vendredi 13 janvier 2017

Destination Bretagne : le Cap Fréhel.

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Dernière journée en Bretagne. Avant de rejoindre notre petit appartement lyonnais, nous partons à la découverte du Cap Fréhel et de son phare. Ce jour là, lui et la côte étaient plongés dans la brume. C'est un temps idéal pour observer les oiseaux marins ainsi que les insectes qui vivent dans les buissons de bryères.

 

La fougère aigle (Pteridium aquilinum).

Elle couvre une grande partie de la côte d'Opale et surplombe ici les falaises, disputant la place aux bruyères. Les dernières études attesteraient de la toxicité de ses frondes mais aussi de ces spores. Néanmoins elle continue d'être consommée dans certaines régions du monde en particulier en Asie comme au Japon.

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Duo gagant.

Parmi les espèces se plaisants dans les fougères on trouve la chanverine eupatoire (Eupatorium cannabinum) et le chèvrefeuille des jardins (Lonicera caprifolium) qui attirent de nombreux insectes pollinistaures, en particulier des abeilles et des syrphes. On les retrouve couramment dans les Alpes et en particulier en Isère.

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Le Pinson des arbres (Fringilla coelebs).

Il s'agit d'un mâle peu farouche. Cette espèce de passereau est très commune, on la rencontre un peu partout en France. Elle est partiellement migratrice mais les individus se plaisants dans leur habitats y passent toute l'année et bien souvent, toute leur vie. Le pinson des arbres se nourrie de graines et de petits invertébrés.

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La cuscute du thym (Cuscuta epithymum).

C'est une plante parasite des landes et des sols pauvres qui adore les ajoncs et les bruyères. On la trouve un peu partout en France, en particulier dans les zones côtières et montagneuses. Ne produisant pas de chlorophylle, elle se nourrit de ses hôtes d'où sa couleur rose, sa quasi absence de feuilles, et ses drôles de fleurs.

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Le bombyx du chêne (Lasiocampa quercus).

Il s'agît ici d'une femelle dont les couleurs sont beaucoup moins marquées que celles du mâle dont les ailes possèdes de larges bandes brunes et jaunes. Cette espèce se rencontre de la fin du printemps à celle de l'été. Dès que la femelle émerge de son cocon, un grand nombre de mâles se présentent à la dame pour lui rendre ses hommages. La ponte est très particulière, en effet les oeufs sont lâchés en plein vol sur les sites de nourrissage. 

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L'abondance des bruyères (Erica).

On trouve de nombreux bosquets de bruyères qui forment de véritables landes. On les rencontre sur des sols acides et font le bonheur de nombreux animaux, en particulier des cervidés, des petits passereaux qui s'y cachent et des renards qui y trouvent leur repas. La plus présente des bruyères est la bruyère cendrée (Erica cinerea). 

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Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo).

Pour s'alléger et avoir une meilleure pénétration dans l'eau, son plumage n'est pas imperméable, ce qui l'oblige à passer une partie de son temps à sécher ses ailes en les tenant grandes ouvertes. Amateur de poisson et concurent des pêcheurs, des miliers d'entres eux vont être tirés cette année bien que les populations sont encore très fragiles. Sa couleur et sa mauvaise réputation pourraient avoir raison de lui.

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Un pays de la Manche.

 Elle vient s'écrasser aux horaires de la marée sur les falaises de granite rose et sur les plages de sable fin. Ses eaux sont plutôt poissonneuses ce qui explique l'abondance de pêcheurs et les grandes populations d'oiseaux marins, cela vaut aux côtes et aux îlots du secteur d'être classés comme réserve ornithologique. 

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Les aventuriers du dimanche.

 Nous voilà tous les quatre en habit de lumière, perdus dans les falaises à chercher du regard les oiseaux et en particulier l'huîtrier pie. Ce road trip fabuleux nous a fait découvrir une région magnifique mais aussi des amis précieux et chers à notre coeur. Je pense que nous garderons un souvenir impérissable de cette grande aventure.

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Le pipit maritime (Anthus petrosus).

Avec son plumage, il se fond dans son milieu sans mal. On ne le rencontre que sur le littoral où il trouve ses proies favorites, à savoir les petits animaux de vases et les insectes des plages. On peut parfois le voir chasser dans les landes de bruyères ou à même les falaises. C'est dans ces mêmes milieux qu'il aime nicher.

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L'écosystème des falaises.

C'est le territoire des goélands (Larus) mais aussi des macareux moines (Fratercula arctica) que nous n'avons pas eu la chance de voir. Les falaises abritent des espèces végétales indigènes mais sont surtout essentielles aux oiseaux marins qui pour la plupart y nichent. C'est aussi un rempart pour les nombreux villages côtiers.

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Vous nous voyez ? Face au vide nous semblons minuscules, voilà de quoi avoir le vertige.

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L'huîtrier pie (Haematopus ostralegus).

C'est un superbe oiseau des rives qui se reconnaît à son vol en V, à son plumage noir et blanc, à son bec orange et à ses pattes roses. On le rencontre dans de nombreux pays de l'hémishère Nord et dans une grande partie de l'Afrique. Son long bec lui permet de se nourrir de coquillages de vases, de vers et de gros lombrics.

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Le mot de la fin.

Voilà, ce fût notre dernière sortie en pleine nature en Bretagne. Nous rentrons chez nous avec énormément de souvenirs et de photos mais ce n'est pas complètement la fin du périple. Dans le prochain épisode, nous ferons une dernière halte à Matignon et à Dinan pour nous régaler des nombreuses spécialités locales.

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lundi 11 janvier 2016

Sortie dans les Calanques 7.

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Voilà un grand article qui m'a prit bien du temps. La richesse de la faune et de la flore des Calanques et du mont St Cyr est exceptionnelle et il a été bien dur de choisir parmi les 876 photos les quelles garder pour vous faire un petit condensé de cette sortie (sans parler de l'incroyable paysage). Sur de nombreux clichés vous pouvez voir de petits papillons (zygènes). Je les présente un peu plus bas dans l'article. Si j'en parle en introduction c'est que ce jour là, c'est bien simple, il y en avait de partout ... mais vraiment de partout, au point qu'il était difficile parfois de photographier certains végétaux sans les inclurent dans la prise de vue. De ce fait vous allez beaucoup les voir. 

 

Scabieuse colombaire (Scabiosa colombaria).

Pas simple de faire la différence entre les knauties et les scabieuses, d'autant plus que certaines scabieuses sont devenues depuis peu dans la nouvelle classification des knauties. Pour exemple : scabieuse des champs = knautie des champs (Knautia arvensis). Ici il s'agît d'une scabieuse que l'on peut identifier par ses sépales.

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La globulaire buissonnante (Globularia alypum).

 Elle est typique de méditerranée et plus particulièrement de la garrigue. Comme les bruyères et les ajoncs, elle fleurit plutôt pendant les mois froids (d'octobre à mai) ce qui nous changent bien des Alpes où à cette période peu de plantes peuvent se permettre la même fantaisie, à savoir former un joli buisson bleu au coeur de l'hiver.

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Le lierre grimpant (Hedera helix).

 Voilà une mal aimée. Le lierre grimpant n'est pas comme on le pense une plante qui se nourrit des arbres. Il s'en sert uniquement d'appuie pour capter le soleil. Il offre de nombreux avantages à leur hôte en limitant l'évaporation du tronc, en le solidifiant le bois fragile ou encore en le protégeant de nombreux parasites et prédateurs.

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L'héliotrope d'Europe (Heliotropium europaeum).

 C'est une plante commune que l'on rencontre sur de nombreux continents : en Eurasie et en Afrique. En dehors des éléments de détermination classiques, l'odeur fétide qui se dégage des feuilles froissées est un bon moyen de la reconnaître. Sa floraison est très longue et parfois peut se prolonger jusqu'à la mi-octobre.

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Le sumac des corroyeurs (Rhus coriaria).

 On le trouve un peu partout en méditerranée mais surtout dans les pays du Maghréb. Parfois confondu avec des espèces invasives comme l'ailante (Ailanthus altissima) ou le vinaigrier (Rhus typhina), il est surtout connu pour les épices que l'on en tire. On employait autrefois ses feuilles dans le travail des peaux animales.

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L'euphraise jaune (Odontites luteus).

 On la rencontre dans presque tout l'est de la France et ne fait l'objet de protection que dans le département de l'Alsace. C'est une plante de terrain sec qui se trouve couramment sur les sols pauvres. Ses fleurs jeunes forment dans la garrigue et le maquis de grands parterre dorés qui attirent de nombreux papillons.

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Le buplèvre arbustive (Bupleurum fruticosum).

 Cet Apiaceae est lui aussi typique du pourtour méditerranéen et il est l'une des rares plantes à bien résister aux embruns. Il attire les abeilles qui se délectent de son nectar odorant mais aussi toute sorte d'insectes gourmands. Habitué zones de friche  où le sol est sec et ensoleillé, il a gagné depuis peu sa place dans les jardins.

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La galle du Pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus).

 J'aime beaucoup cette galle en forme de main qui semble tenir la feuille. Elle est le fruit de toute une colonie de pucerons qui vive dans une déformation des tissus de la feuille. La feuille suite aux piqûres de ces insectes a formé une cavité solide qui produit un jus odorant et sucré dont les pucerons adorent se nourrir.

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La famille des Cicadidae.

 Ce sont nos chères cigales, celles qui ont fait battre le coeur des provençaux devant les films de Pagnol et qui désormais avec la hausse des températures montent peu à peu vers le nord de la France. Ainsi cet été on pouvait en entendre chanter quelques unes, comme depuis 4-5 ans, dans la ville de Grenoble !

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Le romarin officinal (Rosmarinus officinalis).

On ne peut pas parler du Sud sans parler du romarin ! C'est l'épice qui compose en majorité le régime méditerranéen qui était il y a encore peu très en vogue. C'est une plante aux mille vertus qui parfum la garrigue et qui de ses fleurs violines et pâles la colorent. Autrefois les nobles gens le consommait après les repas pour se rafraîchir l'aleine, surtout quand les festivités se terminaient par des promenades faites en charmante compagnie.

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La céphalaire blanche (Cephalaria leucantha).

 On ne le dirait pas comme ça, mais cette jolie fleur blanche appartient à la famille des Caprifoliaceae, tout comme c'est le cas des chèvrefeuilles, des centhrantes, des cardères, des valérianes et de leurs cousines les knauties. Elle peut se rencontrer dans les pelouses sèches, pierreuses, pentues et baignées de soleil.

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Prendre le large.

Parfois, il suffit de faire quelques pas pour être perdu en nature sans vraiment quitter la ville. La randonnée du mont St Cyr permet ce dépaysement, en particulier si on tente de le gravir en passant par le Parc de Bruyères. Facilement accessible par le bus, ce joli espace vert est relativement sauvage et laisse vite place aux calanques.

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 De ce fait en moins d'une heure de marche on se retrouve sur les hauteurs à regarder la ville de haut et à se dire que l'on vient de l'autre bout de celle-ci. Et puis on peut aussi prendre plaisir à dominer la mer qui ce jour là était comme à son habitude calme, à voir au loin le stade Vélodrome et à observe la frénésie de la métropole.

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L'olivier (Olea europaea L. subsp. europaea var. europaea).

 Quand on lit son nom scientifique (latanisé), on se dit qu'il est parfois bien plus simple de connaître la nom vernaculaire (commun), du moins pour certaines plantes. C'est à cet arbre que les civilisations grecs et romaines (et bien d'autres) doivent leur gloire passé et le rayonnement culture, économique et militaire qu'elles exercèrent à l'antiquité. En somme il fût un peu ce que le pétrole est à l'heure actuelle pour nos sociétés modernes.

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La salsepareille d'Europe (Smilax aspera).

 Son nom vient de l'arabe "saras" : "plante épineuse" qui donna en espagnol "zarzaparrilla" et en portugais "salsaparilla " puis en français "salsepareille". Certains la connaissent grâce au dessin animé les schtroumpfs. Dans celui-ci la plante est leur plat favori et elle a même été le titre de l'un de leurs albums BD.

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L'inule visqueuse (Dittrichia viscosa).

 Pendant fort longtemps elle eu mauvaise réputation et fût malheureusement classée parmi les "mauvaises herbes". Aujourd'hui on redécouvre  son rôle bénéfique, en particulier dans la culture des oliviers qu'elle prémunit d'un grand nombre de parasites, en particulier de la mouche de l'olive (Bactrocera oleae). Cet insecte pond dans les olives ses oeufs qui donneront une larve vorace qui se nourrira du fruit. Cela entraîne la chute du rendement.

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La bruyère multiflore (Erica multiflora).

 Difficile de la louper en cette saison temps sa floraison est abondante et colorée. Cette plante de plein soleil se contente aussi du mi-ombre. On la trouve dans le sud de l'Europe, le nord de l'Afrique et l'ouest de l'Asie. Bien qu'elle est tendance à apprécier les sols neutres voir plutôt basiques, elle s'accomode très bien des sols calcaires des alentours de Marseille, du moment qu'elle est à l'abris du sel marin et des embruns de la mer.

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C'est un bel arbuste qui peut atteindre 80 à 100 centimètres de haut et qui parfois présente des fleurs un peu plus claires (hypochromie) ou au contraire très vives (hyperchromie). Attention à ce qu'elle n'ait pas les pieds dans l'eau, le terrible champignon Phytophthora pourrait parasiter sa racine et la faire rapidement péricliter.

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 C'est une plante nectarifère qui est précieuse pour les apiculteurs car à la période où elle fleurit, il n'y a pas grand chose pour nourrir les abeilles. Le miel de bruyère est assez recherché quoi que peu prisé en France.  L'Allemagne et les Pays de l'Est en font une grosse consommation pour les vertus médicinales qu'il aurait.

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Le ciste cotonneux (Cistus albidus). 

 Ce joli ciste porte bien son nom de cotonneux quand on voit l'aspect de ses feuilles douces et poilues. Elles lui ont aussi donné son surnom de ciste blanc qui est assez trompeur car il laisse penser que ses fleurs sont blanhes, hors elles sont d'un rose éclatant avec des pétales maculés et un coeur jaune vif.

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La punaise verte puante (Nezara virudula).

Pas chouette comme nom pour cette pauvre punaise mais tellement parlant ! Avec son rostre (trompe) elle perfore les végétaux pour se nourrir de leur sève. Elle a la particularité d'être facilement identifiable quand elle est juvénile et à la fâcheuse tendance dès son plus jeune âge a dégager une odeur nauséabonde pour se défendre des prédateurs, en particulier des fourmis qui peuvent représenter un danger pour elle et sa plante hôte.

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La plante des morts.

 L'immortelle commune (Helichrysum stoechas) tient son nom des anciennes coutumes mortuaires. On coiffait les défunts avec des couronnes de cette plante car elle était réputée apporter gloire et reconnaissance. J'aime beaucoup cette petite anecdote. C'est une plante protégée parfois encore ramassée pour les propriétés qu'elle aurait. À savoir, elle serait anti-inflammatoire, cholagogue, antibactérienne, antigfongique, antitussive etc.

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Le crache sang (Timarcha tenebricosa).

 Drôle de nom pour ce petit scarabée. Cela vient de la faculté qu'il a à faire suinter des articulations de ses pattes un liquide orangé tirant parfois sur le rouge qui a très mauvais goût et qui a l'avantage débecter ses prédateurs. Il régresse un peu partout en France de manière alarmante à cause des politiques de fauches abusives.

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Les cytises (Labrunum).

 Ces arbres à la floraison abondante et souvent jaune sont de véritables forteresses. Leurs grande taille et leurs longues épines les protègent de la plupart des herbivores terrestres, mais ils sont aussi très toxiques à cause du taux d'alcaloïde qu'ils contiennent et qui peu augmenter en présence de pollution de l'air et des sols.

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La centaurée rude (Centaurea aspera).

 Cette petite centaurée n'a pas l'air très accueillante aux premiers abords quand on voit son calice. Pourtant, les dents qui se trouvent à l'extrémité des bractées (elles sont au nombre de 3, 4 ou 5) sont inoffensives et bien pratiques pour l'identifier. Les sols pierreux et sableux, bien exposés au Soleil lui plaisent beaucoup.

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La psoralée bitumineuse (Bituminaria bituminosa).

 J'ai déjà eu l'occasion de vous parler ICI de cette drôle qui ne paye pas de mine. Il suffit de frotter ses feuilles et de sentir l'odeur de bitume et de pneu chaud qui s'en dégage pour comprendre l'attrait qu'elle suscite. On lui donne à ce titre les surnoms d'herbe à goudron ou de trèfle bitumeux bien qu'elle n'en soit pas un.

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Le bois Garou(pour attiser l'imaginaire).

 En voilà une belle plante qu'il ne faut peut être pas croiser par une nuit de plaine lune. Le daphné sainbois (Daphne gnidium) est aussi appelé daphné Garou, Sain-bois ou simplement Garou. Présent dans les lieux que l'on peut qualifier d'arrides, ses baies toxiques voire mortelles font le bonheur des petits oiseaux. 

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L'arbousier (Arbutus unedo).

 Il appartient à la famille des Ericaceae comme les bruyères. On le connaît plus souvent dans le sud sous le nom d'arbre aux fraises en raison de l'aspect de son fruit.Comme son nom l'indique il est préférable d'en manger pas plus d'un cru (cuit c'est excellent) si on ne veut pas prendre le risque de subir une vilaine colique.

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La zygène de la bruyère (Zygaena fausta).

 Le voilà ce fameux papillon qui semble avoir prit possession de toute la végétation environnante et qui semble même être un petit peu trop curieux ! Parmi les 27 espèces de zygènes présentes en France, elle est l'une sur la quelle on est le moins documenté. Ils sont très faciles à approcher de part leur vol lent et lourd.

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Leur couleur vive et voyante est un avertissement pour les prédateurs. En effet leur organisme contient toute une série de toxines et de produits virulents comme le cyanure qui les rendent parfaitement inconsommables. De se fait elles peuvent sortir tranquillement à la lumière du jour sans avoir grand chose à craindre.

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 Cette zygène assez commune se rencontre un peu partout en France et dans le sud est de l'Europe. Les chenilles se nourrissent de fagacées comme la cornille ou le gênet (mais aussi d'autres familles) puis se transforment en papillons aux alentours de juin. Elle ne fait pas l'objet de protection particulière en France.

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L'euphorbe characias (Euphorbia characias).

J'ai pendant quelques temps cru qu'il s'agissait d'une plante ornementale échappée en pleine nature car chez nous, elle fleurit de manière artificielle les parcs et les ronds points. Cette euphorbe pousse de manière spontanée et naturelle dans la garrigue. Comme toutes les plantes de cette famille elle est très toxique.

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Le fenouil commun (Foeniculum vulgare).

 Son parfum aromatique et anisé, ses fleurs jaunes et ses feuilles atypique ne trompent pas, il s'agît de ce que nous nommons parfois vulgairement du "fenouil sauvage". Il est l'un des hôtes principaux du machaon (Papilio machaon) dont l'impressionnante chenille en grignote les parties aériennes sans endommager le bulbe.

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L'ibéris à feuillesde lin (Iberis linifolia).

 C'est une très jolie fleur protégée dans toute la région PACA Elle fait d'ailleurs partie de la liste rouge des espèces menacées en France et à le statut de protection de vulnérable (VU). Elle apprécie les zones sèches, les rocailles calcaires et les éboulis. On peut la trouver à proximité de la mer comme en haute montagne.

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Les araignées crabes (Misumena vatia).

 Cette famille d'araignée (Thomisidae) se rencontre aux quatre coins du monde excepté dans les régions arctiques. Les individus qui la compose ont pour nom araignées crabes même si celui-ci est souvent donné à une espèce en particulier : la thomise variable que l'on peut voir si dessous en photo et qu ia une démarche de crabe.

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La Tarente du midi (Tarentola mauritanica).

 On a souvent tendance à croire que de nombreuses espèces réputées pour être exotiques ne sont pas présentes de manière naturelle en métropole. C'est pourtant le cas. On peut trouver ainsi des scorpions, des tarentules mais aussi comme ici des geckos propres à notre pays avec cette jolie espèce plutôt commune mais discrète.

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Le souci (Colias croceus).

 ll n'est pas question d'une fleur mais d'un papillon. Le soucis appartient à la famille des piérides dont de nombreuses espèces sont mal aimées en raison des dégâts que provoquent leurs chenilles dans les potagers. Son vol est très rapide et il est difficile de le saisir en photo. On le trouve partout en France, que ça soit sur les bords de mer jusqu'au dans le Nord en passant par les montagnes, parfois à plus de 2 200 mètres d'altitude !

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Le chêne kermès (Quercus coccifera).

 Ce petit arbuste est typique de la garrigue lui aussi. Contrairement à la plupart des chênes qui sont grands et massifs, celui-ci est raz et forme des buissons denses. S'il est aussi petit c'est pour résister aux vents puissants et aux embruns. Certains spécimens bien abrités peuvent atteindre 3 mètres. Je trouve que c'est une plante assez incroyable quand on sait que certains individus haut de 20 à 30 centimètres peuvent avoir 100 ans si ce n'est plus.

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Le criquet à ailes bleues (Oedipoda caerulescens).

On reconnaît se criquet (à ne pas confondre avec les sauterelles) a ses ailes bleues bordées de noires qui lorsqu'il saute donne l'impression de voir un papillon prendre son envole. La partie supérieur se colore en fonction de son environnement et peut tirer sur le marron, le jaune, le gris ou l'orangé. Il est graminivore.

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Le dimorphisme végétal.

 D'un point de vu biologique, le dimorphisme chez les plantes (mais aussi chez les autres règnes du vivant) se caractérise soit par la différence marquée d'un ou de plusieurs organes, soit par les différences qui sont propres à un individu et qui le différencient du reste de son espèce. Ici nous sommes dans le premier cas de figure.

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Galle de la laitue des vignes (Lactuca viminea).

 Voici un autre type de galle que l'on peut rencontrer cette fois-ci sur cette laitue sauvage. Elles sont le fruit d'un petit insecte que l'on peut voir en arrière plan sur la photo de droite et qui porte le nom de Timaspis phœnixopodos. Ces galles attirent d'autres insectes qui vont y pondre leurs œufs pour parasiter la larve qui s'y développe. Parmi ceux-ci on compte quelques guêpes prédatrices de la mouche de l’olive (Bactrocera oleae).

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La famille des Sedum.

 C'est celle des orpins dont il existe une multitude d'espèces. Ce sont des plantes grasses, particulièrement bien adaptées aux conditions extrêmes, qui peuvent stocker dans leurs feuilles une grande quantité d'eau. Ici il s'agît de l'orpin de Nice (Sedum sediforme) que l'on reconnaît à ses feuilles tubulaires géométriques.

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Le liseron Biscaye (Convolvulus cantabrica).

 Ce liseron n'est ni une plante grimpante ni une plante rampante ce qui n'est pas commun dans cette famille. À la différence des jeunes pousses, les feuilles et tiges les plus anciennes sont presque entièrement dénudées de pilosité. Les poils ont pour utilité chez les plantes de les protéger des insectes et des gros herbivores, de limiter l'action du froid et du gel ainsi que réduire l'évaporation d'eau et le dessèchement des tissus extérieur. 

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L'aconit napel (Aconitum napellus subsp. napellus).

 C'est l'une des plantes les plus toxiques d'Europe et avec l'ancolie, la plus toxique de France. Il n'existe pas d'antidote connu pour remédier à une consommation de ses alcaloïdes et 2 à 3 gr suffisent à entrainer la mort. Peut être est-ce pour cela qu'au Moyen Âge elle était classée parmi la liste des plantes liées à la magie noire.

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L’urosperme de Daléchamps (Urospermum dalechampii).

 C'est une plante méditerranéenne qui aime les friches et les terrains où la pierre abonde, où le sol est pauvre et où il est exposé en pleine lumière. L'extrémité de ses grandes capitules d'un joli jaune pâle est marquée de fins tracés noirs ce qui permet de rapidement l'identifier d'autant plus que peu de plantes de cette famille possèdent cette couleur. Les feuilles et les tiges sont souvent pubescentes (possèdent des poils fins et espacés).

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Le rosier des chiens (Rosa canina).

 Plus connu sous le nom de rosier des chiens, on pensait autrefois à tort que ses fleurs et fruits avaient la capacité de soigner la rage. Ses fruits peuvent se consommer en confiture quand ils sont égrainés et débarrassés de leurs poils urticants. Ces poils ont longtemps été utilisés pour la fabrication célèbre poil à gratter.

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La diplotaxis à feuilles étroites (Diplotaxis tenuifolia).

 Je fais partie de ceux qui préfèrent la nommer "fausse roquette jaune". Cette salade sauvage au goût piquant se plaît presque partout en France. On la trouve aussi bien dans les friches, les bords de chemins, les champs délaissés que dans les grandes villes ou au bord de la mer du moment que le sol est sec et pauvre.

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La verveine sauvage (Verbena officinalis).

 C'est une plante commune des friches qui a été pendant longtemps utilisée pour ses bienfaits astringents, diurétiques et ses propriétés anti-fièvre. Désormais sous le nom de verveine c'est surtout Aloysia citrodora qui est vendue (originaire du Pérou et du Chilli) et qui n'a pas forcément les mêmes propriétés médicinales. 

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L'aster à feuilles d'orpin (Galatella sedifolia).

 Cette grande aster est typique des pelouses sèches (que l'on nomme pelouses xériques). On la trouve en France uniquement dans les régions méditerranéennes.En effet pour c'épanouir la belle à besoin de beaucoup de soleil, d'un climat marin, de fortes températures, d'un sol peu acide, tendance argileuse mais sec et pauvre.

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Les germandrées (Teucrium).

 On compte environs 260 espèces dans ce sous grupe de la famille des liamacées. Ils sont à l'heure actuelle de plus en plus populaire dans les jardins ornementaux. Bien qu'elles ne soient pas inféodés au bassin méditerranéen, c'est là qu'elles sont les plus nombreuses. Certaines d'entres elles sont très rares et protégées.

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Les fougères des Calanques.

 Les fougères ne poussent pas que dans les bois.Voici quelques espèces plus ou moins rares que l'on peut rencontrer dans à Marseille : la doradille (Asplenium ceterach), le polypode austral (Polypodium cambricum), la capillaire de Montpellier (Adianthum capillusveneris) et la rue des murailles (Asplenium rutamuraria).

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 La chicorée amère (Cichorium intybus).

 C'est une plante sauvage à qui nous devons beaucoup de nos légumes et de nos salades. C'est à partir d'elle que sont nées par exemple les endives/chicons, les salades italiennes (Radicchio) et les chicorées à café. Les jeunes feuilles de cette salade sauvage sont recherchées pour leur tendresse, leur couleur et leur amertume.

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Les fourmis méditerranéennes.

 Cette fourmis en mauvaise position avec ce mâle tarente (Tarentola mauritanica) est une fourmis d'Argentine (Linepithema humile). Comme son nom l'indique elle provient d'Amérique du Sud. Cette espèce posséde le record de la plus grande colonie au monde. Sa supercolonie composée d'un nombre incalculable de fourmilières s'étend de l'Italie à l'Espagne. Il y a de fortes chances que cette défunte fourmis en faisait partie.

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Les graines pyrophytes.

 L'adjectif pyrophyte s'emploit pour désigner les plantes ou leurs parties végétales ayant une bonne résistance au feu et même parfois de celui-ci pour se développer ou pour germer. Elles sont un exemple étonnant de l'évolution mais sont aussi parfois responsables de la propagation des feux de forêt de par leurs propriétés pyrophiles.

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L'étage supraméditerrannéen.

Il se définit par la zone de culture de l'olivier (Olea europaea) et la présence de pins sylvestres (Pinus sylvestris) et de chênes pubescents (Quercus coccifera) en abondance. Il se place comme une zone intermédiaire entre l'étage méditerranéen et l'étage montagnard. On peut y rencontre facilement le genêt cendré (Genista cinerea).

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L’épine-vinette (Berberis vulgaris).

 C'est un arbuste qui a énormément souffert du 19e siècle jusqu'à il y a encore peu. Hôte d'un champignon parasite du blé et responsable de grande famine, la rouille noire (Puccinia graminis), il était systématiquement arraché et/ou coupé. Désormais il est un peu mieux considère, en partie grâce à ses fruits.

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L'hélianthème des Apennins (Helianthemum apenninum).

 C'est un petit arbrisseau protégé dans certaines régions de France. Très présente en Méditerranée, elle peut se trouver éloignée de la mer et monter assez hauts dans les pays du Nord et les montagnes bien qu'elle y soit rare. Les hautes altitudes ne lui font pas peur et on peut la croiser jusqu'à 1800 mètres. 

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Paysage incroyable !

 Belle vue n'est-ce pas ? À 610 mètres d'altitude, au sommet du mont, il est possible de voir presque d'un seul coup tout le bassin d'activité Marseillais, mais aussi les cultures de vigne de l'autre côte des Calanques, Aubagne, les bateaux de croisières et les cargos. La rupture entre ville et nature y semble plus que brutale.

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Le fragon faux houx (Ruscus aculeatus).

 C'est un joli arbuste que l'on croit souvent rattaché à la famille du houx en raison de ses baies toxiques rondes et rouges et de ses feuilles légèrement épineuses. En réalité il est plus plus proche de celles des asperges (lafamille des lilliaceae). Il fût utilisé autrefois dans les processions religieux et comme substitut aux objets du quotidien pendant la guerre comme grattoir, comme hérisson de ramonage ou encore comme balais.

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La scille d'automne (Prospero autumnale).

Cette jolie scille fleurit en d'août à octobre et se croise un peu partout en France hormis dans la moitié du Nord-Est. Elle aime les pelouses sèches et au sol pauvres en nutriments, de préférence dans les collines. Elle a besoin également de fortes chaleurs et de beaucoup de soleil. On la distingue par ses deux feuilles opposées.

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Les baies et les plaisirs.

 Dans la garrigues ont trouve quelques appétissantes baies ... du moins à la vue. La plupart des fruits dans les Calanques ne sont pas comestibles ou du moins, pas sans une bonne préparation. Dans le doute mieux vaut les laisser sauf si on et amateur de baies de genévrier commun (Juniperus communis) de la photo de gauche, ainsi que de celles de cet arbuste à droite qui semble être un amelanchier (Amelanchier ovalis).

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Les Calanques et le minéral.

 Les Calanques sont composées en grande partie de roche calcaire mais aussi de granite. Le calcaire est issu de dépôts de sédiments qui sont solubles dans l'eau alors que le granite vient des profondeurs de la terre, là où le magma refroidit lentement. Dur et compacte, il ne craint pas les assauts de la mer ni de la pluie. La rencontre entre ces deux roches si différentes explique le paysage atypique du bord de mer où se mêlent falaises et plages.

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Un paysage façonnée par le temps.

 Les hauts de St Cyr n'ont pas toujours été ce qu'ils sont aujourd'hui. L'augmentation des incendies et l'accroissement du pastoralisme (aujourd'hui disparu dans la région) ont été les deux principaux éléments qui ont façonné le lieu en détruisant tous les grands arbres typique de cet étage et que l'on pouvait trouver là.

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Le mot de la fin.

 Après 2 jours et une nuit à passer le nez dans mes livres, j'ai enfin réussi à sortir cet article. J'avais très envie de partager avec vous cette superbe sortie qui a été un émerveillement constant pour moi. J'ai rarement pu en une après midi découvrir autant d'espèces animales et végétales qui jusqu'à lors m'étais inconnues. Un vrai régale. Désormais l'objectif est d'y retourner pour y découvrir les rares gagées de Granatelli (Gagea granatelli).

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mercredi 16 septembre 2015

Sortie en forêt 58.

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C'est une sortie dans les bois un peu spéciale que je vous propose aujourd'hui. Cet article est un cumule de plusieurs sorties réalisées pendant l'été et qui a pour but de montrer une petite partie de ce qui nous a été donné de voir et de récolter dans nos coins à champignons. Pour résumer il y a eu quelques poussées mais les plus belles ne débutent que depuis une petite semaine. Elles feront l'objet d'autres articles quand j'en trouverai le temps. De ce fait la forme et le contenu changerons un peu de ce quoi j'ai l'habitude de présenter.

 

Les girolles / chanterelles améthyste (Cantharellus amethysteus).

Les girolles sont des champignons très prisés. Parfumés, leur goût de noisette et de sous-bois les classes parmi les champignons dits nobles. Elles ont l'étonnante faculté d'être insectifuge et ne sont jamais grignotées par les insectes et les vers. Cette propriété est commune au reste de leur famille : les Cantherellaceae.

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Sous les bruyères, les Cèpes de Bordeaux (Boletus edulis).

Les cèpes de Bordeaux sont eux aussi des champignons très réputés et ils se vendent à prix d'or, ce qui ne va pas sans créer quelques conflits en particulier dans les Sud-Ouest où les cèpes sont un véritable manne. Malheureusement il est vite sujet aux vers, il est alors préférable de le récolter jeune sous forme de bouchon.

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Les amphibiens des sous-bois : grenouille et salamandre.

Quand la pluie tombe dans les bois, on peut trouver une foule d'animaux que l'on penserait plus prédisposés à vivre dans une mare qu'en forêt. Pourtant ces deux là sous plus courant dans les zones boisées. La salamandre tachetée (Salamandra salamandra) et la grenouille agile (Rana dalmatina) peuvent parfois se croiser.

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La plante des cieux, l'angélique sylvestre (Angelica sylvestris).

L'angémique sylvestre nommée aussi angélique des bois aurait, selon les croyances populaires, aurait été apportée aux hommes par un ange qui l'aurait tout d'abords confié à un moine pour soigner la rage, lutter contre le Diable, la peste et les démons mais surtout protéger les enfants bien qu'elle soit abortive. 

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Prédatrice des airs, la libelluele, l'aeshna bleue (Aeshna cyanea).

Parfois on fait de jolies découvertes. Cette pauvre libellule, une aeshna bleue femelle (qui pour le coup est vert) porte encore les traces du bec d'oiseau qui lui a été fatale en lui perforant le thorax. Les libellules sont des prédatrices féroces qui n'ont pas peur de l'homme et s'approche parfois de lui. Celle-ci a fini dans ma collection.

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Le clitocyne en entonnoir (Infundibulicybe gibba).

 Le clitocyne en entonnoir est un petit champignon, moyen bon pour certains, plutôt remarquables pour d'autres, qui s'accomode aussi bien des forêts mixtes de moyenne montagne comme celles de feuillus des plaines ou de résineux en montagne. On ne garde que le chapeau le pied étant bien trop élastique sous la dent.

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Un nom pour des milliers d'espèces : champignon.

Les champignosnsont un ordre à part entière qui n'est ni animal, ni végétal. Il regroupe quatre familles distinctes : les Mycetozoa qui sont des êtres unicellulaires réunis en groupe, les Chytridiomycota qui sont archaïques et souvent parasites, les Oomycota qui sont aquatiques et les Mycètes dont font partis les champignons que nous consommons. Ils en existeraient plus de 5 millions d'espèce mais nous n'en connaissons que 100 000 actuellement.

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Après l'effort, le réconfort !

Sortie en amoureux fructueuse ! Nous rentrons avec un poignées de girolles (Cantharellus cibarius), quelques pieds de moutons (Hydnum repandum) et un bon paquet de trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides). Ces champignons finiront en omelette mais pour le moment c'est la pose de 10h avec un bon Saint Félicien.

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Un peti géant, le lactaire velouté (Lactarius vellereus).

Ce champignon semble bien petit et pourtant, en fin de vie il peut atteindre des proportions énormes. Le lactaire velouté est l'un des plus grands lactaire si ce n'est le plus grand de tous, du moins en Europe. Il est d'autant plus impressionnant quand il pousse en formant de larges rondes de sorcière. C'est un piètre comestible car très âcre.

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Lutter contre les idées reçues : il existe bien des russules toxiques.

On peut voir écrit ici et là, sur des forums, dans des livres, sur des sites de passionnés très populaire ou même facebook qu'il n'existe pas de russules toxiques et qu'au pire on risque de manger un champignon un peu âcre. Hé bien c'est faux et c'est même dangereux comme affirmation ! Pour ne siter que quelques espèces qui peuvent provoquer des troubles graves : la russule émétique (Russula emetica), la russule du bouleau (Russula betularum) et la russule grisonnante (Russula griseascens). Vous voilà désormais avertis. 

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Petits monstres des bois.

Les arthropodes regroupes de nombreuses familles. À gauche, une superbe épiaire diadème (Araneus diadematus) qui se repose sur les feuilles d'un chèvre-feuille après avoir fait une belle prise. À droite un bousier, Trypocopris vernalis, qui comme tous les bousiers aime faire des boules des déjections pour y pondre.

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L'arbre mort, une incroyable source de vie.

Quand on croise un arbre mort, on se dit souvent qu'il serait bon de le faire couper voire tomber en fonction de son état. Et pourtant, ce sont des lieux qui grouillent de vie et sans les quels de nombreuses espèces animales et végétales ne pourraient pas se développer et se nourrir. Les pics et les lucarnes en sont l'exemple.

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Le mot de la fin.

Il n'y a pas plus à dire pour ce petit article. Cette nouvelle forme de rédaction me plaît beaucoup, la lecture est plus fluide, je peux plus facilement sélectionner les photos que je veux, on sait de suite de quoi on parle ... bref il se pourrait bien que je l'adopte pour vous conter nos prochaines sorties qui sont très nombreuses.

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lundi 24 novembre 2014

Sortie en forêt 49

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 Le froid s'installe petit à petit au sommet du col et déjà les espèces nobles comme les girolles ou les cèpes de Bordeaux se font abcents. Pas de panique, quelques bons pour ne pas dire très bons comestibles sont encore présents dans les bois pour notre plus grand plaisir. Ajoutons à cela les couleurs de l'automne et les sommets alentours enneigés pour compléter le tableau.

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 La fougère aigle (Pteridium aquilinum) est une grande fougère courante dans nos forêts mais aussi dans le reste du monde où parfois elle peut se montrer envahissante. Elle aime les zones de pleines lumières voire ombragées, acides et de préférence pierreux. Elle peut aussi bien se rencontrer en bord de mer, dansles landes comme en montagne jusqu'à 2000 mètres d'altitude.

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 La fougère aigle est considérée comme toxique en raison des dérivés de cyanure, l'aquilide A qu'elle contient et bien que dans certaines régions du monde les jeunes crosses de cette plante soient consommées, il est déconseillé de l'utiliser en cuisine. Longtemps employée à des fins magiques et médicinales, aujourd'hui elle se fait l'ami du jardinier en luttant contre l'errosion des sols, par son efficacité en temps que paillage antifongique, comme purin engrais vert.

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On trouve quelques très beaux champignons dans les fourrés.
1 et 2 : En cour d'identification.
3 et 4 : le lactaire délicieux (Lactarius feliciosus) bien que comestible n'est pas à confondre avec le lactaire sanguin qui est beaucoup plus savoureux. Délicieux a un petit coup de résine de connifère qui ne plaît pas à tous les palais. Il est le plus souvent cuisiné au vinaigre comme des câpres puis servit froid en appéritif ou grillé..

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 Voilà l'équipement du promeneur (hormis la paire de grosses chaussettes et des chaussures bien étanches) : un bon panier tapissé des feuilles et de fougères pour que les champignons ne s'abîments pas contre les parois et un bon couteau qui permet de les couper et de les nettoyer.

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 Dans la clairière, les callunes ou bruyères communes (Calluna vulagaris) sont sur la fin de la floraisons. Les sommités fleuris sont utilisées pour aider au sommeil. Quand les neiges recouvrirons tout, elle servira de nourriture aux chevreuils. Pour le moment elles abritent de nombreux champignons. Dans celles-ci, il est facile de loin de confondre les cèpes de Bordeaux (Boletus edulis) avec une multitude de russules. Les fausses joies sont donc nombreuses.

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  La nature est pleine de surprise. Les crosses de cette fougère sont bien enroulées. Au printemps elles sortiront pour donner naissance à de nouvelles feuilles. Pour le moment elles ressemblent à une grosse mygale.

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 Lavesse de loup perlée (Lycoperdon gemmatum) est une petite vesse comestible à la chair blanche qui se rencontre du début de l'été jusqu'à la fin de l'automne. Comme tous les champignons de cette famille, il libère un nuage de spores quand il arrive à maturité par la perforation de sa membrane.

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 Présente dans les forêts de connifères, on peut également la rencontrer sur les tallus, les bords chemins, parfois dans les lisières herbeuses et plus rarement dans les bois de feuillus. 

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 Attention cependant. Les spores des vesses de loups perlées sont parsemées de crochets microscopiques. Ils peuvent occasionner des gênes, des douleurs et des irritations au niveau des poumons. La prudence est de mise en particulier quand il y a des enfants.

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 L'oxalis petite oseille (Oxalis acetosella) donne au printeps, au temps des morilles, de jolies fleurs blanc-rosé. Comme l'oseille il ne faut pas en abuser, quelques feuilles dans une salade donne un goût frais et acidulé à la préparation. Quand la luminosité se fait faible ou trop forte, les feuilles se replient. 

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 La chanterelle en tube (Cantharellus tubaeformis) est un excellent comestible. Elle a l'avantage de pousser jusqu'aux premières gelées et parfois bien après ce qui est rare pour les champignons. Son goût fruité l'a rendu populaire sur les tables. Les jeunes individus récoltés une première fois par section peuvent repousser une deuxième fois, rendant le rendement de ce petit champignon plus important.

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  Le satyr puant (Phallus impudicus) est un champignon à la forme équivoque. Ayant un cycle rapide, il pousse en quelques heures. Il dégage par la suite une odeur de cadavre qui attire les mouches. Celles-ci se nourrissent du champignon, absorbent ses spores et les redisséminent dans la nature.

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 L'hypholome couleur de brique (Hypholoma sublateritium). Son amertume et sa toxicité ne le rendent pas comestible. Il se présente sur les souches et les racines des arbres en vastes colonies où les individus sont soudés les uns aux autres par leur base.

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 On peut facilement le confondre avec son proche cousin, l'hypholome en touffe (Hypholoma sublateritium fasciculare) qui présente lui des lamelles jaunes fluorescentes. C'est l'un des champignons les plus courants en Europe.

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Retour du lactaire délicieux (Lactarius deliciosus) ? Non, il s'agit du lactaire couleur de saumon (Lactarius salmonicolor). Appartenant à la même famille que son cousin, il est difficile de les différencier. Son goût très particulier demande qu'il soit cuisiné bien grillé.

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 Pas facile de le voir celui-ci, caché dans la mousse. Il s'agit du pied de mouton (Hydnum repandum), un bon comestible à la chair ferme qui roussie et qui colore les doigts en rouge dans on doit préparer en cuisine de nombreux spécimens. Son goût est doux, parfois amer chez les vieux exemplaires.

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 Une hêtraie est une forêt de hêtres communs (Fagus sylvatica) plantés par l'homme. Présentes en montagnes, elles regorgent, quand le terrain s'y prête, de girolles et de chanterelles. Le fruit du hêtre est la faîne, elle peut être consommée cuite, grillée ou en farine après une longue préparation.

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 Le bal des limaces. Comme chez les escargots, les individus sont monoséxués, c'est à dire mâle et femelle à la fois. Les limaces pondes des oeufs, jusqu'à 500 parfois, dans des trous creusés dans le sol. C'est la nuit ou par temps faible de pluie qu'elles sont le plus active, aussi bien en forêt que dans les jardins. 

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 En parlant d'escargots, en voici qui font grise mine. Les escargots des forêts (Cepaea sylvatica) ont été croqué par un oiseau dans son nid. Sous celui-ci, s'entassent les coquilles vides dans la mousse.

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 Le tricholome sordide (rhodopaxillus sordidus) peut être confondu avec le pied-bleu (Lepista nuda). Contrairement à ce qu'indique son nom, c'est un champignon comestible mais son goût n'est pas des meilleurs. On le trouve dans les forêts à l'humus riche.

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Amanites et bolets font souvent la parie !
1 : Le bolet bai (Boletus badius) est comestible jeune. Il est réputé pour être aussi bon que les bolets nobles c'est à dire les cèpes. Avec le thé, c'est le seule aliment à posséder de la théanine, une molécule efficace contre le stress, l'hypertension et les maladies schizophréniques.
2 : Le bolet satan (Boletus satanus) est l'un des rares bolets toxiques. En réalité il est plus indigeste que réellement dangereux mais mieux vaut jouer la sécurité. On le trouve en été et en automne.
3 et 4 :  L'amanite panthère (Amanita pantherina) est un champignon très toxique qui couvre la même aire géographique que l'amanite-tue mouche (Amanita muscaria). On la trouve dans les forêts de feuillus en été et en automne. Elle possède également des propriétés hallucinogènes.

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 Le laccaire améthyste (Laccaria amethystina) est un bon comestible courant dans nos coins de forêts. On le trouve dès le milieux de l'été et jusqu'à l'arrivée de l'hiver, de préférence dans les bois humides. C'est un champignon qui pousse de manière abondante.

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 L'amanite citrine (Amanita citrina) est une amanite qui aime les bois claires de conifères ou de chênes et de hêtres. C'est un comestible médiocre que l'on peut confondre avec des espèces plus dangereuses voire mortelles. Certains individus sont entièrement blancs. C'est un champignon courant.

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Si dans certains coins de France elles sont exceptionnellement de sorties, la floraison des orchidées c'est fini ! Mais il faut garder l'oeil ouvert et agile. En effet la fructification de certaines sont de précieux indicateurs pour découvrir l'an prochain de nouvelles stations fleuries.

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 La lèpiote élevée (Macrolepiota procera) est un excellent champignon, abondant et peu difficile. On le rencontre dans les prairies, les forêts, les terrains vagues ou encore dans les friches et les lisières. Sa taille et son goût de noisette en font un comestible de premier choix que j'apprécie tout particulièrement.

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 Seul le chapeau se consomme, le pied étant beaucoup trop fibreux. En ragoûts, pannée, au four, en gratins, en soupe ou même farcie, tout est bon pour l'accomoder, en particulier avec les fromages de montagnes.

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 Comestible, feuille morte, rose... les russules portent bien des noms. Semblables les uns aux autres et pas toujours comestibles, il faut bien prendre garde à ne pas faire de confusion en les récoltants.

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  Le tricholome à odeur de savon (Tricholoma saponaceum) porte plutôt bien son nom. Son odeur est assez dissuasive pour faire comprendre qu'il n'est pas comestible. Présent quelques fois en plaine, on le rencontre surtout en montagne dans les bois de conifères et parfois de chênes. Il peut être confondu avec l'excellent tricholome couleur de terre (Tricholoma terreum).

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 Le bois mort est un cosmos à lui seul. C'est un élément essentiel à l'écosystème des forêts en fournissant le gîte et le couvert à de nombreuses espèces : larves, insectes, plantes, oiseaux, rongeurs et champignons... tout le monde y trouve son compte. La décomposition du bois par différents organismes enrichie le sol (humus) et nourrit les plantes avoisinantes.

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 Parfois il suffit de faire quelques pas à proximité de la route pour trouver les précieux champignons. Attention tout de fois à ne pas ramasser ceux qui sont près des axes de circulations. Les champignons captent très bien les métaux lourds et les polluants des gaz d'échappement.

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 Le panier se remplit bien : lépiotes élevées, pieds de moutons, lactaires délicieux et chanterelles en tube seront en fête dans les assiettes ce soir. Rien de mieux quand on dine entre amis.

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 Un rond de sorcière est un cercle de champignons. Il se forme quand le mycélium fructifie en périphérie de son emplacement, le centre de celui-ci ne possédant plus assez de nutriments.

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 Les montagnes ne sont pas encore blanches et déjà le froid se fait sentir. Celles-ce ne se parent jamais des couleurs de l'automne, ses flancs étant habités exclusivement par des conifères qui ne perdent pas, à contrario des feuillus, leurs épines qui sont adaptées pour résister au gel.

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L'eupatoire à feuilles de chanvre (Eupatorium cannabinum) est en chatons. Il en existe deux sous-espèces qui aiment pour l'une les zones colinéaires et pour l'autre sub-alpines. Elle est très appréciée des abeilles et des papillons. Son huile essentiel possède de nombreuses vertus.

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 Bref, les champignons sont nombreux encore dans le bois en cette fin octobre. En novembre ils se feront plus rares et en décembre la saison devient morte même si en de rares occasion on peut, par chance rencontrer des chanterelles en tube au des laccaires améthystes. Adieu donc lépiotes et agarics.

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 Reste alors le plaisir des yeux. Les amanites tue-mouche (Amanita muscaria) sont de superbes champignons. Indigestes, ils peuvent provoques des réactions variées : hallucinations, vomissements, diarrhées, fièvres, crampes et douleurs abdominales, sa consommation est proscrite.

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Les journées sont plus courtes, la lumière devient plus rasantes. Les sorties sont donc écourtées et la luminosité n'est pas toujours des meilleurs pour les photos mais les bois se vident et les promeneurs se font rares. La forêt retrouvent en partie leur tranquillité, du moins jusqu'à l'arrivée des morilles noires.

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