samedi 29 août 2020

Agriculture et biodiversité.

DSC03963Il y a un an de cela, nous étions dans les champs pour nous exercer au naturalisme. Bien souvent, quand on parle d'agriculture, on s'imagine des grands champs dénudés de vie. C'est une réalité, une partie du pays est cultivé en intensif, laissant peu de place aux animaux et aux plantes sauvages. Hélas, cette tendance est à la hausse.

Parlant un peu technique :

Cela ne va pas sans me rappeler mon passage en DDT aux aides agricoles européennes (PAC). On utilise le terme de SAU (Surface Agricole Utilisées/Utiles) pour parler de la nature des cultures d'un territoire. En France, les principales cultures sont les cultures céréalières et d'oléprotéagineux, puis la viticulture, suivie de l'élevage de bovins à lait. En 2020, ces trois branches représentaient à elles seules 150 400 000 moyennes et grandes exploitations. En tout et pour tout, 52 % du pays est utilisé à des fins agricoles (certains départements l'étant à plus de 82%, en particulier autours de la capitale).

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Nous sommes à l'affût au pied d'un champ de blé couvert de bleuets sauvages (Centaurea cyanus). Avec un peu de chance, nous réussirons à trouver une aire de nidification de busards. Deux espèces de cette famille ont pris l'habitude de nicher dans les céréales, le busard cendré (Circus pygargus) et le busard Saint Martin (Circus cyaneus). Hélas, l'arrivée à terme des nichées se fait après la récolte. Pour limiter les dégâts, la LPO, ses salariés et ses bénévoles repèrent les nids aux jumelles et à la longue vue pour les protéger via divers dispositifs (grillages, zones de non fauche etc.), afin de permettre aux jeunes oiseaux de prendre leur envol.

DSC03946Ces cultures sont en agriculture raisonnées. Il n'y a pas photo, entre les épis, il y a une diversité incroyable de fleurs. Les bluets (Centaurea cyanus) appelés bleuets sauvages sont emblématique du retour de la nature dans les champs. Quasi disparus comme les coquelicots communs (Papaver rhoeas), ils reviennent peu à peu suite à des mesures de protection misent en place au niveau national.

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Dans notre observation, nous trouvons bien d'autres espèces comme la coronille bigarrée (Securigera varia). Cette espèce eurasienne aux fleurs roses et blanches s'invite parfois en jardinerie. Présente aussi dans les prés de fauche, elle résiste bien à la chaleur et fait le plaisir des abeilles. C'est de juillet à août que l'on peut voir sa belle floraison qui s'invite parfois sur les tallus. De la famille des Fabacées, elle a la capacité comme la luzerne de fixer l'azote de l'air dans le sol, permettant ainsi de limiter l'appauvrissement de sols. Importée en Amérique du Nord, elle s'y montre invasive en concurençant les plantes indigènes des prairies (c'est à dire natives des Etats Unis et du Canada).

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Continuons notre exploration de la biodiversité des champs. L'ail des vignes (Allium vineale) commence à fleurir. Parfumé, il présente des clochettes roses et violines naissantes. Les bulbiles se dressent au sommet de la tige, à 30-80 centimètres au-dessus du sol. Présent presque partout en France, on peut tout aussi bien le trouver sur les sols sablonneux et laissés à l'abandon. On consommera de préférence les jeunes feuilles et tiges crues.

DSC03922Le lièvre d'Europe (Lepus europaeus) pointe le bout noir de ses oreilles. Les champs ont été fauchés, lui laissant peu de place pour se cacher. D'ordinaire il préfère sortir en début de matinée ou en soirée afin de profiter de la fraîcheur mais aussi, pour éviter les prédateurs. Néanmoins peu d'animaux osent se frotter à un lièvre adulte, celui-ci faisant preuve d'une force étonnante pour son cabarit, même chez les jeunes adultes.

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D'autres animaux tout aussi discrets sont aussi là. C'est le cas des grandes sauterelles vertes (Tettigonia viridissima) qui bien que vivaces n'ont pas, pour certaines d'entre elles, réussi à éviter les prédateurs. Faucon hobereau, chevêche d'Athena, faucon crécerelle, buse variable ou encore pie grièche écorcheur, les dangers sont nombreux. Omnivore, elles peuvent se montrer elles aussi bonnes prédatrices auprès des insectes plus petits.

DSC03985Retour sur la botanique avec un peu d'identification végétale. Nous voilà face à un parterre de trèfles des champs (Trifolium arvense), reconnaissable à sa tête composée de calices blancs et rouges lui donnant un aspect plumeux ce qui lui vaut le drôle de surnom de pied-de-lièvre.

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Il aime se développe dans les pelouses caillouteuses et au pied des éboullis, sur les sols secs et sablonneux ce qui est le cas ici. En effet nous ne sommes plus dans les champs de céréales mais dans des pelouses paturées. Notre mission : inventorier les espèces végétales présentes pour identifier les milieux et proposer des mesures de gestion adaptées à ceux-ci en accords avec les pratiques des agriculteurs. Présent dans toute l'Europe, aussi bien en montagne qu'en plaine, il joue un rôle similaire à celui de la coronille bigarée en fixant l'azote dans le sol. C'est aussi une excellente plante fourragère malgrès sa petite taille.

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Ce trèfle c'est aussi naturalisé en Amérique du Nord sans pour autant poser soucis, du moins pour le moment. Pour la floraison, on peut sans mal voir les fleurs entre mai à septembre. Défleuri, on le reconnaît à ses feuilles pétiolées au niveau du collet et sessiles au sommet de la tige. Elles sont divisées en foliolles alongées dont les bords sont ciliés et faiblement dentés. Malgrés ces éléments, il reste sans fleur difficile à identifier.

DSC03951Voilà un beau pied de millepertuis perfolié (Hypericum perforatum). Bien souvent son identification est érronée, la présence de pertuis (souvent confondus avec des trous) sur les feuilles ne permettant pas à eux seuls d'identifier l'espèce. C'est une plante médicinale dont l'usage doit être fait avec beaucoup de précotion. L'usage interne ne doit être prescrit que par un professionel de la santé, le millepertuis pouvant provoquer des effets secondaires et/ou altérer l'effet de certains traitements pour la dépression ou le bon fonctionnement de contraceptifs (comme la pillule). En usgae externe, on prendra bien soin de ne jamais exposer sa peau après avoir passé sur celle-ci une lotion de fleurs de millepertuis, au risque de voir apparaître des brûlures.

DSC03976Non loin de là pousse une grimpante que j'adore dessiner, la bryone dioïque (Bryonia dioica). C'est une des seules représentantes sauvages des curcubitacées en Europe, ce qui en fait la cousine des melons et des courges bien qu'elle ne produise que des baies toxiques rouges-orangées.

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Appelée aussi navet du Diable ou couleuvrée en raison de sa racine à forme humaine, elle fût utilisée dans le passée comme purgatif bien que toxique. Riche en amidon, elle fût en période de famine consommée après avoir été longuement bouillie, entrainant des drames dans de nombreuses familles. Malgré son surnom, elle était associée à la magie blanche et avait pour réputation d'aider à tenir l'alcool. Cependant elle se relève bien innéficace contre l'ivresse au grand dam de certains. Dioïque, les fleurs mâles et les fleurs femelles ne se trouvent pas sur les mêmes pieds, chose peut courante dans le monde végétal. Ici il s'agit d'un pied mâle, les étamines pleines de pollen étant visibles. Les fleurs femelles ont trois pistils verts.

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Qui dit fleurs, dit papillons. Avec l'abondante diversitée d'espèces végétales dans les pâtures gérées de manière raisonnée, ils trouvent à loisir de quoi se nourrir. À gauche il s'agit d'un demi-deuil (Melanargia galathea), reconnaissable à son damier noir et blanc sur les ailes. Présent un peu partout, il apprécie tout particulièement les fleurs de centaurées. À droite, un tabac d'Espagne (Argynnis paphia) posé sur le doigt de mon bien-aimé. Ce papillon s'identifie par sa grande taille, ses ailes brunes et le reflet vert du revert de celles-ci. Il aime les clairières et les lisières de forêt où il butine les cirses, les ronciers et les chanvrines eupatoires (Eupatorium cannabinum).

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Les cultures, c'est là aussi où je travaille comme éducatrice à l'environnement. Que se soit sur le plateau des Grandes Terres ou dans le Beaujolais, c'est toujours le même émerveillement. Les buses volent haut dans le ciel, poussées par les thermiques, les crécerelles sont en chasse à n'importe quelle heure de la journée et les milans poussent leurs cris si reconnaissables. Pour les plus patients, c'est à la tombée de la nuit les chevreuils et les renards montrent le bout de leur museau. C'est cette diversité que j'aime faire découvrir à travers mon métier.

DSC03971Ces milieux me permettent par exemple d'expliquer la différence entre sauterelles et criquets au public, et pourquoi ces animaux appartiennet à la famille des Orthoptères. Chez les criquets, on retiendra que les antennes sont plus courtes que le corps et que le régime alimentaire est végétarien.

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Du côté des sauterelles, on notera la présence de fines antennes plus longues que le corps. Le régime alimentaire est omnivore, généralement très tourné vers la consommation d'autres invertébrés. La famille des Orthoptères comprend 220 espèces en France, un nombre limité qui permet de se mettre en douceur à l'entomologie (étude des insectes). La détermination peut passer par l'observation, la capture, parfois la disection mais aussi par l'écoute des chants, de la même manière que ce que l'on peut faire avec les oiseaux. Celle-ci se fait à l'oreille mais aussi à travers une batterie d'outils tels que des micros et des logiciels d'analyses, certains chants (appelés stridulations) n'étant pas perceptibles pour l'Homme.

DSC03990Une guêpe attiré par notre en-cas sucré ? Du tout mais un syrphe, une mouche innofensive de la famille des Syrphidae qui prend les mêmes couleurs que les guêpes et les frelons pour duper leurs prédateurs. Néanmoins, bien nombreux sont les osieaux à ne pas se laisser piéger. Les martinets noirs (Apus apus) sont, par exemple, capables de distinguer à 180 km/h s'il s'agit d'un syrphe ou d'un insecte équipé d'un dard venimeux.

Nos aventures agricoles s'arrêtent là pour aujourd'hui. Installés depuis peu dans le sud lyonnais, nous avons tout le loisir de découvrir la grande diversité des animaux et des plantes sauvages qui s'épanouissent dans les cultures. D'ailleurs, sur la sortie 14 de la rubrique Sorties en Campagne publiée il y quelques jours, vous pouvez retrouver nos premières sorties dans les vergers et notre rencontre avec les jeunes pics verts à l'envol.

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vendredi 14 août 2020

Sortie en campagne 14 : un nouvel air.

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À gauche, la vue de notre fenêtre avant, à droite, la vue de notre fenêtre maintenant, et bien qu'elle reste très urbaine, elle nous ravie par le passage des nombreux milans noirs (Milvus migrans) qui se font de plus en plus rares dans le ciel, la migration de l'espèce ayant débuté à la mi-juillet. Bientôt les cigognes blanches (Ciconia ciconia) puis les grues cendrées (Grus grus) prendront le même chemin. Leur vol nocturne sera plus discret.

DSCN4724Nous aimons les zones humides, mais nous avons avant tout exploré les champs et les vergers, des milieux regorgeant d'une faune à laquelle je suis peu familière et pour cause. Dans le cadre de mes loisirs, je suis toujours au bord de l'eau ou dans les forêts et dans celui de mon métier, c'est exactement la même chose. Autant dire que pour moi les soirées passées en bordure des cultures céréalières à guetter les chouettes et les lièvres ont été un véritable régale. Il n'en ai pas de même pour mon bien-aimé qui a fait de l'arboriculture son travail et qui connaît bien ces milieux sur lesquels il travail. Pourtant, reste toujours aussi émerveillé par le moindre moineau ou merle qui se présente à lui parmi les branches des pommiers et des pêchers. En cette période de chaleur, où bien d'autres choses de la vie se sont ajoutées, je n'ai pas toujours loisir à explorer ce nouveau chez moi. Qu'importe, j'ai pu longuement en profiter en juin et d'ici quelques semaines je compte bien retourner me promener aux prés.

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Voilà un oiseau dont je n'ai jamais fait la présentation sur le blog. La fauvette grisette (Sylvia communis) est un oiseau typique des champs et vergers. Je prends plaisir à la découvrir. Tête grise, ailes rousses et ventre blanc, on ne peut se tromper. Sans chant peut par moment ressembler à celui de se cousine la fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla), mais il est beaucoup plus monotone. Les mâles chantent souvent au sommet des buissons.

DSCN4673Un classique des prairies à graminées, le chardonneret élégant (Carduelis carduelis) qui porte si bien son nom. Exclusivement granivore, il ne peut se nourrir que de graines, à l'exception des oisillons qui pour se développer rapidement ont besoins d'invertébrés, un source de nourriture riche en protéines. Braconnés pour être mis en cage comme animaux de compagnie, ils sont piégés à la glu comme à Poissy (78) l'an denier ou par appelé en juin de cette année an Occitanie. Pour rappel en 10 ans l'espèce à diminue de 25 à 40 % selon les départements.

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En voilà une que l'on ne présente plus et qui, pourtant pas simple à saisir. La buse variable (Buteo buteo) est un oiseau ubisquiste (multi-tâches) qui s'adapte à un grand nombre de milieux. Dans les verges, elle va surtout prédater les petits mammifères comme les mulots et les campagnols. Plus rarement, elle peut prélever quelques passereaux de la dimension d'une mésange ou d'un moineau, en particulier des juvéniles prenant leur envol.

DSCN4738Depuis les champs, nous avons vu sur Fourvière et sa basilique. Presque chaque jour, j'emprunte le long tunnel qui passe juste en dessous du monument et d'un sacré paquet de quartiers. Gaz d'échappement, bouchons et klaxonnes, c'est souvent un vrai périple pour rejoindre mon bureau et les lieux d'animations qui se trouvent au-delà de la colline.

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Cela fait du bien de s'éloigner de Lyon et sa banlieue. Nous respirons un autre air. Nous en restons néanmoins proches, et les jours où la circulation est calme il ne nous faut à peine plus de 25 minutes pour atteindre le centre ville, mais cela reste rare et pour le moment, nous n'avons pu que peu expériementer les aller-retours ville-campagne.

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DSCN4730Le soleil se couche sur les Mont du Lyonnais. De l'autre côté de cultures, depuis notre fenêtre, nous avons vue sur le sommet du Pilat qui se plonge dans l'obscurité. 15 minutes de marche et nous pouvons tremper les pieds dans le Vieux Rhône. Le rêve pour nous qui aimons l'eau et la montagne. Il se pourrait d'ailleurs que d'ici quelques temps une expédition "pêche à l'écrevisse rouge" se monte sur une des rives du fleuve. À voir.

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Surprise ! Voici un insecte que je n'avais vu qu'une fois dans ma vie, il y a de cela 3 ans. Il s'agit du rhinocéros européen (Oryctes nasicornis), un magnifique scarabée et l'un des plus gros du genre. Le mâle se reconnaît à la corne qui orne sa tête et dont l'espèce tire son nom. Rare, nous avons eu la bonne chance lors d'une balade nocturne en juin d'en voir voler au-dessus de nos têtes et même un venir se poser à nos pieds. Sa larve est semblable à celle du hanneton. Se nourrissant de bois mort, elle reste sous cette forme pendant 2 à 4 ans.

DSCN4622La mare réalisée à l'automne 2019 est à sec. C'est une écologie normale pour ce type de milieux qui le plus souvent se veut temporaire. Néanmoins la sécheresse de cette année n'a fait qu'accroître le phénomène, ne permettant ainsi plus aux animaux aquatiques (escargots, araignées, grenouilles, éphémères, insectes etc.) de se développer normalement. À la date du 7 août, 72 départements sont en restriction sécheresse. La Creuse et la Haute Vienne sont en crise intégrale, c'est à dire que le prélèvement d'eau ne peut se faire pour des aspects prioritaires : santé, sanitaire, consommation et sécurité civile. Même les exploitants ne sont plus considérés comme prioritaires. Dans le Rhône, l'alerte est dite renforcée localisée. En somme, réduction sous conditions des usages des ressources en eau par les exploitants et interdiction d'usage de l'eau à certains horaires. Au moment où j'écris ces lignes, un reclassement en crise localisée est envisagé.

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Dans les pommiers les jeunes grives font leurs premiers vols. À cette période de l'année on peut rencontrer deux espèces, la grive draine (Turdus viscivorus) et la grive musicienne (Turdus philomelos). Très similaires, on les distingue par leur paterne de tâches sur le ventre qui sont plus grandes et variées chez la grive draine. Néanmoins le chant reste le meilleur moyen de savoir à laquelel des deux on a à faire.

DSCN4695En voilà un que l'on entend plus souvent qu'on ne le voit. Le rossignol philomèle (Luscinia megarhynchos) est connu pour son chant poétique, fort et inimitable. Succession de strophes rapides et de complaintes tristes, je l'ai véritablement découvert l'été 2019 lors des prospections nocturnes à la recherche des tritons crêtés (Triturus cristatus) et des chouettes et des hiboux de la campagne des Monts du Lyonnais et des Grandes Terres.

DSCN4554Dans les fourrés où se cachent les animaux, les plantes grimpantes prennent leurs aises pour atteindre la lumière. Parmi celles-ci la vesce de Cravovie (Vicia cracca), dont lesj eunes gousses peuvent se manger comme des manges-tout cuits à l'eau ou en cuisson vapeur.

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Jointe à celle-ci, la bryone dioïque (Bryonia dioica), qui dans nos campagnes à la même réputation que la mandragore (Mandragora officinarum) que l'on trouve dans le sud et qui n'est pas qu'une plante appartenant au bestiaire fantastique d'Harry Potter. La bryone est une plante toxique dont la racine ressemble à un corps, formant une grosse tête et quatre membres. De nombreuses légendes l'associant aux sorcières et aux maléfices en ont fait une plante populaire dans la mythologique fantastique lui valant le surnom de navet du Diable ou rave de serpent. À l'automne les lianes grimpantes perdent leurs feuilles et offrent de très belles rouges qui ornent les bosquets et font le plaisir des oiseaux.

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Dans les vergers, c'est de la folie. Les pics verts (Picus viridis) sont de sortie avec leurs nichées. Deux, peut être même trois couples ont élu domicile ici. C'est un vrai régale de faire de rapides affûts pour les observer ou juste de les voir décoller d'entre les rangées de fruitiers. Le pic vert se nourrie essentiellement au sol dans l'herbe, où avec sa longue langue gluante il va capturer les fourmis dissimulées dans leurs galeries.

DSCN4806Sortie nocturne. C'est le moment pour les carabes (Carabidae) de sortir. Il est bien difficile de les identifier et parmi la cinquantaine d'espèces présentes en France, très peuvent l'être sans dissection. Reconnaissables à leurs reflets métalliques et à leurs mandibules puissantes, se sont des prédateurs partant en chasse dès que le soleil disparaît. Bioindicateurs, les carabes permettent de connaître la bonne santé d'un milieu ou d'une culture.

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J'adore les lièvres bruns (Lepus europaeus). Dès qu'ils se sentent observés, ils se plaquent au sol puis déguerpissent à toute allure. Hauts sur pattes, avec de longues oreilles aux bouts noires et de grands yeux, ils ont tout ce qu'il faut pour attirer la sympathie. Ces quelques éléments permettent de le dissocier des lapins de garennes (Oryctolagus cuniculus), plus petits et moins communs dans parcelles arboricoles.

DSCN4714Notre lièvre est aussi appelé lièvre d'Europe bien qu'il soit présent à l'ouest de l'Asie. En montagne on trouve son cousin le lièvre variable (Lepus timidus) aux oreilles plus petites et au pelage marron l'été et blanc l'hiver, ce qui lui permet ainsi de ce dissimuler des prédateurs. Pour en revenir au lièvre brun, c'est avant tout au printemps qu'on le croise le plus souvent, quand les mâles s'affrontent pour une belle. On nomme cela le bouquinage.

DSCN4795Si l'été il affectionne les herbes, il se tourne peut à peu à l'arrivée de la fin de l'automne vers les graminées, les bourgeons et les écorces ce qui peut créer des dégâts dans les vergers, notamment en stoppant l'arrivée de sève dans les rameaux quand le collet (base de l'arbre) est rongé.

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Bien que de  taille modérée (4 kg pour un adulte), il peut vivre une dizaine d'année. Donnant naissance en moyenne à 13 petits au bout de 3 à 4 mois et produisant 5 portées par an (sur une période de 6 mois), la hase, la femelle du lièvre, est une super reproductrice. Néanmoins le taux de mortalité reste élevé pour les jeunes, les épidémies étant leur principale cause de mortalité, suivie les oiseaux de proies, les canidés et certains félidés comme le lynx en faisant aisément leur repas. Néanmoins dans le sud du Rhône les prédateurs sont quasi-absent, expliquant son fort développement accru part l'uniformisation des paysages agricoles qui lui sont favorables, chose rare. Dans la plupart des territoires il est en régression ou en stabilisation d'effectif après une forte chute dans les années 90. Les maladies importées, la disparition de certains types d'habitats comme les prairies humides, la chasse non réglementée et les collisions en sont les principaux facteurs.

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Dans les rangs de petits fruits (framboises, myrtilles etc.) une faisane de Colchide (Phasianus colchicus) est venue couvée. Bonne pioche pour elle, la voila l'heureuse mère d'une dizaine de poussins. Il est rare de voir les faisans parvenir à se reproduire, néanmoins la nom fauche en raison du confinement et la quasi-éradication des renards roux (Vulpes vulpes) pourrait expliquer la reproduction de cet oiseau normalement absent en Europe.

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En effet, le faisan de Colchide est originaire d'Asie et ne se rencontre pas en France. Néanmoins, il y est introduit depuis des siècles pour la chasse de loisir. Son impact n'est pas négligeable su la faune locale, en particulier sur les reptiles. J'ai toujours beaucoup de mal avec ce type de chasse, en particulier quand elle implique de tirer tout les carnivores d'un territoire pour être sûr qu'ils ne tirent pas profit eux aussi des lâchers de gibier.

DSCN4641Non loin des cerisiers, dans la forêt qui entoure le fort, une famille de geais des chênes (Garrulus glandarius) glane les fruits au sol. L'oiseau porte bien son nom, ayant fait des glands l'essentiel de son alimentation. Cependant il possède un régime alimentaire plus diversifié avec au menu des fruits et des baies, des insectes, des noix et des noisettes et même de petits animaux comme des oisillons même si cela reste relativement rare.

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Voilà notre petit chouchou de l'été, le tarier pâtre (Saxicola rubicola). Le mâle se reconnaît facilement à sa tête noire, à son poitraille rose pâle et à son collier blanc. Petit, il se dissimule dans les bosquets mais se plaît à se poser au sommet des arbustes et des ronciers pour faire entendre sa voix. Outre le fait d'attirer les femelles, celle-ci lui sert avant tout à défendre son territoire face aux autres mâles envieux de ses possessions.

DSCN4627Se mettre sur un perchoir fait également partie de sa technique de chasse. C'est une espèce qui se nourrie d'arthropodes variés, en particulier d'insectes, de papillons et d'araignées qu'il saisie après les avoir guetté. Les petites sont nourris de papillons, de larves et de chenilles que leurs parents écrasent dans leurs becs avant de leur donner ou en les frappant contre une pierre pour enlever les poils et les parties dures difficile à leur digestion.

DSCN4659Pour protéger les fruits de la grêle et des intempéries violents, des filets sont installés en dessus des abricotiers, cerisiers, pommiers, pêchers et poiriers, qui ce ne sont là que quelqu'uns des fruitiers présents autour de nous.

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C'est là que mon bien-aimé passe une majeure partie de son temps. Éclaircir les fruits, défeuiller, tondre, traiter, récolte et conditionner, les tâches ne manquent pas. Avec la transformation du commerce, ces plantations vieilles pour certaines de 50 ans, ont dû être modifiées pour répondre aux attentes de la distribution. Voilà les pommiers arrachés pour que des plans plus productifs soient installés. Adieu les carrés de poiriers aux variétés rustiques, places aux Williams. Bref, la diversité n'est pas que celle des espèces sauvages, c'est celle aussi des vergers. Hélas notre système économique ne permet pas de la maintenir au mieux, faute de rentabilité.

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J'adore les cultures de petits fruits. Celles-ci sont grillagées et pour cause, il est fréquent que des promeneurs irrespectueux viennent y faire leur marché. C'est l'occasion d'y observer de nombreuses espèces, comme le bruant zizi (Emberiza cirlus), un joli oiseau jaune qui aime venir y chanter. Les lièvres, les faisans et les chats domestiques ensauvagés y trouvent également refuge parmi les grandes herbes et les bosquets ombragés.

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Les jeunes orites à longue queue (Aegithalos caudatus) ont pris leur envole et on rejoint avec leur parent leur groupe. Plus d'une trentaine d'individus s'aventures et piaillent dans les jardins des pavillons se trouvant à quelques pas des cultures. Appelées il y a encore peu mésanges à longue queue, elles ont été exclues de ce groupe taxonomique à la suite des études génétiques. Néanmoins ce nom est maintenu dans le langage courant.

DSCN4776En voilà une que je n'ai jamais vu ou du moins très peu en Isère. Il s'agit de la perdrix rouge (Alectoris rufa), sûrement le fruit d'un lâcher. Je trouve cet oiseau adorable bien qu'un peu ridicule quand il se déplace et qu'il ne se sent pas menacé. En régression voire disparue sur certaines aires de son territoire, les croisements génétiques lors d'introductions d'individus pour le tir ont également contribué à l'apauvrissement de l'espèce.

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Un autre grand classique des zones agricoles, le faucon crécerelle (Falco tinnunculus). Ce petit rapace est connu pour son vol en Saint Esprit qui lui permet depuis les airs de repérer les rongeurs et les passereaux dont il aime se nourrir. Pour autant, il ne dédaigne pas les gros insectes qu'il attrape en vol. Pour la nidification, on le trouvera de préférence dans les cavités de bâtiments et parfois dans les troncs creux.

DSCN4736Les jeunes, malhabiles, terminent souvent leur vol dans le sommet des arbres depuis lesquels ils appellent leurs parents. Nous revivons les scènes que nous avons pu vivre depuis notre appartement à Oullins. Là confusion est possible avec le faucon hobereau (Falco subbuteo) qui niche ici aussi et au vol similaire mais préférant consommer de gros insectes même s'il peut attraper occasionnellement des oiseaux ou des chauves-souris.

DSCN4784Les derniers milans noirs (Milvus migrans) prennent la direction de l'Afrique. C'est un long périple qui les attend, et il ne seront de retour qu'au printemps prochain. On le reconnaît facilement à sa queue fourchue. Silhouette sombre, on s'apperçoit en s'approchant d'un peu plus près qu'il est bien plus colorée avec une tête grisée - sans pour autant égaler avec le milan royal (Milvus milvus) qui est un peu plus grand. Dans le Rhône nous avons la chance d'avoir le deuxième plus grand site de France pour la reproduction du milan noir avec environs 55 couples nicheurs. De quoi assurer un bal constant au-dessus de nos têtes, les oiseaux cherchant continuellement leur nourriture. Charognard, il se nourrie essentiellement de poissons mort qu'il trouve le long des berges et de petits rongeurs qu'il trouve dans les restes de fauche. Dans certains cas, il peut même s'exercer à la chasse, bien souvent sur des animaux affaiblis (oiseaux, chauves-souris, rongeurs), ce que ne fait jamais son cousin le milan royal.

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L'été est bien installé. Les orages de chaleur nous donnent de jolis arc en ciel, les blés dorés sont prêts pour la fauche et les couchés de soleil colorent le ciel d'ôcre. Cela ne va pas sans la raréfaction des animaux. La plupart passent la journée au frais sans se montrer et certains comme les martinets noirs (Apus apus) ont entamé leur migration. J'ai désormais hâte à ce que l'automne arrive, avec son lot de feuilles mortes et de champignons.

Voilà un court récit sur notre nouvel environnement, et si pour l'heure je ne peux pas pleinement l'explorer, je ne doute pas que d'ici quelques temps je pourrai découvrir toute la magie et les nombreux secrets. Pour l'heure la nuit commence à tomber, et il est grand temps de rentrer par les rues désertes du village.

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samedi 27 mai 2017

Semaine agricole : tous à la ferme.

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 Deuxième épisode de cette sortie agricole au sein de la formation BTS GPN d'Agrotec. Il ne fait pas bien chaud mais ce n'est pas grave, car nous sommes là pour écouter et parler d'une mesure d'agronomie nouvelle qui petit à petit fait son chemin dans les moeurs agricoles, les MAEC : Mesures Agro-Envrionementales et Climatiques .

 

 La chenille de l'écaille Martre (Arctia caja).

 L'écaille martre est un drôle papillon de nuit dont les ailes abordent des motifs semblables à ceux du pelage des girafes. Sa chenille est tout aussi excentrique. Elle présente une manteau de poils longs roux et noirs ponctués par endroits de points blancs. C'est une gourmande qui est peu regardante sur son alimentation et qui est capable de manger presque de tout, aussi bien plantes sauvages que cultivées. Ici elle se régale de plantain.

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La chenille de la mélitée du plantain (Melitaea cinxia).

 Contrairement à ce que son nom laisse entendre, la chenille de cette mélitée ne se nourrie pas exclusivement de plantain, elle se plaît aussi sur les feuilles de certaines véroniques et centaurées des champs. On la retrouve dans les prairies fleuries d'Europe et d'Afrique du Sud, jusqu'à plus de 2500 mètres d'altittude.

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Le trèfle rampant (Trifolium repens).

 C'est une très bonne plante fourragère que l'on trouve dans les prairies de fauches et de pâture. On l'utilise parfois comme engrais vert bien qu'on lui préfère souvent le trèfle incarnat (Trifolium incarnatum). Ce trèfle se plaît dans les zones difficiles et se caractérise par sa grande rusticité, en particulier face au froid et au gel.

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Le tircis (Pararge aegeria).

C'est un papillon à la reproduction rapide. En une année, 2 à 3 générations peuvent voir le jour. Sa chenille se développe en se nourrissant de différentes poacées (graminées) ce qui explique qu'on le voit souvent de février à décembre voler à proximité des prairies herbeuses. Au stade imago il se trouve plutôt dans les zones arborées.

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Biodiversité et monde agricole.

De plus en plus d'études se centrent sur le dynamisme des parcelles agricoles et des espèces qu'elles peuvent accueillir. Pour se faire plusieurs outils sont employés tel que l'indice de diversité de Shannon qui permet de se représenter la diversité des espèces d'un territoire. C'est ce même indice qui a été utilisé lors de la pose de pièges Barber pour l'annalyse d'une parcelle de blé dans l'épisode précédant que vous pouvez retrouver ICI.

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 La petite tortue (Aglais urticae).

Ce papillon est connu des amoureux des orties car sa chenille se nourrie presque exclusivement d'orties et plus particulièrement la grande ortie (Urtica dioica). La disparition de cette plante chassée des jardins, des prés et des fossés conduit à la diminution de cette espèce qui ne trouve plus de quoi pondre et se nourrir.

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 Le petit étang.

Il foisonne de vie. Grenouilles, carpes en plein frais, ragondins ... il est possible d'y observer une multitude d'espèces. L'objetif du jour ? étudier les composants de son eau pour voir l'impact de l'étang sur le cours d'eau en contre-bas et dans le quel son trop plein se déverse. Le ruisseau abrite des écrevisses à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), une espèce qui tend à disparaître et qui est très sensible à la qualité de son habitat.

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Le mot de la fin.

 Deuxième épisode de cette semaine agricole. L'occasion de se confronter au terrain, de découvrir les démarches et protocoles agricoles mais aussi les attentes et les objectifs des divers acteurs locaux que sont les agriculteurs, les instituions comme les communautés de communes ou encore, le rôle des associations.

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mercredi 3 août 2016

Sortie en campagne 7.

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Parfois l'été le ciel se couvre et de gros orages de chaleurs peuvent éclater. J'adore ces moments juste avant la pluie où l'on sent l'atmosphère lourd voire pesant et où l'on peut entendre gronder au loin. C'est un signe annonciateur de pousser de champignons ce qui, vous vous en doutez, me mette carrément en joie.

 

Quelques orchidées.

Cette année j'ai trouvé la période de floraison des orchidées relativement longue ce qui n'est pas allé sans me déplaire bien au contraire (comme vous avez pu le voir sur le blog). Sur la photo de gauche on peut voir un orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis) et sur celle de droite un ophrys bourdon (Ophrys fuciflora) un peu fatigué.

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Le faucon crécerelle (Falco tinnunculus).

Ce petit faucon est commun en France et s'observe sur les cimes des arbres et des pilonnes électriques. Ici il s'agît d'un mâle car il possède un plumage bleu-grisé sur la tête et la nuque. Nous avons la chance d'avoir actuellement un couple qui s'est installé à quelques mètres de la maison. Quand les petits seront autonomes, le couple se séparera. Les faucons crécerelles sont solitaires et défendent avec vigueur leur territoire.

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L'orchis bouc (Himantoglossum hircinum).

Avec l'orchis géant (Himantoglossum robertianum) il fait parti des deux seules espèces d'himantoglossum présentes en France. C'est la toute première fois que je le vois pleinement fleurit et que je peux respirer sa bonne odeur de ... bouc. Loin de ce qu'on peut lire sur cette orchidée, je trouve son odeur plutôt agréable et sucrée quoi qu'écoeurante. Très grande (elle peut faire parfois un mètre), on la reconnaît facilement à son long labelle tortillé.

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La coronille bigarrée (Coronilla varia).

Elle tient son nom des ses fleurs blanches et roses. On ne la trouve que dans les pelouses et les talus calcaires, souvent en lisière de bois ou de champ dans des sols secs ou légèrement humides. Résistante elle peut supporter des températures bases, jusqu'à - 15°C voire - 20°C si elle se trouve protégée par des arbres.

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Le chataîgnier commun (Castanea sativa).

C'est dans les vieux châtaigniers comme celui-ci que l'on peut voir un grand nombre d'oiseaux et parfois même, quelques chauves-souris quand le tronc est creux. Le tout est de se mettre à l'affût. Les mésanges à longue queue (Aegithalos caudatus) et les mésanges charbonnières (Parus major) s'y observent aisément.

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Les rosiers sauvages (Rosa sp.).

Il existe énormément d'espèces et de sous-espèces de rosiers sauvages et une bonne partie d'entre-elles ont servit à créer nos espèces actuelles de rosiers. Certains servent encore de support aux greffons d'espèces magnifiques mais fragiles. Le plus courant dans nos campagnes reste l'églantier (Rosa canina).

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L'observation des chevreuils.

Nous avons la chance dans notre campagne de pouvoir croiser beaucoup de chevreuils (Capreolus capreolus). C'est l'occasion d'essayer notre nouvelle paire de jumelle. Pour la peine pas besoin d'être à l'affût, les animaux sont peu farouches et il n'est pas rare d'en croiser 5-6 dans le même secteur et en 15 minutes de marche. Ce soir là nous sommes tombés sur trois mâles dont un magnifique brocard et deux femelles plus timides.

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À la tombée de la nuit. 

 À la tombée de la nuit certains animaux sortent et commencent à partir en quête de nourriture. D'autres s'habritent. C'est un moment que j'apprécie pour observer les papillons, ceux-ci sont souvent dans un état semi-léthargique et se laissent approcher sans mal. C'est le cas de ce joli papillon posé sur une fleur fanée de plantain.

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Le mot de la fin.

Sortir le soir quand il fait chaud et que le crépuscule s'intalle est vraiment agréable. On peut se familiariser aisément avec ce que l'on nomme les bruits de la nuit. C'est une habitude familiale qui s'inscrit dans la "ballade digestive d'après repas" et j'avoue avoir désormais du mal à ne plus pouvoir la pratiquer du fait de notre installation en ville mais je profite de bien d'autres choses dont je vous parlerai prochainement.

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dimanche 20 septembre 2015

Sortie en campagne 4.

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Comme pour l'article précédent, voici un condensé des sorties de l'été en campagne avec en prime nos deux bouilles d'aventuriers, parce que de temps à autre ça fait du bien de ce montrer un peu. L'été a été chaud et propice à de jolies rencontre avec les animaux de la ferme mais aussi sauvages et les baies ont été sucrées et délicieuses. Peu de champignons dans nos près mais avec la pluie ils seront bientôt là. 

 

Un petit bout de nous.

Voilà le bout de notre nez. Nous sommes passionnés de Nature et nous nous intéressons à tout ce qui touche à celle-ci. Depuis un petit peu plus d'un an mon bien-aimé m'accompagne dans mes sorties et une partie des photos que vous pouvez voir dans les articles sont de lui. Cela fais aujourd'hui pratiquement 3 ans et demi que je tiens ce blog et je ne me lasse pas de partager et d'échanger avec ceux qui sont de passage ici.

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De plume et d'oeufs.

J'ai la chance d'être issue de familles composées en partie d'agriculteurs. Ma tante et marraine possède avec son compagnon une ferme en Isère, pas très loin de la Savoie. Poulets, poules pondeuses, lapins et pintades y sont élevés avec grand soin et pour certains, viendront s'inviter sur la table pour les fêtes. 

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Grand départ pour les hirondelles rustiques (Hirundo rustica).

Nommées aussi hirondelles des cheminées, elles s'apprêtent à partir pour l'Afrique et ne reviendront qu'au printemps. Les voilà prêtent à parcourir des milliers de kilomètres. On a ainsi vu des individus à Hawaii, en Afrique du Sud mais aussi en Groeland à la belle saison. Autrefois on croyait que ces oiseaux hivernaient dans la vase.

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Le lapin domestique (Oryctolagus cuniculus).

Il a pour ancêtre le lapin de Garenne avec le quel il partage le même nom scientifique d'Oryctolagus cuniculus. Il en existe un très grand nombre de races, la plupart étant spécialisé. On trouve donc des lapins de compagnie, des lapins à viande, des lapins pour leur peau et d'autre pour leurs longs poils utilisé pour faire des vêtements.

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Le grain, c'est la vie !

Pour nourrir tout ce petit monde il faut de quoi nourrir tout ce petit monde, et heureusement la ferme dispose de tout ce qu'il faut. Mon oncle travaille pour un céralier, il produit des semances diverses comme celles de seigles ou de maïs. Après avoir été récoltés les grains sont séchés au soleil. Séchés en four ils deviennent infertiles.

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Grande valériane (Valeriana officinalis) pour petits chats.

L'effet e la grande valériane sur les chats est surprenant. Les principes actifs de la plante, en particulier ceux contenus en grande quantité dans la racine agissent comme une drogue euphorisante sur les félins. Dés qu'ils en reniflent la plupart d'entre-eux deviennent fous. Cela ne dure que quelques secondes et n'entraine pas séquelles pour eux. Néanmoins il faut surveillé qu'ils ne prennent pas l'initiative d'en grignoter au risque de les voir baver.

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Chevreuil en vadrouille (Capreolus capreolus).

Les soirs d'été, quand la lumière baisse et que le crépuscule baisse, il est facile de voir mais aussi d'aprocher les chevreuils qui sont pourtant réputés pour être farouches. Cette femelle présente un pelage un peu particulier. En effet elle est en mue, elle perd son poil d'été à la couleur dorée pour une robe d'hiver grise.

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Une araignée qui a du mordant, l'argiope frelon (Argiope bruennichi).

Cette araigné se rencontre dans bien des pays, mais principalement en Eurasie et dans le sud de l'Afrique ce qui en fait une véritable globe-trotteuse bien que les individus de cette espèce ne se déplacent que peu. Autrefois en Europe elle se trouvait uniquement dans le sud mais avec le réchauffement climatique elle monte au nord.

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Ma plante fétiche, l'hélléboe fétide (Helleborus foetidus).

 Nommée pied de Griffon ou rose de serpent, c'est une plante toxique à la forte odeur. Utilisée autrefois en magie ou dans les diverses préparations vétérianiares dites populaires, ont la rencontre aujourd'hui dans les près en bords de forêt et les bois frais. C'est dans de larges gousses que les graines se développent.

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 Quelques symboles de l'été.

 L'été est une saison très attendue. Cela découle de nos pratiques modernes (vacances, sports aauatiques, fêtes) mais aussi plus anciennes. L'été est associé au soleil et à la lumière, ils sont essentiel pour les récoltes.On associera à la belle saison les couleurs chaudes, les fleurs des champs et les cérales.

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 Une orchidée chatoyante, l'orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis).

 C'est une jolie orchidée qui se plaît sur les bords de route et qui, depuis que le fauchage raisonné est pratiqué chez nous, est de plus en plus présente. Elle mesure entre 10 et 30 centimètres mais peut dépasser les 60 centimètres. Cette orchidée n'est pas protégée mais il ne faut pas la ramasser pour autant.

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La coronille bigarée (Securigera varia).

 Cette jolie fabacée (anciennement légumineuse) se rencontre dans les champ de fauche et les prairies où elle forme d'épais buissons roses. Elle est très rustique et peu résister à des températures basses comme des -15°C. On la rencontre en Eurasie. Cultivée comme fourrage, les fleurs et graines sont toxiques.

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 Délices sucrés, les framoises (Rubus idaeus).

Voilàunpetit fruit sucré que l'on trouve en forêt mais aussi dans les bois. Les framboises s'accomodent dans un grand nombre de desserts, de boissons et de sucreries. Il se raconte qu'elel fût créer par gourmandise par les dieux de l'Olympe mais il faudra attendre la Renaissance pour lavoir de manière fréquente dans les jardins. 

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 Plantes médicinales, prudence.

 Actuellement c'est la grande mode des plantes médicinales. Si certaines ont de véritables effets sur la santé, pour d'autres cela reste à prouver. Ce n'est pas pour autant que l'on peut les consommer n'importe comment et dans des doses ou des mélanges qui relèvent de la potion magique. Certaines plantes peuvent avoir des contres indications, d'autres êtres toxiques. Cet été a été marqué par de nombreux empoisonnements. Prudence.

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Un vrai coeur d'artichaut (Cynara cardunculus f. scolymus).

En rentrant de notre balade nous passons par le potager de la maison. En plus d'y trouver quelques jolies fleurs, nous avons la chance de voir les artichauts dont quelques uns ont été gardés pour profiter de leur floraison. C'est la culture ornementale d'une chardon qui a donné cette forme à cette fleur légume.

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Le mot de la fin.

Bref, voilà un article réalisé pour ceux qui aime le blé et les poulettes. Plus sérieusement, la campagne en été est charmante bien qu'il soit facile d'y prendre des coups de soleil. Les fleurs sont là mais moins présentes qu'au printemps et c'est bien logique, les fortes chaleurs et les faibles pluies ont parfois raisons d'elle. Néanmoins on trouve ça et la quelques merveilles. C'est aussi la période où les animaux de la ferme sont le plus actif et où de nombreuses portes ouvertes sont organisées pour s'initier au monde agricole. C'est un bonne manière de se forger un avis et peut être de casser les préjugés qui circulent sur la profession d'agriculteur, l'une des plus vieilles du monde et qui chaque jour nourris les 64 millions de français que nous sommes.

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lundi 17 mars 2014

Initiation aux champignons.

 Morilles, Verpes, Pézizes Veinées, Pézizes Coccinées, Morillons, Hygrophores de Mars, Mousseron de la St Georges, Oreilles de Judas, Pleurotes Corne d'Abondance, Truffes noires ... la saison des champignons débute ! Alors voici une courte vidéo pour s'initier en douceur à l'univers de la mycologie. Attention, ne ramassez que les champignons que vous connaissez et surtout, en cas de doute tournez vous vers un expert. À savoir, les pharmaciens connaissent que rarement les champignons, le plus sage est d'aller au près des associations mycologiques qui souvent tiennent des permanences gratuites.

 

vendredi 20 septembre 2013

Sortie dans les prés 9.

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Demain c'est l'automne! Pourtant la nature c'est déjà mise aux couleurs de cette belle saison. La pluie et la brune viennent mettre en valeur les teintes de jaune, de rouge et d'orangé des arbres et des hautes herbes.

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Il fait frais dans le verger mais les pommes sont bien rouges, malgrès les nombreux plants de buis qui poussent sur les branches des vieux pommiers et qui en sucent la sève. Coupés puis pendus la tête en bas, ils sont venus décorer la maison. Ces pommes bien que belles ne viendront pas dans l'assiette mais dans le verre sous forme de jus ou de cidre.

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Voici un grillon mâle juvénile, c'est à dire qui n'a pas encore assez mué pour atteindre sa maturité sexuelle d'où son absence d'ailes. Il est assez rare d'en croiser à se stade à cette période de l'année. C'est un herbivore qui à l'occasion peut dévorer un ver de terre ou le cadavre d'un rival car cet insecte est très territorial (de ce fait en Asie les combats de grillons sont très prisés). Il vit dans un terrier qu'il creuse avec ses pattes avants adaptées à cet usage.

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Présentations de quelques lépiotes. Attention, ne jamais ramasser les lépiotes que l'on connaît pas et qui mesure moins de 10-12 cm car elles peuvent être mortelles à raison de leur ressemblances entre proches parentes mais aussi avec certaines amanites.

1 et 2: La lépiote excoriée est une lépiote comestible qui juvénile aura un chapeau crème puis peu à peu deviendra blanche tout en conservant un mamelon brun. C'est un champignon comestible (mais facile à confondre) à la chair blanche. Elle pousse dans les prairies et les clairières.

3 et 4: La lépiote mamelonnée est elle aussi un bon comestible, proche d'aspect de la lépiote élevée (mais facile à confondre elle aussi). On la trouve dans les bois mais parfois dans les prés, en particulier ceux des lisières de bois ou de bosquets.

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Le scarabée funeste est un joli scarabée que j'ai souvent l'occasion de croiser. La dernière fois j'avais été peu attentive et j'avais reçu son jet défensif d'acide en pleine figure (on ne rit pas!). La leçon a été retenue et désormais c'est tête face contre tête que je l'observe. Néanmoins cela ne l'a pas empêcher de vaporiser son acide sur la végétation alentour, libérant ainsi une odeur très désagréable.

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Il fait gris mais il est possible d'observer de nombreuses créatures.

1: Voici Bombus agrorum Fabricius, un des bourdons les plus communs. Il vit en petit groupe et aime butiner les fleurs comme ce crise champêtre.

2: Dans le coeur d'une fleur de carotte sauvage fanée et humide, un long scarabée noir a trouvé refuge.

3: Un escargot des haies fait des acrobaties sur une longue tige sèche.

4: Dans une souche pourrie au milieu du champ,une grosse larve de cétoine tente de se dissimuler. Il lui faudra 3 ans pour devenir adulte et ne connaître que pendant une courte période, un mois, la joie du vol et des grands espaces. Mais en attendant elle se nourrit de bois pourrie et de terreau. Pas très ragoûtant tout ça.

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Les deux cerisiers du grand champ n'ont plus de cerises depuis longtemps mais l'un deux cache un petit trèsor à la couleur de l'or caché dans un écrin de bois.

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Avec sa belle couleur il est difficile de ne pas le remarquer. Le polypore soufré est appelée poulet de bois. Il est très prisé en Amérique du Nord et au Canada mais est méconnu chez nous. Délicieux champignon, il faut prendre garde à ne cuisiner que les partie jeunes et tendres. On peut retrouver une des façons de l'accomoder ici. D'ailleur, une grande Loche a commencé à le croquer.

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Bref ces jours-ci il ne fait pas très beau mais la pluie a reverdi les champs et il semblerait qu'au vues du temps qui est annoncé, que l'on se dirige doucement vers un été indien.

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1 et 2: J'ai enfin pu identifier cette fleur avec le site FloreAlpes. Il s'agit du galéopsis tetrahit nommé ortie royale bien qu'elle n'est rien à voir avec celui-ci. C'est une invasive qui aime les bords de bois mais aussi les prairies humides.

3 et 4: Les arbres aux troncs creux sont prisés par les fourmis qui voient dans ceux-ci un abrit parfait pour leur colonnie. Quand on place la main au dessus du trou, on peut sentir de la chaleur monter à travers l'arbe. Celle-ci provient de l'activité de la fourmillière qui se trouve à la base de l'arbre.

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Qui dit champs dit vaches. Celles-ci s'accomodent comme elles peuvent de l'humidité ambiante et de l'arrivée du brouillard sur leur pâturage.

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Il a là de quoi remplir un petit peu le panier.

1: J'ai cru qu'il s'agissait d'un petit rosé des prés. Il n'en est rien. Voilà une vesse de loup qui peu dans les meilleurs conditions prendre la taille d'un ballon de foot. Coupée en tranche quand elle est fraîche puis pannée, c'est un comestible passable.

2: Voilà le premier rosé de l'année trouvé. Il est identifiable à la blancheur de sa chair, de son chapeau, de son pied et à la teinte rosée de ses lamelles.

3: Quand il vieillit le chapeau noircit et les lamelles deviennent noires et tâchantes. Dans ce cas il est impropre à la consommation.

4: Cebon comestible peut s'accomoder de bien des manière. L'an dernier j'ai eu l'occasion de l'expérimenter ici et .

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Attention danger! Il y a de nombreuses amanites blanches dans les champs. Facile à confondre avec les différents champignons bons comestibles, il faut être très précautionneux.

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Les feuilles rougisses et les fruits de l'églantier seront bientôt à maturité. Riches en vitamines et en principes actifs, leur récolte débutera après les premières gélées. Pour mieux le connaître c'est par .

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Bref, demain c'est l'automne est déjà la nature a prit son manteau de couleurs.

 

lundi 5 août 2013

Sortie dans les près 8.

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 Petite promenade dans les champs, en bordure de lisière et parfois en forêt, histoire de récupérer un petit peu de fraîcheur et aussi, quelques piqûres de moustique. L'ombre est salvatrice pour les fleurs qui ont été épargnées des coupes grâce à l'écofauchage ce qui permet l'observation d'une grande variété d'insectes.

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 Les près exposés au soleil ne sont pas très riches en fleurs mais il est tout de même possible d'en observer quelques unes.

1: Le myrtil est une espèce de papillon possédant 5 sous-genres et un dimorphisme sexuelle marqué. En effet alors que le mâle à le dessus des ailes ternes, la femelle aborde des tâches fauves. On le retrouve partout, En Aise, en Europe, au Maghreb, au Moyen Orient et ici, sur un plante d'origan sauvage (origanum vulgare).

2: L'origan commun est aussi appelé marjolaine sauvage et est cultivée dans les jardin. On le reconnaît à ses petitesfleursroses et à ses feuilles parfumées. Il a des propriétés antiseptiques et à ce titre, son huile essentielle est utilisée contre les rhumes, la grippe, les douleurs spasmodiques, la fatique et le stress. Son parfum attire facilement les insectes et notre bon vieux mirtyl s'y est laissé prendre, si bien qu'une araignée crabe en a fait sa proie avec succès (centre de l'image).

3: La reine des près était nommée autrefois ulmaire. Elle sert à aromatiser les plats, les desserts, les dentifrices et les boissons comme la bière ou le vin mais il faut sécher la plante et ses fleurs pendant un an avant de l'employer. En infusion elle a un goût agréable. En médecine populaire, on l'utilise pour ces propriétés anti-inflammatoires, diurétiques, sudorifiques, astringentes, toniques, antispasmodiques, cicatrisantes, antalgiques, digestives, diurétiques fébrifuges, antirhumatismales, vulnéraires et détersives. C'est à partir de cette plante que l'aspirine a été inventée.

4: Les ombellifères sont des plantes résistantes qui ne craignent pas le soleil ni la sécheresse, ce qui explique pourquoi les champs se couvrent de leurs ombrelles blanches.

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 Le millepertuis perforé ou millepertuis commun est la plante anti-déprime. C'est un puissant anti-déprésseur qu'il ne faut pas consommer en même temps qu'un autre traitement. C'est aussi une plante magique qui porte de nombreux noms comme celui de chasse-diable, herbe aux fées, herbeauxmilles vertus, herbe de la Saint Jean, herbe aux brûlures, herbe aux piqûres, herbe de charpentier ...

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 On ne soupçonne jamais assez les ressources de la nature.

1: La verveine officinale ne paye pas de mine comme ça mais avec sa petite taille, ses nombreux brins en touffe et se discrètes fleurs mauves. Pourtant ses effets sont nombreux et sa culture facile. Ce sont les sommités florales qui sont utilisées en tisane à but diurétique, fébrifuge et astringent. En lotion elle est détergente.

2: La renouée persicaire ou fer à cheval est elle aussi une plante discrète qui mérite qu'on s'intérrésse à elle. Riche en tanins, on l'emploie comme plante médicinale pour ses vertus vulnéraires et astringentes.  Comestible,on en manges les fleurs et jeunes feuilles en salade, les plus vieilles cuites comme légumes. En Russie les tubercules sont très appréciés.

3: L'achillée millefeuille ou herbe à coupure pousse dans toutes les régions tempérées de l'hémisphère Nord. On récolte les feuilles et les fleurs. Elle stimule l'apétit, calme les troubles de la digestion et les douleurs menstruelles, traite les infections respiratoires, fait baisser la fièvre et stop les saignement et démangeaisons de la peau. On consomme traditionnellement les feuilles en salade.

4: Le cirse commune pousse en terrain découvert, on le nomme aussi piqueux. Elle a des propriétés mellifères recherchées.

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 La carotte sauvage se reconnaît facilement à sa tâche rouge en son centre. On ne sait pas vraiment à quoi elle sert mais elle lui a donné son nom de "dentelle-de-la-reine-Anne", du fait que la reine de ce nom se serait piquée le doigt pendant son blanc ouvrage, le tâchant en son centre d'une goutte de sang. Son huile essentielle protège la peau, en particulier contre l'eczéma. On peut la consommer entière en vinaigre après macération, les racines crues ou cuites, les fleurs comme farce, les fruits à l'odeur de poire dans des desserts et les graines dans les soupes, le pain ou les ragoûts.

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 Au bords de la lisère, quelques espèces cherchent la fraîcheur.

1 et 2: Les scolopendres sont des fougères qui appartiennent à la famille des aspleniaceaes. Dans l'antiquité, on l'utilisait contre les infections du foie et de la rate. Aujourd'hui on l'emploie pour ses propriétés expectorantes, astringentes et émollientes. On la consomme en sirop allié à de la chicorée.

3: Je n'ai pas réussi à identifier ce beau papillon. Merci à theLJL70 de http://terramorchellarum.com/ qui m' donné le nom, il s'agit de scopula ornata.

4: La coccinelle à sept point est très fréquente chez nous. Le 7 est un chiffre porte bonheur dans la tradition européenne avec le 12. La "bestiole à bon Dieu" peut pondre jusqu'à 400 oeufs sur les plantes infestées de pucerons et dont les larves se régalerons. L'hiver, on peut les trouver serrées les unes contres les autres, parfois par centaines, derrière les volets des fenêtres.

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 La decticelle cendrée est une grosse sauterelle sans ailes qui peut atteindre quelques centimètres chez la femelle. On la rencontre la mi-jui à novembre en fonction des gelées. Elle aime s'abriter dans les buissons en bordure de chemin, de champs ou de lisière. Dans les Alpes elle peut vivre jusqu'à 1400 mètres d'altitude. Elle est omnivore, ce qui implique qu'elle mange aussi bien des feuilles que de petits insectes. Ici il s'agit d'une femelle car elle possède un oviscapte.

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Le temps des fleurs est fini, ce qui rend les identifications beaucoup moins simples.

 1: Il existe de nombreuses espèces d'euphorbes, pas toujours dissociables les unes des autres mais les feuilles de l'euphorbe des bois, semblables à celles de l'amadier, la rendent assez atypique pour la reconnaître au premier coup d'oeil. C'est une plante toxique qui peut provoquer une purge violente chez l'homme et le bétail.

2: Le sceau de Salomon odorant ne donnera pas de fruits cette année, du moins dans ce coin. Les limaces, gourmandes et immunisées contre son poison, ont dévorées les baies naissantes ainsi que de nombreuses feuilles. Heureusement la plante peut vivre plusieurs années et renouveler ses chances d'avoir une descendance.

3: Les derniers chatons, c'est à dire fleurs mâles du châtaignier commun sont tombées. Quand elles commencent à toucher le sol, du moins ici dans ce petit coin d'Isère, c'est que la saison des cèpes commence même s'il ce peut que quelques individus précoces sortent avant. Bien que l'on soit habitué à manger les châtaignes, les fruits, les feuilles sont aussi recherchées pour emballer les fromages mais aussi soigner la coqueluche, les bronchites, les hémorragies, les diarrhées et la toux dans la médecine populaire.

4: L'asplenium trichomanes ou capillaire des murailles est une petite fougère qui pousse à l'ombre entre les interstices des pierres, les fissures de la roches, les trous des murets et les creux des falaises. Très résistante, elle pousse partout et communément en France jusqu'à 1800 mètres d'altitude. Dans le Morvan on l'utilisait comme sirop contre la toux au moyen âge.

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Les palombe ou pigeons ramiers sont les plus grands pigeons européens. Bien que présent dans la région, c'est depuis peu qu'il est aisé d'en rencontré en forêt ou en campagne. Cette année, un couple niche en face de la maison. S'ils ne terminent pas sous les griffes de l'autour, ils reviendront pendant plusieurs au même endroit avant que leurs petits prennent le relais.

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Néanmoins, quelques fleurs aux couleurs chatoyantes s'invitent encore dans la végétation.

1 et 2: Le Buddleai de David ou père David est le célèbre arbre à papillon qui les attirent avec son odeur suave. Il a été importé de Chine et c'est naturalisé dans les bois et lisière. Il a à ce titre le statu de plante invasive car il occupe la niche écologique d'espéces locales rares. Ses racines, ramures et écorces sont utilisées pour la médecine en Asie bien que l'arbuste soit toxique. Plonger les fleurs dans l'eau enivre les poissons et les rend plus dociles à la capture. 

3 et 4: Contrairement à ce qu'indique son nom, le géranium des Pyrénées est présent partout en France sauf en Aquitaine. On le trouve meêm dans les pays du Nord. Quand les fleurs se fannent, les graines formes de longues graines nommées "bec de cygogne". 

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 Le liseron des haies est très courant. Bien qu'il aime s'inviter dans les jardins et sur les bords de chemins, c'est dans les fourrés des lisières et les champs de blé qu'il est le plus courant du moment que le sol est frai ou humide. On le trouve un peut partout, en Amérique du Sud et du Nord, en Eurasie, en Afrique du Nord, en Australie et dans le proche Orient. Dans la médecine populaire on l'emploie contre les quintes de toux, pour soigner le foie, l'insuffisance hépatique et les migraines et constipations qui lui étaient liées.

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1: Le chêne est l'arbre le plus présent en France. Autrefois il était associé à Zeus chez les grecs, à Jupiter chez les romains et à Donar chez les germains car il est rarement touché par la foudre. Le rare gui qui pousse sur son écorce était prisé par les druides car il recueillait l'âme et la puissance de l'arbre hôte. A l'arrivé du christianisme en gaule, les églises furent érigées près des chênes sacrés pour rendre le nouveau culte plus commun.

2: Le viorne obier appartient à la même famille que nos viornes boule-de-neige. C'est un arbuste des bois humides et des marais qui ne pousse pas à plus de de 1600 mètres d'altitude. 

3: Ce myrtil est accompagnée dans sa campagne de butinage d'un tristan, un proche cousin mais qui est le seul en Europe à faire parti du genre aphantopus. Ce papillon est présent sur presque tout le territoire français et on peut le voir voler de début juin à fin août. Néanmoins il est en net recul dans de nombreuses régions bien qu'il ne bénéficie pas de statu de protection.

4: Cette araignée loup s'est cachée sous la fleur d'une carotte sauvage. Au moindre mouvement de la plante, elle bondit sur l'ombrelle florale pour attraper son repas.

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 Quelques pas dans la forêt apportent une chaleur bienvenue. Il a plut cette nuit, juste histoire de mouiller le sol, mais cela a suffit aux moustiques et aux mouches pour mon plus grand malheur.

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Cette pluie, bien que brève, est la bienvenue pour les fougèresquicommençaient à souffrir de la sécheresse.

1, 2 et 4: Le polystichum setiferum est une fougère typique de l'europe méridionale et occidentale. Il aime les pentes abruptes des forêts fraîches. Les fougères sont des plantes magiques, parfois appelée ailes de sorcière. Séchées puis brûlées, elles attirent la pluie et font fuir les animaux rampants et venimeux. En bouquet placé devant la fenêtre, elles chassent les démons et les mauvais sorts. Autrefois on pensait que la fougère fleurissait la nuit de la Saint Jean autour de minuit et que dans l'instant elle donnait une graine sortie de terre, qui portée par l'heureux chanceux qui a su la trouver et la ramasser sans bruit, se voit obtenir le don d'invisibilité.

3: Un peu d'eau et la grande Loch en profite pour sortir le bout de son nez et faire son tour à la recherche de nourriture.
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Pas de chevreuils cette fois-ci derrière la vieille grange, il fait bien trop chaud, mais de nombreuses traces indiquent qu'ils étaient là il y a peu de temps et surtout, qu'ils n'étaient pas seuls.

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1: Un chevreuil est venu grignoter les jeunes herbes qui poussent le long du chemin et a laissé dans la boue la trace de son passage.

2: Le sanglier est lui beaucoup moins délicat. Il n'a pas laissé ici la marque caractéristique de ses deux ergots à l'arrière de sa patte.

3 et 4: Autre surprise, un blaireau de belle taille a aussi emprunté le chemin. Ses longues griffes ont marqué le sol d'une rangée de trous.

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 Un frêne sous l'effet des violents vents du weekend passé, a perdu une grappe de graines. Arrivées à maturité, celles-ci ce détachent de l'arbres et tourbillonnent dans le vent grâce à leur fformed'hélice pour se déposer un peu plus loin et ne pas faire concurrence à son géniteur. Encore vertes, on les utilisent pour faire des colliers éphémères.

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 Deux-trois pas dans les bois, histoire de prendre l'air et de voir où en est l'activité fongique locale.

1 et 2: C'est l'occasion de visiter un potentiel coin à champignons mais le sol est sec et aucuns chapeaux ni aucunes lamelles ne se font voir. Visiblement ce n'est pas endroit propice à la cueillette, bien qu'au printemps, il nous soit arriver de faire de belles récoltes de morilles en contre-bas.

3: Le hêtre commun est l'essence dominante. D'ordinaire les girolles se plaisent bien à son contact mais ici, pas la queue d'une seule ne se fait voir. Ses fruits sont les faînes. Autrefois on menait les porcs sous les frênes pour qu'ils en mangent les fruits mais aussi les glands car ces arbres poussent souvent avec des chênes rouvres. Il est possible de consommer les faînes mais cela nécessite une longue préparation. On les bouillait tel des châtaignes ou elles étaient broyées pour obtenir une sorte de beurre vermifuge et parasticide. On pouvait également les faire décanter dans de l'eau pour les transformer en farine ou les griller comme des chouchous.

4: La photo est un peu floue mais on peut reconnaître dessus la truie, un papillon au drôle de nom. 

 

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 Derrière la grange de pisé, un champs s'ouvre sur la forêt. Fauché depuis peu, il est couvert d'herbe grasse et bien verte,ce qui fait le bonheur des chevreuils mais aussi des sauterelles et des criquets.

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Voici quelques habitants de cette grande étendue verte.

1: La clématite des haies ou clématite vigne-blanche est le bois à fumer que les adolescents s'amusent parfois à fumer mais s'arrêtent bien vite de consommer en raison du goût qui s'en dégage. On la nommait herbe au gueux en raison des irritations que provoquent ses feuilles et qu'utilisaient les mendiants pour provoquer des ulcères et attirer la pitié.

2: Sur une knautie des champs, un drôle d'insecte doré prend un peu de repos.

3 et 4: Voilà une jolie sauterelle qui se différencie des criquets par ses antennes longues et fines. Il pourrait peut être s'agire d'une sous espèce de decticus verrucivorus mais riende sûr. On raconte qu'autrefois on les utilisait pour mordres les verrues et les brûler par le suc quelles dégagent par leurs mandibules. 

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Ici pas de doute, il s'agit de la grende sauterelle verte, que l'on trouve dans toute l'Europe et même la Mongolie. C'est la plus grande sauterelle du territoire. Aujourd'hui sa population est en régression à cause de l'agriculture intensive. 

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1: Sur un prêle un escargot, nommé soucoupe commune, prend du repos. Commun en France, il devient rare dans la région méditerranéenne mais peut se trouver dans les Alpes juqu'à 2000 mètres. C'est une espèce herbivore qui se nourrit des algues et des lichens qui poussent sur les troncs. 

2: Je ne pensais pas revoir la cétoine dorée dans les parages, mais elle est encore bien là. 

3 et 4: Bien qu'attrayant pour les insectes comme on peut le voir sur la photo 3 où trois cétoines dorées butines, le sureau hièble est une plante toxique qu'il ne faut pas consommer ni confondre avec le sureau noir ou rouge. Il peut mesurer 1 à 2 mètres et sent très mauvais. De plus il fleurit de juillet à août ce qui permet de le différencier de ses cousins qui fleurissent jusqu'à juin. Autrefois on l'utilisait comme un puissant purgatif, comme un bon cicatrisant et ses baies seraient diurétiques et sudorifiques. Mais la dangerosité de la plante à stoppé tout emploie de celle-ci.

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Voilà un moment que le compagnon blanc a passé la période de floraison. Aujourd'hui, les fleurs devenues des capsules et qui ont été épargnées par les chenilles gloutonnes, libèrent leurs graines au grès du vent et du frôlement des animaux sauvages. Secouées, elles se transforment en hochet ou en grelot.

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Sur le bords du chemin la végétation ce fait différente du fait que les bords sont rocailleux et pauvres en nutriments.

1: La chicorée elle aussi ne fleurit plus mais les tiges se dressent encore, c'est l'occasion de récupérer la précieuse racine. Il suffit de tirer à la base de la tige pour que la racine suive toute seule.

2: Une punaise pyjama rayée de noir et de rouge se promène sur une fleur de carotte. Cette espèce apprécie les ombellifères sur les quels il se reproduit.

3: Rah pour elle aussi je ne trouve pas d'identification.

4: La vipérine commune c'est installée dans le fossé. Cette plante médicinale est surtout utilisée aujourd'hui pour ses propriétés  anti-toux. Pour cela on utilise les fleurs séchées en infusion.

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Les corbeaux sont moins nombreux qu'à l'automne quand ils se réunissent en groupes immenses à la recherche de nourriture sur les noyers de la maison. On oublie parfois la taille que peuvent prendre ses oiseaux en plein ciel. Il suffit de tenir une plume dans sa main pour s'en rendre compte.

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1 et 2: Deux chenilles du cucullie du bouillon blanc se sont installées sur des scrofulaires noueuses fanées qu'elles ont bien entamé. Cette année elles sont très nombreuses ou du moins plus visibles que l'an dernier.

3: Voilà un joli papillon a qui je n'ai pas réussi à donner un nom.

4: Souvenir de la promenade, un joli bouquet de carottes sauvages qui viendra prôner sur la terrasse de la maison entre deux lanternes qui les soirs d'été, donnent une belle lumière diffuse.

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Et pour finir, une belle rose trémière qui c'est échappée d'un jardin pour attérir en bord de champs, ce qui créé un petit jardin bucolique. Bref une jolie promenade où il suffit de se pencher pour observer les bêbêtes de la nature.

mardi 2 juillet 2013

Sortie dans les près 7.

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Petite sortie dans les près ou plutôt en bord de lisière. Les foins n'ont pas encore eu lieu partout et il est possible d'admirer encore quelques belles plantes qui ne sont pas passées sous la faux du tracteur.

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A cette occasion, quelques belles rencontres aux quelles on ne pensait pas assister se font.

1 et 2: Oui, oui, en cette saison il est possible de rencontrer des champignons de taille respectable, malgré l'aridité du sol et la faible activité fongique. Ici l'identification n'est pas simple, les spécimens sont  vieux et secs, néanmoins les lamelles et les chapeaux oriente la piste vers le genre des clitocybes.

3 et 4: les ancolies communes n'ont pas dit leur dernier mot. On en rencontre peu et la plupart sont fanées, néanmoins ici et là des plants résistants continus à s'épanouir. Au moyen-âge elle est surnommée "bonne-femme" et était considérée comme une plante magique aphrodisiaque dont il fallait porter les graines comme parfum et en mâcher quelques unes pour se prédisposer à l'amour. Néanmoins il ne faut pas oublier qu'il s'agit ici d'une plante toxique.

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La valériane officinale (valériane des collines ou herbe-à-chat) est une plante aux nombreuses vertus. Elle calme l'anxièté, aide à trouver le sommeil et réduit l'anxiété. Dès l'antiquité on la recommande comme "guérit-tout" mais surtout pour soigner les maux de l'esprit tel que l'épilépsie ou l'hystérie. On l'utilisait également comme filtre d'amour et comme répulsif contre les elfes. Si sa mauvaise odeur calme les hommes, il en est tout autre avec les chats qui se trouvent dans un état cannabique à son approche.

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Par ce temps on peut rencontrer de nombreux habitants des champs mais remarquer aussi que les plantes délicates du printemps sont sur le déclin.

1: Sur une fleur d'églantier (rosier sauvage) une araignée courge (araniella cucurbitina ou épiaire concombre) prend la pose avant d'aller tisser sa toile. Cette espèce est assez commune et affectionne les rosiers et les lilas.

2: Les roses sauvages abritent également un joli scarabée du sous-ordre des ceramycidaea aux motifs discrets. Pas simple d'identifier l'espéce, cependant on peut le retrouver ici, parmi les 2700 illustrations de cette catégorie.

3: Enfin, le sceau de Salomon odorant se fane. Bientôt de grosses graines toxiques d'abords vertes puis rouges se formeront et un segment supplémentaire s'ajoutera à la racine.

4: La mélisse des bois donnent ses dernières fleurs. Il faudra attendre l'an prochain pour revoir ces grosss fleurs roses et odorantes qui colorent la lisière.

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Au détour d'un chemin, un vieu lavoir se dresse. En son eau se trouve une myriade d'escargots aquatiques, les ambrettes, tout droits venus des Etats Nords de l'Amérique et qui concurencent nos escargots aquatiques européens. Ils sont carnivorent et ce jour-ci, font grand festin des nombreux hannetons morts tombés à l'eau depuis le grand arbre qui surplombe le bassin.

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 Dans la nature, pas de mots ni d'écrits pour communiquer mais des couleurs, beaucoup de couleurs. Le rouge, le jaune, l'orange, le bleu et le vert vif, bref toutes les couleurs chatoyantes indiquent la présence de poison chez l'animalce qui le rend impropre à la consommation.

1: Le pyroche écarlate ou cardinale (pyrochroa coccinea) est un joli coléoptère rouge vif à la tête noire et aux antennes en plumeaux. C'est un prédateur des milieux-frais comme les lisières et les bords de bois. La larve est carnassière et parfois cannibale et vit sous l'écorce du bois mort. On peut apercevoir les adultes de mai à juin.

2: On est habitué aux papillons et aux chenilles mais moins au stade qui relit les deux: la chrysalide. Ici elle est vide, dissimulée dans une feuille de chêne soudée sur elle même par les soies de la chenille.

3 et 4: Il existe de nombreuses espèces de zygènes en France, environs 27. Ici il s'agit de la zygène des bois (facilement identifiable avec ce site). On le trouve dans les Pyrénées et dans tout l'est français ainsi que dans une partie du centre.

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 La brocatelle dorée est très présente dans notre coin d'Isère. Il s'agît à nouveau d'un mâle qui se reconnaît à l'abscence d'une bande marron sur le bas des ailes.

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 On rencontre de nombreuses plantes communes en ce moment. 

1: L'égopode podagaire, l'herbe du goutteux, est une plante médicinale mais aussi comestible que l'on peut consommer sous diverses formes: crue ou cuite, en soupe, en salade, en gratins ou en purée.

2: La marguerite commune est une plante répandue en Europe. Elle aussi est comestible, les jeunes pousses fraîches se consomment en salade.

3 et 4: La platanthère à deux feuilles est une orchidée qui affectionne les sols basiques et que l'on retrouve presque partout en France jusqu'à 2200 mètres d'altitude mais reste rare dans les zones méditerranéennes. Comme la plupart des autres orchis, elle est classée préoccupation mineur à l'échelle de l'Union Européenne.

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 Scabieuse au knautie? Très semblables pour ne pas dire identiques, elles se différencient l'une et l'autre par l'implantation des nombreuses fleurs qui les composent sur la hampe florale.

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 Les insectes font partis da la famille des invertébrés et sont la plus grande famille du monde animal.

1: Le lacon souris est un ptit insecte des jardins et des prairies qui a la capacité en contractant violemment on abdomen et son thorax de faire des bonds immenses et soudains.

2: Une souris a été en partie dévorée par un prédateurs. Ses restes font le bonheur des mouches et des coléoptères qui voient ici une manne nourricière mais aussi un abris et garde-manger parfait pour leurs larves.

3 et 4: Cette chenille, avant d'être délogée par mes soins (la pauvre), se nourrissait d'une cosse de silène. Le papillon, un spécimen de nuit sans doute, à pondue un oeuf dans les ovaires de la plantes qui au fil du temps ont grossit pour contenir les graines tout en se faisant grignoter de l'intérieur par la larve. une fois la plante vide, elle cherche une autre gousse pour se nourrir à nouveau puis muer en papillon.

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Entre deux champs, un chemin boisé s'est installé, vestige d'une époque où la route en contre-bas n'existait pas et où pour descendre au village, il fallait employer une voie de terre. 

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C'est une petit coin de verdure frais que voilà avec un ruisseau qui coule en son sein et qui permet à des plantes peux présentes dans les champs de s'épanouir.

1: On compte environ 3500 espèces de moustiques pour 11 genres différents. Tous ne sont pas suceurs de sang, la plupart se nourrissent de nectars. Seules les femelles de quelques espèces piquent pour subvenir au besoin de leurs oeufs. 

2: La scolopendre est une fougère qui tient son nom du fait des longues bandes que dessinent ses sporanges sous ses feuilles et qui évoquent les pattes de l'insecte du même nom.

3: L'héllobore fétide a fini de fleurir mais continue d'étendre ses grandes feuilles griffus dans les sous-bois.

4: Il est essentiel pour le faune de laisser en forêt les troncs d'arbres morts. Ils sont de précieux dans le sens où ils servent d'habitat à de nombreux animaux qui s'en eux, déserteraient les zones boisées.

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 La vipérine communne est une jolie plante aux fleurs bleues et aux longues étamines rouges. De la famille de la bourrache, elle est aussi mellifère et donne un très bon miel. La floraison à lieu de juin à août.

Bref, il y a moins de fleurs qu'au printemps certes mais celle-ci sont des plus élégantes.

vendredi 7 juin 2013

Sortie dans les près 6.

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Soleil et prairies, quoi de mieux? Bien que quelques orages et ondées fraîches viennent nous arroser, on profite de pouvoir sortir et de parcourir la campagne à la recherche de ses habitants et des jolies fleurs des champs. En tête, la scabieuse des champs avec sa corolle d'infloréscences violettes.

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 Le coquelicot (à gauche) est revenu dans les près, l'utilisation des pesticides ayant beaucoup diminuée dans la région, de nombreuses plantes sont de nouveau visibles. A droite une fleur d'orobanche à odeur d'oeuillet qui distille un délicat parfum.

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 On a beau connaître son chez soi, certaines plantes nous sont tellement communes qu'on fini par ne plus les voir et même en oublier le nom. A gauche un crepis dont le sous genre m'échappe. A droite et plus connu, le genet à balai qui dans le passé a épousé bien des maisonnées.

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 Scrofulaire noueuse. Cette plante peut mesurer jusqu'à mètre cinquante de haut et fleurit de juin à septembre. Malgré sa mauvaise odeur et son goût désagréable, elle est employée comme plante médicinale.

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 On utilise les rhizomes, les sommités fleuries et les feuilles fraîchement cueillies pour leurs propriétés dépuratives, diurétiques, vulnéraires, cholérétiques, hypoglycémiantes et cicatrisantes. Elles s'appliquent dans les cas de diabètes, de dartres, d'hémorroïdes, de furoncles et de gales. Néanmoins il faut être précautionneux, une trop grande dose ingérée peut provoquer des diarrhées et des vomissements.

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 Tout au long de leur histoire, les fougères ce sont vu attribuer différentes propriétés, plus ou moins avérées. La fougère mâle était utilisée comme vermifuge mais aussi pour attirer la pluie.

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 Les pousses de tamier commun font parties des lianes comestibles mais la cueillette doit se faire avant que les épis ne soient ouverts, passé ce délai les tiges deviennent trop amères et ne sont plus adaptées à la cuisine.

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 De même après la récoltes, ces "asperges" sauvages doivent être cuisinées dans les plus brefs délais, au risque de voir la plante devenir acre et amère. Pour gommer cette amertume en cuisine, il suffit de la faire cuire rapidement dans plusieurs eaux différentes.

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 La mélisse des bois est une plante très fréquente qui comme sa cuisine des jardins, à ses feuilles qui distillent une bonne odeur de citron d'où son surnom de citronnelle. L'infusion de celles-ci calme les maux de ventre et facilite la digestion.

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 L'orchis ou platanthère à deux feuilles tient son nom, hé bien de ses deux feuilles. C'est une espèce héliophile, c'est à dire qui peut se satisfaire du demi-ombre. Cette orchidée est classée comme préoccupation mineur sur la liste des espèces menacées en Europe.

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 Rare dans la région méditerranéenne, elle est commune dans le reste de la France et peut pousser jusqu'à 2200 mètres d'altitude sur les étages colinéens mais aussi subalpins.

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Le belle et toxique ancolie commune  se rencontre dans les lieux boisés mais aussi sur les bords de chemins. Elle fait partie des cinq espèces d'ancolies françaises, toutes faisant preuve de jolies teintes de bleu.

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 Retour sur l'orobanche à odeur d'oeillet, un classique mais aussi sur le gaillet mou qui l'entour (fleurs blanches). Les sommitées florales non éclosent de ce dernier sont comestibles crues.

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 Voici la chenille du lasiocamp quercus, c'est à dire du bombyx du chêne qui se nourrie de bruyères, d'arbres fruitiers et d'arbustes (feuillages). Le mâle et la femelle se différencient par leur couleur, ce premier étant brun foncé et cette dernière étant presque beige.

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 La pie-grièche écorcheur est passée par là. Ce petit passereau, pas plus gros qu'un moineau, empale ses proies quand elle est repue pour s'en constituer des réserves. Ainsi scarabées, araignées, sauterelles ou comme dans ce cas, hannetons, finissent sur les épines ou les bouts pointues des branches et parfois les barbelées.

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 La grande listère est un orchidée difficile à voir en raison de ses fleurs vertes qui se fondent dans le paysage. Cette orchidée appelée aussi listère à feuilles ovales fleurit de mai à juillet dans les zones de mi-ombre. Elle est classée comme préoccupation mineur.

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 Le sceau de salomon odorant est sur la fin de sa floraison, déjà de nombreuses fleurs se referment et se désséchent. Utilisé en usage externe, le rizhome est antiecchymotique.

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Bref voilà une jolie promenade à travers champs et parfois en bords de forêt qui donne l'occasion de voir les petits trésors de la nature.