vendredi 13 janvier 2017

Destination Bretagne : le Cap Fréhel.

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Dernière journée en Bretagne. Avant de rejoindre notre petit appartement lyonnais, nous partons à la découverte du Cap Fréhel et de son phare. Ce jour là, lui et la côte étaient plongés dans la brume. C'est un temps idéal pour observer les oiseaux marins ainsi que les insectes qui vivent dans les buissons de bryères.

 

La fougère aigle (Pteridium aquilinum).

Elle couvre une grande partie de la côte d'Opale et surplombe ici les falaises, disputant la place aux bruyères. Les dernières études attesteraient de la toxicité de ses frondes mais aussi de ces spores. Néanmoins elle continue d'être consommée dans certaines régions du monde en particulier en Asie comme au Japon.

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Duo gagant.

Parmi les espèces se plaisants dans les fougères on trouve la chanverine eupatoire (Eupatorium cannabinum) et le chèvrefeuille des jardins (Lonicera caprifolium) qui attirent de nombreux insectes pollinistaures, en particulier des abeilles et des syrphes. On les retrouve couramment dans les Alpes et en particulier en Isère.

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Le Pinson des arbres (Fringilla coelebs).

Il s'agit d'un mâle peu farouche. Cette espèce de passereau est très commune, on la rencontre un peu partout en France. Elle est partiellement migratrice mais les individus se plaisants dans leur habitats y passent toute l'année et bien souvent, toute leur vie. Le pinson des arbres se nourrie de graines et de petits invertébrés.

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La cuscute du thym (Cuscuta epithymum).

C'est une plante parasite des landes et des sols pauvres qui adore les ajoncs et les bruyères. On la trouve un peu partout en France, en particulier dans les zones côtières et montagneuses. Ne produisant pas de chlorophylle, elle se nourrit de ses hôtes d'où sa couleur rose, sa quasi absence de feuilles, et ses drôles de fleurs.

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Le bombyx du chêne (Lasiocampa quercus).

Il s'agît ici d'une femelle dont les couleurs sont beaucoup moins marquées que celles du mâle dont les ailes possèdes de larges bandes brunes et jaunes. Cette espèce se rencontre de la fin du printemps à celle de l'été. Dès que la femelle émerge de son cocon, un grand nombre de mâles se présentent à la dame pour lui rendre ses hommages. La ponte est très particulière, en effet les oeufs sont lâchés en plein vol sur les sites de nourrissage. 

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L'abondance des bruyères (Erica).

On trouve de nombreux bosquets de bruyères qui forment de véritables landes. On les rencontre sur des sols acides et font le bonheur de nombreux animaux, en particulier des cervidés, des petits passereaux qui s'y cachent et des renards qui y trouvent leur repas. La plus présente des bruyères est la bruyère cendrée (Erica cinerea). 

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Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo).

Pour s'alléger et avoir une meilleure pénétration dans l'eau, son plumage n'est pas imperméable, ce qui l'oblige à passer une partie de son temps à sécher ses ailes en les tenant grandes ouvertes. Amateur de poisson et concurent des pêcheurs, des miliers d'entres eux vont être tirés cette année bien que les populations sont encore très fragiles. Sa couleur et sa mauvaise réputation pourraient avoir raison de lui.

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Un pays de la Manche.

 Elle vient s'écrasser aux horaires de la marée sur les falaises de granite rose et sur les plages de sable fin. Ses eaux sont plutôt poissonneuses ce qui explique l'abondance de pêcheurs et les grandes populations d'oiseaux marins, cela vaut aux côtes et aux îlots du secteur d'être classés comme réserve ornithologique. 

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Les aventuriers du dimanche.

 Nous voilà tous les quatre en habit de lumière, perdus dans les falaises à chercher du regard les oiseaux et en particulier l'huîtrier pie. Ce road trip fabuleux nous a fait découvrir une région magnifique mais aussi des amis précieux et chers à notre coeur. Je pense que nous garderons un souvenir impérissable de cette grande aventure.

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Le pipit maritime (Anthus petrosus).

Avec son plumage, il se fond dans son milieu sans mal. On ne le rencontre que sur le littoral où il trouve ses proies favorites, à savoir les petits animaux de vases et les insectes des plages. On peut parfois le voir chasser dans les landes de bruyères ou à même les falaises. C'est dans ces mêmes milieux qu'il aime nicher.

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L'écosystème des falaises.

C'est le territoire des goélands (Larus) mais aussi des macareux moines (Fratercula arctica) que nous n'avons pas eu la chance de voir. Les falaises abritent des espèces végétales indigènes mais sont surtout essentielles aux oiseaux marins qui pour la plupart y nichent. C'est aussi un rempart pour les nombreux villages côtiers.

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Vous nous voyez ? Face au vide nous semblons minuscules, voilà de quoi avoir le vertige.

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L'huîtrier pie (Haematopus ostralegus).

C'est un superbe oiseau des rives qui se reconnaît à son vol en V, à son plumage noir et blanc, à son bec orange et à ses pattes roses. On le rencontre dans de nombreux pays de l'hémishère Nord et dans une grande partie de l'Afrique. Son long bec lui permet de se nourrir de coquillages de vases, de vers et de gros lombrics.

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Le mot de la fin.

Voilà, ce fût notre dernière sortie en pleine nature en Bretagne. Nous rentrons chez nous avec énormément de souvenirs et de photos mais ce n'est pas complètement la fin du périple. Dans le prochain épisode, nous ferons une dernière halte à Matignon et à Dinan pour nous régaler des nombreuses spécialités locales.

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dimanche 1 février 2015

Janvier au jardin.

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Janvier, le mois s'annonçait semblable à décembre : pas de neige, un temps détraqué, des températures exceptionnellement élevées, de l'herbe verte et des oiseaux qui gazouillent dans tous les sens. Puis sur la fin du mois, l'hiver s'est installé pour de bon. Les températures sont passées de manières régulières sous le 0°C, un épais manteau neigeux a prit place depuis dix jours sur la végétation et semble ne plus vouloir partir, alimenté de manière régulière par de gros flocons. 
Pour se réconforter, il y a la cheminée, les fleurs que mon homme m'offre (et il n'y va pas de main morte hé hé hé) et puis nos tous nouveaux voisins à plumes. Le jardin leur offrent le gîte et le couvert et même sous la neige, les baies gelées des framboisiers et des houx, les restes des fruits tombées comme les pommes, les noix et les noisettes reste un festin de choix.

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Plutôt discrets, ses grands oiseaux d'origine asiatiques font le bonheur des chasseurs. Ici il semblerait qu'il s'agisse non pas d'animaux sauvages mais d'animaux élevés pour la chasse : élevés en volière et arrivés à maturité, ils sont relâchés dans la nature... j'ai un peu de mal avec ce type de procédés. Depuis quelques jours les volatiles ce sont fait à notre présence, il même possible de les approcher à moins d'un mètre.

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 Ce bel oiseau c'est le faisan de Colchide (Phasianus colchicus). On le nomme également faisan de chasse ou faisan à collier. Présent en Europe depuis le Moyen âge, il est devenu commun dans nos contrées. Proches des poules, les faisans peuvent s'hybrider avec elles mais les individus obtenus sont stériles.

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 C'est un oiseau qui a besoin de beaucoup de calcium et qui affectionne les terrains calcaires d'où sa forte présence chez nous. Il y a un fort dimorphisme de couleurs mais aussi de taille chez les deux sexes. Les mâles sont bariolés et mesurent 90 cm, les femelles ont des teintes plus discrètes et atteignent 50 cm. Parfois on rencontre un faisan noir (aussi bien mâle que femelle). Il s'agit d'une sous espèce dont les individus on un plumage sombre, un meilleur vol et un gabarit plus petit que ceux de l'espèce type.

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 Les faisans de Colchide ont un régime alimentaire varié. Ils mangent des graines, des insectes, des vers, des mollusques, des fruits et parfois même de petits batraciens si l'occasion se présente. On peut le rencontrer dans les broussailles, les friches, les lisières et les zones agricoles et la nuit dans les arbres où il dort.

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 C'est un peu prés tout pour janvier je crois. Peu voir pas de sorties. En effet, l'hiver n'est pas ma saison ou du moins si. Pas de longues ballades en forêt ou dans le jardin. Le temps est à la lecture, au tri photo, à l'analyse. Mes dernières acquisitions que je recommande chaudement : "Arbres et arbustes" de Vaclav Vetvicka et de Vlasta Matousova, "Les mots, la mort, les sorts" de Jeanne Favret-Saada, "350 abres et arbustes" de Marget et Roland Spohn, "400 arbres et arbustes" de Bruno P. Kremer et surtout, le meilleur du meilleur, "A la rencontre des Orchidées sauvages de Rhône-Alpes" ducollectifde la société Françaised'Orchidophilie Rhône-Alpe.

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