dimanche 20 septembre 2020

Sortie en campagne 15 : soirées d'été.

Première soirée :

DSCN5110Nous sommes le 30 juin. Il fait chaud, trop chaud. Les températures ne cessent de m'inquiéter. Comme l'an dernier, des records de chaleur et de sécheresse sont battus. Le paysage est de plus en plus jaune et je m'interdis d'imaginer à quoi ils pourront ressembler dans le futur, même si j'ai bien une idée. Cela ne va pas sans me miner le morale. Pour remédier à ça, nous allons faire un petit tour hors de l'appartement. Le soir tombe. Les rues du village sont désertes et presque tous les comemrces sont fermés. Un bonheur. Nous aimons cette tranquillité qui nous a tant manqué ces dernières années. Celle-ci n'est rompue que de temps à autre par le pot d'échappement d'une mobilette, comme dans mon bled d'enfance. Les dernies martinets noirs (Apus apus) qui ont élu domicile sur l'église fendent le ciel. La plupart d'entre eux sont partis en Afrique. Au printemps ils reviendront nicher.

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Notre envie de sortir a été également motivée par une jolie rencontre dans la matinée. Une chauve-souris (Chiroptera), sans doute dérangée, est venue se poser sur le mur de l'église à la recherche d'une cavité dans laquelle trouver refuge pour la journée. Pour l'heure impossible de dire quelle espèce il s'agit, l'identificaton étant rarement possible sans que la tête, les oreilles voire les parties génitales ne soient examinées.

DSCN5113Dans quelques jours la Lune sera pleine. Pour l'heure elle ne se montre que timidement. Elle est ainsi dans sa phase gibbeuse croissante, c'est à dire que 66 à 96% de sa face est visible. Au premier regard on peut observer les mers luniares. Ce sont ces grandes pleines noires composées de basalte. En contre-bas, les cratères s'illustrent par leurs dimensions. Plus de 30 000 d'entre eux parsèment la surface. Bien qu'observables à l'oeil nu, ils sont peu profonds, 200 mètres maximum, et seul la lumière rasante permet de les voir.

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Un dernier regard par la fenêtre. Le sommet du Pilat se dresse au loin. Haut de 1431, il fait parti des contre-forts du Massif Central. De nature acides, la roche et le sol offrent une flore très différente de celle à la quelle nous avons l'habitude de voir. Le nom du massif veindrait d'une légende selon la quelle le corps pendu de Ponce Pilat y aurait été abandonné dans un puits, sur le versant Est, non loin de la ville de Vienne.

DSCN5147Sur le chemin, nous repérons les baies et les fruits qui murissent. C'est notement le cas des prunelles (Prunus spinosa) qui bien qu'appétissantes, ne pourront être consommées qu'à l'automne et de préférence blettes, quand elles ont perdu leur âpretées et donnent leur sucre. Certes on peut les manger tel quel, mais en confitures ou même en macérat (voire saumure) elles sont bien meilleures et libèrent tout leur goût de fruit sauvage.

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Les jeunes faisans de Colchide (Phasianus colchicus) ont bien grandis. Toujours sous l'oeil vigilant de leur mère, ils cherchent de quoi se nourrir dans les prairies fauchées. Aimant les graines, ils se nourrissent tout aussi bien d'insectes, de vers, de petits fruits et de limaces. Cette grande diversité dans leur régime alimentaire leur permet de devenir rapidement autonome. On nomme compagnie le groupe formé par la poule faisane et ses petits.

DSCN5139Le faisan n'est pas originaire d'Europe mais d'Asie. Il a été introduit en France par vagues successives entre le Moyen Âge, la Renaissance et notre époque contemporaine. Concidéré comme animal domestique, il est rare de le voir se reproduire en milieu naturel. Elevé et lâché pour le loisir de la chasse, on en compte plus de 31 sous-espèces. Ces introductions ne sont pas sans conséquence pour la biodiversité locale.

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Pour le moment, les petits faisans ne sont pas inquiétés par la sortie des fusils. D'ici peu les mâles prendront un beau plumage brun-roux, un collier blanc et une tête bleue-verte. Une plaque de peau rouge apparaîtra aussi à la base de son bec. Les femelles elles garderont leur plumage brun-gris plus discret qui leur permet quand elels nichent au sol dans la végétation de ne pas se faire repérer par leurs prédateurs.

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Les jeunes rouge-queue noirs (Phoenicurus ochruros) se lancent dans leurs premiers vols. Ternes, ils prendront d'ici peu une jolie teinte rousse à la base de la queue. Pour l'heure bien nombre d'entre eux, comme d'autres osieaux, sont à la recherche d'eau. En témoigne les traces de pattes laissées dans la boue d'une flaque après un orage éphèmére mais violent. La taille et la forme des doigts permettent d'avoir une idée des espèces présentes.

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En lisière, un lièvre d'Europe (Lepus europaeus) est à l'affût. Oreilles dréssées, il nous a sans doute vu. Dès qu'il fait un peu moins chaud, voilà que ce gros léporidé (famille des lièvres et des lapins) sort pour chercher les herbes tendres. Plaine agricole oblige, il n'est pas rare de le voir grignotter les légumes des exploitants. Peu voire non tiré dans le secteur, il se laisse facilement observer sans a avoir la patience d'en faire l'affût.

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Deux petits rapaces fotn des allés retours des champs à la forêt et par moment, volent en stationnaire. Il s'agit du faucon crécerelle (Falco tinnunculus) et de son cousin le faucon hobereau (Falco subbuteo). Bien que mangeant la même chose, le premier aura une nette préfèrence pour les rongeurs et les petits osieaux du type passereaux (mésanges par exemple) tandis que le second se tournera de préfèrence vers les gros insectes comme les libellules et d'oiseaux plus ou moins rapides comme les hirondelles et les martinets.

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Enfin la nuit tombe. Nous partons tranquillement chez nous, accompagné du croassement d'une famille de corneilles noires (Corvus corone) qui a élu domicile dans les vergers. Silouhette élancée, corps et bec noirs, il n'y a pas de doutes. Elles n'ont pas encore rejoins les grands vols de corvidés qui se réunissent le soir en dortoirs. Cela ne serait tarder, les petites corneilles commencent à avoir une stature similaire à celle des adultes.

 

 

Deuxième soirée :

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Nous sommes le 3 juillet. Le ciel est incroyable, et on pourrait presque y voir une énergie divine tant la lumière fondant les nuages est belle. Il ne nous en faut pas plus pour sortir les basquets, les jumelles et l'apapreil photo. Nous partons voir la culture de kiwi sur laquelle Thomas travail. Bingo, une chevêche d'Athéna (Athene noctua) se pose au-dessus de notre tête. Le moment est court mais intense. Nous adorons cette petite chouette aux grands yeux dorées. Il en était de même dans l'antiquité par les grecs puis les romains. Ceux-ci voyaient en elle la messagère de la déesse Athéna (appelée Minerve à Rome), déesse de la sagesse, de la connaissance, de la sicence et de la guerre tactique. C'est ainsi qu'on peut la voir frappée sur des pièces de monnaies gallo-romaines qui portent son nom mais aussi, de la retrouver sur la pièce d'un euro grecque. Les récompenses des vainqueurs sportifs ou de guerres athéniens se voyent également remettre des amphores et des vases ornés de cette petite chouette.

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Voilà la Lune pleine, 96 à 100% de sa surface est visible. Cette observation est possible tous les 29 jours 1/2. Cette phase de pleine lune ne s'oberve qu'une partie de la nuit, celle-ci étant en mouvement. Si c'est un plaisir pour le néophyte de pouvoir faire cette simple observation, elle l'est beaucoup moins pour les astronomes qui ne peuvent pas avec son reflet, observer avec aisance les autres astres que sont les étoiles et les planètes.

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Dans le clair obscure, les rouge-queue noirs (Phoenicurus ochruros) poussent quelques cris. Présents dans les éboulis, les falaises et les bâtiments, ils s'aventurent à la recherche de nourriture dans les champs. Insectivores, ils mangent tous les arthropodes qui se trouvent à portée de bec. Päillons, mouches, larves, araignées, lombrics ou mouches, rien ne leur échappe. En fonction de la saison, il peut se nourrir de baies prélevées sur les buissons.

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Sous la lune, un tarier pâtre (Saxicola rubicola) surveille sa famille. Tête noire, collier blanc et poitrine rosée, il s'agit d'un mâle. Cet oiseau des fourrés aime se mettre sur les piquets et les branches en hauteur pour scruter son territoire. Il s'assure ainsi qu'aucun concurents ne puissent en prendre possession. Insectivore lui aussi, il peut aussi bien chasser en journée qu'à la tombée de la nuit, toujours à proximité de la végétation.

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Avec l'avancée de l'été, les oiseaux sont beaucoup plus discrets. Certains comme le serin cini (Serinus serinus) peuvent encore chanter de temps à autre mais les notes qui s'échappent de leur bec sont beaucoup plus tenues.

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Les petits ayant pour beaucoup pris leur envol et les couples s'étant défaits, il n'est plus nécessaire pour les mâles de protéger leur territoire en poussant la voix. Revenons en au serin cini. Il est le plus petit représentant de sa famille, les fringilles, en Europe. Il se reconnaît à ses mouchetures brunes et à ses teintes jaunes, qui sont presques absentes chez la femelle. Avec son bec épais, il brise les délicates graines de graminées. Il peut dans une moindre mesure se tourner vers les graines des arbres pour s'alimenter.

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L'obscurité est là, et après une marche rafraîchissante nous partons nous couche. Quelques corneilles coassent à notre passage. Les feuillages fatigués des érables bruissent. Sur nos têtes, les chauves-souris chasses et nous distinguons le long du chemin des ombres s'enfuyant à notre arrivée. Il est bien dur de se mettre au lit, tant tout nous incite ici à rester à révasser sous les étoiles et sous cette énorme Lune brillante.

 

Troisième soirée :

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Nous voilà quelques jours plus tard, le 5 juillet. Le sol a plus que jamais soif et les cultures de céréales sont sur le point d'être récoltées. On pourrait se croîre dans une zone aride. Pourtant les fortes chaleurs d'août ne sont pas encore là, mais à cette instant nous l'ignorons, tout occupé à découvrir le nouveau terrain de jeu qu'est le vilage et ses alentours. J'ai peine à croire que la ville, l'autoroute et les industries sont si proches. Devant nous, se dressent des colines, des champs jaunies et quelques maisons au toit de tuiles rouges. Nanmoins il ne faudra pas plus d'un petit quart d'heure de marche à pied pour revenir à la réalité. Mais pour l'heure savourons l'instant présent. Pour cette troisième sortie, nous trichons un peu en partant à l'heure du repas. C'est une occasion rêvée pour pique-niquer en campagne, mais pris dans nos observations naturalistes, nous finirions par dîner chez nous au milieu de la nuit.

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Au-dessus des chants de blé, le Mont Blanc se dresse avec fierté. Nous ne pensions pas en avoir une si belle vue et pourtant. Culminant à 4 809 mètres d'altitudes, il écrasse de sa préstance tous les massifs alentours qui semblent bien petits. Plus sommet des Alpes et d'Europe de l'Ouest, il délimite la France et l'Italie, les deux pays se disputant depuis l'appartenance sur sommet depuis 1865. Un conflit qui n'est toujours pas réglé.

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Dans l'armoise commune (Artemisia vulgaris), plante précieuse pour les douleurs menstruelles et pour la digestion, une troupe de moineaux domestiques (Passer domesticus) s'anime gaiement. Perçue comme une espèce commune voire insignifiante, le moineau domestique a vu en 30 ans ces populations s'éffondrer, faisnat de l'oiseau un animal de moins en moins commun. Un exemple de l'importance qu'il faut accorder à ce que l'on nomme la nature ordinaire et qui est tout aussi riche que ce que l'on peut trouver dans les forêts vierges.

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Voilà les champs de céréales. Sous les épis une multitues d'oiseaux se cachent comme les cailles des blés (Coturnix coturnix). Sur les têtes dorées, les coccinelles (Coccinellidae) chassent les pucerons (Aphidoidea). C'est tout un écosystème qui se met en place. Je pourrais passer des heures, adossée dans la talus d'en face, à contempler les animaux qui s'y abritent ou pendant la marche, à passer mes doigts le long des tiges.

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En moins d'une heure, le ciel présente quatre visages, quatre visages qui peu  peu annonce l'orage. Nous pressons le pas, non pas sans prendre 2 minutes pour nous asseoir pour contempler les nuages. Situés au sommet d'une coline aux pieds de laquelle serpente le Rhône, nous prenons l'habitude d'être accaompagnés par le vent et les averses. Souvent brèves, elles ont le mérite de nous faire oublier pendant un temps la canicule.

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Ce soir là, pour la première fois de l'année, je vois des pieds de daturas stramoines (Datura stramonium) fleuris. La fleur n'est pas rare, mais elle n'en est pas moins fascinante. Plante de sorcière et du vaudou, maudite pour sa toxicité et admirée pour ses usages chamaniques, je l'aime surtout dans sa dimension ethnobotanique, sa relation à l'Homme à travers l'Histoire étant incroyablement riche et complexe. De quoi passer des heures à lire sur son origine encore discutée, ses multiples noms ou sur la place qu'on lui laisse aujourd'hui dans la légistation.

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D'autres espèces communes attirent notre attention. Quand on parle de pigeons ramiers (Columba palumbus) ou de corneilles noires (Corvus corone), bien souvent les yeux se tournent et les bouches font la moue, signe que ces animaux ne sont pas vraiment dignes d'intrêrets. Et pourtant, il y a là aussi tellement à dire. Quand je suis en sortie nature comme éducatrice à l'environnement, je peux parler pendant des heures de ces deux espèces aux comportements si surprenants. Le pigeon qui donne du lait de gorge pour nourrir ses pettis, les corneilles qui peuvent élever leurs rejetons pendant plusieurs années ou pleurer un mort ... il y a tant de choses à apprendre.

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Sur le chemin du retour nous avons une jolie surprise. Une jeune pie grièche écorcheur (Lanius collurio) comme l'atteste ses ailes brunes, son masque noir et sa gorge blanche. L'obscurité ne le laisse pas voir mais le bout du bec est crochu et croisé. Il lui permet d'attraper les insectes et petits animaux comme les jeunes lézards dont il se nourrie. En cas d'abondance, peut arrocher ses rpoies sur les épines des buissons et sur les barbelés des prés pour pouvoir venir les manger un peu plus tard. Hélas, c'est une espèce en forte régression.

Pour l'heure, aucune sortie n'est prévue à nouveau. Je susi en arrêt et je profite de mon chez moi pour dessiner, écrire mes articles blogs et m'adonner à bien d'autres choses. Je susi patiente et je pense que bientot, j'irai courrir dans les champs. Pour l'heure mon évasion se faire à travers mes carnets illustrés que vous pouvez retrouver sur mon Instagram ICI, un retour aux sources, le blog étant apparu à l'origine créé pour partager mes dessins.

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samedi 21 mars 2020

La LPO au rythme de l'Hiver.

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Quoi de neuf à la LPO Rhône ? Beaucoup de choses ! L'hiver a été bien remplit, en particulier le mois de janvier.

Les comptages LPO à Miribel Jonage

Tout commence en début d'année avec le comptage des grands cormorans (Phalacrocorax carbo) au dortoir. Nous participons à celui de Miribel Jonage. Pas moins de 500 individus y passent la nuit. Les effectifs sont stables. J'ai toujours pris plaisir à les voir au fil des mois pêcher les poissons chats. Une étude réalisée dans le secteur et sur appuie des rejections des cormorans montre que leur régime alimentaire se compose de 85 à 95% de ses poissons, de quoi changer le regard de ceux qui les accusent un peu trop vite de prédater les ombres et les gardons. Espérons que les tirs administratifs autorisant le prélèvement de 100 individus dans le Rhône ne conduisent pas à l'effondrement de cette population encore fragile.

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Les arbres des forêts alluviales des petites îles et presque-îles sont des lieux de vigiélature parfaits, du moins, du moment où les bateaux ne passent pas à toute vitesse à ras de berges, poussant les oiseaux à s'envoler. Je vous laisse imaginer la complexité du comptage. Nous sommes ce soir là 7-8, équipés de jumelles et de longues vues à tenter de dénombrer les oiseaux se posant sur les branches pour passer la nuit.

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Mi-janvier, changement de mission mais on garde le même cadre. Nous sommes toujours à Miribel Jonage mais cette fois pour participer au Wetland, le comptage international des oiseaux d'eau. Plusieurs équipes se partagent les différentes zones humides du Rhône pour compter sur la même matinée les oiseaux inféodés à ces milieux. Douceur hivernale obligeant, très peu d'oiseaux sont comptabilisés comme les années précédentes.

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Le rouge-gorge familier (Erithacus rubecula) aime les lisières, les friches, les zones boisées ou plus ouvertes des milieux ruraux. Celui-ci a triste mine, sans doute prédaté par un oiseau de proies ou un chat. Tout bossu et voltant, je ne donne pas cher de sa peau. C'est le lot de la plupart des petits passereaux, ne vivant que rarement plus de deux ans en milieu naturel en raison des nombreux dangers auxquels ils doivent faire face.

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Territoriale et solitaire, c'est un des rares oiseaux où les deux sexes partagent le chant comme moyen de communication et de délimitation de territoire. Chez la plupart des autres espèces, seuls les mâles portent la voix pour la saison des amours pour séduire les femelles, combattre les rivaux et définir l'espace de vie, bref, c'est ce que l'on retrouve chez les mammifères avec les marqueurs olfactifs ou les barrières de bois des pavillons ruraux.

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Comme depuis 3 ans, il y a peu d'oiseaux d'eau hivernants, la faute aux hivers particulièrement doux qui ne poussent pas les canards du grand nord de l'Europe à rejoindre nos latitudes. Piège fatal, quand les vagues de froids arrivent brutalement ils sont souvent pris au dépourvu. Les populations se scindent alors en deux, une partie reste et affronte un froid mortel, l'autre part en migration au risque de ne pouvoir se nourrir sur sa route. Un pari qui se solde souvent par la mort d'un des deux groupes. Ici, ce sont deux mâles et une femelle de nettes rousses (Netta rufina) qui ont pris refuge à Miribel et qui sont des habitués du lieu.

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Changement de paysage, nous voilà au grand large, une vaste étendue d'eau semi-artificielle pour aller identifier les laridés qui vont au dortoir, entendons par là les goélands et les mouettes qui se mettent au lit, mais avant, passage obligé par les phragmites pour voir notre premier rémiz penduline (Remiz pendulinus) pour notre plus grand bonheur. Sur la digue, une multitude de grands cormorans (Phalacrocorax carbo) prennent le soleil.

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Deux solitaires nagent à notre rencontre, une oie domestique (Anser anser domesticus) et un cygne turbeculé (Cygnus olor). Habitués au pain, ils voient dans les humains de quoi avoir un repas sans le moindre effort. Bien mal leur en prend, le pain est dangereux pour les oiseaux et peut déformer leurs ailes, abîmer les plumes rendant l'oiseau inapte au vol, créer des inclusions intestinales et même se montrer mortel. Autant leur donner de l'herbe.

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Dans la même phragmiteraie que les rémiz, de mignonnes orites à longue queue (Aegithalos caudatus) donnent de la voix. Ces oiseaux ont longtemps été rangés jusqu'à peu dans la grande famille des mésanges - désormais ils sont rattachés aux orites, nom que j'adore. Les orties communiquent par petits cris pour s'assurer de savoir où se trouve chaque individu, s'il y a du danger à proximité et s'il y a de quoi à manger à tout hasard dans le coin. Minuscules, ces boules de plumes noires, roses et blanches sont photogéniques, en particulier dans elles explorent les bourgeons des branches de saules qui plient sur leur poids et les conduisent à avoir la tête en bas pour se nourrir. Elles peuvent former des groupes de 4 à 20 individus pour arpenter les cimes des arbres, les haies et les fourrés denses à la recherche de graines, de baies et d'insectes.

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Nouvel observation, celle de quatre goélands cendrés (Larus canus). Petits, ils sont un peu plus gros que les mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus) qui les accompagnent. Le plumage en partie brun indique qu'il s'agit de juvéniles, les adultes étant complètement blancs et gris. Se raréfiant, les individus que l'on trouve à proximité du Rhône sont pour la plupart migrateurs et proviennent des pays du nord comme les pays scandinaves.

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Le soleil se couche, nous finissons par un comptage des laridés - c'est à dire des divers goélands et mouettes - qui vont sagement se poser sur la grande digue pour passer la nuit. Nous sommes une vingtaines équipés de jumelles et de longues vues pour compter les 1000 à 1200 oiseaux qui se trouvent là. Un sacré monde mais rien d'important quand on sait que cela représente la totalités des oiseaux présent sur presque le territoire.

 

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Actions LPO chez les exploitants

Ballade sur Irigny, nous en profitons pour aller voir la mare creusée à la fin de l'automne 2019 au milieu des vergers de pommiers et de poiriers, chez deux jeunes exploitants très sympas et dynamiques. Nous étions alors 20 à 25 pour tendre les bâches et adoucir les berges à coups de pelles et de pioches sous un début de pluie battante. D'ailleurs, vous pouvez en retrouver le récit détaillé en cliquant ICI. De retour sur place 4 mois plus tard, elle est toujours là. Le géotextile commence à brunir et se fondera parfaitement dans le paysage d'ici quelques semaines. Le fond devient vaseux, permettant ainsi aux premières plantes de s'installer et de permettre aux animaux d'arriver à leur tour. Déjà les Gerris, petites punaises d'eau carnivores souvent confondues avec des araignées, ont fait leur entrée et chasse les malheureux insectes tombés à l'eau.

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Changement de décor, nous voilà à proximité de Craponne, chez un maraîcher et horticulteur pour réaliser divers nichoirs pour favoriser la biodiversité de son exploitation. Chouette chevêche, huppe fasciée, mésanges bleues et charbonnières, moineaux domestiques ... ce sont là quelques unes des espèces que nous avons tenté de contenter, avec une sacrée équipe de bénévoles, en leur offrant un logis digne de ce nom. 

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Parents comme enfants mettent la main à la pâte. Il faut déjà comprendre les schémas, qui ne sont pas toujours simples à maîtriser, s'assurer que toutes les pièces sont là et que le bon nombre de vis figure sur la bâche. Au final tous les nichoirs seront fabriqués dans la matinée puis posés l'après-midi avec des perchoirs à rapaces pour mener des actions sur les rongeurs pouvant causer des dégâts importants sur les cultures.

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Nouveau passage près d'une mare, celle du Parc Lacroix Laval, la toute première que nous avons réalisé et que je documente ICI. Quelques jours plus tard je débutais à la LPO AuRA Rhône. Creusée dans la parc, à proximité de la forêt, des chemins de promenades et des enclos des chevaux de des daims, cette mare à pour objectif d'acceuillir les amphibiens du parc qui sont nombreux mais trouve pas nécessairement de quoi se reproduire.

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Pour notre plus grande bonheur, dans celle-ci se trouvent déjà des tritons alpestres (Ichthyosaura alpestris), des grenouilles agiles (Rana dalmatina), des limnées (Lymneas sp.) ou encore des larves de libellules. Tout un écosystème devenu fonctionnel et qui abrite de nombreux animaux. Cela ne va pas sans faire plaisir quand on pense à la difficulté que cela a été de la creuser mais aussi auc bons moments de rigolade que cela a été.

 

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À la recherche du hibou grand duc

La nuit commence à tomber. Nous sommes mi-février et pas moins de 70 dans la petite salle des fêtes de Tupin et Semon, sur les hauteurs d'une des rives du Rhône. La mission de la soirée ? Partir à la recherche du hibou grand duc (Bubo bubo), le plus grand hibou du monde avec 1,80 m d'envergure. Repartis en équipes, nous avons chacun notre vallon à surveiller. Il faut alors tendre l'oreille pour entendre le "Hou" grave du mâle et les "Hou hou" plus aiguës de la femelle en faisant abstraction de l'autoroute en contrebas, des aboiements des chiens du voisinage et des cris des autres animaux sauvages présents, sans parler non plus du vent qui déforme les sons qui nous parviennent. Nous prospectons ce soir là les vallons rhodaniens des départements du Rhône, de la Loire, de l'Isère et de l'Ardèche. Autant vous dire que nous sommes motivés, à attendre un peu plus d'une heure immobile dans le froid et la tombée du jour à guetter un signe de présence.

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Notre vallon est entouré de vignes de grand renom. C'est d'ailleurs une des principales menaces pour notre grand duc. L'hectare dépassant parfois le million d'euros, les vals boisés et pourtant protégés ne font pas passe aux appétits de certains. Les pelles mécaniques arrachent sans ménagement les arbres, les rochers sont minés et la faune chassée. Autant dire qu'il faut apporter une vigilance toute particulière dans ces secteurs.

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Nos espérances sont grandes. Le vallon que nous surveillons n'a pas revu de grands ducs depuis 2016, année à la quelle le mâle du couple qui s'y reproduisait, a fini électrocuté sur une ligne à haute-tension. Nous nous attendions pas de ce fait à entendre chanter notre premier duc et pourtant, ce soir là, il a pour la première fois depuis longtemps donné de la voix. ll s'agit d'un mâle que nous n'avons toujours pas réussi à voir.

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Levons les yeux au ciel, un immense vol de choucas des tours  (Coloeus monedulanous survole. Les oiseaux rejoignent leur dortoir qu'ils quitterons au petit matin pour chercher de quoi ce nourrir. Le printemps étant là, on ne trouve désormais que de petits groupes voire, des couples isolés qui nichent dans les cavités des arbres et des bâtiments. Il faudra attendre l'automne pour que voir se former à nouveau ces grands rassemblements.

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Départ pour le second vallon que nous suivons. Monsieur et madame grands ducs sont tous les deux là, donnent de la voix et nous avons même la chance de voir pour la première fois le mâle ! La photo est de piètre qualité mais qu'importe, le majestueux rapace est là. À l'heure actuelle la femelle est en train de couver et nous retournerons voir le charmant couple d'ici quelques semaines pour écouter les cris des poussins sortis de l'oeuf.

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Falaises, vignes, forêts et pelouses sèches, les coteaux et vallons rhodaniens présentent une grande diversité de milieux naturels qui malheureusement sont mis à l'épreuve avec l'intensification de la pratique agricole. C'est regrettable, d'autant quand on voit que de nombreux producteurs et exploitants adoptent des pratiques respectueuses de l'environnement et économiquement viables. Nous avons même pu profiter de l'intervention d'un exploitant locale nous présentant le fonctionnement de sa vigne et de toutes les mesures qu'il met en place pour favoriser la faune et la flore. Une belel initiative que, je l'espère, sera suivie par d'autres.

 

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Prospection hivernale des chauves-souris dans les Monts d'Or

Qu'il fait froid ce matin de février. Un vent terrible et glacé souffle et nous contraint à trouver refuge derrière les arbres des rives de la Saône qui bordent le parking où nous nous trouverons. Nous sommes 35 lèves-tôt réunis pour partir en chasse. Pas de fusils, pas de filets et pas de pièges dans nos sacs masi des lampes torches. Nous partons chercher les chauves-souris hivernantes qui ont trouvé refuges dans les Monts d'Or. Nos investigations ne sont pas menés au hasard mais dansa certains des tunnels des vieilles mines de pierres dorées où peut de personnes s'aventurent, laissant aux animaux tout le repos qu'il leur est permis. La veille, nous avons même bénéficié d'une conférence tenue par un membre passionné et connaisseur des chiroptères, l'autre nom donné aux chauves-souris.

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Nous voilà à l'entrée du tunnel qui mesure tout au plus une vingtaine de mètres. Confectionné avec les débris de pierres dorées, il a été construit comme bien d'autres, pour soutenir les amas de déchets de la carrières. Court, nous mettons tout de même près d'une heure à le parcourir, la recherche étant minutieuse. En effet, chaque cavité doit être inspectée avec attention à lampe torche pour voir d'un peu plus près ce qui s'y cache.

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Cependant on ne serait stationner trop longtemps et éclairer plus d'un bref instant les animaux, la lumière, la chaleur, la vapeur dégagée par la respiration ou encore les ultrasons provoqués par les vestes pouvant mettre à mal les dormeuses. Alors pourquoi les chercher ? Simplement pour établir leur nombre et évaluer l'état de leur population, de nombreuses espèces de chiroptères étant en danger. Dans la galerie d'autres bestioles ont trouvé leur place comme ces araignées se tenant aux aguets, prêtes à partir en chasse à la moindre fibration détectée.

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Vous la voyez, bien cachée au fond de sa cavité ? Une magnifique chauves-souris endormie et de mémoire, que l'on peut nommer oreillard et à rapprocher du type oreillard gris (Plecotus austriacus) car chez les chiroptères, les identifications ne sont pas toujours simples, en particulier pour les novices que nous sommes. Forme du nez, oreilles, forme des arcades, manière dont les ailes sont repliées .... les critères sont nombreux.

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D'autres hivernants se trouve là. La découpure ou noctuelle des cavernes (Scolipterys libatrix) est un jolie papillon, de 4 à 5 centimètres, et qui passe l'hiver dans les caves, les grottes et tout autre souterrain lui permettant de se mettre à l'abri du gel. Hors période hivernale, elle est surtout inféodés aux milieux humides mais se rencontre aussi dans les parcs et jardins. Donnant deux générations en une saison de reproduction, de mars à décembre, c'est la seconde vague de papillons que l'on retrouve dans les tunnels à cette saison.

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Voilà trois courageux affairés dans les galeries. On ne le dirait pas comme ça, mais bien que la température frôle les 5 à 6 degrés C°, il fait bien meilleur qu'à l'exterieur. Les tunnels sont vieux, pour certains ils ont plus de cents ans, pour d'autres à peine 50 ans. On y trouve de nombreux vestiges, comme dans celui-ci où les feuilles de drôles de revues des années 60 sont parsemées sur le sol, sans parler des bidons de produits aujourd'hui interdits, d'anciennes cartouches de chasses et même des carcasses de vielles motocyclettes.

 

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Sortie LPO sur les lacs d'Anse

Petite sortie organisée par les bénévoles de la LPO Rhône et de la LPO Ain pour découvrir les oiseaux d'Anse, et en particulier ceux présents dans les lacs formés par les carrières d'extraction de graviers qui sont bien implantées sur la commune. Sans surprise et comme pour le Wetland, il y a peu d'oiseaux aquatiques à observer. Pas de panique il y a bien d'autres choses à voir, en particulier des plantes, des fleurs, des nids d'écureuils ou encore, des petits passereaux aimant les forêts naissantes et les zones de friches. Nous avons tout de même eu la chance de voir passer dans nos objectifs le pic épeichette (Dendrocopos minor) mâle, un oiseau à la calotte rouge que nous ne voyons pas tous les jours, pour le plus grand bonheur du public. Bref, une sortie comme je les aime qui donne l'occasion de faire tout aussi bien de l'ornithologie que de la botanique.

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Voilà deux belles rosettes que l'on ne serait être tentés de consommer. Pouvez vous les nommer ? À gauche il s'agit de l'onagre (Oenothera sp.), dont l'espèce ne pourra être connue qu'à la floraison. Les feuilles sont réputées pour être comestibles et entrer dans la composition de salades ou de soupes. La racines ont un goût poivré et peuvent être cuisinées comme des pomme de terre. Pour avoir essayé, je trouve cela vraiment pas bon. À droite, il s'agît d'une rosette de cardère sauvage (Dipsacus fullonum) reconnaissable aux aspérités des feuilles basales.

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En voici des cardères sauvages, ils s'agient des sommités fleuries de l'été dernier. À l'automne, les nombreux chardonnerets élégants (Carduelis carduelis) du coin viennent s'y nourrir. Leur bec est particulièrement long pour un granivore, il leur sert à attraper les graines logées dans leurs capitules pour s'en nourrir. Nous avons pu ce jour là en voir quelques uns se battre avec acharnement, signe que la période de reproduction débute.

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Mais qui est passé par là ? Le castor d'Europe (Castor fiber) bien évidement ! Il a grignoté pendant la majeur partie de l'hiver l'écorce et les jeunes branches des saules qu'il récupère sans mal après avoir fait tomber à l'aide de ses dents pouvant ronger le bois pendant des heures. Au printemps venu il laisse de côté cette nourriture pour préférer les feuillages et herbes tendre qui commencent à pousser à profusion.

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C'est la saison pour le rougegorge familier (Erithacus rubecula). On peut l'entendre chanter à tue-tête pour défendre son territoire et attrier une compagne. Attention, mâle comme femelle chantent, ne permettant pas toujours de savoir si on se trouve face à un comportement territorial ou reproducteur, d'autant plus que la plupart des rougegorges migrateurs ne sont pas encore tous partis. Un vrai casse tête pour une si petit oiseau.

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Les aulnes glutineux (Alnus glutinosa) sont en fleurs. À gauche il s'agit de chatons mâles, qui ne sont pas encore matures sur ce plan pour éviter que l'arbre ne s'autoféconde car les chatons femelles, à droite, sont ouverts et en attente du pollen qui sera porté vers eux par le vent. C'est une espèce qui apprécie les milieux humides et qui a besoin d'avoir les pieds dans l'eau pour pouvoir se développer, ce qui le rend sensible à la sècheresse.

 

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Assister au réveil du faucon pélerin.

Levé à 5 heure et demi, aie, je n'en avais plus l'habitude depuis cet été, mais cela en vaut la peine. Nous avons un rendez-vous à ne pas manquer ce matin. Nous rejoignons Pascal, bénévole pour la mission pèlerin à 7 heure, le thermos de thé à la main. Nous sommes une petite quinzaine à assister au réveil du faucon pèlerin (Falco peregrinus). En vol battu, c'est à dire en agitant les ailles, il peut atteindre 100 km/h et en piquer entre 180 et 250 Km/h avec des pointes à 376 Km/h et une vitesse maximale théorique comprise entre 380 et 400 Km/h. Incroyable ! Après avoir vu le plus grand hibou du monde nous nous offrons l'oiseau le plus rapide, de quoi nous rappeler que nous n'avons rien à envier aux autres pays et que, sans être forcément très colorés (quoi que), les oiseaux de France métropolitaine sont tout autant fascinants et méritent que l'on s'attardent sur eux.

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Monsieur et madame s'éveillent et donnent de la voix, juste quelques cris histoire de se dire bonjour avant de partir en chasse. Ils mettront peu de temps à revenir, les serres chargées de leur déjeuner pour le mâle en premier temps, puis la femelle une demie heure plus tard. Sur le pilier, un amas rouge se forme et des plumes nous arrivent au visage, protées pour le vent. Le matin est le meilleur moment pour les observer. La journée ils se montrent relativement absents, affairés à se nourrir et ne revenant que rarement sur la tour.

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Parmi les proies au menu, on trouve surtout des oiseaux, qu'il saisie en vol ou en piqué. Il en tient d'ailleurs une particularité propre à tous les rapaces prédateurs d'autres oiseaux : un très long doigt à chaque patte pour bien les saisir. Ici ce sont surtout les pigeons bisets,et les pigeons ramiers qui figurent au menu, avec aussi des choucas des tours, des corneilles noires, des moineaux, des pinsons et bien d'autres petits passereaux.

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Il n'y a pas de hasard s'il le couple à élu domicile ici, tout comme le couple de faucons crécerelles (Falco tinnunculus) qui vit au sommet de la tour. Madame se cache dans une alcôve (vous la voyez ?), c'est là où depuis plusieurs années, elle pont entre 4 et 5 oeufs crèmes tachetés de rouge brique, à l'abri de la plupart des regards. Elle couvra sa ponte pendant 30 jours, et sera relayée entre 1/3 et 1/4 du temps par son mâle.

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Un dernier coup d'oeil vers le ciel et nous partons en direction d'un champ à la terre fraîchement retournée. C'est là qu'une trentaine d'œdicnèmes criards (Burhinus oedicnemus) a prit la décision de rester pour l'hiver et de ne pas partir en migration. Avec notre longue vue nous parcourons cette étendue nue sans les voir et pourtant ils sont là. As dans le camouflage, ces oiseaux aux grands yeux dorés sont très suivis dans le Rhône par la LPO.

 

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Des nids et des vélos pour aider les hirondelles des fenêtres.

Voilà l'un de mes plus gros projets de l'année dans le cadre de mon travail. L'objectif est de favoriser les populations d'hirondelles des fenêtres (Delichon urbicum). sur la commune de Saint Priest. Pour se faire, le 7 mars nous partons avec les enfants du centre de loisir du fort de la ville, leurs encadrants, l'association "La maison du vélo" ainsi qu'avec Nathalie et Marie-Claire bénévoles LPO Aura Rhône, nous nous embarquons dans un périple à vélo pour une grande chasse au trésor. L'objectif ? Trouver les meilleurs sites dans le quartier de Manissieux pour poser des nids d'hirondelles confectionnés par nos soins pendant les jours suivants pour permettre l'installation d'une nouvelle colonie. L'équipe de France 3 Lyon est là aussi pour nous filmer à travers notre périple. Le reportage passera le soir même, en même temps que la conférence aurpès du grand public (plsu de 50 personnes) pour présenter les hirondelles et martinets présents sur la commune et comment les favoriser. C'est pour moi l'occasion de faire ma première télé. Il n'y a pas photo, passer devant la caméra ce n'est vraiment pas fait pour moi.

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Première étape, confectionner les moules sur lesquels seront appliqués le mélange de béton-bois. D'ordinaire ils sont confectionner en plâtre, mais devant transporter plus de 20 de ces moules, j'ai opté pour des moules en pâte à sel. Ceux ci sont appliqués sur des planches qui les supporterons, protégés d'un filme plastique alimentaire et huilés. Pendant ce temps une autre équipe mélange le béton à prise rapide avec des copeaux de bois.

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C'est alors le moment de passer au tartinage. Équipés de gants, les enfants ont pu dans pendant une après-midi naissance à six nids d'hirondelles en binôme. Le soir, ce sont les habitants de la ville qui ont pris le relais et qui à leur tour ont pu confectionner le mélange avant de l'appliquer sur une dizaines de moules. Il faut désormais attendre une petite semaine pour démouler pour avoir le résultat et si besoin, faire quelques ajustements.

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La séance se termine par une session de jeux autour des oiseaux du Rhône et des migrateurs. Au choix un jeu de l'oie sur le parcours des hirondelles de l'Europe à l'Afrique du sud, des livrets de jeux divers et un jeu géographique de mon invention sur le parcours de six migrateurs et dont je ne suis pas peu fière. Il a pour but de faire aimer la géographie aux enfants de manière ludique tout en découvrant les oiseaux.

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Ce projet qui me tient particulièrement à coeur, je n'en connais pas l'avenir. Une sortie était programmée pour le 7 mai pour voir les hirondelles et les martinets et les nids devaient être posés dans quelques jours, à voir si le confinement s'étendra jusqu'à là. J'écris ces lignes au soir du dimanche 15 mars, dans une ambiance toute particulière. Vendredi, la LPO AuRA suivie par la LPO France a prit pour décision d'annuler toute manifestation avec du public, que l'action soit salariée ou bénévole. Je ne pourrai de ce fait vous parler de notre cycle débuté en février par le groupe jeunes LPO Rhône sur les dinosaures et qui a débuté mi-février par une conférence sur les plumes et les dinosaures et qui devait se poursuivre hier par une visite du musée Confluence qui n'a pu avoir lieu.

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Jeudi il a été annoncé que les écoles seront fermées dès demain, la rumeur annonce un durcissement du confinement, avec un couvre-feu et des déplacements limités dès mardi et la plupart commerces ont clos leur porte samedi à minuit. Drôle de situation, où on s'exaspère du comportement de ceux qui ne comprennent pas l'urgence de la situation et où l'on a peur pour ses proches. Sans pour autant céder à la panique, j'ai le sentiment que ce ne sera que lundi matin, en arrivant au travail et en traversant les rues, que je prendrai  véritablement conscience de la situation. Il y a de fortes chances que je passe le prochain mois en télétravail. Pour le mois à venir, je n'avais pas moins de 38 animations et autres programmées - sans parler de celles de mes collègues, et sans remettre en question les règles de sécurité dictées par les autorités, je ne peux m'empêcher de m'inquiéter pour l'aveneir dont je n'arrive pas à me faire une idée de ce qu'il pourra être fait. Cet article sera publié une à deux semaines après son écriture, peut être que les choses seront plus claires mais j'avoue que même sans céder à la peur, pour l'une des toutes premières fois de ma vie je ne suis pas sereine au point d'en perdre mon optimisme. 

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mercredi 29 août 2018

Au jardin sous l’éclipse de Lune.

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L'été au jardin, à la lumière des flammes des bougies, cela faisait longtemps que nous en rêvions. Pour la peine nous voilà pour juillet en Isère à profiter de la fraîcheur de la maison familiale. C'est le moment idéal pour se retrouver. Je travaille tout au long de la belle saison en bureau, mais je ne perds pas de vue ma passion, dans ce cadre idyllique pour observer les oiseaux et en particulier les petits passereaux.

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La nuit des étoiles a été radieuse, le 3-4-5 aout ce fût le moment de jouer avec l'obscurité, de s'étendre dans l'herbe pour observer les astres et les comètes traverser le ciel. Mars comme au soir de l'éclipse de Lune était en habit de fête et il a même été possible d'observer les anneaux de Vénus.

Pour voir la grande éclipse lunaire, il fallait être au rendez-vous avec l'univers le 27 juillet. Dans de nombreuses régions les nuages ont été de la mise mais ont permis de créer des photographies incroyables pour certains. D'ordinaire blanche, la Lune est apparue dans une teinte pourpre qu'on lui connaît rarement.

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Les prochains rendez-vous sont pris : le 16 juillet 2019 pour une éclipse de Lune partielle puis le 5 janvier et le 5 juin 2021 pour une éclipse pénombrale souvent difficile à détecter à l'oeil nu. Reste plus qu'à attendre d'ici là où à partir sur les continents que sont l'Asie ou l'Amérique pour observer au plus tôt ces phénomènes astraux.

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En propection autours du potager, je fais une triste découverte. Une chauve-souris gît à l'entrée de celui-ci, sans doute victime d'un chat de la maisonnée. Son espèce reste encore à déterminer. C'est là un des cruels dilemmes qui se pose quand on aime la faune et les animaux de compagnie. Bien souvent la cohabitation des deux pose problème, en particulier pour les espèces sensibles qui, victimes de nombreuses pressions liées à leur habitat, se voient également prédatées plus que d'ordinaire ce qui ne va pas sans impacter leurs populations.

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Voilà les dits coupables. Le noiraud, c'est un de mes chats bien-aimés et que je n'ai pu prendre dans ma valise en partant pour la ville. Recueilli à l'âge de 4 semaines, il était voué à finir comme le reste de sa portée si mes frangins n'étaient pas intervenus à temps : un coup derrière la tête. La non stérilisation des chats en campagne est un véritable problème. La non gestion de leur fécondité conduit à l'apparation de chats errants à la population croissante, malades et prédateurs de notre faune indigène. Il existe pourtant des solutions simples et durables pour permettre une bonne régulation de leur effectif tout en restant respectueux des animaux.

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Ce soir c'est cuisine ! Après une promenade digestive de l'après-midi et la récolte d'une poignée reine des prés (Filipendula ulmaria), nous sommes bons pour la réalisation d'une délicate crème dessert parfumée de ces fleurs. Quatre oeufs, un peu de sucre, du lait végétal, une grande casserole et le tour est joué. Pour peu que l'on aime les pétales de rose, les hortensias et la chantilly, on peut s'en tirer avec un joli plat à déguster les pieds dans l'herbe.

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Le soir, on ne chaume pas. Confection d'une bûche suédoise (appelée aussi bougie canadienne) qui, fendue en son centre, se consume pendant des heures. Elle est idéale pour partager un moment de complicité autour du feu. Elle peu également être utilisée comme on le ferrait d'un poêle à bois en posant la casserole à même la flamme.

Les soirées d'été sont les plus belles, en particulier quand la température baisse, que la pénombre s'intalle et que les animaux sortent. La canicule s'est bien installée et le paysage semble défraîchit avec l'herbe jaunie qui implore la pluie. Pourtant, allongée dans la pelouse, mon regard ne peut s'empêcher de fixer les hautes cimes vertes des arbres, celles des hêtres, des sapins blancs et des épicéas qui semblent nous inviter à les rejoindre en forêt.

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mercredi 23 septembre 2015

C'est l'automne !

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Pour ceux qui commence à me connaître, vous savez que l'automne est ma saison et qu'elle a tendance à me rendre complètement gaga. Pour les autres, vous allez le découvrir et même peut être le subir. Pour la peine voici un petit et bref article sur deux-trois choses que l'on peut trouver et faire pendant la belle saison et que je suis heureuse de partager avec vous. C'estaussi un bon thème à aborder en attendant la prochaine sortie à venir où il sera question de cascades ,de montagne, de plantes rares et de Savoie.

Je suis ravie de fêter ce premier jour d'automneet pour la peineles photos
sont un avant-goût des futurs articles du blog. Vive l'automne !

 

On profite de l'été indien et on fait la fête !

Et pas de n'importes qu'elels fêtes. On se donne un peu de temps pour assister aux diverses représentations des fêtes médiévales qui sont assez nombreuses sur le territoire, histoire de renouer avec le passé, les traditions et la bonne bouffe. On rit, on chante, on déambule, bref on s'amuse !

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On court après l'or dans les bois.

L'amanite des Césars (Amanita caesarea) est l'un des champignons les plus recherchés par les fins gourmets bien qu'il ne soit pas très connu. Thermophile elle peut être abondante ou complètement absente pendant une année à cause des température. Il ne faut pas la confondre avec d'autres amanites.

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On va se dégourdir les jambes.

Il ne faut pas craindre le froid automnale, avec un bon équipement les balades en montagne sont un vrai plaisir. Néanmoins quelques précautions sont à prendre : surveiller le temps, consulter la météo, prendre son téléphone, une boussole et une carte, dire à des proches où on va, ne pas s'aventurer dans le brouillard. 

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On va voir les oiseaux migrateurs dans les Dombes.

Le parc ornithologique des Dombes se trouve dans une zone humide, les Dombes, au nord-est de Lyon dans l'Ain. C'est un territoire unique par le quel de nombreuses espèces d'oiseaux transitent pendant leur migration et parfois, s'arrêtent pour passer l'hiver. Les nombreux lacs et la nourriture qu'ils contiennent y sont pour beaucoup. 

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On se transforme en vampire !

Ou pas ... mais on apprend à aimer les chauves-souris, en particulier celles-ci, les renards volants des Philippines (Acerodon jubatus). Pour mettre fin aux idées reçues : non les chauves-souris ne s'accrochent pas dans les cheveux, en Europe elles n'attaquent pas l'Homme pour boire son sang et elles ne sont pas des rongeurs.

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On s'initie à la mycologie.

Et aux plaisirs de la table, à la condition de très bien connaître les espèces récoltées. Avec les champignons il n'y a pas de place pour l'un peu prêt et le doute si on ne veut pas risquer l'hospitalisation voire la mort, même avec certaines espèces couramment consommées. Les sorties avec des connaisseurs sont de rigueurs.

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On apprend à reconnaître nos oiseaux nocturnes.

C'est le bon moment pour écouter les hululements des hiboux et des chouettes. Protégés, les rapaces nocturnes comme le hiboux grand duc (Bubo bubo) et la chouette effraie (Tyto alba) ne sont pas passé loin de la disparition en France. Les superstitions et la méconnaissance ont eu raison de bien d'autres espèces.

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Le mot de la fin.

Vous savez ce qu'il vous reste à faire. Mais ce n'est pas tout, les fleurs et les plantes herbacées ne sont pas au mieux de leur forme mais les arbres prennent de beaux feuillages, c'est le moment de découvrir les nombreuses essences qui composent nos forêts à l'aide des feuilles et fruits tombées au sol. Pour le reste, il faudra attendre l'arrivée des sorcières et desdiables le soir d'Halloween pour voir arriver la magie et se faire peur.

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