samedi 5 avril 2014

Sortie en forêt 43.

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Après une petite sortie aux champignons avec la SHNVC, me voilà prise d'une envie de sortie en forêt. Loin de moi l'idée de trouver de nouveau des hygrophores de mars bien que l'idée me caresse.

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Les oiseaux sont en pleins préparatifs ! Nidfications, parades nuptiales... ce ne sont pas les activités qui manquent. Là aussi il faut ouvrir l'oeilpour voir les indices de leur présence. Plus difficile est l'identification des plumes et des oeufs, hormis la photo A où il s'agit d'une pédrix, je n'ai pu nomer les autres. De plus, le liste des candidats est longue, pour la consulter, c'est ICI.

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Le mycenea strobilicola pousse se reconnaît à sa forte odeur de javel et à ses lamelles de couleur gris claire. Il pousse à partir du début du printemps sur les vieux cônes d'épicéas. 

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Dans la mare c'est l'effervécence. La mare où l'été dernier j'avais surpris un grand nombre de tritons alpestres puis, début janvier, des entremêlas de grenouilles agiles et de crapauds communs sur le réveil  est désormais remplit de leur progéniture à venir.Cela fait le plus grand bonheur des canards, des poissons et des autres prédateurs naturels des oeufs et des têtards comme les larves de libellules. Malheur aux mères peut attentives qui ont pondu dans des flaques asséchées... leur descendance est condamnée par le soleil.

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Un mygale? Non rien de cela, il s'agit en réalité d'une fougère aigle ou grande fougère (Pteridium aquilinum) qui est sur le point de déployer ses crosses. Encore consommées aujourd'hui un peut partout dans le monde, les dernières études montrent que ces fameuses crosses cuites, crues ou séchées seraient toxiques (comme l'ensemble de la plante riche en dérivés du cyanure), cancérigènes et détruiraient la précieuse vitamine B12 contenue dans l'organisme. Mieux vaut s'abstenir. 

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Doux éveil de la nature où les vestiges de l'automne et de l'hiver croisent l'arrivée des premiers arrivant du printemps. Le col monte jusqu'à 887 mètres d'altitude (limite entre l'étage colinéen et montagnard), ce qui veut dire que la végétation que l'on y rencontre est plus tardive quand plaine. Les jonquilles commencent tout juste, les hépatites trilobées déploies leurs beaux pétales violacés.

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Classique des forêts: les tramètes versicolores. Avant d'être un remède contre le cancer, elles servaient d'ornement dans les compositions florales et sur les chapeaux des nobles dames !

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1: Les néotties nid d'oiseau sous des orchidées qui fleurissent en même temps que les premières girolles. Sans chlorophylle, d'où leur couleur brune, elles subviennent à leurs besoin par la symbiose qu'elles entretiennent comme toutes les orchidées avec un petit champignon.

2: La cardamine des bois, cardamine flexuosa, est une plante qui donne des petites fleurs blanches. Elle est emménagogue, cholagogue, digestive, antispasmodique, vermifuge. Ses feuilles peuvent se manger en légume tout comme ses fleurs dans les salades.

3 et 4: Les lichens sont un mélange complexe entre un champignon, une algue et/ou une bactérie. Ils ne sont donc pas un être vivant unique à part entière mais l'associaton de plusieurs organismes qui vivent en symbiose. L'hiver c'est la nourriture principale des cerfs, des chevreuils et des rennes.

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Cette fêne de frêne est entrain de donner naissance à nouvel arbuste. Après avoir puisé dans ses réserves, la jeune pousse doit se faire une place. Par chance un immense pin a chuté non loin de là, embarquant dans sa chute d'autre arbre, laissant une large dégagée dans la forêt lui donnant ainsi assez d'nesolleillement pour pouvoir s'épanouir.

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En somme une jolie promenade où il y aurait encore beaucoup à vous montrer et à vous dire. Le panier est vide de champignons, rien de bien grave, la saison ne fait que commencer.

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Sortie mycologique avec la SHNVC

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Petite sortie ce dimanche matin avec l'association de mycologie et de botanique de Voiron, la SHNVC. Merci à tous pour ce beau moment de partage et pour tous les infos transmises, relatives aux découvertes sur le terrain. Pour en savoir plus sur les activités proposées, c'est par là: http://shnvc.monsite-orange.fr/

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On commence avec du lourd ! Mes tous premiers hygrophores de Mars, hygrophorus marzuolos ! Les fameux Marzus. Pas simple de les dénicher, cacher dans la mousse. Atypique, ce champignon apparaît très tôt. Son goût prononcé et parfumé attire bons nombres de chercheurs mais les coins sont rares et prisés.

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Depuis quelques jours les chevêches d'Athéna s'égosillent dans le jardin. En forêt il en est de même, et bien que les cris soient plus discrets, les pelotes de rejetions sont nombreuses, en particulier autour d'un vieux châtaignier creusé... affaire à suivre.

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Encore et toujours des héllébores fétides. Cette plante ne quitte pas nos paysages semi-alpins et forts calcaires mais on peut la rencontrer dans tous les types de milieux, jusqu'à 1800 mètres. Appelées roses du serpent, elles peuvent atteindre 80 à 100 cm. 

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Je vous présente Urnula Craterium (non comestible), un champignon relativement rare de la famille des Sarcosomataceae de l'ordre des pézizes. Aux Etats Unis on la nomme urne du Diable et se rencontre dans les rocheuses à la saison des morilles. 

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Voici quelques lignicoles qui se croisent à toutes les saisons et qui ont la faculté d'éguailler la forêt. Eux non plus ne se croquent pas.

1: La tramète tricolore, daedaleopsis tricolor, se reconnaît à sa couleur rouge vif qui tranche dans la grisaille de ses derniers jours sur les écorces mornes des arbres morts.

2: La tramète bossue, trametes gibbosa, se reconnaît elle a sa forme caractéristique ainsi qu'aux algues vertes qui la colonise ce qu'il rend invisible quand elle pousse sur des souches moussues.

3: Le polypore marginé, fomitopsis pinicola, tient son nom de sa marge orangée qui se trouve sous sa face. Chaque pli correspond à une année et il n'est pas rare de trouver des spécimens qui en présentent plus d'une vingtaine !

4: La tramète versicolore, Coriolus versicolor, est un champignon linicole qui est actuellement testé dans le traitement du cancer de la prostate et qui semble être à la hauteur des espérances.

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 Si je ne me trompe pas, il s'agit ici de l'entolome à pied hérissé (Entoloma hirtipes). Toxique, il a une odeur de concombre et de farine bien marquée, en particulier quand on frotte ses fragiles lames.

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La zone est très fréquentée par les animaux à plumes mais surtout, à poils. Les laissés (nom des excréments), les os, les poils, les plumes, les traces des pattes, les écorces rongées et grattées, les écailles de pommes de pin émiettées sur le sol.... voilà quelques indices de la présence des habitants de ces bois: chouettes, lapins, chevreuils ou encore sangliers.

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Avant tout propos petit rappel: bon nombre de lichens et de mousses sont protégées et il n'est permis d'en récolter que quelques brins.
Il s'agit ici de l'usnée barbue, Usnea barbata, appelé aussi "Barbe de Jupiter", un lichen aux nombreuses propriétés médicinales. Il renforce le systéme immunitaire, est un con antibiotique et est encore utilisé aujourd'hui dans les soins contre les infections en particulier respiratoires et urinaires (dû aux streptocoques et aux staphylocoques), les sinusites, les bronchites, les pneumonies, les rhumes, les grippes, les inflammations des voies urinaires, des reins et de la vessie. 

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On pourrait croire avoir à faire à la même espèce sur ces photos mais il n'en est rien. Petite démonstration, histoire de rappel que l'on est jamais à l'abrit d'un empoisonnement quand il s'agit de champignons.

1 et 2: L'hypholome à lames enfumées (hypholoma capnoides) se différencie de son cousin l'hypholome en touffe de par la couleur de ses lames grises. Plutôt rare, il aime pousser en nombre sur les vieilles souches. Piètre comestible à la saveur douce, on évitera de le consommer, en particulier à cause des risques de confusion.

3: L'hypholome en touffe (hypoloma fasciculare) se reconnaît lui à ses lamelles jaunes. Il est suspecté d'être toxique mais son goût amer et son odeur désagréable dissuadent souvent de le consommer.

4: Quelles sont précoces les pholiotes changeantes (kuehneromyces mutabilis) de cette année 2014 ! On les nomme aussi agaric à soupe ou souchettes. Excellents comestibles, on les cultivait autrefois sur les souches des hêtres, des saules, des bouleaux, des aulnes et de chênes de manière artisanale. Attention de ne pas les confondre avec la galère marginée (galerina marginata), qui est très toxique voir mortelle en raison des amatoxines qu'elle possède et qui sont les mêmes que celles de l'amanite phalloïde !

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Ce vieux pin est devenu le terrain de jeu d'un pic. En France, on en compte 9 espèces:
-le pic à dos blanc que l'on retrouve partout en Europe jusqu'en Corée.
- le pic cendré que l'on retrouve à l'ouest de la Bretagne et plus rarement dans le Nord du pays.
- le pic épeiche que l'on trouve de la Taïga aux régions méditerranéennes + une grande partie de l'Asie du Sud-Est.
- le pic épeichette qui couvre les mêmes aires que le pic épeiche hormis en Asie du Sud-Est.
- le pic mar que l'on retrouve en Europe Centrale.
- le pic noir se retrouve lui aussi sur les mêmes aires de répartition que le pic épeichette.
- le pic tridactyle (espèce menacée) que l'on observe très rarement en France est qui vit généralement dans le Nord de l'Eurasie à la limite boréale.
- le pic vert dit pivert, que l'on trouve dans toute l'Europe excepté dans la péninsule Ibérique et jusqu'au Turkménistan.
- le torcol fourmilier qui est le seul pic migrateur et qui nidifie sur les mêmes aires que le pic épeichette mais passe la saison d'hiver en Afrique équatoriale ou en Asie du Sud (particulièrement en Inde ou en Chine).

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Certes la neige n'est partie que depuis peu,ce qui n'empêche pas à de nombreuses espèces végétales de s'épanouir: 

1: l'anémone Sylvie ou anémone des bois (Anemone nemorosa) que l'on retrouve dans tous les sous-bois d'Europe et qui y fleurit de mars à avril. Ses fleurs variant du blanc au blanc-rose apparaissent avant les premières feuilles des arbres et suivent la course du soleil pour capter au mieux les UV et attirer ainsi les insectes pollinisateurs mais dès que la pluie se fait sentir, elles referment leur calice pour protéger le précieux pollen. Cette plante est toxique et rubéfiante, on l'utilise pour les rhumatisme en usage externe. Comme toutes les Rannunculcaea, elle contient de l'anémonine qui à hauteur de 200mg peut tuer un animal ou un enfant de 10 ans.

2: La mercuriale vivace (Mercurialis perennis) est aussi appelée chou de chien ou encore cynocrambe. C'est une plante du sous-bois atypique car bisexuée, comme l'est par exemple le houx d'Europe ou le palmier et qui appartient à la famille des euphorbes ce qui la rend toxique pour les animaux. Les plants mâles se reconnaissent à leurs discrètes fleurs d'un blanc-verdâtre, les plants femelles à leurs fleurs dont on ne distingue que le pistil. Le terme mercuriale vient du dieu Mercure à qui on attribut la découverte des propriétés purgatives et énergisantes de la mercuriale vivace et de la mercuriale annuelle.

3 et 4: Il existe un grand nombre de fougères nommées capillaires. Ici il s'agit de Asplenium Trichomanes, appelée fausse-capillaire, capillaire des murailles ou doradille chevelue. Selon la théorie des signatures, la plante était employée pour soigner lacalvicie et plus globalement les problèmes liés aux cheveux.

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En somme c'est une bonne récolte que voilà, qu'il ne reste plus qu'à agrémenter avecles quelques pézizes véinées qui ont prit place dans le jardin.

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dimanche 23 mars 2014

Sortie en forêt 42

http://www.openpn.com/08/01/2013/olympus-sz-15-et-sz-16-compacts-economiques-a-super-zoom/

Grande nouvelle !  Après plusieurs semaines, voilà que j'ai craqué pour l'olympus sz16-ds105 (à l'occasion de mes 22 ans). Nous nous apprivoisons l'un l'autre depuis 2 jours et d'ici peu j'espère pouvoir le manier de la meilleure des manières.

Pour en revenir à l'article, comme la semaine dernière je constate que l'activité fongique est faible voir absente: pas d'oreilles de Judas, pas de pézizes veinées, pas de pézizes coccinés... décidément ce début de saison commence à m'inquièter mais rappelons le, les premières morilles vulgaires et blondes n'ont fait leur apparition de par chez nous qu'en avril, il faudra donc être patient.

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Les coucous sont là! Appelés primevères officinales, elles possèdes mille vertus. Les jeunes feuilles fraîches se consomment en salade tout comme les fleurs que l'on peut sécher et utiliser en infusion pour les problèmes respiratoires ou de digestion.

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Une tramète a passé l'hiver accrochée a  tronc d'un hêtre lui même victime du temps et quelque peu de la tronçonneuse du bûcheron.

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Rah s'il y a bien une famille de plantes où j'ai quelques difficultés pour ce qui est de l'identification, c'est celle des Apiacés (anciennement Ombrélifére) en particulier quand les fleurs ne sont pas pleinement épanouies. Néanmoins ici je m'oriente vers ce qui pourrait être un plan de grande ciguë: tiges rouges et lisses, croissance avancée, fleurs entourées d'une fines feuilles vert claire et boutons séparés les uns des autres. Attention, cette plante est toxique voir mortelle ! La prudence est de mise !

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La moscatelline (adoxa moschatellina) est une plante à fleur discrète des sous-bois d'où son nom grec qui signifit "gloire méconnue". Elle possède une odeur très particulière: musquée.

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Comme le weekend dernier, voici une petite séléction de viollettes et pour la peine, le même commentaire que la semaine dernière:

1: La violette blanche (viola alba) est ffacilement reconnaissable à sa couleur et à son faible parfum.
2: Il arrive parfois que des espèces proches génétiquement et géographiquement donnent naissances à des hybrides comme ici. Est-ce un croisement entre la violette blanche et la violette odorante ou un simple décolorement d'une fleur de violette?Mystère.
3 et 4: La violette des bois se reconnais à sa tige lisse et ses feuilles élevées. On peut la confondre avec la violette rivinus. On la rencontre généralement d'avril à juin. Cette année, elles sont un peut plus précoces.

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Les feuilles ne sont pas encore sorties, ce qui permet de prendre sur le vif les oiseaux qui entre en pleine période des amours. Les pinsons des arbres sont particulièrement actifs dans la recherche d'un partenaire et dans la défense de leur territoire. C'est l'espèce de pinson la plus rependue en Europe.

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Le printemps est là et avec lui, les premières salades d'herbes fraîches. Attention ! Il est recommandé de ne manger une plante que si elle est bien connue et que si elle a été lavée au vinaigre voir dans plusieurs eaux pour faire barrage aux parasites comme la douve. La nature est certes "funny" mais peut se montrer redoutable, même sous nos latitudes.
1: L'allaire officinal n'a pas encore fleurit, c'est le bon moment pour ramasser ses feuilles au goût délicat d'ail qui à la floraison deviendront amères et fibreuses.
2: Le ficaire est non seulement un bon indicateur de la pousse potentielle des morilles mais aussi un aliment riche en vitamine C. Autrefois on le consommait pour lutter contre le scorbut. Quelques uns de ses feuilles sont les bienvenues dans la cuisine à condition de ne pas en abuser, une top forte dose pouvant être toxique.
3: La petite pimprennelle quand elle vient juste de pousser a un goût délicat de concombre qui plaît énormément aux amateurs de cuisine "naturelle". 
4: Les jeunes pousses de gaillet gratteron agrémentent aisément ces compositions gastronomiques et printanières. On a découvert que cette plante, du moins ses graines étaient utilisées au Néolithique pour faire tourner le lait et le transformer en fromage. Autrefois, on l'employait pour soigner et soulager les infections cutanées et les ulcères et comme diurétique.

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Dans la composition de notre salade de printemps, on peut également ajouter les feuilles vert tendre et les fleurs des primevères acaules mais aussi bon nombre d'autres gourmandises: fleurs et feuilles de lamiers tachetées et pourpres, des primevères officinales, des cardamines des près, de l'ail des ours et même, les jeunes feuilles des aubépines, des plantains(en particulier du plantain lancéolé qui a un goût de champignons de Paris) et des orties... le tout est de bien connaître les plantes et de savoir les préparer.

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C'est le printemps et les arbres sortent leurs plus beaux apparats !

1 et 2: Le houx est un arbuste qui peut vivre 300 ans et atteindre 18 mètres de haut. Différencié sexuellement, seules les femelles donnent des boules rouges qui attirent bon nombre d'oiseaux. La consommation de ceux-ci peut entraîner des vomissements et des troubles intestinaux. En grande quantité, elle engendre des désordres neurologiques, ce qui n'a pas empêché son utilisation dans la médecine populaire.
3 et 4: Le prunier cultivé appartient à la même famille que celle des rosiers : les Rosaceae. Si on ne connaît pas très bien son origine, on peut être sûre de propriétés dont cet arbre recèle, ne serait-ce de par la douceur de ses fruits.

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Il existe une multitude d'arbustes d'aubépine nommée aussi "épine blanche" en opposition au prunus appelé "épine noire" ou "épine rouge". On raconte que déposer des couronnes de celle-ci au pied du berceau du nouveau né chasserait les sorcières et attirerait les bonnes fées. Plante aux milles vertus, ses feuilles sont un bon tonicardiaque à la différence de ses plantes qui sont sédatives.

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Voilà une jolie sortie, mais toujours pas de morilles. Cependant, elles seraient sorties non loin de là ce qui me donne espoir, malgré la neige d'hier au petit matin. Dans tout les cas, un choc thermique avec le retour du soleil serait le bien venu pour voir nos jolies têtes blondes sortir de leurs torpeurs.

Et pour terminer, je ne peux m'empêcher de vous mettre (encore!) quelques photos d'hélléobores fétides prises sur le vif avec mon tout nouvel appareil! Ci-dessus, le cycle de vie d'une fleur d'hélléobore fétide en passant par tout les stades.

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lundi 17 mars 2014

Initiation aux champignons.

 Morilles, Verpes, Pézizes Veinées, Pézizes Coccinées, Morillons, Hygrophores de Mars, Mousseron de la St Georges, Oreilles de Judas, Pleurotes Corne d'Abondance, Truffes noires ... la saison des champignons débute ! Alors voici une courte vidéo pour s'initier en douceur à l'univers de la mycologie. Attention, ne ramassez que les champignons que vous connaissez et surtout, en cas de doute tournez vous vers un expert. À savoir, les pharmaciens connaissent que rarement les champignons, le plus sage est d'aller au près des associations mycologiques qui souvent tiennent des permanences gratuites.

 

dimanche 16 mars 2014

Sortie en forêt 41

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Petite sortie en forêt et il faut bien le dire, les morilles rondes et communes ne sont pas encore d'actualité, ne serait-ce sur mes pits. Qaunt aux morilles coniques... cela ne serait tarder. En tout cas aucuns champignons, du moins comestibles, n'ont dédaigné se montrer ce matin: pas une pézize, pas une oreille de judas à se mettre sous la dent. Tampi, il y avait bien d'autres choses à voir !

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Il est commun de rencontrer par ici des perces-neiges et des primevères acaules dans les jardin mais, on oubli trop souvent que ces fleurs sont sauvages et aiment pousser dans le bois. Dans certaines régions de France comme la Lorraine, elles sont protégées.

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Le grand bombyle est parfois confondu avec les abeilles. Il s'agit en réalité d'une mouche inoffensive qui se nourrit de pollen et qui est essentielle à la reproduction des plantes à fleurs. On le rencontre de mars à juin sur une grande partie de l'hémisphère Nord. 

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Il existe de nombreuses espèces de violettes, aussi nombreuses que les couleurs et les parfums propres à chaque espèces. 
1: La violette blanche (viola alba) est ffacilement reconnaissable à sa couleur et à son faible parfum.
2: Il arrive parfois que des espèces proches génétiquement et géographiquement donnent naissances à des hybrides comme ici. Est-ce un croisement entre la violette blanche et la violette odorante ou un simple décolorement d'une fleur de violette?Mystère.
3 et 4: La violette des bois se reconnais à sa tige lisse et ses feuilles élevées. On peut la confondre avec la violette rivinus. On la rencontre généralement d'avril à juin. Cette année, elles sont un peut plus précoces.

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Les scolopendres (ici il s'agit de Asplenium scolopendrium var. scolopendrium) sont un groupe de fougères qui doivent leur drôle de nom à leurs sores qui leurs dessinent de longues rangés de pattes. Les sores sont des amas de sporanges propres aux fougères qui contiennent les spores de ses végétaux. Ils sont généralement jaunes,orangés ou bruns.

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Les orchis mâles n'ont pas encore fleuris. Ces orchidées, avec le débourage des frênes et les  sclérotinies tubéreuses sont mes principales indicateurs pour savoir quand le temps des morilles approche. Dommage pour moi, et pour d'autres, aucun des 3 ne sont là. Cette année sera, je l'espère une année à orchidée et déjà les stations d'orchis sont saturées en pieds, ce qui promets un printemsp des plus flamboyant !

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C'est le grand ménage de printemps. Les vieux nids sont balancés par dessus bords et les restes de victuailles comme ces escargots retrouvent le plancher des vaches, la nidification approche. Il eestcourant de retrouver les coquilles d'escargots trouées. Cela est rarement dû à un choc mais plutôt aux dents des souris et autres rongeurs qui en les grignotant (au même titre que les bois des cervidés ou des os) trouvent tous les nutriments qui leurs manquent dans leur alimentation.

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Bientôt les bois seront tapis de fleurs mauves. Patience ! En attendant il reste quelques les éternels classiques comme les narcisses jaunes.

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1 et 2: appelés à tord jonquilles, les narcisses jaunes, qu'ils soient des jardins (1) ou des campagnes (2), illuminent le paysage à l'arrivée du printemps. Attention, il est interdit d'encueillir plus de 15 brins par personne !
3 et 4: La primevère hybride acaule-officinale (3) a les mêmes vertus que ces dernières (4) qui figurent elles aussi parmi les fleurs annonciatrices du printemps.

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Que le dit une certaine chanteuse "tout à une fin, même les forts les plus grands"... les grands en effet comme ces noyers, vieux messieurs dans la force de l'âge qui soufflés par le vent sont tombés comme des châteaux de carte. En attendant d'être débités puis transformés en bois de chauffe, ils abritent une multitude d'insectes et d'animaux qui bientôt devront trouver un autre logis.

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Tout le monde est de sortie, c'est la foire aux bêtes ! Ânes, vaches, chevaux et moutons regagnent le près où une herbe bien tendre les attend. Les insectes prennent leur envole, pour eux le moment est venu de procréer!

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Buse, busard, épervier, chouette? 

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Je suis fan de l'hellébore fétide, c'est ma plante (je sais, c'est pompeux) ! Alors oui, elle pu mais son histoire avec l'Homme est riche ! Je ne peux résister à l'envie de copier ici ce petit texte rédigé l'an dernier à son sujet: 

"L'Hellébore fétide, helleborus feotidus, est une plante de la famille des renonculacées. Son nom vient de l'odeur fétide qui se dégage de ses feuilles tiges et fleurs. 

Description:

C'est une plante vivace qui mesure 45 à 70 cm aux feuilles principales caulinaires d'un vert très foncé avec 12 segments disposés en palme. La tige comme les fleurs sont d'un vert très clair à la différence que celles-ci sont bordées à maturité d'une ligne pourpre à leur extrémité. Ces mêmes fleurs sont composées de 5 pétales légèrement boutonneux. Elles se présentent sous forme de clochettes tombantes. Elles donnent de nombreuses graines. La plante perdure en moyenne 3 à 4 ans, et fleurit de février à mai. Elle pousse partout sauf en Bretagne, dans le Nord et sur la côté méditerranéenne et jusqu'à 1800 mètre d'altitude.

Histoire et pratiques:

Le nom ellébore fétide vient du grec aireo: je tue et de bora: nourriture pour désigner la plante comme vénéneuse. C'est de son nom que vient le mot latin hélibar: remède contre la folie.

On la nomme aussi pied-de-griffon ou patte-d'ours en raison de la forme de ses feuilles mais également rose de serpent en raison de sa toxicité, herbe de printemps car elle est une des premières à fleurir ou favalau en patois.

Elle porte également le nom de mords-cheval car on l'utilisait autrefois sur les animaux qui ayant trop consommés d'herbe verte à la sortie de l'hiver, se retrouvaient avec des poches de gaz dans l'estomac ce qui peut être mortel pour eux. Dans ce cas on attachait un bout de la plante à une ficelle puis on la faisait ingurgiter à la bête. Cette entreprise avait pour but de le faire vomir et ainsi libérer les gaz. Puis on retirait la corde pour éviter l'intoxication.

On s'en servait également sur le bétail dont on ignorait la cause du mal. On pratiquait une incision dans la queue où on introduisait un bout de tige de la plante emmaillotée dans de la laine, dont on laissait un bout dépasser de l'abscé formé. Cela avait pour but d'activiter les protections imnuinitaires de l'animal et de lui permettre de lutter contre le mal inconnu.

La plante a également des propriétés cardio-toniques et narcotiques. On l'utilisait autrefois pour soigner les troubles du cerveau mais sa grande dangerosité a fait arrêter tout emploie de celle-ci. En effet, non seulement le rhizome au contact de la peau la fait rougir, mais les fleurs, tiges et feuilles contiennent un très violent poison qui provoque des vertiges, des vomissements spasmodiques et parfois la mort."

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(Visiblement, je ne suis pas au goût du mâle dominant !)

Qui dit sortie en nature dit animaux. Pendant que j'étais affairée à suivre la piste toute fraîche d'un renad, voilà que de l'autre côté de la ravine un aboiment ce fait entendre. C'est un chevreuil dans la force de l'âge qui m'a prit pour une menace et qui me fait signe de son mécontentement, mais voilà qu'un autre mâle lui répond. Il semble lorgner sur les deux femelles qui lui tienne compagnie. L'échange ne sera que verbale et au bout de longues minutes, le dominant à raison de son adversaire qui disparait dans le sous-bois. Petit aprçu pour clôturer cette jolie balade.


dimanche 19 janvier 2014

Sortie dans les bois 39.

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En ce moment il fait bon, et sans dire non plus beau, relativement doux. Quelques gouttes de pluie ont ponctué le début de cette promenade mais ce sont vite arrêtées. Petite montée donc au col des mille martyrs, histoire de voir à quoi peuvent ressembler les coins à champignons pendant la saison creuse. Sur cette photos, on peut voir que les hautes fougères qui abritaient bon nombre de cèpes (jusqu'à 32 lors d'une sortie) n'ont pas encore repoussées. Les genets sont nus et les bruyères n'ont plus de fleurs depuis belle lurette.

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Beaucoup de pins sont tombés sans toujours être en mauvaise santé. Les vents violents, la tempête de neige et même les orages que nous avons eu ces derniers temps ont eu raison d'eux. Si certains seront coupés pour dégager les chemins ou fournir du bois de chauffe, d'autres seront laissés en l'état pour fournir à toute une myriade d'insectes, d'oiseaux et de petits mammifères le gîte et le couvert.

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Ce n'est certes pas très ragoûtant, en particulier en gros plan, mais les excréments en nature sont de bons indicateurs de présence animale ou non. Je n'ai pas vu grand chose aujourd'hui, quelques mésanges, des corbeaux et quelques tourterelles, la faute peut être aux nombreux promeneurs accompagnés de leurs chiens mais on ne peut leur en vouloir, la forêt est à tout le monde. Pour revenir à nos crottes, il s'agiti ici de celles du chevreuil. Combinées aux nombreuses traces laissées dans le sol boueux, on peut en déduire que ce petit coin de verdure est un endroit q'uil apprécie lui et ses congénères.

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 La végétation n'est peut être pas aussi luxuriante que pendant les autres saisons mais il y a tout de même fort à voir. Les mousses (1 et 2) sont gorgées d'eau, certaines finissent mêmes de libérer leurs gamètes. Les fougères comme ce polypode (3 et 4) se reproduisent de la même manière avec de petits sacs, les sporanges qui contiennent leurs gamètes.

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Le lichen d'ordinaire haut perché sur les branches jonche le sol. Ce drôle de mariage entre une algue et un champignon permet aux herbivores comme les cerfs et les chevreuils de se nourrir pendant les périodes froides. Il est aussi riche en de nombreux nutriments. Ainsi certaines espèces sont employées dans la médecine pour fabriquer certains médicaments ou dans l'industrie agro-alimentaire comme émulsifiant.

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 Ce n'est peut être qu'une petite poignée mais c'est une belle surprise en ce début d'année. Alors oui bon nombre d'entres-vous me diront "des chanterelles grises en cette période c'est certes rare, mais pas exceptionnel non plus..." oui mais voilà, ici nous sommes dans les Alpes, à presque 900 mètres d'altitudes dans une forêt où en ce moment il fait jusqu'à -5°C, température relativement douce quand on sait que l'an dernier au même endroit on trouvait plus d'un mètre de neige gelée.

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Bref je suis contente et je dois avouer que ces quelques belles chanterelles ont vite fini dans une casserole. Mais elles n'étaient pas les seules à pousser dans la forêt.

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Divers champignons, bien que peu nombreux sont en effet apparus. Petits et ternes, ils se fondent dans le décor. Pas d'identification pour eux du moins pour le moment. Il y a même quelques vesses sont sorties mais ont pourri dès les premiers froids.

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Certaines zones sont accessibles, débarrassées par la neige et le gel des broussailles, des ronces et des hautes herbes qui aux premiers rayons de soleil pointeront le bout de leur nez. Les jeunes pousses font le régale des animaux mais aussi des promeneurs.

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Parmi les sommets enneigés visibles depuis le haut du col, la Dent du chat figure dans la liste des plus jolis mais aussi dans celel des plus rudes à escalader.

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 De jolis polypores marignés ont prit place sur les vieux poteaux de délimitation. Leur croissance a été rapide, tant et si bien qu'ils ont fini par engloutir le lierre.

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Il fait peut être beau mais il ne faut pas non plus se leurrer, nous sommes en Hiver et bien que pour le moment la neige n'a pas fait trop souvent son apparition (n'oublions pas néanmoins le mois de Novembre), il est évident que la végétation somnole et que les premières fleurs se ferront comme toujours attendre bien que par endroit les primevères accaules offrent leurs beaux pétals jaunes.

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Je termine ma promenade par la visite d'une petite marre située près du sommet. J'aurai aimé avoir des photos de qualité pour vous présenter ma découverte qui me remplit de joie. Au fond de l'eau, dans un brouillard de vase, des dizaines et des dizaines, peut être même plus d'une centaine de batraciens se mêlent à la boue. Crapauds et grenouilles de toutes tailles et de toutes couleurs, variant de l'orangé au vert en passant par les teintes de gris et parfois de jaune sont en hibernation. A ma grande surprise tout ce petit monde s'agite à la recherche de la meilleure position de sommeil, peut être que la douceur de ses jours n'y ait pas pour rien mais d'ici demain il faudra compter sur le retour de la neige et du froid. En tout cas je suis ravie de ce spectacle et dans les entres-mêlât de pâtes, de ventres claires et de dos alongés je parviens à distinguer de nombreuses grenouilles rousses et vertes, quelques crapauds communs et me^me un ventre jaune tacheté de noir. Un crapaud sonneur? c'est trop beau pour être vrai.
C'est sur cette jolie note que se termine cette ballade.

 

vendredi 18 octobre 2013

Sortie dans les bois 38.

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 Il ne fait pas bien chaud au col ce matin, tout au plus 12°C et déjà l'air se fait frais. Mais un grand soleil et un beau ciel bleu accompagne les promeneurs que nous sommes. Ces températures ne sont pas très bonnes pour les cèpes mais on ne sait jamais.

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 La forêt est couverte de chanterelles en tube, il y en a tellement que nous ne ramassons que les plus grosses. C'est un excellent champignon apprécié par certains animaux comme les cerfs ou les chevreuils qui les broutent, ne laissant que des touffes de pieds au sol. Elle est très ressemblante à la chanterelle jaunissante qui ets toute aussi délicieuse.

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 Attention à ne pas confondre les chanterelles en tube avec les léoties lubriques que l'on peut voir ci-dessus qui contiennent la même toxique que le gyromite mais en plus faible quantité. Courant en automne, ce champignon s'étend lui aussi dans nos forêts en grands tapis jaunes sur le sol. Son chapeau jaune et son aspect gélatineux permet d'éviter les confusions.

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 Le lycoperdon brun d'ombre appartient à la famille des vesse. Non commestible, sa chait blanche devient noir de la couleur des spore qu'il libert. De forme reconnaissable, sur ça fin de vie (dernière photo) il peut prendre des aspects surprenants. On le rencontre du début de l'été jusqu'à la fin de l'automne. C'est à cette période qu'il est le plus prolixe.

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 Le scléroderme vulgaire est toxique. Il ne faut pas le confondre avec la veste-de-loup qui jeune est un comestible plutôt moyen. Celui-ci a souffert des derniers aléas du temps et ressemble à une pâtisserie.

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Autre champignon qui apprécie les pousses en grandes colonies, l'hypholome en touffe. Toxique selon les dernières analyses (il y aurait même eu des cas de morts au Japon), il se reconnait à ses couleurs chatoyantes et de par son abondance sur les bois mort, en particulier les vieilles souches. Commun il pousse du printemps à l'automne. On peut le confondre aussi avec l'hypholome doux ou l'hypholomecouleur de brique, tous aussi toxiques.

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 En voilà un bon gros champignon. L'amanite solitaire est plutôt rare et comme son nom l'indique aime la compagnie. Son chapeau est crème à gris et est collant au touché. Sa ressemblance avec des espèces toxiques d'amanites rend complexe sa récolte et sa consommation.

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 D'autres délices se trouvent dans les bois isèrois.

1 et 2: Je pensais avoir à faire à un cèpe "tête de nègre" mais voilà que la chair ressort jaune et que le pied apparaît comme des plus vifs. C'est la première fois que je rencontre ce type de bolets, deux plus exactement lors de cette sortie et au quels je ne peux pas donner de nom. Merci à Heré pour avoir reconnu l'inconnu: le bolet à tubes courts. Il est non comestible.

3 et 4: Le lactaire délicieux se consomme jeune, frit dans de l'huile ou cuisiné au vinaigre comme des cornichons. Souvent confondu avec le sanguin, il verdit facilement par oxydation au contacte de l'air et donne un lait orangé piquant cru.

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 Encore une fois j'ai la chance de croiser la chenille de la pudibonde (calliteara pudibunda) aux élégantes couleurs. La pudibonde est un papillon de nuit timide d'où son nom qui est gris et blanc et possède du "poil au pattes", un vrai phénomène en somme. 

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 Il y a encore des girolles et de belle taille quoique que peu nombreuses. L'humidité fréquente et les températures ont permi leur bon développement. On la trouve sur les sols bien drainés, les bois de hêtres, de châtaigniers, dans la végétation comportant des myrtilles, de la mousse et même des bosquest de noisetiers.Elles apprécient aussi les éclaircies et les clairières forestières.

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 Le laccaire améthyste est un bon comestible qui si on maîtrise son genre, est facile à reconnaître. Toute fois attention à ne pas le confondre avec le mycène pur qui est toxique. Petit, il pousse en abondance comme la chanterelle en tube ce qui rend sa cueillette aisée. Clair voir blanc par temps sec, il pourra apparaître violet foncé après une forte pluie. 

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 Bien sûre par en cette période sort en grand nombre la reine du monde fongique, l'amanite tue mouche. Toxique, ce champignon hallucinogène entretient l'imaginaire humain autours des anciens mythes qui continuent de marquer nos sociétés et notre folklore. Nains, sorcières, lutins et gnomes, c'est tout une ménagerie fantastique et parfois même biblique qui y est rattaché. 

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Bref, l'amanite tue mouche figure parmi mes champignons préférés pour leur haute symbolique et pour ce qu'elles ont pu apporter à l'ethnomycologie, cousine de l'ethnobotanique. Pour mieux la découvrir, voici un petite article de mon cru ici

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 Contrairement à ce que l'on pense dans de nombreux patelins, la calocère visqueuse n'est pas comestible, elle provoque des troubles intestinaux et des vomissements. Cette confusion vient du fait qu'elle ressemble à certaines calvaires comestibles. 

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Le pied de mouton est un excellent comestible qui fait parti des rares champignons à aiguillons, les hydnes. Leur chapeau orange et leur pied blanc sont significatifs. Attentions, la présence d'aiguillons ne signifit pas automatiquement que le champignon est bon, loin de là. L'hydne noir par exemple n'est pas comestible.

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 Soleil + pluie = champignons. De par ce fait il y a de nombreux inconnus qui sont apparus dans les forêts. Ils font le bonheur des nombreux insectes comme celui de ce bousier d'Europe par exemple qui bien que coprophage aime énormément les champignons (ce qui est aussi commun chez un certain nombre de scarabées nécrophages).

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En voilà un autre de bel inconnu. Il pourrait s'agir d'un hébélome ou d'un collybie par exemple mais sans grande conviction. Néanmoins une chose est sûre, quand on ne connaît pas ou que l'on ne reconnaît pas un champignon, on ne prend pas le risque d'y toucher ou d'y consommer.

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Voilà une série de champignons bien originaux.

1: Voilà de bien belles petites pézizes que je ne parvient pas à identifier. Ce genre est si varié que je m'y perd en un rien de temps.

2Les pézizes d'une couleur sont des comestibles sans valeurs. Elles sont petites et sans goût. 

3: La aussi un inconnu qui pourrait se faire passer pour des "doigts du Diable" si leur couleur n'était pas si claire.

4:  Ces tramètes, de loin, m'ont fait espérer tomber nez à nez avec une belle colonie de chanterelles en tube. Il n'en est rien mais ce n'est rien, la forêt en regorge.

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 L'helvelel lacuneuse est un champignon toxique que l'on rencontre du début de l'automne au début de l'hiver. Présenté comme comestible, il faut en manger très peu et bien cuit au risque d'avoir des problèmes d'indigestion. A rejeter donc.

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 Il n'est pas rare de rencontrer de grandes colonies de champignons, parfois en ronds de sorcières, parfois en colonies. Cela vient du fait que le mycélium dans le sol produit parfois de manière spontanée si les conditions sont réunies, de nombreux organes reproducteurs: les champignons. Ainsi un mycélium peut aussibienproduire un que des centaines de champi's à la fois.

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 Le lyophylle conné se rencontre dans les forêts de conifères ou mixtes en altitude où il pousse en groupes et en touffes bien souvent. Peu rependu dans les terrains calcaires, c'est un champignon non comestible car il possède des composés mutagènes.

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 Bien qu'il fasse froid, c'est un vrai plaisir de se promener en forêt. Les oiseaux chantent (en raison de la faible pression atmosphérique dû au temps), les dernières fleurs sont sorties et annonce le début des gelées mais les couleurs douces et chaudes de l'automne réchauffent le coeur.

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1 et 2: Le cortinaire blanc-violet aime les feuillus et les sols acides. Piètre comestible, il ne possède que très peu de goût et peut être confondu avec des nombreuses espèces du même genre toxiques. Mieux vaut ne pas le ramasser.

3: Voilà un bel inconnu à la tête haute, au pied élancé et quelque peu courbé.

4: L'amanite citirne se rencontre pendant l'été et l'automne. Elle exalte une drôle d'odeur de pomme de terre cru ou de radis frais mais il ne faut pas oublier qu'elle fait parti des champingons que l'on ne consomme qu'une fois. En effet, elle est mortelle.

 

Et au coin des cèpes?

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 Il y a quelques temps de cela, nous avons fait une récolte de cèpes formidable sur une ère de pique-nique: une trentaine en l'espace d'un quart d'heure. Depuis nous y sommes retourné mais la réussite n'était pas là. Pour se souvenir de la récolte c'est ici.

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Cette fois pas grands choses à se mettre sous la dent, il y a toujours autant de bruyères mais pas la queue d'un cèpe, tout justes quelques bolets rudes (3) pour nous jouer de mauvais tours, quelques amanites panthères (4) qui pointent le bout de leur nez ou des amanites tue-mouche (1 et 2), signe que le coin est une terre à cèpe ce qu iest une bonne chose.

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Sincèrement, qui ne se serait pas fait prendre devant ces beaux chapeaux avant de voir qu'il s'agit de bolets rudes aux pieds frêles parsemés de gris et de blanc?

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Mais arrêtons de râler, la balade a été superbe, la récolte prolixe, quoi de mieux? D'ici peu retour dans les bois pour de nouvelles découvertes gustatives mais aussi visuelles. En tout cas ça fait du bien de pouvoir traîner les pieds en forêt.

 

mercredi 2 octobre 2013

Sortie en forêt 37.

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Dernière sortie avant les vendanges qui débutent après demain, du moins dans le Beaujolais. Peu de lumière filtre à travers les arbres qui perdent leurs feuilles et la pluie est même venue se rejoindre à nous ce qui a rendu par moment la prise de photo difficile. Dommage car il y avait beaucoup à voir et même à déguster.

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Visite du nouveau coin de cèpes découvert samedi et qui s'est révélé être prolixe.

1: Un cèpe oublié et par chance, peu véreux a fini sous la dent d'une limace. Tant mieux car de par ses excréments elle "ressèmera" les spores.

2: La toute petite amanite tue-mouche rencontrée la dernière fois est en train de devenir un très beau spécimen. On raconte qu'il lui faut 8h pour sortir de terre, se déployer et dépérir. Cette observation dément cette idée reçue.

3 et 4: De jolis inconnus sont venus s'installer au bords de la route, indiquant l'activité fongique du coin.

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Un cèpe d'été? non raté, une simple russule belette qui pendant quelques secondes m'a donné l'espoir d'en trouver un blottit dans la mousse.

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1 et 2: La non plus ce n'est pas un cèpe d'été ni un cèpe tout court car il faut savoir que si les cèpes sont des bolets, tout les bolets ne sont pas des cèpes. Ici il s'agit d'un petit bolet amer ou bolet du fiel au pied étonnamment long au goût très désagréable.

3 et 4: La mousse abondante dans la forêt absorbe l'humidité. Quand de fortes chaleurs apparaissent, le choc thermique entre les températures ainsi que ces réserves d'eau permettent aux champignons de s'épanouire.

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La vesse perlée se reconnaît aux petites boules rondes comme des perles qui se trouvent entre des "picots". Ce joli champignon n'est pas considère comme comestible.

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Les champignons des champs s'invitent dans les bois.

1 et 2: Voilà de jolis agarics, famille à la quelle appartiennent les rosés des prés. Ici il s'agit d'une espèce cousine, l'agaric des bois qu'il ne faut pas confondre avec certaines amanites ou avec l'agaric jaunissant.

3 et 4: La lépiote élevée se  trouve aussi bien en forêt que dans les champs mais il ne faut pas la condre avec les espèces plus petits et parfois mortelles. 

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Le clitopile nébuleux est considère comme bon comestible mais ne plaît pas à toutes les bouches ni à tous les estomacs. Il dégage une forte odeur qui peut être associée à de la farine ou à du fromage blanc. Il ne faut pas le confondre avec le très  dangereuse entolome livide qui peut être mortel chez les enfants, les personnes âgées ou affaiblies.

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Voici un exemple de confusion possible dans un même biotope, à savoir sous des pins pectinés et quelques feuillus, dans la mousse et les aspértules odorantes.

1 et 2: Le lactaire délicieux est à tort confondu avec le lactaire sanguin, très proche d'apect mais rouge dans son apparence et de par son lait. Le lactaire délicieux reste un bon comestible jeune et frit.

3 et 4: Il ne faut pas le confondre avec le lactaire scrobiculé qui se trouve à quelques pas de lui. On peut le trouver sous les sapinières, les forêts mixtes et même les bordures de champs. Non comestible pour l'Homme à la vu de son âcreté, il semble plaire aux vaches qui aiment le brouter.

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L'agaric des forêts est un bon comestible qui lui aussi est proche du rosé des prés et de l'agaric des bois . C'est un bon comestible assez recherché. Cette année plusieurs morts sont imputées à la confusion de ce derniers avec des lépiotes ou des amanites mortelles alors prudence.

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1 et 2: Difficile de voir à quoi ressemble ce champignon de loin, on pourrait croire qu'il s'agit d'une grosse vesse. Quand on s'approche de celui-ci et que l'on y regarde de plus près, on peut voir qu'il s'agit d'une jolie amanite amanite ovoïde.

3 et 4: A titre d'exemple, voici quelques vesses de loup perlées.

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Un brève éclaircie nous permet de mieux voir un court instant ce qui nous entours et de pouvoir prendre plus facilement quelques clichés.

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Voici quelques nouvelles espèces à rajouter au tableau de chasse de cette année (enfin deux la première ayant été identifiée lors de la dernière sortie).

1: La clavaire chou-fleur est comestible jeune (et est très apprécie dans l'Est de la France), il se reconnaît à sa couleur vive et à sa ressemblance avec le corail.

2: Proche cousine, la clavaire élégante est semblable à cette dernière mais reste moins prisée.

3 et 4: Je pensais avoir reconnu dans ces champignons le clitocybe nébuleux, là aussi raté, il faudra attendre un peu avant de les nommer.

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Retour des nuages et de la pluies qui pour le moment, et à la vue de ce cliché flou, n'aura pas de nom.

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De nombreuses amanites tue-mouches sont sorties depuis notre passage. Elles ont enfin leur propre (et long) article ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2013/10/01/28123812.html

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Certaines dessinent mêmes des ronds de sorcières parfaits.

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Pour la suite quelques champignons à la drôle de forme.

1 et 2: La calocère visquese est un champignon a rejeté car il peut provoquer des problèmes gastriques.

3: Les vesses de loup piriformes sont comestibles jeunes quand la chair encore blanche. C'est un champignon commun.

4: Le champignon observé samedi à commencer à fendre son enveloppe protectrice et laisse deviner, sous la masse gélatineuse un japeau jaune. Néanmoins le mystère demeur.

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Les chantrelles en tubes prennent désormais de belles tailles bien que le pied ne dépasse jamais les 5-6 centimètres ou que très rarement.

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On nomme souvent à tort la girolle chanterelle mais les deux espèces appartiennent au même genre.

1 et 2: Les chanterelles en tubes se distingues par leur petite taille, leur chapeau plat brun et leurs sillons marqués et clairs.

3 et 4: Les girolles elles sont beaucoup moins frêles, souvent de belle taille et entièrement jaunes.

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Le pied de mouton est un excellent comestible qui a la particularité de n'avoir ni lamelles, ni tubes pour diffuser ses spores mais des aiguillons.

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1 et 2: Les pieds bleus sont de bons comestibles très recherchés qui ne sont pas fait pour les estomacs. En fonction du milieu et de la luminosité ils peuvent pousser avec un chapeau marron qui s'éclircira en vieillissant pour devenir bleuté comme l'enssemble du champignon.

3 et 4: Le clitocybe orangé peut être confondu avec la girolle ou le dangereux clitocybe de l'olivier. C'est un bon comestible que certains estomacs digèrent mal.

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Un cèpe? Là non plus il n'en est pas cas, il s'agit d'un bel inconnu qui sous la pluie s'avère trompeur.

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L'hypholome en touffe est non comestible à raison de sa forte odeur, de son goût amer et des troubles digestifs qu'il provoque. De plus ses couleurs vives sont des plus dissuasives.

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Surprise, dans la mousse un pied de cèpe sectionné. Enfin un indice et de taille, celui-ci indique la présence effectif du champignon mais aussi que nous ne sommes pas les seuls à être sur ses traces.

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D'autres indices apparaissent dans le paysage.

 1 et 2: Dans l'umus et la mousses des trous se dessinent, laissant penser que les occupants de ceux-ci ont été prélevés.

3: Un énième faux espoir se présente.

4: Pourtant la forêt et son biotope nous indiquent que nous ne sommes pas loin du but.

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Et enfin les beaux et bons cèpes d'été se présente à nous. Malheureusement une bonne partie d'entres-eux sont véreux ce qui gâche un peu le plaisir.

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Résultat, une dizaine de bouchons ce qui indique qu'une nouvelle pousse s'amorce. Il faudra veiller au grain en scrutant le ciel pour espérer faire une nouvelle cueillette.

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Il fait bien gris dehors et même mieux, la pluie a redoublé d'effort, m'obligeant à sortir le flash. Bien que les délicieuses trompettes de la mort soient au rendez-vous, la luminosité et le temps ont eu raison de nous.

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Mais avant de partir, une jolie rencontre avec cette salamandre tachetée nous permet de mieux faire connaissance avec ce batracien que nous ne croisons plus qu'occasionnelement. Elle peut mesurer entre 20 et 25 cm et celle-ci doit aisément les approcher vu sa taille. Cet animal incroyable à la capacité de faire repousser un doit ou même une partie de patte si ceux-ci sont sectionné. Il y aurait encore beaucoup à dire sur elle... dans un prochain article.

En tout cas ce fût comme toujours une belle balade quoi qu'un peu fraîche.

dimanche 15 septembre 2013

Sortie en forêt 34.

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Qu'il fait beau. On profite de la nature et des sorties en sauvage avant que la pluie ne vienne nous chagriner. La nature connait un regain d'activité et il plaisant de l'observer.

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1 et 2: Le mélitée du Mélampyr est aussi nommé damier Athalie. Il est en voie de régression dans la plupart des zones où il vit. On le trouve de la mi-mai à la fin octobre dans toute l'Euopre, au Japon et les zones tempérées d'Asie jusqu'à 1600 mètres. C'est un papillon des lisières et des bords fleuris. 

3: Dans le coeur d'une fleur de carotte en fenaison, une araignée  a formée son nid. Il se voit ainsi abrité des ses ennemis naturels mais aussi des intempéries.

4: L'épeire fasciée ou agriope frelon est une araignée de belle taille. Celle-ci déguste une sauterelle qui s'est laissée prendre dans sa toile. Depuis le 19e elle est en expansion en Europe. Ses rayures agissent comme un leur en vers ses proies ce qui la rend également vulnérable à ses prédateurs. En cas de danger elle fait vibrer violemment sa toile avant de se laisser tomber dans la végétation.P1060064

Il fait plutôt beau voir même chaud (pas comme les jours à venir) et la fraîcheur d'un petit chemin forestier est la bienvenue. Les feuilles commencent à tomber et rapellent il ne reste plus qu'une semaine avant l'automne.

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Dans le bois velanois, rencontre avec la Tour O'Mahony. Cette très vieille tour qui se trouve dans la forêt, au bout d'un chemin forestier et à proximité d'un champ, fût érigée au 19e siècle comme pavillon de chasse puis servit sous la première guerre mondiale de détachement pour les soldats. Elle appartenait à la famille du même nom, une seigneurie Irlandaise immigrée en France et dont il existe une large généalogie que l'on êut retrouver .

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Si on regarde à proximité de la tour, on peut trouver dans les taupinières qui l'entour des vestiges de l'activité humaine passée comme ce morceau de verre ou un autre de faïence.

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1 et 2: Le bolet pomme de pin est champignon étonnant qui me surprend toujours quand je le rencontre. Son apparence atypique avec ses écailles noires évoquent en effet une pomme de pin. En vieillissant il devient complètement noir et passe souvent inaperçu. C'est un piètre comestible plutôt rare qu'il est bien plus agréable de contempler que de manger.

3 et 4: Le scléroderme vulgaire nommé aussi orange, citron ou commun. On le trouve à la fin de l'été jusqu'à a mi-automne. Il n'est pas commestible et serait même toxique. Certains vendeurs peut scrupuleux peuvent l'incorporer dans des préparations dites à base de truffes pour faire croire que c'est effectivement le cas car la chaire de se champignon est noire.

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La collybie radicante se développe généralement de manière solitaire. C'est un comestible sans grande saveur qu'il faut prendre garde à ne pas confondre avec d'autres espèces. Il aime le bois mort, en particulier les vieilles souches de hêtre.

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1: Le lactaire poivré est un champignon non comestible en raison de son goût très prononcé de poivre. Séché puis réduit en poudre, il servait autrefois d'épice.

2: Le russule émétique est lui aussi non comestible et peut donner des mots de ventre. Celui-ci a été grignoté par les limaces et est utilisé comme abri par un petit grillon.

3 et 4: La russule verte est la meilleur du genre mais peut aussi être confondue avec des espèces plus dangereuses voir mortelles comme l'amanite phalloïdes! Attention donc.

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Ce n'est pas encore temps mais bientôt on pourra récolter les premières châtaignes! Miam, mais pour le moment c'est les fruits du sureau qui finissent dans le panier.

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Surprise, rencontre avec... un pin maritime! En pleine forêt il a prit ses aises et a été épargné par la tronçonneuse du bûcheron. Ses pommes de pins seront fort utiles pour les ateliers à venir. En attendant, si on regarde d'un peu plus près ce conifère, on s'apperçoit que c'est une plante aux nombreuses vertus: hormis sont utilisation pour l'industrie du bois, les composantes de son écorce soigneraient l'hyper-activité. Au Portugal on récolte sa sève.

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Au même endroit on peut avoir une très belle vue sur une partie du pays Velanois.

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Le sceau de Salomon odorant se porte plutôt bien, celui-ci propose des fruits mûres et de jolies feuilles délavées. Pour connapitre tout les bienfaits de cette plante qui, il ne faut pas l'oublier, toxique, rendez-vous dans la rubrique du tome 5 ou ici.

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Sur un plant de ronce, cachée derrière une feuille, une jeune sauterelle verte joue à la timide. Vorace, cette carnassière est à l'affût d'une proie.

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Autre monumment de Velanne, le Sacré-coeur. Haut de plusieurs mètres, un escalier permet de monter jusqu'aux pieds de la statu pour contempler le paysage et faire des offrandres dans une petite loge dans la pierre réalisée à cette effet. Si on s'en référe à Wikipédia, (article complet ici) le sacré coeur se définit aisni: Le Sacré-Cœur est une dévotion au Cœur de Jésus-Christ, en tant que symbole de l'amour divin par lequel le fils de Dieu a pris la nature humaine et a donné sa vie pour les hommes. Cette dévotion est particulièrement présente au sein de l'Eglise catholique romaine.

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Et puis comme toujours les stars du panier, les girolles qui ont eu un peu du mal à le remplir cette fois-ci mais qui se sont révélées fort délicieuses le soir venu.

samedi 24 août 2013

Sortie en forêt 32 (bis).

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 Le soleil est radieux et il fait frais  dans les bois, c'est l'occasion de sortir en forêt et d'explorer des coins que l'on a jamais vraiment prit le temps d'inspecter plus que ça.

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Sur place, beaucoup de russules: vertes, comestibles, de Sardoine, émétiques.... mais les plus communes sont les russules feuilles-mortes, des comestibles moyens mais très beaux qui peuvent prendre de sacrées dimensions!

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Première surprise, 3 jolis bolets à pied rouge. Connus et recherchés par les amateurs, nous ne les ramassons pas car il n'est pas de tradition dans la famille de les cuisiner.

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Le bolet à pied rouge n'est pas le seul du genre à s'épanouir dans les bois:

1 et 2: Le bolet blafard à pied rouge est proche de son cousin cité dans l'énnoncé. Tout comme lui il est toxique cru. C'est un bon comestible qui est assez rare, surtout dans nos bois.

3 et 4: Le bolet rude est relativement commun chez nous. Piètre comestible, on le voit du début de l'été au milieux de l'automne. Quand il fait sec on le trouve dans le lierre rampant.

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Le bolet pomme de pin a une drôle de tête. En vieillissant il devient noir et ses écailles bien visibles ce qui lui vaut son nom.

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D'autres bolatacées mais pas que...

1 et 2: Le bolet orangé peut se confondre avec d'autres proches cousins comme le bolet orangé du chêne. Il est bon comestible mais comme beaucoup des bolets, ça chair à la coupe devient noir ce qui n'est pas des plus appétissant.

3: Le fallus puant tient son nom non seulement de sa forme évocatrice mais aussi de la forte odeur qu'il dégage pour attirer les mouches qui dissémineront ses spores. Celui-ci semble avoir tourné de l'oeil.

4: Ma foi, une fois de plus voici quelques beaux inconnus.

 

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Première lépiote élevée de l'année! Celle-ci finira séchée dans le grenier en attendant que ces amis et consoeurs ne la rejoigne. Ces champignons délicieux aux goût de noisette figurent parmi mes préférés.

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Une fois n'est pas coutome, les amanites rougissantes se donnent en spectacle. Bonne comestibles, nous n'en sommes pas assez familier pour les ramasser mais c'est toujours un plaisir de les voir pousser.

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L'amanite vaginée est un champignon très toxique qui parfois était utilisé dans les rituels magiques, en particulier sa marge contre les brûlures.

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Quelques autres belles trouvailles:

1: En cette période les guêpes maçonnes sont en pleine effervescence, il 'est pas rare de trouver un ou deux reliquats de leur nid.

2: Les fourmillièresalpines sont bien plus grandes que celles de pleines car le sol pierreux leur empêche d'enfouir leur colonie comme il est coutume aux deux-tiers dans la terre. Celle-ci prend des proportions gigantesques.

3 et 4: Deux nouvelles cabanes fort esthétiques sont apparues dans les bois.

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Et après tout cela, on prend le temps de savourer le paysage dans une éclaircie de la forêt. Sous vos yeux, Miribel-les-Echelles. Et j'oubliais, pour finir voici notre triste panier, au compteur: un cèpe d'été et une coulemelle.

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