ratissée au râteau et à la fourche puis entassée en andains, c'est à dire des tas d'herbes fauchées, de feuilles et de débris de branches. Ces andains forment un refuge propice pour le blaireau qui s'y repose parfois en journée mais aussi pour les reptiles qui y prennent leurs bains de soleil.

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Les mares à amphibiens.

Trois mares ont été créées de la main de l'Homme afin de servir de refuges pour les amphibiens mais aussi, pour servir de support pédagogique pour le public, en particulier les enfants/scolaires afin de les sensibiliser au fonctionnement des écosystèmes aquatiques et aux espèces qui les composent. Plsu d'infos ICI

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Le milan noir (Milvus migrans).

Il n'est noir qu'en contre jour. D'ordinaire il est brun, parfois roux et souvent avec une tête striée de blanc. Il vit un peu partout en France mais a toute fois une petite préférence pour les zones de moyenne montagne et les terrains plats et dégagés. C'est un migrateur qui reste en France juste le temps de la reproduction.

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Les observatoires.

Les observatoires de l'Île de la Table Ronde permettent d'approcher la faune, si on sait être un temps soit peu discret. Martins pêcheurs, grands cormorans, ragondins et hérons peuvent être aisément vus, en particulier si on est équipé d'une bonne paire de jumelles pour les observer sans les déranger. 

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Le mot de la fin.

 Voici la fin de cette série sur l'Île de la Table Ronde, du moins pour ce qui est du chantier et des projets scolaires menés sur celle-ci. De notre côté nous avons pu y retourner avec plaisir (moins de 15 min de l'appartement) pour en observer les évolutions et découvrir les quelques 1500 pieds d'orphrys de mars (Ophrys occidentalis) qui y poussent sans parler de l'ail des ours et des nombreux oiseaux qui la peuplent. La suite au prochain épisode.

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samedi 18 février 2017

Sortie dans les calanques 13.

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 Le nouvel an est passé, 2017 prend doucement la place de 2016. Pour ce premier jour de l'année, nous voilà partis dans le parc des Bruyères, l'une des portes d'entrée vers le Parc National des Calanques. Autrefois couvert de pinèdes, les incendies de 2009 l'ont transformé en landes d'ajoncs de Provence et de bruyères. On peut voir encore ça et là des troncs noircis et des arbrisseaux repousser sur les cendres de la catastrophe.

 

Les bruyères, un parc périurbain.

Un parc périurbain est un parc qui se trouve à proximité immédiate d'une ville de bonne taille. Depuis les Bruyères, on peut voir l'ensemble de la ville de Marseille et, avec le bus n°17, il est possible depuis le stade d'arriver directement dans celui-ci. Moins fréquenté que les autres parcs de la cité, il est entouré d'habitations. 

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 L'ajonc de Provence (Ulex parviflorus).

C'est un arbrisseau méditerranéen équipé de grandes épines atteignant parfois 1 cm et qui ne dépasse que rarement les 1 m. Sa floraison s'étale de janvier à avril et couvre la garrigue de jaune. La dispersion des graines, protégées dans une cosse, se fait par les fourmis, on parle alors de dissémination myrmécochore.

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Le monticole bleu (Monticola solitarius).

Il s'agît d'un mâle aux couleurs plus ternes que ceux des autres mâles qui en période de reproduction ont un plumage bleuté. Cet oiseau vit à l'année dans les zones rocheusesensolleillées du bassin méditerranéen, en particulier au nord de celui-ci. Il est rare en France et figure sur les listes rouges. L'abandon de l'agriculture dans les zones de garrigue et la fermeture du milieu contribuent à la disparition de son habitat.

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La globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 Elle est typique de méditerranée et plus particulièrement de la garrigue. Comme les bruyères et les ajoncs, elle fleurit plutôt pendant les mois froids (d'octobre à mai) ce qui nous changent bien des Alpes où à cette période peu de plantes peuvent se permettre la même fantaisie, à savoir former un joli buisson bleu au coeur de l'hiver.

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La flore des Calanques.

Elle se caractérise par sa résistance aux éléments, en particulier aux variations de température, aux embruns, au soleil brûlant, parfois au sel et même aux incendies. Certaines espèces ont besoin des flammes pour que leurs graines puissent germer, on parle alors d'espèces pyrophytes. Certains cistes (Cistus sp.), le chêne liège (Quercus suber) et asphodèles (Asphodelus sp.) font partis de ces plantes aimant le feu. 

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Le mot de la fin.

Il fait frais sur Marseille, mais le temps est beau, on est bien loin des faibles températures lyonnaises ou de celles que l'on trouve en Chartreuse. C'est un plaisir de marcher à travers les plantes aromatiques et la garrigue. Nous avons eu la chance d'observer une perdrix mais hélas l'appareil photo n'a pas été assez rapide sur ce coup. Pour la prochaine sortie, l'étude des escargots (Malacologie), les sujets seront moins rapides. 

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dimanche 12 février 2017

Sortie en montagne 15.

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 Au début de l'hiver nous avons eu la chance de partir tout un après midi visiter un bout du Jura en passant par la Savoie. Ce jour là le froid était plutôt mordant et une large mer de nuage couvrait une partie des collines alentours. Et pourtant, la journée fût radieuse. Les forêts de conifères contrastaient étonnement bien avec les quelques boulots blancs perdu dans le boisement. Depuis, une épaisse couche de neige a recouvert les arbres.

 

Boisement et végétation des couloirs de coupe.

Les coupes en montagne laissent parfois de vilaines traces dans la forêt. Le sol à nu s'érrode facilement et il n'est pas rare d'y observer des glissements de terrain importants. Depuis quelques années, les zones défrichées sont replantées avec de jeunes arbres ou ensemencées avec  des graminées (Poacées) qui ont la capacité de retenir la terre. Certaines espèces peuvent retenir entre 0,5 et 1,5 m³ avec leur système racinaire.

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Les molènes (Verbascum).

Il existe une multitude d'espèces de molènes qui ont tous la capacité de se développer très vite. On les appel souvent bouillon blanc, ce qui est un tort car seul Verbascum thapsus peut prétendre à ce titre. Les molènes formes des fleurs colorées sur de grandes hampes florales. Ils peuvent produire plusieurs milliers de graines.

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L'héllébore fétide (Helleborus foetidus).

Elle porte également le nom de mords-cheval car on l'utilisait autrefois sur les animaux qui, ayant trop consommés d'herbe à la sortie de l'hiver, se retrouvaient avec des poches de gaz dans l'estomac ce qui peut leur être mortel. On attachait alors un bout de la plante à une ficelle puis on la faisait ingurgiter à la bête. Cette entreprise avait pour but de le faire vomir et ainsi libérer les gaz. Puis on tirait la corde pour éviter l'intoxication.

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Le chevreuil (Capreolus capreolus).

Bonne surprise ! En week-end dans la maison familiale, nous avons pu voir depuis mon ancienne chambre de petite fille quatre chevreuils brouter tranquillement dans la brume. Nous avons toujours beaucoup de chance de voir au cour de l'hiver et de l'été plusieurs de ces cervidés s'aventurer dans le jardin. 

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Le pic épeiche (Dendrocopos major).

Toujours dans le jardin de famille, nous avons pu aussi observer ce pic épeiche affairé à chercher des larves dans les fruitiers vieillissants de l'ancien verger et dans les piquets fatigués de la clôture du voisin. La présence d'un carré rouge à la base du crâne indique qu'il s'agît du mal, la femelle ayant une calotte toute noire.

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La Cascade du Grenand.

En passant par la Savoie nous faisons un petit détour par la Cascade du Grenand, sur la commune de La Bridoire. Ce torrent fait un lacé de 6 kilomètres de long avant de se jeter dans le Guier. C'est un cour d'eau que j'ai eu la chance, il y a quelques années, de découvrir à travers le canyonisme et ses nombreuses chutes d'eau.

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Le plafond nuageux.

 En général en montagne on définit comme plafond un couche épaisse de nuage qui couvre entièrement le ciel et qui donne l'impression d'être extrêmement basse. Une fois que l'on s'éléve un peu, en montant par les petites routes du Jura par exemple, on peut l'observer de par le dessus et voir jusqu'où elle s'étend.

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Le mot de la fin.

 La neige n'est pas encore là mais l'atmosphère est hivernale. Le brouillard et le froid matinal, additionnés à quelques gelées, donnent un charme tout particulier aux montagnes et aux grands pins pectinés qui dégivrent dès qu'un rayon de soleil fait son apparition. Nous ne reviendrons pas de si tôt dans le Jura, les examens approchants, néanmoins nous aurons l'occasion de passer encore quelques jours du côté de la Chartreuse.

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dimanche 5 février 2017

Le domaine de Lacroix-Laval.

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 Ce parc d'une centaine d'hectares de pelouse et de forêt est géré par la métropole de Lyon. Il est classé comme un espace sensible naturel, c'est à dire une ENS. Pour les promeneurs c'est un lieu de détente et de loisir. Pour la faune, un refuge en périphérie de ville où les arbres denses et la rivière qui traverse le domaine leur apportent la tranquillité et la nourriture nécessaire à leur reproduction.

 

Le polypore géant (Meripilus giganteus).

Ses fins chapeaux sont empilés les uns sur les autres tel un éventail. Il peut atteindre des grandes tailles, parfois plus d'un mètre de diamètre. Il n'est pas comestible ou du moins, que très jeune, quand sa chair n'est pas encore coriace mais il ne possède pas une grande saveur. Il s'attaque aux souches mais aussi aux arbres vivants ce qui parfois cause de gros problèmes dans les boisements, en particulier de hêtres.

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Le châtea de Lacroix-Laval.

Il date du 16e siècle et fût fondé sur les bases d'un château fort. Au 18e il entre en possession du trésorier de France. Depuis les années 90 il est le propriété du conseil général. Il est connu pour ses salles de réception mais surtout, pour son potager qui abrite des variétés anciennes de fruits, de fleurs et de légumes oubliés typiques de la région lyonnaise. Sa roseraie abritent plusieurs rosiers rares que l'on retrouve au parc de la Tête d'Or.

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Le canard colvert (Anas platyrhynchos).

C'est l'un des oiseaux les plus communs et les plus connus de France. On le trouve partout où il y a de l'eau et de la nourriture, à savoir des algues et plantes aquatiques flottantes. Il tient son nom du plumage que prend le mâle à la saison des amours, à savoir une jolie coloration vert métallique au niveau de la tête et du cou.

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Les rongeus du parc.

On peut rencontrer énormément d'animaux dans le parc. Parmi ceux-ci on peut compter quelques rongeurs comme les lapins de garenne (Oryctolagus cuniculus) où les ragondins (Myocastor coypus). Ces derniers ne sont pas timides pou un sous et viennent se nourrir aux pieds de promeneurs qui nourrissent les oiseaux. 

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Le poisson rouge (Carassius auratus).

Dans les deux mares du parc on peut voir des centaines de poissons rouges. À la période du frais ils se rassemblent pour se reproduire ce qui colore l'eau en rouge et blanc. Les poissons rouges sont des cousins des carpes, dans la nature, l'espèce d'origine présente des écailles grises et argentées, parfois dorées. C'est après des siècles d'élevages que l'espèce domestique a prit les couleurs vives que nous lui connaissons.

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

Décidément il ne nous quitte plus. Ces oiseaux ont pour habitude de nicher à plusieurs couples dans le même arbre, ici un grand aulne qui surplombe les marais avec de grands prés souvent inondés où ils peuvent trouver leur nourriture : grenouilles, petits poissons et lézards en tout genre. Les femelles pondent 3 à 5 oeufs.

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Le mot de la fin.

Passage rapide dans ce très beau parc, entre les enclos des poneys et des daims. Le soir ce couchant et les ventres criants famine, nous nous sommes éternisés que peu de temps sous les cèdres multi-centenaires et parmi les brins de bruyères. Une bonne excuse pour repartir à sa découverte à l'arrivée de la belle saison.

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mercredi 1 février 2017

Sortie dans les marais 10 (migration dans les Dombes).

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L'été est sur le point de s'en aller, les cigognes elles aussi. Nous sommes dans les Dombes dans l'Ain. Il s'agit d'un vaste ensemble de zones humides composé de marais, d'étangs et de lacs de pisciculture. C'est un des endroits où il est possible de voir le plus d'oiseaux en France et cela, même pendant l'hiver.

 

La cygogne blanche (Ciconia ciconia).

C'est l'un des plus grands échassiers d'Europe. La cigogne blanche se rencontre dans la quasi totalité de l'Eurasie et de l'Asie (on trouve une sous-espèce Européenne et une sous espèce asiatique). C'est une espèce migratrice mais il n'est pas rare de voir des dizaines d'individus rester l'hiver dans les Dombes. 

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Le pays des Dombes.

 Cet espace naturel se caractérise par ses lacs creusés de la main de l'Homme pour approvisionner une partie du royaume de France en poissons et en particulier en carpes, symboles de la royauté. C'est un espace unique où on trouve plus de 150 espèces d'oiseaux nicheurs qui y trouvent toute la nourriture dont ils ont besoin.

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L'aigrette garzette (Egretta garzetta).

Ce bel oiseau blanc s'est établie sur tous les continents du monde là où se trouve des zones humides d'eaux peu profondes. C'est là que l'aigrette chasse à l'affût les batraciens, les insectes et les petits poissons dont elle se nourrie. Parfois, elle ouvre ses ailes pour faire de l'ombre sur l'eau. Les poissons viennent s'y rafraîchir et c'est là qu'elle les saisie avec son bien effilé comme un dague, ce qui est typique des échassiers. 

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Un havre pour les libellules (Odonates).

On rencontre énormément de libellules dans les Dombes. Parmi elles ont trouve un bon nombre d'espèces protégées. Actuellement elles sont très étudiées car elles sont de formidables bio-indicateurs qui permettent de connaître la santé des milieux humides, leur évolution et le type d'actions à mener sur ceux-ci.

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Le grèbe huppé (Podiceps cristatus).

Il s'agît ici d'un juvénile que l'on reconnaît facilement à son plumage zébré. Les adultes présentent une tête blanche ornée d'une collerette de plumes rousses et noires. C'est un oiseau bruyant qui pendant la période des amours émet des sons proches d'une clarinette. Il fait son nid tel un radeau en s'aidant de la végétation dense des étangs et des marais de faible profondeur. C'est un excellent plongeur qui peut atteindre 20 m de profondeur.

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Le faisan de Colchide (Phasianus colchicus).

C'est espèce a été introduite sous le Moyen Âge dans les forêts françaises et en particulier dans celles des rois pour répondre à la grande passion des nobles de cette époque là (avec celle des perruques poudrées), à savoir la chasse. Aujourd'hui on en rencontre beaucoup, souvent issus de lâchers après avoir été élevés en captivité. Cela explique le bec tordu de cette femelle (courant en volière) peu farouche se promenant sur la route.  

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Le héron cendré (Ardea cinerea).

 C'est avec plaisir que nous retrouvons ce grand échassier que nous avons pu croiser lors de notre périple en Bretagne. Lui aussi est un oiseau des marais mais couvre également les champs humides, les bords de mer, les lacs et les rivières. Son régime alimentaire est proche de celui de la cygogne bien qu'il n'appartient pas à la même famille et qu'il soit sédentaire au point de garder toujours le même site de nidification : la héronnière.

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La marsillée à quatre feuilles (Marsilea quadrifolia).

Voici une superbe fougère d'eau qu'il n'est pas courant de croiser. On pourrait penser au premier abords qu'il s'agît d'un trèfle ou d'une oxalis mais ses rhizomes ne trompent pas. Protégée en France, on peut la rencontrer dans les mares et les fosses où l'eau se fait stagnante. Dans certains pays, en particulier en Asie, elle est consommée. En Europe de l'Est et Centrale on l'utilise comme plante magique permettant de voir le monde invisible.

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Le ragondin (Myocastor coypus).

Dans les Marais Poitevin, on en fait de la terrine et des pâté. Ce grand rongeur est originaire d'Amérique du Nord. Échappé des élevages de fourrure, il sème le trouble dans les milieux aquatiques au point d'en rompre par endroit la fragile dynamique. Mais s'il est piégé, c'est avant tout pour les dégâts qu'il cause aux cultures.

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Le mot de la fin.

 Voilà une fin d'après midi comme je les aime, où l'on reste dans le soleil couchant à observer les oiseaux et voir les cigogne se réunir pour passer la nuit. Actuellement les Dombes sont encore glacées, et bien que l'on y trouve un bon nombre d'oiseaux, il faudra attendre le redoux du printemps voir le début de l'été pour voir arriver par nuées les grandes espèces migratrices et avec un peu de chance, quelques grues cendrées (Grus grus).

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