jeudi 31 mars 2022

La renarde est toujours là !

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Des nouvelles ! Cela fait un bout de temps hein ? Et pour cause, il y a eu beaucoup de choses qui se sont passées dans ma vie. Tout d'abords, je suis devenue ma propre chef en lançant mon entreprise d'animation nature. Ce que je voyais comme un revenu complémentaire est entrain de devenir mon activité principale. Et puis il y a les missions un peu partout : Haute Loire, Isère, Drôme, Haute Savoie, Rhône, Nièvre, Paris ... que ce soit en indépendante ou avec mon entreprise La Renarde des Alpes. Vous l'avez remarqué, j'ai gardé mon nom.

Avec tous ces voyages j'aurai de quoi partager de nombreux billets sur le bog : gypaète, chamois, bouquetins, aigle royal, nature urbaine, sorties avec les petis et les grands ... seulement voulà je n'en ai pour le moment ni le temsp ni l'envie mais je me garde le droit de publier de temps à autre. Néanmoins ce billet restera en tête de blog pour que les personnes de passage ici puisse avant totu voir que le gros de mon actualité se déroule désormais sur mon site internet que j'allimente au moins deux fois par mois (cliquez sur le texte organge en gros).

LA RENARDE DES ALPES

Si je ne dis pas complètement adieu au format blog, force est de constater qu'un site est bien plus pratique pour communiquer mon actualité, mes envies et mes actions. Sur celui-ci vous trouverez tous mes réseaux centralisés : blog, Instagram et Facebook, de quoi ne rien louper de ce qui a fait mon quotidien nature, chose que le blog ne montrait pas jusqu'à présent, n'ayant pas publier sur celui-ci depuis septembre 2021 et encore, uniquement pour annoncer à la va-vite un événement auquel je participais. D'ailleurs j'en profite pour vous glisser que vous pourrez me retrouver le 3 avril à Irigny (69540) pour le festival du vivre ensemble et la forie aux idées éco-responsables avec l'association EASI, sur le thème du recyclage et du DIY.

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À côté de ça, le blog se porte bien et malgré le peu d'articles publiés ces 2 dernières années, la fréquentation est là, certe moindre que ce qu'elle a pu être mais ce n'est pas bien grave et pour tout dire, je préfère ça aux 32000 visiteurs que le blog à pu connaître certaines semaines.

Je crois aussi que je suis un peu venue à bout de Canalblog : bugs de la plateforme, aucune réponse de l'équipe technique, invasion de boots et de commentaires automatiques, mauvais référencement, côté hasbeen du fonctionnement et des visuels ... j'ai eu envie de quelque chose de plus frais. D'ailleurs au moment où j'écris ces lignes, la plateforme plante complètement et je dois réécrice cet article, autant vosu dire que je ne regrette pas la forme site internet qui est peut être plus complexe mais au final moins chronophage quand on voit les bug rencontrés ici et qui prennent des heures de travail.

Voilà la réponse à ma tentative de publication

canalfuckBref à voir si je republie un de ces 4 sur Canalblog, j'avais très envie d'y partager un article sur le cygne noir que j'ai pu publier dans la revue bénévole l'Effraie de la LPO Rhône mais fore est de constater que la plateforme est pire qu'avant et que j'y perds mon temps à vouloir y publier un court article. Je viens de mettre plus d'une heure pour partager 5 images, autant dire que cela m'a découragé pour de bon !

 


mercredi 11 août 2021

Carnet de bord : nature et confinement saison 2.

Revoilà le confinement pour l'automne. Nous n'en sommes pas vraiment étonné. La situation est cependant toute différente pour moi. Je me trouve déormais au coeur d'une vilel dont le centre ville a des airs de village. Je suis à moins d'un kilomètre du Rhône, des champs et un j'ai un belvèdère à 30 mètres de chez moi qui surplombe un bois privé et donne sur le Mont blanc quand il fait beau. Chauqe jour, j'ai pu prendre comme au printemps une photo de chez moi ou des alentours pour documenter cette période si particulère.

Et pour comparer avec la première édition c'est par là (CLIC).

 

DSCN6320Jour 1 : Perdu dans la brume.

La brume se lève en contre-bas sur le Rhône, cachant les montagnes, les forêts du fleuve et une grande partie de la raffinerie dont seule la cheminée est visible. Je susi au fond de mon lit. J'ai l'impression que mon quotidien ne change pas, hormis les quelques rares sorties qui commençait à me faire sortir le bout de mon nez. J'aime toujours autant la nature, même plus que jamais, mais il me faut encore du temps pour me reconcillier avec le dehors et avec les gens. 6h00, un thé, un regard à la fenêtre avec ce paysage post apocalyptique et je me plonge dans mon monde virtuel.

 

DSCN6353 (2)Jour 2 : Soirée chat noir.

C'est Halloween, pas de bonbons en vue mais une soirée ordinateur en compagnie de notre chat noir, Elder, un félin au caractère bien trempé qui partage notre appartement depuis un peu plus d'un mois. Cela fait des mois, si ce n'est des années, que nous hésitons à prendre un chat. Nous souhaitions un animal avec peu de chance à l'adoption (vieux et/ou noir, et/ou hanidcapé etc.) et qui n'est pas besoin du dehors pour ne pas porter préjudice à la faune. Alors Elder.

 

DSCN6370Jour 3 : La fête aux morts.

Aujourd'hui c'est la Toussaint, pour la dernière fois avant quelques temps l'église qui fait face à notre chez nous raisonne des chants des croyants. Cela n'est pas du goût de la gendarmerie qui attend à la sortie de la messe. Nous ne nous attardons pas pour en voir les suites car nous avons bein d'autres projets : tester le périmètre d'un kilomètre et l'heure de sortie et ... remarquer que nous pouvions atteindre le Rhône ! Mais nous ne pouvons y rester plus de 20 minutes. Pas de panique, à 30 mètre de là, on belvédère nous offre une belle vue le sommet des arbres d'un parc.

 

4Jour 4 : Vue sur église.

La longue vue est postée à la fenêtre, non pas pour épier les voisins, mais pour suivre la migration dont celles des grues cendrées (Grus grus) qui commencent à passer par là. Nous nous prenons à rêver de la venue du discret tichodrome échelette (Tichodroma muraria), l'oiseau papillon, sur les murs de vieilles pierres qui nous font face. Cependant nous nous finirons par nous faire une raison, cet oiseau si rare et que nous cherchons nous ne le verrons pas de si tôt, surtout quand on sait qu'un individu adulte a été percuté il y a peu dans le département hélas.

 

5Jour 5 : Le rougequeue noir.

Une femelle de rougequeue noire (Phoenicurus ochruros) se promène sur le toi de l'église qui nous fait face. L'espèce est d'ordinaire migratrice mais tend à se sédentariser. Hélas, les individus qui font ce choix peines à trouver de quoi se nourrir pendant l'hiver car strictement insectivores. Au printemps, ils ont bien mal à faire face à leurs congènérent revenant d'Afrique, qui bien de fatigués par le long trajet qu'ils viennent de faire, se portent tout de même bien mieux et peuvent s'en mal conquérir les sites de reproduction. Ce phénomène s'applique également à d'autres espèces.

 

6Jour 6 : Traînailler à la maison.

Journée tranquille à la maison avec une sortie express hors de l'appartement, cela me laisse le temps d'admirer la belle fresque de notre tout petit immeuble. Nous avons la chance de vivre dans le village de naissance de l'Abbé Pierre et de ce fait, d'avoir ici et là des hommage à ce personnage illustre. C'est le cas avec cette peinture murale qui le met en avant dans un environnement idélique de campagne et de village rural. C'est peut être oublier un peu vite les usines en contre-bas et l'urbanisme galopant qui ne colle pas vraiment à cette image de carte postale.

 

7Jour 7 : Un aperçu de sous-bois.

J'enfile mes chaussures de randonnée et mes jumelles pour partir explorer le quartier. Objectif : 1 heure, 1 kilomètre. Dans un parc privé une belle colonie d'armillaires couleur de miel (Armillaria mellea) s'épanouisse au pied de l'arbre qu'ils parasitent. Autrefois concidérée comme comestible, l'espèce ne peut plus aujourd'hui porter cet épitète. Trop d'accidents avec des spécimens vieux ou abîmés, trop d'intollérances et d'allergies, trop de risques sur la durée ... la science nous aide à voir les dangers que certains champignons peuvent présenter.

 

8Jour 8 : Un plaisir retrouvé.

Hop, il fait beau, j'ai une heure pour aller jusqu’au champ qui se trouvent à 1 kilomètre de là et en revenir. Bingo, voilà mes poches pleines de mousserons, de délicieux champignons appelés aussi marasme des Oréades (Marasmius oreades). Hélas, trois fois hélas, le sac papier prévu à cet effet est passé par la case machie-à-laver. Pas grave, me voilà à la maison, une poêle à la main, une boîte d'oeuf dans l'autre. On se régale et je prends plaisir à me dire que si en 2020 j'ai loupé la saison des champignons, j'ai pu en profiter un petit peu à diverses occasions comme celle-ci.

 

9Jour 9 : Des oiseaux à la fenêtre.

Les passereaux se rapprochent doucement de la fenêtre qui donne sur les pins du parking de l'église. Quel plaisir de pouvoir observer depuis chez soi la mésange charbonnière (Parus major), j'avoue que cela me mets du au coeur. Roitelets, rougegorges, bergeronettes ... je suis aux aguets, appareil photo en main derrière la vitre pour les prendres dans leurs instants de vie. Je meanque encore de rapidité et il me faudra je pense quelques jours d'entrainement supplémentaires. L'inastallation d'une mangeoire devrai m'être d'une grande aide.

 

10Jour 10 : Elections américaines.

Ce n'est ni Trump ni Biden qui nous rend visite, mais la punaise américaine du pin (Leptoglossus occidentalis). Depuis quelques jours les insectes essayent de rentrer chez nous. C'est le cas de cette punaise tout droit venue des USA via la commerce internationnal et qui, collée à la fenêtre, prend la chaleur. Cette espèce exotique se nourrissant des cônes de conifères et de leurs graines en lsuçant la sève et les autres éléments qui s'y trouvent grace à son rostre. Innofensive, elle dégage une odeur de résineux. Son impact écologique n'est pas encore connu.

Et puis .... et puis cette fois-ci je ne suis pas allée plus loin que le jour 10. Je suis même restée assez longtemps sans écrire. Peut être suis-je lassée de vivre ce deuxième confinement, peut être est-ce mes nouveaux projets ou les tracas de la vraie vie qui m'ont fait quitter le clavier. Dans tous les cas j'ai retrouvé l'envie  de partager mon quotifien, notament depuis que je peux à nouveau sortir de ce 1 kilomètre si contraignant. Depuis nous avons connu le couvre-feu à 18 heures, puis à 20 heures, le chat est mort, je suis toujours en arrêt, et nous sommes sur le point de connaître un 3e confinement mais de nombreux et beaux projets se profilent, de quoi relativiser !

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De la fenêtre, c'est la nature ordinaire qui se présente à nous. Les tourterelles turques (Streptopelia decaocto) aiment se poser sur les antennes des voisins. Les corneilles noires (Corvus corone) et le choucas des tours (Coloeus monedula) aussi qui passent de temps à autres. Quand le Rhône est embrumé, ils passent le matin et le soir au dessus de l'apaprtement pour quitter ou rejoindre leur dortoir. Nous avons pu en un seul passage en compter plus de 3000 oiseaux au dessus de notre tête en une heure ! Ce spectacle était incroyable.

DSCN6395Nous avons découvert que nous pouvions en une heure et un kilomètre, en passant par l'Île Tabard, atteindre les rives du Rhône en pressant un peu le pas. Il ne s'agit pas vraiment d'une île mais d'anciens casiers de rétention des sédiements.

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Avec le temps, le fleuve et son débit ont fini par les combler et le niveau de l'eau a baissé. Le vieux Rhône n'est plus utilisé pour la navigation, et cela au profit du canal creusé de l'autre côté de l'Île de la Table Ronde. Il s'est depuis un peu ensauvagé mais l'augmentation de la fréquentation, le débit faible l'été en raison des températures et du barage en amont ainsi que la qualité des eaux ne premettent pas à la faune et à la flore de s'installer de façon pérenne. Néanmoins, il est toujours possible de voir quelques oiseaux migrateurs rares passer par là pour passer la nuit.

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Surprise, sur un vieux peuplier noir (Populus nigra) qui a cédé face aux éléments, un jeune amadouvier (Fomes fomentarius) prend doucement ses aises. Champignon allume feu, il est bien connu des survivalistes car il permet aussi de garder une braise en vie plusieurs heures et de la transporter aisément. C'est à partir de cette espèce qu'il est possible de développer du cuire végétal pour faire des sacs ou des semelles, mais aussi des serviettes hygièniques réutilisables. Jusqu'à peu, il était aussi utilisé comme pensement contre les saignements.

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Ma mycologie est rouillée. Voilà un inconnu que je n'ai pas reconnu, et pour qui je dois avouer ne pas en avoir pris assez le temps. Odeur de farine, chapeau rouille, base bulbeuse, absence de cortine, tâches ocres sur le pied et les lamelles ... je continue de chercher qui est ce bel inconnu poussant au pied des arbres.

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Le renouée du Japon (Reynoutria japonica) a prit possession d'une partie des rives. Contrairement à ce que certains auteurs amateurs peuvent écrire, elle ne pousse pas spécifiquement sur les secteurs pollués mais aussi dans les milieux humides et/ou perturbés par la force de l'eau. Sous ses feuilles et sont ombre, rien ne pousse et peut d'animaux trouvent de quoi s'abriter et encore moins de se nourrir. Classée espèce exotique envahissante, elle pose problème vis-à-vis de la biodiversité mais aussi du bon état des rives et des sols.

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En remontant pour rejoindre notre appartement dans le centre-ville, nous tombons sur un joli peuplement de cyclamens de Naples (Cyclamen hederifolium). Ils sont aussi appellés cyclamens à feuilles de lierre en raison de la forme de leurs feuilles. Très adaptable, l'espèce se rencontre un peu partout en France dans une grande variabilité de milieux, aussi bien forestiers que rocailleux ou montagnards.

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Toujours sur le bas-côté, d'une bordure ensauvagée qui commence à se boiser, nous trouvons aussi un pied de laurier des bois (Daphne laureola). En raison de sa petite taille ains ique de sa floraison précoce et verte, il passe souvent innaperçu. Il est aussi parfois confondu avec les hellébores et les euphorbes, de familles botaniques éloignées mais ayant également des fleurs vertes et comportant des espèces forestières.

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Même les murs sont colonisés par la végétation. La glycine (Wisteria) et la ruine de Rome (Cymbalaria muralis) aux jolies fleurs violettes ont pris place sur une façade décrépie. À elles seules, elles composent de micro-écosystèmes qui comportent à leur échelle leurs prédateurs, leurs herbivores et leurs parasites.

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Quelques jours plus tard, je prends la direction du vieux lavoir qui se trouve ne contrebas du village. Pour se faire, j'emprunte un chemin un peu secret, qui serpente entre les murs de grandes et vieilles propriétés qui jadis étaient des fermes alimentant la ville de Lyon. Si les cultures ne sont plus, il reste encore bien du végétal à explorer ici, l où les sapins, les pins et les pariétaires prennent place parmi les pierres et les vestiges du temps.

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Au pied des divers érables (Acer sp.), une grande troupe d'armillaires couleur de miel (Armillaria mellea) s'épanouie. Parasite, le champignon est connu aussi sous le nom de pourriture blanche des arbres. Comestible, il est recommandé de ne consommer que les très jeunes exemplaires bien cuits voire de préférence blanchies. Il ne convient pas à tous les estomacs et les personnes ayant des soucis rénaux sont invités à l'éviter.

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Nous voilà au bassin. Au milieu de l'hiver nous espérons y voir quelques tritons. Pour l'heure, seule une grenouille verte (Pelophylax sp.) a élu domicile dans la vase. En arrière plan, le château de la série de Louis la Brocante. C'est là que toutes les scènes en extérieur ont été filmées. Désormais, il n'est plus qu'un lieu de vie pour de nombreuses familles au pied du quel pousse de la grande chélidoine (Chelidonium majus).

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 Et puis, et puis je n'ai pas continué à écrire - et cela pendant longtemps. Je ne m'en cache pas, j'ai vécu ces derniers mois des évènements et une période relativement difficile, mais ça va beaucoup mieux. J'ai quitté mon emploi à la LPO, je bosse tout l'été au bords de l'eau et j'attaque un CDI en septembre. Mon aventure au sein du Collectif Mycorhizes est passionnante et j'ai énormément de projets à vous présenter ! Bref tout s'annonce au beau fixe, je manque juste de temps pour me remettre à l'écriture - on se retrouve très vite !

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samedi 8 août 2020

Grands changements : adieu Oullins.

DSCN3777Des canards et des pigeons à profusion dans le lit bétonné de l'Yzeron. Cette image, vous ne la verrez désormais plus sur le blog et pour cause, nous déménageons enfin ! Adieu le voisinage détraqué, les fuites du toit, les moisissures sur les murs, les incivilités, les pots d'échappements, la musique à point d'heures et les odeurs de friture. Nous partons à une dizaine de kilomètres de là, plus au sud du département. Nous avons enfin franchie le pas et bien que la présence de la rivière sous nos fenêtres nous manquera un peu, la proximité du Rhône, de ses rives et de sa ripisylve remplacera sans peine le souvenir de l'Yzeron et de sa riche biodiversité bien que nous nous trouvions en coeur de ville. Nous voilà dans une ville de plus faible importance, en coeur de village face à l'église, entre le fleuve et les vergers où Thomas aime travailler. De quoi trouver tout le repos dont j'ai besoin mais aussi s'initier à la découverte de nouvelles espèces. C'est un vaste programme qui nous attend.

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Les jeunes corneilles noires (Corvus corone) ont quitté le nid. S'exerçant au vol sur les plus hautes branches des platanes, elles attendent leurs parents leur apportant le précieux ravitaillement pour les sustenter. Pendant le confinement nous avons pu observer les adultes attraper des poissons pour nourrir leur progéniture. peut être que le même comportement se retrouvera chez cette nouvelle génération

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Les derniers jours de vie oullinoise, une aigrette garzette (Egretta garzetta) est venue chasser les petites poissons. La jolie coloration bleue et rose sur la peau à la base du bec et les pattes bien coloré indique qu'il s'agit d'un individu apte à la reproduction et ayant entame sa nidification. La différence entre les pattes et des tâches colorées laissent penser qu'il peut s'agir de deux adultes différents sans qu'ils ne soient nécessairement liés.

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Les jeunes faucons crécerelles (Falco tinnunculus) s'essayent eux aussi au vol. Un frère et une soeur, issus de la nichée couple qui a élu domicile dans le parc tout proche, ont trouvé refuge sur le sommet de la grande barre de logement qui nous fait face. Les nombreuses fientes attestent qu'il s'agit là d'un perchoir régulier, en atteste les nombreuses observations que nous avons pu faire ces 4 dernières années.

DSCN3550Surprise dans le ciel, un vol de 14 hirondelles de fenêtres (Delichon urbicum) affronte les gouttes qui commencent à tomber à gros flots. Déjà l'an dernier nous avions pu observer un pareil spectacle au dessus de la rivière. Nous étions partis à la recherche des nids sans pouvoir mettre la main dessus. Espèce anthropophile, cette hirondelle aime faire son nid fait de boue et de salive sous les toitures des maisons.

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Attirées par les nuées d'insectes, les hirondelles volent à toute allure. Les nids ne doivent pas être loin. En effet, les petits sont nourris toutes les 20 secondes en moyenne, ce qui induit que les adultes se nourrissant ne se trouvent guère loin de leur colonie. Il faudra attendre l'an prochain pour en avoir le coeur net. En attendant elles ont pris place sur le mur du nouvelle appartement à travers un grand poster estampillé, bien sûr, LPO.

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Il nous aura pas fallut plus de 12 jours pour décider de partir, trouver un nouvel appartement, le visiter et nous y installer. De notre fenêtre nous avons une superbe vue sur le Mont Blanc les jours de grand beau, de même pour les cheminées de la raffinerie qui se trouve aux pieds de la colline sur laquelle se trouve notre nouvelle commune d'adoption. Comme toujours, il n'est pas possible de tout avoir, du moins pas encore.

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Adieu aussi les nombreux poissons de la rivière Yzeron : le ballet des carpes venant en grand banc pour frayer, les vandoises, les perches, les brèmes et les silures qui font le bonheur des pêcheurs du dimanche qui viennent chercher là des leurres mais aussi faire de belles prises, et si parfois certains sont peu regardant sur les déchets en laissant abandonnant les fils de pêche, d'autres n'hésites pas à nettoyer les berges de la multitude de déchets.

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Et puis il y a leurs promeneurs et leurs chiens non tenus en laisses. Ces derniers mois nous avons pu découvrir une carcasse de canne dévorée, un cygne à l'aile cassée suite à de nombreuses morsures, des canetons mâchonnées ou morts car abandonnés par leur mère apeurées. De notre fenêtre, ces comportements nous ont rendu bien souvent fou de rage et bien que signalé, les pouvoirs publics ont peu de moyens pour intervenir.

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Cependant, nous voyons des choses bien plus joyeuses. Chaque année un ou deux couples de cygnes tuberculés (Cygnus olor) viennent avec leur progéniture cherchent quelques brins d'herbes et d'algues. Tout fraîchement éclos et vulnérables, ils utilisent le plus possible le dos de leur mère pour les longs trajets. Grandissant rapidement, bien vite les parents ne peuvent plus prendre qu'un ou deux rejetons entre leurs ailes.

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Voilà, rien de fou dans cet article, juste une des grosses infos du blog pour l'année 2020. Désormais les tariers pâtres (Saxicola rubicola) et les bruants zizi (Emberiza cirlus) nous accompagnent dans toutes nos ballades campagnardes. Les lièvres, les chevêches d'Athéna, les grands rhinocéros (un magnifique scarabée au nom évoquant ses cornes) et les pics verts font partis de notre paysage et j'ai hâte de vous montrer à quoi il ressemble.

Cela ne fait que quelques semaines que nous vivons là et pourtant, j'ai l'impression d'y être depuis des mois si ce n'est des années. La campagne et les verges y sont fabuleux et regorgent de vie, le salon de thé, les artisans locaux, la place et les vieilles pierres nous donnent la véritable impression d'être en coeur de village malgré les 8000 habitants. Nos fenêtres font face au couloir de migration et en 10 minutes à pied nous pouvons nous tremper dans le vieux Rhône. Il ne nous faut rien de plus pour être heureux dans ces instants.

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dimanche 6 janvier 2019

Grands chantiers de fin d'année !

Voilà près de 2 mois qu'il n'y a plus d'actualités sur le blog et pour cause, cette fin d'année a été des plus riches. Nouveau travail, vie associative, aventures en tout genre en pleine nature ... bref, je me suis éloignée des réseaux pour entrer pleinement dans la vie active. Cette fin d'année est l'occasion pour moi de vous présenter toutes ses actions en quelques lignes et quelques photos.
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LES PIEDS DANS L'EAU

L'été indien est bel et bien fini. Octobre et début novembre semblent loin. Ils ont été dans la continuité de cet été chaud et sec qui a frappé une grande partie de la France et qui a marqué nombre d'esprits, ne serait-ce que sur les questions liées au manque d'eau. Mi-octobre, nous avons fait notre dernier plongeon dans le lac d'Aiguebelette, à l'occasion de la fête des plantes rares bordant la plage et présenté dans le précédent article. Ce jour là, nous ne sommes pas les seuls et pour cause, la température extérieure est plus proche des 30°C que des 20°C, un événement certes plaisant sur le moment mais inquiétant quand on songe à l'avenir de notre monde tel que nous le connaissons aujourd'hui. Trêve de paroles noires (ou pas), l'heure est aux souvenirs, en particulier à ceux liés à notre baignades, aux oiseaux et aux champignons présents ce jour là.

DSC04804Parmi les espèces du lac, on observe le grèbe huppé (Podiceps cristatus), un des plus gros représentants de cette famille. Il s'agit ici d'un individu qui sort de la juvénilité du fait que sa tête est encore en partie rayée, une caractéristique absente chez les adultes matures mais présente chez les poussins. C'est un bon pêcheur qui n'hésite pas à s'approcher des berges ou des hommes pendant ses parties de pêche.

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Cet oiseau aquatique comme beaucoup d'autres connaît une forte pression, d'une part liée à la destruction de son habitat avec l'augmentation de l'urbanisme, que cela soit pour le logement ou la création d'espaces de loisirs, et d'autre part, liée au comportement du public en milieu naturel vis à vis de la faune et de la flore. Ayant pour statut celui d'une espèce à "préoccupation mineure", sa population est de faible taille en France (6 000 à 10 000 couples). La chasse pour ses plumes, aujourd'hui interdite, en est une des raisons. Cependant le risque demeure. Lors de notre séjour, nous avons pu observer de nombreux comportements pouvant impacter le gracieux animal. Chiens non tenus en laisse qui tentent d'attraper les oiseaux peu farouches, parents leur lançant des cailloux pour les effaroucher et montrer leur vol à leurs enfants, jeunes adultes s'amusant à leur plonger dessus ... non vraiment en matière d'éducation à l'environnement, il y a encore beaucoup à faire.

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Rapide constat pendant la baignade. L'image parle d'elle même. Le niveau des étendues d'eau est au plus bas et plus que jamais la question de l'aprovisionnement en eau surgit dans les campagnes. Certains veulent le durcissement des quotas, d'autres la création de digues, retenues et barrages. Dans ce méli-mélo il n'est jamais question de sauvegarde des milieux et pourtant, c'est eux qui continent l'or bleu et nous sauvent de la pénurie.

LES MAINS DANS LA TERRE

Novembre et décembre furent des mois riches voire intenses, entre la prise de poste à la LPO Rhône comme animatrice nature et les nombreux chantiers bénévoles, toujours à la Ligue de Protection des Oiseaux, je n'ai été que très peu présente sur le blog, les réseaux et d'une manière plus général, sur le net et Dieu sait que cela fait du bien ! Les vacances d'hiver sont l'occasion de se poser, de faire un point et d'alimenter quelque peu cette rubrique.

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Parc Lacroix Laval de Saint Genis Laval début novembre. Il pleut quelques gouttes le matin et tant mieux, l'objectif de ce samedi est de restaurer une mare forestière en vidant celle-ci des branches et feuillages accumulés dans son fond et de ratiboiser les jeunes feuillus qui la cerne. Cependant ça ne serait tout, un peu loin une autre tâche nous attend : creuser une mare de toute pièce, autant vous dire que la petite 20 aine de motivés que nous étions n'a pas chaumée !

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Creuser l'épaisse couche d'argile demande pas mal d'huile de coude. Les seaux pour vider l'eau qui remonte par capillarité ne sont pas de trop, pas plus que les pelles et les pioches qui sans relâchent entaillent le sol jusqu'à plus d'un mètre de profondeur. Reste alors à installer le fond de la mare, ce qui lui permettra de rester étanche. Une bâche et un géotextile ont de ce fait pris place sous le regard attentif des chargés de missions à l'origine du projet.

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Bref, voilà le premier chantier de novembre achevé. Se fût l'occasion de rencontrer de nombreux jeunes de nos âges plus motivés les uns que les autres, de créer des liens et surtout, d'imisser les débuts du groupe jeunes LPO Rhône et, qui depuis a vu le jour (fin décembre de cette année 2018) et dont vous aurez toute l'info en fin d'article.

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Mi-novembre c'est rebelote ! Cette fois-ci nous sommes dans un domaine viticole dont la culture des vignes répond au label "Terra Vitis", celui de Roche Catin et dont le viticulteur, amoureux de la nature, prend le plus grand soin de la faune, allant jusqu'à baliser les nids d'alouettes dans les vignes.

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Pelles, râteaux et bêches ne sont pas de trop pour creuser la mare temporaire et pour planter la 50aines d'arbustes qui formeront la haie. Celle-ci, attenante aux vignes, ne tardera pas à accueillir d'ici deux-trois ans une faune variée, composée essentiellement de petits passereaux mais aussi d'insectes et de micromammifères essentiels pour mener une lutte saine et pratique contre les ravageurs qui peuvent toucher le vignoble. C'est aussi un milieu idéal pour accueillir certains rapaces nocturnes comme la chouette chevêchette ou de plus gros mammifères comme les lièvres, les hérissons et parfois même les renards. Composée d'essences locales comme l'aubépine, le noisetier, le prunellier ou le tilleul, cette haie est un des nombreux outils à la disposition des exploitants pour apporter un peu de biodiversité sur leurs terres.

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L'événement se déroule à l'occasion de la semaine du Beaujolais nouveau, pour la peine la LPO Rhône tient un stand. En véritable planquée, je me trouve à animer et à présenter les différentes actions de l'association, les oiseaux du domaine, en quoi celui-ci est un refuge pour la faune. C'est aussi le bon plan pour goûter les cognacs, les vins, les champagnes et les miels produits localement. De quoi rester au chaud et tenir un brin de causette.

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Dernier chantier de l'année, celui-ci fin novembre. Opérations classiques : restauration d'une mare et plantation d'une haie champêtre diversifiée favorable aux auxiliaires chez une maraîchère en installation et très sensible à la protection de l'environnement et à la préservation des espèces.

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Première étape, récupérer les arbustes. Une partie de ceux-ci seront plantés par les étudiants de la MFR. Les autres, par les bénévoles du jour. Cornouillers sanguins, prunelliers sauvages, aubépines monogynes ou encore érables champêtres, c'est tout autant d'essences locales qui serviront d'abris et de nourriture à la faune, en particulier aux oiseaux. Ces arbustes serviront aussi de coupe vent pour protéger les cultures maraîchères et les arbres fruitiers. L'abondance de champignons sur la parcelle est bon signe, ceux-ci permettront la mise en place de la mycorhization, ce qui permettra aux arbres de s'épanouir.

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L'arbuste est sorti de son lot, ses branches sont inspectées, ses racines nues enduites d'un pralin, mélange d'eau, de bouse de vache et d'argile. Cette opération à pour objectif de permettre une reprise rapide du végétal, d'empêcher le déssèchement des racines exposées à l'air libre, de favoriser la cicatrisation des blessures causées par la plantation et d'accélerer le développement des radicelles, petites racines puisant l'eau et les nutriments.

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Deuxième étape, restaurer la mare. Actuellement asséchée, elle a fini par se combler peu à peu dans son fond. Les nombreux peupliers n'y sont pas pour rien. Branches, troncs et feuilles mortes terminent dans l'eau, formant une bonne épaisseur de matière organique. L'absence d'eau est une aubaine, elle permet de passer l'étape du vidage pour attaquer celle du curage. L'opération effectuée a permis de rendre sa jeunesse à la boutasse.

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L'avant-après est flagrant, et le résultat est à la hauteur des espérances. La pluie et la source toute proche se chargeront de la remplir. Les mares temporaires comme celles-ci sont extrêmement précieuses aux amphibiens, les larves n'ayant besoin d'eau que pendant une courte période contrairement à certains de leurs prédateurs qui ne peuvent pas se maintenir dans ce type de milieux, ce qui accroît aux tétards leur chance de survie.

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La plantation s'est complétée par celle de myrtilliers horticoles, les blue berry ou myrtillers américains (Vaccinium corymbosum) qui composent les jus et cocktails à la mode dont je suis amatrice. Tout comme les fleurs en clochettes blanches que donne cet arbrisseau cousin des bruyères et des callunes, les fruits bleus possèdes une chair blanchâtre qui les différencie, entre autre, des myrtilles que l'on rencontre dans les sous-bois européens. Résistant à des températures très basses, jusqu'à -30°C, ses fruits atteignent leur pleine maturité à l'approche de l'automne, quand ses feuilles commencent à rougir avant de prendre une teinte de feu à l'approche de l'hiver que le myrtiller passera complètement nu. La culture de cette espèce est ancienne et remonterait aux indiens d'Amérique, mais ça culture à grande échelle ne daterait que de 1908.

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Les pratiques de l'exploitation en devenir sont orientées dans le but de préserver au mieux l'environement. De ce fait de nombreuses espèces sauvages s'y développent, en particulier de champignons qui profitent des troncs des peupliers morts laissés à la périphérie de la parcelle. L'oreille de Judas (Auricularia auricula-judae), cousine des champignons noirs chinois et tout aussi comestible se plaît ainsi à coloniser les branches tombées au sol.

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Nombreuses sont les espèces à avoir fait des peupliers leur demeure. On peut compter par exemple la très méridionale pholiote destructrice (Hemipholiota populnea) observer sur le site, bien trop amère pour être consommée, mais aussi la pleurote en forme d'huître (Pleurotus ostreatus), délicieuse et parfois exposée sur les étales des marchés. De nombreuses recherches sont menées sur les capacités dépolluante de cette pleurote.

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Surprise en retournant le sol, des dizaines de larves de hannetons de la Saint Jean (Amphimallon solstitialis) émergent. Gourmandes et friandes de jeunes racines, elles ne font pas toujours bon ménage avec le jardinier.

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Il ne faut pas les confondre avec les larves de cétoine, des auxiliaires au jardin. Pour faire la distinction : chez les hannetons on a une grosse tête, chez les cétoine une tête minuscule et un gros abdomen. Alors que l'adulte hanneton (imago) ne vit que de juin à août le temps de mener à bien ses amours, sa forme larvaire se développe pendant deux ans dans le sol. C'est un insecte typique de milieux ouverts tels que les prairies, les parcs et les jardins, toujours à proximité de haies et d'arbres pour se poser et ainsi se reproduire. Cette espèce est en pleine expansion, à contrario du hanneton commun (Melolontha Melolontha) qui tend à ne plus être ... commun. Les pratiques agricoles intensives avec l'apparition de monocultures pourraient expliquer l'augmentation de ce petit scarabée.

LA TÊTE DANS LES ETOILES

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Le titre est bien trouvé pour parler de mon nouveau travail. Depuis novembre, j'exerce comme animatrice nature au sein de la LPO Rhône, une consécration pour moi. Expliquer un écosystème, sensibiliser à la protection de l'environnement, faire observer des oiseaux d'eau ou des rapaces à des enfants et des familles, faire des pêches de découverte en mare mais aussi coordonner, défendre des projets pédagogiques, répondre à des commandes ou animer des stands de présentations et des conférences ne sont que quelques unes de mes activités au sein de la LPO Rhône qui depuis le 1er janvier 2018 fait partie de la LPO Régionale AURA : Auverge - Rhône -Alpes. Je me plonge depuis corps et âme dans l'étude et la compréhension des oiseaux.
Fort heureusement je suis bien équipée, en particulier du côté de l'éthnologie avec leformidable ouvrage "Le génie des oiseaux" de Jennifer Ackerman aux éditions Marabout - Siences & Nature, bien que l'auteur face des comparaisons un peu simplistes entre le comportement animal et humaine.

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Mi-novembre, je suis en observation avec une collègue elle aussi novellement arrivée. Au programme de la journée : sortie avec une classe de scolaires sur l'ENS local (espace naturel sensible). Pas de rapaces en vue, mais des pics, des mésanges, des corneilles, des pinsons, des rouges gorges, des palombes et des merles. Un inventaire qui semblerait à première vu pour certains décevant mais qui en réalité est riche en tout point. C'est une découverte pour bon nombre des enfants qui ont pris lors de cette sortie plaisir à découvrir autrement le patrimoine de leur commune mais qui ont pu aussi apprendre à observer leur environnement et à s'en émerveiller.

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Les grands chantiers ne s'arrêtent pas là ! Début décembre avec deux comparses, nous avons lancé le groupe jeunes LPO Rhône, sous l'aval et le regard bienveillant de la LPO Rhône. Ce groupe à vocation à réunir les jeunes du territoire, curieux et passionnés de naturalisme quelque soit leur niveau et leur parcours. Autant dire que de beaux projets ne devraient pas tarder à voir le jour et pour les quels je vous tiendrai informé. D'ailleurs, pour les curieux, je vous invite à nous rejoindre sur notre groupe facebook en cliquant ICI ou à nous contacter par mail à l'adresse suivante :  groupejeune.lporhone@gmail.com 

Autre grande nouvelle, mon entrée au Conseil d'Administration du Mycorium Sauvage de France, association mycologique organisatrice du Mycoforum en 2017 et en 2018 à Saint André de Vivarais, forum dédié au champignon et dont vous avez pu retrouver la présentation en cliquant . Sorties mycologiques, découvertes des plantes et des fleurs sauvages, créations d'expositions et d'évenements dédiées aux champignons à la nature ... autant dire que là aussi, ça dépote et dont bien évidement, vous aurez des nouvelles via les réseaux.

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La tête dans les étoiles mais aussi pleins les yeux. Le blog bien qu'au repos a dépassé pendant les vacances de noël le million pour ce qui concerne les visites. Un exploit pour un site personnel né en 2012 et qui se voulait être une simple plate-forme de partage plutôt discrète. Que de chemin parcouru depuis, de rencontres et de grands événements. Cette barre symbolique est aussi l'occasion de faire un peu de ménage : correction des articles aussi bien sur la véracité des informations que sur l'orthographe, suppression de ceux devenus obsolètes, bref, c'est une mise à neuf de certains contenus qui m'attend. Dans tous les cas c'est un immense merci que j'adresse à tous vous lecteurs, réguliers ou de passage, qui avezt contribué à toute cette aventure en vous attardant sur la Renarde des Alpes. Je vous souhaite de belles réussites pour cette année 2019 et dont j'ai hâte de tirer profit pour vous partager nos aventures dans les Calanques, en Camargue, en Alsace, en Allemagne et à la frontière Suisse.

lundi 26 mars 2018

6e anniversaire du blog !

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 Gipsy, ma maquette d'araignée géante que j'utilise pour faire aimer les petites bêtes aux enfants.

Voilà, le blog fête sa 6e année d'existence ! Que de chemin parcouru depuis et se sont de nouvelles voies qui s'ouvrent à moi. Né le 26 mars 2012, la Renarde des Alpes s'appelait alors "Grinoires et carnets", nom que l'on retrouve dans l'actuelle url du blog. Il est apparu un après-midi de glandouille, quand je me refusais à réviser mes partiels d'anthropologie. Dédié à l'origine au partage des mes dessins et de mes carnets de croquis pour les membres des forums où j'évoluais, il s'est peu à peu orienté vers tout autre chose, la Nature. 

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De gauche à droite : feuilles d'ortie séchées, renoucule en fleurs, tiges d'hémérocale et armoise séchée.

J'en profite pour vous ouvrir mon antre de sorcière et vous présenter quelques uns des outils que j'utilise. Grande fan des plantes et de botanique, j'ai quelques belles médicinales qui s'empilent en bocaux sur mes étagère. Sur le billot, il y a toujours une fleur pour donner une peu de gaieté à notre petit appartement d'étudiants lyonnais.

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Deux outils indispensables pour faire de la mycologie et la botanique sur le terrain : la boussole et la loupe.

Le temps béni des études s'éloigne peu à peu et bientôt, les examens de fin d'année les clôturons. Je suis habituée à passer par cette étape. Après avoir fait une licence de sociologie et d'anthropologie à l'université Pierre Mendes France de Grenoble il y a 5 ans, je m'apprête à passer d'ici 3 mois mes examens terminaux qui, si tout va bien, me donnerons mon diplôme attestant de ma réussite à travers mes 2 ans d'études environnementales en BTS GPN au lycée Agrotec de Vienne Seyssuel. J'espère, à force de travail acharné, pouvoir vivre de ma passion.

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Notre bibliothéque et ses 350 livres dédiés au naturalisme sous toutes ses formes, à la socio-anthropologie et au paysagisme, sont les choses les plus précieuses que je possède. Tout simplement, je ne peux pas m'en passer.

En attendant, je commence doucement à me professionnaliser. Cela ne vous aura pas échappé, je suis en ce moment à fond dans l'ornitohologie. Cette corde manquait à mon arc mais désormais, je peux l'ajouter à ce dernier, bien que j'ai encore besoin de me perfectionner (et d'une nouvelle paire de jumelles). De ce fait, j'ai l'honneur de vous annoncer que je fais depuis peu partie de la LPO  Rhône. De même, j'ai rejoins une seconde association, La Corne Percée, où je joue le rôle d'une prêtresse gauloise faisant découvrir sur son stand les plantes et les créatures celtes et médiévales. Vous pouvez me rencontrer à l'occasion à travers les fêtes médiévales de la région Auvergne Rhône Alpes. Manque plus qu'à tâter la géologie, domaine où je fais mes débuts depuis peu. Et n'oublions pas l'association du Mycorium sauvage de France dont je suis enfin membre et qui tiendra début octobre son second Mycoforum à Saint André de Vivarais en Ardèche !

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Nouveau visuel pour les cartes de visite, j'en suis toute excitée ! C'est le début de la professionnalisation en attendant l'arrivée des examens et la fin de l'année scolaire qui ne serait bientôt tarder.

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dimanche 31 décembre 2017

Fin d'automne au pied du Ventoux.

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DSC02620Voilà une fin d'automne qui se fait fraîche. La brume monte de la vallée du Ventoux, les cimes en sont toutes humides et nous, nous tremblons dans nos manteaux, la goutte au nez. Parmi les grandes cèdres de l'Atlas et les volutes des clématites des haies (Clematis vitalba), les oiseaux se font discrets. D'ordinaire bavards après la pluie, l'atmosphère portant alors loin leurs chants, ils se sont tus. L'ambiance dans la forêt en devient pour lourde et plus mystérieuse, le silence n'étant troublé que par nos pas maladroits sur la mousse gorgée d'eau et la résistance de nos semelles au contact de la terre lourde et collante des sentiers forestiers. Nous ne feront qu'un rapide détour par le bois, le champ de course et les champs de lavande. Le temps est à la fête, aux retravailles en famille et au partage. Repas gargantuesques et gâteaux sucrés sont à l'honneur.

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Plus de champignons, pas même la queue d'un bolet baie (Imleria badia), qui à la fin de l'année ont fait notre bonheur dans l'assiette. Peu voire non ramassé, ce dernier est délicieux. Débarrassé de son pied puis émincé, il est revenu dans un peu de beurre puis de crème avec une fricassée de persil et d'oignon. Un véritable régale.

DSC02679En arrivant aux pieds du village de Sault, nous assistons à un drôle de spectacle. Des dizaines et des dizaines d'escargots sont réunis au pied d'un des murs de l'entrée. Sans doutes sont-ils venus se délecter de la chaux et des débris de calcaire, riches en minéraux essentiels à la constitution de leur coquille. Parmi ceux-ci ont rencontre l'escargot de Person (Zonites algirus), une grande espèce méditerranéenne qui se nourrit de déjections et d'animaux morts, d'où sa présence régulière sur les bords de routes et le long des trottoirs des villes.

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L'escargot turc (Helix lucorum) est une espèce originaire des Balkans et de Turquie. De très grande taille, sa progression sur le territoire français est importante. On le rencontre dans les cédraies, le long des murets, dans les haies champêtres et parfois sur les berges peu inondées. On peut le consommer comme l'escargot de Bourgogne dont il est un proche cousin. Il est friand des feuilles de mûrier blanc et supporte l'élevage intensif.

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Le village est calme, pas un chat ne le traverse. Fort animé l'été, il devient plus paisible aux premiers froids. Les petits restaurants du coin ferment, reste alors quelques boutiques traditionnelles pour se fournir en épiceries, en journaux et pour profiter des douceurs de la fabrique locale de nougat. On n'y trouve alors plus un brin de lavande.

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Tout est prêt pour passer à table, les gâteaux attendent dans la remise, les salades et les tranches fumantes de gigots se dressent dans les assiettes. Je vous souhaite à tous une très bonne fin d'année, on se retrouve en 2018 avec un peu plus de régularité et avec de nouvelles surprises et de gros projets que j'ai hâte de vous dévoiler.

dimanche 17 décembre 2017

Un blog à découvrir ! Être GPN : la nature au quotidien.

5Encore un blog oui mais pas n'importe lequel ! Je suis heureuse de vous présenter le blog des sorties que nous nous octroyons entre camarades GPN d'Agrotec mais pas que : GEMEAU, Terminales et 1er STAV, bts Paysagisme d'Ecully ... nous sommes désormais toute une bande à partir à la découverte du territoire.

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Vous y trouverez nos sorties nature, les conférences auxquelles nous participons, des fiches espèces sur les organismes qui nous passionnent, des reportages sur les forums et les manifestations où nous sommes présents et bien d'autres choses encore. Que vous soyez un amoureu de la nature, intéressé par le BTS GPN ou une formation similaire ou tout simplement, que vous voulez vous joindre à nous, n'hésitez pas à nous suivre et à nous contacter.

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Nous cherchons continuellement des ateliers à proposer, des chantiers et des actions à réaliser (récoltes de déchets, comptages et identifications d'espèces, détermination de milieux, organisation d'évenements ...). Bref, avec notre équipe de rédacteurs, de correcteurs mais aussi d'ornithologues, de botanistes, de gestionnaires et d'namateurs en devenir, on vous attend sur Être GPN : la nature au quotidien.

vendredi 14 juillet 2017

Les nouvelles de l'été.

DSC06411Aïe aïe, c'est une mini catastrophe pour moi, me voilà sans ordinateurs et donc sans photos et cela, pour une durée indéterminée, alors autant vous dire que les publications vont être plus que sporadiques. Néanmoins, il me reste quleques photos de mon séjour dans le Trièves et elles ne devraient pas tarder à faire leur apparition.

C'est aussi l'occasion pour moi de me mettre en vacances pour quelques semaines mais aussi, de fêter le 500 000e visiteur ainsi que l'afluence record sur le blog, plus de 1350 visiteurs par jours cette semaine ! Merci à tous!

Et puis encore une petite nouvelle, vous me retrouverez bientôt sur les fêtes médiévales de Rhône Alpes dans une toute nouvelle compagnie , je ne vous en dis pas plus mais ça va dépoter ! Bel été à vous.

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lundi 26 juin 2017

Sortie en campagne 8

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Visite des marais de Montagny qui sont une ENS, c'est à dire un "Espace Naturel Sensible" qui a vocation à protéger les espèces et les pratiques locales tout en proposant un espace de sensibilisation au public. Les ENS font appel à la médiation entre les différents usagers de la nature. Pendant cette matinée de promenade nous avons pu voir des animaux et des plantes à fleurs remarquables que je m'empresse de partager avec vous.

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L'orchis bouffon (Anacamptis morio) est une orchidée sauvage terrestre que l'on trouve dans les prairies ensoleillés. Elle fait l'objet de protection dans la région Nord-Pas-de-Calais. Sa floraison s'étale de mars à mai selon les altitudes et le substrat du sol sur le quel elle pousse.

 

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Aperçu d'un orchis bouffon atteint
d'albinisme, c'est à dire blanc car
ne produisant pas de pigments.


Hélas, lors de notre visite de l'ENS, le champ qui était couvert d'orchis bouffon a été fauché. Il en reste cependant un bon nombre sur les parcelles alentours. C'est un exemple criant de l'importance de la concertation qui doit être menée entre les différents acteurs d'un territoire pour sauvegarder les espèces à forte valeur.

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On ne trouve pas que des orchidées dans l'ENS de Montagny. De nombreuses espèces animales ont élu domicile dans ces marais qui présentent un faciès particulier où se croisent le haut et le bas marais, des landes humides, des prairies de fauches, des mares mais aussi des haies et des pâtures à bovins.

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Le lièvre commun (Lepus europaeus) est une espèce présente dans de très nombreux pays et continents mais sa population est en fort déclin depuis 30 ans sans que les causes soient clairement identifiées ce qui est préoccupant pour son devenir et qui pourrait conduire à une nouvelle réglementation de chasse.

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L'œdicnème criard (Burhinus oedicnemus) est un oiseau qui n'est pas facile à observer. Sa population sur le déclin a poussé l'UICN à lui attribuer le statut LC = quasi menacée. Bien que dans une zone humide, nous avons pu observer un couple de cette sur une bute à la végétation sèche et claire semé. Ce limicole (petit échassier) se distingue par son grand oeil doré et son bec court.

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L'orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora) est une espèce protégée dans de très nombreuses régions dont Rhône Alpes et cela depuis 1990. Dans d'autres elle a complètement disparu comme c'est le cas en Île de France. Elle peut se confondre avec l'orchis mâle (Orchis mascula) mais s'en différencie par un labelle dépourvu de tâches. C'est dans les prairies humide qu'elle est la plus commune.

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Le flambé (Iphiclides podalirius) est un papillon de très grande envergure dont les chenilles apprécient les feuilles des arbres fruitiers. Il couvre l'Eurasie et est présent presque partout en France. Considère comme quasi menacé, il n'est pour le moment protégé qu'en Île de France. Il butine une sauge des prés (Salvia pratensis).

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dimanche 23 avril 2017

Ma formation en BTSA GPN.

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Comme tous les ans pour la plupart des établissements, c'est le moment des journées portes ouvertes pour Agrotec. C'est l'occasion de voir de près le matériel employé mais aussi de rencontrer les encadrants et les étudiants de première et de deuxième année de la formation pour connaître le fond de celle-ci et de regarder ce qui fait sa spécificité et de voir si celle-ci convient aux projets d'avenir que l'on peut se fixer, du moins à un instant T et je dois avouer avoir prit beaucoup de plaisir à rencontrer les futurs GPN.

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Vous l'avez bien compris je suis complètement dingue de ma formation de GPN. C'est un peu les études dont j'ai toujours rêvé et que je me suis pendant longtemps interdis, les pensant inaccessibles ... et pourtant ! 6 ans après avoir obtenu mon BAC et 3 ans après ma licence de sociologie j'ai enfin sauté le pas, en grande partie grâce à ceux qui m'entouraient et qui ont, je dois l'avouer, changé mon quotidien : mon compagnon et l'Institut de l'Engagement à qui je dois énormément. Désormais je m'épanouie complètement dans ce que je fais. Alors à ceux qui hésitent, sautez le pas ! Et si vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter par commentaire ou via la plateforme blog, ça sera avec grand plaisir que je répondrai à vos interrogations.

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