vendredi 17 août 2018

Sortie en forêt 77.

DSC00122

Il y a bien trop de monde sur les plages. Les grands lacs que sont Aiguebelette et Paladru sont pris d'assaut. Il est temps d'aller dans nos coins secrets en forêt pour trouver un peu de fraîcheur. Aux portes de la Chartreuse, une cascade discrète alimentée par l'Aigueblanche nous sert de terrain de jeu le temps d'une soirée.

DSC08402

Le sureau de montagne (Sambucus racemosa) est bientôt à point. Ses baies se consomment en confiture ou en gelée une fois débarrassées de leurs graines qui sont riches en hétérosides cyanogènes. On les mêle souvent à d'autres fruits en raison de leur teneur en pectine qui permet une gélification rapide des préparations.  

DSC08426

Depuis une éclaircie dans la forêt, il est possible d'observer Saint Laurent du Pont, du nom du Saint romain martyr, ainsi que la vallée du Guiers Mort dans la quelle cette petite ville de campagne se trouve. Elle est récente au regard de l'histoire géologique de la région, la vallée étant un lac lacustre jusqu'au début du Moyen Âge. Cependant, l'occuppation du site sur ses hauteurs est bien plus ancienne. Des reliques paléolithiques mais surtout gallo-romaines ont pu être exhumées. Des pierres taillées aux pièces en argent, en passant par l'hospice pour croisés lépreux et les dolmens allobrogènes, c'est un site historique où bien des secrets restent à être levés.

DSC08409        DSC08411

Dans le sous-bois de la forêt mixte où se mêlent les sapins blancs et les hêtres, quelques traces laissées par un charmant oiseau ne trompent pas. Les lieux sont habités par la chouette hulotte (Strix aluco). Commune, son hululement lui a valu son nom de chat-huant. C'est une très bonne chasseresse qui permet la régulation des populations de micro-mammifères. Elle a pour habitude de régurgiter ses proies sous forme de pelotes de rejection qui s'identifient à leur taille mais aussi à la présence d'ossements, en particulier de crânes, en bon état.

DSC08457

L'herbe aux sorcières (Circaea lutetiana) porte aussi le nom de Circée de Paris, en hommage à la sorcière Circé de l'Odyssé d'Homère. Il paraîtrait qu'Hermès porta à Ulysse quelques brins de cette plante comme antidote aux potions de la magicienne pour ne pas finir comme ses camarades en porcs. Son nom scientifique "lutetiana" fait pour sa part écho à la ville de Lutèce, qui de nos jours se nomme Paris. Appelée de la sorte dans de nombreux pays d'Europe, la Circée de Paris est souvent associée à la figure de la plante maléfique bien qu'elle soit que peu toxique. Dans certaines régions elle est nommée en patois "herbe aux sourciers" du fait qu'elle pousse de préférence dans les milieux riches en matière organique, humides et ombragés. 

Riche en tanins, on lui connaît dans la tradition populaire un usage médicinal, en particulier pour le soin des plaies et pour la bonne cicatrisation de celles-ci. Cependant, c'est sur les muqueuses qu'elle a de véritables effets, par sa nature de plante astringente. Fortement attachée au folklore européen, elle porte encore bien des surnoms comme ceux d'enchanteresse en patois français, de Gewöhnliches Hexenkraut en allemand (Herbe aux sorcières commune), de Enchanter's Nightshade en anglais (Morelle de l'enchanteur), de Erba-maga en italien (Sorcière commune) ou encore de Groot Heksenkruid en norvégien (Grande sorcière). Bien que présente de manière abondante sur presque tout le territoire français métropolitain, elle est intégralement protégée en région PACA du fait qu'elle y trouve plus rarement les conditions favorables à son développement, celle-ci n'aimant pas la salinité et les sols rocheux de la côte.

DSC08470

Autre plante forte de notre folklore, la fougère aigle (Pteridium aquilinum). Son nom tiendrait au fait que tranchée, la moelle de sa tige laisse apparaître une tête d'aigle. Pour ma part je n'ai jamais rien vu de la sorte. Plante protectrice, on pensait que la brûler attirait la pluie en période de sécheresse et chassait les serpents des étables, ces derniers et plus particulièrement les vipères étant accusés de venir boir le lait aux pis des vaches.

DSC08442

La saison des papillons noctures et forestiers bas son plein. Au sol, une aile d'un de ces lépidoptères (soit Catocala nupta nommée "la mariée", soit Catocala elocata nommée "la déplacée" à la vue des motifs et des couleurs), sans doute happé en vol par un oiseau ou une chauve-souris forestière, les chiroptères adorant croquer les gros papillons nocturnes.

DSC00046

À savoir, à 2,25 kilomètres de là se trouve le clocher de l'église de Merlas. Celui-ci abrite une importante population de petits rhinolophes (Rhinolophus hipposideros), une espèce de chauve-souris devenue extrêmement rare en raison des pollutions lumineuses et agricoles qui ont mené à la disparition de leur habitat et de leurs proies. En période d'hibernation ou en repos, ce rhinolophe s'enroule dans ces grandes ailes et prend la forme d'une minuscule goutte, celui-ci ne dépassant pas les 7 grammes. Il mange de nombreux insectes qu'il chasse à la cimes des arbres, dans les bois, en lisière et dans les marais. Pouvant manger en une nuit plus d'une centaine de moustiques, il se tourne aussi vers les papillons nocturnes au vol plutôt lent et les araignées.

DSC08448        DSC00049

Pas ou peu de champignons poussent en cette période de sécheresse, quelques satyres puants (Phallus impudicus) sortent ça et là pour le plus grand plaisir des mouches qu'ils attirent avec leur délicieuse odeur de cadavre. Je l'accorde, il y a plus romantique, de ce fait nous retournons dans l'eau jusuqu'au prochaine article.

DSC08473


lundi 6 août 2018

Sortie en campagne 11.

DSC06713

L'Ain n'est pas qu'un département, c'est aussi une rivière dont les eaux ( de nature calcaires) sont essentielles au bon fonctionnement des vallées fertiles du nord rhônalpin. Prenant sa source dans le Jura à faible altitude (700 mètres), il se jette dans le Rhône après avoir parcouru un peu plus de 190 km. Pendant sa route, le cour d'eau est ponctué de plages de galets blanchis qui font le bonheur des baigneurs mais aussi des oiseaux qui y trouvent de quoi faire leur repas en soulevant les pierres les plus légères, délogeant ainsi quelques pauvres gammares ayant trouvé abri tant bien que mal de la chaleur en se terrant dans les reliquats d'humidité. Son débit important est alimenté par de nombreux affluant tel que la Serpentine, la Cimante ou l'Albarine dont le nom pourrait signifier rivière blanche, rivière divine, rivière sacrée ou encore rivière aux Saules.

DSC06722        DSC06724

C'est l'été, une pause au bord de l'eau implique de ce fait un casse dalle de saison. Quoi de mieux qu'une gamelle de pastèque ? De son nom scientifique Citrullus lanatus, elle est originaire d'Afrique de l'Ouest et sa culture, vieille de 5000 ans. Aimée des égyptiens, c'est par eux qu'elle se diffusa en Méditerranée.

DSC06797

Le fond de l'eau est couvert de limons, des particules arrachées à la roche par la force du courant et les phénomènes produis par dl'érosion. Situés entre le sable et l'argile, ils forment un dépôt composé essentiellement de quartz, de tectosilicates et de mica.

DSC06775

Très fertiles, ils couvraient de manière régulière par l'intermédiaire des crues décennales les vallées de l'Ain. Aujourd'hui contrainte dans son écoulement, la rivière n'a plus la possibilité de fertiliser les terres, d'où l'augmentation des engrais et autres produits à l'échelle locale. Les limons contribuent aussi au bon maintient de la faune et la flore, en particulier des ripisylves qui composent les berges et qui ont besoins d'éléments riches pour se développer. Cependant, une trop grande abondance de limons peu nuire en modifiant la turbidité de l'eau et en causant la prolifération d'algues autotrophes pouvant perturber les milieux.

DSC06719

La bergeronnette grise (Motacilla alba) est un oiseau qui se reconnaît à sa longue queue parée de noire toujours en mouvement. Proche des habitats humains, elle peut se plaire dans une grande diversité de milieux, aussi bien secs ou humides même si elle reste affiliée à l'eau. Elle fait partie des nombreux animaux composant la faune de l'Ain avec le héron cendré, l'aigrette garzette, la bécassine des marais, la loutre, le castor et le sanglier.

DSC06867

Le monde aquatique a beau ne pas être l'élément de prédilection dans ma famille, quand l'été se fait aussi mordant on ne cherche pas à comprendre, on fonce ! La transparence et la fraîcheurs des eaux est une véritable invitation à la baignade et au lézardage.

DSC06778

36°C à l'ombre, 24°C dans l'eau, le choix est rapidement fait, encore faut-il réussir la cruciale étape que celle de plonger les pieds. Chasse aux micro crustacés, ricochets, pyramides de pierres, kayak ... les choix sont multiples pour profiter du site, tout en faisant au mieux pour ne pas impacter le milieu. Les aigrettes sont peu farouches et passent régulièrement au-dessus de nous. Les goélands leucophés s'approchent en quête d'un reste de pique-nique, les cygnes à leur habitude quémandent et les corneilles font un joyeux boucan dans les cimes des peupliers. Tout invite à la détente et au lâché prise. Cependant, on ne saurait oublier le quotidien. Travail d'été oblige, c'est une fois de plus bien loin de la nature que je passe mes journées.

DSC06878

dimanche 12 novembre 2017

Sortie dans les calanques 15.

DSC00286Nous sommes en automne et pourtant, par moment les rayons du soleil ont un petit relent d'été. Mer bleue, maillots de bain et voiles blanches, il n'y a pas à dire, la belle saison ne semble pas vouloir rendre les armes et la Méditerranée semble bien décidée à l'aider. Le peid dans l'eau, nous profitons des embruns avant de nous replonger dans les examens et autres raports de stage de fin d'année.

DSC00429

Les bateaux de croisières emmènent les plaisanciers vers des mers plus chaudes, où ils pourront prendre plaisir à barboter dans les 5 piscines du toit, du plus grand toboggan sur mer, de la dizaine de casinos ou encore, des buffets gargantuesques. Pour notre part, nous préférons de loin rester sur le plancher des vaches, à écouter le bruissement des vagues, le cris des mouettes et sentir l'air iodé depuis la rive. Il en faut pour tous les goûts, certes, mais je préfère de loin l'intimité d'un petit bateau à celle des navires usines et de la foule, où l'on se mêle sans jamais vraiment se rencontrer ni se connaître.

DSC00210    DSC00217    DSC00314    DSC00356

Le petit port de Callelongue est bien sage et peu nombreux sont les bateaux à le quitter. Il se trouve que le temps de notre venue, la calanque est fermée aux promeneurs et touristes. Les incendies ravages la région et les fortes chaleurs de ces jours doublés d'une absence de pluie font monter le risque de départ de feu en flèche.

DSC00195Ce charmant petit bout du monde se caractérise par ses cabanons de pêcheurs hauts perchés, son petit restaurant et ses nombreux chemins de randonnés. On peut également en découvrir les fonds qui regorgent de vie, pas si loin du temps où une usine pétrochimique employant du soufre, du pétrole et de la soude.

DSC00222Hop hop ! Les pieds dans l'eau, où les poissons nous font la manucure et où les vagues viennent nous tremper le bout des fesses. Gageons que les gambettes soient bien bronzées.

DSC00246

Sur les plages, on trouve parfois quelques magnifiques algues rouges. Arrachées par les éléments à leur support de roche, elles viennent s'échouer sur le bord de mer sur nos pieds gelés. Regroupées le plus souvent dans le taxon que composent les rhodophytes, leur teinte rouge les caractérise face aux autres types d'algues. De certaines espèces on tire du carraghénane, un additif alimentaire nommé E407. Monté en chaleur, il produit mélangé à un liquide, un gel épaississant. Néanmoins il ne serait pas dénudé de toxicité, en particulier sur les organes liés à la digestion, ce qui explique pourquoi certains praticiens déconseillent voire interdissent la consommation de produits en contenant à leurs patients. Pour les végéta*iens et les vegans, cet additif reste (avec la pectine de pépins de pommes) une alternative aux gélifiants tirés de produits animaux.

DSC00221    DSC00214    DSC00220    DSC00256

La calanque de Callelongue est la première du massif. Sa proximité avec la ville de Marseille ne l'empêche pas de regroger de vie. Dans le fond de l'eau, des oursins, des concombres de mer et des crabes. Les patelles (Patella sp.), sont des gastéropodes à coques qui vivent sur les rochers où elels broutent les algues. Il s'agît ici de patelles communes (Patella vulgata), un coquillage qui, il y a encore peu, était très consommé en Europe.

DSC00213    DSC00282    DSC00298    DSC00300

Sous les arches rocheuses, on rencontre de nombreuses espèces végétales typiques du bord de mer. Avec leur belle floraison jaune, la cinéraire (Jacobaea maritima) ne passe pas inaperçue. On la trouve désormais dans les jardineries. S'en suit la lavande de mer (Limonium vulgare) nommée aussi Saladelle et une des soudes locales.

DSC00198    DSC00211    DSC00208    DSC00209

La jusquiame blanche (Hyoscyamus albus), se reconnaît en partie à ses fleurs ... jaunes pâles. C'est une méditerranéenne qui se plaît dans le sud de la France hormis dans les départements pyrénéens. De la famille des solanacées comme les morelles, les pommes de terre et les tomates, elle est connue pour sa toxicité.

DSC00354La criste marine (Crithmum maritimum) est une plante du littoral que l'on retrouve sur toutes les côtes françaises.

DSC00315    DSC00253

Souvent présentée comme une plante sauvage comestible à redécouvrir, elle n'en reste pas moins une espèce protégée dont la cueillette est soumise à réglementation. L'intérêt retrouvé pour certains plantes est fantastique, permettant de découvrir à la fois de nouvelles saveurs et de s'initier doucement à la botanique et plus globalement au naturalisme. Cependant, cette nouvelle tendance n'est pas sans risques. Le retour "à la nature" doit s'accompagner de l'acquisition de bases solides, afin de protéger des espèces qui sont en nette régression avec l'urbanisation mais aussi, face à des pratiques de récoltes abusive. Cette démarche est aussi essentielle pour limiter les risques de confusion et d'empoisonnement qui ces dernières années ont plus que triplés, laissant place parfois à des drames qui auraient pu être évitez si les bases avaient été respectées un minimum. Cet automne, le nombre de cas d'empoisonnements par la récolte de champignons (redevenue à la mode) à été multiplié par 10 dans certains départements. La prudence est de mise !

DSC00388En longeant les rochers, là où viennent s'échouer les algues et les buveurs de bières à la nuit tombée, une drôle d'infrastructure se présente à nous. Nous venons de tomber, tout à fait par hasard, sur le Téléscaphe.

DSC00393Il ne reste que de ce projet ambitieux que le mécanisme tractant les longs câbles métaliques. Le Téléscaphe était un téléphérique sous-marin unique en son genre qui permettait de relier Marseille et Callelongue par les fonds marins.

DSC00390

Les badauds parcouraient, contre finances, un peu plus de 500 mètres dans des petites cabines où pendant dix minutes, ils pouvaient contempler la faune et la flore marine à travers de grands panneaux de verre. Né de l'imagination fertile de deux ingénieurs au début des années 60, il prend forme en 1966, est inauguré en 1967 et est mit hors circuit en 1968. Une sacrée histoire plus qu'ephémère pour une installation qui se voulait unique en son genre. Malgré les quelques 30 000 visiteurs (et plus), les frais d'entretiens de la machinerie sont exorbitants et le soutien des forces politique est complètement absent. Le Téléscaphe ferme alors ses portes mais n'est pas entièrement démantelé.

DSC00394    DSC00401    DSC00411    DSC00414

Le temps à fait son oeuvre, l'eau de mer à rongé le métal, les rayons des grandes roues se sont creusés, se remplissant peu à peu de cristaux de sel formés par les nombreuses tempêtes et les forts rayons du soleil. Après être resté sans entretient pendant plus de 50 ans, tout en faisant face aux éléments, il ne reste plus grand chose de ce rêve Marseillais. Seuls quelques blocs de bétons éparses semblent faire de la résistance.

DSC00369    DSC00304    DSC00321    DSC00371

Bref, c'est une belle fin de saison où la mer nous chatouillait les pieds et où de véritables trésors s'offraient à nous. Désormais, il fait gris et froid, mais se rappeler les joies de la mer et du soleil donne un délicieux goût de nostalgie aux heures passées devant le feu, livre de révision sur les genoux, mug de thé chaud à la main.

DSC00278    DSC00352    DSC00425    DSC00441

dimanche 31 août 2014

Passage dans le Gard.

P8093710

Dans notre périple pour arriver au bord de la mer avec un petit arrêt au marché d'Uzès. C'est l'un des plus célèbres de la région et attire les foules tous les samedi matins, dès 8h et jusqu'à 18h.

P8093705 P8093706

P8093708 P8093707

Produits locaux et artisanaux, épices, légumes, fruits, vêtements, tissus et buiscuits... le choix est vaste est à même inspiré le jet de TF1.

"Sous les platanes, le marché d'Uzès est un rendez-vous incontournable. Une façon unique de déguster les produits du terroir avant que la place ne se vide et laisse naître une nouvelle ambiance pour visiter la ville."

P8093725

 Après le marché, baignade dans le Gardon, sur la même plage que lors de mon été à Avignon, cette fois-ci accompagnée du frangin. (Rappel ICI).

P8093747 P8093749

P8093745 P8093727

 Rappel, le Gardon appelé aussi Gard est une rivière qui prend sa source dans les Cévennes avant de se jeter dans le Rhône après avoir sillonner le Gard et la Lozère sur 127 kilomètres. Sur ses rives ont peu observer de nombreux oiseaux dont le guêpier d'Europe (Merops apiaster) qui niche dans des terriers sur les berges escarpées.

P7273140

 En bref un petit article sur cette belle après midi passé dans sous le platane, un peu comme pour Avignon. A venir dans les prochains jours: la mer, le soleil, les cigales mais aussi la fête médiévale de Saint Geoire en Valdaine.

 

vendredi 29 août 2014

Bonheur de l'Ardèche.

P8083465

 L'aventure Avignonesque est terminée, il est temps de prendre quelques jours de vacances. Au programme: plages, baignades, dodo dans la voiture, photos et visites. 2100 kilomètre plus tard, récit de ce joli voyage à la roots

P8083525 P8083530

P8083501 P8093689

L'Ibie est un cour d'eau superbe aux eaux turquoises et chaudes bordées de plages de galets blancs, et il y est plaisant de s'y baigner aussi bien de nuit que de jour. Merci à mon collègue Loïc de m'avoir fait découvrir ce petit coin de paradis.

P8083497

 La rivière de l'Ibie (à ne pas confondre avec la Lybie... bon ok je sors) se trouve dans les gorges de l'Ardèche. Elle parcours 32 km avant de se jeter à hauteur de Vallon-Pont-d'Arc dans l'Ardèche. On parle alors de vallée de l'Ibie (etendue de Villeneuve-de-Berg à Vallon-Pont-d'Arc). Elle se trouve en plein coeur de l'a réserve naturelle et est un sanctuaire pour de nombreuses espèces animales comme par exemple les castors que l'on peut observer en amont de notre campement mais aussi les loutres ou les vautours percnoptères.

P8083536 P8083537

P8083467 P8083479

Dans l'eau, des gardons et sur nos pieds les rayons du soleil. Malheureusement nous n'auront pas la chance d'apperçevoir l'un des deux couples d'aigles de Bonelli qui nichent au creux de la falaise. Néanmoins nous avons pu entrevoir de nombreux indices sur la présence des lapins de garenne. Cette espèce est réintroduite dans la zone pour permettre la réinstallation des aigles.

P8083523

Peu d'anmaux observés en somme mais de longues heures passées à lézarder au soleil ...

P8083484

L'érosion de l'eau a délavé les roches mais aussi a par endroit crée des cuvettes naturelle où l'eau chauffe rapidement... rien de mieux pour optimiser la trempette !

1P80835052P8083502

3P80835044P8083520

Pour coller aux habitudes du blog, un peu de botanique:
1: Peut être une linaigrette (Eriphorum) mais je connais très mal le genre et ne m'avençerai pas plus.
2: Le buis (Buxus sempervirens) est courant dans les forêts françaises. Il est prisé pour son bois en ébénisterie mais est surtout connu pour sa longévité et sa résistance.
3: Voilà un plant de crépide (Crepis) mais dur d'en terminer l'espèce... peut être crépide à petite fleur (Crepis micranthas) ou crépide de Nice (crepis nicaeencis).
4: Un des arbre les plus connus, le figuier (Ficus carica L.). Outre pour ses fruits, il était réputé jadis pour son latex blanc à qui on prêtait de nombreuses propriétés. Tantôt médicament, tantôt poison, on trouve désormais cette sève dans certains plats algériens.

P8083585

Passage éclaire au bord de la rivière Ardèche qui a donné son nom au département. Elle se jette dans le Rhône à hauteur de Pont-Saint-Esprit. Elle connaît de très violentes crues au printemps et à l'automne ce qui restreins la pratique de sports nautiques pendant ces deux saisons.

P8083574 P8083569

P8083580 P8083576

La sarriette vivace (en haut à gauche : satureja montana) embaume l'air et la végétation est proche de celle de la garrigue. La garrigue est connu pour être essentiellement composée d'arbustes et de buissons denses ainsi que de plantes aromatiques adaptés aux sols secs.

P8083597 P8083599

P8083596

Arrivée au col du Serre de Tourre à 323 mètre. Le belvédère donne une vu imprenable sur les gorges et un des détoures de la rivière. Dans un recoin de la forêt se trouve la grotte de Chauvet, inaccessible au public. Depuis 2014 elle est inscrite au patrimoine de l'UNESCO.

P8083605 P8083611

P8083613 P8083614

C'est dans le centre de Vallon-Pont-d'Arc que l'on trouve le musée de la Grotte de Chauvet. Actuellement une reconstitution de celle-ci est en cours et bientôt sera ouverte au public. On y retrouve la reproduction des plus anciennes peintures humaines connues au monde. Certaines ont 36 000 ans.
Mais bien que plaisante l'Ardèche n'a pas le charme de la mer... nous voilà repartis sur la route.