lundi 9 juillet 2012

Sortie en forêt (4).

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Promenade dans les bois ce matin.

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La récolte des champignons doit être maîtrisée, il est facile de confondre deux spécimens comme ça peut être le cas ici. En haut à gauche et ci-dessous un champignon qui m'est inconnu, en haut à droite une chanterelle. Le pied, le chapeau, les plis, le type d'habitat ... tout doit être connu pour être sûr d'éviter les empoisonnements.

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Quelques jolies calocères visqueuses sont apparues dans la forêt.

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De belles sclérodermes vulgaires. Bien que toxiques,
certains fabriquants de l'agro-alimentaire l'utilisent pour imiter la truffe dans leurs plats conditionnés.

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Ces champignons sont des lycogalas epidendrums.
Ils servaient de teinture au moyen âge (merci de l'info Poppy!).

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Encore une bonne poussée de chanterelles nous attendait.

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Les incontournables, la néottie nid-d'oiseau et les lactaires poivrés.

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L'amanite épaisse de ces derniers jours s'est bien épanouie.

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Les astrées hygrométriques sont des champignons atypiques, en effet quand il se met à pleuvoir,
leurs bras se referment sur leur coeur, le protégeant de la pluie, d'où le nom d'hygrométrique.

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Un étrange champignon naissant, on distingue le chapeau jaunâtre,
recouvert par une épaisse gelée. Il s'agît d'un phallus impudique.

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Les amanites rougissantes connaissent une nouvelle poussée elles aussi.
Russules, lactaires, amanites, cèpes ... la liste est longue.

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 Ces collybies à pied en fuseau sont de bons comestibles jeunes et sans leurs pied. Néanmoins les vieux spécimens provoquent des malaises et des problèmes intestinaux. De plus, pendant les périodes de sécheresse, ils se dessèchent complètement mais reprennent leur forme initiale à la première pluie. Ce changement d'état les rend très toxiques. Sans oublier qu'il est facile de les confondre avec le faux-cortinaire bulbeux ou l'inocybe de patouillard, tout deux très toxiques. 

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Au menu, sautées de chanterelles et cèpes.

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vendredi 6 juillet 2012

Sortie en forêt. (3)

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La journée a commencé avec une belle petite trouvaille.

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À gauche une amanite épaisse, à droite une amanite rougissante. Bien qu'il soit simple de les identifier ici à partir des photos, il n'est pas aisé dans la nature de faire de même, surtout avec l'amanite rougissante qui peut revêtir plusieurs formes. Seul un bon connaisseur peu indiquer si oui ou non il s'agît du bon spécimen ou pas. Moi même je ne m'y risque pas car il est facile de confondre ces champignons avec l'amanite panthère.

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Les amanites rougissantes sont toujours aussi présentes.

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Les lactaires poivrés, après l'orage d'hier soir, sont sortis de toutes parts.

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Les lactaires et russules s'en donnent à coeur joie et nous offrent toutes leurs couleurs.

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Le bouleau tombe, le polypore perdure.

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Les chanterelles sont là, belles, grosses et bien jaunes. Les bolets aussi.

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La fleur à gauche est un suce-pin de belle taille. À droite, trois élégants clitocybes en entonnoir, aussi appellés clitocybes bossus. Comestibles, il faut en retirer les pieds et les faires cuire longtemps car la chair à l'odeur douce est coriace. 

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Il reste encore de nombreuses fleurs et champignons inconnus à déterminer.
Bref, ce soir on profite.

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mardi 3 juillet 2012

Poêlée de chanterelles.

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Pas de crème pour cette recette, la chantrelle est préparée le plus simplement du monde.

Recette:

- 800gr de chanterelles.

- 1 oignon.

- 1 tomate.

- des herbes de provence.

- de l'huile d'olive.

- du sel.

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Émincer l'oignon, la tomate, laver les chanterelles et les couper grossièrement en deux ou quatre selon la taille. Cuire les champignons dans de l'huile d'olive sur feu doux, jusqu'à ce qu'ils rendent leur eau. Cela permet d'enlever l'âcreté des champignons. Remettre à cuire avec à nouveau un petit peu d'huile d'olive, ajouter l'oignon, la tomate, les herbes, le sel et laiser cuire 10 minutes toujours sur feu doux. Servir.

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Sortie en forêt. (2)

Il fait enfin beau! Le soleil est là, il est temps d'en profiter.

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La mousse est un nid parfait pour les champignons comme pour ce russule du fiel.

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À gauche des daldinias concentriques, en porter un sur soit permettrait de ne plus souffrir
des crampes ni d'infortune pour les hommes du moyen âge. À droite une série de tramètes.

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Elles étaient là, les chanterelles, avec certains sujets mesurant
le double voire le triple de celui de la photo de droite.

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C'est un bien joli panier que nous avons ramené.

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Les lactaires poivrés sont toujours aussi nombreux.

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Les plus gros spécimens peuvent faire 20 centimètres de diamètre.

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Nous avons rencontré peu de fleurs et de plantes pendant notre tour, mais beaucoup d'animaux comme des geais, des piverts, un héron, quelques limaces noires ou oranges, des merles et j'en passe. À gauche la trace d'une chevrette qui semble-t-il, était accompagnée d'un petit. À droite, l'une de ces charmantes limaces.

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Devant les champs cultivés, un observatoire permet de guetter
les sangliers qui font beaucoup de dégâts dans les cultures agricoles.

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À gauche, le muguet qui depuis longtemps n'a plus de fleurs, continu d'exposer ses belles feuilles.
À droite le phytolaque, très toxique et invasif mais qui offre de belles fleurs parfumées.

Cuisiner les cèpes d'été.

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Le cèpe d'été est un champignon délicieux.

Frais, on peut le consommer entier (pied, mousse et chapeau), mais s'il se fait vieux, mieux vaut retirer la mousse qui peut être gluante en bouche ainsi que les parties véreuses. Il se cuisine très simplement car son goût se suffit à lui même. Très délicat en bouche, il peut parfois être légèrement sucré ce qui surprend.

Pour 3 personnes:

- 3 beaux cèpes, c'est à dire environ 700gr du champignon.

- 10gr de beurre.

- 10gr de persil.

- un peu d'herbes de provence.

- du sel.

Faire revenir les cèpes coupés en morceaux dans une poêle avec le beurre sur feu vif. Une fois qu'ils ont réduit (ils perdent 50% de leur masse) et rendu leur eau, ajouter les herbes, le sel et le persil. Laisser cuire 5 minutes et servir. Il ne faut pas trop les cuire pour ne pas perdre la saveur ni leur croquant, surtout si ils sont jeunes.

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Il ne faut pas avoir peur d'avoir une poêle/casserole trop petite (gauche) car les cèpes fondent littéralement à la cuisson (à droite).
Accompagné d'un pavé de boeuf ou des côtes de porc c'est parfait.


lundi 2 juillet 2012

Sortie en forêt. (1)

Aujourd'hui, sortie sous la pluie, pour changer !
Après les truffes de ce matin, une très belle cueillette non attendait.

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De beaux cèpes d'été sont sortis après les chaleurs et la pluie soudaine que
nous avons eu dans le nord Isère. Une belle récolte avec une dizaine de spécimens.

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Les amanites rougissantes étaient aussi au rendez-vous.
Elles pullulent dans le sous bois.

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À gauche un champignon qui est entrain de faire son apparition en forêt, l'amanite épaisse
qui se confond facilement avec l'amanite rougissante ou plus grave, la panthère (qui est toxique).
À droite le satyre puant, appelé phallus obscène ou oeuf-du-diable. Son odeur putride
permet de l'identifier à plusieurs mètres et écarte toute tentative de consommation.

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À gauche une famille de coriole versicolore et à droite?
des champignons de bois blancs que je n'ai pas réussi à identifier.

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À gauche et à droite de beaux polypores du bouleau, quoi qu'un peu vieux et délavés, qui ne
poussent que sur cet arbre et dont autrefois on tirait des succédanés de cuir à rasoir.

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Deux polypores du bouleau qui sont passés mais qui
donnent l'impression que l'arbre porte une paire d'ailes.

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À gauche deux russules émétiques d'un beau rouge, qui très âcres empêchent toute
consommation. À droite deux lactaires poivrés déjà bien avancés,
qui très âcre eux aussi, ne peuvent être consommés que si il ont été séché.

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Ayant profité des fortes chaleurs et de la pluie,
les lactaires poivrés sont en force dans les sous-bois.

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Les premières chanterelles sont arrivées à maturité!
Elles ont trouvé une petite place parmi les cèpes dans le panier.

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Ce soir là elles ont été fortement appréciées.

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Et surprise, à notre retour une chevrette (femelle du chevreuil)
nous attend dans le parc devant la maison avec ses deux petits.

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Il ne reste plus qu'à trier et à préparer.

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D'ici peu la récolte sera conditionnée.

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Une journée au soleil, une heure au four et ils seront parfaitement parfaits.
Pour le moment les cèpes sèchent tranquillement dans le couloir.

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Purée à la truffe

Récolte de la matinée sous la pluie: deux belles truffes.

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La chaire apparaît ici marron et non blanche car en les ramassant je les ait abîmés, trop pressée que j'étais.
Ces truffes d'été au goût de noisette se marient parfaitement à la purée.

 

Recette:

-1kg de pommes de terre à purée (agria, estima, manon, monalisa, vitelotte...)

- 20cl de lait

- de la crème fraîche ou du beurre

- une truffe

- du sel

 

Il faut compter 15 min de préparation et 45 de cuisson. 

 

Prépartion:

 Faire cuire les pommes de terre dans un grand volume d'eau salée. Une fois cuites (planter la pointe d'un couteau dans l'une d'elle pour voir si elle est prête), les passer au moulin ou au presse légumes. Délayer avec du lait pour obtenir la consistance souhaitée. Ajouter une peu de crème ou de beurre pour l'onctueusité. Saler et raper la truffe crue directement dans la purée qui prendra un délicieux goût de noisette.

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mardi 26 juin 2012

Conservation des champignons

Cet article n'est pas de moi, il vient d'ici:
http://le-paradis-des-anges.forumactif.fr/t4556-la-conservation-des-champignons

Pour l'illustrer, voici quelques photos de mes oreilles de judas qui
ont longuement séchées sur un torchon au soleil, résultat garantit.

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1. Pour les nettoyer :
Déjà, une première recommandation à tous chercheurs de champignons qui destinent sa récolte à la consommation, est de se munir d'un couteau de poche si possible muni d'une petite brosse, pour un premier nettoyage sur le terrain : couper les bouts, et brosser les restes de terre, de feuilles et tout autre parasite qui encombre le champignon. Déjà très propre, celui- ci sera déposé délicatement dans votre panier en osier, pour que la récolte respire et ne commence à s'oxyder ( proscrire tout contenant en plastique ).
De retour au domicile, tout naturellement le nettoyage sera fonction :

de la nature des champignons, ( à chair molle ou consistante, à lames ou à pores, grands ou petits, ..)
de leur utilisation, ( immédiate ou conservation ou séchage ou congélation ..)
des normes de sécurité à observer. ( par exemple la littérature conseillera pour certaines espèces de les blanchir ou de les cuire fortement ou peut-être de pouvoir les consommer crus.)
Donc, bien évidemment, tout un tas de paramètres qui vont conduire à un nettoyage particulier pour chaque champignon. 
De grands spécialistes de la gastronomie vous expliqueront que le trempage nuit à la tenue et la saveur du champignon en le gorgeant d'eau et qu'il va noircir après le lavage. Et ils ont raison, oui mais, c'est une caricature qui donne mauvaise conscience aux adeptes du nettoyage à grandes eaux. 

Comment pourrait on nettoyer une belle sparassis crispa autrement qu'en la trempant dans une eau vinaigrée et la rinçant soigneusement j'allais presque dire trous par trous. Ou alors, imaginez une très belle récolte de trompettes de la mort (excellents comestibles et non mortels contrairement à ce que pourrait laisser entendre le nom) agrémentée de quelques belles poignées de chanterelles en tubes, dans ce cas, je prépare une belle quantité d'eau que je sale et vinaigre, puis je jette les champignons dans cette eau que je remue énergiquement et ressors trompettes et chanterelles à la main ou à l'écumoire pour laisser tout le sable au fond du récipient, et avec le même principe on termine par un ou deux rinçages. 

Maintenant, prenons le cas d'une récolte de cèpes de belle grosseur et consistante; là : un couteau et une brosse douce ou un pinceau à poils durs pour parfaire le bas du pied, et un chiffon légèrement humide pour le chapeau. Dans ce cas, c'est vrai, il faut éviter de tremper dans l'eau, les pores se gorgeraient totalement d'eau, dénaturant la qualité du champignon.

Pour les champignons que l'on va pouvoir consommer crus, encore un problème de principes. Pour faire une salade de champignons de Paris crus, je ne peux m'empêcher de les passer sous l'eau courante en pensant à toutes les mains qui les auront touchés avant de terminer dans mon panier. Les essuyer tout de suite dans un linge bien sec. Pour ceux récoltés en forêt ou lisières, parcs ... le problème est identique. Même s'ils paraissent propres, rappelons nous des recommandations faites pour tous les petits fruits rouges que l'on trouve lors de nos promenades, il est strictement recommandé de ne rien consommer cru sans lavage préalable, car possibilité de transmission croisée des urines d'animaux vers l'homme. Donc et à mon avis, ce qui vaut pour les fruits rouges je le considère entier pour les champignons. De toutes façons, prudence, très peu de champignons peuvent être consommés crus.

2. La dessiccation :
C'est une méthode simple qui convient particulièrement bien aux espèces à chair mince telles les mousserons, trompettes des morts, chanterelles d'automne, petites morilles ou à des champignons plus épais mais alors coupés en fines lamelles de quelques millimètres. Les grosses morilles pourront elles être coupées en deux ou quatre, mais ça c'est une autre histoire.
C'est une excellente méthode qui conviendra particulièrement bien aux mousserons, morilles, shii-take, trompettes qui voient ainsi leurs arômes renforcés.
Partant du principe que pour le séchage on ne peut laver les champignons, il faudra les nettoyer directement sur le terrain en supprimant toutes traces de terre ou autres résidus de cueillette, pour éviter de souiller la récolte. Ne prendre bien évidemment que des sujets jeunes, parfaitement sains, sans aucune trace de larves, et parfaitement identifiés.
Pour un séchage de bonne qualité, il faudra trouver un local bien sec, ventilé et chaud, le grenier fera parfaitement l'affaire, ou la cave à côté d'un radiateur ou d'une source de chaleur. Mais il faut que ce séchage s'effectue le plus rapidement possible; si les champignons ou lamelles fines ne craquent pas sous la pression des doigts ou bout de 4-5 jours maximum, c'est que l'endroit ne bénéficie pas des meilleurs conditions et la qualité s'en ressentira.
Pour le matériel, rien de plus simple. Il faut que les champignons à sécher reposent sur un support permettant à l'air de circuler parfaitement, un fin filet tendu sur un support conviendra parfaitement. Moi, je les ai confectionnés tout simplement avec quelques planches clouées en cadre sur lesquelles j'ai agrafé des filets de pommes de terre en matière synthétique coupés et cousus ensemble. Certains auteurs parlent de treillis ou grillages, à mon avis c'est une solution moyenne qui peut entraîner des réactions d'oxydation du métal au contact des champignons humides.
Pensez à l'utilisation de moustiquaires pour écarter les indésirables.
Pour illustrer cette méthode, je vous propose le séchage du reste d'une récolte d'Oreilles de Judas effectué en trois jours, près d'un radiateur à la cave. Bien sûr une fois l'opération réalisée, il ne reste plus grand chose, et on pourra entreposer les champignons séchés dans des bocaux bien hermétiques, ou sacs en plastique type congélation bien fermés.

Pour pouvoir réutiliser ces champignons séchés, trempez les environ 10-15 min dans l'eau tiède, rincez les de plusieurs eaux, et utilisez les comme ceux séchés du commerce.

3. La congélation :

Sans doute la méthode de conservation la plus simple à mettre en oeuvre, mais qui à tendance à ramollir certaines espèces à chair ferme. Il faudra éviter de les congeler crus, et prendre les mêmes précautions que pour le séchage .
Après les avoir bien lavés, deux méthodes possibles. Vous pouvez soit les blanchir dans une eau frémissante et salée environ 5 minutes, ou les faire rejeter leurs eaux de végétation dans une poêle à feu vif avec un peu d'huile, puis jetez l'eau qu'ils ont rendue. Pour le reste, les deux méthodes se rejoignent. Il faut les égoutter et je conseillerais de les entreposer sur des linges propres pour les sécher partiellement avant de les mettre dans des sacs plastique, ou bocaux en verre. Faire sortir un maximum d'air avant de bien refermer les sacs plastique et les entreposer au congélateur.
Méthode bien pratique pour préparer à l'avance de petites portions spéciales omelettes, rôtis, soupes ou autres préparations
Pour leurs utilisations, inutile de les décongeler d'avance, mais utilisez les directement sortis du congélateur, comme n'importe quel champignon frais.

En guise d'exemple, voilà le cas typique d'utilisation de la congélation : de retour de cueillette, nous sommes devant un beau panier garni de trois petites Sparassis crispa ou Clavaire crépue, mais aussi d'une belle récolte de rosés des prés, champignons assez fragiles et que l'on cuisinera ce soir. 
Par contre, nos trois Sparassis qui sont des champignons supportant très bien la congélation, nous allons de ce pas faire un petit sachet à congeler pour une prochaine utilisation.


laisser tremper 5 min les champignons dans une eau vinaigrée pour déloger les compagnons indésirables,
bien rincer et égoutter sur papier absorbant,
remplir un sachet congélation, en faire le vide d'air, fermer à l'aide du ruban métallique, couper le plastic superflu et congeler immédiatement.

4. La stérilisation :
C'est une méthode qui demande un peu plus de temps et de matériel, et qui sera mise en oeuvre dans le cas de récoltes plus importantes. Ce type de conservation peut convenir pour toutes les sortes de champignons, en prenant soin toujours de ne prendre que des sujets frais ....
Pour le reste, blanchissez les champignons 4 minutes dans une eau bouillante, salée avec environ 15-20 gr de sel par litre. Égouttez les et rafraîchissez les immédiatement dans une bonne quantité d'eau, égouttez à nouveau puis rangez les dans les bocaux presque jusqu'au trait de remplissage. Remplir les bocaux ainsi garnis d'une eau salée et poivrée, posez capsules ou caoutchoucs, fermez et stérilisez 2 heures à 100° ou même pas une heure à 105°.

Pensez à disposer les bocaux dans le stérilisateur en isolant chaque bocal d'un linge, pour éviter qu'à l'ébullition, les récipients ne s'entrechoquent et ne se dégradent. La stérilisation terminée, laissez refroidir l'ensemble toute la nuit, et lorsque vous sortez les bocaux, bien vérifier que le niveau à l'intérieur de ceux-ci n'a pas augmenté, ce serait un signe de mauvaise étanchéité => donc à rejeter. Pensez aussi qu'un bocal se mérite, à l'ouverture il va falloir user de toutes ses forces pour atteindre le précieux contenu, et si tel n'était pas le cas, il faudra rejeter le bocal.

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5.Conservation à l'huile:
Pour champignons fermes comme les cèpes, girolles, pied de moutons...
Là encore, plusieurs méthodes, une première assez simple, la seconde un peu plus lourde avec stérilisation, mais pour des temps de conservation plus longs;

- bien nettoyer les champignons, les couper en lamelles, les faire rejeter leur eau de végétation en les passant rapidement dans une poêle sans matière grasse ( poêle antiadhésive) , puis les blanchir dans une eau salée et vinaigrée, et enfin les sécher sur papier absorbant. Prendre des bocaux stérilisés, bien ranger les champignons, les couvrir d'huile. A consommer dans les 6 mois.

- passons sous silence le fait qu'il faut aussi nettoyer, et passons tout de suite au blanchiment des champignons à effectuer dans une eau bouillante et salée environ 5 min. Les rafraîchir immédiatement. Les égoutter sur linge ou papier et les disposer dans les bocaux. Recouvrir les champignons d'une huile bien chaude, garnir les bocaux de caoutchoucs ou capsules suivant matériel, et stériliser 20 min à 105°. Ainsi préparés, ils pourront être conservés un an.

Cet article n'est pas de moi, il vient d'ici:
http://le-paradis-des-anges.forumactif.fr/t4556-la-conservation-des-champignons

lundi 25 juin 2012

Tour des lieux légendaires de nos forêts (Miribel-les-Echelles, Isère).

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(Bolets satan, non comestibles mais flamboyants).

Le but de de cette sortie était de partir en promenade et de trouver quelques champignons.
Ils étaient au rendez-vous mais pas ceux attendus. Dommage ce n'était pas encore les bons, patience.

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(deux des nombreuses croix de marquage du circuit de la randonné, en écho au circuit des croix des chartreux
que l'on peut voir ici: http://croixdechartreuse.fr/croix/thumbnails.php?album=33 )

Mais quel lien avec le titre? Au cours de la promenade nous sommes
tombés sur une partie du circuit nommé "De la Madone au Rocharay".

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(Dolmen de l'Allière)

Cette promenade de 3h et de 6km, consiste à faire visiter les lieux mythiques de la commune, un peu
dans le village et beaucoup dans la forêt. I
ci le dolmen de l'Allière, à 45 min de celui de la Pierre à Mata.

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(Une rare ancolie qui borde par dizaine le bord du chemin)

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Avec les champignons et les vieilles pierres, un grand nombre de fleurs peuplent la forêt et ses alentours.

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(Pierre sacrificielle)

En dessous du dolmen, se trouve une pierre à sacrifice. Plus petite elle reste facile d'accés.

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(Amanites rougissantes, une des amanites comestibles)

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De nombreuses et belles amanites rougissantes se trouvaient sur notre chemin dans la sapinière.
Elles se confondes facilement avec leur cousine l'amanite panthère qui est très toxique.

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(Un bel orchis tacheté et des Monotropas hypopitys)

Encore quelques belles fleurs sur notre route, dont des monotropas hypopitys, appellés aussi monotropes, au suces-pin. Merci à Cristau (http://cristaudehaugue.canalblog.com/) d'avoir éclairé ma lanterne sur ces petites fleurs particulièrement abondantes cette année.

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(La croix)

Autre attraction à voir, cette croix dressée en l'honneur de Saint Joseph en 1806 et qui
se trouve au bord d'un chemin de terre. 
Des fleurs et des offrandes s'y trouvaient.

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(Une petite amanite vineuse et un jolie polypore)

Quelques champi's.

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 (La chapelle et les offrandes de fleurs)

Autre étape la chapelle, cette fois avec un panneau explicatif:

"Après la démolition de l'ancienne église de Miribel-Les-Echelles en 1876, on confia à la "Ména" qui habitait le village deux statues de dimensions bien différentes: l'une de la vierge et l'enfant, l'autre de Ste Anne. Cette dévouée vieille fille les transporta d'abord contre un rocher dans une parcelle boisée qu'elle possédait aux "Grangettes". Elle aménagea ensuite en bordure de ce lieu une petite construction avec sol nivelé, toiture en bois et grillage. Après sa mort, Séverine Vivier une fille qu'elle avait élevée devient l'héritière de ses biens. Séverine, enfant naturelle originaire du Mas, continua d'entretenir du mieux possible ce petit oratoire... Séverine gardait les enfants dont les parents travaillaient ou les enfants seuls. Elle se rendait souvent avec eux sur ce lieu de prière pour déposer des fleurs.

Les Miribelains s'y arrêtaient et dans tout le pays on connaissait cet endroit sous le nom de "chapelle de la Séverine". Elle légua à sa mort le bois aux pères Assomptionnistes de l'Alumnat de Miribel qui restaurèrent l'oratoire: les statues furent repeintes, la toiture et le grillage remplacés. Après l'abandon de l'Alumnat par les religieux, le bois devint la propriété de Monsieur Guy Cayez-Barrioz. L'oratoire continua d'être bien entretenu. Des années plus tard un violent orage détruisit cette construction. Une statue fut emportée par le vent, la deuxième fut récupérée, réparée mais trop abîmée on l'entreposa dans l'église où elle se trouve encore aujourd'hui. Récemment ce petit édifice a été rebâti par une équipe de bénévoles sur son lieu d'origine contre le rocher et une statue de plâtre a remplacé celles d'origines... Il est à souhaiter que cet endroit soit encore longtemps visité car c'est un peu l'hisoire de Miribel."

L'oratoire en 1965, panneau explicatif du circuit.

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(La carte du parcours)

Il y a encore beaucoup de choses à voir:

1: L'église

2: La rue des balcons

3: L'alumnat

4: La croix de la poste

5: La croix de la Combette

6: La carrière de molasse

7: Notre Dame du Château

8: La croix u Villard

9: Le lavoir du Villard

10: La croix du Frou

11: Le dolmen de Pierre-Aigüe

12: La pierre à sacrifice

13: Le dolmen de l'antillière

14: La croix de Tempétaz

15: L'oratoire de la Séverine

16: Le caveau inachevé

La brochure du circuit (praticable en vtt) est disponible
partout dans la commune (commerce, mairie...) pour 1€.

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(Mon cher père posant à côté d'une immense fourmilière.
A droite un tronc qui a subit la faim des sangliers qui devaient y rechercher des vers)

Il ya bien d'autres choses à voir encore.

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Et pour finir un vieux russule verdoyant et un petit russule velouté
si je ne m'abuse, comestibles mais sans grand intérêt.

vendredi 15 juin 2012

Quand les oreilles de judas passent à la casserole! (mouha mouha) 2

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Encore et toujours des oreilles de judas!

Qu'en faire?

C'est simple, un ragoût de boeuf.

Il faut: - 500 gr de viande achée de boeuf

- 500 gr de riz long

- un oignon

- une boîte de concentré de tomate

- 300 gr d'oreile de judas

- 2 gousses d'ail

- du sel

- 4 tomates olives

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Faire sauter le riz dans une casserole avec du beurre. Quand il est translucide verser 1,5 L d'eau,
ajouter l'oignon émincé et laisser cuire jusqu'à ce qu'il reste 300 ml d'eau. Dans une poêle faire sauter
la viande de boeuf avec de l'huile d'olive et l'ail haché. Quand la viande est dorée ajouter le riz et son eau.

Laisser mijoter à feu doux, ajouter le concentré de tomate et les champignons finement émincés.
Les oreilles de judas de par leur nature vont épaissir le jus du plat. Pendant ce tempscouper les tomates en 4.
Placer le ragoût dans une assiette creuse, déposer par dessus les tomates. Servir.

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