dimanche 4 septembre 2016

Destination Bretagne : Le départ.

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Voici le premier article de cette rubrique "Road Trip en Bretagne" qui retrace notre voyage dans cette région de France si belle et si mystique ainsi que dans les villes et sites que nous avons traversé pour nous y rendre. Une quinzaine, si ce n'est plus, d'articles devraient dans un premier temps l'alimenter. Pour la peine voici les quelques rencontres que nous avons eu la chance de faire le jour de notre départ avant de prendre la route. 

 

Le blaireau européen (Meles meles).

Voici un jeune blaireau qui, trempé par la pluie, parcourt un champ à vache à découvert avant de trouver refuge dans la forêt la plus proche. C'est un mustélidé au même titre que la fouine, de furet et la belette. Il peut atteindre 90 centimètres pour 12 kilos qui font de lui la plus grosse espèce de son ordre. Il est connu pour former de grandes galeries où il vit en famille et où, parfois, il est accompagné d'une troupe de renards.

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Oiseaux de campagne.

En campagne on peut voir de grands oiseaux sauvages ou non qui ne sont pas toujours très craintifs. Ainsi, on peut rencontrer dans les près humides et sans mal le héron cendré (Ardea cinerea) que l'on peut voir à gauche mais aussi des volailles comme ce superbe coq domestique (Gallus gallus domesticus) à proximité des maisons.

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 Le chevreuil (Capreolus capreolus).

Voilà une rencontre peu ordinaire qui nous a ravi. Une femelle chevreuil accompagnée de deux petits. C'est assez rare d'observer un trio tel que celui-ci, il y a fort à parier que la femelle a eu deux petits ce qui est peu commun ou alors, qu'elle en a adopter un second, ce qui est plus que rarissime. Bien qu'ils aient un pelage d'adulte, les deux faons présentes à l'arrière des flancs quelques tâches blanches discrètes, signe qu'ils ont environ un an.

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Le mot de la fin.

Voici un article aussi bref que les rencontre que nous avons fait. Il faut y voir une petite introduction à notre voyage dont certains articles seront beaucoup fournis et dont le tri photo et la rédaction me donne déjà des sueurs. En attendant, ci-dessous voici deux petites photos qui retracent plutôt bien notre épopée culinaire.

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mercredi 6 avril 2016

Sortie en forêt 63.

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 Voilà une petite sortie en solitaire que j'ai pris beaucoup de plaisir à faire. Entre les marais et les cascades de la forêt, j'ai pu voir un grand nombre d'animaux et en particulier d'oiseaux, ce qui a été un véritable plaisir. Revenir dans les bois de mon enfance me fait toujours quelque chose au coeur, comme s'il y avait un petit parfum de magie dans l'air. Il faudra attendre encore quelques jours pour bien prdofiter des fleurs du printemps.

 

L'anémone Sylvie (Anemone nemorosa).

Elle se rencontre dans les forêts ombragées, fraîches et humides. On la trouve dans de nombreux pays de l'hémisphère Nord, en ayant cependant une préférence pour les zones de climat continentale voire montagnard.  En France on peut la voir presque partout. Elle est considérée en Europe comme un bon bio indicateur de l'ancienneté d'une forêt ou du moins, du fait qu'elle soit naturelle ce qui me fait plaisir car mes bois en regorgent.

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Cette anémone est utilisée dans la pharmacopée populaire bien qu'elle soit toxique.

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L'aulne glutinneux (Alnus glutinosa). 

Il aime bien avoir les pieds dans l'eau ou à proximité. On le trouve sur les sols acides ce qui sur nos terres iséroises en majorité calcaires, est un bon indicateur de délavement et de zone marécageuse. On en trouve trois sous-espèces en Asie Mineur. Il est mit à mal par une maladie qui ravage une partie des aulnaies.

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Le sanglier (Sus scrofa).

Il est l'ancêtre des porcs (Sus scrofa domesticus) que l'on trouve dans les cours de ferme. C'est un animal très intelligent qui vît seul ou dans des petits groupes. Il est capable d'adapter son mode de vie aux techniques de chasses pratiquées sur le territoire où il vit pour échapper aux chasseurs. Il a un rôle très important dans les milieux forestiers où il assainit les bois des cadavres et où il dissémine les spores des champignons.

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La ficaire fausse-renoncule (Ficaria verna).

Présente en Eurasie, elle vient d'être introduite en Amérique du Nord. Ses tubercules reconnaissables servent parfois aux enfants pour jouer à la dînette. Sa floraison arrive souvent en Isère à la mi-mars. Ses fleurs couvrent les sous-bois et les lisières humides de fleurs jaunes en de grands tapis. On l'utilisait pour soigner le scorbut et les hémorroïdes mais sa toxicité fait qu'il est conseillé de n'en consommer que quelques feuilles.

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Elle peut s'avérer mortelle pour le bétail ce qui pose des problèmes aux élevages des États-Unis.

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Le ganoderme aplani (ganoderma lipsiense).

 Ce champignon de bois peut dépasser les 50 centimètres de diamètre. On le trouve sur le bois mort mais parfois sur les troncs d'arbres sains et bien portants, en particulier de peupliers. Ce champignon comme la plupart des champignons de bois est très coriace. Impossible de le déguster pour ceux qui le voudraient.

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Indice à morilles.

La présence de coquilles d'escargots en nombre est signe que le sol est très calcaire. En effet ces gastéropodes ont besoin du calcium présent dans la terre et les plantes pour développer leur coquille protectrice. Qui dit calcaire dit morilles, car il est bien connu que ces champignons prisés ne poussent que sur ce type de sol.

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La Dorine à feuilles alternes (Chrysosplenium alternifolium).

 Cette jolie mais discrète plante devient bien visible au début du printemps. Elle forme des grappes et des tapis aux abords des ruisseaux d'eaux vives et fraîches. Ses fleurs et ses feuilles se déclinent dans un camaïeu de jaune et de vert qui attire l'oeil. La pollinisation est assurée par de petites mouches et des scarabées.

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La Dorine à feuilles alternes est en très forte régression et est protégée dans certaines régions.

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Le polystic à aiguillons (Polystichum aculeatum).

C'est une fougère commune en France qui est protégée dans certains départements et dans certaines régions. Très belle, elle est parfois commercialisée dans les jardineries, pas toujours sous le bon nom. Elle se plaît dans nos ravines et gorges humides abritées du soleil. Rustique, elle résiste au basses températures.

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Il est passé par là.

 Mais qui ça ? Le chat ! Nos chats de maison (Felis catus) ne se cantonnent pas à nos canapés et à nos jardins. Certains n'ont pas peur d'entrer en forêt pour chasser leurs proies. Ils se mêlent parfois avec le très rare chat sauvage (Felis silvestris) ce qui est problématique car l'espèce, déjà menacée, se voit appauvrie génétiquement. 

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L'arum maculé (Arum maculatum).

 Cette plante a déployé ses grandes feuilles vertes et va débuter sa floraison. On pensait autrefois que c'était dans ses fleurs atypiques que les vipères prenaient naissance ou au contraire, que posséder quelques plants dans le jardin chassait les serpents. On la confond parfois avec l'ail des ours ce qui s'évère funeste. En effet la plante est très toxique et, est même mortelle. Malgré son goût brûlant, certains font la dangereuse confusion.

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Les milieux humides.

 Comme vous l'avez peut être remarqué avec les derniers articles, je suis dans ma période "cascades". Le coin où je vis en regorge (plus d'une centaine) et j'ai eu l'idée d'en explorer et découvrir une bonne partie. Chaque chute d'eau à son propre écosystème et sa propre flore ce qui est fascinant et premet de faire des découvertes.

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Les pervenches (Vinca) indiquent souvent les vestiges de constructions humaines.

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Voilà une petite cascade qui dissimule en son sein une caverne humide et boueuse.

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L'eau dans tous ses états.

 Surprise, on trouve encore de la neige ! Certains creux et infractiosités de la roche lui ont permis de ne pas subir l'action des rayons du soleil. Autre découverte dans la "grotte", l'eau suintant du plafond forme de petits stalactites et stalagmites qui prennent une jolie couleur rosée. Qui sait, peut être se rejoindront-elles un jour.

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Les roches des cours d'eau.

 On trouve des galets (à droite) mais surtout, du tuffeau (à gauche). Chez nous on le nomme à tort "tuf" et est très présent dans notre quotidien en Isère. En effet une bonne partie des maisons et des bâtiments anciens du village (églises, châteaux, couvents ect.) sont en cette pierre issue du tuf, une roche calcaire.

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Le lierre grimpant (Hedera helix).

 Il a triste réputation et pourtant, il est bien loin de la mériter. Il faut savoir que c'est une plante qui n'étouffe pas et ne tue pas les arbres mais, qui leur procure bien des soins et qui leur est d'une aide bénéfique face aux éléments. Le lierre est aussi très important pour les abeilles et les oiseaux a qui il apporte une nourriture essentielle.

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Ce lierre à une bien drôle et triste mine (insectes ou maladie ?) ce qui le rend magnifique.

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La tramète versicolore (Trametes versicolor).

C'est un champignon que j'adore. Il détonne par ses couleurs qui se déclinent comme le ferraient celles d'un arc-en-ciel délavé. Ce  lignicole n'est pas comestible mais est utilisé pour la recherche contre le cancer. Il contiendrait des molécules qui soigneraient le cancer de la prostate. Les premiers essais sont concluants.

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Certains spécimens peuvent présenter des couleurs bien plus vives, surtout en pleine lumière.

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Dure comme du bois (si ce n'est pire), cette tramète est parfaitement inconsommable.

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La vie d'un vieux châtaignier (Castanea).

Il y a beaucoup de vie dans un vieux châtaignier, que ce soit la multitude d'animaux qui y vivent comme les oiseaux (chouettes dans les troncs, pinsons des arbres et mésanges sur les branches) que les champignons qui s'y installent. Certains ne font pas de mal à l'arbre et vivent presque en symbiose avec lui mais pour d'autres c'est toute une histoire. Quand le gymnopile pénétrant (Gymnopilus penetrans) est là, c'est souvent trop tard.

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Peut être s'agit-il ici des restes d'un vieux polypore soufré (Laetiporus sulphureus).

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Le chevreuil (Capreolus capreolus).

Il se plaît un peu partout en Eurasie, du moment qu'il ait a disposition une forêt mixte de conifères et de caduques à proximité. Gourmand on le voit l'été dans les prairies manger l'herbe verte. L'hiver il se rabat sur les écorces et les lichens. Au printemps sur les jeunes pousses et à l'automne il peut même croquer des champignons.

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Les saules (Salix).

C'est un peu ma grande hantise en botanique, surtout à cette saison où il faut l'avouer, ils se ressemblent tous. Entre le nombre d'étamines, leur couleur, la forme des bourgeons, leur taille ou encore le type de milieu dans le quel ils poussent on est vite perdu.  Heureusement les feuilles ne devraient pas tarder, ouf !

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Le narcisse jaune (Narsicus pseudo-narsicus).

 Il abonde dans les jardins pourtant il vient de nos campagnes et de nos forêts. On l'appel parfois à tort jonquille. Ce narcisse a été victime de sa beauté et après des années de cueillettes, a disparu dans certaines régions. Désormais, il est protégé dans bien des endroits où il est autorisé de n'en ramasser qu'une poignée.

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La formation d'un fossile. 

Un fossile se forme en général quand un être vivant meurt et tombe au fond d'une rivière (le schéma de base). L'eau va charrier des éléments comme des boues et du sable qui vont recouvrir l'animal / le végétal et le protéger des éléments extérieurs. Peu à peu les éléments minéraux vont le pénétrer et le transformer en pierre. 

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Cette reine des prés (Filipendula ulmaria) aime vraiment avoir les pieds dans l'eau.

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Qui sait, peut être qu'un jour l'une de ces feuilles deviendra un magnifique fossile.

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Le blaireau européen (Meles meles).

 Manque plus que le renard et nous aurions eu dans cet article un aperçu de tous les gros mammifères qui vivent près de chez moi. Le blaireau ne peut pas rétracter ses griffes, c'est aux marques qu'elles laissent que l'on reconnaît ces traces. Mine de rien c'est un gros animal qui peut peser entre 10 et 13 kilos ce qui n'est pas rien.

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Le réveil du bois.

 Enfin la forêt s'anime. Les euphorbes des bois (Euphorbia amygdaloides) relèvent la tête et les bourdons de terre (Bombus terrestris) s'empressent d'aller butiner les premières fleurs sorties. Il s'agît bien souvent de violettes (Viola) ou de pâquerettes vivaces (Bellis perennis) qui font le bonheur des polinisateurs affamés.

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Dans les arbres ça s'agite.

 Les oiseaux sont en ébullition, c'est le meilleur moment pour les observer en toute discrétion. En effet ils arrivent en nombre et se posent à la cime des arbres qui n'ont pas encore repris leurs feuillages verts. Les branches nues sont parfaites pour les voir même s'il faut se tenir à distance pour ne pas les déranger, ni les appeurer.

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Le mot de la fin.

Il aurait été sympa de croiser quelques morilles ou deux-trois orchidées mais ça ne saurait tarder, il faut attendre de voir les feuilles sortir sur les branches des frênes. Déjà repartie en prospection, je peux vous annoncer que la récolte de champignons et de fleurs sauvages s'annonce bonne cette année. De nouvelles espèces d'oiseaux sont arrivées, en particulier du côté des hirondelles ce qui me met en joie. Le printemps s'annonce beau. 

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vendredi 26 septembre 2014

Sortie en forêt 46.

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L'été est fini, pas la saison des champignons et bien qu'ils se fassent plus rares dans les sous-bois, cela reste un réel plaisir de se promener parmi les hauts sapins dans le brume matinale quand l'herbe est encore perlée de rosé et que le froid se fait mordant... un peu de bucolisme ne fait pas de mal.

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Un peu de pluie, trois rayons de soleil et voilà que les champignons prennent place dans la mousse entre les bruyères et les hautes fougères. En France on compte pas moins de 3000 espèces de champignons et quelques centaines de milliers à travers le monde si ce n'est plus.
(En bas à gauche un cortinaire blanc-violet: Cortinarius alboviolcaceus).

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L'amanite panthère (Amanita pantherina) pousse dans les forêts de feuillus à partir de la fin de l'été. Extrêmement toxique, elle provoque des troubles intestinaux, digestifs ainsi que respiratoires et a des propriétés hallucinogènes violentes pouvant donner des convulsions. Le plus sage est de ne pas l'ajouter au panier.

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Le bois regorge de douceurs. Quelques nouveaux coins nous offres de belles trouvailles.
1: La girolle (Cantharellus cibarius) est un champignon recherché riche en nutriments. De saveur douce avec une chair ferme il est très employé en cuisine, en particulier dans les repas gastronomiques.
2 et 3: La chanterelle en tube ou chanterelle grise (Craterellus tubaeformis) se conserve bien séchée ou congelée. Champignon typique de l'automne, il s'accomode très bien en soupe.
4: Le pied de mouton (Hydnum repandum) est atypique de part ses tubes proéminents. Les vieux spécimens sont amers, il est préférable de consommer les plus jeunes. Coupé, il teinte le bout des doigts en orange.

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Le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) est le roi des cèpes. Excellent comestible, il s'accomode à toutes les sauces. Contrairement aux croyances locales, il faut au minimum 5 à 6 jours à un cèpe pour passer de l'état de bouchon à celui de bolet complet. Les orages après de fortes chaleurs favorisent leur sortie (compter 7 à 10 jours).

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 Deux champignons sont d'excellents indicateurs  de la pousse des cèpes, le clitopile petite prune (Clitopilis prunulus) appelé meunier et l'amanite tue-mouches (Amanita muscaria) présentée-ci dessous. Cette dernière est une champignon termophile qui pousse 4 à 5 jours avant les cèpes.C'est aussi mon champignon favori. 

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 La calvaire droite (Ramaria stricta) n'est pas comestible car sa chair est amère et poivrée. Il pousse de la fin de l'été jusqu'à la mi-automne sur des branches mortes, de vieilles souches ou du bois pourri.

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Nous ne sommes pas au printemps mais toutes ces belles fleurs pourraient nous faire penser le contraire.
1, 2 et 4: La plupart des grandes angéliques (Angelica archangelica) ont fané. Autrefois on la rencontrait dans tous les jardins monastiques pour ses vertus médicinales mais aussi dans la confection de pâtisseries, de confiseries ou de liqueurs digestives et apéritives.
3: Achillée millefeuille (Achillea millefolium L) est surnommée herbe aux dindons. D'après Pline l'Ancien, célèbre auteur romain, Achille le célèbre héros de la mythologie s'en servait pour soigner les plaies.

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 A sa naissance, le satyre puant ou phallus impudique (Phallus impudicus) ressemble à un oeuf. A cet état il est encore comestible: il faut le couper en deux et en extraire le coeur qui aurait un goût de noisette... je doute de la véracité ou du moins de l'intérêt de cette opération.

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 L'hypholome en touffe (Hypholoma fasciculare) est un superbe champignon qui néanmoins est toxique. C'est aussi celui que l'on rencontre le plus souvent dans les forêts d'Europe en particulier en Grande-Bretagne.

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 Le petrichor est cette odeur si particulière qui se dégage du sol après la pluie. Elle serait dû à un mélange entre les huiles que produisent certaines plantes et la géosmine, un composé microbien qui se trouve dans le sol. Le terme petrichor vient du latin petros: pierre et ichor: sang des dieux.

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 Il existe de nombreuses espèces d'armillaires. Voici les deux plus courantes de nos forêts.
1 et 2: Armillaria solidipes (il n'a pas de nom commun) est à tort confondu avec ses cousins. L'un des plus gros champignons du monde appartiendrait à cette espèce et se trouverait aux États Unis, il couvrirait une surface de 8,9 km² pour 600 tonnes et serait vieux de 2400 à 8000 ans !
3 et 4: L'armilaire couleur de miel (Armillaria mellea) tout comme son cousin se développe sur le bois pourris ou encore vivant des arbres. Considéré comme comestible très jeune, il entraîne cependant souvent des problèmes gastriques proches de ceux provoqués par certaines amanites.

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 Je suis toujours émerveillée par la famille des russules et bien que je ne puisse identifier ce drôle de spécimen, je n'ensuis pas moins fascinée par la diversité de couleurs qu'il propose. La plupart des russules sont comestibles mais mieux vaut ne consomemr que ceux que l'on connaît bien.

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 Voilà une bonne après midi avec de plus ou moins belles découvertes comme vous pouvez le voir, mais toujours face au massif de la Chartreuse que l'on nomme également le désert vert. Si cela fut vrai à une certaine époque, il n'en est rien aujourd'hui. En effet la région connapit une forte augmentation de sa population.

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jeudi 28 février 2013

Sortie en forêt 16.

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Ha la neige peine à partir, surtout sur les hauteurs. Petit tour par la forêt pour découvrir une nature toute endormie mais avant, petit passage par le lac de Saint Sixte (que l'on retrouve ici) et qui de par le froid et entièrement gelé.

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Alors que les iris d'eau et les joncs peines à sortir de la glace, de petits malins ont profité de la solide épaisseur de la glace pour faire quelques pas sur l'eau gelée (à savoir qu'il y a sous leur pied la taille de la tour Eiffel avant d'atteindre le fond du plan d'eau).

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Et si le gel n'a pas été très clément ces derniers temps, les mousses et les lichens des abords du lac, que ça soit sur les vieux rochers immergés ou sur la cabane de l'ancien abri à bateaux s'en sortent plutôt bien.

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Hé surprise, là où la neige semble être partie, les premières fleurs apparaissent. Parmi les petites véroniques et le lierre, les violettes du chien s'en donnent à coeur joie bien qu'elles baissent un peu la tête.

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Changement de décor avec cette petite vue de Miribel-les-échelles (on y étais cet été ici). Le chemin mène dans le coeur de la forêt du col de la Croix des mille martyrs (bien que nommé ici "juste" col des mille ou col des mille martyrs).

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Le sol est de sorti et flitre entre les branches qui d'ici et de là laissent tomber, sous la montée de la chaleur et des rayons, de larges paquets de neige qui tombent en pluie fine.

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Pas un bruit en cet après midi, pas un piaillement, pas un crissement de patte, la forêt et étrangement calme, pour la plus grande joie de l'esprit et du coeur.

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Mais les animaux, du moins leur traces de vies restent bien présente, comme avec ce terrier qui ne semble pas avoir été visité ou du moins, avoir connu d'activité depuis les dernières neiges. Cela se voit à l'abscence des traces à son entrée.

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Sur le fond blanc de la forêt, les troncs et leur fantaisie se révèlent. A gauche il s'agit de l'écorce rosée et couverte par endroit de lichen d'un bouleau blanc. A droite, d'étranges champignons, à la limite du lichen, ce sont installés sur un tout jeune hêtre. 

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Et puis parfois la neige permet aux éléments tombés du ciel de perdurer. Une plume de tourterelle (des bois?) ou la feuille d'un jeune lierre deviennent pour un temps, le sujet d'une composition.

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Le gui du pin lui aussi, sous le poids de la neige et parfois du vent fini à terre. Ce gui là fait de jolies petites fleurs jaunes à la belle saison.

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Pendant l'hiver, les végétaux ont la vie dur. A gauche les fruits des rosiers sauvages ont passé, ils sont tout rabougris et ont perdu leur éclatante couleur rouge mais pas de panique, comme on peut le voir à droite, les charmes commencent déjà à bourgeonner, apportant la belle saison.

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En longeant le chemin forestier, nous voilà immergé dans les grands champs et les maisons de bords de lisière où dans la neige, on peut lire le passage des animaux sauvages.

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Il est passé par ici, il repassera par là! Mais qui, mais qui?

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Le blaireau bien sûr, qui le pauvre, a laissé une large touffe de poils sur le barbelé. Peut être a-t-il été dérangé par les joyeux bambins venus profiter de la pente raide avec leurs luges.

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Mais dans la forêt la neige reste bien souvent immaculée, dérangée ça et là par le passage de quelques animaux dont les traces de pâtes ne sont plus identifiables, faute à la fonte et au retour bienheureux de la chaleur (enfin, retour très timide quand même diront nous).

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La joie de voir un ciel bleu, si rare en ce moment et si appréciable. Seul ombre au tableau, un ciel dégagé en hiver est synonyme de froid. On ne peut pas tout avoir.

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Bref, la forêt est bien agréable à pratiquer, quand on est équipée, et garde un côté fantastique où il est facile de s'imaginer un monde étrange, comme à droite, avec ces grandes branches d'un pin mort qui évoquent la carcasse d'un cétacé échoué en plein bois ... oui je sais, je m'égards.

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Une dernière fantaisie, autre celle qu'est la hauteur de neige qui perdure au sommet du col, cette excroissance du bois, sorte de cancer de l'arbre, très recherché par les menuisiers pour exercer le délicat art qu'est celui de la marqueterie.

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Et pour vous quitter, une petite photo du même lieu au début de l'été.... ça laisse rêveur.