mardi 5 janvier 2016

Le jardin en Automne.

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L'hiver est là depuis quelques jours, il est l'heure de faire le bilan de ce qui s'est passé dans le jardin. La saison a été très chaude et pendant longtemps on a pu se croire en été, au point qu'on en vient à regretter l'absence de neige. Les animaux et les plantes s'en retrouve chamboulés et on a pu voir ici et là des fleurs s'épanouir.

 

Délice de figues.

On l'avait bien cru mort notre figuier (Ficus carica) après le terrible hiver de 2013. Le -17°C de cette année là avait semblé sonner son glas et pendant plus d'une année nous l'avons pensé perdu, mais après une taille sévère le voilà revenu des morts ! Je peux vous assurer que nos estomacs ont bien profité de ses fruits abondants.

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La noix de Grenoble.

C'est la variété la plus courante chez nous et la plus emblématique du territoire. Grosse et charnue, elle est recherchée pour les pâtisseries. J'en ai récolté et vendu un peu plus de 100 kilos cette année, ce qui permettra de replanter de nombreux arbres dans l'ancien verger au milieu de ceux qui se font un peu trop vieux.

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La grenouille rousse (Rana temporaria).

En récoltant mes noix je suis tombée sur cette petite grenouille rousse. Sa proximité avec le potager est très bénéfique car la belle se nourrie de limaces, d'escargots, d'insectes et de vers. Leur hibernation a déjà débuté. Les mâles s'envasent au fond de l'eau, les femelles quand à elles s'habritent sous une souche ou les feuilles.

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Le champignon noir chinois (Auricularia auricula-judae).

Appelé aussi oreille de Judas,c'est le célèbre champignon que l'on retrouve au côté du shiitake dans la cuisine asiatique.Très populaire en Asie il est pratiquement ignoré dans la gastronomie européenne. C'ets une chance pour moi car il est abondant et peu recherché, de ce fait je peux m'en faire de nombreux bocaux.

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La culture de maïs.

Autours de chez nous elle est peu importante, non pas en raison du manque d'eau (bien au contraire) mais des terrains qui sont plutôt escarpés. Le maïs est arrivé avec les premiers explorateurs du nouveau monde (avec les pommes de terre et les tomates). Il en existe une grande variété même si bien souvent nous ne les différencions pas les unes des autres. Pour citer quelques unes, il y a le jaune de Lorraine, le doré des Landes ou la milette. 

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Des plantes à becter.

On ne trouve plus beaucoup de plantes à croquer en automne, il faut alors se tourner vers les fruits et les tubercules. Néanmoins il reste quelques pousses bien tendre à se mettre sous la dents comme celles du gaillet gratteron (Galium aparine) et comme remède celles de la renouée persicaire (Persicaria maculosa).

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Les plats d'automne.

À cette période c'est le grand retour des plats en sauce, des mijotés, des gratins, des potées et autres petits plaisirs qui sur le poêle ou dans le four de la cuisine cuisent pendant de longues heures. Le navarin d'agneau ne fait pas exception à la règle et reste très apprécié les soirs de pluie où la famille est réunie.

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L'armillaire couleur de miel (Armillaria mellea).

Comme tout les ans, des armillaires couleurs de miel poussent ici et là de manière spontanée au pied des souches et des vieux arbres qu'ils ont infecté. Si certains le mange jeune avec plaisir (armillette), ce n'est pas le cas de tous car ce champignon provoque régulièrement des troubles gastriques et intoxications alimentaires.

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La lépiote pudique (leucoagaricus leucothites).

J'ai encore beaucoup de mal à la reconnaître. Elle est classée parmi les bons comestible mais il est très facile de la confondre avec d'autres espèces semblables et dangereusement mortelles comme l'amanite phalloïde blanche (Amanita phalloides), l'amanite vireuse (Amanita virosa) ou encore l'amanite printanière (Amanita verna).

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La dormance.

C'est une période du cycle de vie où les animaux et les végétaux se mettent en repos. Cela est souvent dû à des conditions climatiques et environnementales peu bénéfiques de manière ponctuelle et aux quelles les organismes pour résister sans dépenser d'énergie répondent par le sommeil. Pour ce qui est de la dormance quotidienne et légendaire des chats ... c'est une toute autre histoire où la paresse et la flemmardise n'y seraient pas pour rien.

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Un arc-en-ciel à sa fenêtre.

Les feuilles perdent leur éclatante couleur verte dû à la chlorophylle. Les arbres s'en séparent pour mieux affronter le froid et ainsi minimiser leur dimension ce qui ne laissera que peu de place aux morsures du froid. Ce phénomène entraîne sur les feuilles de la vigne vierge à trois points (Parthenocissus tricuspidata).

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Le pic épeiche (Dendrocopos major).

Cela fait plusieurs années que nous avons la chance d'avoir dans le jardin des pic épeiches en couple ou seuls. Il n'est pas rare de les voir taper le bois mort, d'entendre leurs coups de bec caractéristiques ou de trouver quelques jolies plumes tombées au sol. Au printemps il y a toujours une ou deux nichés dans le verger.

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La lépiote élevée (Macrolepiota procera).

Appelée aussi coulemelle, c'est un excellent champignon qui pousse aussi bien dans les champs, les lisières de bois que les forêts claires. Elle est de très grande taille et quand elle pousse en rond de sorcière il est difficile de la louper, d'autant plus que c'est un excellent comestible qui se cuisine à toutes les sauces.

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Le géranium des Pyrénées (Geranium pyrenaicum).

J'adore ce petit géranium sauvage car quand on frotte ses feuilles, un délicieuse odeur iodée se dégage et parfume les doigts. Il est presque présent partout en France (très peu en Aquitaine), jusqu'à parfois 2000 mètres d'latitude. Il aime les prés, les bords de routes, les sentiers ensoleillés, les bois et les terrains vagues.

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Les faucheurs (Les Opiliones).

Souvent confondus avec leurs cousines les araignées, ils s'en distinguent par l'absence de glandes à venin et par le fait qu'ils ne produisent ni soie, ni toile. Ils mangent un peu de tout. Certaines espèces sont purement carnivores, d'autres complètement végétariens, d'autres encore se nourrissent de nos déchets.

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La vie des insectes l'automne.

Eux aussi se mettent au ralenti. Les abeilles sortent de moins en moins et aux premiers grands froids chassent les mâles de la ruches pour économiser les ressources. Les chenilles s'apprentent à passer l'hiver dans leur chrysalide, les coccinelles en groupe sous les écorces et derrière les volets. Les criquets et certaines espèces de sauterelles quand à eux vivent leurs derniers jours mais la génération suivante ne tardera pas à bientôt sortir.

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La pleurote du panicaut (Pleurotus eryngii).

J'ai bien eu du mal à reconnaître ce champignon car je le rencontre pour première fois en pleine nature et que sa forme cultivée est assez différente (beaucoup plus longiligne), mais ses lames et lamules ne trompent pas. C'est un excellent champignon au parfum fruité. Elle pousse sur les racines de panicauts dans les zones dégagées.

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Le mot de la fin.

J'ai adoré cet automne au jardin, il a été lumineux et plein de trouvailles. Les champignons ont été à la fête, saison oblige. Ils ont agrémenté les plats en sauce qui ont parfois tardés à venir, la faute à un temps chaud et sec que l'on a rarement vu à cette période et pour cause, le courant exotique El Nino semble déchaîné.

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lundi 19 octobre 2015

Sortie en forêt 59.

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La saison aux champignons est belle. Les paniers sont remplis et les joues des promeneurs rougies par le fond de l'air frais. Les arbres prennent des couleurs d'automne et les animaux s'apprêtent à passer leurs derniers moments sous les rayons chauds du soleil avant l'arrivée du gel et des premières neiges.

 

Les trompettes de la mort (Craterrelus cornucopioides).

 Ces délicieux champignons ne doivent pas intimider les gourmets avec leur nom et leur forme. En effet ce sont de très bons comestibles qui ont une pointe d'amertume. Discrètes les trompettes ne sont pas faciles à distinguer dans le sous-bois parmi les feuilles mortes, en particulier quand il fait sombre comme ses derniers jours.

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L'incontournable de l'automne et de la forêt !

L'hypholome en touffe (Hypholoma fasciculare) est le champignon qu'en cette saison on ne peut pas louper. À lui seul il représente prés de 50% des champignons de la forêt. Avec ses couleurs chatoyantes et son abondance sur le bois mort et les vieilles souches d'arbres on ne peut pas le louper. Néanmoins prudence, il est toxique.

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 Mission identification.

 Avec la saison des champignons, de nombreuses espèces qui jusqu'à là nous étaient inconnues ont fait leur apparition, et parfois il est bien dur de leur donner un nom. Ici par exemple je fais chou blanc, avec un chapeau aussi atypique qui s'est fendu sous la pression du forte et rapide pousse je suis désarçonné.

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Le lactaire poivré (Lactarius piperatus).

 Voilà un champignon très abondant à la fin de l'été en Isère. Ce lactaire n'est pas comestible car trop âcre piquant à moins d'être séché puis réduit en poudre pour assaisonner les plats. Jeunes, il a une odeur fruitée et légère, en vieillissant il prend celle de la résine de pin. Il est néanmoins consommé dans les pays de l'Est.

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La reine des bois, plaisir du mycophage !

 L'amanite des Césars ou Oronge (Amanita caesarea) est un champignon rare, recherché et  très bon. Il tort le coup l'idée reçue selon la quelle les amanites sont des champignons non comestibles. C'est en partie vrai, la famille comportant plusieurs espèces mortelles mais aussi de très bonnes comme c'est le cas ici.

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Trèsors dans le panier.

 Les girolles améthystes (Cantharellus amethysteus) et les pieds de mouton (Hydnum repandum) figurent parmi les meilleurs champignons. Leur chair ferme et leur parfum permettent de les cuisiner de manières variées et  souvent originales. Leur capacité à résister aux insectes et parasites questionne les scientifiques.

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Sortir le lion de sa cage.

 L'amanite fauve (Amanita fulva) est une amanite qui ne possède pas d'anneau et qui aun chapeau bien lisse. Elle est comestible (pour autant nous n'en consommons pas). Elle n'est pas commune chez nous car préfère les sols acides, c'est pourquoi on la rencontre là où pousse la bruyère commune (Calluna vulgaris).

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L'hélolie bleu-vert (Chlorociboria aeruginascens).

 Voilà un joli nom, un peu compliqué il faut l'admettre, pour définir ce champignon. Quand celui-ci se met à fructifier il forme des carpophores en forme de tasses d'où son surnom de tasse à bois vert. Nommé aussi "chêne vert" il fût très longtemps utilisé en marqueterie et en ébénisterie pour le teinte particulière qu'il donne au bois.

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La lépiote élevée (Macrolepiota procera).

 C'est un grand champignon qui tout jeune se présente avec un chapeau en forme de boule, ce qui lui vaut son surnom de "baguette de tambour". En grandissant le chapeau vas'ouvrir, prendre une forme de chapeau dont le sommet plus sombre est surnommé "nez de chat". C'est un excellent comestible au goût de noisette.

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Le petit monde des bêtes.

 En ce moment je cherche un peu partout en forêt de quoi compléter mon cabinet de curiosité et surtout, de quoi me servir de support pour faire de l'animation nature au près des petits et des grands. Les plumes et les ossements (comme nôtre crâne de chevreuil) produisent toujours un fort effet sur le public.

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La bruyère commune (Calluna vulgaris).

 Cette plante se trouve dans les zones au sol acide. C'est un arbrisseau au bois dur qui brûle très mal. Il n'est utilisé que pour la fabrication de pipes et parfois d'élément de marqueterie. Elle a été importée dans certains régions du monde comme l'Océanie ou en Nouvelle-Zélande où elle est devenue invasive.

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Une dernière sortie avant l'hibernation.

 La grenouille agile (Rana dalmatina) aime les zones humides et les sous-bois (cela serait spécifique à l'espèceque dans l'Est de la France). On la rencontre jusqu'à 1000 mètres d'altitude. Elle est gourmande en limaces, en vers et en insectes. Il faudra attendre la mi-mars pour assister à la saison des amours.

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Définition d'un champignon.

 Les champignons ne sont ni végétaux, ni des animaux. Ils appartiennent au 4e des six règnes qui composent le vivant. On parle alors du règne fongique, nommé en langage scientifique Fungi. Depuis Linné et même  avant leur place dans la classification du vivant fait débat jusqu'à ce qu'un consensus soit trouvé en 1969.

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Rappel.

Chaque année l'appel de la nature conduit bien des néophytes en forêt, c'est très bien à condition de respecter quelques règles essentielles. La plus basique est de ne pas toucher et de ne pas manger ce que l'on ne connaît pas. Depuis le début de l'année on compte plus de 600 empoisonnements et 10 décès par empoisonnement aux champignons, cela devrait tous nous inciter à faire attention.Pour les plantes c'est le double voire le triple.

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Le mot de la fin.

 Le feu vert pour les récoltes a été donné. Noix et pommes viennent s'ajouter aux cueillettes de champignons, mais le temps se fait gris, et l'envie de sortir se fait de jour en jour moins présente. L'épais brouillard et les pluies sans oublier le début des gelées n'y seraient pas pour rien. En attendant on en profite encore.

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mercredi 16 septembre 2015

Sortie en forêt 58.

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C'est une sortie dans les bois un peu spéciale que je vous propose aujourd'hui. Cet article est un cumule de plusieurs sorties réalisées pendant l'été et qui a pour but de montrer une petite partie de ce qui nous a été donné de voir et de récolter dans nos coins à champignons. Pour résumer il y a eu quelques poussées mais les plus belles ne débutent que depuis une petite semaine. Elles feront l'objet d'autres articles quand j'en trouverai le temps. De ce fait la forme et le contenu changerons un peu de ce quoi j'ai l'habitude de présenter.

 

Les girolles / chanterelles améthyste (Cantharellus amethysteus).

Les girolles sont des champignons très prisés. Parfumés, leur goût de noisette et de sous-bois les classes parmi les champignons dits nobles. Elles ont l'étonnante faculté d'être insectifuge et ne sont jamais grignotées par les insectes et les vers. Cette propriété est commune au reste de leur famille : les Cantherellaceae.

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Sous les bruyères, les Cèpes de Bordeaux (Boletus edulis).

Les cèpes de Bordeaux sont eux aussi des champignons très réputés et ils se vendent à prix d'or, ce qui ne va pas sans créer quelques conflits en particulier dans les Sud-Ouest où les cèpes sont un véritable manne. Malheureusement il est vite sujet aux vers, il est alors préférable de le récolter jeune sous forme de bouchon.

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Les amphibiens des sous-bois : grenouille et salamandre.

Quand la pluie tombe dans les bois, on peut trouver une foule d'animaux que l'on penserait plus prédisposés à vivre dans une mare qu'en forêt. Pourtant ces deux là sous plus courant dans les zones boisées. La salamandre tachetée (Salamandra salamandra) et la grenouille agile (Rana dalmatina) peuvent parfois se croiser.

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La plante des cieux, l'angélique sylvestre (Angelica sylvestris).

L'angémique sylvestre nommée aussi angélique des bois aurait, selon les croyances populaires, aurait été apportée aux hommes par un ange qui l'aurait tout d'abords confié à un moine pour soigner la rage, lutter contre le Diable, la peste et les démons mais surtout protéger les enfants bien qu'elle soit abortive. 

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Prédatrice des airs, la libelluele, l'aeshna bleue (Aeshna cyanea).

Parfois on fait de jolies découvertes. Cette pauvre libellule, une aeshna bleue femelle (qui pour le coup est vert) porte encore les traces du bec d'oiseau qui lui a été fatale en lui perforant le thorax. Les libellules sont des prédatrices féroces qui n'ont pas peur de l'homme et s'approche parfois de lui. Celle-ci a fini dans ma collection.

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Le clitocyne en entonnoir (Infundibulicybe gibba).

 Le clitocyne en entonnoir est un petit champignon, moyen bon pour certains, plutôt remarquables pour d'autres, qui s'accomode aussi bien des forêts mixtes de moyenne montagne comme celles de feuillus des plaines ou de résineux en montagne. On ne garde que le chapeau le pied étant bien trop élastique sous la dent.

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Un nom pour des milliers d'espèces : champignon.

Les champignosnsont un ordre à part entière qui n'est ni animal, ni végétal. Il regroupe quatre familles distinctes : les Mycetozoa qui sont des êtres unicellulaires réunis en groupe, les Chytridiomycota qui sont archaïques et souvent parasites, les Oomycota qui sont aquatiques et les Mycètes dont font partis les champignons que nous consommons. Ils en existeraient plus de 5 millions d'espèce mais nous n'en connaissons que 100 000 actuellement.

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Après l'effort, le réconfort !

Sortie en amoureux fructueuse ! Nous rentrons avec un poignées de girolles (Cantharellus cibarius), quelques pieds de moutons (Hydnum repandum) et un bon paquet de trompettes de la mort (Craterellus cornucopioides). Ces champignons finiront en omelette mais pour le moment c'est la pose de 10h avec un bon Saint Félicien.

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Un peti géant, le lactaire velouté (Lactarius vellereus).

Ce champignon semble bien petit et pourtant, en fin de vie il peut atteindre des proportions énormes. Le lactaire velouté est l'un des plus grands lactaire si ce n'est le plus grand de tous, du moins en Europe. Il est d'autant plus impressionnant quand il pousse en formant de larges rondes de sorcière. C'est un piètre comestible car très âcre.

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Lutter contre les idées reçues : il existe bien des russules toxiques.

On peut voir écrit ici et là, sur des forums, dans des livres, sur des sites de passionnés très populaire ou même facebook qu'il n'existe pas de russules toxiques et qu'au pire on risque de manger un champignon un peu âcre. Hé bien c'est faux et c'est même dangereux comme affirmation ! Pour ne siter que quelques espèces qui peuvent provoquer des troubles graves : la russule émétique (Russula emetica), la russule du bouleau (Russula betularum) et la russule grisonnante (Russula griseascens). Vous voilà désormais avertis. 

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Petits monstres des bois.

Les arthropodes regroupes de nombreuses familles. À gauche, une superbe épiaire diadème (Araneus diadematus) qui se repose sur les feuilles d'un chèvre-feuille après avoir fait une belle prise. À droite un bousier, Trypocopris vernalis, qui comme tous les bousiers aime faire des boules des déjections pour y pondre.

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L'arbre mort, une incroyable source de vie.

Quand on croise un arbre mort, on se dit souvent qu'il serait bon de le faire couper voire tomber en fonction de son état. Et pourtant, ce sont des lieux qui grouillent de vie et sans les quels de nombreuses espèces animales et végétales ne pourraient pas se développer et se nourrir. Les pics et les lucarnes en sont l'exemple.

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Le mot de la fin.

Il n'y a pas plus à dire pour ce petit article. Cette nouvelle forme de rédaction me plaît beaucoup, la lecture est plus fluide, je peux plus facilement sélectionner les photos que je veux, on sait de suite de quoi on parle ... bref il se pourrait bien que je l'adopte pour vous conter nos prochaines sorties qui sont très nombreuses.

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samedi 5 avril 2014

Sortie mycologique avec la SHNVC

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Petite sortie ce dimanche matin avec l'association de mycologie et de botanique de Voiron, la SHNVC. Merci à tous pour ce beau moment de partage et pour tous les infos transmises, relatives aux découvertes sur le terrain. Pour en savoir plus sur les activités proposées, c'est par là: http://shnvc.monsite-orange.fr/

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On commence avec du lourd ! Mes tous premiers hygrophores de Mars, hygrophorus marzuolos ! Les fameux Marzus. Pas simple de les dénicher, cacher dans la mousse. Atypique, ce champignon apparaît très tôt. Son goût prononcé et parfumé attire bons nombres de chercheurs mais les coins sont rares et prisés.

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Depuis quelques jours les chevêches d'Athéna s'égosillent dans le jardin. En forêt il en est de même, et bien que les cris soient plus discrets, les pelotes de rejetions sont nombreuses, en particulier autour d'un vieux châtaignier creusé... affaire à suivre.

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Encore et toujours des héllébores fétides. Cette plante ne quitte pas nos paysages semi-alpins et forts calcaires mais on peut la rencontrer dans tous les types de milieux, jusqu'à 1800 mètres. Appelées roses du serpent, elles peuvent atteindre 80 à 100 cm. 

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Je vous présente Urnula Craterium (non comestible), un champignon relativement rare de la famille des Sarcosomataceae de l'ordre des pézizes. Aux Etats Unis on la nomme urne du Diable et se rencontre dans les rocheuses à la saison des morilles. 

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Voici quelques lignicoles qui se croisent à toutes les saisons et qui ont la faculté d'éguailler la forêt. Eux non plus ne se croquent pas.

1: La tramète tricolore, daedaleopsis tricolor, se reconnaît à sa couleur rouge vif qui tranche dans la grisaille de ses derniers jours sur les écorces mornes des arbres morts.

2: La tramète bossue, trametes gibbosa, se reconnaît elle a sa forme caractéristique ainsi qu'aux algues vertes qui la colonise ce qu'il rend invisible quand elle pousse sur des souches moussues.

3: Le polypore marginé, fomitopsis pinicola, tient son nom de sa marge orangée qui se trouve sous sa face. Chaque pli correspond à une année et il n'est pas rare de trouver des spécimens qui en présentent plus d'une vingtaine !

4: La tramète versicolore, Coriolus versicolor, est un champignon linicole qui est actuellement testé dans le traitement du cancer de la prostate et qui semble être à la hauteur des espérances.

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 Si je ne me trompe pas, il s'agit ici de l'entolome à pied hérissé (Entoloma hirtipes). Toxique, il a une odeur de concombre et de farine bien marquée, en particulier quand on frotte ses fragiles lames.

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La zone est très fréquentée par les animaux à plumes mais surtout, à poils. Les laissés (nom des excréments), les os, les poils, les plumes, les traces des pattes, les écorces rongées et grattées, les écailles de pommes de pin émiettées sur le sol.... voilà quelques indices de la présence des habitants de ces bois: chouettes, lapins, chevreuils ou encore sangliers.

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Avant tout propos petit rappel: bon nombre de lichens et de mousses sont protégées et il n'est permis d'en récolter que quelques brins.
Il s'agit ici de l'usnée barbue, Usnea barbata, appelé aussi "Barbe de Jupiter", un lichen aux nombreuses propriétés médicinales. Il renforce le systéme immunitaire, est un con antibiotique et est encore utilisé aujourd'hui dans les soins contre les infections en particulier respiratoires et urinaires (dû aux streptocoques et aux staphylocoques), les sinusites, les bronchites, les pneumonies, les rhumes, les grippes, les inflammations des voies urinaires, des reins et de la vessie. 

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On pourrait croire avoir à faire à la même espèce sur ces photos mais il n'en est rien. Petite démonstration, histoire de rappel que l'on est jamais à l'abrit d'un empoisonnement quand il s'agit de champignons.

1 et 2: L'hypholome à lames enfumées (hypholoma capnoides) se différencie de son cousin l'hypholome en touffe de par la couleur de ses lames grises. Plutôt rare, il aime pousser en nombre sur les vieilles souches. Piètre comestible à la saveur douce, on évitera de le consommer, en particulier à cause des risques de confusion.

3: L'hypholome en touffe (hypoloma fasciculare) se reconnaît lui à ses lamelles jaunes. Il est suspecté d'être toxique mais son goût amer et son odeur désagréable dissuadent souvent de le consommer.

4: Quelles sont précoces les pholiotes changeantes (kuehneromyces mutabilis) de cette année 2014 ! On les nomme aussi agaric à soupe ou souchettes. Excellents comestibles, on les cultivait autrefois sur les souches des hêtres, des saules, des bouleaux, des aulnes et de chênes de manière artisanale. Attention de ne pas les confondre avec la galère marginée (galerina marginata), qui est très toxique voir mortelle en raison des amatoxines qu'elle possède et qui sont les mêmes que celles de l'amanite phalloïde !

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Ce vieux pin est devenu le terrain de jeu d'un pic. En France, on en compte 9 espèces:
-le pic à dos blanc que l'on retrouve partout en Europe jusqu'en Corée.
- le pic cendré que l'on retrouve à l'ouest de la Bretagne et plus rarement dans le Nord du pays.
- le pic épeiche que l'on trouve de la Taïga aux régions méditerranéennes + une grande partie de l'Asie du Sud-Est.
- le pic épeichette qui couvre les mêmes aires que le pic épeiche hormis en Asie du Sud-Est.
- le pic mar que l'on retrouve en Europe Centrale.
- le pic noir se retrouve lui aussi sur les mêmes aires de répartition que le pic épeichette.
- le pic tridactyle (espèce menacée) que l'on observe très rarement en France est qui vit généralement dans le Nord de l'Eurasie à la limite boréale.
- le pic vert dit pivert, que l'on trouve dans toute l'Europe excepté dans la péninsule Ibérique et jusqu'au Turkménistan.
- le torcol fourmilier qui est le seul pic migrateur et qui nidifie sur les mêmes aires que le pic épeichette mais passe la saison d'hiver en Afrique équatoriale ou en Asie du Sud (particulièrement en Inde ou en Chine).

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Certes la neige n'est partie que depuis peu,ce qui n'empêche pas à de nombreuses espèces végétales de s'épanouir: 

1: l'anémone Sylvie ou anémone des bois (Anemone nemorosa) que l'on retrouve dans tous les sous-bois d'Europe et qui y fleurit de mars à avril. Ses fleurs variant du blanc au blanc-rose apparaissent avant les premières feuilles des arbres et suivent la course du soleil pour capter au mieux les UV et attirer ainsi les insectes pollinisateurs mais dès que la pluie se fait sentir, elles referment leur calice pour protéger le précieux pollen. Cette plante est toxique et rubéfiante, on l'utilise pour les rhumatisme en usage externe. Comme toutes les Rannunculcaea, elle contient de l'anémonine qui à hauteur de 200mg peut tuer un animal ou un enfant de 10 ans.

2: La mercuriale vivace (Mercurialis perennis) est aussi appelée chou de chien ou encore cynocrambe. C'est une plante du sous-bois atypique car bisexuée, comme l'est par exemple le houx d'Europe ou le palmier et qui appartient à la famille des euphorbes ce qui la rend toxique pour les animaux. Les plants mâles se reconnaissent à leurs discrètes fleurs d'un blanc-verdâtre, les plants femelles à leurs fleurs dont on ne distingue que le pistil. Le terme mercuriale vient du dieu Mercure à qui on attribut la découverte des propriétés purgatives et énergisantes de la mercuriale vivace et de la mercuriale annuelle.

3 et 4: Il existe un grand nombre de fougères nommées capillaires. Ici il s'agit de Asplenium Trichomanes, appelée fausse-capillaire, capillaire des murailles ou doradille chevelue. Selon la théorie des signatures, la plante était employée pour soigner lacalvicie et plus globalement les problèmes liés aux cheveux.

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En somme c'est une bonne récolte que voilà, qu'il ne reste plus qu'à agrémenter avecles quelques pézizes véinées qui ont prit place dans le jardin.

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lundi 17 mars 2014

Initiation aux champignons.

 Morilles, Verpes, Pézizes Veinées, Pézizes Coccinées, Morillons, Hygrophores de Mars, Mousseron de la St Georges, Oreilles de Judas, Pleurotes Corne d'Abondance, Truffes noires ... la saison des champignons débute ! Alors voici une courte vidéo pour s'initier en douceur à l'univers de la mycologie. Attention, ne ramassez que les champignons que vous connaissez et surtout, en cas de doute tournez vous vers un expert. À savoir, les pharmaciens connaissent que rarement les champignons, le plus sage est d'aller au près des associations mycologiques qui souvent tiennent des permanences gratuites.

 


samedi 24 août 2013

Sortie en forêt 32 (bis).

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 Le soleil est radieux et il fait frais  dans les bois, c'est l'occasion de sortir en forêt et d'explorer des coins que l'on a jamais vraiment prit le temps d'inspecter plus que ça.

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Sur place, beaucoup de russules: vertes, comestibles, de Sardoine, émétiques.... mais les plus communes sont les russules feuilles-mortes, des comestibles moyens mais très beaux qui peuvent prendre de sacrées dimensions!

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Première surprise, 3 jolis bolets à pied rouge. Connus et recherchés par les amateurs, nous ne les ramassons pas car il n'est pas de tradition dans la famille de les cuisiner.

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Le bolet à pied rouge n'est pas le seul du genre à s'épanouir dans les bois:

1 et 2: Le bolet blafard à pied rouge est proche de son cousin cité dans l'énnoncé. Tout comme lui il est toxique cru. C'est un bon comestible qui est assez rare, surtout dans nos bois.

3 et 4: Le bolet rude est relativement commun chez nous. Piètre comestible, on le voit du début de l'été au milieux de l'automne. Quand il fait sec on le trouve dans le lierre rampant.

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Le bolet pomme de pin a une drôle de tête. En vieillissant il devient noir et ses écailles bien visibles ce qui lui vaut son nom.

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D'autres bolatacées mais pas que...

1 et 2: Le bolet orangé peut se confondre avec d'autres proches cousins comme le bolet orangé du chêne. Il est bon comestible mais comme beaucoup des bolets, ça chair à la coupe devient noir ce qui n'est pas des plus appétissant.

3: Le fallus puant tient son nom non seulement de sa forme évocatrice mais aussi de la forte odeur qu'il dégage pour attirer les mouches qui dissémineront ses spores. Celui-ci semble avoir tourné de l'oeil.

4: Ma foi, une fois de plus voici quelques beaux inconnus.

 

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Première lépiote élevée de l'année! Celle-ci finira séchée dans le grenier en attendant que ces amis et consoeurs ne la rejoigne. Ces champignons délicieux aux goût de noisette figurent parmi mes préférés.

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Une fois n'est pas coutome, les amanites rougissantes se donnent en spectacle. Bonne comestibles, nous n'en sommes pas assez familier pour les ramasser mais c'est toujours un plaisir de les voir pousser.

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L'amanite vaginée est un champignon très toxique qui parfois était utilisé dans les rituels magiques, en particulier sa marge contre les brûlures.

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Quelques autres belles trouvailles:

1: En cette période les guêpes maçonnes sont en pleine effervescence, il 'est pas rare de trouver un ou deux reliquats de leur nid.

2: Les fourmillièresalpines sont bien plus grandes que celles de pleines car le sol pierreux leur empêche d'enfouir leur colonie comme il est coutume aux deux-tiers dans la terre. Celle-ci prend des proportions gigantesques.

3 et 4: Deux nouvelles cabanes fort esthétiques sont apparues dans les bois.

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Et après tout cela, on prend le temps de savourer le paysage dans une éclaircie de la forêt. Sous vos yeux, Miribel-les-Echelles. Et j'oubliais, pour finir voici notre triste panier, au compteur: un cèpe d'été et une coulemelle.

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samedi 3 août 2013

Sortie en forêt 30.

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 Pas de cèpes ni de girolles à cette sortie, peu de fleurs aussi hormis ces rares sucepins mais de nombreux champignons et quelques curieux insectes qui commencent à devenir monnaie courante ici ^^

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 Bien qu'habritées par les hautes branches des sapins et des châtaigniers, les sols des forêts du coin sont très secs. Il faut creuser sur une dizaine de centimètres pour commencer à trouver de l'humus humide. Cela n'est pas suffisant pour le mycélium, et cela malgré la rosée du matin qui a bien du mal à pénétrer dans les sous-bois.

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 Les amanites rougissantes, à l'instar d'autres espèces, fait de la résistance. S'adaptant mieux au manque d'humidité, elles continuent de pousser mais sont bien moins nombreuses qu'elles n'ont pu l'être ces derniers jours.

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Mais pour le moment, c'est les russules qui s'imposent comme reines du bois pour le plus grand bonheur des limaces.

1: La russule comestible est généralement courante et pousse en petits groupes sur une grande période, de la fin du printemps à la fin de l'automne. Comme son nom l'indique, elle peut finir dans l'assiette.

2: La russule charbonnière elle aussi est comestible. Elle peut prendre des formes et couleurs variées en fonction du temps et de la période de pousse. Elle est appréciée pour son goût de noix.

3: Considérée comme la meilleure de la famille, la russule verdoyante se distingue par sa couleur vive mais aussi par le fait qu'elle craquelle quand elle vieillit.

4: Cette vieille russule noir et blanche n'aborde plus la teinte brune typique des jeunes individus. Supposée toxique, il faut mieux la laisser dans son environnement.

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 Voici la chenille de cucullie du bouillon blanc appelé aussi brèche. Bien qu'on la trouve souvent sur le bouillon blanc, elle est aussi gourmande des plantes du genre scrophularia comme avec cette scrofulaire noueuse. L'imago, l'adulte arrivé à maturité, vole d'avril à juin. La chenille peut atteindre des dimensions impressionnantes.

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Retour avec la faune mycholgique qui offre des formes et des couleurs originales.

1: La fleur de tan n'est aujourd'hui plus considérée comme appartenant au règne fongique. Plutôt rare, elle rampe littéralement sur le sol pour se nourrir de l'humus.

2: Le lycogale du bois connaît plusieurs phases colorées avant de dépérir. D'abords rose, il devient orange, brun puis noirâtre. Lui aussi n'est plus reconnu comme un champignon à proprement dit. Lorsqu'on le presse, un liquide nommé "lait de l'oup" s'en échappe.

3: Autre bois, autre russule verdoyante. Celle-ci commence à craqueler ce indique qu'il sera bientôt trop tard pour la consommer.

4:  La russule du fiel est un champignon qu'il faut mieux éviter car malgré son parfum fruité, il se révèle être très âcre ce qui le rend non comestible.

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 Voilà le retour du bousier. Celui-ci était accompagné de cinq autres partenaires ainsi que d'une "petit biche", un coléoptère, pour festoyer dans une grosse russule pourrie. Comme quoi, les champignons ne doivent pas uniquement se méfier des limaces, des sangliers et des vers.

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1 et 2: La russule fétide est relativement massive sent le cheveux ou la corne brûler, autant dire pas très bon. On la trouve du début de l'été à la fin de l'automne. Jeune elle exsude des gouttelettes d'eau par temps humide ce qui lui donne cet aspect vitré. L'amertume de sa chair et son odeur la rendent non comestible.

3 et 4Le collybie à pied en fuseau est un bon comestible, à condition qu'il ne soit pas ramassé le lendemain d'une pluie qui a été précédé d'une sécheresse importante, car ce champignon à la particularité de se dessécher sous les effets du soleil puis de reprendre sa forme initiale après une bonne pluie. Ces changements d'états le rendent toxique.

 

Bref, pas de quoi remplir le panier à mon désespoir, néanmoins ce fût encore une jolie promenade riche en découvertes.

samedi 6 avril 2013

Un jardin bien productif.

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Encore des pézizes veinées! mais rien avoir avec les quelques spécimens trouvés hier soir dans la pénombre, là on passe au niveau supérieur!

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Encore modestes par rapport aux spécimens que l'on a pu trouver ces dernières années dans le coin, les champignons reste de belle taille. Communément l'espèce peut atteindre 15 cm de diamètre, c'est la plus grande du genre des pézizes. 

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Alors, combien d'entre-elles ce sont cachées sur cette photographie?

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Discrètes, il ne faut pas hésiter à soulever les feuilles, les ronces et les fleurs pour les apercevoir et les attraper.

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Bref, avec ces belles prises le panier se remplit bien. Proches de la morille avec qui elles partagent le même biotope, elles n'en ont pas le goût, certes, mais restent de très bons champignons avec un goût raffiné et sont servis aux plus grandes tables.

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Pour les repérer, hormis les noisetier, les frênes, les ficaires, le lierre, les ronces les la terre humide, l'odeur typique de javel des pézizes veinées permet à coup sûr de les trouver parmi les feuilles mortes.

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Aller une dernière cachottière pour la route. Serez-vous la retrouver?

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Bref, dans les hautes herbes ou les ronces, il ne faut pas avoir peur de se promener le nez parterre pour être sûr de mettre la main dessus.

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Et pour conserver les champignons sans les abîmer pendant le périple, j'ai opté pour un sac en tissus, bien moins encombrant que le célèbre panier il m'accompagne plus facilement dans les coins escarpés.

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Voilà une belle cueillette qui finira vite dans la cuisine. Il y a mille et une façons de les préparer, en l'omellette ou en sauté avec rôti, il n'y a rien de mieux.  

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Mais il y a d'autres surprises dans le jardin. Les violettes sont bien épanouies, les ficaires fleurissent enfin, les frênes commencent à bourgeonner, les jonquilles sont resplendissantes et les oiseaux s'en donnent à pleins poumons, bref on va bientôt se sentir en plein dans le printemps.

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Et les éternelles primevères acaules ont envahi la pelouse qui a prit une teinte jaune pâle.

vendredi 5 avril 2013

Aperçu du soir.

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Passage rapide dans le jardin ce soir dans le froid et avec la nuit qui commence à tomber. Quelques jolies pézizes veinées de tailles diverses.

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Malheureusement pas encore la queue d'une morille en vu mais ça ne serait tarder!

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La suite ce weekend.

dimanche 24 mars 2013

Arrivée timide du printemps.

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Voilà que le printemps est arrivé mais il n'est pas pressé de se présenter à nous. Le soleil se fait fuyant et le paysage gris mais pas de panique, le réveil est bien en marche, comme avec les ficaires qui commencent à fleurir.

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Les perces-neiges ne sont plus à présenter, elles sont toujours là, fleuries en grosses grappes blanches. Ces fleurs symbolisent la fin des épreuves et l'amour naissant.

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Malheureusement nos chères amies se fotn vieilles et bien d'entre elles commencent à faner, ce qui n'empêche pas le bas de la côte de rester immaculée de blanc. Pour connapitre un peu plus la plante c'est par ici.

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Le temps ce fait doux et bon, cela est propice à la grande famille des primulacées, c'est à dire des primevères mais aussi des cyclamens, des lysimaques, des glaux ou encore des mourons. Seule absente de cette famille dans le jardin aujourd'hui, la primevère farineuse.

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La petite primevère de nos campagne se nome en réalité primevère acaule, primevère commune ou primevère sans tige (primula acaulis/vulgaris). Dans certaines régions elle est sujette à des lois de protection comme en Lorraine.  On lui prête les mêmes propriétés que le coucou.

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Cette primevère est une hybridation entre la primevère élevée ou primevère des bois (primula elatior) et la primevère commune, elle appartient donc à l'un de ses sous genre: primula elatior elatior, primula elatior intricata, primula elatior leucophylla, primula elatior lofthousei, primula eliator pallasii. Même si ces variétés sont des hybrides, on leur prête à elles aussi les propriétés du coucou.SAM_3939

Le voilà le fameux coucou, qui porte ce nom car sa fleuraison correspond aux début des premiers chants de l'oiseau du même nom. Plus scientifiquement la plante porte le nom de primevèe officinale ou de primevère vraie (primula veris). C'est une habituée des pelouses et des prairies maigres et des lisières de forêts calacaires. Protégée dans les pays nordiques par les ondines et les elfes, de par chez nous, surtout les enfants, on cueille et sèche les fleurs pour confectionner une tisane aux propriétés diurétiques et expectorantes. Pour en savoir plus sur cette belel fleur jaune c'est par là: ici.

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Les voilà, les premières pézizes veinées! Ce champignon boudé par un bon nombre de promeneurs et de cueilleurs et pourtant très prisé par les gastronomes qui peuvent les déguster aux plus grandes tables. Sont parfums est doux et proche de la morille dont il fait partit de la même famille.

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Son développement est lent mais cela ne l'empêche pas d'atteindre des tailles gigantesques comme on peu le voir sur le club des cèpes. Il ne faut pas craindre de bien la cuire car elle est toxique crue, ni se méfier de sa légère odeur de javel temps qu'elle n'a pas été cuite.

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C'est un bon indicateur de l'arrivée des morilles car en générale elles se partagent le même milieu. Toujours à propos de morilles, les indicateurs dans la région sont au beau fixe: pluie, ficaires en fleurs, perces-neiges qui fanent et oreilles d'ânes bien développées, il ne manque plus qu'un bon coup de chaleur pour les voir sortir de terre.

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La neige c'est retirée, les oiseaux et autres animaux sont de retour. Une mandibule d'un rongeur à gauche a été sortie de terre par une taupe qui s'est affairée à monter sa taupinière. C'est dans ces amas de terre au printemps que l'on peut trouver des ossements. A droite, un rapace nocturne à trahit sa présence par une pelote de régurgitation. En effet, hiboux et autres chouettes après avoir avalés tout crus leur proie recraches sous forme de boule les poils, plus et os de leurs victimes. Pour savoir le quel de ses oiseaux s'est installé dans le jardin, la chose n'est pas aisée, en effet nous avons plusieurs fois observé divers espèces comme la chouette hulotte, la chouette effraye ou même le grand duc mais il y a de fortes chances que le couple de chouettes chevêches d'Athéna qui a passé l'année 2012 en est à l'origine.

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Les pics épeiches ont vidé le vieux tronc où se trouvait leur nid pour aller l'installer plus loin, soit dans le boulot mort qu'ils sont entrain de creuser, soit dans le vieux châtaignier où ils ont pris l'habitude de se réponde l'un l'autre par leurs coups de becs sur le bois.

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Les oiseaux ont réinvestit le jardin, d'autres sont partis comme mon petit rouge-gorge qui est reparti dans le nord et qui sera remplacé par un cousin à lui qui aura migré plus au sud pour l'hier. En attendant, merles et tourterelles prennent du bon temps.

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Pas facile d'identifier les violettes, rien qu'à l'état sauvage il en existe une bonne dizaine. Ici il pourrait s'agire de la violette odorante (Viola odarata). Cette plante fleurit de février à mai et forme de petites colonies. Comme son nom l'indique elle est très parfumée. Au moyen âge on l'utilisait comme aphrodisiaque car on pensait qu'elle avait des vertus magiques. Les pétales mélangée aux pétales de lavandes puis cousues dans les oreilles prédisposait à l'amour.

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La violette blanche à gauche, (viola abla) est une proche cousine de la violette odorante qui se divise en 4 sous espèces et qui dans certaines régions de France est protégées. A droite la célèbre jonquille qui fleurit et orne tout les jardins. Elle fait partie de la même famille que la perce-neige: les amarulliadacées. Pouvant pousser jusqu'à 2000 mètres d'altitude, elle est protégée dans de nombreux endroits ou sa cueillette est limitée. Il ne faut pas la confondre avec le narcisse jaune.

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En parlant du pic épeiche, arriverez vous à retrouver celui-ci qui se cache dans se farta et qui répond à son conjoint situé à une centaine de mètres de là?

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L'hiver est fini mais le danger rôde toujours et encore. Ce campagnol des champs ne s'est pas assez méfier et à fini sous le crocs du chat. Il se différencie du campagnol souterrain de par son pelage et de sa queue non bi-colore. Appelé aussi campagnol commun, campagnol fauve, campagnol vulgaire, campagnol ordinaire ou microtus arvalis.

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Contrairement à un bon nombre de ses cousins campagnols, il est uniquement herbivore et granivore. Il provoque beaucoup de dégâts dans les cultures, en particulier aux prés des cultivateurs d'endives, de blés, d'artichauts, d'orges, de céréales diverses et de salades. Il ronge aussi la base des arbres, en particulier des fruitiers ce qui peut les affaiblir.

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Bref on attend tous avec impatience de profiter de la chaleur, le soleil et les chant des oiseaux mais pour le moment, il faut se contenter de rester devant la cheminée bien au chaud.

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Cependant quelques branches de gui mêlées à une bonne poignée de jonquilles forment un joli bouquet qui fait rentrer un peu de couleur et de luminosité dans le maison.

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Dans deux semaines, nous verrons si le printemps tient ses promesses car la semaine prochaine c'est direction les Pyrénées.