mercredi 8 août 2012

Terre de légendes, Miribel-les-Echelles.

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J'en parlais dans cet article, ici, et nous l'avons fait, cette grande balade de Miribel-les-Echelles de 3h qui c'est un peu éternisée avec nous, la faute aux découvertes et détours que nous avons pu observer et mener.
Les textes entres guillemets sont ceux de la promenade. 

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1.L'église.

 "L'ancienne église menaçant de s'écrouler fut démolie au printemps 1876. À cette date débuta la construction du mur de soutènement de la nouvelle église. Le 1er février 1880, ce bel édifice en pierre de taille blanche (calcaire urgonien) soutenu par un immense mur de la même pierre de taille fût achevé. En façade ouest, l'église possède un portail* dont le tympan* est sculpté d'une scène représentant St Bruno agenouillé dans le désert. Sous le porche de l'église se trouve une grande plaque de marbre artistiquement sculptée représentant une femme à genoux au pied d'une croix; il s'agit d'une plaque commémorative avec le nom des 54 morts de la guerre 1914-1918 inscrits en lettres dorées. C'est en 1922 que fut édifié le monument aux morts prés de l'église. On peut s'étonner de la forme inachevée du clocher, il lui faudrait une haute flèche pour lui donner l'élégance qui lui manque. D'ailleurs si l'on observe le grand vitrail derrière le maître-autel, on peut voir St Maurice et St Bruno présentant l'église de Miribel avec une haute flèche.
*Portail: composition comportant une ou plusieurs portes.
*Tympan: paroi qui clôt l'arc du portail."

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(À gauche une peinture murale représentant un lys martagon, emblème des Alpes. À droite les balcons)

 2.La rue des Balcons.

"Cette rue fait partie du quartier des Balcons qui était autrefois le coeur du village. On y trouvait de nombreux commerces."  L'agencement des habitations est très particulier et donne beaucoup de charme à l'endroit.

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Le village a gardé de nombreuses traces du passé, comme à gauche avec cette plaque indicatrice des communes voisines ou à droite, avec cet emblème des pères chartreux, très présent dans la région.

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3.L'alumant.

"En 1887, les Pères Frédéric Reynaud et Vincent Chaine accompagnés de 8 jeunes élèves quitte Notre Dames des Trois Châteaux en Haute-Savoie pour venir à Miribel et y fonder l'Alumnat. Ces pères étaient membres des Augustins de l'Assomption. On les appelait les Assomptionnistes. En France, on dénombrait 7 Alumnats. Cette congrégation avait pour mission de créer des Alumnats, séminaires destinés à accueillir des enfants pauvres qui souhaitaient devenir prêtres. La construction de l'Alumnat de Miribel date de la fin XIXéme - début XXème. Les Assomptionnistes ont également bâti en parallèle une crypte sur laquelle fut érigée une chapelle dédiée à Saint Antoine de Padoue. Cette chapelle est dotée d'une nef principale avec 2 nefs parallèles, 3 autels dont le central qui contient le gisant de Saint Florent dans lequel sont incrustées ses reliques. Elle dispose d'un orgue. Sur l'un des vitraux de la chapelle, Saint Antoine est représenté au-dessus de l'Alumnat de Miribel. Ce séminaire a existé jusqu'en 1969."

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"En 1887, les "Augustins de l'Assomption" ou Assomptionnistes viennent s'établir à Miribel-les-Echelles. Cette congrégation fondée en 1845 par l'abbé Emmanuel D'Alzon avait pour vocation de donner gratuitement la formation aux jeunes d'origine modeste désirant devenir prêtres. La chapelle de l'Alumnat de Miribel, réplique de la basilique Fourvière est construite sur le théâtre en crypte. Elle est dédiée à Saint Antoine de Padoue et à Notre Dame du Rosaire."

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C'est un vieux village typique de notre région.

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Les maisons y ont souvent les volets bleus.

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4.La croix de la poste.

"Les croix: Elles sont nombreuses et disséminées sur toute la commune. On en compte 32. Ces croix, symboles de leur foi et de leur piété, les Miribelains les ont érigées monumentales et belles. Trois seulement ne sont pas en pierre de taille. Le fût en est très élevé, de forme ronde quelquefois carrée, le croisillon pas très large. Le pied est un entablement pour recevoir les fleurs. Toutes ces croix fesaient l'objet une fois par an de processions. Elles étaient pour l'occasion ornées de couronnes de mousse, drapées d'étoffes rouges ou blanches parsemées de guirlandes, ou de roses, de lilas et de primevères. L'entablement était chargé de vases de fleurs, de tableaux de familles montrant les images des saintes et des saints proteceurs. À tout cela s'ajoutaient les cierges. Ces rogations permettaient au prêtre d'écarter les fléaux, les orages et par sa bénédiction de demander à la terre les récoltes attendues."

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5.La croix de la Combette.

Elle se trouve derrière l'alumnat et fait partie de du circuit de la ballade
des croix mirabelaines. Il n'y a pas plus d'informations sur ce monument.

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Surprise au détour d'un chemin dans le coeur du village, voici un polypore soufré !

Prisé par nos compatriotes américains et canadiens qui lui attribuent un goût de poulet, d'où son surnom de "poulet des bois", il est considéré chez nous comme un piètre commestible, qui se consomme jeune, avec bon nombre d'épice pour masquer son goût. À laisser de côté. Les spécimens ici sont jeunes et bien frais, ils abordent une éclatante couleur qu'ils ne perdent pas à la cuisson.

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La grande mauve c'est invitée dans les champs avoisinant, ces fleurs et ses feuilles sont de bons comestibles.

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La carotte sauvage, bien que très parfumée, n'a de commun avec notre carotte commune que le nom. On l'appel aussi carotte de la reine Anne car lorsque celle-ci se mit à l'ouvrage pour réaliser une dentelle, elle se piquât le doigt et laissa tomber une goutte de sang à son centre, ce qui ne va pas sans rappeler la fleur de la carotte sauvage qui est d'un blanc pur où en son centre se trouve une fleur rouge pourpre. La science ne connait pas encore le rôle de celle-ci, le mystère resste donc entier. C'est aussi une plante médicinale.

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Le long du rempart qui mène à la carrière, poussent des petites campanules sauvage (à gauche)
et de la petite centaurée (à droite) qui elles aussi sont médicinales.

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La  germandrée petit-chêne (Teucrium chamaedrys) est une plante de la famille des liamacées
qui pousse au printemps et en été mais aussi en automne s'il y fait doux.

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6.La carrière.

"Origine : La molasse est une roche qui s'est formée avec les sédiments provenant de l'érosion des chaînes de montagnes préalpines, qui se sont entassées dans des "bassins molassiques". Des pressions exercées sur ces sédiments ont permis la formation d'une nouvelle roche. Ici le terme "molasse" désigne un grès tendre et sableux de couleur beige et verdâtre.
Utilisation : La molasse était extraite pour la construction locale, en encadrements de fenêtre, en chaînages d'angle : linteaux et pierres d'angle que l'on peut retrouver sur les maisons anciennes de Miribel. C'est de cette carrière qu'ont été extraites les pierres qui ont servi à la construction de l'intérieur des églises des environs notamment Miribel et Saint-Laurent-du-Pont. Cette pierre avait l'avantage d'être facile à extraire mais elle résistait mal à l'érosion. La molasse a été utilisée pour faire des meules afin d'affûter les outils et pour la construction de fours à pain. Cette carrière n'est plus exploitée depuis 1952."

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On peut observer des anneaux contre les parois qui servaient à attacher les bêtes de somme qui transportaient les pierres. "Principe d'extration : pour extraire les "moellons" de la molasse on utilisait des coins de bois bien sec. On les glissait dans des fentes de la roche, on arrosait. L'eau faisait gonfler le bois, la pierre se fendait. On utilisait également des coins de fer. Les pierres étaient ensuite acheminées par des boeufs."

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La vipérine commune est une plante médicinale qui aime les endroits secs et dégagés. 

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7.Notre dame du Château.

"Au X ème siècle, Humbert, duc de Savoie, fait venir en ces lieux des moines bénédictins, et une famille seigneuriale originaire de Vienne qui prend le nom de Miribel. Il construisent sur une colline dominant la vallée du Guiers, à 660 m d'altitude, une première fortification de type castral et une chapelle. Une construction en pierre la remplacera vers le XI ème siècle. Si ces deux constructions ne nous sont guère connues, une carte, conservée aux Archives départementales et datant de 1777, donne une idée du château à cette époque. Dans l'enceinte du château trois tours crénelées dont une à deux étages avec fenêtres, sans doute le donjon ou la poterne d'entrée. Un autre document montre un bourg en ruines au pied nord du château tandis que sur le flanc sud-ouest, s'étend un hameau, au lieu-dit de l'actuel Villard. 

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On y voit une halle, une prison et le lieu où le seigneur faisait proclamer ses bans.

Le château, situé aux frontières du Dauphiné et de la Savoie, fut convoité et pris au coeur des guerres qui déchirèrent ces deux principautés. En 1355. le Traité de Paris fixa le Guiers pour frontière et Miribel devient définitivement terre du Dauphiné. De nouveau fortifié, au moment des guerres de religions, il fut assiégé et pris par le Duc de Savoie, puis libéré par Lesdiguières en 1595 au cours d'une bataille qui dura quelques jours. Le Traité de Lyon en 1601 imposa la destruction du château dont les ruines subsitèrent jusqu'au 18ème siècle. En 1865, le Curé et les Miribelains décidèrent d'édifier une tour de 15 m couronnée d'une satute de la Vierge sur l'emplacement du château. La chapelle fut construite en 1899.

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De nos jours, on peut toujours distinguer la motte castrale*, la basse cour où s'étendait le bourg initial occupé par le champ, et les ruines du rempart qui la protégeait. En façade de quelques constructions villageoises on peut remarquer de belles pierres qui proviennent du château.

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*La motte castrale est un ouvrage de défense médiévale composé d'un rehaussement important de terre rapportée et tassée, de forme circulaire. Au sommet de la motte est édifiée une tour de bois ayant fonction de donjon. Elle est considérée comme le précurseur du château-fort.

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Un peu d'histoire.

François de Bonne de Lesdiguières, connétable de France, militaire et pair de Fance. Traité de Paris (5 janvier 1355): il met fin au conflit entre le comte de Sacoie, Amédée VI, le roi de France Jean le Bon et son fils Charles, Dauphin de France. Traité de Lyon (20 janvier 1601) signé par Charles Emmanuel Ier, duc de Savoie et Henri VI, roi de France: il met fin à 9 ans de guerre et redessine le royaume avec l'annexion de Bresse, du Bugey et du pays de Gex."

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Du sommet, on a une vue imprenable sur tout les alentours, on peut même voir la Sûre,
le petit Som et bien d'autres montagnes de la Chartreuse.

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Après de nombreuses marches, on arrive au sommet et on surplombe la motte castrale de 15 m.

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Une pierre panoramique a été installée pour identifier les montagnes et
les communes proches. Dommage que les gravures ne soient pas bien lisibles.

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(à gauche photo de R.L.)

Ces deux herbes aromatiques sauvages aux bienfaits reconnues sont fort semblables en gros plant. Il s'agit du serpolait (à gauche) qui est un thym sauvage et de l'origan sauvage (à droite), un proche cousin de la marjolaine. Si en photo la différenciation n'est pas aisée, elle est bien plus simple dans la nature, l'origan étant plus grand, avec une tige large et des feuilles plus grandes que celle du thym qui est une plante rampante.

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8.La croix du Villar ou croix St Maurice.

Pas d'informations sur la croix du villar, elle a dû être hérigée par les habitant du lieu dit. À droite,
une niche dans le mur d'une maison faite avec des pierres du château, ce qui est commun dans le village.

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(à droite photo de R.L.)

Les jardins regorgent de fleurs colorées et parfumées.

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9.Le bassin duVillard.

"Bassin en pierre de taille calcaire monolite. Il porte sur une face un cartouche en relief gravé
d'un blason sans armoiries. Celui-ci très abîmé, laisse pourtant apparaître une date: 1573."

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La chélidoine est une plante à fleurs jaunes, produisant un suc jaune-orange piquant si on
le pose sur la langue. Il sert dans le traitement des verrues d'où son nom "d'herbe à verrues".

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(à droite photo de R.L.)

Sur le chemin nous rencontrons un joli Euplagia quadripunctaria Poda, plus connu sous le nom d'écaille chinée. Ce papillon est protégé dans toute l'Europe, il ne faut pas le déranger.
Le spécimen que nous avons trouvé était mort, ce qui nous a permis de le regarder sous tous les angles.

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Fleurs et girouettes décorent le paysage.

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10.La croix du Froue.

"Vue sur la croix du cimetière."

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Le parcours continu à travers la forêt.

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La fougère est une plante très ancienne. Elle est utilisée dans de nombreux rituels magiques.

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Le mélampyre des bois est une très belle fleur qui forme des tapis dans le bois. Il fait
partie des plantes parasites car il se nourrit en suçant la sève des arbres. Il a sa rubrique ici: 
http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/07/12/24689193.html

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( photo de R.L.)

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Les chevreuils et les sangliers laissent facilement des traces de leur passage.

11.Dolmen de Pierre-Aigüe.

Pas de photo pour cette étape-ci, nous sommes passés devant le panneau mais pensant que le circuit repassait devant le dolmen, nous avons à tort continué notre route, tampi. "Il s'agit en fait d'un bloc erratique amené par les glaciers. Il repose sur trois pierres beaucoup plus petites. Le petit sentier pour y accéder s'appelait autrefois le chemin des Fourmis (passage emprunté par de nombreuses colonies). D'après la légende, le soir de Noël à minuit cette pierre tourne trois fois sur elle-même."

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Les fourmilières sont nombreuses. Si elles sont si impressionnantes c'est que le sol riche en pierres empêche les fourmis d'y creuser leur galeries (en moyenne, une fourmilière est aussi profonde qu'elle est haute), elles doivent donc l'agrandir par le haut pour accueillir toute la colonie.

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Sur le sentier nous avons trouvé un nid de grives musiciennes tombé au sol. Les petits y demeurent 2 semaines avant de se poser maladroitement sur les branches qui les avoisinent, où leurs parents continuent de les nourrir pendant 2 à 3 semaines. Le nid est ensuite abandonné et les parents en reconstruiront un l'année d'après.

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L'intérieur du nid est semblable à une poterie. Les oiseaux pour obtenir ce résultat
mélangent de la boue avec leur salive pour former un mortier naturel.

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Le polypore hispide est un drôle de champignon qui produit des gouttes. Il colonise les arbres et les fait périr. Autrefois on en tirait des colorants naturels qui servaient dans la teinte du bois et des vêtements.

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12.La pierre à sacrifice.

"Aucune information n'a été trouvée sur l'histoire de cette pierre proche de le pierre de Lentillière. Le creux formant l'empreinte d'un pied d'enfant ne serait qu'une cavité formée par l'érosion naturelle de la roche. Les anciens habitants proches de ce lieu la nommaient pierre druidique ou ancienne pierre à sacrifice par la présence d'une rigole supposant l'écoulement de sang lors de rituels."

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13.Dolmen de Lentillière ou l'Antillière.

Il est souvent confondu avec la pierre à Mata. "Il ne s'agit pas d'un bloc erratique mais bien d'une roche calcaire d'une épaisseur de 1.80m vestige karstique en place sur le petit chaînon de Miribel. Sa surface tabulaire de 3m sur 2 porte sur ses bords deux cavités longtemps assimilées à des cupules. Celles-ci, remarquables par leur taille, seraient dues à des phénomènes naturels d'érosion. On a souvent évoqué le fait que cette pierre ait été l'objet d'un culte : rien n'est moins sûr !.."

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Les collybies du chêne, comme ceux-ci qui forment de jolies colonies. Sa couleur varie
souvent et il n'est pas facile de le reconnaître. C'est un comestible médiocre.

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14.La croix de Tempétaz.

La croix de Tempétaz fait partie du circuit des croix, elle est, à chaque fois que j'y passe, décorée
de fleurs. Il semble que certains croyants ou simples promeneurs ne restent pas insensible face à elle.

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Les orchidées ont fini de fleurir, les voilà en graines, comme
ces néotties nid-d'oiseau à gauche ou cette épipactis à droite.

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De nombreuses croix et chiffres gravés sont visibles en forêt.

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Une jolie pierre en forme de coeur.

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La paxille à pied noir est comme toutes les paxilles non comestilbe, il est fortement conseillé de le rejeter.

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Autre champignons, le calocère visqueux à gauche qui est non comestible et le collybie en entonnoir à droite.

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Le bolet à chair jaune est un piètre comestible. On ne peut consommer que son chapeau, un fois celui-ci privé de sa mousse. De plus il noircit à la cuisson. Lorsque sa chair est séctionnée, elle devient bleue . À gauche le chapau vient juste d'être coupé et on peut voir, à droite, le résultat quelques secondes après.

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L'humidité et la fraîcheur de la forêt sont un vrai délice.

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15.L'oratoire de la Séverine.

"Lors de la démolition de l'ancienne église on confia à la "Mena" deux statues de bois. Cette vieille fille dévouée les déposa contre un rocher dans une parcelle boisée qu'elle possédait aux Grangettes. Elle aménagea ensuite une petite construction avec toiture de bois. Après sa mort, Séverine Viviver, une fille qu'elle avait élevée devint l'héritière de ses biens. Elle continua d'entretenir le mieux possible ce petit oratoire que tous les Miribelains connaissaient sous le nom de "la chapelle de la Séverineé. A sa mort, elle légua le bois auc Pères Assomptionnistes qui restaurèrent le site. Suite à l'abandon de l'Alumnat par les religieux, l'oratoire continua s'être entretenu. Il a été rebâti récemment par une équipé de bénévoles sur son lieu initial contre le rocher et ue statue de plâtre a remplacé celles d'origine."

"Après la démolition de l'ancienne église de Miribel-Les-Echelles en 1876, on confia à la "Ména" qui habitait le village deux statues de dimensions bien différentes: l'une de la vierge et l'enfant, l'autre de Ste Anne. Cette dévouée vieille fille les transporta d'abord contre un rocher dans une parcelle boisée qu'elle possédait aux "Grangettes". Elle aménagea ensuite en bordure de  ce lieu une petite construction avec sol nivelé, toiture en bois et grillage. Après sa mort, Séverine Vivier une fille qu'elle avait élevée devint l'héritière de ses biens. Séverine, enfant naturelle originaire du Mas, continua d'ntretenir du mieux possible ce petit oratoire... Séverine gardait les enfants dont les parents travaillaient ou les enfants seuls. Elle se rendait souvent avec eux sur ce lieu de prière pour déposer des fleurs. Les Miribelains s'y arrêtaient et dans tout le pays on connaissait cet endroit sous le nom de "chapelle de la Séverine". Elle légua à sa mort le bois aux pères Assomptionnistes de l'Alumnat de Miribel qui restaurèrent l'oratoire: les statues furent repeintes, la toiture et le grillage remplacés. Après l'abandon de l'Alumnat par les religieux, le bois devint la propriété de Monsieur Guy Cayez-Barrioz. L'oratoire continua d'être bien entretenu. Des années plus tard un violent orage détruisit cette construction. Une statue fut emportée par le vent, la deuxième fut récupérée, réparée mais trop abîmée on l'entreposa dans l'église où elle se trouve encore aujourd'hui. Récemment ce petit édifice a été rebâti par une équipe de bénévoles sur son lieu d'origine contre le rocher et une statue de plâtre a remplacé celles d'origines... Il est à souhaiter que cet endroit soit encore longtemps visité car c'est un peu l'hisoire de Miribel."

 L'oratoire en 1965, panneau explicatif du circuit.

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16.Le caveau inachevé.

"Ce début de construction en pierres taillées dont l'historique est incertaine, serait le travail d'un tailleur de pierres qui vivait dans une petite maison juste au dessus (actuellement en ruines). Il s'agit d'un caveau édifié avec les pierres utilisées lors de la construction de la nouvelle église en 1876 à laquelle cet artisan aurait participé. Il serait mort avant de terminer son ouvrage. Ce petit monument a toujours produit un fort effet onirique sur les enfants qui ont souvent imaginé qu'un trésor y était caché."

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Retour par le haut du village. Les maisons sont très atypiques, comme cette pienture sur le mûr de l'hôtel-restaurant "les trois biches" à gauche ou cette maison à droite, qui en son centre possède une alcôve au se tient une statue de la vierge marie. En somme une très belle promenade, qui fatigue un peu les mollets.


dimanche 5 août 2012

Sortie en forêt 6.

La promenade du col des mille martyrs est très plaisante à faire et permet de présenter la nature aux plus jeunes de façon ludique.
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Voici le petit texte explicatif sur le col présenté au pied d'une des nombreuses croix qui bordent le chemin:

"Le lundi de Pentecôte, on se rendait à pied de Miribel au Pont de Beauvoisin auprès de la relique des dix mille martyrs. Ce trajet jusqu'à l'église des Carmes se faisait en priant et en chantant pour la protection des récoltes. L'évêque de Grenoble finit par interdire en 1658 cette procession, pratiquée par d'autres communautés de Valdaine, pour cause de débordements et de contrebande. Suite à une supplique écrite du curé et des habitants de Miribel, une procession de substitution fut autorisée jusqu'à la limite de leur mandement où serait installé un oratoire pour dire la sainte messe le jour de la fête des martyrs. Faute de moyens, l'oratoire fut remplacé par une croix plusieurs fois reconstruite qui figure sur la carte de Bourcet de 1754. Le bois environnant est désigné sous le nom de "Mirmatu" par la carte de Cassini (déformation probable de 1000 martyrs). on y faisait jusqu'en 1914 une procession le dimanche qui suit le 22 juin.

Les Milles Martyrs

Ces 10 000 martyrs devenus 1000 n'étaient pas des victimes des Sarrasins ni des bandes du seigneurs des Adrets. Survivants d'une armée romaine conduite par le tribun Accace, ils avaient embrassé le christianisme. Ils furent crucifiés sur le Mont Ararat vers l'an 120 sous le règne de l'empereur Hadrien. Une autre version indique que le roi Sapor de Perse fit crucifier 10 000 soldats chrétiens commandés par St Accace. Leurs reliques rapportées de la croisade en 1492 pas Jacques de Clermont furent conservées dans un reliquaire de vermeil en l'église des Carmes de Pont de Beauvoisin (Savoie). Elles furent détruites à la révolution. Ces reliques étaient aussi vénérées à Rome, Bologne, Avignon, etc... Leur véritable histoire confine à la légende."

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Les pelotes de rejection sont un bon moyen d'expliquer aux enfant
le régime alimentaire des chouettes, des hiboux et des ducs.

Ce sont en effet ces oiseaux qui les régurgitent. Il s'agit des poils, plumes, becs et os des proies qu'ils avalent entières et qu'ils ne peuvent digérer. Ils recrachent ces parties qu'ils ne digèrent pas sous forme de "pelotes" sèches. Avec un bâton, on peut facilement les ouvrir pour voir quel a été le repas de l'oiseau. Tout est expliqué ICI.

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Petite initiation aux champignons de nos forêts, entre les bons
(comme ces russules charbonières à droite) ou les mauvais (ce bolet satan à gauche).

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Et les très bon comme avec les rares chanterelles que nous avons trouvé,
la forêt étant extrêmement sèche pour permettre l'abondance des champignons.

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Un jonc torsadé autour de l'anuaire, deux-trois fleurs et feuilles glissées à l'intérieur, et on obtient
une bague sauvage et éphémère. Attention à ne pas cueillir les plantes protégées pour l'orner.

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Identification des plantes comestibles avec la bardane commune
à gauche et les framboisiers sauvages à droite.

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Les indices du passage des animaux sont nombreux. Poils, traces, crottes et cris sont d'une aide précieuse. Ici on peut détecter la présence du chevreuil avec les troncs des jeunes noisetiers qu'ils ont effrités (à gauche), ou celle du blaireau avec cette trace, avec les griffes bien visibles, qu'il a laissé dans la boue (à droite).

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Sur les branches des chênes, poussent ces étranges petits cônes. Il s'agît d'une gale, c'est à dire que la larve d'un guêpe (Andricus foecundatrix) qui a été pondue dans l'écorce de l'arbre va faire dégénérer celle-ci qui va former une excroissance dont l'insecte va se nourrir pour atteindre le stade adulte d'imago.

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Et pour terminer cet article, une habituée des nos forêt, la grenouille agile, à ne pas confondre avec la rainette qui peut être marron ou brune aussi. Édite : je viens commenter cet article 4 et demi après sa première rédaction. Que de parcours fait depuis. Pour rappel il ne faut jamais attraper les amphibiens et si cela dois se faire, toujours avec les mains bien humides pour ne pas retirer le mucus qui protège leur peau très fragile et délicate.

samedi 21 juillet 2012

Sortie en forêt (5).

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Petite sortie dans le bois pleine de surprises notamment grâce cette rencontre avec une jolie grenouille agile.

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Les russules émétiques apprécient les fortes chaleurs de ces derniers jours.

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Bien qu'encore très présents, les lactaires poivrés se font doucement remplacer par un petit nouveau,
le lactaire à lait abondant appelé aussi vachotte. C'est lui aussi un médiocre comestible .

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Les néotties nid-d'oiseau sont toujours en fleurs, bien qu'une partie donnent déjà des graines.
On peut les retrouver ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/07/12/24689193.html
et ici: http://grimoirescarnets.canalblog.com/archives/2012/06/26/24581697.html

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Les chanterelles sont au rendez-vous, par forcément en masse ... mais là tout de même.

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On peut rajouter trois beaux cèpes d'été à notre tableau de chasse.

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À gauche le bolet pomme de pin. C'est un médiocre comestible, jugé comme souvent
non consommables. Il est préférable des l'admirer, d'autant plus qu'il est rare.

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Les lactaires poivrés sont en manque d'eau avec les fortes chaleurs de ces jours.

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Autre découverte, quelques plumes d'une buse et une belle cabane cachée dans les bois.

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Autre champi' incontournable, l'amanite rougissante.

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Un groupe de champignons violets inconnus, amassé sur un tronc tombé.

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Le russule olive est un piètre comestible, à la saveur douceâtre.

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À gauche un russule du fiel, qui malgrès sa bonne odeur est non comestible au contraire
du russule charbonnière à droite qui est un bon comestible, en particulier jeune.

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Les collybies à pied en fuseau font grise mine.

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Il reste également quelques satyres puants, appelés aussi "morilles du diable".

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Bref, une chouette cueillette avec de beaux spécimens.

lundi 9 juillet 2012

Sortie en forêt (4).

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Promenade dans les bois ce matin.

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La récolte des champignons doit être maîtrisée, il est facile de confondre deux spécimens comme ça peut être le cas ici. En haut à gauche et ci-dessous un champignon qui m'est inconnu, en haut à droite une chanterelle. Le pied, le chapeau, les plis, le type d'habitat ... tout doit être connu pour être sûr d'éviter les empoisonnements.

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Quelques jolies calocères visqueuses sont apparues dans la forêt.

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De belles sclérodermes vulgaires. Bien que toxiques,
certains fabriquants de l'agro-alimentaire l'utilisent pour imiter la truffe dans leurs plats conditionnés.

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Ces champignons sont des lycogalas epidendrums.
Ils servaient de teinture au moyen âge (merci de l'info Poppy!).

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Encore une bonne poussée de chanterelles nous attendait.

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Les incontournables, la néottie nid-d'oiseau et les lactaires poivrés.

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L'amanite épaisse de ces derniers jours s'est bien épanouie.

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Les astrées hygrométriques sont des champignons atypiques, en effet quand il se met à pleuvoir,
leurs bras se referment sur leur coeur, le protégeant de la pluie, d'où le nom d'hygrométrique.

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Un étrange champignon naissant, on distingue le chapeau jaunâtre,
recouvert par une épaisse gelée. Il s'agît d'un phallus impudique.

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Les amanites rougissantes connaissent une nouvelle poussée elles aussi.
Russules, lactaires, amanites, cèpes ... la liste est longue.

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 Ces collybies à pied en fuseau sont de bons comestibles jeunes et sans leurs pied. Néanmoins les vieux spécimens provoquent des malaises et des problèmes intestinaux. De plus, pendant les périodes de sécheresse, ils se dessèchent complètement mais reprennent leur forme initiale à la première pluie. Ce changement d'état les rend très toxiques. Sans oublier qu'il est facile de les confondre avec le faux-cortinaire bulbeux ou l'inocybe de patouillard, tout deux très toxiques. 

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Au menu, sautées de chanterelles et cèpes.

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vendredi 6 juillet 2012

Sortie en forêt. (3)

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La journée a commencé avec une belle petite trouvaille.

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À gauche une amanite épaisse, à droite une amanite rougissante. Bien qu'il soit simple de les identifier ici à partir des photos, il n'est pas aisé dans la nature de faire de même, surtout avec l'amanite rougissante qui peut revêtir plusieurs formes. Seul un bon connaisseur peu indiquer si oui ou non il s'agît du bon spécimen ou pas. Moi même je ne m'y risque pas car il est facile de confondre ces champignons avec l'amanite panthère.

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Les amanites rougissantes sont toujours aussi présentes.

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Les lactaires poivrés, après l'orage d'hier soir, sont sortis de toutes parts.

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Les lactaires et russules s'en donnent à coeur joie et nous offrent toutes leurs couleurs.

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Le bouleau tombe, le polypore perdure.

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Les chanterelles sont là, belles, grosses et bien jaunes. Les bolets aussi.

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La fleur à gauche est un suce-pin de belle taille. À droite, trois élégants clitocybes en entonnoir, aussi appellés clitocybes bossus. Comestibles, il faut en retirer les pieds et les faires cuire longtemps car la chair à l'odeur douce est coriace. 

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Il reste encore de nombreuses fleurs et champignons inconnus à déterminer.
Bref, ce soir on profite.

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mardi 3 juillet 2012

Poêlée de chanterelles.

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Pas de crème pour cette recette, la chantrelle est préparée le plus simplement du monde.

Recette:

- 800gr de chanterelles.

- 1 oignon.

- 1 tomate.

- des herbes de provence.

- de l'huile d'olive.

- du sel.

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Émincer l'oignon, la tomate, laver les chanterelles et les couper grossièrement en deux ou quatre selon la taille. Cuire les champignons dans de l'huile d'olive sur feu doux, jusqu'à ce qu'ils rendent leur eau. Cela permet d'enlever l'âcreté des champignons. Remettre à cuire avec à nouveau un petit peu d'huile d'olive, ajouter l'oignon, la tomate, les herbes, le sel et laiser cuire 10 minutes toujours sur feu doux. Servir.

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Sortie en forêt. (2)

Il fait enfin beau! Le soleil est là, il est temps d'en profiter.

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La mousse est un nid parfait pour les champignons comme pour ce russule du fiel.

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À gauche des daldinias concentriques, en porter un sur soit permettrait de ne plus souffrir
des crampes ni d'infortune pour les hommes du moyen âge. À droite une série de tramètes.

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Elles étaient là, les chanterelles, avec certains sujets mesurant
le double voire le triple de celui de la photo de droite.

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C'est un bien joli panier que nous avons ramené.

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Les lactaires poivrés sont toujours aussi nombreux.

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Les plus gros spécimens peuvent faire 20 centimètres de diamètre.

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Nous avons rencontré peu de fleurs et de plantes pendant notre tour, mais beaucoup d'animaux comme des geais, des piverts, un héron, quelques limaces noires ou oranges, des merles et j'en passe. À gauche la trace d'une chevrette qui semble-t-il, était accompagnée d'un petit. À droite, l'une de ces charmantes limaces.

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Devant les champs cultivés, un observatoire permet de guetter
les sangliers qui font beaucoup de dégâts dans les cultures agricoles.

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À gauche, le muguet qui depuis longtemps n'a plus de fleurs, continu d'exposer ses belles feuilles.
À droite le phytolaque, très toxique et invasif mais qui offre de belles fleurs parfumées.

Cuisiner les cèpes d'été.

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Le cèpe d'été est un champignon délicieux.

Frais, on peut le consommer entier (pied, mousse et chapeau), mais s'il se fait vieux, mieux vaut retirer la mousse qui peut être gluante en bouche ainsi que les parties véreuses. Il se cuisine très simplement car son goût se suffit à lui même. Très délicat en bouche, il peut parfois être légèrement sucré ce qui surprend.

Pour 3 personnes:

- 3 beaux cèpes, c'est à dire environ 700gr du champignon.

- 10gr de beurre.

- 10gr de persil.

- un peu d'herbes de provence.

- du sel.

Faire revenir les cèpes coupés en morceaux dans une poêle avec le beurre sur feu vif. Une fois qu'ils ont réduit (ils perdent 50% de leur masse) et rendu leur eau, ajouter les herbes, le sel et le persil. Laisser cuire 5 minutes et servir. Il ne faut pas trop les cuire pour ne pas perdre la saveur ni leur croquant, surtout si ils sont jeunes.

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Il ne faut pas avoir peur d'avoir une poêle/casserole trop petite (gauche) car les cèpes fondent littéralement à la cuisson (à droite).
Accompagné d'un pavé de boeuf ou des côtes de porc c'est parfait.

lundi 2 juillet 2012

Sortie en forêt. (1)

Aujourd'hui, sortie sous la pluie, pour changer !
Après les truffes de ce matin, une très belle cueillette non attendait.

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De beaux cèpes d'été sont sortis après les chaleurs et la pluie soudaine que
nous avons eu dans le nord Isère. Une belle récolte avec une dizaine de spécimens.

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Les amanites rougissantes étaient aussi au rendez-vous.
Elles pullulent dans le sous bois.

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À gauche un champignon qui est entrain de faire son apparition en forêt, l'amanite épaisse
qui se confond facilement avec l'amanite rougissante ou plus grave, la panthère (qui est toxique).
À droite le satyre puant, appelé phallus obscène ou oeuf-du-diable. Son odeur putride
permet de l'identifier à plusieurs mètres et écarte toute tentative de consommation.

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À gauche une famille de coriole versicolore et à droite?
des champignons de bois blancs que je n'ai pas réussi à identifier.

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À gauche et à droite de beaux polypores du bouleau, quoi qu'un peu vieux et délavés, qui ne
poussent que sur cet arbre et dont autrefois on tirait des succédanés de cuir à rasoir.

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Deux polypores du bouleau qui sont passés mais qui
donnent l'impression que l'arbre porte une paire d'ailes.

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À gauche deux russules émétiques d'un beau rouge, qui très âcres empêchent toute
consommation. À droite deux lactaires poivrés déjà bien avancés,
qui très âcre eux aussi, ne peuvent être consommés que si il ont été séché.

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Ayant profité des fortes chaleurs et de la pluie,
les lactaires poivrés sont en force dans les sous-bois.

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Les premières chanterelles sont arrivées à maturité!
Elles ont trouvé une petite place parmi les cèpes dans le panier.

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Ce soir là elles ont été fortement appréciées.

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Et surprise, à notre retour une chevrette (femelle du chevreuil)
nous attend dans le parc devant la maison avec ses deux petits.

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Il ne reste plus qu'à trier et à préparer.

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D'ici peu la récolte sera conditionnée.

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Une journée au soleil, une heure au four et ils seront parfaitement parfaits.
Pour le moment les cèpes sèchent tranquillement dans le couloir.

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Purée à la truffe

Récolte de la matinée sous la pluie: deux belles truffes.

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La chaire apparaît ici marron et non blanche car en les ramassant je les ait abîmés, trop pressée que j'étais.
Ces truffes d'été au goût de noisette se marient parfaitement à la purée.

 

Recette:

-1kg de pommes de terre à purée (agria, estima, manon, monalisa, vitelotte...)

- 20cl de lait

- de la crème fraîche ou du beurre

- une truffe

- du sel

 

Il faut compter 15 min de préparation et 45 de cuisson. 

 

Prépartion:

 Faire cuire les pommes de terre dans un grand volume d'eau salée. Une fois cuites (planter la pointe d'un couteau dans l'une d'elle pour voir si elle est prête), les passer au moulin ou au presse légumes. Délayer avec du lait pour obtenir la consistance souhaitée. Ajouter une peu de crème ou de beurre pour l'onctueusité. Saler et raper la truffe crue directement dans la purée qui prendra un délicieux goût de noisette.

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