mardi 5 janvier 2016

Le jardin en Automne.

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L'hiver est là depuis quelques jours, il est l'heure de faire le bilan de ce qui s'est passé dans le jardin. La saison a été très chaude et pendant longtemps on a pu se croire en été, au point qu'on en vient à regretter l'absence de neige. Les animaux et les plantes s'en retrouve chamboulés et on a pu voir ici et là des fleurs s'épanouir.

 

Délice de figues.

On l'avait bien cru mort notre figuier (Ficus carica) après le terrible hiver de 2013. Le -17°C de cette année là avait semblé sonner son glas et pendant plus d'une année nous l'avons pensé perdu, mais après une taille sévère le voilà revenu des morts ! Je peux vous assurer que nos estomacs ont bien profité de ses fruits abondants.

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La noix de Grenoble.

C'est la variété la plus courante chez nous et la plus emblématique du territoire. Grosse et charnue, elle est recherchée pour les pâtisseries. J'en ai récolté et vendu un peu plus de 100 kilos cette année, ce qui permettra de replanter de nombreux arbres dans l'ancien verger au milieu de ceux qui se font un peu trop vieux.

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La grenouille rousse (Rana temporaria).

En récoltant mes noix je suis tombée sur cette petite grenouille rousse. Sa proximité avec le potager est très bénéfique car la belle se nourrie de limaces, d'escargots, d'insectes et de vers. Leur hibernation a déjà débuté. Les mâles s'envasent au fond de l'eau, les femelles quand à elles s'habritent sous une souche ou les feuilles.

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Le champignon noir chinois (Auricularia auricula-judae).

Appelé aussi oreille de Judas,c'est le célèbre champignon que l'on retrouve au côté du shiitake dans la cuisine asiatique.Très populaire en Asie il est pratiquement ignoré dans la gastronomie européenne. C'ets une chance pour moi car il est abondant et peu recherché, de ce fait je peux m'en faire de nombreux bocaux.

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La culture de maïs.

Autours de chez nous elle est peu importante, non pas en raison du manque d'eau (bien au contraire) mais des terrains qui sont plutôt escarpés. Le maïs est arrivé avec les premiers explorateurs du nouveau monde (avec les pommes de terre et les tomates). Il en existe une grande variété même si bien souvent nous ne les différencions pas les unes des autres. Pour citer quelques unes, il y a le jaune de Lorraine, le doré des Landes ou la milette. 

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Des plantes à becter.

On ne trouve plus beaucoup de plantes à croquer en automne, il faut alors se tourner vers les fruits et les tubercules. Néanmoins il reste quelques pousses bien tendre à se mettre sous la dents comme celles du gaillet gratteron (Galium aparine) et comme remède celles de la renouée persicaire (Persicaria maculosa).

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Les plats d'automne.

À cette période c'est le grand retour des plats en sauce, des mijotés, des gratins, des potées et autres petits plaisirs qui sur le poêle ou dans le four de la cuisine cuisent pendant de longues heures. Le navarin d'agneau ne fait pas exception à la règle et reste très apprécié les soirs de pluie où la famille est réunie.

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L'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea).

Comme tout les ans, des armillaires couleurs de miel poussent ici et là de manière spontanée au pied des souches et des vieux arbres qu'ils ont infecté. Si certains le mange jeune avec plaisir (armillette), ce n'est pas le cas de tous car ce champignon provoque régulièrement des troubles gastriques et intoxications alimentaires.

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La lépiote pudique (leucoagaricus leucothites).

J'ai encore beaucoup de mal à la reconnaître. Elle est classée parmi les bons comestible mais il est très facile de la confondre avec d'autres espèces semblables et dangereusement mortelles comme l'amanite phalloïde blanche (Amanita phalloides), l'amanite vireuse (Amanita virosa) ou encore l'amanite printanière (Amanita verna).

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La dormance.

C'est une période du cycle de vie où les animaux et les végétaux se mettent en repos. Cela est souvent dû à des conditions climatiques et environnementales peu bénéfiques de manière ponctuelle et aux quelles les organismes pour résister sans dépenser d'énergie répondent par le sommeil. Pour ce qui est de la dormance quotidienne et légendaire des chats ... c'est une toute autre histoire où la paresse et la flemmardise n'y seraient pas pour rien.

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Un arc-en-ciel à sa fenêtre.

Les feuilles perdent leur éclatante couleur verte dû à la chlorophylle. Les arbres s'en séparent pour mieux affronter le froid et ainsi minimiser leur dimension ce qui ne laissera que peu de place aux morsures du froid. Ce phénomène entraîne sur les feuilles de la vigne vierge à trois points (Parthenocissus tricuspidata).

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Le pic épeiche (Dendrocopos major).

Cela fait plusieurs années que nous avons la chance d'avoir dans le jardin des pic épeiches en couple ou seuls. Il n'est pas rare de les voir taper le bois mort, d'entendre leurs coups de bec caractéristiques ou de trouver quelques jolies plumes tombées au sol. Au printemps il y a toujours une ou deux nichés dans le verger.

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La lépiote élevée (Macrolepiota procera).

Appelée aussi coulemelle, c'est un excellent champignon qui pousse aussi bien dans les champs, les lisières de bois que les forêts claires. Elle est de très grande taille et quand elle pousse en rond de sorcière il est difficile de la louper, d'autant plus que c'est un excellent comestible qui se cuisine à toutes les sauces.

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Le géranium des Pyrénées (Geranium pyrenaicum).

J'adore ce petit géranium sauvage car quand on frotte ses feuilles, un délicieuse odeur iodée se dégage et parfume les doigts. Il est presque présent partout en France (très peu en Aquitaine), jusqu'à parfois 2000 mètres d'latitude. Il aime les prés, les bords de routes, les sentiers ensoleillés, les bois et les terrains vagues.

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Les faucheurs (Les Opiliones).

Souvent confondus avec leurs cousines les araignées, ils s'en distinguent par l'absence de glandes à venin et par le fait qu'ils ne produisent ni soie, ni toile. Ils mangent un peu de tout. Certaines espèces sont purement carnivores, d'autres complètement végétariens, d'autres encore se nourrissent de nos déchets.

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La vie des insectes l'automne.

Eux aussi se mettent au ralenti. Les abeilles sortent de moins en moins et aux premiers grands froids chassent les mâles de la ruches pour économiser les ressources. Les chenilles s'apprentent à passer l'hiver dans leur chrysalide, les coccinelles en groupe sous les écorces et derrière les volets. Les criquets et certaines espèces de sauterelles quand à eux vivent leurs derniers jours mais la génération suivante ne tardera pas à bientôt sortir.

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La pleurote du panicaut (Pleurotus eryngii).

J'ai bien eu du mal à reconnaître ce champignon car je le rencontre pour première fois en pleine nature et que sa forme cultivée est assez différente (beaucoup plus longiligne), mais ses lames et lamules ne trompent pas. C'est un excellent champignon au parfum fruité. Elle pousse sur les racines de panicauts dans les zones dégagées.

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Le mot de la fin.

J'ai adoré cet automne au jardin, il a été lumineux et plein de trouvailles. Les champignons ont été à la fête, saison oblige. Ils ont agrémenté les plats en sauce qui ont parfois tardés à venir, la faute à un temps chaud et sec que l'on a rarement vu à cette période et pour cause, le courant exotique El Nino semble déchaîné.

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lundi 11 mars 2013

Voilà le retour du printemps.

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Voilà enfin le retour du soleil, la neige a disparu bien que quelques "croûtes", comme on les appelle ici, subsistent dans les ombres et les recoins.

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Dans peu de temps les arbres auront leurs feuilles et déjà ils bourgeonnent. Dans une haie de noisetiers, un vieux nid à passé l'hiver. Abandonné, il sert désormais de support à de jeunes poussent qui fleuriront bientôt.

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Les perce-neiges s'ouvrent enfin et les toutes premières abeilles sont de sortie pour récolter le précieux nectar et nourrir la ruche qui s'éveille.

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Au pied de la maison, c'est un véritable jardin sauvage blanc qui s'est déployé parmi les grandes herbes vertes.

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Et cette fois, primevères et pâquerettes sont au rendez-vous pour de bon, il ne manque plus que les tapis de violettes et le champs du coucou pour parfaire le tableau.

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Le lamier pourpre a fait lui aussi son apparition. Ses extrémités rouges ont la réputation d'avoir un goût délicat de truffe noire.

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La véronique de Perse est une petite fleur bleue naturalisée en France depuis le XIXéme siècle. Elle est originaire d'Asie. Sa tige est poilue.

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Les jonquilles donnent des boutons! Le weekend prochains ceux-ci auront commencé à fleurir. Coupés en l'état puis mis dans un vase, ils peuvent s'ouvrir en une journée et donner ainsi de jolis bouquets précoces.

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Les lichens ont passé courageusement l'hiver. Ils ont servit de nourriture principale à bien des espèces comme aux chevreuils et aux cerfs.

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Une petite touffe de mousse tente une excursion sur le tronc de ce vieux frêne envahit lui aussi de lichen.

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Malgrè tout, la nature a bien du mal à enlever son froid manteau d'hiver. Neiges et plantes desséchées sont encore du paysage.

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Bref, on parle du printemps, mais il ne sera pas là avant le 21 Mars, du moins officiellement. Ce jour est appelé jour de la primevère. 

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Mais pour l'instant, certains profites agréablement des premières chaleurs, et non sans faire quelques envieux.

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Et comme toujours les oreilles de judas sont au rendez-vous et ont envahi de nouvelles stations de pousse sur la côté, en particulier là où les pic aime faire son nid.

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Tramètes versicolores et schizophyllums communes complètent le tableau, ces dernières ont pris des teintes rosées.

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Et une fois de plus, près de la haie, quelques coquilles d'escargots des haies viennent compter les repas passés des oiseaux du voisinage.

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Bref un bel après-midi où on peut avec un peu de chance voir quelques petits lapins courir parmi les champs.

vendredi 1 février 2013

L'éveil lent de la nature.

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Qu'il n'est pas pressé de partir ce froid hiver. Tout est endolori dans le jardin et le réveil se fait l'an, mais ce n'est que les prémices d'une explosion de couleurs à venir. Il me hâte de voir le temps des fleurs venir.

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La neige ne reste que pour un temps mais reste tout de même. Ce tapis blanc disparate endort tout ce qu'il touche et plonge dame nature dans une drôle de torpeur.

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A mesure que la neige recule, le chat sort de sa tanière, il est vrai qu'il est bien plus agréable de se promener les pieds bien au sec que dans la neige humide et poisseuse.

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Ah! mes chères tramètes versicolores, qu'à tord j'apelle parfois versicoles ont encore prit des couleurs. A chaque visite que je leur fais j'en découvre une nouvelle.

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Dire qu'elles étaient d'un marron terne il n'y a que quelques mois de cela. Il est fascinant de penser le changement qu'elels ont pu opérer.

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D'autres champignons (les p'tits habitués ici que je ne présente plus) colonisent les arbres morts. Ce n'est pas pour autant que ceux-ci seront abattus, en effet ils sont essentiels à la vie animale et fongique des lieux. Sans eux, plus de pic épeiche, de nids, de champignons, de coléoptères, de rongeurs etc... à admirer en ces lieux.

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Et bien sûr, les oreilles de judas, autrement dit les champignons noirs. Cette fois-ci elle se présente en une belle grappe, plutôt jeune, sur le plus vieux  des sureaux. Voilà de quoi se faire encore deux ou trois bons plats.

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Mais l'entreprise n'est pas si simple et si on ne prend pas garde aux terrible ronces, on a vite fait de méchamment s'entallier. Tout dû mérite effort.

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Le gel n'a pas épargné les pâquerettes de la pelouse, mais voilà qu'aux premiers rayons de soleil elles se mêtent à fleurir. Espèront qu'une nouvelle gelée ne vienne pas endomager les fleurs. Dans les vieux herbiés on la décrit comme excellente contre les maladies. Les feuilles fraîches entrent dans la composition de salades.

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Autre plante qui fleurissent déjà ou ne le tarderont pas pour ce qui est de la seconde, la primevère (à gauche) et l'alliaire officinal au goût d'ail (à droite). Si la première n'est utilisée que comme ornement par les hommes, la deuxième a longtemps était utilisée comme condiment, cataplasme et comme gargarisante. Ses feuilles sont excellentes dans la salade.

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En soulevant une vieille feuille de noyer, voilà qu'apparaît de drôles "d'asperges". L'abscence de luminosité a rendu les plantes complètement incolores, parfaites pour servir de légumes dans une dînette ou sur l'étale d'une marchande fictive.

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Quand aux coques, elles sont elles aussi une surprise. A gauche cette vieille moitié de noix vide se transforme en abri: mousses, cloportes et champignons s'y sont invités. A droite une resserve de noisettes a été mise à jour. Écureuil ou oiseau? qui sait.

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En tout cas un des oiseaux du jardin a trouvé un bonne cachette pour déposer ses restent de repas, entre deux grosses pierres de la terrasse. Face aux coquilles vides de petits gris et d'escargots des haies, des bulbes zélés ont décidé de faire une poussée en grande pompe.

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Et la cabane? toujours égale à elle: verdoyante et piquante comme ses branches de houx. Bientôt elle recevra quelques visites enfantines.

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En tout cas les perces neiges semblent se presser de fleurir ce qui me rend très impatiente. L'éclosion en masse de ces magnifiques fleurs est pour moi l'un des plus beaux moments de l'année.

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Bientôt, jonquilles et chardons leurs emboiterons le pas, soit de par leurs belles fleurs jaunes, soit par leurs piquants aiguisés.

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Il n'y a pas à dire, l'hiver devient long et il est loin d'être terminé.

 

mercredi 30 janvier 2013

De part ma fenêtre.

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Il fait froid, il fait mauvais, on tousse, on crache bref, on est malade. Alors pas question de sortir se balader, ni d'entreprendre des expéditions dans les bois accidentés, tout au plus un rapide tour dans le jardin et surtout, un long affût derrière la fenêtre pour tenter de photographier les furtifs oiseaux du jardin avec l'appreil de ma chère môman.

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Un petit nouveau est arrivé dans le jardin ces derniers jours, l'accenteur mouchet. Semblable au moineau, il a la tête bleutée et le bec fin. Dans nos régions il est sédentaire et adopte un régime alimentaire assez varié, grand amateur d'insectes à la douce saison, il se nourrit de baies et de graines l'hiver.

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Les habitus eux sont au rendez-vous. Tout comme leur nouveau voisin l'accenteur mouchet, le rouge-gorge (à gauche) et le pinson des arbres mâle (à droite) ont prit l'habitude de picoter les graines tombées au sol pendant que les mésanges plus habiles vident le filet. Étonnant, le rouge-gorge semble bien tolérer la présence d'autres oiseaux. D'ordinaire c'est un guerrier territorial défend hardiment son territoire, mais celui-ci n'en fait rien et partage son repas sans dire mots.

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Autres habituées, les mésanges. Ici la mésange bleue (à droite) et la mésange charbonnière (à gauche), qui forme des escouades de deux ou trois individus pour chasser sa voisine bleue de l'air de repas. En France il existe 7 espèces de mésanges: la mésange bleue, la mésange charbonnière, la mésange à longue queue, la mésange boréale, la mésange noire, la mésange huppée et la mésange nonnette.

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Près d'un mois après sa mise sur pied, la cabane est toujours aussi verte! Lierres, houx et sapins ne semblent pas vouloir déverdir.

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A quelque pas de la maison, sur l'énorme sureau dont on ne dénombre plus les années, une belle colonnie d'oreilles de judas, plus connues sous le nom de chmapignons chinois ou champignons noirs, a élu domicile dans la mousse et les restes d'écorces glacées.

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Après un bon nettoyage et un rapide séchage de sur papier pendant quelques jours à température ambiante, elles rejoindront les soupes et les rôtis de porcs.

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Un papillon de nuit c'est égaré dans une des chambrés et a fini tout... desséché. Au vu de ce qu'il en reste et de la forme des ailes, il devait s'agire d'un papillon de la famille des Noctuidae. Ses écailles ont de très beaux reflets verts et dorés.

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Bref, pas de grandes sorties ces derniers jours.

 

dimanche 13 janvier 2013

Sortie en forêt 15.

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Le temps d'une accalmie, direction la forêt et sa magie. On a beau être en hiver, la nature est verdoyante. Petit must de la journée, le vol d'un couple de faisans au dessus de ma tête.

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Mais avant passage obligé par le champs où quelques brins d'ail sauvage percent le sol travaillé, au milieu des racines de maïs toutes retournées.

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L'humidité et le bois mort sont idéals pour le lichen qui fait festin sur cette vieille souche de châtaignier.

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Pour me faufiler dans les bois j'utilise les mêmes passages que les animaux, notamment en passant sous les vieux fils barbelés. C'est là que les animaux  laissent leurs poils. Parmi ceux trouvés, quelques soies (poils) de sanglier.

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La grande perveche à gauche est une plante à fleur bleue utilisé en médecine pour lutter contre les problèmes de circulation sanguine pour ce qui est du cerveau et de l'oreille interne. Autrefois les feuilles et tiges étaient utilisées pour les hématomes, l'eczéma et faire des gargarismes et pour régler les troubles de mémoire défaillante. A droite la violette des chien donne une fleur violette parfois claire. Elle entre dans la composition des bonbons à la violette de Toulouse. On surnomait Napoléon le père violettes car il devait revenir de son exil à la période de floraison de celles-ci.

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Quand on gratte sous les feuilles, une multitude de créatures apparaissent. On comprend mieux l'entrain des merles à gratter sous les feuilles. Ici à gauche un petit criquet aux couleurs ternes et à droite, une larve bien dodue de coléoptère.

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Les grands vents de ces derniers jours ont fait chuter les cimes des arbres morts et délavés. Ici un bout de tronc d'un essence inconnue, au quel s'enroule les restes d'une énorme tige de lierre.

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Les champignons n'en sont pas en reste, dans l'herbe verte quelques petits chapeaux apparaissent.

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De même pour le lamier qui semble apprécier l'hiver. Cette espèce-ci, échappée d'un jardin, aborde sur ces feuilles de jolies marques argentées.Ici il s'agît d'un lamier type Maculatum.

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Mais très vite il faut quitter le champs, la forêt s'approche et le prés s'engage dans le bois.

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Un dernier regard sur les étourneaux dans les arbres et sur les stérées subtomenteuses aux pieds des piquets des clôtures...

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...deux trois caresses aux ânes, une feuille parfumée glissée entre les doigts et je m'engage dans la forêt.

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Nos bois n'ont rien à envier aux forêts tropicales, la végétation y est toute aussi luxuriante et le terrien tout aussi accidenté. Ici pour traverser le ruisseau, un arbre tombé couvert de mousse fait office de pont.

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De la mousse dans ce coin, il y en a. Que ça soit sur les bords pentus ou les arrêtes qui longes le cour d'eau, elle recoure entièrement le sol de la forêt.

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Qui dit forêt dit fougère. Voici la scolopendre appelée aussi langue de cerf ou herbe hépatique ou encore herbe à rate. Comme toutes ses consoeurs elle ne fleurit pas mais libère des spores à travers les petites lignes que l'on voit sur la photo de droite, ce sont les indusies. Quand la plante les libère on appel l'act reproducteur sporulation. Les spores sont dissiminés par le vent.

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La scolopendre de son vrai nom Phyllitis scolopendrium est une plante médicinale qui est expectorante, astringente et émolliente grâce au tanin qu'elle contient. Dans l'antiquité on pensait qu'elle soignait les maux de la rate d'où son surnom d'herbe de la rate. On l'utilise en sirop.

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Le polysticum setiferum appelé le polystic à soies est une fougère qui apprécie l'humidité, les bords de ruisseaux et les bois à l'ombre et pentus. 

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Comme toutes les fougères, elle aussi se reproduit par les spores qu'elle garde à l'abri dans de petits sacs sous ses feuilles.

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C'est une plante plutôt rare selon les régions, protégée en PACA, rare dans les Alpes et les pré-Alpes. Comme quoi.

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En période de disette, les pousses de fougères ont été consommées pour palier au manque de nourriture. A la vapeur ou blanchies dans de l'eau, elles se consomment comme un légume mais sont indigestes et n'ont pas vraiment bon goût.

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Quand on déplie une petite pousse de fougère, on peut voir que toutes les ramifications sont déjà formées mais se présentent sous forme de "soie".

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Bref, voilà un petit topo amazonien du lieu. Pour en savoir plus sur les fougères: http://www.dsne.org/IMG/pdf/livret_fougeres_79_final.pdf

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Les fleurs mâles des noisetiers commences à fleurir. Bientôt, elles laisseront des nuées de pollen jaune et épais se disséminer au vent pour féconder les fleurs femelles, toutes petites et rouges et qui fleurissent à l'intersection des branches les plus petites.

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Qui aurai pensé que les abords du ruisseau regorgerait d'autant de champignons?

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Et voici le sommet de la virtigineuse cascade aux fées, que l'on peut voir ici vu de dessous au début du printemps: l'histoire de la cascade aux fées.

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Au bord de l'eau, des pleurotes!  Chapeau plus ou moins beige et lamelles blanche (même si cela n'apparaît pas sur les photos), pied faible voir absent,  pas de doute voici le pleurote tardif, un excélent champignon.

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J'ai un peu de mal à les identifier, j'ai préféré les laisser sagement sur leur tronc.

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C'est une toute jeune colonie qui je l'espère, ferra le plaisir d'un connaisseur si un courageux s'aventure jusqu'à elles.

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D'autres champignons colonisent les arbres, du plus petit au plus grand comme avec ces moisissures à gauche ou cette vesse à droite.

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Bien des espèces mycologiques, dont beaucoup qui me sont inconnues comme celles-ci, se sont installés au bords de l'eau pour fructifier. Surprenant quand on sait le froid et les gelées que nous avons eux en plaines. L'encaissement du bois a peut être permis aux zones humides de ne pas geler.

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En tout cas, pour tout ce qui concernent les champignons, il semblerait que c'est au près de l'eau qu'ils s'épanouissent le mieux.

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Un peu comme ces étranges champignons, qui telle un mains sortent de la verdure. Le premier à gauche est un xylaria hypoxylon (drôle de nom). Il est friand de bois mort et on peut le trouver toute l'année, en particulier dans les zones moussues, néanmoins il n'offre aucun intérêt culinaire. A droite il s'agît  d'un clavaire, apparemment clavaire droit mais sans grand conviction. Les clavaires font partis de la famille des gomphaceae, qui regroupes des espèces comestibles ou laxatives.

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Le lierre grimpant ou herbe de la Saint Jean, est une liane persistante qui peut être cultivée comme plante ornementale. Il peut atteindre 30 cm et fait parti des rares lianes que l'on trouve en Europe, avec le chèvre feuille, le houblon ou la clématite. Il est à tord considéré comme un vampire des arbres, en réalité il ne se nourrie que par son système racinaire souterrain et se hisse au sommet des arbres avec ses barbilles que l'on voit ici pour s'exposer au soleil et accomplir sa photosynthèse.

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Contrairement au lierre que l'on trouve dans le jardin, celui de la forêt n'a pas ses baies encore matures. Toxiques pour l'homme, elles sont essentielles pour les oiseaux, surtout en hiver où elles sont une ressource en nourriture importante. 100gr de lierre bouillit dans 2L d'eau pendant quelques minutes vous donnera un très bon liquide vaisselle. Autrefois utilisé comme purgatif, il entre aujourd'hui dans la composition de sirops antitussifs. La médecine populaire l'utilise pour soigner les rhumatismes et les problèmes cutanés.

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La forêt est aussi l'un des meilleurs endroits pour observer le passage des animaux. Une trace en forme de deux "doigts" dans la boue ou un petit tas de crottes rondes, pas de doute, le chevreuil est passé par là. Ce petit cervidé d'Europe, pas plus de 60 à 75 cm au garrot est courant dans la Valdaine.

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Triste fin pour ce pic épeiche dont il ne reste que quelques grandes plumes noires et blanches. Ici il s'agit des plumes du régime primaire et secondaire, ce sont celles qui sur les ailes de l'oiseau lui permettent de planer.

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Le soleil n'est resté que peu de temps, déjà d'épais nuages font leur apparition et la forêt se fait sombre et froide. Néanmoins la vue du ciel, surplombé par les arbres reste superbe.

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Les pézizes écarlates sont un signe annonciateur d'un regain d'activité fongique, chouette! C'est un champignon qui apprécie le bois pourrissant ou les débris de celui-ci. Il mesure 1 à 5 cm et est caractérisé par sa couleur surprenante qui tranche dans les bois.

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C'est un champignon peu courant sans pour autant être rare. C'est lui qui aurait donné la passion de la mycologie à Christiaan (avec deux a) Persoon, un célèbre mycologue hollandais au quel on doit une des première classification des champignons.

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C'est un champignon comestible mais qui n'a aucune valeur gustative, il est bien plus agréable de le regarder en forêt, quoi qu'il peut faire son effet dans une assiette de part sa couleur.

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Le laurier des bois est un arbrissau que l'on peut trouver partout en France jusqu'à 1600 mètres d'altitude sur les sols calcaires. Il donne de jolies grappes de fleurs vertes de février à avril. Ses baies sont noirs. Cette plante est toxique. On l'appel lauréole ou daphné à feuilles de laurier. Mâcher une seule baie ou fleur de la plante peut provoquer des brûlures de la bouche et de la gorge.

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L'oxalis petite oseille ou "pain de coucou" a un goût acidulé, on consomme ses feuilles dans des salades composées mais il ne faut pas en abuser. On l'a trouve de partout, dans les forêts, les talus et les zones riches en humus, jusqu'à 2100 mètres. C'est une plante médicinale qui donne d'avril à juin de jolies fleurs à 4 pétales blanches veinées pourpre. Les folioles de la plante la nuit et par de fortes chaleurs prennent une position de repos verticale pour se protéger. On l'utilisie en homéopathie et en phytothérapie. En médecine populaire on considérait les feuilles comme un remède contre les problèmes de peau, contre le scorbut et contre les intoxications à l'arsenic au le mercure ( cf: p101 "350 plantes médicinales".)

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Bref, le bois est resté sauvage, les arbres sont tombés d'eux mêmes et les ronces et lianes s'étendent du mieux qu'ils peuvent. S'engager dans ses méandres est un vrai parcour de santé. 

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Pour revenir au pic épeiche, voici son nid démasqué. Face à la cascade et entouré d'arbres morts qui offrent le couvert, c'est un logît de premier choix.

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Des fougères sur un tronc d'arbre, accrochées à des racines ou dans les airs, la forêt prend des semblants de jungle tropicale et sauvage.

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Ce n'est peut âtre pas la cascade aux fées, mais cette petite chute d'eau, entravée par un tronc qui a chuté et couvert de lierre grimpant reste malgré tout impressionnante. Années après années elle a charrié le calcaire du sol pour créer à ses pieds des aspérités en tuf.

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Une vie incroyable se trouve dans la gorge de la cascade: mousses, fougères, bois calcifié mais aussi champignons et insectes s'y épanouissent.

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A gauche, une famille de polypores de couleur variables (c'est leur p'tit nom) qui ont prit l'idée de pousser au ras de l'eau. A droite un morceau de tuf. Ce type de roche très friable est du aux ions carbonates contenus dans l'eau des ruisseaux et rivières continentales. On peut trouver à l'intérieur des reliquats de végétaux ou de coquilles.

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Il commence à se faire tard, deux trois gouttes de pluie glacées commencent à tomber. Il est bientôt temps de rentrer.

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Mais avant, un dernier regard sur la grande variété mycologie de la forêt. Ici de jolis champignons inconnus, variants du gris au jaune pétant.

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D'autres inconnus encore. L'hiver n'est pas la période où l'on s'attend à trouver une grande variété de champignons, ce qui corse l'identification.

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Lavée et délavée par l'eau et les intempéries, cette vieille racine s'est mue en yin et yang, le symbole de l'équilibre présent dans chaque éléments du monde dans la philosophie chinoise.

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Dans le creux d'un vieu frêne en partie mort, un rare ganoderme d'Europe à gauche à fait son nid. A propos de nid, en voici les reliquat à droite. Abandonné depuis quelques emps, il a pu appartenir a un rouge gorge aux vues des restes de mousses et de la hauteur à la quel se situe celui-ci (environ 1 m 20). Pour identifier quelques nids: http://nature-photo.e-monsite.com/album/les-nids-d-oiseaux/

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Autre bizarrerie de la nature, le géoglosse glabre, proche du Xylaire polymorphe (appelé "doigt du Diable), ressemble à un gros têtard. Ce drôle de champignon non comestible est plutôt rare et passe souvent comme inaperçu sur les écorces où il pousse. Il porte le nom de langue-de-terre. Il en existe plusieurs espèces que l'on ne peut différencier que de manière microscopique.

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Et tout ça sur le même arbre!

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Arbre colonisé par de nombreuses autres espèces de champignons, de lichens, de fougères, de mousses ou mêmes d'algues.

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La forêt est un frigo à ciel ouvert pour les oiseaux qui savent bien chercher et fouiller les feuilles. Noisettes, noix, cha^taignes, glands et autres graines leurs permettrons de tenir pendant pendant la période froide.

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Voici l'ellébore fétide, c'est une très grande fleur à l'odeur désagréable qui d'ordinaire nfleurit entre février et mai. A maturité ses pétales sont verts clairs bordés de rouge. 

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Elle se naturalise bien dans les jardins et a été souvent cultivée pour des fins décoratives car c'est une plante vivace très résistante. Néanmoins c'est une espèce toxique qu'il ne faut pas porter à la bouche. 

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Elle est aussi appelée pied-de-griffon enraison de ses feuilles, mais elle porte également le nom de rose des serpents, patte d'ours, mords-cheval, herbe printanière ou favalau. Elle peut mesurer 45 cm à 70 cm. 

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Elle pousse jusqu'à 1800 mètres d'altitude et partout en France sauf en Bretagne et dans le Nord. La plante a des propriétés cario-toniques et narcotiques. On l'utilisait autrefois pour les troubles du cerveau mais la dangerosité de la plante à fait cesser tout emploie car le rhizome fait rougir la peau, les fleurs et feuilles contiennent un violent poison et son ingestion provoque des vertiges, des vomissement et même parfois la mort.

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Ici je suis arrivée trop tard pour récolter quelques oreilles de judas qui sont devenues entièrement noires après avoir émient leurs spores. Ça sera pour la prochaine fois la bonne platrée d'oreilles.

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Mais c'est sans compté sur la petite colonie qui c'est installée à mes pieds. La récolte est faible mais jointe à celle du jardin l'assiette devrait être honorable.

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Voilà un autre inconnu solitaire du bois.

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Les escargots, du moins ce qu'y en reste sont aussi à la fête. L'hiver l'escargot s'enfouit dans le sol pour se protéger du froid. C'est la seule espèce de mollusque à avoir conquit la terre ferme et la deuxième plus importante au monde après le genre des insectes. Les escargots sont consommés depuis10 000 ans et étaient autrefois étaient considérés comme une viande maigre au même titre que celle de grenouille ou de tortue!

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Dans les hauteurs du bois, bien au sec, une nouvelle colonie de tramètes c'est installée sur de vieux branchages.

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Jolie surprise pendant cette promenade improvisée, un arbre colonisé sur toute sa hauteur par une famille de tramète rougissante. Il est trop coriace pour être croqué.

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C'est une espèce commune  qui peut prendre une variété de forme large et multiple, pouvant passer du rose claire au rouge sang. Elle est cependant toujours striée sur le dessus du chapeau.

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D'autres champignons étranges peuvent être rencontrés dans nos forêts en ce moment. A gauche quelques inconnus, gris et ronds, qui lorsqu'ils sont pressés ils relâchent des spores violets. A droite, une famille de calycelles citrines se sont installées sous les écorces d'une branche. Ce champignon est classé comme non comestible par son manque d'intêret culinaire.

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Bref, un sympa petit tour par ce temps froid qui fait du bien aux jambes et à la tête.


samedi 12 janvier 2013

Dans le brouillard.

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C'est l'hiver, c'est le froid, c'est le brouillard. Mais cela n'a pas que des désavantages, hormis l'humidité. Les oiseaux sont moins méfiants ce qui nous a permit d'admirer une magnifique épervier rasant la route.

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Comme toujours les champignons sont en rendez-vous,même si ceux-là ne se sont pas laissés identifier, du moins pour l'instant.

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Les vaches ont bien piétiné le terrain, les traces de leurs sabots ont laissé apparent le bulbe de cette plante qui ressemble à une frêle graminée dans sa forme juvénile mais semble être plus proche de l'oseille sauvage.

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De meême pour les jonquilles qui commence à pousser. Cela est de bon augure, d'ici peu, début février si tout va bien, des parterres de fleurs jaunes rejoindrons  les blanches perces-neiges qui poussent par centaines dans le jardin.

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Le froid est passé par la, la rosée aussi. Neuf petites gouttes sont venues perler sur cette grande herbe, à l'abrit des très rares rayons de soleil.

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Sur les vieux restes de troncs de noyers d'étranges champignons de bois ont pris place. Durs comme du bois, ils sont de couleurs chair et plats comme des crêpes.

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D'autres drôles de champignons, aux couleurs toutes aussi étonnantes ont prit place eux dans les noisetiers de la côte.

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Avec toute cette eau et ce temps, la clématite des haies a prit une bonne rincée. Les chatons porteurs des graines sont tombants et tous collés. Ils lui ont donné son nom de "ceveux-de-la-bonne-dame). A l'époque de l'enfance de nos grands-parents, quand les jouets n'étaient pas courants, ces plumeaux étaient plantés dans boules d'argiles pour fabriquer depetits moutons. (cf: "Jouets de Plantes".)

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Cette nuit, il a gelé. La mousse, les fleurs, les feuilles et les tiges se sont parées de perles blanches sur toute leur surface.

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Le vieille arbre mort qui servait autre fois d'abrit au pic épeiche commence à pencher et une colonie de champignon c'est installée dans les restes du nid... il était temps qu'il plie bagage.

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Fleurs de lamier tâcheté et lichens sont parfaits pour les prochaines compositions fleurales. Il n'y a pas de temps pour faire des bouquets.

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Et la cabane, imperturbable au milieu du nuage de brouillard, reste verdoyante malgré le temps qui passe.

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Encore une blle brochette de champignons de bois, qui en ce temps de froid pullules sur les arbres du jardin et du verger. Au printemps il faudra vite traiter certains des arbres fruitiers.

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Et puis il y a les oreilles de judas, qui ont sous le gel, pour certaines, formées de petits "glaçons" sous leur coupole. Elles ont toutes été ramassées, même les plus petite, le froid les ayant condamné.

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Les araignées n'en sont pas en reste et ne semblent pas inactives en ce temps d'hiver. Des toiles au savant tissage apparaissent sur les écorces.

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Et les jacinthes fleuries ont quitté le coeur de la maison pour prendre le soleil dehors.

 

Identification:

Quelques une des découverte au "sanctuaire du rapace", lieu où il semblerait qu'un oiseau de proie vienne déposer et déguster certaines de ses proies. Mes suspicions étaient tout d'abords tournées vers la buse, mais il semblerait que l'épervier affectionne la vieille souche ou se trouve les ossement.

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Au pied de la souche, une mandibule et un os étrange, celui d'un crâne ou d'un bassin. Mais à qui appartiennent-t-ils?

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Après la récolte, nous voilà avec une côte, deux os longs non identifiés, trois vertèbres, un bout de crâne et une mandibule. Tous ces os ne proviennent pas du même animal, sur et à proximité des os se trouvaient des poils mais aussi des plumes.

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Après recherche, on peut affirmer que cette mandibule est celle d'un insectivore à cause de ses dents pointues blanches et de la petite incisive avant qui sur cette face n'est pas visible. Sur l'autre face elle est petite et non formée, ce qui indique qu'il s'agît d'un jeune individu, tout comme la présence de seulement deux dents et une troisième qui pointe le bout de son nez à l'arrière. Il s'agît ici, du moins je pense, d'une jeune musaraigne qui n'aura pas su échapper aux serres de l'oiseau.

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En tout cas, une fois de plus, ça ne sera pas maître chat qui ferra festin.

vendredi 28 décembre 2012

Identification des champignons des forêts de l'Isère.

Les champignons sont des organismes remarquables, fruits du mycélium. Ils revêtent une multitude de formes et de couleurs. Bien que l'on puisse les identifier facilement la plupart du temps, il faut toujours être sûr de ceux que l'on cueille, et dans le doute s'abstenir ou consulter un spécialiste. Certains champignons sont mortels et souvent ressemblent à de bons comestibles, alors prudence! Il ne faut jamais mélanger des champignons comestibles et toxiques au risque de contaminer l'ensemble du panier.

A chaque nouvelle découverte cette page est mise à jour.

Merci à Eric Michon pour toutes les corrections apportées à cet article.

Avertissement: les informations présentés ici peuvent être erronées et dans tout les cas ne sont pas à prendre comme unique outil de reconnaissance. Le seul moyen d'être bien initié aux champignons et de les ramasser en toute sécurité est d'être formé par de fins connaisseurs.

Ci-dessous les champignons identifiés (avec plus ou moins de succés) en 2012 et 2013.

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Le cèpe d'été est un excellent comestible, présent de fin mai à fin octobre.
Il apparaît après les fortes pluies ou les orages de chaleurs.

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Le satyre puant est un champignon qui dégage une telle odeur que toute idée de
le consommer est à exclure, il n'est donc pas comestible.

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L'amanite rougissante est un très bon comestible qui peu revêtir une large palette de couleurs.
Il ne faut surtout pas la confondre avec l'amanite panthère, un redouble champignon très toxique.

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La russule émétique est un champignon non comestible du fait de son âcreté et des maux intestinaux qu'il provoque.

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La chanterelle est un excellent comestible, facilement identifiable par l'abscence de lamelles sous sont chapeau,
à la place se trouve des sillons. Elle varie du jaune pétant au jaune grisé.

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Le lactaire poivré est un comestible médiocre, très apprécié en Europe de l'Est.
Insupportable cur, pour le consommer il faut préalablement le faire sécher puis le blanchir,
afin qu'il perde son goût trop prononcé de poivre. Pour les téméraires, il suffit de le griller au barbecue.

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Le tramète versicolor est un champignon de bois donc la chair est
beaucoup trop ferme pour être consommée, même bouillie pendant plusieurs heures.

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Merci à Cristau (http://cristaudehaugue.canalblog.com/archives/p10-10.html) pour la rectification
de mon erreur. Il ne s'agit pas là de la terrible amanite panthère
mais de l'amanite épaisse, un comestible jugé médiocre.

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Le polypore du bouleau est un champignon de bois qu'il lui aussi
possède une chair coriace qui le rend non comestible.

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La truffe d'été est un excellent comestible, relativement rare. Elle n'a pas un goût aussi
prononcé que celui de la truffe noir mais il est tout de même présent et évoque celui de la noisette.

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Le clitocybe en entonnoir est comestible, quand on retire le pied de
celui-ci et qu'on le fait cuire assez longtemps pour rendre la chair moins coriace.

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Lycogala epidendrum n'est pas comestible, il servait autrefois au moyen âge de teinture.

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Le scléroderme vulgaire est toxique. Il ne faut pas le confondre avec
la veste de loup qui jeune est un comestible plutôt moyen.

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Contrairement à ce que l'on pense dans de nombreux patelins, la calocère visqueuse
n'est pas comestible, elle provoque des troubles intestinaux et des vomissements.

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 Bolet à beau pied nommé en nom scientifique Boletus calopus n'est pas consommable
car sa chair est très âcre. Il reste un joli champignon.

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Le collybie à pied en fuseau est un piètre comestible, à condition qu'il ne soit pas ramassé
le lendemain d'une pluie qui a été précédé d'une sécheresse importante, car ce champignon à la particularité
de se déssécher sous les effets du soleil puis de reprendre sa forme initiale
après une bonne pluie. Ces changements d'états le rendent toxique.

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La russule verdoyante est un excellent comestible, le meilleur des russules.
Il est difficile à identifier pour un non initié donc prudence.

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La russule ocre et blanche n'est pas comestible mais juste bonne pour le regard.

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L'astrée hygrométrique n'est pas comestible, mais il a la particularité de se replier
sur lui même quand la pluie se met à tomber pour protéger sa poche à spores.

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Le daldinias concentrique est lui aussi non comestible en raison de la nature de sa chair.
Le porter sur soi, raconte-on, empêcherait de souffrir des crampres.

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Lestramètes sont des champignons de bois très communs qui ne sont pas
comestibles en raison de leur taille et de leur chair dur et fibreuse.

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Le russule du fiel est non comestible, il provoque des troubles du système
digestif mineurs mais tout de même très désagréables.

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Le russule feuille morte est un comestible moyen, peu remarquable de par son parfum.

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Le bolet pomme de pin est un médiocre comestible.
Il est bien plus agréable à regarder qu'à déguster.

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La vesse de loup perlée est un piètre comestible,
bien plus intéressant de par son aspect que son goût.

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La morille blonde (ronde) est un comestible remarquable et exceptionnel, très prisé.
Ce champignon s'invite à toute les tables bien que ça ne soit pas la plus
parfumé des morilles, elle en est la plus grande.

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L'oreille de judas est un très bon comestible. Il est bien adapté à la cuisine chinoise.

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Le lactaire à lait abondant est un piètre comestible qui peut atteindre une belle taille.

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La russule olive n'est pas un très bon comestible, dont la chair est écoeurante.

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Le bolet des charmes n'est pas un bon comestible, il noircit à la cuisson et seul
le chapeau sans la mousse est comestible.

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La russule charbonnière est un excellent champignon qu'il faut de préférence choisir jeune.

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La lépiote élevée ou coulemelle est un très bon champignon, à ne pas confondre avec
deux autres espèces de lépiotes proches qui sont toxiques. Il ne faut jamais
ramasser les spécimens de moins de 10 cm qui sont vénéneux.

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Les pézizes d'une couleur sont des comestibles sans valeurs. Elles sont petites et sans goût. 

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Le polypore soufré est aussi appelé "poulet des bois" par les nords américains
qui en raffolent et lui attribuent une saveur de poulet. Il serrait néanmoins
responsable de plusieurs intoxications. C'est un comestible médiocre, dont
il ne faut prélever que les jeunes spécimens comme sur cette photo, les vieux étant trop coriaces. 

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La collybie du chêne est un champignon qui peut revêtir plusieurs couleurs ce
qui rend son identification difficile. C'est un comestible médiocre sans saveur.

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Le polypore hispide est un champignon parasite qui fait mourir les arbres.
Il n'est pas comestible car trop coriace. Il a la particularité de produire des gouttes sous son chapeau.

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Le bolet à chaire jaune est un champignon qui à la particularité de voir sa chaire,
une fois sectionnée, bleuir intensément. Il est un médiocre comestible, seul le chapeau
privé de sa mousse se consomme et il noircit à la cuisson. 

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La fleur de tan (du gaulois tann: chêne) est classée soit comme champignon,
soit comme myxomycète. Il aime se nourrir d'écorces mortes
de chêne mais aussi d'autres arbres. Il n'est pas comestible mais égaille la forêt.

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Le cyathe strié est un drôle de champignon. Son intérieur blanc est creux mais possède une dizaine
(parfois quinze) de petits sacs blancs de quelques millimètres qui continent les spores.

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Le ganoderme d'Europe est un champignon de bois assez rare qui peu prendre
des proportions assez importante si il reste longtemps sur son ôte
(ici une souche de tilleul ensevelie). Ces spores couleur rouille ont
la particularité de tout recouvrir. Il est bien trop coriace pour être comestible.

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Le polypore mori ou alvéolé en raison des petits trous sous son chapeau
est un champignon de bois , que l'on trouve seul ou en petit groupe.
Bien que sa chaire soit tendre et molle quand il est jeune, son goût est fade,
il est considéré comme non comestible. Il peut être orange ou fauve.

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Le coprin chevelu est un champignon comestible assez fin qui se consomme jeune
et peu de temps après sa cueillette au risque de le voir noircir et devenir
impropre à la consommation. Il e faut pas le manger en même temps que de l'alcool,
ce qui provoque si on ne respect pas cela des réactions toxiques dans l'organisme.

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Les rosés des prés sont d'excellents champignons. Ce sont tout bonnement nos
champignons de paris, à la différence qu'ils ne sont pas cultivés
et qu'ils poussent au grand soleil. Il ne faut pas les confondre avec les amanites,
qui elles n'ont pas les lamelles roses et ont leur volve encore visible.

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Le marasme des oreades (qu'ici nous appelons à tort mousseron) est lui aussi un champignon
qui évolue dans les champs et qui est fort prisé pour son goût.
Cependant il faut être prudent en le cueillant car il est facile
de le confondre avec de nombreuses autres espèces qui peuvent être néfastes.

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Les marasmius rotula sont reconnaissables à leur petite taille (1 à 2 cm),
leur pied fin noir et leur chapeau blanc. Son nom commun est marasme petit roue
(en evocation des petites vagues que fait son chapeau). Il est non comestible.

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Le paxille à pied noir (paxillus atrotomentosus) est non comestible
mais servait autrefois dans la fabrication de teinture.
Son goût est ameret sa chair à une odeur d'anis.

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La vesse de loup commune se rencontre fréquemment fin été,début et mi automne
dans les champs et les forêts. Piètre comestible, on ne consome que
les jeunes specimens. On peut la confondre avec le vesse de loup
géante qui elle peut prendre des dimansions titanesques (plusieurs kilos).

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Le calvaire jaune (ramaria flava) se dévellope en groupe.
Sa chaire à une saveur douce. Il est concidéré comme un comestible moyen.

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Le lycoperdon en forme de vase est un champignon à la chair blanche molle.
A maturité il brunit et libère ses spores en se déchirant.
La forme juvénile est comestible mais médiocre.

SAM_4422Le laccaire améthyste ou clitocybe améthyste est champignon assez recherché par les connaisseurs.
Il a un chapeau arrondie mais celui-ci prend souvent des formes tortueuses.
Il est facilement identifiable de par sa couleur violine. Bon comestible à la saveur douce,
on consomme rarement le pied qui est élastique.

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La fausse girolle, appelée à tort ainsi du fait de sa ressemblance avec
les chanterelle et de son vrai nom clitocybe orangé, est un piètre comestible.

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Le pied de mouton est un très bon comestible.
C'est un des seuls champignons à aiguillons comestible.

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Le coprin d'Ellis est un joli champignon non comestible qui pousse en grande colonies. 

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La calvaire élégante est un champignon qui pousse sur le bois mort voir pourrissant.
Pouvant mesurer jusqu'à 30 cm, il n'esst pas comestible car provoque de fortes diarrhées.

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Le rosée des bois est fort savoureux. Il ressemble en tout point au le rosé des
près mais pousse dans les lisières et les sous bois.

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Le bolet poivré est un petit champignon au goût de poivre trop prononcé pour être consommé.
Néanmoins il peut servir de condiment. 

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Le géastre à trois enveloppes  ressemble fortement à l'astrée hygrométrique,
mais il est plus rare et n'a pas la particularité de se replier sur lui même
quand il pleut. Il n'est pas comestible.

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La lépiote châtain est un champignon très toxique. Il ne mesure pas plus
de 10 cm ce qui permet de ne pas la confondre avec le délicieux coulemelle.

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L'hypholomes en touffe est un petit champignon jaune. Il est toxique et n'est donc pas comestible.

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La russule jaune est un bon comestible à ne pas confondre avec le russule du fiel.
Il est fragile et est peu fréquent ce qui rend sa consommation rare.

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La russule comestible est un bon champignon qui est intéressant à consommer
du fait de sa taille et de son nombre.

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L'amanite jonquille est une amanite dont la toxicité n'est pas avérée dans tout les
cas de sa consommation mais qui a tout de même envoyé plusieurs
personnes à l'hopital. Il vaut mieux s'abstenir.

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Le polypore pied de chèvre est un champignon très rare,
considère comme menacé. Il pousse seul ou en petites colonies.
Bien qu'il soit un excellent comestible, il faut se contenter de le regarder.

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Le lactaire savoureux est parfois appeler à tort sanguin. C'est un très bon champignon,
un peu fort qui a un goût de safran. Il peut être consomer tel quel,
en soupe, en appéritif ou en condiment. Quand on le coupe
les partie exposées deviennent bleues ou vertes mais cela ne le rend pas toxique.

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Le polypore écailleux est un champignon comestible à condition que l'on mange les plus jeunes spécimens.
En marinade ou en beaucoup il a une douce saveur.

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Amanite panthère est un terrible champignon toxique qu'il faut éviter.
Attention il ressemble beaucoup à l'amanite rougissante et l'amanite épaisse.

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La lépiote brun-lilas est une jolie lépiote. Elle n'est pas comestible car toxique et
même dans certains cas mortelle.

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L'amanite safran est comestible à condition d'être reconnu par un exepert,
la famille des amanites comportant de nombreux champignons semblalbes
les uns aux autres et fortement toxiques.

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Le russule de sardoine n'est pas comestible, mais il reste fort appréciable de par sa couleur.

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L'hypoxylon en forme de fraise est non comestible. Il pousse sur le bois mort.

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Le cortinaire couleur de roucou est un champignon mortel avec le quel il faut être prudent.

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Le panéole coprophile n'est pas comestible car concidéré comme toxique.

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Le polypore cilié n'est pas comestible car sa chair est coriace et n'a pas bon goût.

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L'armillaire couleur miel est comestible très jeune. On ne consomme que le chapeau,
que l'on fait longment blanchir avant de le poêler.
Attention, de nombreuses intoxications ont été enregistré. Il vaut mieux l'éviter.

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L'armillaire sans anneau est un bon commestible quand il est jeune,
mais il ne se conserve que très peu de temps.

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Le lactaire à lait brûlant aime beaucoup les noisetiers. Le lait blanc qui
s'en échappe devient jaune en séchant. Il est très âcre ce qui le rend inconsommable.

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L'hypholome en touffe est un joli champignon, présenté ici sous sa forme juvénile.
Par la suite son chapeau s'élargie et on peut distinguer de façon nette ses lamelles.
Sa chair est très amère, ce qui n'est pas très grave au vu de sa toxicité.

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La pholiote du peuplier est un excellent champignon qui affectionne
les troncs des arbres morts et pousse de la fin du printemps à celle de l'automne.

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La tramète versicolor est un polypore qui peut revêtir une grande gamme de couleur,
du bleu foncé à l'orange, du vert au marron en passant pas le blanc,
le beige ou encore le gris sombre. C'est un champignon
non seulement immangeable en raison de sa dureté mais également toxique.

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Mycena rosea est un champignon toxique malgré sa belle couleur..

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L'hygrocybe perroquet est un joli champignon vert à sa naissance,
qui devient jaune en grandissant et prend des teintes rouges à maturité,
ce qui lui donne le nom de perroquet car il en porte les couleurs.

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La fleur de tan cendrée ressemble à la ponte d'une araignée.
C'est un champignon mousseux qui pousse sur l'herbe ou le bois mort. Iln'est pas comestible.

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Le tricholome colombette est un excellent comestible
que l'on peut facilement confondre avec des champignons mortels
ou toxiques comme l'amanite vireuse (mortelle).

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L'armillaire à pied clavé est assez rare est bien qu'il a une chair douce,
il est considéré comme nous comestible.

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Le mycène à pied ferme n'est pas considéré comme comestible
car sa chair est trop petite et trop délicate pour être consommée.

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Le plutée brun d'ombre est unchampignon rare non comestible.

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L'entolome livide cause la dégénérescence du foie et de l'appareil digestif
si il est consommer, c'est un sévère toxique parfois mortel.

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La russule sans lait est un comestible trés médiocre.
Il porte ce nom car ressemble à un lactaire mais s'en différencie par son absence de lait

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L'hypholome couleur de brique est un champignon toxique qu'il ne faut pas consommer.

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Le lactaire roux estun champignon trop amer et poivré pour être consommé.

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Le bolet à chair rouge est un excellent comestible mais toxique à l'état cru.
Les estomacs fragiles le digèrent mal.

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L'helvelle crépue est un médiocre comestible toxique à l'état cru.

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L'amanite des Césars est un champignon remarquable très apprécié
et considéré comme l'un des meilleurs. 

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L'amanite tue-mouche est un champignon non comestible
qui donne des hallucinations et des troubles gastriques très graves.

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Le tricholome rutilant est un champignon non comestible car très
(trop) amer. De plus il est suspecté d'être toxique.

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Le bolet bai est un très bon champignon dont la chair délicate une fois
sectionnée prend une teinte grisâtre. Il faut le consommer jeune en excluant le pied.

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La chantrelle en trompette est un très bon champignon fort recherché.

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Le clitocybes nébuleux est un champignon considéré comme non comestible.

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L'helvelle lacuneuse est non comestible car provoque de violentes intoxications. 

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L'oreille-de-lièvre est un très médiocre comestible qui bruni à la cuisson.

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Le pied bleu est un excellent comestible très recherché. Son goût fort ne plaît pas à tout le monde.

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La russule noircissante naît blanche puis prend sa teinte noire.
Il provoque des irritations gastriques et est donc non comestibles.
Dans sa fin, elle est colonisée par un petit champignon, dont un des noms est nyctale
porteuse d'étoiles. (ici)

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La trompette de lamort malgré son nom est un champignon délicieux très
apprécié pour sa toute légère acidité.

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Le lactaire à odeur de chicoré provoque des troubles digestfis,
il n'est pas comestibles même si certaines l'utilisen en condiment dans les soupes.

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Le cliotcybe très grand (Clitocybe Maxima) est un médiocre comestible de taille impressionnante.

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Le lycoperdon brun d'ombre fait parti des familles des vesses. Il es non comestible.

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La léotie lubrique est un champignon non comestible et gluant qui contient une faible dose de toxines.

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L'ascocoryne sarcoïde est un petit champignon non comestible violet qui peine
à atteindre plus de 3 cm à pleine maturité.

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La pleurote en forme d'huître est un excellent champignon qu'il vaut mieux consommer quand il est jeune.

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La tramète rougeoyante est un beau champignon très coriace, ce qui le rend non-comestible.

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Schizophyllum commune est petit champignon blanc, jugé non comestible
qu'il ne faut pas ramasser. Il semblerait qu'il ait été consommé un temps dans
certains coins de France, sans que cela ait été probant.

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Le  flammule à pied velu est un champignon qui vit en colonie et qui investit les arbres mourants.
Quand il libère ses spors, les chapeaux des champignons qui se trouvent en dessous
de lui deviennent blancs. Il est comestible.

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Le calycelle citrine est un petit champignon qui pousse en colonie
et s'atablit là où les arbres morts n'ont pas d'écorce. Il est considéré
comme non comestilbe.

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La pézize écarlate est un champignon qui égaille la forêt. Il n'a pas d'intêret comestible
mais peut mettre un peu de couleur das une assiette.

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Le géoglosse glabre appelé langue-de-terre est un champignon rare considéré
comme non comestible car sa chair est trop coriace.

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Le xylaire du bois est un drôle de champignon fourchu, d'abords blanc,
puis guis et enfin noir quand il fructifie. Il n'est pas comestible.

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Champignon ou non? Les plumes d'anges sont de drôles de formations qui apparaissent
parfois sur les petites branches mortes des chênes et des hêtres de tomber au sol.
Le responsable de ce drôle de phénomène serait un champignon qui sous l'effet
de l'humidité puis d'un gel soudain s'étendrait en de longs filaments fragiles et doux. 

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La pézize veinée est un excellent champignon,
cousine de la morille dont elle partage la même propriété,
à savoir qu'elle nécessite une cuisson prolongée pour ne pas être toxique ou indigeste.

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La morille conique (var.nigra) est une des plus rares du genre et des plus gouteuse,
c'est un excellent champignon qui reste néanmoins toxique cru.

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Le coprin micacé est un champignon comestible de piètre qualité.

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La morille commune appelée aussi vulgaire est un excellent champignon,
c'est la plus répendue des morilles.

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C'est les verpes sont les moins parfumés de la famille des Morchella mais
reste un bon champignon.

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Le morillon commun est un très bon comestible mais un petit peu moins
parfumé que sa cousine.

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La verpe conique est un champignon commestible de la famille des morilles.
Bien moin parfumé il reste agréable en bouche.

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Le mousseron de la Saint George est un excellent champignon à l'odeur de farine fraîche
ou de chataigne selon les odorats de chacun.

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Le lycolage des arbres ou lait de loup est un drôle de champignon non comestible.

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Le mycène à pied jaune ou mycène renati est un joli champignon rose,
blanc et jaune non comestible.

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La russule noire et blanche est un champignon non comestible avec
des suspissions de toxicité.

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Le bolet amer ou bolet du fiel peut facilement se confondre avec le cèpe d'été.
Son goût très amer le rend inconsommable.

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La russule fétide est relativement massive sent le cheveux ou la corne brûler.
L'amertume de sa chair et son odeur la rendent non comestible.

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La collybie radicante est un piètre comestible facile à confondre avec d'autres espèces.

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L'amanite vaginée est comestible bien cuite et était utilisée dans des pratique magiques autrefois.
Reservée aux connaisseurs.

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La russule belette est un bon comestible.

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La calvaire dréssée est un champignon non comestible à raison de son goût poivré.

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Le bolet à pied rouge est un excellent comestible, toxique cru ou mal cuit,
qui à le tord de noircir à la cuisson.

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Le bolet rude est relativement commun chez nous. Piètre comestible, on le voit du début
de l'été au milieux de l'automne.

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La famille des bollets orangés comportent de nombreux sous-genres dont certains
sont de bons commestibles.

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La russule dorée est l'un des meilleurs russules qu'il soit.

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La vesce hérissée n'est pas comestible mais fort esthétique.

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Le bolet blafard à pied rouge est toxique cru. C'est un comestible moyen.

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La lépiote excoriée est une lépiote comestible qui juvénile aura un chapeau crème
puis peu à peu deviendra blanche tout en conservant un mamelon brun. 

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La lépiote mamelonnée est elle aussi un bon comestible,
proche d'aspect de la lépiote élevée.

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Les gymnopiles pénétrants sont des champignons non comestibles car toxiques.

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Les hypholomes en touffe sont de petits champignons non commestibles aux jolies couleurs.
Au vu des dernières analyses ils seraient toxiques.

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L'amanite fauve est une espèce proche de l'amanite vaginée.
C'est un champignon non comestible.

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Le lycoperdon brun d'ombre appartient à la famille des vesses. Il est non comestible.

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L'helvelel lacuneuse est un champignon toxique que l'on rencontre du début de
l'automne au début de l'hiver. 

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les léoties lubriques sont toxiques contiennent la même toxique que le gyromite.

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Le cortinaire blanc-violet est un piètre commestible.

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 Le lyophylle conné n'est pas comestible car contient des agents mutagènes.

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Le bolet à tubes coupés est non comestible. Il ne faut pas le confondre
avec les cèpes plus nobles.

 

Voilà 2014 avec toutes les nouvelles découvertes qu'entraine cette nouvelle année !

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L'hygrophore de mars est un excellent et rare champignon printannier très recherché.

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Encore plus discrète, l'Urnula Craterium ne se rencontre que rarement.

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Non comestible, la tramète bossue se reconnaît aux algues qui viennent la coloniser.

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Le polypore marginé n'est pas comestible. On le reconnaît à sa marge orangée.
Chaque pli équivaut à une année... faites le compte!

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L'entolome à pied hérissé est toxique. Il sent la farine et le concombre.

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L'hypholome à lames fumées est un piètre comestible à éviter.

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Les pholiotes changeantes sont de bons comestibles. Attention aux confusions!

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Armillaria solidipes n'est pas connu pour être comestible.

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 Le calvaire jaune est considère comme comestible même s'il faut s'en méfier.

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La lépiote gracile ou lépiote de Ricken fait partie des grandes lépiotes comestibles.

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Le lactaire presque doux est non comestible et pousse essentiellement sous les hêtres.

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Pour identifier plus de champignons c'est par là: 

http://mycologia34.canalblog.com/archives/0___tous_les_champignons_du_blog/index.html

et par là

http://mycorance.free.fr/

 

mercredi 26 décembre 2012

Oreilles de judas à la crème.

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Petite récolte de Noël: quelques belles oreilles de judas bien fermes, parfaites pour finir dans l'assiette.

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Le mieux pendant la récolte est de prendre soin de ne pas ramasser trop de saltées, ni d'écroces de sureau pour faciliter le nettoyage.

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Pour ce faire, on passe une à une les oreilles sous l'eau fraîche en les frottants délicatement avec les doigts pour enlever tout ce qui ne fait pas le champignon.

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Une fois propre, avec la lame d'un couteau on retire la partie dure et cartilagineuse des champignons ainsi que les bouts d'écorces restant. Sans cela leur consommation serait désagréable.

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Une fois l'opération terminée, on les laisse sécher quelques instant près du feu sur un torchon. C'est là que l'on peut voir à quel point la ressemblance avec des oreilles est frappante.

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Passons à la recette.

Pour ce faire il faut:

- 300 gr d'oreilles de judas.

- une cuillère à c&fé de beurre.

- 10cl de crème.

- du sel et du poivre.

 

Après avoir blanchit dans une casserole d'eau chaude les champignons pendant une dizaine de minutes, pour les rendre un peu moins gluants on les coupes en petits morceaux puis on les poêle quelques instants dans le beurre avec le sel et le poivre. Après quelques instants on ajoute la crème, on remue bien et on laisse réduire. Quand la crème commence à épaissir et devenir un petit peu gélatineuse, à cause des champignons, on retire du feu et on sert de suite avec des tagliatelles fraîches. Le résultat est garanti.

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mardi 25 décembre 2012

Cueillette de champignons en Décembre.

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En ce mois de Décembre, nous voilà au coeur des fêtes. Les découvertes se font au près du feu sous des montagnes de papier cadeau mais aussi dans le jardin, comme ici avec ces quelques pétales de roses qui vont très vite rejoindre le panier de séchage parfumé.

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Que les près sont verdoyants, il suffit de comparer avec ce qu'il en était il y a deux semaines de cela pour s'aperçevoir de la différence.

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En effet, à cette période le paysage était plus blanc que blanc, sans parler des températures s'aventurant rarement au dessus du 0.

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Le soleil a vite reprit ses droits et voilà la terre nourricière plus vivace que jamais. Fidèle au poste, à gauche, le verge d'or n'a pas pas perdu un seul de ses chatons. Par contre à droite le pissenlit se retrouve dépourvu de toutes graines.

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Le potager lui aussi a ses habitués, les choux s'inscrivent dans la durée même si de temps à autre un ou deux spécimens sont retirés de leur effectif.

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Ce qui est le plus étonnant reste la profusion de champignon. Qui l'aurait cru, de nombreux petits marasmes quelconques ont envahi le jardin.

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Les tramètes versicoles sont toujours là, accrochées à leur vieux tronc de cerisier. Ni le gel, ni la neige et encore moins la pluie n'aurons eux raisons de ces beaux champignons aux quels se sont ajoutés une bande rouge violacée à leur chapeau.

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Passées par toutes les couleurs, elles sont aujourd'hui de couleurs kaki, café, bleu ardoise, orangé, marrons, violine ou encore blanc poudré.

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La nature regorge de vie est de trésors, de quoi faire de belles couronnes (ici). A gauche la fougère aigle reprend de la vigueur pendant que le lierre à droite donne de jolis fruits bleus, qui malgré leur toxicité font le régale des oiseaux.

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Deux petites plantes médicinales pointes le bout de leur nez: le lamier tacheté à gauche (décrit ici) et le géranium petit robert, à droite qui donne pendant la fin printemps et l'été de jolies fleurs rosées. 

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Même les pâquerettes s'animent, et certaines déploies leurs jolies fleurs blanches aux extrémités roses et au coeur jaune pétant.

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Il est toujours plaisant de voir comme les oiseaux peuvent être astucieux. Que cela soit avec une noisette dans le creux d'un vieux tronc ou avec une noix dans la fente d'un piquet, on peut remarquer comment ils utilisent leur environnement pour trouver des support dignes de devenir des instruments pour les aider à atteindre les précieuses et délicieuses amandes de ces coques.

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Quel point commun entre ce lichen tombé d'un noyer ou ces graines dispersées par les fientes d'un oiseaux?

Ils donneront au printempsde nouveaux individus aptes à coloniser leur environement.

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L'écorce du bouleau est une oeuvre d'art à elle seule. Longtemps elle a été utilisée pour de nombreux usages: chaussures, papier, bois de boulange, eau de boulot (qui entre dans la composition de bières, de liqueurs, de vins ou d'eau-de-vie),sabots, sandales et bien d'autres.

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C'est aussi le symbole de la sagesse chez les nordiques, c'est peut être pour cela que maître pic-épeiche a décidé d'y établir sa nouvelle résidence. Encore quelques coups de becs bien ciblés et voilà un nid à l'abris des intempéries.

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Déjà le foin de l'ancien domaine commence à être déménagé. Tous ces travaux ne l'empêchent pas de continuer à sonder le bois mort pour se repaître de vers endormis.

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La galle de la ronce elle trace tranquillement à coups de dents son chemin dans les feuilles bien vertes de la plante sans craindre l'attaque des mouches ou des guêpes solitaires endormies par le froid.

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Dansle ciel se fait entendre de grands battements d'ailes et de jolis chants mélodieux, parfois entachés par quelques croassements déraillant.

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Ce sont d'immences nuées de corbeaux et d'étourneaux, qui apeurées par les coups de feux des chasseurs, viennent se réfugier dans les grands arbres près des maisons pour se mettre en sécurité. Leurs piaillements font un bruit d'enfer mais délicieux à écouter. Qui aurait cru que les corbeaux savent eux aussi chanter?

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Les arbres du vastes champs sont parfais: hors d'atteinte pour les chiens des chasseurs, trop près des maisons pour permettre aux chasseurs de tirer, ils offrent le couvert avec les nombreuses grappes de guis qui s'y trouvent. C'est aussi un très bon observatoire pour repérer les ennemis et sonner le cri d'alarme pour entamer la fuite.

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Le temps soudainement plus clément à trompé tout le monde, même le sureau s'y trompe et commence à donner des bourgeons rosés. Prudence, d'ici peu le froid russe va venir conquérir nos montagnes.

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C'est un temps idéal pour les oreilles de judas qui se déploient en grosses grappes marrons sur le bois du sureau. Ce sont des habituées des temps humides et froids.

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On les trouve toutes l'années, à condition que l'air ne soit pas trop chaud ni sec, mais elles affectionnent surtout la fin de l'automne, l'hiver et le début du printemps. Le nom oreille de judas vient de sa forme d'oreille et du fait qu'elle pousse surtout sur le sureau, arbre au quel Judas se serait pendu.

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En tout cas belle découverte en ce jour de Noël qui vient à point égailler les repas de fêtes et remplir le panier (comme le ventre). Un peu de crème et le tour est joué.

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De nombreux  champignons, couvent inconnus ont envahit les troncs des vieux noyers qui ont été abattus les années précédentes et dont quelques vestiges perdures.

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Surprenante découverte au coeur d'une souche retournée. Parmi les racines déterrées gisent un grand nombre de restes animales: plumes, poils, griffes, becs, ossements, il semblerait qu'un animal, surement un rapace comme la buse variable, ait fait de ce petit coin sa table de restauration. 

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Dans les vieux noeuds d'une branche de noyer un brin de mousse prend plaisir à se loger.

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Les tramètes rougissantes (trametes rubescens), cousines des tramètes versicoles, tiennent leur nom de leur jolie couleur rouge sang, bien qu'elle peut beaucoup varier, passant du blanc à l'oranger. 

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Leur nom réside surtout dans le fait qu'une fois coupés, leurs tubes deviennent rougeoyants.

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Très coriace, ça chair les classes parmi les non-comestibles. Elles n'en restent pas moins fascinantes par leur teinte peu courante dans la nature.

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Voilà un bien drôle de champignon de bois que je n'ai pas encore identifier. Dépourvu de pied, son chapeau est large, bleu-noir sur le dessus avec une marge blanche.

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En dessus ni de tubes, ni de lamelles, mais des méandres beiges tels un labyrinthe qui contiennent les sporées.

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Vite il faut rentrer, le ciel s'embrase de rouge et d'or et bientôt la nuit tombera sur le jardin et ses fabuleux champignons.

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Il reste juste le temps de ramasser quelques pleurotes en forme d'huître. Ce sont d'excellents champignons produits à l'échelle industrielle dans divers pays du monde sur des paillis, un petit peu à la manière des champignons de Paris.

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Le chapeau est bleutée, les lamelles sont plus proches des plis et sont blanches. Les jeunes spécimens ont leur bords bien arrondis, c'est eux que l'on consommes de préférences, les vieux individus étant souvent véreux ou trop coriaces sous la dent.

Bref, un bieu beau Noël en pleine nature avec au menu, des champignons, des champignons et encore des champignons.

mardi 26 juin 2012

Conservation des champignons

Cet article n'est pas de moi, il vient d'ici:
http://le-paradis-des-anges.forumactif.fr/t4556-la-conservation-des-champignons

Pour l'illustrer, voici quelques photos de mes oreilles de judas qui
ont longuement séchées sur un torchon au soleil, résultat garantit.

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1. Pour les nettoyer :
Déjà, une première recommandation à tous chercheurs de champignons qui destinent sa récolte à la consommation, est de se munir d'un couteau de poche si possible muni d'une petite brosse, pour un premier nettoyage sur le terrain : couper les bouts, et brosser les restes de terre, de feuilles et tout autre parasite qui encombre le champignon. Déjà très propre, celui- ci sera déposé délicatement dans votre panier en osier, pour que la récolte respire et ne commence à s'oxyder ( proscrire tout contenant en plastique ).
De retour au domicile, tout naturellement le nettoyage sera fonction :

de la nature des champignons, ( à chair molle ou consistante, à lames ou à pores, grands ou petits, ..)
de leur utilisation, ( immédiate ou conservation ou séchage ou congélation ..)
des normes de sécurité à observer. ( par exemple la littérature conseillera pour certaines espèces de les blanchir ou de les cuire fortement ou peut-être de pouvoir les consommer crus.)
Donc, bien évidemment, tout un tas de paramètres qui vont conduire à un nettoyage particulier pour chaque champignon. 
De grands spécialistes de la gastronomie vous expliqueront que le trempage nuit à la tenue et la saveur du champignon en le gorgeant d'eau et qu'il va noircir après le lavage. Et ils ont raison, oui mais, c'est une caricature qui donne mauvaise conscience aux adeptes du nettoyage à grandes eaux. 

Comment pourrait on nettoyer une belle sparassis crispa autrement qu'en la trempant dans une eau vinaigrée et la rinçant soigneusement j'allais presque dire trous par trous. Ou alors, imaginez une très belle récolte de trompettes de la mort (excellents comestibles et non mortels contrairement à ce que pourrait laisser entendre le nom) agrémentée de quelques belles poignées de chanterelles en tubes, dans ce cas, je prépare une belle quantité d'eau que je sale et vinaigre, puis je jette les champignons dans cette eau que je remue énergiquement et ressors trompettes et chanterelles à la main ou à l'écumoire pour laisser tout le sable au fond du récipient, et avec le même principe on termine par un ou deux rinçages. 

Maintenant, prenons le cas d'une récolte de cèpes de belle grosseur et consistante; là : un couteau et une brosse douce ou un pinceau à poils durs pour parfaire le bas du pied, et un chiffon légèrement humide pour le chapeau. Dans ce cas, c'est vrai, il faut éviter de tremper dans l'eau, les pores se gorgeraient totalement d'eau, dénaturant la qualité du champignon.

Pour les champignons que l'on va pouvoir consommer crus, encore un problème de principes. Pour faire une salade de champignons de Paris crus, je ne peux m'empêcher de les passer sous l'eau courante en pensant à toutes les mains qui les auront touchés avant de terminer dans mon panier. Les essuyer tout de suite dans un linge bien sec. Pour ceux récoltés en forêt ou lisières, parcs ... le problème est identique. Même s'ils paraissent propres, rappelons nous des recommandations faites pour tous les petits fruits rouges que l'on trouve lors de nos promenades, il est strictement recommandé de ne rien consommer cru sans lavage préalable, car possibilité de transmission croisée des urines d'animaux vers l'homme. Donc et à mon avis, ce qui vaut pour les fruits rouges je le considère entier pour les champignons. De toutes façons, prudence, très peu de champignons peuvent être consommés crus.

2. La dessiccation :
C'est une méthode simple qui convient particulièrement bien aux espèces à chair mince telles les mousserons, trompettes des morts, chanterelles d'automne, petites morilles ou à des champignons plus épais mais alors coupés en fines lamelles de quelques millimètres. Les grosses morilles pourront elles être coupées en deux ou quatre, mais ça c'est une autre histoire.
C'est une excellente méthode qui conviendra particulièrement bien aux mousserons, morilles, shii-take, trompettes qui voient ainsi leurs arômes renforcés.
Partant du principe que pour le séchage on ne peut laver les champignons, il faudra les nettoyer directement sur le terrain en supprimant toutes traces de terre ou autres résidus de cueillette, pour éviter de souiller la récolte. Ne prendre bien évidemment que des sujets jeunes, parfaitement sains, sans aucune trace de larves, et parfaitement identifiés.
Pour un séchage de bonne qualité, il faudra trouver un local bien sec, ventilé et chaud, le grenier fera parfaitement l'affaire, ou la cave à côté d'un radiateur ou d'une source de chaleur. Mais il faut que ce séchage s'effectue le plus rapidement possible; si les champignons ou lamelles fines ne craquent pas sous la pression des doigts ou bout de 4-5 jours maximum, c'est que l'endroit ne bénéficie pas des meilleurs conditions et la qualité s'en ressentira.
Pour le matériel, rien de plus simple. Il faut que les champignons à sécher reposent sur un support permettant à l'air de circuler parfaitement, un fin filet tendu sur un support conviendra parfaitement. Moi, je les ai confectionnés tout simplement avec quelques planches clouées en cadre sur lesquelles j'ai agrafé des filets de pommes de terre en matière synthétique coupés et cousus ensemble. Certains auteurs parlent de treillis ou grillages, à mon avis c'est une solution moyenne qui peut entraîner des réactions d'oxydation du métal au contact des champignons humides.
Pensez à l'utilisation de moustiquaires pour écarter les indésirables.
Pour illustrer cette méthode, je vous propose le séchage du reste d'une récolte d'Oreilles de Judas effectué en trois jours, près d'un radiateur à la cave. Bien sûr une fois l'opération réalisée, il ne reste plus grand chose, et on pourra entreposer les champignons séchés dans des bocaux bien hermétiques, ou sacs en plastique type congélation bien fermés.

Pour pouvoir réutiliser ces champignons séchés, trempez les environ 10-15 min dans l'eau tiède, rincez les de plusieurs eaux, et utilisez les comme ceux séchés du commerce.

3. La congélation :

Sans doute la méthode de conservation la plus simple à mettre en oeuvre, mais qui à tendance à ramollir certaines espèces à chair ferme. Il faudra éviter de les congeler crus, et prendre les mêmes précautions que pour le séchage .
Après les avoir bien lavés, deux méthodes possibles. Vous pouvez soit les blanchir dans une eau frémissante et salée environ 5 minutes, ou les faire rejeter leurs eaux de végétation dans une poêle à feu vif avec un peu d'huile, puis jetez l'eau qu'ils ont rendue. Pour le reste, les deux méthodes se rejoignent. Il faut les égoutter et je conseillerais de les entreposer sur des linges propres pour les sécher partiellement avant de les mettre dans des sacs plastique, ou bocaux en verre. Faire sortir un maximum d'air avant de bien refermer les sacs plastique et les entreposer au congélateur.
Méthode bien pratique pour préparer à l'avance de petites portions spéciales omelettes, rôtis, soupes ou autres préparations
Pour leurs utilisations, inutile de les décongeler d'avance, mais utilisez les directement sortis du congélateur, comme n'importe quel champignon frais.

En guise d'exemple, voilà le cas typique d'utilisation de la congélation : de retour de cueillette, nous sommes devant un beau panier garni de trois petites Sparassis crispa ou Clavaire crépue, mais aussi d'une belle récolte de rosés des prés, champignons assez fragiles et que l'on cuisinera ce soir. 
Par contre, nos trois Sparassis qui sont des champignons supportant très bien la congélation, nous allons de ce pas faire un petit sachet à congeler pour une prochaine utilisation.


laisser tremper 5 min les champignons dans une eau vinaigrée pour déloger les compagnons indésirables,
bien rincer et égoutter sur papier absorbant,
remplir un sachet congélation, en faire le vide d'air, fermer à l'aide du ruban métallique, couper le plastic superflu et congeler immédiatement.

4. La stérilisation :
C'est une méthode qui demande un peu plus de temps et de matériel, et qui sera mise en oeuvre dans le cas de récoltes plus importantes. Ce type de conservation peut convenir pour toutes les sortes de champignons, en prenant soin toujours de ne prendre que des sujets frais ....
Pour le reste, blanchissez les champignons 4 minutes dans une eau bouillante, salée avec environ 15-20 gr de sel par litre. Égouttez les et rafraîchissez les immédiatement dans une bonne quantité d'eau, égouttez à nouveau puis rangez les dans les bocaux presque jusqu'au trait de remplissage. Remplir les bocaux ainsi garnis d'une eau salée et poivrée, posez capsules ou caoutchoucs, fermez et stérilisez 2 heures à 100° ou même pas une heure à 105°.

Pensez à disposer les bocaux dans le stérilisateur en isolant chaque bocal d'un linge, pour éviter qu'à l'ébullition, les récipients ne s'entrechoquent et ne se dégradent. La stérilisation terminée, laissez refroidir l'ensemble toute la nuit, et lorsque vous sortez les bocaux, bien vérifier que le niveau à l'intérieur de ceux-ci n'a pas augmenté, ce serait un signe de mauvaise étanchéité => donc à rejeter. Pensez aussi qu'un bocal se mérite, à l'ouverture il va falloir user de toutes ses forces pour atteindre le précieux contenu, et si tel n'était pas le cas, il faudra rejeter le bocal.

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5.Conservation à l'huile:
Pour champignons fermes comme les cèpes, girolles, pied de moutons...
Là encore, plusieurs méthodes, une première assez simple, la seconde un peu plus lourde avec stérilisation, mais pour des temps de conservation plus longs;

- bien nettoyer les champignons, les couper en lamelles, les faire rejeter leur eau de végétation en les passant rapidement dans une poêle sans matière grasse ( poêle antiadhésive) , puis les blanchir dans une eau salée et vinaigrée, et enfin les sécher sur papier absorbant. Prendre des bocaux stérilisés, bien ranger les champignons, les couvrir d'huile. A consommer dans les 6 mois.

- passons sous silence le fait qu'il faut aussi nettoyer, et passons tout de suite au blanchiment des champignons à effectuer dans une eau bouillante et salée environ 5 min. Les rafraîchir immédiatement. Les égoutter sur linge ou papier et les disposer dans les bocaux. Recouvrir les champignons d'une huile bien chaude, garnir les bocaux de caoutchoucs ou capsules suivant matériel, et stériliser 20 min à 105°. Ainsi préparés, ils pourront être conservés un an.

Cet article n'est pas de moi, il vient d'ici:
http://le-paradis-des-anges.forumactif.fr/t4556-la-conservation-des-champignons