mardi 8 avril 2014

Il était temps!

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Tout est dans le titre! Les morilles sont là en Isère (récolte entre 580 et 600 mètres d'altittude). Récolte de mon p'tit père.

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samedi 5 avril 2014

Sortie en forêt 43.

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Après une petite sortie aux champignons avec la SHNVC, me voilà prise d'une envie de sortie en forêt. Loin de moi l'idée de trouver de nouveau des hygrophores de mars bien que l'idée me caresse.

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Les oiseaux sont en pleins préparatifs ! Nidfications, parades nuptiales... ce ne sont pas les activités qui manquent. Là aussi il faut ouvrir l'oeilpour voir les indices de leur présence. Plus difficile est l'identification des plumes et des oeufs, hormis la photo A où il s'agit d'une pédrix, je n'ai pu nomer les autres. De plus, le liste des candidats est longue, pour la consulter, c'est ICI.

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Le mycenea strobilicola pousse se reconnaît à sa forte odeur de javel et à ses lamelles de couleur gris claire. Il pousse à partir du début du printemps sur les vieux cônes d'épicéas. 

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Dans la mare c'est l'effervécence. La mare où l'été dernier j'avais surpris un grand nombre de tritons alpestres puis, début janvier, des entremêlas de grenouilles agiles et de crapauds communs sur le réveil  est désormais remplit de leur progéniture à venir.Cela fait le plus grand bonheur des canards, des poissons et des autres prédateurs naturels des oeufs et des têtards comme les larves de libellules. Malheur aux mères peut attentives qui ont pondu dans des flaques asséchées... leur descendance est condamnée par le soleil.

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Un mygale? Non rien de cela, il s'agit en réalité d'une fougère aigle ou grande fougère (Pteridium aquilinum) qui est sur le point de déployer ses crosses. Encore consommées aujourd'hui un peut partout dans le monde, les dernières études montrent que ces fameuses crosses cuites, crues ou séchées seraient toxiques (comme l'ensemble de la plante riche en dérivés du cyanure), cancérigènes et détruiraient la précieuse vitamine B12 contenue dans l'organisme. Mieux vaut s'abstenir. 

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Doux éveil de la nature où les vestiges de l'automne et de l'hiver croisent l'arrivée des premiers arrivant du printemps. Le col monte jusqu'à 887 mètres d'altitude (limite entre l'étage colinéen et montagnard), ce qui veut dire que la végétation que l'on y rencontre est plus tardive quand plaine. Les jonquilles commencent tout juste, les hépatites trilobées déploies leurs beaux pétales violacés.

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Classique des forêts: les tramètes versicolores. Avant d'être un remède contre le cancer, elles servaient d'ornement dans les compositions florales et sur les chapeaux des nobles dames !

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1: Les néotties nid d'oiseau sous des orchidées qui fleurissent en même temps que les premières girolles. Sans chlorophylle, d'où leur couleur brune, elles subviennent à leurs besoin par la symbiose qu'elles entretiennent comme toutes les orchidées avec un petit champignon.

2: La cardamine des bois, cardamine flexuosa, est une plante qui donne des petites fleurs blanches. Elle est emménagogue, cholagogue, digestive, antispasmodique, vermifuge. Ses feuilles peuvent se manger en légume tout comme ses fleurs dans les salades.

3 et 4: Les lichens sont un mélange complexe entre un champignon, une algue et/ou une bactérie. Ils ne sont donc pas un être vivant unique à part entière mais l'associaton de plusieurs organismes qui vivent en symbiose. L'hiver c'est la nourriture principale des cerfs, des chevreuils et des rennes.

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Cette fêne de frêne est entrain de donner naissance à nouvel arbuste. Après avoir puisé dans ses réserves, la jeune pousse doit se faire une place. Par chance un immense pin a chuté non loin de là, embarquant dans sa chute d'autre arbre, laissant une large dégagée dans la forêt lui donnant ainsi assez d'nesolleillement pour pouvoir s'épanouir.

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En somme une jolie promenade où il y aurait encore beaucoup à vous montrer et à vous dire. Le panier est vide de champignons, rien de bien grave, la saison ne fait que commencer.

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Sortie mycologique avec la SHNVC

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Petite sortie ce dimanche matin avec l'association de mycologie et de botanique de Voiron, la SHNVC. Merci à tous pour ce beau moment de partage et pour tous les infos transmises, relatives aux découvertes sur le terrain. Pour en savoir plus sur les activités proposées, c'est par là: http://shnvc.monsite-orange.fr/

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On commence avec du lourd ! Mes tous premiers hygrophores de Mars, hygrophorus marzuolos ! Les fameux Marzus. Pas simple de les dénicher, cacher dans la mousse. Atypique, ce champignon apparaît très tôt. Son goût prononcé et parfumé attire bons nombres de chercheurs mais les coins sont rares et prisés.

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Depuis quelques jours les chevêches d'Athéna s'égosillent dans le jardin. En forêt il en est de même, et bien que les cris soient plus discrets, les pelotes de rejetions sont nombreuses, en particulier autour d'un vieux châtaignier creusé... affaire à suivre.

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Encore et toujours des héllébores fétides. Cette plante ne quitte pas nos paysages semi-alpins et forts calcaires mais on peut la rencontrer dans tous les types de milieux, jusqu'à 1800 mètres. Appelées roses du serpent, elles peuvent atteindre 80 à 100 cm. 

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Je vous présente Urnula Craterium (non comestible), un champignon relativement rare de la famille des Sarcosomataceae de l'ordre des pézizes. Aux Etats Unis on la nomme urne du Diable et se rencontre dans les rocheuses à la saison des morilles. 

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Voici quelques lignicoles qui se croisent à toutes les saisons et qui ont la faculté d'éguailler la forêt. Eux non plus ne se croquent pas.

1: La tramète tricolore, daedaleopsis tricolor, se reconnaît à sa couleur rouge vif qui tranche dans la grisaille de ses derniers jours sur les écorces mornes des arbres morts.

2: La tramète bossue, trametes gibbosa, se reconnaît elle a sa forme caractéristique ainsi qu'aux algues vertes qui la colonise ce qu'il rend invisible quand elle pousse sur des souches moussues.

3: Le polypore marginé, fomitopsis pinicola, tient son nom de sa marge orangée qui se trouve sous sa face. Chaque pli correspond à une année et il n'est pas rare de trouver des spécimens qui en présentent plus d'une vingtaine !

4: La tramète versicolore, Coriolus versicolor, est un champignon linicole qui est actuellement testé dans le traitement du cancer de la prostate et qui semble être à la hauteur des espérances.

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 Si je ne me trompe pas, il s'agit ici de l'entolome à pied hérissé (Entoloma hirtipes). Toxique, il a une odeur de concombre et de farine bien marquée, en particulier quand on frotte ses fragiles lames.

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La zone est très fréquentée par les animaux à plumes mais surtout, à poils. Les laissés (nom des excréments), les os, les poils, les plumes, les traces des pattes, les écorces rongées et grattées, les écailles de pommes de pin émiettées sur le sol.... voilà quelques indices de la présence des habitants de ces bois: chouettes, lapins, chevreuils ou encore sangliers.

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Avant tout propos petit rappel: bon nombre de lichens et de mousses sont protégées et il n'est permis d'en récolter que quelques brins.
Il s'agit ici de l'usnée barbue, Usnea barbata, appelé aussi "Barbe de Jupiter", un lichen aux nombreuses propriétés médicinales. Il renforce le systéme immunitaire, est un con antibiotique et est encore utilisé aujourd'hui dans les soins contre les infections en particulier respiratoires et urinaires (dû aux streptocoques et aux staphylocoques), les sinusites, les bronchites, les pneumonies, les rhumes, les grippes, les inflammations des voies urinaires, des reins et de la vessie. 

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On pourrait croire avoir à faire à la même espèce sur ces photos mais il n'en est rien. Petite démonstration, histoire de rappel que l'on est jamais à l'abrit d'un empoisonnement quand il s'agit de champignons.

1 et 2: L'hypholome à lames enfumées (hypholoma capnoides) se différencie de son cousin l'hypholome en touffe de par la couleur de ses lames grises. Plutôt rare, il aime pousser en nombre sur les vieilles souches. Piètre comestible à la saveur douce, on évitera de le consommer, en particulier à cause des risques de confusion.

3: L'hypholome en touffe (hypoloma fasciculare) se reconnaît lui à ses lamelles jaunes. Il est suspecté d'être toxique mais son goût amer et son odeur désagréable dissuadent souvent de le consommer.

4: Quelles sont précoces les pholiotes changeantes (kuehneromyces mutabilis) de cette année 2014 ! On les nomme aussi agaric à soupe ou souchettes. Excellents comestibles, on les cultivait autrefois sur les souches des hêtres, des saules, des bouleaux, des aulnes et de chênes de manière artisanale. Attention de ne pas les confondre avec la galère marginée (galerina marginata), qui est très toxique voir mortelle en raison des amatoxines qu'elle possède et qui sont les mêmes que celles de l'amanite phalloïde !

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Ce vieux pin est devenu le terrain de jeu d'un pic. En France, on en compte 9 espèces:
-le pic à dos blanc que l'on retrouve partout en Europe jusqu'en Corée.
- le pic cendré que l'on retrouve à l'ouest de la Bretagne et plus rarement dans le Nord du pays.
- le pic épeiche que l'on trouve de la Taïga aux régions méditerranéennes + une grande partie de l'Asie du Sud-Est.
- le pic épeichette qui couvre les mêmes aires que le pic épeiche hormis en Asie du Sud-Est.
- le pic mar que l'on retrouve en Europe Centrale.
- le pic noir se retrouve lui aussi sur les mêmes aires de répartition que le pic épeichette.
- le pic tridactyle (espèce menacée) que l'on observe très rarement en France est qui vit généralement dans le Nord de l'Eurasie à la limite boréale.
- le pic vert dit pivert, que l'on trouve dans toute l'Europe excepté dans la péninsule Ibérique et jusqu'au Turkménistan.
- le torcol fourmilier qui est le seul pic migrateur et qui nidifie sur les mêmes aires que le pic épeichette mais passe la saison d'hiver en Afrique équatoriale ou en Asie du Sud (particulièrement en Inde ou en Chine).

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Certes la neige n'est partie que depuis peu,ce qui n'empêche pas à de nombreuses espèces végétales de s'épanouir: 

1: l'anémone Sylvie ou anémone des bois (Anemone nemorosa) que l'on retrouve dans tous les sous-bois d'Europe et qui y fleurit de mars à avril. Ses fleurs variant du blanc au blanc-rose apparaissent avant les premières feuilles des arbres et suivent la course du soleil pour capter au mieux les UV et attirer ainsi les insectes pollinisateurs mais dès que la pluie se fait sentir, elles referment leur calice pour protéger le précieux pollen. Cette plante est toxique et rubéfiante, on l'utilise pour les rhumatisme en usage externe. Comme toutes les Rannunculcaea, elle contient de l'anémonine qui à hauteur de 200mg peut tuer un animal ou un enfant de 10 ans.

2: La mercuriale vivace (Mercurialis perennis) est aussi appelée chou de chien ou encore cynocrambe. C'est une plante du sous-bois atypique car bisexuée, comme l'est par exemple le houx d'Europe ou le palmier et qui appartient à la famille des euphorbes ce qui la rend toxique pour les animaux. Les plants mâles se reconnaissent à leurs discrètes fleurs d'un blanc-verdâtre, les plants femelles à leurs fleurs dont on ne distingue que le pistil. Le terme mercuriale vient du dieu Mercure à qui on attribut la découverte des propriétés purgatives et énergisantes de la mercuriale vivace et de la mercuriale annuelle.

3 et 4: Il existe un grand nombre de fougères nommées capillaires. Ici il s'agit de Asplenium Trichomanes, appelée fausse-capillaire, capillaire des murailles ou doradille chevelue. Selon la théorie des signatures, la plante était employée pour soigner lacalvicie et plus globalement les problèmes liés aux cheveux.

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En somme c'est une bonne récolte que voilà, qu'il ne reste plus qu'à agrémenter avecles quelques pézizes véinées qui ont prit place dans le jardin.

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samedi 29 mars 2014

Un temps capricieux.

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Quel drôle de temps! En une semaine nous sommes passés du beau à la pluie, puis par la grêle et enfin par la neige avant que les rayons chauds du soleil ne reviennent ! Capricieux, pas toujours des plus agréable, la météo a donné à la Nature une multitude de visages.

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Dernières neiges ? Les giboulées de mars ont encore frappé. Ces averses soudaines et rapides ont l'art de prendre au dépourvu. Deux-trois jours de gel intense s'en sont suivis avant un retour brusque d'une température élevée pour la saison. Tout cela ne devrait pas déplaire à la demoiselle morille.

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L'éveil de la nature est là et le jardin déploit toute une gamme de couleurs diverses et variées. Les jeunes pousses humides sentent bon la pluie et les fleurs attirent un grand nombre d'insectes.

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Comme chaque hiver, il y a des gagnants et des perdants. Cet escargot des haies ne verra pas la floraison des fleurs printanières mais aura peut être aidé un oiseau ou a un de ses prédateurs à voir la belle saison arriver.

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La saison des amours débute pour de nombreux animaux dont les mésanges bleues (Cyanistes caeruleus). Toute ce tintamarre a attiré les chats de a maison. Les mâles aiment se percher à la cime des arbres pour entamer leur parade nuptiale avant d'offrir de la nourriture à leurs belles.

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Visiteurs discrets et noctures, les chevreuils recommencent à pointer le bout de leur museau dansle jardin. Il y a fort à parier que l'abondance de jeunes pousses tendres et juteuses n'y sont pas pour rien.

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Voilà une herbe aux milles vertus présente dans la pharmacopée française depuis le XIIe siècle! Le géranium-petit-Robert ou herbe-à-Robert (Geranium Robertianum) est une plante sauvage présente sur le continent européen qui aime les vieux murs, les haies et talus, les éboulis, les pelouses et les sous-bois, en particulier les forêts de conifères. On le reconnaît à ses feuilles dentées qui passent avec l'âge, tout comme les tiges, du vert au rouge mais aussi à l'odeur puissante et âcre quand on le froisse dans sa main. Parmi ses biens faits, on peut citer sa capacité à chasser les moustiques, celle de sa souche à assouplir le cuir (en raison de sa teneur en tanin), celle de ses parties aériennes qui une fois préparées en décoction (en usage interne ou externe) sont hémostatiques et soignent les néphrites, les lithiases rénales, les oliguries, le diabète, les diarrhées, les angines, les aphtes, les dartres, les plaies et les amygdalites.

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On pourrait croire à une fleur de fraisier des bois mais il n'en est rien. Il s'agit ici de la potentille stérile appelée aussi potentille faux-fraisier. Peut difficile, elle s'acclimate assez facilement aux zones de mi-ombre. Ses fruits sans être toxiques ne sont pas comestibles.

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Drôle de champignon n'est-ce pas. La pézizes veinée appartient à la famille des morilles... qui l'aurait crua vec sa face applatit et ses veines? Pourtant elle serait la forme archaïque de celle-ci. Toxique cru, son parfum fort disparait à la cuisson. 

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 C'est un bon comestible, souvent abondant au printemps, et qui est le bienvenue dans l'assiette en particulier au début de la saison des morilles, quand elles sont encore trop peu nombreuses pour ravir les papilles.

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Au printemps, le jardin regorge d'une grande variété de fleurs: jonquilles (ou pluôt narcisses-fausses-jonquilles) et pruniers se donnent la réplique dans lesgammes pastelles. Les abeilles et les autres bourdons en sont plus que ravis.

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Les feuilles commencent à faire leur apparition, ce qui laisse encore quelques jours apercevoir les oiseaux en pleine parade avant que les épais feuillages ne les cachent complètement.

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Tous les classiques du printemps sont là! Ces plantes médicinales sont connus depuis des temps immémoriaux, serrez-vous les identifier? 

1: La ficaire fausse-renoncule (lutte contre le scorbut (vitamine C) et les hémorroïdes, soignent certains troubles sanguins, lesplaies gingivales, les enflures articulaires, la gale et les verrues).

2:  Le pissenlit (désintoxiquant sanguin, draineur, cholagogue et dépuratif, il élimine les toxines, empêche la rétention d'eau, aide au fonctionnement du foie et de la vésicule biliaire, est une précieuse aide dans l'alimentation des diabétiques, améliore la vision nocture (comme chez les super-héros!), tonnifit la peau, diminu le taux d'acide urique et le cholestérol, aide les intestincts paresseux et les douleurs liées aux rhumatismes).

3: Le lierre terrestre (béchique et tonique, on l'emploi contre les plaies externes et internes, parfois contre la folie, et certaines infections respiratoires comme pour soigner la catarrhe chronique des bronches, la broncborrée, l'asthme humide et la toux. 

4: La véronique Perse (sudorifique, diurétique, astringente et tonique).

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De belles jacinthes bleues sont apparues sous les fenêtres. On compte trois espèces de jacinthes véritables dont la jacinthe orientale qui aux fils des siècles a prit diverses formes. Son nom viendrait de la mythologie grecque: le héros Hyacinte aurait été tué par erreur par le dieu Apollon qui, pour réparer sa faute, n'aurait rien trouvé de mieux que de transformer les gouttes de sang du malheureux en fleurs.

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1 et 2: La pervenche est souvent appelée à tort "violette du Diable". Dans les sous-bois, elle indique les parcelles autrefois cultivée ou baties, ce qui est pratique pour détecter les zones propices à des fouilles archéologiques ou pour la recherche de trésors !

3 et 4: Le jasmind'hiver n'est pas un véritable jasmin, il appartient à la famille des Oléacées. Venu de Chin, il a été introduit en Europe pour décorer les jardin pendant la saison froide.

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La joubarbe des toits est appelée "Barbe de Jupitaire" est était associée au dieu du même nom. Le romains pensaient que l'installer sur la toiture protégait de la foudre. 

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Pour terminer ce tour du jardin, quelques classiques au combien précieux !

1: Le terme vigne-vierge désigne de nombreuses plantes grimpantes. Elles ne sont pas stériles mais produisent des fleurs discrètes qui laissent penser qu'elles n'en nont pas. Il s'agit ici de "lierre du Japon" qui prend une teinte rouge à l'automne. Récemment, il a été montré que cette plante avait une activité antimalariale aussi puissante que la chloroquine, une drogue utilisée contre le paludisme.

2: Dans la famille des renoncules, on trouve le bouton d'or, fleur "au beurre" qui commence doucement à aparaître ici et là. Comme toutes les plantes du genre, il est toxique.

3: La cardamine des prés est réputée pour être anti-scorbutique et soigner les affections d'origine nerveuse mais aussi certaines maladies du pancréas. Les feuilles se consomment en salade, les graines comme huile, les fleurs en gaspacho.

4: La primevère acaule peut se consommer comme la primevère officinale. Les fleurs (calmantes et adoucissantes) peuvent agrémenter les salades et les feuilles (anti-ecchymotiques) crues ou cuites font offices de bons légumes. La plante dans son ensemble (racines comprises) est anti-spasmodique, anlgésique, diurétique et expectorante.

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Le tapis de moscatellines sous les vieux noisetiers est envahi par toute une faune en éveille. Cette araignée (crabe ?) y a établit son gîte dans l'attente d'une proie potentielle.

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Bref, voilà un petit tour su propriétaire bien sympathique.

 

dimanche 23 mars 2014

Sortie en forêt 42

http://www.openpn.com/08/01/2013/olympus-sz-15-et-sz-16-compacts-economiques-a-super-zoom/

Grande nouvelle !  Après plusieurs semaines, voilà que j'ai craqué pour l'olympus sz16-ds105 (à l'occasion de mes 22 ans). Nous nous apprivoisons l'un l'autre depuis 2 jours et d'ici peu j'espère pouvoir le manier de la meilleure des manières.

Pour en revenir à l'article, comme la semaine dernière je constate que l'activité fongique est faible voir absente: pas d'oreilles de Judas, pas de pézizes veinées, pas de pézizes coccinés... décidément ce début de saison commence à m'inquièter mais rappelons le, les premières morilles vulgaires et blondes n'ont fait leur apparition de par chez nous qu'en avril, il faudra donc être patient.

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Les coucous sont là! Appelés primevères officinales, elles possèdes mille vertus. Les jeunes feuilles fraîches se consomment en salade tout comme les fleurs que l'on peut sécher et utiliser en infusion pour les problèmes respiratoires ou de digestion.

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Une tramète a passé l'hiver accrochée a  tronc d'un hêtre lui même victime du temps et quelque peu de la tronçonneuse du bûcheron.

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Rah s'il y a bien une famille de plantes où j'ai quelques difficultés pour ce qui est de l'identification, c'est celle des Apiacés (anciennement Ombrélifére) en particulier quand les fleurs ne sont pas pleinement épanouies. Néanmoins ici je m'oriente vers ce qui pourrait être un plan de grande ciguë: tiges rouges et lisses, croissance avancée, fleurs entourées d'une fines feuilles vert claire et boutons séparés les uns des autres. Attention, cette plante est toxique voir mortelle ! La prudence est de mise !

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La moscatelline (adoxa moschatellina) est une plante à fleur discrète des sous-bois d'où son nom grec qui signifit "gloire méconnue". Elle possède une odeur très particulière: musquée.

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Comme le weekend dernier, voici une petite séléction de viollettes et pour la peine, le même commentaire que la semaine dernière:

1: La violette blanche (viola alba) est ffacilement reconnaissable à sa couleur et à son faible parfum.
2: Il arrive parfois que des espèces proches génétiquement et géographiquement donnent naissances à des hybrides comme ici. Est-ce un croisement entre la violette blanche et la violette odorante ou un simple décolorement d'une fleur de violette?Mystère.
3 et 4: La violette des bois se reconnais à sa tige lisse et ses feuilles élevées. On peut la confondre avec la violette rivinus. On la rencontre généralement d'avril à juin. Cette année, elles sont un peut plus précoces.

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Les feuilles ne sont pas encore sorties, ce qui permet de prendre sur le vif les oiseaux qui entre en pleine période des amours. Les pinsons des arbres sont particulièrement actifs dans la recherche d'un partenaire et dans la défense de leur territoire. C'est l'espèce de pinson la plus rependue en Europe.

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Le printemps est là et avec lui, les premières salades d'herbes fraîches. Attention ! Il est recommandé de ne manger une plante que si elle est bien connue et que si elle a été lavée au vinaigre voir dans plusieurs eaux pour faire barrage aux parasites comme la douve. La nature est certes "funny" mais peut se montrer redoutable, même sous nos latitudes.
1: L'allaire officinal n'a pas encore fleurit, c'est le bon moment pour ramasser ses feuilles au goût délicat d'ail qui à la floraison deviendront amères et fibreuses.
2: Le ficaire est non seulement un bon indicateur de la pousse potentielle des morilles mais aussi un aliment riche en vitamine C. Autrefois on le consommait pour lutter contre le scorbut. Quelques uns de ses feuilles sont les bienvenues dans la cuisine à condition de ne pas en abuser, une top forte dose pouvant être toxique.
3: La petite pimprennelle quand elle vient juste de pousser a un goût délicat de concombre qui plaît énormément aux amateurs de cuisine "naturelle". 
4: Les jeunes pousses de gaillet gratteron agrémentent aisément ces compositions gastronomiques et printanières. On a découvert que cette plante, du moins ses graines étaient utilisées au Néolithique pour faire tourner le lait et le transformer en fromage. Autrefois, on l'employait pour soigner et soulager les infections cutanées et les ulcères et comme diurétique.

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Dans la composition de notre salade de printemps, on peut également ajouter les feuilles vert tendre et les fleurs des primevères acaules mais aussi bon nombre d'autres gourmandises: fleurs et feuilles de lamiers tachetées et pourpres, des primevères officinales, des cardamines des près, de l'ail des ours et même, les jeunes feuilles des aubépines, des plantains(en particulier du plantain lancéolé qui a un goût de champignons de Paris) et des orties... le tout est de bien connaître les plantes et de savoir les préparer.

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C'est le printemps et les arbres sortent leurs plus beaux apparats !

1 et 2: Le houx est un arbuste qui peut vivre 300 ans et atteindre 18 mètres de haut. Différencié sexuellement, seules les femelles donnent des boules rouges qui attirent bon nombre d'oiseaux. La consommation de ceux-ci peut entraîner des vomissements et des troubles intestinaux. En grande quantité, elle engendre des désordres neurologiques, ce qui n'a pas empêché son utilisation dans la médecine populaire.
3 et 4: Le prunier cultivé appartient à la même famille que celle des rosiers : les Rosaceae. Si on ne connaît pas très bien son origine, on peut être sûre de propriétés dont cet arbre recèle, ne serait-ce de par la douceur de ses fruits.

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Il existe une multitude d'arbustes d'aubépine nommée aussi "épine blanche" en opposition au prunus appelé "épine noire" ou "épine rouge". On raconte que déposer des couronnes de celle-ci au pied du berceau du nouveau né chasserait les sorcières et attirerait les bonnes fées. Plante aux milles vertus, ses feuilles sont un bon tonicardiaque à la différence de ses plantes qui sont sédatives.

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Voilà une jolie sortie, mais toujours pas de morilles. Cependant, elles seraient sorties non loin de là ce qui me donne espoir, malgré la neige d'hier au petit matin. Dans tout les cas, un choc thermique avec le retour du soleil serait le bien venu pour voir nos jolies têtes blondes sortir de leurs torpeurs.

Et pour terminer, je ne peux m'empêcher de vous mettre (encore!) quelques photos d'hélléobores fétides prises sur le vif avec mon tout nouvel appareil! Ci-dessus, le cycle de vie d'une fleur d'hélléobore fétide en passant par tout les stades.

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lundi 17 mars 2014

Initiation aux champignons.

 Morilles, Verpes, Pézizes Veinées, Pézizes Coccinées, Morillons, Hygrophores de Mars, Mousseron de la St Georges, Oreilles de Judas, Pleurotes Corne d'Abondance, Truffes noires ... la saison des champignons débute ! Alors voici une courte vidéo pour s'initier en douceur à l'univers de la mycologie. Attention, ne ramassez que les champignons que vous connaissez et surtout, en cas de doute tournez vous vers un expert. À savoir, les pharmaciens connaissent que rarement les champignons, le plus sage est d'aller au près des associations mycologiques qui souvent tiennent des permanences gratuites.

 

dimanche 16 mars 2014

Sortie en forêt 41

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Petite sortie en forêt et il faut bien le dire, les morilles rondes et communes ne sont pas encore d'actualité, ne serait-ce sur mes pits. Qaunt aux morilles coniques... cela ne serait tarder. En tout cas aucuns champignons, du moins comestibles, n'ont dédaigné se montrer ce matin: pas une pézize, pas une oreille de judas à se mettre sous la dent. Tampi, il y avait bien d'autres choses à voir !

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Il est commun de rencontrer par ici des perces-neiges et des primevères acaules dans les jardin mais, on oubli trop souvent que ces fleurs sont sauvages et aiment pousser dans le bois. Dans certaines régions de France comme la Lorraine, elles sont protégées.

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Le grand bombyle est parfois confondu avec les abeilles. Il s'agit en réalité d'une mouche inoffensive qui se nourrit de pollen et qui est essentielle à la reproduction des plantes à fleurs. On le rencontre de mars à juin sur une grande partie de l'hémisphère Nord. 

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Il existe de nombreuses espèces de violettes, aussi nombreuses que les couleurs et les parfums propres à chaque espèces. 
1: La violette blanche (viola alba) est ffacilement reconnaissable à sa couleur et à son faible parfum.
2: Il arrive parfois que des espèces proches génétiquement et géographiquement donnent naissances à des hybrides comme ici. Est-ce un croisement entre la violette blanche et la violette odorante ou un simple décolorement d'une fleur de violette?Mystère.
3 et 4: La violette des bois se reconnais à sa tige lisse et ses feuilles élevées. On peut la confondre avec la violette rivinus. On la rencontre généralement d'avril à juin. Cette année, elles sont un peut plus précoces.

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Les scolopendres (ici il s'agit de Asplenium scolopendrium var. scolopendrium) sont un groupe de fougères qui doivent leur drôle de nom à leurs sores qui leurs dessinent de longues rangés de pattes. Les sores sont des amas de sporanges propres aux fougères qui contiennent les spores de ses végétaux. Ils sont généralement jaunes,orangés ou bruns.

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Les orchis mâles n'ont pas encore fleuris. Ces orchidées, avec le débourage des frênes et les  sclérotinies tubéreuses sont mes principales indicateurs pour savoir quand le temps des morilles approche. Dommage pour moi, et pour d'autres, aucun des 3 ne sont là. Cette année sera, je l'espère une année à orchidée et déjà les stations d'orchis sont saturées en pieds, ce qui promets un printemsp des plus flamboyant !

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C'est le grand ménage de printemps. Les vieux nids sont balancés par dessus bords et les restes de victuailles comme ces escargots retrouvent le plancher des vaches, la nidification approche. Il eestcourant de retrouver les coquilles d'escargots trouées. Cela est rarement dû à un choc mais plutôt aux dents des souris et autres rongeurs qui en les grignotant (au même titre que les bois des cervidés ou des os) trouvent tous les nutriments qui leurs manquent dans leur alimentation.

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Bientôt les bois seront tapis de fleurs mauves. Patience ! En attendant il reste quelques les éternels classiques comme les narcisses jaunes.

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1 et 2: appelés à tord jonquilles, les narcisses jaunes, qu'ils soient des jardins (1) ou des campagnes (2), illuminent le paysage à l'arrivée du printemps. Attention, il est interdit d'encueillir plus de 15 brins par personne !
3 et 4: La primevère hybride acaule-officinale (3) a les mêmes vertus que ces dernières (4) qui figurent elles aussi parmi les fleurs annonciatrices du printemps.

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Que le dit une certaine chanteuse "tout à une fin, même les forts les plus grands"... les grands en effet comme ces noyers, vieux messieurs dans la force de l'âge qui soufflés par le vent sont tombés comme des châteaux de carte. En attendant d'être débités puis transformés en bois de chauffe, ils abritent une multitude d'insectes et d'animaux qui bientôt devront trouver un autre logis.

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Tout le monde est de sortie, c'est la foire aux bêtes ! Ânes, vaches, chevaux et moutons regagnent le près où une herbe bien tendre les attend. Les insectes prennent leur envole, pour eux le moment est venu de procréer!

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Buse, busard, épervier, chouette? 

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Je suis fan de l'hellébore fétide, c'est ma plante (je sais, c'est pompeux) ! Alors oui, elle pu mais son histoire avec l'Homme est riche ! Je ne peux résister à l'envie de copier ici ce petit texte rédigé l'an dernier à son sujet: 

"L'Hellébore fétide, helleborus feotidus, est une plante de la famille des renonculacées. Son nom vient de l'odeur fétide qui se dégage de ses feuilles tiges et fleurs. 

Description:

C'est une plante vivace qui mesure 45 à 70 cm aux feuilles principales caulinaires d'un vert très foncé avec 12 segments disposés en palme. La tige comme les fleurs sont d'un vert très clair à la différence que celles-ci sont bordées à maturité d'une ligne pourpre à leur extrémité. Ces mêmes fleurs sont composées de 5 pétales légèrement boutonneux. Elles se présentent sous forme de clochettes tombantes. Elles donnent de nombreuses graines. La plante perdure en moyenne 3 à 4 ans, et fleurit de février à mai. Elle pousse partout sauf en Bretagne, dans le Nord et sur la côté méditerranéenne et jusqu'à 1800 mètre d'altitude.

Histoire et pratiques:

Le nom ellébore fétide vient du grec aireo: je tue et de bora: nourriture pour désigner la plante comme vénéneuse. C'est de son nom que vient le mot latin hélibar: remède contre la folie.

On la nomme aussi pied-de-griffon ou patte-d'ours en raison de la forme de ses feuilles mais également rose de serpent en raison de sa toxicité, herbe de printemps car elle est une des premières à fleurir ou favalau en patois.

Elle porte également le nom de mords-cheval car on l'utilisait autrefois sur les animaux qui ayant trop consommés d'herbe verte à la sortie de l'hiver, se retrouvaient avec des poches de gaz dans l'estomac ce qui peut être mortel pour eux. Dans ce cas on attachait un bout de la plante à une ficelle puis on la faisait ingurgiter à la bête. Cette entreprise avait pour but de le faire vomir et ainsi libérer les gaz. Puis on retirait la corde pour éviter l'intoxication.

On s'en servait également sur le bétail dont on ignorait la cause du mal. On pratiquait une incision dans la queue où on introduisait un bout de tige de la plante emmaillotée dans de la laine, dont on laissait un bout dépasser de l'abscé formé. Cela avait pour but d'activiter les protections imnuinitaires de l'animal et de lui permettre de lutter contre le mal inconnu.

La plante a également des propriétés cardio-toniques et narcotiques. On l'utilisait autrefois pour soigner les troubles du cerveau mais sa grande dangerosité a fait arrêter tout emploie de celle-ci. En effet, non seulement le rhizome au contact de la peau la fait rougir, mais les fleurs, tiges et feuilles contiennent un très violent poison qui provoque des vertiges, des vomissements spasmodiques et parfois la mort."

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(Visiblement, je ne suis pas au goût du mâle dominant !)

Qui dit sortie en nature dit animaux. Pendant que j'étais affairée à suivre la piste toute fraîche d'un renad, voilà que de l'autre côté de la ravine un aboiment ce fait entendre. C'est un chevreuil dans la force de l'âge qui m'a prit pour une menace et qui me fait signe de son mécontentement, mais voilà qu'un autre mâle lui répond. Il semble lorgner sur les deux femelles qui lui tienne compagnie. L'échange ne sera que verbale et au bout de longues minutes, le dominant à raison de son adversaire qui disparait dans le sous-bois. Petit aprçu pour clôturer cette jolie balade.

vendredi 14 mars 2014

Un printemps bien précoce.

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Cette année, le printemps n'a rien à voir avec celui de l'année 2014 et si officiellement nous sommes encore en Hiver, la belle saison est installée. Néanmoins prudence,nous ne sommes pas à l'abri des giboulées. 
Leschouxdécoratifs ont, mafoie, plutôt bien survécus aux épisdes périodiques de gel et n'en sont que plus beaux.

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Comme à son habitude, le coq en pâte du quartier, sir faisan, vient faire ses vocalises sous les fenêtres de la maison.Lasaison des amours semble débuter, et notre nouveau voisin parade au centre de la pelouse en batant de l'aile, gonlfant le poitraille et en ouvrant un large bec.

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Les jonquilles sont apparues dans les jardins. Jonquilles... pas vraiment ! Certes ici et là on les nomme comme tel mais en réalité elles n'en sont pas. La seule plante qui peut prétendre à ce titre est narcissus jonquilla qui a de petites fleurs jaunes en grappe et qui sont utilisées dans l'industrie du pafum, notament à Grace.

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Il s'agit en réalité ici du narcisse jaune (ou narcisse en trompette, Jeanette jaune, chaudron, Claudinette ou encore Gauglé pour n'en citer que quelques uns), narcissus pseudonarcissus. On le trouve presque partout en France, parfois jusqu'à 2000m d'altitude. Ici enIsèrecomme dans nombreux départements sa cueilette est très réglementée, pas plus de 2poignées par personne sont autorisés dans le Parc de Chartreuse. Son bulbe était utilisécomme un puissant et violent purgatif. Ses fleurs sont antispamodiques étaient employées comme calmant. 

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Les jours s'allongent depuis quelques temps maintenant mais c'est depuis peu que l'on peut en profiter pleinement. La chaleur est douce et ce mois de mars promet d'être l'un des plus chaud de la décennie si ce n'est plus. Les chats semblent apprécier les vielles pierres de la maison qui diffusent leur chaleur après avoir été frappées par les rayons du soleil durant la journée.

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Les perces neiges sont nombreuses encore bien que bon nombre d'entre elles aient fané. Appelées galants des neiges, elles figurent parmi les premières à percer le manteau neigeux pour profiter des rayons du soleil.

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N'oublionspas l'arriver du ficaire. Toxique à haute dose, ces feuilles étaient consommées car riches en vitamine C,ce qui permet de lutter contre le scorbute. Son arrive est bon signe car précéde souvent de 10 à 15 jours celui des morilles mais à mon sens, la sortie des orchis mâles reste le meilleur des indicateurs.

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Je vous ai parlé de champignons la dernière fois, en voici quelques uns. Les oreilles de Judas ont séché sousl'effet du soleil et deschaleurs des derniers jours. Plongées dans l'eau elles reprennent leur forme initiale. Déjà la relève arrive,cachée sousl'écorcedu vieux sureau.

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Voila une fleur incourtounable, la pâquerette. On la trouve unebonnepartie de l'année danslajardin, même l'hiver. Ses feuilles sont réputées, en particulier assaisonnées de vinaigre, dans les salades sauvages.

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Cette année 2014 est propice aux primevères acaules (appelées aussi primevères sans tiges), c'est bien simple on en rencontre de partout! Les fleurs et feuilles peuvent être consommées crues ou cuites. Les fleurs peuvent aussi servir comme instrument de musique.En soufflant délicatement dans leur base, elles peuvent faire office de trompette.

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C'est aussi le temps des violettes aux quelles bientôt, je dédirai un billet. En attendant voici la violette blanche (viola alba). On la rencontre de février à avril. Ses fleurs sont solitaires et hermaphrodites. Elle est protégée en Lorraine.

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Les hellébores fétides sont en pleine floraison. Leur nom comme leur parfum ne sont pas très attirants ce qui n'empéche pas que ces plantes à fleurs figurent parmi mes préférées. Extrémement toxique, on les employait autrefois pour de nombreux usages, notamment pour faire des purges gastriques sur le bétail.

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Premières pézizes !7 pour commencer. Elles sont sorties depuis belle lurette et j'ai enfin l'occasiond'en ramasser 2 ou 3. Ces cousines des morilles peuvent laisser sceptique de par leur aspect mais il ne faut pas s'y tromper, elles restent d'excellents champignons.

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Quand aux pommiers du voisin qui ont bien été utiles pour les décoration de Noël, malgré les nombreuses pertes les rescapés se portent bien mais l'imposante ramure que leurs font les touffes de gui pourront tôt ou tard avoir raison d'eux.

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Quelques coucou (primevères officinales) ont fait leur apparition. Bientôt leurs fleurs remplirons les paniers pour composer les tisanes du soir, les limonades digestives et pourquoi pas, les liqueurs de longue vie.

 

vendredi 14 février 2014

Récolte 2013: en fonction de la Lune.

 Voilà un sujet qui déchaine les passions! 
Alors, la Lune influence-t-elle la pousse des champignons?

Pour certains non, cela appartiendrait au folklore mais pour d'autres oui, et, serait même un critère pour les sorties en forêt. Parmi les théories citées l'influence de l'astre lunaire sur les fluides et donc sur l'eau contenue dans les sols ou, sur la sève des arbres hôtes, jouerait un rôle dans les pousses. 

Personnellement, je ne sais pas vraiment quoi penser de ces théories. Pour m'aider j'ai établi deuxt ableaux et un schéma des récoltes pour l'année 2013. Bien sûr, la météo, la géologie du sol, l'ensolleillement et j'en passe sont aussi des facteurs essentiels à la croissance des champignons ce qui peut jouer sur les données présentées, d'où mon parti-prit de ne rassembler que les données concerant un territoire défini (composition du sol, végétation et altittude identiques).

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dimanche 9 février 2014

Ces animaux mycophages.

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Vous l'aurez bien compris, je suis ce que l'on peut nommer une fan de champignons. Mais suis-je la seule? Si on y regarde de plus près, bon nombre sont les animaux à croquer de temps à autre dans un bon champi' voir à en pratiquer la culture. Voici quelques exemples de ces fins gourmets. (Merci à Fab qui m'a inspiré ce billet... une fois de plus!).

Emoticon Red Fox baiser d'amourA savoir!
La mycophagie désigne la consommation ou un régime alimentaire essentiellement composés d'êtres vivants du régne fungi/mycota/mycète: les champignons. Il en existerait envrions 5 millions d'espèces différentes.

Chez nos voisines fourmis et termites:

L'Homme cultive depuis l'antiquité les champignons mais on doit bien avouer qu'il n'a rien inventé! Fourmis et autres termites sont pionnières dans ce domaine et pratiquent cet art depuis quelques centaines de millénaires.

Les Atta appartiennent aux fourmis champignonistes d'Amérique tropicale mais aussi semie-aride (on en compte plus de 190 espèces). On les appelle également fourmis coupeuses de feuilles, fourmis parasol ou fourmis surfeuses en raison des feuilles, fleurs ou tiges quelles coupent puis transportent avec leurs mandibules jusqu'au nid de la colonie. Là, elles sont entreposées dans une grande salle où elles sont mâchées puis laissées à pourrir.

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Pendant cette durée, des ouvrières spécialisées, les "minimas" beaucoup plus petites que leurs congènères (parfois 300 fois plus petites que les soldats), viennent retirer les mauvais champignons qui se développe pour laisser les bons pousser. Ils sont ensuite longuement mastiqués puis passé de mandibules en mandibules pour nourrir toute la colonie qui peut contenir 4 à 8 millions d'individus. Leur action est bénéfique: elles défeuillent les arbres fruitiers en période de récolte, ne sélectionnent la même essence qu'aprés en avoir utilisé une dizaine d'autres... bref, un vrai modèle écologique.

Les acromyrmex appartiennent elles au genre Myrmicinae qui comporte 26 espèces. On parle ici aussi de champignonistes.  Elles sont capables de vider un arbre en 48h de l'intégralité de ses feuilles pour cultiver Leuciagaricus Gongylophorus, le précieux champignon nourricier. 

Chez les termites, on rencontre sensiblement le même schéma, enfin chez une partie car cet ordre comportent de nombreuses espèces. On connaît les termites xylophages qui font parfois de gros dégâts et qui digèrent directement le bois (termites supérieures), celles qui ne peuvent le digérer d'elles même et vivent en symbiose avec les protozoaires qui demeurent dans leur intestin pour y parvenir (termites inférieures), celles qui se nourrissent des nutriments d'humus riches en détriuts boisés (termites humivores), celles encore qui consommes des algues ou des lichens.

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Et puis il y a les termites champignonistes, les Macrotermitinae qui sont connues pour leurs termitières de terre sèche pouvant atteindre 1 à 3 mètres de haut et, qui vivent en symbiose avec des champignons Termitomyces comestibles le plus souvent pour l'Homme et auquel le Termitomyce Titanicus appartient (champignon au plus grand sporophore connu) . Ceux-ci poussent sur les excréments boisés des termites (on parle de meules) qu'ils pré-digèrent et qui sont consommés par les termites par trophallaxie (échanges de nourriture entre les membres de la colonie).

 

La clique des invertébrés:

Chez les mycophages ont rencontre aussi bien d'autres genres qui certes ne cultivent pas mais consomment des champignons. Certains collembolas (achorutes armatus par exemple) creusent et consomment les pieds des sporophores puis remontent dans le chapeau (ils font souvent le désarroi des cueilleurs). Chez les coléoptères, ce sont les champignons souterrains qui sont prisés. L'Hydnocytis Arenaria peut creuser jusqu'à 10 cm de profond pour dénicher les mycéliums. Bolbelamus Gallicus adore les truffes dont la truffe noire ce qui crée bien du soucis chez les producteurs. Le Liodes Cinnamomea à le même attrait pour le fameux tuber et c'est ses larves que je retrouve le plus souvent dans mes truffes d'été (voir l'album sur les truffes dans la barre de droite). Il ya encore de nombreuses bêbêtes amatrices de champignons aux caractéristiques atypiques, on peut les retrouver sur ce site (cliquer sur l'image). N'oublions pas les escargots et surtout les limaces qui parfois représentent 80% de la disséminations des spores (dans leurs excréments) chez certaines espèces de champignons.

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Sous nos l'attitudes:

On est souvent un peu enragé de voir un beau parterre de chanterelles saccagé ou un superbe cèpe à moitié écrasé. Bien sûre il y a parfois (voir même souvent) des individus peu réfléchis qui prennent un malin plaisir à détruire les beautés de la nature mais parfois le coupable est tout autre et surtout, très gourmand. Voici quelques exemples:

Qui aurait cru que l'écureuil roux était fan de champi? Il a beau être un rongeur, son péché mignon reste les champignons dont il consomme toutes les espèces, en particulier la truffe du cerf et même la terrible amanite phalloïde (mortelle pour l'Homme). Mais ce gourmet ne s'arrête pas là: oeufs, limaces, escargots, insectes, oisillons, vers... à la sortie de l'hiver il croque tout ce qui lui passe à portée de museau. A savoir, la plupart des espèces d'écureuils sont mycophages.

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Parmi les aficionados (dont je fais partie) de chanterelles figure le chevreuil. Celui-ci peut brouter des parterres entiers que forme ce champignon mais aussi grignoter au coeur de l'Hiver les larges polypores du genre tramètes qui poussent sur les arbres. Tout comme chez le cerf (qui lui aussi est mycophage), il semblerait que ce petit cervidé ne consomme que 4-5 espèces différentes (dont la truffe du cerf) mais toujours avec grand plaisir.

Le sanglier est réputé pour aimer les champignons de par son opportunisme (il mange aussi bien desanimauxmortsque des céréales), et ce n'est pas pour rien que l'on utilise des cochons truffiers pour déloger la tuber. Cèpes, russules, truffes... avec son groin affûté et des dents affilées, rien ne lui résiste. A ce propos, pendant mes recherches web je suis tombée sur cette question, si quelqu'un à la réponse, je suis preneuse. L'atrait des sangliers pour les champignons expliquerait pourquoi 20 à 25% d'entre-eux, quand arrive l'automne, dépassent le seuil normal de radioactivité. Amusant? Quand on y repense pas tellement.

 

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Plus loin, dans les pays du froid, on rencontre les rennes. Grands consommateurs d'amanites-tue-mouches, ils le sont non pas pour des raisons nutritionnelles mais pour les effets hallucinogènes du champignon. (Évoqués ici).

Bien d'autres animaux mangent sont plus ou moins mycophages. Ils'agit souvent d'opportunistes ou/et d'omnivores. Citons ainsi le renard, l'ours, le blaireau, le hérisson ou certains rongeurs comme le lapin (qui lui aussi peut manger sans danger l'amanite phalloïde).

Emoticon Red Fox ennuyeux insectes Et puis parfois, c'est l'animal qui se fait proie du champignon!

On présente les champignons comme un aliment riche en nutriments et en bien fait (voir ici) mais on oubli souvent de les présenter comme de terribles prédateurs et pasuniquement pour les arbres!

Les Fourmis Zombies:

On rencontre en Australie et en Amérique du Sud et plus particulièrement au Brésil d'étranges fourmis. Hagars, elles perdent l'appétit, quittent la fourmilière et se figent sur une feuille. Mais pourquoi donc? Tout simplement parce que celles-ci ont été colonisées par de drôles de champignons appartenant à la famille des Ophiocordyceps. Pouvant décimer des colonies entières, leur mode de fonctionnement est atypique.

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Un spore est en contact avec une fourmi. Celui-ci va produire des enzymes pour percer l'exosquelette de l'insecte puis monter au cerveau où là, on ne sait encore comment, il ordonne à son hôte de se fixer avec ses mandibules sur une feuille puisse laisser mourir (on retrouve un phénomène similaire avec la douve du foie). De l'animal mort, le champignon va puiser ses nutriment, fructifier, lâcher ses spores puis dépérir. Ce phénomène est connu de puis peu et il semblerait que de nombreuses espèces nous soit encore inconnues. Les fourmis ne sont pas les seules à en être victimes: sauterelles, grillons, mygales (cordiceps), phasmes... la liste est longue.
Si vousêtesfande ce genre d'étrangetés (personnellement j'adore),filez donc voir le Myrmeconema Neotropicum, un parasite qui transforme l'abdomen des fourmis en une baie rouge et leur ordonne de filler dans les arbres pour se faire becter mais aussi Leucochloridium Paradoxum, un ver parasite qui infecte les escargots en transformants leurs antennes en attrape-oiseaux ou encore le Cymothoa Exigua, un dévoreur de langue et la Sacculina Carcini, une terrible voleuse de corps.

Moins glamour:

Parce qu'il faut le reconnaître, les champignons qui s'attaquent à l'Homme c'est pas vraiment sexy-sexy. Mycoses et autres lésions peu ragoûtantes sont dû à des champignons qui vivent sur notre peau et qui se nourrissent de notre kératine. D'ordinaires inoffensifs, ils peuvent créer de graves problèmes de peau, de muqueuses voir d'intestins... mais je n'irais pas plus loin.
Il faut cependant savoir que les humains ne sont pas les seuls à souffrir de ce genre de légions. Actuellement un champignon parasite, le chytride, décime les populations d'amphibiens et pourrait débarquer chez nous. Il serait arrivé avec la commercialisation du xénope lisse comme animal de compagnie.

Les champignons carnivores:

Peut être qu'ilssont peu nombreux ceux qui un jour ont rêvé qu'ils se faisaient poursuivre par un gros champignon affamé aux longues dents. Pourtant les champignons amateurs de chair existent bel et bien mais pas forcément comme on se l'imagine. On compte 80 espèces carnivores dont plusieurs aquatiques (parce que les champignons dans l'eau et sous l'eau ça existe aussi!). Certains comme le Polyphagus Euglanae aspire les organismes (type Euglanae) qui se trouvent à proximité. D'autres forment des sortent de lassos et de lacets

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(qui se rétractent sur l'animal passant par là comme chez l'Arthrobotrys Oligospora), des filaments gluants, des filets (quand ils sont dans ou à proximité de l'eau) ou de toiles avec leur mycélium et piègent ainsi les nématodes, les rotifères, amibes ou d'autres vers (de quelques millimètres tout au plus) pour s'en nourrir.

Pour plus d'infos sur les champignons prédateurs, c'est par là (cliquez sur la photo).

Chez nous les Hommes:
Il n'y a pas dire, les humains sont de bons mangeurs de champignons. Certes, cela varie selon les cultures et les continents mais les chiffres ont de quoi donner le tournis. Ainsi, c'est près de 3 millions de tonnes qui sont produites de par le monde. Incroyable! (voir ICI)

Chez les animaux domestiques:  

Chez nos amis à quatre pattes et qui nous accompagnent, les intoxications et les morts dû à des champignons sont peu courantesmiasassez pour le relevez. Se sont souvent les chiens qui en sont victimes. L'an dernier on comptait 80 cas. Prudence donc.