vendredi 1 mai 2020

Sortie dans les marais 21 : bref passage dans la Dombe.

DSCN1618Nous voilà pour une petite virée dans la Dombe pour y voir la faune des lacs. Nous sommes samedi 14 mars, il y a deux jours de cela, l'annonce a été faite que les écoles seront fermées dés lundi. Je suis inquiète, mon travail consiste à intervenir dans ces dernières, et je n'ai aucune idée de comment va pouvoir alors s'organiser mon travail. J'étais loin de m'imaginer que nous serions dès le mardi 17 avril midi presque tous confinés chez nous. Depuis, je suis en télétravail et mon nombre de sortie (courses ou loisir) à l'heure je vous parle sont au nombre de 5 au bout de ces 4 semaines de confinement. Bien qu'une partie de ma journée reste dédiée au boulot, j'ai tout à loisir d'investir une partie de mon temps dans l'écriture et la retranscription de cette dernière sortie avant de connaître la crise de la Covid-19. C'est même plaisant de revoir ces photos et de se rappeler ce que nous avions pu voir ce jour là.

DSCN1573 (2)Mais avant ça, passage par le plateau agricole du Biézin. Je m'y trouvais le jeudi précédent, entre deux séances en classe, pour faire un petit repérage en vue des prochaines sorties programmées avec les scolaires auprès de qui j'interviens comme animatrice nature. Si l'endroit ne paye pas de mine,  je le trouve vraiment fabuleux.

DSCN1572 (2)

Milans, busards et faucons crécerelles traçant dans le ciel, cigognes au repos (pas moins de 35), grandes aigrettes mais aussi alouettes des champs (plus de 300) et bergeronnettes grises (environs 70), autant vous dire que je me suis éclatée. Seulement voilà, ce samedi, l'endroit foisonne beaucoup moins de vie, peut être en raison des nombreux visiteurs. Seules quelques buses et corneilles sont de la partie. Ce n'est pas grave. Nous continuons notre chemin en passant par le repère des faucons pèlerins (Falco peregrinus). Là encore nous sommes bredouille, le couple étant sans doute parti en chasse. Nous sommes alors seuls sous l'ombre de la grande antenne où ils nichent.

DSCN1571Avant de partir du côte de l'Ain, petit focus une dernière fois sur le Biézin et en particulier sur le pinson des arbres (Fringilla coelebs). Ici il s'agit d'un mâle en raison de sa gorge rose pâle qui peut tirer à la saison des amours sur le rose saumon. Ici il se plaît énormément du fait des nombreux champs de culture où il peut se nourrir sur la terre en jachère mais aussi, du fait de la présence de petites boisement et de haies où il peut nicher.

DSCN1574 (2)             DSCN1601 (2)

Les étangs sont replis d'oiseaux, et bien qu'une partie des canards hivernants commencent à retourner en direction du grand nord de l'Europe, il reste bien des choses à voir, comme ces canards chipeaux (Mareca strepera) à gauche. On les rencontre dans les zones d'eau profonde, aussi bien que ce soit des marais, les étangs ou les rivières dans lesquels il plonge pour aller récolter les plantes aquatiques dont il se nourrie.

DSCN1575 (2)Trouverez-vous toutes les espèces présentes ? En arrière plan on trouve une oie cendrée (Anser anser) ainsi que quelques sarcelles d'été (Anas querquedula). Au second plan, une troupe de canards souchets (Anas clypeata) filtre la vase. Au premier plan, on retrouve les canards chipeaux (Mareca strepera). Tout le monde semble vivre en bonne intelligence, chacune des espèces se nourrissant différemment et à de hauteurs d'eau variées.

DSCN1576 (2)              DSCN1577 (2)

Petit point rapproché sur les sarcelles d'été (Anas querquedula). Ce sont de petits canards dont le mal se reconnaît à sa tête et son poitrail rouges et à son grand sourcil crème. On les différencie aussi des sarcelles d'hiver (Anas crecca) à l'absence d'une grande tâche blanche à l'arrière du corps et d'un bec un peu plus grand. Domestiqués par les romains à l'antiquité, ce sont des animaux redevenus depuis complètement sauvages.

DSCN1599On change des oiseaux avec ce très gros ragondin (Myocastor coypus) qui tranquillement traverse devant nous. Appel rat gondin ou myocastor, ce gros rongeur nord américain est présent en Europe suite à son introduction pour sa peau et dans une bien moindre mesure pour sa chair. Accusé de causer des dégâts dans les champs et sur les digues. Classé invasif, son impact environnemental et économique serait en réalité plus modéré.

DSCN1584 (2)              DSCN1585 (2)

Et puis il y a les cigognes blanches (Ciconia ciconia). Nombreuses, elles tournent dans les airs au-dessus de nos têtes. Dans la Dombe, elles ont pris l'habitude de nicher à proximité et dans le parc des oiseaux dans les grands arbres. Les prairires humides, les étangs et les fossés qui y sont abondants leur offre une multitude d'opportunités pour se nourrir de petits insectes, de grenouilles et plus rarement de poissons et de rongeurs.

DSCN1609Changement de décor, nous fillons aux observatoires situés à quelques kilomètres. C'est là, cet hiver, que nous avons vu de nombreux canards et oies se nourrir dans la vase, l'étang alors asséché. C'est aussi là que nous avions vu plusieurs grands cormorans et ragondins morts sur les rives, nous laissant très perplexes sur notre observation et sur ce qui peut se passer parfois sur les lacs privés dédiés à la pêche à et d'autres activités.

DSCN1607 (2)              DSCN1579 (2)

Deux rapaces nous passent au-dessus. À gauche un milan royal (Milvus milvus), passe à toute allure après avoir donné quelques coups d'ailes en compagnie de 4 autres congénères pressés. Sans doute un retour de migration. Ils sont tout aussi rapides que cette buse variable (Buteo buteo) qui vole cou tendu, peut être à la recherche d'une proie ou plutôt d'un perchoir pour la nuit, le jour commençant à tomber doucement.

DSCN1606 (2)À notre droite, une grande aigrette (Ardea alba) marche doucement dans l'eau à la lisière des saules. Peut être espère-t-elle déloger quelques petits poissons qu'elle pourra harponner avec son grand bec jaune. Cosmopolite, l'espèce se rencontre aux quatre coins du globe. Cependant en France elle n'est que très rarement nicheuse, hormis dans quelques départements français. Son bec et ses pattes changent alors de couleurs.

La sortie se termine là, à la tombée de la nuit face à un champ de vaches où les cigognes et les hérons sont en chasse. Il faudra maintenant attendre un mois, un mois et demi voire deux mois pour ressortir. Nous ne le savons pas encore. Cependant j'ai encore beaucoup ) vous montrer et à écrire, de nombreuses fiches espèces m'attendant depuis certaines depuis plus d'un an, autant vous dire que je ne m'ennuie pas en ce moment.

DSCN1615              DSCN1617


dimanche 26 avril 2020

Sortie en campagne 13.

DSCN0028Plateau agricole d'Irigny dans le sud rhodanien. L'hiver est sur sa fin. Déjà des pointes vertes ici et là se dessinent dans les grands alignements de peupliers, et si la terre labourée reste nue, il n'en est pas même sur les abords des chemins colorés par les herbes jaunes et brunes. Le ciel est magnifique mais annonce aussi l'arrivée de la pluie, d'ailleurs nous n'y manquons pas et prenons sur la fin de notre excursion une averse glacée. Ce n'est pas grave, nous avons pu voir ce que nous voulions et nous émerveiller devant les oiseaux tels que le bruant zizi (Emberiza cirlus), l'un des premiers à chanter de la saison, mais aussi de belles plantes sauvages qui fleuriront d'ici quelques semaines. Ce pendant, on trouve ici bien d'autres espèces. Cerisiers, pommiers, poiriers, tomates, courges, pommes de terre et salades, le plateau est une terre maraîchère dont les étendues se coloreront au printemps des fleurs des fruitiers qui composent les nombreux vergers des la commune reconnaissables à leurs filets paragrêles.

DSCN0037                DSCN0046

Lutter contre la grêle est une nécessitée pour les exploitants. En averse, la récolte de l'année peut être détruite. L'an dernier, les poires et les abricots ont été peu abondants, la faute à ce caprice climatique. Pour en revenir aux filets, ils ne sont étendus qu'une partie de l'année. La récolte finie, ils sont sagement repliés sur les tuteurs avant d'être dépliés l'année suivante. Entre temps les arbres sont taillés pour donner les plus beaux fruits.

DSCN00177 bergeronettes grises (Motacilla alba) parcourent un champ où quelques herbes commencent à s'intaller. Graines oubliées, petits vers et mouches cherchant le soleil, leur menu est varié. Ce sont de beaux oiseaux, sautillants aux plumes de la queue toujours agîtées. Inféodés aux milieux humides, on les rencontre également dans les cultures. Pour la nidification, elle se fait dans une anfractuosité rocheuse. 2 à 3 couvées peuvent s'y tenir.

DSCN0051             DSCN0052

DSCN0065              DSCN0068

Dans une haie, les orites à longue queue (Aegithalos caudatus) sont à la recherche de nourriture. Longtemps appelées mésanges à longue queue, elles portent aujourd'hui celui d'ortie, la génétique ayant tranchée. Tête blanche, sourcil et ailes noires, flancs roses et petit bec gris, elles sont aisées à déterminer. C'est une des rares orites / mésanges à nicher non pas dans une cavité mais dans dans un buisson ou dans le lierre.

DSCN0322Dans le ciel, passe une buse variable (Buteo buteo), comme l'atteste la silhouette massive, les rémiges bien écartées, le V blanc sur la poitrine et le bec jaune. C'est une espèce qui a besoin d'espaces forestiers pour nicher et qui va tirer profit des champs et des prés pour chasser les rongeurs et à l'occasion, les reptiles et petits oiseaux de passage. Commune mais farouche, elle est difficile à approcher, même quand elle est dans les airs.

DSCN0511Une fumeterre pousse au pied des serres. Faute de photos détaillées, je ne suis pas en mesure de l'identifier. Peut être s'agit-il de la fumeterre officinal (Fumaria officinalis), aux pédoncules dressés et sépales petits et étroits.

DSCN0513

Cela ne se remarque pas, mais cette espèce appartient à la famille des Papaveraceae, au même titre que les coquelicots et les pavots. Appelée officinale, cette fumeterre était employée pour ses propriétés stimulantes, en raison de la fumarine contenue dans la plante qui à diverses doses peut se montrer toxique voire curarisante, c'est à dire qu'à l'instar du curare il détend les muscles dont le muscle cardiaque, prudence donc dans sa maniuplation.

DSCN0332              DSCN0335

Voilà un oiseau que j'adore, le corbeau freux (Corvus frugilegus). Grande silhouette noir et bec gris fort, c'est une espèce ubiquiste, c'est à dire capable de s'adapter à une grande variabilité de milieux et de régimes alimentaires. De mauvaise réputation et associé à la mort du fait de sa fréquentation opportuniste par le passé des charniers et des décharges, il n'en reste pas un animal essentiel au bon fonctionnement des écosystèmes.

DSCN0331Les corbeaux ne sont pas seuls. Un troupe de choucas des tours (Coloeus monedula) s'est jointe à eux. Ces petits corvidés ce nourrissent dans les milieux ouverts comme les champs et les prairies. Ils nichent et passent la nuit de préférence sur des points élevés au-dessus du sol comme les falaises, les constructions humaines et les grands arbres du moment qu'ils possèdent des cavités permettant d'installer un nid et une couvée.

DSCN0503     DSCN0506     DSCN0507     DSCN0518

Passage par la ferme. Les bergers allemands Mambo et James sont attentifs. Oreilles dressées mais regards doux, ce sont de paisibles gardiens fidèles à leur territoire. C'est une race apparue du côté de l'Allemagne comme le laisse entendre son nom, même si elle est officiellement enregistrée sous celui de Deutscher Schäferhund. La mode de l'hypertype conduit de plus en plus ces chiens à avoir des problèmes de santé importants.

DSCN0522              DSCN0524

Les salades d'hiver entament tranquillement leur croissance. Laitues et feuilles de chênes sont les stars des étales sur les marchés. Protégées du froid qui pourraient les faire cloquer, il est nécessaire de les arroser de temps à autre pour leur permettre de prendre de belles dimensions. Le sol argileux devient alors extrêmement collant, tâchant de rouge nos chaussures de randonnées plus habituées aux rives du Rhône et aux sommets.

DSCN0011Il ne s'aurait y avoir uniquement des plantes cultivées sur les parcelles. La cardère sauvage (Dipsacus fullonum) y trouve toute sa place. On la nomme cabaret des oiseaux en raison de ses graines qui attirent de nombreux petits passereaux comme le chardonneret mais aussi, qui viennent boire l'eau que ses feuilles (appelée bain de Vénus), retiennent même au coeur de l'été. Cette eau était utilisée par les romaines comme soin de la peau.

Il n'y a pas plus à dire, la pluie se met à tomber et nous avons un grand duc à visiter. Nous en profitons tout de même pour jeter un regard en direction des Alpes qui se dessinent, et qui semblent à la fois si proches et si lointaines. Les beaux jours on peut même y apercevoir le Mont Blanc dans son habit de neige. Bientôt les pommiers et les cerisiers seront en fleurs, et le paysage sera alors bien différent.

DSCN0029     DSCN0032     DSCN0326    DSCN0514

jeudi 26 mars 2020

Sortie dans les marais 20 : l'Île du Beurre.

DSCN0208

Nous voilà partis à flâner le long des rives du Rhône. Nos pas nous conduisent jusqu'à l'Île du Beurre. Beurre, c'est un des noms locaux que l'on donne au castor. Celui-ci semble s'y plaire car deux familles ont élu domicile en ces lieux avec une population s'élevant pour le moment, si j'ai bien lu, à 11 individus. Ce jour là, nous ne les verrons pas. L'Île du Beurre est depuis 1987 inaccessible à l'Homme, hormis à quelques rares élus, principalement des chargés d'études qui ont pour mission d'observer, de répertorier et de protéger la faune et la flore de ce site remarquable. L'île est séparée de la terre par une lône partant du Rhône et s'y jetant de nouveau. Cette dernière est actuellement menacée par le défrichage accrue des coteaux où les vignobles grignotent peu à peu, malgré les interdictions de défricher les rares vallons boisés qu'ils restent. Résultat, plus aucun arbre n'empêche le phénomène d'errosion et les sédiments viennent peu à peu combler la lône et mettre en danger toute la biodiversité qui s'y développe : plus de hutte de castor, plus de reproduction de poissons, plus de martin pêcheur en chasse ... bref, pour quelques billets on met à mal tout un écosystème.

DSCN0079             DSCN0111

Une multitude d'oiseaux peuplent les arbres qui bordent le chemin qui permet d'accéder aux observatoires situés sur la rive et des quels il est possible d'observer l'île. Parmi ceux-ci de nombreuses mésanges dont la mésange charbonnière (Parus major) reconnaissable à sa calotte noire, au ventre jaune barré d'une large cravate sombre, et la mésange bleue (Cyanistes caeruleus) à la tête bleue et à la cravate noire fine.

DSCN0153

Un verdier d'Europe (Chloris chloris) monte la garde depuis une branche. Trapu, on voit bien qu'il s'agit d'un oiseau granivore (qui mange des graines), en raison de son bec épais et court. Son plumage vert olive lui permet de passer inaperçu dans le feuillage naissant. L'abondance de gris à l'exception du poitrail qui est d'un vert peut marquer laisse penser qu'il s'agit d'une femelle adulte, les jeunes ayant le ventre moucheté de blanc et de gris.

DSCN0094             DSCN0159

À proximité d'un des observatoires, une mangeoire a été installée. Nombreux sont les animaux à venir y chercher de quoi se nourrir. Parmi ceux-ci, le chardonneret élégant (Carduelis carduelis) qui porte très bien son nom. On ne peut le confondre avec son bec fort et un peu allongé pour aller chercher les graines de chardon dans leurs capitules, sa face rouge, son dos brun, ses ailes noires, jaunes et blanches. Un véritable arlequin.

 

DSCN0351

Les berges du Rhône en cet endroit sont bordées par la forêt alluviale, se composant le plus souvent de grands arbres. Depuis la digue, nous y observons les grands cormorans (Phalacrocorax carbo) regagner les branchages pour former un grand groupe et passer la nuit là.

 

DSCN0353

 

C'est ce que l'on nome alors un dortoir. Sur celui-ci, nous avons pu compter à la tomber de la nuit 50 à 60 individus se regroupant le plus souvent en silence. Ce mangeur de poissons est souvent mal aimé des pêcheurs, et sans nier les dégâts qu'il provoque parfois dans les piscicultures, de nombreuses études montre qu'il consomme essentiellement des poissons qui n'intêressent pas l'homme, comme quoi la nature est bien faite. Néanmoins, de nombreux tirs administratifs ont été autorisés pour 2019-2020, mettant de nouveau l'espèce en sursit, elle qui a longtemps été en danger en France.

DSCN0209

Les noistiers communs (Corylus avellana) sont en pleine floraison. Les chatons mâles pendant négligemment, laissant leur pollen se faire porter par le vent. Peut être qu'un des grains de celui-ci parviendra à atteindre l'une des nombreuses fleurs rouges et discrètes parsemées sur le bois d'une autre noisetier. Il faudra alors attendre les beaux jours de l'été indien pour aller récolter les noisettes issues de cette union.

DSCN0132              DSCN0347

Ce ne sont pas des noisettes que l'on trouve dans les mangeoires, mais des graines de tournesols. Cela ne semble pas du tout déplaire à l'écureuil roux (Sciurus vulgaris) et au ragondin (Myocastor coypus), profitant tout deux des graines tombées au sol par la délicatesse relative des oiseaux. Un couple de poules d'eau (Gallinula chloropus) puis de canards colverts (Anas platyrhynchos) emboîtent alors le pas aux deux joyeux mammifères.

DSCN0154

Les pinsons du nord (Fringilla montifringilla) sont encore là. Ils ne tarderons pas s'envoler en direction du grand nord pour passer la saison des amours, nichers, s'occuper de leurs petits et assister à leur envol avant de revenri chez nous, fuyons ainsi le froid et les neiges des hivers rudes. Nous n'aurons pas la chance de voir ce mâle avec sa calotte entièrement noire, celle-ci ne s'observant hélas qu'en période de reproduction.

DSCN0213              DSCN0242

Nous longeons la voie cyclable. Notre passage s'accompagne des cris d'inquiètude des rougegorges familliers (Erithacus rubecula). Ceux-ci sont bien vite remplacés par de jolis chants tenus par les oiseaux désireux de commencer à rappeler aux autres où commencent et se terminent les limites de leur territoire. Gonflant leur poitrail orangé, ils sont attentifs au moindre mouvement de leurs adversaires, allant jusqu'à se battre dans certains cas.

DSCN0245

Nous approchons de l'Île de la Chèvre, cousine à l'Île du Beurre et séparée l'une de l'autre par une étroite lône (bras mort ou secondaire du Rhône). Au-dessus de nous, des allées de choux, de carottes, de cardons et des serres de culture, tournent deux buses variables (Buteo buteo). Agiles, elles utilisent les thermiques, des vents chauds se format sur certaines surfaces, pour s'élever dans les airs sans se fatiguer à utiliser leurs ailes.

DSCN0243             DSCN0247

Les plantes ne sont pas en reste. Dans les arbres le lierre grimpant (Hedera helix) s'enroule autour des arbres sans leur porter atteinte. Ils sont une source de nourriture importante pour les oiseaux en cette période. Si on temps les yeux vers le sol, on tombe sans mal sur le datura stramoine (Datura stramonium), plante fabuleuse, venue du nouveau monde, toxique et prisé dans l'imaginaire collectif comme plante à sorcière.

DSCN0239

C'est le grand moment pour les hérons cendrés (Ardea cinerea). Les nids sont désormais agencés à de rares exceptions près, et la couvaison à débutée. Il faudra attendre pas moins de 26 jours pour que les premiers oisillons montrent le bout de leur bec tout affamés qu'ils seront. Leurs parents entammeront alors des allers-retours sans fin pour les nourrir de poissons, de grenouilles, d'insectes et de petits rongeurs.

DSCN0223               DSCN0232

Les oiseaux sont paisibles et profitent des rayons du soleil pour quelques ajustements. Les voyageurs du nord de passage chez nous pour l'hiver regagnent d'autres contrées pour se reproduire. Les grands groupes de verdiers se divisent, les couples partant trouver de tranquilles bosquets où installer leur nid, là où les hérons se rassemblent en héronnières bruyantes où souvent plusieurs espèces se mêlent.

DSCN0160               DSCN0163

lundi 28 avril 2014

Sortie en forêt 44.

P4260180

Pas de morilles rencontrées à l'ocasion de cette sortie mais au combien de belles surprises, ne serait-ce les quelques rayons de soleil alors que la journée débutait sous un ciel gris et nuageux à moins que ce ne soit la luxuriance de la végétation naissante.

P4260240 P4260191

P4260155 P4260157

 La fougère aigle ou grande fougère (Pteridium aquilinum) déploie ses crosses. Cosmopolite, on la rencontre un peu partout en France et aux quatre coins du globe, dans les zones humides jusqu'à 2000 mètres d'altitude. Utilisée depuis de temps immémoriaux en médecine et cuisine populaire, sa toxicité avérée a stoppé tout utilisation de celle-ci.

P4260186

Le charançon du lierre (Liophloeus tessulatus), est un des rares coléoptères européens incapable de voler. En vieillissant certains adultes deviennent intégralement noirs et comme chez les mantes religieuses,en pénurie de mâles, les femelles peuvent s'auto-féconder. On appel se procédé la parthénogenèse.

P4260181 P4260160

P4260192 P4260258

La scolopendre (Asplenium scolopendrium var. scolopendrium), est une fougère répendue en Europe. Nommée "langue de cerf" ou "herbe à rate", elle était concidérée sous l'antiquité comme un puissant remède contre les maladies du foie et dela rate. Expectorante, astringente et émolliente,elel rentre aujourd'hui dans la composition de sirops contre la toux.

P4260292

La mousse pousse-t-elle au nord des arbres? " La mousse pousse sur l’endroit le plus humide et le plus abrité du Soleil. C’est pourquoi en France, on trouve souvent la mousse sur le nord des troncs d’arbres, mais cela peut varier d’un site à l’autre, selon les conditions d’humidité, de vent et d’ensoleillement. Dans les lieux très humides, la mousse pousse tout autour des troncs d’arbres. Dans l’hémisphère sud, en Australie par exemple, le Soleil passe du nord-est au nord-ouest. La mousse est donc généralement située sur le côté exposé au sud, qui est souvent le côté le plus humide." (Source)

P4260326 P4260286

P4260293 P4260284

 La raiponse en épi est une jolie fleur comestible que l'on peut croquer avec délice dans les salades. Adèpte des terrains tempérés et calcaire, cette année elle est en avance. En effet, on est bien plus habitué à la voir débarqué en mai dans les sous-bois. Sa racine serait également comestible.

P4260203

P4260204

 " La forêt dominale de Grande Chartreuse est la plus grande forêt publique de Rhône-Alpes. Elle appartient à l'Etat depuislaRévolution française et la confiscation des biens du clergé. Elles est située dans le massif de la Chartreuse. Elle faisait partie auparavant des possessions de l'ordre des chartreux." (Source)

P4260198 P4260200

P4260197 P4260199

Voilà une belle dont il faut se méfier ! La grande cigüe a commencé à fleurir. Toxique, elle servit de poison aux athéniens pour les condamnés à mort. Associé à la magie du noire au moyen âge, on la retrouve dans Macbeth à l'acte III dans la préparation de philtres par les trois sorcières. C'est par cette plante que socrate perd la vie.

P4260424

 Non comestibles, les tramètes versicolor sont des champignons colorés qui peuvent atteindre 10 centimètres de diamètre. Depuis 2011 elles sont considérées comme un remède miracle pour soigner le cancer de la prostate. Les premières séries de tests menés par l'université du Queensland seraient concluants.

P4260317 P4260320

P4260323 P4260324

 Les chevreuils (Capreolus capreolus) s'épanouissent dans les prairies où foisonnes les fleurs sauvages après avoir passé l'hiver à grignoter les écorces et les jeunes branches des arbres. Aux aguets, ils déguerpissent au moindre signe de danger. 

P4260438

 La caloptéryx vierge (Calopteryx virgo). Il s'agit ici de ce que l'on nomme un immature, à savoir un jeune adulte qui est sortie de l'eau depuis peu. On le reconnaît à ses ailes marrons claires vierges. Plus généralement, l'espèce aime fréquenter les courts d'eau boisés.

P4260366 P4260367 P4260368 P4260370

 Voici une orchidée fort abondante en cette période et dont je prends souvent plaisir, en allant au court du printemps en promenade, à photographier l'impressionnante station qui a élue domicile dans un champs à vache, sur un talus, à quelques pas d'un torrent de montagne.

P4260371 P4260391

P4260388 P4260385

 Il s'agit de l'orchis mâle (orchis mascula), réputée pour ses fleurs satant l'urine de chat... jusqu'ici rien de très glamour. On la reconnaît à ses fleurs où se dessine un losange blanc en son centre plus ou moins tâcheté. Les feuilles sont généralement tâchetées de brun et la ampe fleurale aborde une jolie couleur violacée.

P4260386 P4260384 P4260389 P4260395

 Cette orchidée est commune à toute l'Europe sauf à la bordure méditerranéenne (hormis la Corse), ce qui ne l'empêche pas d'avoir le statu "LC" en France (préoccupation mineur), une protection à l'échelle européenne mais aussi locale (départementale et/ou régionale). 

P4260359

Drôle de plante que le colchique d'automne (Colchicum autumnale). Au delà de ses nombreux surnoms (chenard, mort chien, vachette, tue-loup etc.), sa fleur à la particularité de sortir de terre seule à l'automne. Les fleurs et graines n'apparaissent que bien plus tard au printemps. C'est une plante toxique à hauteur de 10gr pour un adulte, mortelle pour 40gr. Prudence donc.

P4260343 P4260348

P4260487 P4260492

P4260485

 Sortir en forêt à la lisière des champs, c'est s'assurer d'avoir un public captif. Curieuses, les vaches sont nombreuses en valaine, l'élevage (que l'on nomme laitier à viande combiné) étant la première activitée agricole du secteur. 

1P42601522P4260154

3P42604524P4260456

Les belles de mai sont de sorties.

1 et 2: L'aubépine (Crataegus)  est un arbuste aux milles vertus. Ses fruits se nomme les cenelles et sont avec les fleurs sudorifiques à la différence des feuilles qui elles sont cardiotonique. On la consomme en infusion. Dans l'antiquité, elle représentait l'innocence et la pureté.

3 et 4:  L'ancolie commune (Aquilegia vulgaris) est une plante aussi belle que dangereuse. Bleues, les fleurs peuvent parfois mais de manière rare être roses, violettes ou blanches. Nommée bonne-femme, on racontait que porter les graines de cette ancolie avait des vertus aphrodisiaques.

P4260505

 Il existe de très nombreuses espèces de véroniques en France, la plus connue étant la véronique de Perse (Veronica Persica). Ici il s'agit de la véronique à feuilles de serpolet (Veronica serpyllifolia L) qui fleurit de mars à octobre. On la rencontre dans les terrains vagues, les champs et les zones rurales.

P4260507 P4260508

P4260509 P4260510

 Le petite pimprenelle (Sanguisorba minor) appartient à la famille des rosacées au même titre que les rosiers. En cuisine sauvage ses feuilles sont assez réputées pour leur goût de concombre et elles agrémentent aisément les salades de printemps.

P4260444

 Les dernières cardamines des prés (Cardamine pratensis) sont sur la fin de la floraison. Nommée également cresson des prés, cette plante sert en homéopathie à soutenir la thérapie classique du diabète et en médecine populaire, on la consommait crue ou cuite (encore aukourd'hui) pour lutter contre les tracas du quotidien car elle est riche en vitamine C.

1P42604732P4260475

3P42604634P4260459

Dans les bois, on trouve de belles discrètes qui méritent d'être mises en lumière:

1 et 2: Les listères ovales ou doubles-feuilles (Listera ovata) n'ont pas encore fleurit mais leur feuilles atypiques permet de les reconnaître facilement. Ces orchidées fleurissent de mai à juillet dans toutes les régions d'Europe hormis à l'extrème Nord.  

3 et 4: Le sanicle d'Europe (Sanicula europaea) est une plante méconnue du sous-bois. Son nom vient du terme latin "sanare = guérir" car au Moyen Âge, comme en atteste les herbier d'époque, on pensait qu'elle était capable de soigner la plupart des maux.

P4260407

 Un champs de carotte sauvages ? de cerfeuils musqués ou penchés ? rien de cela, en réalité il s'agit d'une étendue e grandes ciguës boudées par les vaches ans le prés où elles se trouvent en raison de leur haute toxicité. 

1P42605162P4260517

3P42605264P4260525

Pour (presque) terminer cet article (qui fût long à rédiger),  voici quelques fleurs classiques mais au combien printanières:

1 et 2: Dans la famille des renonculacées appelées communément "bouton-d'or", on rencontre plus de 27 espèces et sous-espèces de ces jolies fleurs jaunes. Je m'avance peut être un peu mais il me semble qu'ici c'est au renoncule âcre (Ranunculus acris) que nous avons à faire.

3 et 4: Les myosotis des champs (Myosotis arvensis) sont des plantes communes couvertes de poils mous et possédantsde petites fleurs bleues grisâtres. Ils poussent jusqu'à 2000 mètres d'altitude dans les lieux secs ouverts que sont les champs, les bords de mer et les dunes.

P4260489

L'Orobanche caryophyllacea, appelée également Orobanche à odeur de girofle en raison de son parfum. C'est une espèce protégée qui est rare voir absente dans le la moitié sud de la France sauf, il semblerait, sur le haut de la commune ce qui ravit bon nombre de promeneurs. 

P4260540 P4260541

P4260544 P4260543

Au sommet d'un noyer, une buse variable (Bueto bueto) est occupée à faire sa toilette. C'est l'un des rapaces les plus communs en Europe centrale qui s'adapte à la tous les types de milieux et qui à chasse une grande variété de proies ce qui lui a permit de conquérir sans difficultés les continents que sont l'Eurasie et l'Afrique.

P4260557

C'est aussi le fin pour les arums tâchetés (arum maculatum) qui sont désormais tous fécondés.
Bref, une jolie expédition en vue.

-0-

samedi 29 décembre 2012

Un jardin plein de vie.

P1010793

Quel vilain temps! on passe du soleil à la pluie et on ne sait à quel saint se vouer pour s'habiller. Néanmoins certaines choses restent immuables dans le jardin. Les oiseaux sont fidèles au poste.

P1010658 P1010659

Les étourneaux sont toujours là, un peu moins nombreux, mais toujours autant tentés par les baies de la vigne-vierge qui serpente sur le mur de la maison.

P1010853 P1010860

Avec l'hiver, les feuilles tombent et laissent les se découvrir les trésors des arbres, comme à gauche avec ce geai des chênes au sommet du vieux châtaignier ou à droite avec ce nid de pie dans le merisier.

P1010868

C'est vrai, le temps est fluctuant, mais cela permet au ciel de revêtir ces plus beaux apparats de bleus et de blancs.

P1010872 P1010875

L'herbe est verdoyante, même le vieux pommier couvert de gui reprend des couleurs.

P1010863 P1010893

Le lamier tacheté, qui, à force que je le croise n'est plus présenté ici, perdure encore et toujours. Pour les amateurs de médecine sauvage, c'est un bon médicament toujours disponible quelque soit le temps.

P1010850

Autre source de bien-être pour les amateurs de soins naturels, la mousse, qui selon l'espèce peut apporter une aide complémentaire en vitamines ou dans le traitement des problèmes de peau. 

P1010796 P1010797

Pour les hortensias figés par le froid, il y a peu de chances de voir les graines donner à leur tour des fleurs, celles-ci ayant été gelées avant d'avoir pu finir de se développer ou de germer. Restes les têtes fanées qui donne au jardin un petit côté rétro.

P1010791 P1010792

Bref, il ne faut pas désespérer de trouver des couleurs dans la végétation alentour, il suffit de se pencher pour admirer les colories des feuilles et autres tiges des plantes herbacées persistantes.

P1010879

Soudain, une ombre fluette apparaît dans le ciel. Après quelques piqués, elle se stabilise et vole en surplace, en agitant les ailes frénétiquement. Ce vol est appelé "vol du Saint-Esprit". Voici le faucon crécerelle, un petit rapace de nos campagnes.

P1010880 P1010878

Appelé Émouchet ou Criblette, on le trouve toute l'année en Europe du Sud et au Nord du Maghreb et du Moyen-Orient. C'est un prédateur au régime alimentaire très varié: oiseaux, insectes, grenouilles, rongeurs ou lézards, rien ne lui échappe.

P1010825 P1010830

Autre sa technique du "vol du Saint-Esprit" pour repérer ses proies, il lui arrive de se poser au sommet d'un arbre ou d'un poteau électrique comme ici pour faire le guet. Quand il chante, on dit qu'il réclame. Ici il s'agit d'un mâle car sa tête et sa queue sont gris-bleutés. 

P1010799

C'est aussi dans le jardin qu'a eu lieu un terrible combat entre un corbeau et une buse variable. Il est courant de voir des corbeaux attaquer ainsi des buses pour leur voler leurs proies. Mais ici seul il ne semble pas faire le poids face au rapace.

P1020066 P1020059

Un autre habitué de ses lieux, le pic épeiche. Ici il est affairé à discuter avec sa douce perchée sur le noyer d'à côté en tapant du bec le bois dur pour communiquer ou en picassant avec de petits cris brefs.

P1010894 P1010896

La mésange charbonnière n'est pas en reste, attirée par les graines accrochées aux arbres, elle prend bien garde aux chats qui guettent en bas et qui aimeraient ajouter un peu de viande à leur menu.

P1020047

Cousine de la mésange charbonnière, la mésange bleue, qui elle n'a pas pas la tête noire mais bleue, d'où son nom. C'est une sédentaire qui aime garder son territoire.

SAM_0307 SAM_0310

Voilà un bien drôle de champignon de bois, semblable aux tramètes, il est épais et tout poilu! Si on l'admire par en dessous, on croirait presque voir des oreilles de judas.

SAM_0325 SAM_0331

D'autres champignons aux couleurs et aux formes variées sont apparus sur les troncs abattus, mais pas de pleurotes en forme d'huïtre cette fois-ci.

P1010786

Pas de changement du ôté des tramètes versicoles depuis la dernière visite qui leur a été faite.

SAM_0344 SAM_0336

Sur les vieilles souches, de drôles de formes orangées, presque semblables à de la moisissures ont pris place. 

SAM_0337 SAM_0339

La schizophyllume commune est un petit champignon qui devient de moins en moins communs dans nos contrées. Il semblerait avoir plus ou moins été consommé dans certains coins de France, mais sans grand intérêt gastronomique. On le trouve partout sauf en Antarctique.

P1010946

Les grands corbeaux continuent de temps à autre de prospecter en grand nombre les feuilles au pied des noyers. Quand un heureux chanceux trouve une noix, il fait de nombreux envieux, aussi bien congénères que voisin comme ici ce petit pinson des arbres qui ne s'aproche pas trop mais guette la moindre miette tombée.

P1010982 P1010981

En général, quand un trophé est trouvé, il vaut mieux s'éclipser discrétement pour ne pas attirer les jalousies et casser la croûte tranquille.

P1010995 P1020024

Mais dès que l'alerte est donnée, c'est le branle bas de combat pour chiper ou garder un bon repas. Chez le grand corbeau, il faut savoir ruser pour manger en paix.

SAM_0369

L'hiver, c'est aussi la période où les oiseaux font le ménage. Ici les restes d'un nid un peu abîmés ont été bazardés au sol pour être remplacés.

SAM_0366 SAM_0372

Et si on écarte un peu les branches des pommiers japonnais et les tiges piquantes des ronces, on découvre la demeure en ménage.

SAM_0362 SAM_0364

Dans la vieille souche qui sert de mangeoire à la buse variable, quelques restes et ossements on été mis de nouveaux à jours, tout comme la chrysalides d'un insecte nécrophage à gauche.

P1020029

Le rouge-gorge commun a trouvé les boules de graisses disposées un peu partout autour de la terrasse, et règne sans partage, chassant moineaux, pinsons et mésanges qui s'en aventure tout près, avant que le merle vient remettre un peu d'ordre chez le petit despote.

P1020041 P1020045

En parlant du pinsons des arbres, envoici un jeune mâle, reconnaissable à son plumage gris sur la tête et le ventre rosé. Il se différencie du mâle qui à la caboche bleutée et le poitrail bien plus rosé. Il raffole des invertébrés et des graines.

P1020086 P1020088

Voilà un petit passereau que je n'ai pas identifier et qui aime venir embêter les moineaux.

P1020078

Et puis voilà le roi du jardin, le merle. D'ordinaire plutôt solitaire, c'est en groupe d'une dizaine d'invidus qu'ils prennent plaisirs à retourner les feuilles des noisetiers et des noyers pour trouver pitance. A la moindre alerte, ils s'envolent.

SAM_0412 P1010936

Mais on ne peut pas dire que la menace soit des plus dangereuses, surtout quand on voit qu'oiseaux et chats sembleraient partager le même régime alimentaire à base de boules de graisse et de graines.

P1020032 (2)

Des fois nos charmantes boules de poils sont... désespérantes.