samedi 27 mai 2017

Semaine agricole : tous à la ferme.

DSC05015

 Deuxième épisode de cette sortie agricole au sein de la formation BTS GPN d'Agrotec. Il ne fait pas bien chaud mais ce n'est pas grave, car nous sommes là pour écouter et parler d'une mesure d'agronomie nouvelle qui petit à petit fait son chemin dans les moeurs agricoles, les MAEC : Mesures Agro-Envrionementales et Climatiques .

 

 La chenille de l'écaille Martre (Arctia caja).

 L'écaille martre est un drôle papillon de nuit dont les ailes abordent des motifs semblables à ceux du pelage des girafes. Sa chenille est tout aussi excentrique. Elle présente une manteau de poils longs roux et noirs ponctués par endroits de points blancs. C'est une gourmande qui est peu regardante sur son alimentation et qui est capable de manger presque de tout, aussi bien plantes sauvages que cultivées. Ici elle se régale de plantain.

DSC05018 DSC05021

 

La chenille de la mélitée du plantain (Melitaea cinxia).

 Contrairement à ce que son nom laisse entendre, la chenille de cette mélitée ne se nourrie pas exclusivement de plantain, elle se plaît aussi sur les feuilles de certaines véroniques et centaurées des champs. On la retrouve dans les prairies fleuries d'Europe et d'Afrique du Sud, jusqu'à plus de 2500 mètres d'altittude.

DSC05030 DSC05056DSC05050

 

Le trèfle rampant (Trifolium repens).

 C'est une très bonne plante fourragère que l'on trouve dans les prairies de fauches et de pâture. On l'utilise parfois comme engrais vert bien qu'on lui préfère souvent le trèfle incarnat (Trifolium incarnatum). Ce trèfle se plaît dans les zones difficiles et se caractérise par sa grande rusticité, en particulier face au froid et au gel.

DSC05040 DSC05042

 

Le tircis (Pararge aegeria).

C'est un papillon à la reproduction rapide. En une année, 2 à 3 générations peuvent voir le jour. Sa chenille se développe en se nourrissant de différentes poacées (graminées) ce qui explique qu'on le voit souvent de février à décembre voler à proximité des prairies herbeuses. Au stade imago il se trouve plutôt dans les zones arborées.

 DSC05067

 

Biodiversité et monde agricole.

De plus en plus d'études se centrent sur le dynamisme des parcelles agricoles et des espèces qu'elles peuvent accueillir. Pour se faire plusieurs outils sont employés tel que l'indice de diversité de Shannon qui permet de se représenter la diversité des espèces d'un territoire. C'est ce même indice qui a été utilisé lors de la pose de pièges Barber pour l'annalyse d'une parcelle de blé dans l'épisode précédant que vous pouvez retrouver ICI.

DSC05045 DSC05051

 

 La petite tortue (Aglais urticae).

Ce papillon est connu des amoureux des orties car sa chenille se nourrie presque exclusivement d'orties et plus particulièrement la grande ortie (Urtica dioica). La disparition de cette plante chassée des jardins, des prés et des fossés conduit à la diminution de cette espèce qui ne trouve plus de quoi pondre et se nourrir.

DSC05089

 

 Le petit étang.

Il foisonne de vie. Grenouilles, carpes en plein frais, ragondins ... il est possible d'y observer une multitude d'espèces. L'objetif du jour ? étudier les composants de son eau pour voir l'impact de l'étang sur le cours d'eau en contre-bas et dans le quel son trop plein se déverse. Le ruisseau abrite des écrevisses à pattes blanches (Austropotamobius pallipes), une espèce qui tend à disparaître et qui est très sensible à la qualité de son habitat.

DSC05082 DSC05075DSC05072DSC05079 DSC05083

 

Le mot de la fin.

 Deuxième épisode de cette semaine agricole. L'occasion de se confronter au terrain, de découvrir les démarches et protocoles agricoles mais aussi les attentes et les objectifs des divers acteurs locaux que sont les agriculteurs, les instituions comme les communautés de communes ou encore, le rôle des associations.

DSC05077 DSC05078


mardi 6 octobre 2015

Le jardin en été.

P7120086

L'automne est installé, avec lui s'en vont les joies de l'été. J'ai rangé la plupart de mes livres de botanique pour sortir ceux de mycologie. L'ouvrage "Traces d'animaux" des éditions Hachette dans ma besace me voilà parée pour parcourir les bois. Mais avant petit topo sur ce qui c'est passé dans le jardin cet été.

 

L'hespéride du dactyle (Thymelicus lineola).

Cet été nous avons pu observer de nombreux papillons. L'hespéride du dactyle n'est pas le plus impressionnant de tous mais il en n'en reste pas moins le plus délicat. Il affectionne les prairies alpines et subalpines fleuries où se trouve des hautes herbes. Il pond ses oeufs entre la base des feuilles et la tige des plantes.

P7090002 P7090004

 

Le sphinx du liseron (Agrius convolvuli).

Ce papillonquiporte aussi le nom de sphinx à corne de boeuf est un véritable titan. Ailes écartées il peut avoir une envergure de 12 centimètres et ça trompe peut mesurer 13 centimètres. Cette particulier lui permet d'atteindre le nectar de fleurs à la corolle très profonde comme celles des liserons et des ipomées exotiques.

P8100100 P8100105

P8100123 P8100138

 

Chenilles et autres chrysalides.

Les chenilles sont le stade larvaire des papillons. Parfois elles sont confondues avec des larves de certaines mouches ou de certaines guêpes solitaires qui leurs ressemblent beaucoup. Toutes sont herbivores, enfin presque, on recense quelques rares cas de chenilles carnivores qui attrapent les insectes en se camouflant.

P7120071 P7120081

 

La Valérie jaspée (Valeria jaspidea).

Autrefois appelé le Jaspe vert, ce papillon colorées est peu commun en France et sur le site de l'INPN n'est pas répertorié en Isère ! On peut croiser sa jolie chenille grise et légèrement poilue sur diverses essences. Les antennes légèrement dentées indiquent qu'il s'agît d'un mâle, celles de la femelle sont entièrement lisses.

P8070008

 

Les prédatrices du jardin.

Les sauterelles et les araignées sont de terribles prédatrices du jardin. Agiles et gloutonnes, elles sont des alliées pour les jardiniers car elles régulent les nombreux insectes qui parfois sont néfastes pour les légumes et/ou fleurs : véhiculeurs de maladies, croqueurs de pousses, grignoteurs de feuilles et autres suceurs de sèves.

P8260005 P9085029

 

À chaque forêt sa ronce.

Il paraîtrait que chaque forêt sa propre espèce de ronce tant il existe d'espèces, d'ailleurs nombreux sont les botanistes à s'y casser les dents. Hybridations, sous-espèces ... il faut avoir les nerfs solides pour ne pas s'y perdre. Heureusement toutes sont comestibles et cette année elles finiront en liqueur.

P9085052 P9085053

P9085054 P9085056

 

Délice de framboises.

À l'origine sauvages, les framboisiers à force de croisements par l'Homme ont donné une grande variété d'espèces. On trouve des framboises blanches, au goût de cassis, presques noires, roses, énorme ou minuscules. Les framboisiers figurent dans le jardin parmi les plantes favorites des punaises et de leurs larves.

P9085026 P9085033

 

 

Travailleuse comme une fourmis ?

Une étude préliminaire semblerait prouver le contraire ! Selon le travail d'un groupe de scientifiques qui ayant marqué puis filmer les quelques 500 fourmis étudiées, presque un tiers serait oisif, attendant que leurs consoeurs fassent le boulot. Reste à savoir si c'est volontaire ou s'il s'agit de guerrières potentielles qui s'économises.

P9085070

 

Échec et mat.

Tout le monde ne profitera pas des plaisirs de l'automne. De fortes et soudaines précipitations ont inondées les galeries de nombreux rongeurs, certains n'ont pas été assez rapide. Ce campagnol des champs (Microtus arvalis) c'est fait fait surprendre par l'orage. Finit pour lui les orgies de fruits, de noix et de pommes.

P9085039 P9085040

 

Le mot de la fin.

Pas grand choses à dire d'autre, cet été est passé très vite avec mon job de nuit. Il a été très studieux aussi, au programme des livres, des livres, encore des livres ... je veux être au top pour être selectionnée dans l'école où je souhaite faire mon BTSA GPN et surtout, pour trouver un maître d'apprentissage. Motivation !

P8130143 P8270096

mardi 17 mars 2015

Sortie dans les Calanques 3.

P2150427

Aïe aïe aïe ! J'ai bien du retard dans mes articles ! La saison des morilles approche et je n'ai encore rien de croustillant à vous proposer, du moins pas encore... du coup on met les bouchées doubles ! Dernier article sur les calanques pour le mois de février (oui je sais, on est en mars ...) avec passage par la mer.

P2150441 P2150444

P2150456 P2150487

Visite d'une calanque "sauvage". Prise d'assaut l'été par les baigneurs et les touristes, on y rencontre en ce moment que quelques promeneurs, la faute peut être à cette foutue pluie toujours aussi présente. Les barques bleues attendent sagement leurs propriétaires et servent de repère aux goélands et aux mouettes  rieuses.

P2150472

Le banc des vieux, où à tout instant on a l'impression que les deux spectres de "Colloque sentimental"
de Verlainevont faire leur apparition pour évoquer le passé  de leurs "lèvres molles".

P2150480 P2150481

P2150479 P2150482

Le pin d'Alep (Pinus halpensis) est un grand conifère (jusqu'à 30 m) courant en bords de mer. Riche en résine, il est très inflammable ce qui lui a valut d'être utilisé pendant longtemps comme bois pour la confection de torches mais aussi de charpentes ... oui je cherche encore la logique de ce côté là parce côté sécurité ... 

P2150525

Les cabanons des Calanques sont célèbres. Constructions illégales sur le littoral protégé (Parc National des Calanques) et autrefois réservées aux petits pêcheurs les plus pauvres, ils ne peuvent être construis ou vendus mais uniquement légués dans le cadre familial. Il ne sont pas équipés en eau courante, ni en électricité.

P2150457 P2150466

P2150468 P2150467

Pas toujours simple de reconnaître des plantes et les animaux d'ici alors que l'on vient de là bas. Le site Bleu Évasion a mit en ligne un PDF très bien fait sur les principales espèces qui composent la faune et la flore des Calanques. Vous pouvez le retrouver ICI sur la page qui est consacrée à ce thème.

P2150401

La griffe de sorcière (Carpobrotus edulis) est une plante invasive originaire d'Afrique du Sud aux fruits comestibles (crus ou cuits). L'Asie et les Amériques sont des continents connaissant aussi cette peste verte qui peut réduire de manière dramatique la biodiversité d'un milieu (jusqu'à - 60 % d'espèces présentes sur les sols calcaires).

1P21505722P2150570

3P21505774P2150439

1 et 2 : plante inconnue.
3Carpobrotus rossii est une cousine qui elle provient de 'lAustralie. Elle est tout aussi envahissante.
4 : Que derait les calanques sans l'ajonc d'Europe (Ulex europaeus) ? Cet arbuste aux fleurs jaunes soleil et aux longues épines a pu être utilisé en temps de sécheresse comme fourrage après avoir été broyé.

P2150558

 La chenille processionnaire est la larve du papillon Thaumetopoea pityocampa. Pour se protéger les chenilles vivent en groupe. On peut les voir endormies dans des cocons en soies blanches ou en se suivre à la queue leu-leu pour partir à l'assaut d'un autre arbre. Elles sont dangereuses car urticantes et allergisantes.

P2150554 P2150556

P2150536 P2150514

Après avoir regardé la furie de la mer sur les rochers, il est temps de rentrer. Le temps devient mauvais, la tempête s'annonce et mon train nous pousse à nous presser  (toujours avec mon chat). Après quelques minutes de route Marseille la belle nous fait signe et nous prive de la douceur de l'air marin.  

P2150609

mardi 28 octobre 2014

Les jardins de Bourgoin Jallieu.

PA070126

Bourgoin Jallieu est une ville tranquille connue pour être une terre de rugby. Mais elle aussi riche en espaces verts et regorge de coins fleuris.

A l'origine la ville était en réalité 2 villages distincts qui depuis ont été réunifié:

Bourgoin: tiendrait son nom du terme gaulois "Bergusia" qui signifie sommet ou "haut du mont". Dominé au IVe siècle par le royaume de Bourgogne auquel il est rattaché avec Jallieu et Ruy, ce n'est qu'en 1282 il est rattaché au Dauphiné. Les bourgs se font connaître pour leurs savoir faire dans l'utilisation du... chanvre! 

Jallieu: nommé Jaliacum au XIIe siècle, il viendrait du terme gallo-romain "Galliacu" qui serait un nom désignant celui d'un chef celte local et le territoire lui appartenant.

Devenus prospères, les deux bourgades vont connaître une succession de malheurs avec en 1450 le transfère du tribunal par le futur roi Louis XI puis par les razzias menées lors des guerres de religions au XVIe siècle et enfin par les grandes inondations des années 1637, 1653 et 1673 aux quelles s'ajoutent les épidémies de peste en 1628 et 1643. Y a pas à dire, la vie des berjelliens de l'époque n'est pas vraiment rose. Fort heureusement la ville tire vite profit de sa situation géographique pour retrouver de sa superbe.

PA070002     PA070033     PA070029     PA070048

On compte en moyenne 30m² d'espace vert par habitant ce qui place Bourgoin Jallieu parmi les villes les plus vertes des France, en particulier si on ajoute à cela les aménagements écologiques de la ville mais nous y reviendrons.

PA070118

Le jardin de ville:

C'est un jardin à la française qui, je dois l'avouer et un petit peu abandonné sur ces hauteurs ce qui lui donne un charme tout particulier. Il y a encore peu il abritait des nombreux animaux (daims, cerfs...). Aujourd'hui on peut encore voir quelques chèvres à la face bien particulière derrière les grillages défoncés. Au sommet, un belvedère entouré de hauts chênes donne une vue imprenable sur l'ensemble de la ville. Un chemin en lacet permet de redescendre derrière la gare et de traverser des espaces joliment boisés.

Cet espace vert créé par Robert Belmont figure parmi les plus anciens de la ville. La conception géométrique donne vue sur les deux statues représentants Diane et Faune entourés de nymphes. En son centre, une fontaine tarie depuis de nombreuses années. Sauges, anémones, papyrus et bien d'autres plantes exotiques ou non s'y épanouissent. Autrefois, ce jardin était privé et appartenait à la propriété des Buisson-De-Launay, une ancienne famille seigneuriale dont est issu un des maires de la ville, François-Joseph Buisson, de 1836 à 1867 et qui fît prospérer la ville et sa famille avec l'essort économique du XIXe siècle.

PA070009    PA070070    PA070130    PA070096

Que peut on voir et parfois ramasser en ce moment dans le parc? Beaucoup de choses: de belles amanites blanches (attention toxiques!), des merles et des rouges gorges, des iris sauvages en graines, des châtaignes à griller au four, des pommes de pin pour décorer l'arbre de noël, des glands qui font le bonheur des écureuils et pourquoi pas, apercevoir quelques malicieuses fées qui ont élues domicile dans les fourrés.

PA070095

PA070088     PA070079     PA070055     PA070034

PA070159

La balade se poursuit dans le centre ville. De nombreux monuments anciens peuvent être visités et le musée "Histoire et techniques de l'impression sur étoffe" se ferra un plaisir de vous acceuillir, même si dit comme ça, il est vrai que ce n'est pas très vendeur (pourtant il vaut le détour).

 

Au croisement de deux petites ruelles, on peut tomber sur la fontaine de Genin (voir photos ci-dessous). Sur la plaque murale de celle-ci on peut lire: 

"Place du chateau subsiste cette fontaine en pierre de Volvic, roche volcanique friable, offerte à la ville en 1873 par Auguste Genin. Réplique exacte d'une fontaine à Riom, datant du XVIIème siècle, elle porte les armoiries de la ville "d'azur à trois croissants montant d'argent au chef d'or chargé d'un dauphin d'azur. Un verset de la Bible gravée en latin "De torrente in viva bibet" (il boira au torrent, en chemin) peut faire penser à une allusion au promoteur des fontaines publiques de l'époque, M. Thorand."

 

Il est également noté:
"Auguste Genin (1810-1889), né à Bourgoin, avocat pionnier de l'industrie, ferra aussi construire le chateau de Theyzieu et aménager celui du Petit Mont à Rozière.

PA070162     PA070154     PA070163     PA070170

Les trois églises de Bourgoin: 

"Sur cette place agrandie au fil du temps, il eu trois églises. La première de style roman, bordée d'un cimetière, remonte au XIIème siècle. En 1793 elle devient le "Temple de la raison" et le siège des sans-culottes et ne sera rendue au culte qu'en 1796. En 1828, la construction d'une nouvelle église est décidée, sur une propriété de la famille Rosière. Achevée en 1832 mais mal conçue elle est abandonnée au profil de l'église actuelle.

L'église Saint Jean-Baptiste construite de 1866 à 1874 sur le modèle de celle de Voiron, en vogue à l'époque. Élevée à l'emplacement du vieux quartier Cachipan et pouvant acceuillir 3000 personnes sur une superficie de 1000m², elle consacrée le 14 novembre 1874."

PA070173     PA070174     PA070175     PA070177

PA070210

Les zones humides et les chemins de promenades:

La ville est entourée de nombreuses zones humides et souvent protégées. A titre d'exemple, le nouvel hôpital de ville est construit sur un marais! Pour mieux les découvrir, de nombreux chemins de promenade et de randonnée ont été aménagés avec bien souvent, quelques panneaux didactiques. Sur le site de la ville on peut lire: 

"Par leur richesse en habitats et en espèces, leur rôle d’infrastructure naturelle, leur place comme support d’activités et cadre de vie de qualité, les zones humides sont des espaces à forts enjeux écologique, économique et social."

Un rôle biologique

  • Elles participent au maintien ou à l’amélioration de la qualité des rivières.
  • Elles favorisent la protection des ressources en eau potable.
  • Elles favorisent la dégradation et l’absorption par les végétaux des nitrates.
Un rôle socio-économique

Dans la prévention des risques naturels (inondations), en stockant de grandes quantités d’eau elles diminuent l’intensité des crues et soutiennent les débits en période de sécheresse. Elles alimentent les nappes phréatiques en retenant l’eau et en permettant son infiltration. Elles constituent un patrimoine culturel et paysager (assurent les fonctions vitales pour beaucoup d’espèces végétales et animales, qui trouvent là, ressources alimentaires, lieux de vie pour la reproduction, abris, refuges, pour les oiseaux). Cependant, on observe une banalisation et une régression importante de ces milieux par la modification de leur fonctionnement et leur grignotage par les activités humaines. Dans le bassin de la Bourbre, les zones humides sont de grande importance. Le S.A.G.E. (http://www.gesteau.eaufrance.fr/sage/sage.phpa) , entre autre pour mission, de les identifier et de les protéger afin de stopper leur disparition et inverser cette tendance.

PA070203     PA070231     PA070264     PA070320

(de gauche à droite: grande prêle, ragondin albinos, libelluleà lunette, renouée du japon)

Protection des mares

La commune de Bourgoin-Jallieu participe à la campagne sur la protection des mares en Isère.
C’est dans ce cadre que la mare de Montbernier, ainsi que de la mare de Charbonnières et l’étang du Loup  ont fait l’objet de mesures de sauvegarde et se retrouve désormais dans un environnement préservé.

La mare de Montbernier

Devenue « mare pédagogique », elle est ouverte aux écoles et entretenue en collaboration avec les associations locales (Anim’montbernier) et de protection de la nature (Société des sciences naturelles) ainsi que les habitants du quartier.

La mare  se situe sur le parcours d'un ruisseau qui longe le chemin de Montbernier et qui est alimenté par l'étang du Loup lorsque ce dernier déborde. Il s'agit d'un espace d'environ 200 à 300 m² où l'on trouve une végétation et un sol typique des zones humides.

PA070275       PA070276

Quel est l'intéret biologique de la mare  ?

  • Zone humide, le développement des différentes espèces sera facile et rapide.
  • Les alentours regroupent diverses espèces d'intérêt patrimonial : pipistrelle commune, héron cendré, cigogne blanche, busard St Martin, hirondelle de fenêtre, rousserolle verderolle, grive litorne, couleuvres, vipères aspic, grenouille rousse...et en flore : fougère des marais, renoncule scélérate, listère à feuille ovale...
  • Abreuvoir pour les animaux sauvages (chevreuils, sangliers...)
  • Alentours relativement peu exploités jusqu'au chemin du Grasset qui pourraient permettre l'aménagement d'un corridor biologique entre les étangs du Loup et de Rosière.
  • Site de reproduction privilégié pour de nombreux amphibiens dont certains sont vulnérables ou en danger au niveau européen.
  • Les fonctions régulatrices et épuratrices de la future mare permettront de maîtriser le ruissellement pluvial.

PA070344     PA070345     PA070312     PA070326

L'intéret hydraulique ...

  • Valorisation de cette zone humide qui tend à s'urbaniser et à s'assécher.
  • Apport d'eau propre par l'étang du Loup relativement fréquemment. Peut-être aussi par la nappe du coteau de Montbernier.
  • Eaux pluviales des habitants en amont
  • Volonté de prévention des crues dont l'agglomération berjallienne a déjà été victime à deux reprises.
  • Recueil des éventuels effluents routiers.

PA070246     PA070248     PA070269    PA070273

L'intéret paysager ... 

  • Zone verte inexploitée entre habitations néo-rurales et terrains agricoles.
  • Cadre rural entre ombre et clarté
  • Zone semi-ouverte à végétation typique des milieux humides, elle constitue un patrimoine qui pourrait compenser la régression importante de ces milieux par les activités humaines.

PA070295     PA070297     PA070304     PA070332

L'intéret pédagogique ...

  • Proximité avec l'école de Montbernier en particulier et accès relativement aisé aux autres écoles de la ville en général.
  • Zone située sur le passage des sentiers pédestres balisés, entre le bois de la Casse et l'étang de Rosière.
  • Une association de quartier dynamique, mobilisée pour la création et la protection de cette mare.

1PA070289 2PA070290

3PA070280 4PA070293

 La renouée du Japon (1 et 2) et le houblon (3 et 4) décorent les bords des ruisseaux et des chemins pour le plus grand plaisir des promeneurs. Ce sont deux plantes comestibles et médicinales. 

PA090384

"Né à Jallieu en 1744, avocat, maire de BOURGOIN à 24 ans, député du Tiers Etat à Romans, il fonda à Lyon un journal patriotique "Le Courrier de Lyon", aux idées fort avancées. 
    Second officier municipal de Lyon, il eut à remplir ses fonctions pendant la redoutable période de 1790 à 1792. C'est là qu'il fit la connaissance de Roland de la Platière et devint son premier commis quand Roland fut nommé au Ministère de l'Intérieur.

   A la chute des Girondins, il fut emprisonné et passa treize mois en captivité. La Révolution du 9 thermidor l'arracha à l'échafaud et il devint secrétaire général du ministre de l'intérieur et plus tard juge à la cour d'appel de Grenoble. A sa mort, en 1807, il voulut être enterré dans sa propriété au-dessus de l'étang de Rosière, dans un bosquet solitaire, comme Rousseau l'avait fait à Ermenonville, dans son "île aux peupliers".

   De nos jours, on peut découvrir la tombe de Luc-Antoine de Champagneux, intacte, au milieu d'un coteau, dans les bois de l'étang de Rosière.    Né à Jallieu en 1744, avocat, maire de BOURGOIN à 24 ans, député du Tiers Etat à Romans, il fonda à Lyon un journal patriotique "Le Courrier de Lyon", aux idées fort avancées.  Second officier municipal de Lyon, il eut à remplir ses fonctions pendant la redoutable période de 1790 à 1792. C'est là qu'il fit la connaissance de Roland de la Platière et devint son premier commis quand Roland fut nommé au Ministère de l'Intérieur. 

 A la chute des Girondins, il fut emprisonné et passa treize mois en captivité. La Révolution du 9 thermidor l'arracha à l'échafaud et il devint secrétaire général du ministre de l'intérieur et plus tard juge à la cour d'appel de Grenoble. A sa mort, en 1807, il voulut être enterré dans sa propriété au-dessus de l'étang de Rosière, dans un bosquet solitaire, comme Rousseau l'avait fait à Ermenonville, dans son "île aux peupliers". 

De nos jours, on peut découvrir la tombe de Luc-Antoine de Champagneux, intacte, au milieu d'un coteau, dans les bois de l'étang de Rosière.

PA090388     PA090379     PA090392     PA090369

PA090479

Le lac de la Rosière

"Au départ de l'étang de Rosière, ce circuit franchit les collines dominant Ruy et Bourgoin-Jallieu. Il concilie nature et histoire par la zone humide du Loudon, ses sous-bois et ses châteaux. Il est idéal pour la balade en VTT.

Le cadre est très vert avec des alternances ombragées et non ombragées. Prévoir de bonnes chaussures car le dénivelé peut être important. Le parcours le plus long est de 13 km.

Quatre châteaux se succèdent le long du parcours : Thézieu, Petit Mont (ex. château de la Pollardière), Rosière et Champfort. Ces lieux sont chargés d'histoire avec des visiteurs illustres tel que Jean-Jacques Rousseau qui se promenait à Rosière pour élaborer son herbier. Son ami, M. Luc Donin de Rosière de Champagneux, maire de Bourgoin, député du Tiers-État a été le témoin de son mariage en 1768. Il repose aujourd'hui au cœur de son ancienne propriété (sa tombe se situe près du parcours). 

Le Château de Thézieu né en 1880 de l'imagination d'Auguste Genin, avocat et exploitant d'usines à gaz.Sur les tourelles sont gravés les noms de ses deux épouses et les gargouilles représentent des animaux ainsi que certaines personnes, que dit-on, il n'appréciait guère.  A l'écart du château se dresse la " Tour des Morts " ou " Tour des Maures " en souvenir d'une soixantaine de squelettes découverts pendant les travaux de terrassement.

PA090429     PA090430     PA090436     PA090461

Tout comme Jean-Jacques Rousseau, vous traverserez avec plaisir la zone humide du Loudon qu'il faut absolument préserver.

N'hésitez pas à vous arrêter pour observer la faune et la flore qui sont, à Rosière, particulièrement riches (fleurs, arbres, écureuils, batraciens, insectes, ânes, oies, chevaux...).

Listère à feuilles ovales : Cette orchidée est entièrement verte. Elle pousse à mi-ombre sous les bois. En évitant de la ramasser, elle pourra fleurir pendant plus de 20 ans.
Grenouille Rousse : Au printemps, elle quitte la forêt pour pondre ses œufs dans les mares et les étangs.
Blaireau : Le blaireau est un mammifère nocturne qui se nourrit de vers de terre et vit en communauté. Il creuse des terriers bien cachés pour y élever ses petits."

PA090361     PA090362     PA090363     PA090366

Le chèvrefeuille des haies, Lonicera xylosteum, est en fleur. Très utilisé dans la pharmacopé populaire, ses baies sont vomitives. On l'employait en médecine des signatures pour soigner les fractures en raison de sa ressemblance suposée avec des os.

PA090505     PA090483     PA090496     PA090492

Voici la henille de la Pudibonde, un joli papillon de nuit timide qui s’effarouche quand on l'approche d'où son nom.  Il est aussi terne que la chenille est colorée et possède même du poil aux pattes. On le croise partout en France de mai à juin, jusqu'à 1000 mètres d’altitude. La chenille se nourrit de feuilles et n'est pas très difficile, on peut la  voir festoyer aussi bien sur un noisetier qu'un châtaignier, une ronce ou un chêne

PA090524     PA090525

Voilà une courte présentation de ce petit séjour sur Bourgoin Jallieu pour le travail.
Il y a bien d'autres parcs à voir comme celui des Lilas ou celui de la médiathèque.
Bourgoin est une ville agréable qui regorge de beaux lieux et surtout, de magasins (amen!) où il fait bon vivre.

PA090542

PA090545     PA090543     PA090544     PA090548

Mes sources:

Wikipédia

Le site officiel de la Ville

Luc de Champagneux

Emoticon Red Fox engagement

vendredi 18 octobre 2013

Chenille du pudibonde (Calliteara Pudibunda).

Voici la henille de la Pudibonde, un joli papillon de nuit timide qui s’effarouche quand on l'approche d'où son nom.  Il est aussi terne que la chenille est colorée et possède même du poil aux pattes. On le croise partout en France de mai à juin, jusqu'à 1000 mètres d’altitude. La chenille se nourrit de feuilles et n'est pas très difficile, on peut la  voir festoyer aussi bien sur un noisetier qu'un châtaignier, une ronce ou un chêne

 

Ses poils sont urticants uniquement en cas d'ingestion et lui servent de protection, tout comme sa couleur vive qui lui permet de mettre en garde ses prédateurs. Bref, une jolie créature des bois qui se remarque de loin et qui donne un peu de magie.

SAM_5021

 


jeudi 17 octobre 2013

Retour au jardin.

SAM_3663

Quelques brèves gammes de soleil sur le jardin accompagne mon retour. Me voilà en Isère, avec pleins de souvenirs la tête. Les photos du Beaujolais arriverons bientôt mais pour le moment, je redécouvre mon chez moi.

1SAM_35252SAM_3531

3SAM_35964SAM_3609

Quelques animaux sont encore de passage.

1 et 2: Les dernières chenilles sont de sortie, bientôt elles s'enrouleront dans leur cocon de soie à l'abri du froid de l'Hiver. Les papillons eux, mourront.

3 et 4: On ne voit plus beaucoup le couple de palombes, excepté de temps à autre quand il se fait coursé par le chat de la maison (quel téméraire). Indice de leur présence, ces plumes tombées au sol.

SAM_3559

Le nid de guêpe est toujours là mais il semblerait que l'activité y soit réduite. Il est vrai que la pluie et le froid de ses 2 dernières semaines (et de la où j'étais je n'ai pas échappée non plus) ont ralenti le dynamisme de cette colonie. Bientôt le nid sera abandonné, la reine partira s'abriter pour l'hiver sous une écorce ou dans la manche d'un manteau conservé au grenier. Le reste de l'essain dépérira.

SAM_3537 SAM_3546

Deux voisines ont prit place pour quelque temps dans le champs faisant face à la maison. Adorable, elle profite de l'herbe bien grasse. L'an dernier les premières neiges sont tombées le 27 octobre, obligeants les bêtes à regagner l'étable plus tôt. Espérons que cette année elles auront un peu plus de temps pour gambader à l'extérieur.

SAM_3540SAM_3539SAM_3538

Hormis cela pas de grands changements, l'herbe est verte et les champignons nombreux. Seule la boue et le froid viennent donner un nouvel angle à ce tableau.

SAM_3581

De nombreuses feuilles tombent, se colorent de rouge, d'ocre et de jaune. La vigne vierge n'a pas encore prit son bel habit de pourpre mais cela viendra. Bref, ça sent bon l'automne.

SAM_3570 SAM_3566

SAM_3666 SAM_3667

Le terrible félin a encore frappé. Dissimulé dans l'herbe, il a pu sans mal croquer cette jeune souris grise (appelée aussi domestique). Qu'à cela ne tienne, ce petit animal à un cycle de reproduction très rapide, et la disparition de quelques individus n'est pas bien grave au contraire, elle participe à la bonne santé du potager et du massif de fleurs.

SAM_4552

Mais pour la moment c'est l'heure de faire une pause au soleil bien mérité, dans la couronne de maïs qui semble avoir résistée face aux intempéries.

SAM_3682 SAM_3688

SAM_3886 SAM_4562

A cette période de l'année, il y a toujours beaucoup de champignons divers et variés qui poussent dans le jardin. Leurs formes, leurs couleurs et leur arômes ne permettent pas toujours de les identifier comme c'est le cas ici avec ces 4 inconnus pourtant bien jolis à voir.

SAM_3684

Les noix commencent à tomber, c'est l'heure de les ramasser. Vendues ou gardées pour soi, d'ici peut elles seront mondées entre amis pour la joie des plus gourmands.

SAM_4535 SAM_4483

SAM_4537 SAM_4538

Comme tout les ans une imposante colonie de coprins chevelus pousse devant la maison. Comestibles jeunes, ces champignons ont une existence plusqu'éffémérent, de l'ordre de quelques jours. Pour en avoir un aperçut, cliquez ici pour voir l'expérience.

SAM_3871

Le figuier est toujours colonisé par les cocons des petites chenilles qui y ont fait leur gîte mais depuis elles sont devenues papillons et ont quitté l'arbre hôte laissant les traces de leur passage sur les feuilles abîmées.

SAM_4494 SAM_4591

SAM_4604 SAM_4605

Il y a aussi de nombreux armillaires couleurs de miel. Comestibles jeunes, il faut s'en méfier car ils peuvent causer des troubles digestifs importants chez les personnes à l'estomac sensible. En fonction de leur âge et du type de bois mort sur les quels ils poussent, leur couleur peut connaître des variantes.

SAM_3911

Dernière truffe de l'année qui, je dois l'avouer, a été récolté il y a deux semaines. Il faudra attendre l'an prochain pour déguster ce champignon au gout de noisette. En décembre, c'est la rare et très précieuse truffe noire ou truffe du périgord qui apparaît sur les étales et qui peut atteindre des prix pharaoniques.

EMOTICON renard 66

Bref, la renarde est rentrée dans son terrier.

vendredi 20 septembre 2013

Une année de papillons en Isère et en Haute-Alpes (2013).

SAM_0830

Fini la période des papillons, le soleil commence à partir et nos amis ailés réapparaîtrons à son retour pour annoncer l'arrivée du beau temps. Voici quelques papillons rencontrés cette année.

L'écaille chinée ou callimorphe (Euplagia quadripunctaria) est un papillon qui vit aussi bien la nuit que le jour dans les forêts et les broussailles. C'est une espèce migratrice. Sa chenille adore les orties, les lamiacées, les épilobes, la sauge des près, les framboisiers, le noisetier ou le chèvre feuille. On le trouve dans toute la France, Corse comprise. Bien que rare, ce papillon n'est pas protégé en France, contrairement à la Belgique. 

SAM_0582 SAM_0584

Voici la chenille de cucullie du bouillon blanc appelé aussi brèche (Cucullia verbasci). Bien qu'on la trouve souvent sur le bouillon blanc, elle est aussi gourmande des plantes du genre scrophularia comme avec cette scrofulaire noueuse. L'imago, l'adulte arrivé à maturité, vole d'avril à juin. La chenille peut atteindre des dimensions impressionnantes.

SAM_0371

Voici un premier inconnu de la série que j'aimerai beaucoup pouvoir identifier.

SAM_0357 SAM_0364

La Zérène du groseillier ou la Phalène mouchetée (Abraxas grossulariata). Il apparaît en mai est disparaît avec les premiers froids.

P1060049

Le mélitée du Mélampyr est aussi nommé damier Athalie (Mellicta athalia). Il est en voie de régression dans la plupart des zones où il vit. On le trouve de la mi-mai à la fin octobre dans toute l'Euopre, au Japon et les zones tempérées d'Asie jusqu'à 1600 mètres. C'est un papillon des lisières et des bords fleuris. 

SAM_2633 SAM_2625

La chenille de la piéride du chou (Pieris brassicae), un petit papillon blanc, est venu pondre dans les jeunes choux. Si la plupart des feuilles étaient couvertes d'oeufs, certaines étaient déjà parcourues par les chenilles qui ont commencées à faire de gros dégâts. La méthode c'est donc voulu radicale pour pallier à cette attaque, malheureusement, mais avons nous bien le choix si nous voulons profiter des potées cet hiver? Jeté au composte, tout ce petit monde ferrât le bonheur des oiseaux.

P1030357

La boarmie commune (Ectropis crepuscularia) est un papillon de nuit présent partout sur le territoire français. Sa petit chenille brune apprécie le vigne, le lierre, l'aubépine, le bouleau, le troène, le lilas, le chèvrefeuille, le frêne, et le chêne.

SAM_0803 SAM_0804

Le myrtil (Maniola jurtina). Il vole de fin mai à septembre. La chenille se nourrie des plantes de la famille des poacées.

SAM_0308

La sylvaine ou hespérie sylvaine (Ochlodes sylvanus) est un joli et petit papillon à la chenille verte-bleutée longue de 28 mm. On peut le voir voler de juin à août dans de nombreux milieux, aussi bien secs qu'humides.

SAM_7950 SAM_7951

La chenille du lasiocamp quercus, c'est à dire le bombyx du chêne.

SAM_0461

Le Phalène ornée (scopula ornata). Il est commun et aime vivre dans les friches. 

SAM_9295 SAM_9303

Il existe une multitude de zygènes, 7 espèces sans compter les sous-genre. Pour reconnaître ces papillons, le meilleur indicateur reste les tâches des ailes. Ici il s'agit de la zygène des vesces (Zygaena viciae) dont les chenilles sont amatrices de fabacées.

SAM_9292

Le demi-deuil (Melanargia galathea L.). Ce papillon pond ses oeufs sur les graminées dont les chenilles se nourrissent. On le trouve dans toute la France, exceptée en Corse.

SAM_8566 SAM_8627

La zygène des bois (Zygaena lonicerae). On le trouve dans les Pyrénées et dans tout l'est français ainsi que dans une partie du centre.

SAM_8749

 La brocatelle dorée (Camptogramma bilineata) est très présente dans notre coin d'Isère. Il s'agît à nouveau d'un mâle qui se reconnaît à l'abscence d'une bande marron sur le bas des ailes.

1SAM_10032SAM_0491

1: Le gamma, autographa gamma, est un papillon commun en France. Sa chenille fait de nombreux dégâts sur la plupartsdes plantes cultivées: tomates, pomme de terre, lin, betteraves, céréales... la liste est longue.

2: Ce myrtil est accompagnée dans sa campagne de butinage d'un tristan (Aphantopus hyperantus), un proche cousin mais qui est le seul en Europe à faire parti du genre aphantopus. Ce papillon est présent sur presque tout le territoire français et on peut le voir voler de début juin à fin août. Néanmoins il est en net recul dans de nombreuses régions bien qu'il ne bénéficie pas de statu de protection.

 

SAM_9043

Cette chenille, avant d'être délogée par mes soins (la pauvre), se nourrissait d'une cosse de silène. Le papillon, un spécimen de nuit sans doute, à pondue un oeuf dans les ovaires de la plantes qui au fil du temps ont grossit pour contenir les graines tout en se faisant grignoter de l'intérieur par la larve. une fois la plante vide, elle cherche une autre gousse pour se nourrir à nouveau puis muer en papillon.

SAM_0595 SAM_0605 SAM_0634 SAM_0533

SAM_9762 SAM_8313 SAM_8751 SAM_8865

Et comme toujours, voici le lot des inconnus. Cliquer sur les miniatures pour les voir de plus près et peut être, leur attribuer un nom ou du moins une famille.

SAM_1382

Voilà un beau papillon inconnu qui, à l'instar de l'écaille marte, rappel sur ces ailes les motifs du pelage des girafes africaines.

SAM_1049

Et celui là?

 

dimanche 8 septembre 2013

Le retour des fleurs.

SAM_2266

Les pluies sont revenues et avec elles, de nombreuses fleurs ont fait leur apparition. Il est vrai qu'août ne s'est pas montré très généreux de ce côté là, espérons que la donne change. Néanmoins il y a déjà de quoi faire quelques belles compositions avec le sureau en fruits, la verge d'or en fleur ou l'angélique officinale qui a déployée ses ombrelles.

SAM_2625 SAM_2629

SAM_2633 SAM_2636

Le potager est beaucoup moins à la fête. En effet, la piéride du chou, ce petit papillon blanc, est venu pondre dans les jeunes choux. Si la plupart des feuilles étaient couvertes d'oeufs, certaines étaient déjà parcourues par les chenilles qui ont commencées à faire de gros dégâts. La méthode c'est donc voulu radicale pour pallier à cette attaque, malheureusement, mais avons nous bien le choix si nous voulons profiter des potées cet hiver? Jeté au composte, tout ce petit monde ferrât le bonheur des oiseaux.

SAM_2639

Et voici en direct (enfin presque) la naissance d'une colonie de ses terribles et voraces chenilles. Cela ne va pas sans rappeler l'an dernier où elles avaient prit des proportions considérables: ici.

1SAM_26092SAM_2607

3SAM_26134SAM_2610

Je n'y croyais plus mais si, voici (peut être) la dernière truffe de l'été (3 et 4). Bien dodue, elle était enfoncée à moitié dans le sol (1) ce qui a rendu sa découverte plus simple que d'ordinaire. Néanmoins elle ne semblait pas être seule, au vu du trou laissé dans le sol (2), on dirait bien qu'un animal gourmand a été plus rapide que moi sur ce coup là.

SAM_1178

La linaire commune qui se trouve au coin du pont du jardin c'est mue en un petit bosquet de cette jolie plante. Elle a pour spécificité de ne pouvoir être butinée que par les gros bourdons car les lourds pétales de ses fleurs jaunes se soulèvent très difficilement. Toxique, on l'emplyait autrefois comme diurétique.

1SAM_11922SAM_1187

3SAM_11894SAM_1190

Malgré l'épisode chenille, le potager se porte relativement bien. Les haricots (1), que l'on peut prononcer désormais "Aricots" ou "Zaricots" selon l'académie française, sont en partis en fleurs et donnent déjà de grosses gousses. La betterave nous montre sa belle fleurs violine (4) assortie aux nervures de ses feuilles et le plan de tomate cerise (3) qui s'est installé dans les salades fleurit aussi tout en commençant à former ses premiers fruits. A propos de salades (2), on peut dire que cette année nous allons en profiter.

SAM_2551

Pauvre lézard des murailles, coursé par les chats, il en perdu son calme et sa queue! Heureusement sa vivacité lui a permit de trouver refuge dans l'une des aspérités de la façade.

1SAM_11982SAM_1196

3SAM_26404SAM_1184

On peut s'émervailler de beaucoup de choses en cette période.

1 et 2: le rosier de l'entrée a donné beaucoup de fleurs, il est des plus agréable d'en profiter à l'intérieur.

3: Le damier de la sucisse a été attiré, comme de nombreux autres papillons, par l'odeur de la menthe. Bientôt elle sera récolté puis pendue par les pieds en bouquet pour sécher.

4: Ce zérène du groseillé prend son temps pour butiner cette fleur de verge d'or du Canada qui commence à faner.

SAM_1708

Surprise, dans le haut du jardin quelques amanites vaginées sont apparues après une petit pluie. Tout aussi vite, elles sont reparties, dévorées par les limaces et autres escargots gourmands.

SAM_2251 SAM_2250

SAM_2248 SAM_2253

Les plants de tomates du potager mais ceux des voisins ont été prolixes, nous voilà donc fournis. Pour l'occasion, nous avons décidé de confectionner des tomates séchées mais l'expérience ne s'est pas révélée concluante dirons nous.

SAM_2009

Les pies c'étaient faites discrètes jusqu'ici, les voilà qui jacassent du petit matin jusqu'au soir pour mon plus grand plaisir. Leurs bavardages leur a fait perdre au passage quelques plumes que l'on retrouve ici et là.

1SAM_25592SAM_2585

3SAM_26184SAM_2619

Bref on profite des derniers rayons du soleil (1 et 2) car bientôt, les jours seront plus petits que la nuit. Signes annonciateurs de l'automne (désolée si cela peut paraître démoralisant, mais c'est ma saison préférée), les premières feuilles commencent à chuter (3) et les grands corbeaux (4) font leur arrivée. Ils devront attendre pour croquer les noix qui ont bien du retard cette année.

SAM_2602

Bref,c'est bientôt l'automne, il fait encore chaud mais déjà les fraîches pluies et les orages se font sentir. C'est temps de ramasser les premières noisettes et pommes.

 

mardi 2 juillet 2013

Sortie dans les près 7.

SAM_8625

Petite sortie dans les près ou plutôt en bord de lisière. Les foins n'ont pas encore eu lieu partout et il est possible d'admirer encore quelques belles plantes qui ne sont pas passées sous la faux du tracteur.

1SAM_85312SAM_8536

3SAM_90104SAM_9011

A cette occasion, quelques belles rencontres aux quelles on ne pensait pas assister se font.

1 et 2: Oui, oui, en cette saison il est possible de rencontrer des champignons de taille respectable, malgré l'aridité du sol et la faible activité fongique. Ici l'identification n'est pas simple, les spécimens sont  vieux et secs, néanmoins les lamelles et les chapeaux oriente la piste vers le genre des clitocybes.

3 et 4: les ancolies communes n'ont pas dit leur dernier mot. On en rencontre peu et la plupart sont fanées, néanmoins ici et là des plants résistants continus à s'épanouir. Au moyen-âge elle est surnommée "bonne-femme" et était considérée comme une plante magique aphrodisiaque dont il fallait porter les graines comme parfum et en mâcher quelques unes pour se prédisposer à l'amour. Néanmoins il ne faut pas oublier qu'il s'agit ici d'une plante toxique.

SAM_8991

La valériane officinale (valériane des collines ou herbe-à-chat) est une plante aux nombreuses vertus. Elle calme l'anxièté, aide à trouver le sommeil et réduit l'anxiété. Dès l'antiquité on la recommande comme "guérit-tout" mais surtout pour soigner les maux de l'esprit tel que l'épilépsie ou l'hystérie. On l'utilisait également comme filtre d'amour et comme répulsif contre les elfes. Si sa mauvaise odeur calme les hommes, il en est tout autre avec les chats qui se trouvent dans un état cannabique à son approche.

1SAM_85962SAM_8611

3SAM_85554SAM_8594

Par ce temps on peut rencontrer de nombreux habitants des champs mais remarquer aussi que les plantes délicates du printemps sont sur le déclin.

1: Sur une fleur d'églantier (rosier sauvage) une araignée courge (araniella cucurbitina ou épiaire concombre) prend la pose avant d'aller tisser sa toile. Cette espèce est assez commune et affectionne les rosiers et les lilas.

2: Les roses sauvages abritent également un joli scarabée du sous-ordre des ceramycidaea aux motifs discrets. Pas simple d'identifier l'espéce, cependant on peut le retrouver ici, parmi les 2700 illustrations de cette catégorie.

3: Enfin, le sceau de Salomon odorant se fane. Bientôt de grosses graines toxiques d'abords vertes puis rouges se formeront et un segment supplémentaire s'ajoutera à la racine.

4: La mélisse des bois donnent ses dernières fleurs. Il faudra attendre l'an prochain pour revoir ces grosss fleurs roses et odorantes qui colorent la lisière.

SAM_8517

Au détour d'un chemin, un vieu lavoir se dresse. En son eau se trouve une myriade d'escargots aquatiques, les ambrettes, tout droits venus des Etats Nords de l'Amérique et qui concurencent nos escargots aquatiques européens. Ils sont carnivorent et ce jour-ci, font grand festin des nombreux hannetons morts tombés à l'eau depuis le grand arbre qui surplombe le bassin.

1SAM_85882SAM_8586

3SAM_86274SAM_8628

 Dans la nature, pas de mots ni d'écrits pour communiquer mais des couleurs, beaucoup de couleurs. Le rouge, le jaune, l'orange, le bleu et le vert vif, bref toutes les couleurs chatoyantes indiquent la présence de poison chez l'animalce qui le rend impropre à la consommation.

1: Le pyroche écarlate ou cardinale (pyrochroa coccinea) est un joli coléoptère rouge vif à la tête noire et aux antennes en plumeaux. C'est un prédateur des milieux-frais comme les lisières et les bords de bois. La larve est carnassière et parfois cannibale et vit sous l'écorce du bois mort. On peut apercevoir les adultes de mai à juin.

2: On est habitué aux papillons et aux chenilles mais moins au stade qui relit les deux: la chrysalide. Ici elle est vide, dissimulée dans une feuille de chêne soudée sur elle même par les soies de la chenille.

3 et 4: Il existe de nombreuses espèces de zygènes en France, environs 27. Ici il s'agit de la zygène des bois (facilement identifiable avec ce site). On le trouve dans les Pyrénées et dans tout l'est français ainsi que dans une partie du centre.

SAM_8637

 La brocatelle dorée est très présente dans notre coin d'Isère. Il s'agît à nouveau d'un mâle qui se reconnaît à l'abscence d'une bande marron sur le bas des ailes.

1SAM_86342SAM_8610

3SAM_85994SAM_8603

 On rencontre de nombreuses plantes communes en ce moment. 

1: L'égopode podagaire, l'herbe du goutteux, est une plante médicinale mais aussi comestible que l'on peut consommer sous diverses formes: crue ou cuite, en soupe, en salade, en gratins ou en purée.

2: La marguerite commune est une plante répandue en Europe. Elle aussi est comestible, les jeunes pousses fraîches se consomment en salade.

3 et 4: La platanthère à deux feuilles est une orchidée qui affectionne les sols basiques et que l'on retrouve presque partout en France jusqu'à 2200 mètres d'altitude mais reste rare dans les zones méditerranéennes. Comme la plupart des autres orchis, elle est classée préoccupation mineur à l'échelle de l'Union Européenne.

SAM_8580

 Scabieuse au knautie? Très semblables pour ne pas dire identiques, elles se différencient l'une et l'autre par l'implantation des nombreuses fleurs qui les composent sur la hampe florale.

1SAM_86262SAM_8762

3SAM_90434SAM_9045

 Les insectes font partis da la famille des invertébrés et sont la plus grande famille du monde animal.

1: Le lacon souris est un ptit insecte des jardins et des prairies qui a la capacité en contractant violemment on abdomen et son thorax de faire des bonds immenses et soudains.

2: Une souris a été en partie dévorée par un prédateurs. Ses restes font le bonheur des mouches et des coléoptères qui voient ici une manne nourricière mais aussi un abris et garde-manger parfait pour leurs larves.

3 et 4: Cette chenille, avant d'être délogée par mes soins (la pauvre), se nourrissait d'une cosse de silène. Le papillon, un spécimen de nuit sans doute, à pondue un oeuf dans les ovaires de la plantes qui au fil du temps ont grossit pour contenir les graines tout en se faisant grignoter de l'intérieur par la larve. une fois la plante vide, elle cherche une autre gousse pour se nourrir à nouveau puis muer en papillon.

SAM_9012

Entre deux champs, un chemin boisé s'est installé, vestige d'une époque où la route en contre-bas n'existait pas et où pour descendre au village, il fallait employer une voie de terre. 

1SAM_90152SAM_9019

3SAM_90134SAM_9026

C'est une petit coin de verdure frais que voilà avec un ruisseau qui coule en son sein et qui permet à des plantes peux présentes dans les champs de s'épanouir.

1: On compte environ 3500 espèces de moustiques pour 11 genres différents. Tous ne sont pas suceurs de sang, la plupart se nourrissent de nectars. Seules les femelles de quelques espèces piquent pour subvenir au besoin de leurs oeufs. 

2: La scolopendre est une fougère qui tient son nom du fait des longues bandes que dessinent ses sporanges sous ses feuilles et qui évoquent les pattes de l'insecte du même nom.

3: L'héllobore fétide a fini de fleurir mais continue d'étendre ses grandes feuilles griffus dans les sous-bois.

4: Il est essentiel pour le faune de laisser en forêt les troncs d'arbres morts. Ils sont de précieux dans le sens où ils servent d'habitat à de nombreux animaux qui s'en eux, déserteraient les zones boisées.

SAM_8988

 La vipérine communne est une jolie plante aux fleurs bleues et aux longues étamines rouges. De la famille de la bourrache, elle est aussi mellifère et donne un très bon miel. La floraison à lieu de juin à août.

Bref, il y a moins de fleurs qu'au printemps certes mais celle-ci sont des plus élégantes.

lundi 3 décembre 2012

Une année de papillons en Isère et en Haute-Alpes (2012).

SAM_1715

Fini la période des papillons, le soleil est parti et nos amis ailés réapparaîtrons à son retour pour annoncer l'arrivée du beau temps. Voici quelques papillons rencontrés cette année.

SAM_1699SAM_1706SAM_1714SAM_1723

Le demi-deuil (Melanargia galathea L.). Celui-ci à les ailes toutes fripées car il vient de sortir de sa chrysalide et les chauffe aux soleil pour permettre à l'hémolymphe, le sang des insectes (qui ne contient pas d'hémoglobine) de les irriguer pour lui permettre de voler.

SAM_1743 SAM_1752

Ce papillon pond ses oeufs sur les graminées dont les chenilles se nourrissent. On le trouve dans toute la France, exceptée en Corse. Certains parfums ont des phéromones qui attirent les papillons. Le mien semble particulièrement efficace.

SAM_1747

Mais avant de sortir de sa chrysalide, le papillon n'était qu'une petite larve dans son oeuf. Il en existe de toutes les couleurs, de formes ou de tailles. Les femelles peuvent en pondre quelques uns sur une même surface ou jusqu'à une centaine. Généralement les oeufs sont déposés sur le dessous des feuilles pour les protéger des intempéries et des prédateurs.

SAM_4077 SAM_4305

Puis il devient chenille, mue à plusieurs reprises puis prend sa forme adulte. Ici pour l'exemple, la piéride du chou (Pieris brassicae) sur un brin de lavande. Ce papillon est présent sur tout le territoire français depuis le paléolithique. 

P1000695

Comme son nom l'indique, les larves de ce papillon sont friandes de choux, dont elles dévorent les feuilles. Néanmoins leur action est freinée par d'autres insectes, comme des mouches ou des guêpes solitaires qui pondent leurs oeufs dans le corps des chenilles pour les transformer en garde-manger pour leurs propres larves.

SAM_3461 SAM_3463

L'écaille chinée ou callimorphe (Euplagia quadripunctaria) est un papillon qui vit aussi bien la nuit que le jour dans les forêts et les broussailles. C'est une espèce migratrice. Sa chenille adore les orties, les lamiacées, les épilobes, la sauge des près, les framboisiers, le noisetier ou le chèvre feuille. On le trouve dans toute la France, Corse comprise. Bien que rare, ce papillon n'est pas protégé en France, contrairement à la Belgique. 

SAM_5732

Dans la même famille, l'écaille martre ou écaille hérisson (Arctia caja). Ce papillon de nuit aux motifs de girafe sur ses ailes donne naissance à des chenilles poilues qui apprécient les orties, les saules, les chardons, les pissenlits ou l'oseille. Elles peuvent faire des dégâts dans le potager. Ce papillon présent sur toute la France devient rare. Il peut atteindre 5 à 6 cm d'envergure.

SAM_2804 SAM_2808

Il existe en France 27 espèces (sans compter les sous-genre) de zigénidés. Ici il s'agît d'une zygène transalpine, (Zygaena transalpina) sur une petite ombellifère quelconque. Ce papillon est absent du massif Armoricain, de Corse et de la région parisienne. 

SAM_2806

Il existe deux populations différentes, une à l'est, l'autre à l'ouest mais les nombreux mélanges entre celles-ci font qu'il existe une multitude de sous-espèces Les larves raffolent des hippocrepis, des lotus, et parfois des astragalus.

SAM_2213 SAM_2214

Autre espèce de la famille des zigénidés, la zygène de la carniole (Zygaena carniolica) possée ici sur une campanule alterne. Il en existe 6 sous-espèces. Ce papillon est absent dans la région de Lille, de la Corse, de la Bretagne et dans tout le bassin atlantique sud. Ses larves adorent les onobrychis et parfois les lotus, les anthyllis et les dorycnium.

SAM_3094

L'argus bleu-nacré (Lysandra coridon poda), ici sur une orchidée fannée, fait parti de la grande famille des Lycaenidae. Il est difficile à différencier avec les individus des autres espèces avec les quels il peut avoir des petits hybridés. Néanmoins, la forme blanche en forme de feuille d'arbre sur ses ailes permet de l'identifier plus facilement.

SAM_3095 SAM_3097

Les larves voraces de ce papillon se nourrissent surtout d'hippocrepis. On le trouve partout en France, excepté en Bretagne. La particularité de ses papillons est qu'à l'état de chrysalide, les larves se laissent tomber prés d'une fourmilière et produisent une phéromone qui va attirer les fourmis. Celles-ci vont s'occuper d'elles comme si elles étaient des cocons de la fourmilière et les protéger des prédateurs.

SAM_3965

Néanmoins, une guêpe solitaire utilise la même technique. Elle va rentrer dans la fourmilière, pondre dans la chrysalide sa larve puis ressortir comme si rien n'en était. A l'éclosion, les papillons et les guêpes vont sortir sans embarra de leur abris et sans être inquiétés par les fourmis, pour chauffer leurs ailes au soleil afin de s'envoler. Ce mécanisme est encore très méconnu, on ne sait pas comment la guêpe femelle entre chez les fourmis sans se faire attaquer, reconnaît les cocons des celles-ci de celui des papillons qui sont identiques et comment une fois éclos les insectes ne se font pas attaquer à leur tour. Le mystère demeure.

P1000558

(photo de ma petite mère)

Voilà un autre azué, l'azuré des géranium (Pseudoaricia nicias Meig.). Il en existe 4 sous-espèces. On le trouve dans toute la France depuis le paléolithique. Comme son cousin l'argus bleu-nacré, ce sont les fourmis qui s'occupent de la chenille sous forme de chrysalide. Celle-ci se nourrit de géraniums sauvages: le géranium des bois et le géranium des près. En France on le trouve dans les Pyrénées, les Alpes et le Puy de Dômes et vit dans les prairies sub-alpines au-dessus de 900 mètres. Ici on peut différencier la femelle des deux mâles sur cette rare cardabelle: il s'agit du spécimen le plus au fond, avec les ailes plus foncées ayant un plus grand nombre de points noirs cernés de blanc et avec quelques reflets orange sur le bord des ailes.

SAM_2884 SAM_3862

L'ethmia pusiella, qui n'a pas de surnom, est un drôle de petit papillon dalmatien. Celui-ci prend la pose tout à tour sue une grande gentiane jaune puis sur le mur de la fenêtre. Il mesure environ 2 cm d'envergure. Ses chenilles aux couleurs jaunes, noires et blanches avec quelques longs poils blancs, se développent sur la pulmonaire, la vipérine et le grémil. Il vit sur les zones défraîchies et sèches. C'est un papillon nocturne qui se fait souvent discret sans être pour autant rare.

SAM_2133

La mélitée du Mélampyre ou le damier Athalie (Melitaea athalia) est un papillon courant dont il existe 8 sous-espèces. Ses chenilles, qui hibernent l'hiver dans leur cocon de soie, sont friandes des mélampyres, des plantains, des digitales, des linaires et des véroniques. 

SAM_3100 SAM_2801

On le trouve partout en France, excepté en Corse et en Île-de-France où il n'a pas été répertorié depuis plusieurs années. Sa population recule un peu partout sur le territoire. Néanmoins, la réintroduction de castors, qui dégagent les forêts et l'éclaircissent, est bénéfique à la réapparition de ce papillon car les zones dégagées laisse place au mélampyre des bois, plante en recule aussi et qui figure parmi les favorites des mélitée du Mélampyre.

Depuis 1993 cette espèce est protégée en Île-de-France.

SAM_2812

L’Hespérie de la houque ou Bande noire ou Thaumas (Thymelicus sylvestris) a été décrit pour la première fois en 1761. Il en existe deux sous espèces, présente dans toute la France excepté en Corse. Les chenilles raffolent des graminées. On le trouve dans les prairies, les friches et les bords de route. Le mâle à une bande noire à l'intérieur de ses ailes d'où le nom de l'espèce. 

SAM_2777 SAM_2778

Le synède de l'osier (Drasteria cailino) est un papillon adepte des pelouses sèches, des rocailles et des steppes. Ses chenilles évoluent sur l'osier blanc (saule des vannier) et l'églantier commun. On ne le trouve que dans le sud-est de la France, dans les Alpes, sur la côte méditerranéenne et la vallée du Rhône jusqu'à la Drôme.

SAM_3856

La frange picotée ou l'acidalie picotée (Geometridae sterrhinae) se trouve partout en France mais reste rare dans le Nord . Il mesure 18 à 26 mm. C'est un papillon de nuit, très présent dans les jardins.

SAM_3112 SAM_3859

Ses chenilles se nourrissent de thyms, de sedums, d'achillées, d'armoises, d'origans, de gypsophiles et de stachys. Ses écailles sont duveteuses et évoques la fourrure. 

SAM_3000

Le moiré aveugle ou aveuglé (Erebia pharte) donne des chenilles vivent, grandissent et se nourrissent sur les graminées. On le trouve dans six départements français des Alpes: la Savoie, la Haute-Savoie, l'Isère, la Drôme, les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence. Il vit uniquement dans les prairies montagneuses des Alpes.

SAM_3868 SAM_3857

Le ptérophore blanc (Ptérophorus pentadactylus (Linné)) tient son nom du latin "Ptero": aile, "Penta": cinq et "Dactylis": doigts, en raison de ses étranges   excroissances sur ces pattes. Il est aussi surnommé petit ange de la nuit en raison de ses ailes qui évoquent les plumes des oiseaux. Sa chenille est verte avec une large bande rose sur le dos. Elle se nourrie de liserons des champs et de liserons des haies. On le trouve dans toute la France, là où il y a des lieux herbeux et broussailleux.

SAM_3869

Alors ceux-ci sont une énigme. Beiges, le bout des ailes très légèrement noirci, les membres ailés repliés comme un grand manteau, les antennes fines et enroulées et surtout, la tête allongée, forment une sorte de bec avec de chaque côté de petits yeux noirs.

SAM_2747 SAM_2793

La petite tortue ou Vanesse de l'ortie (Aglais urticae L.) est un très joli papillon orangé aux ailes bordées de taches bleues encadrées de noir sur le bord.  Le nom Aglais est une référence à Aglaé, une des trois Charités, celle de la beauté et de la splendeur. Il en existe deux sous-espèces. La chenille de la petite tortue est en partie noire, avec des excroissances qui évoquent des épines. Elles se ressemblent en groupes sur les grandes orties qu'elles dévorent et y tissent de grandes toiles pour se protéger. Au bout d'un mois elles deviennent jaunes et solitaires.

Ce papillon est en grand déclin dans l'Europe de l'Ouest. On ne sait pas encore à quoi cela est dû. Les pistes de la pollution, de la sécheresse, du réchauffement climatique, des pluies acides et des pesticides sont avancées. On la trouve dans toute la France sauf en Corse. En 2000 l'espèce pendant une année a complètement disparu du territoire. Cette espèce, bien que vulnérable ne bénéficie pas de statu de protection. 

SAM_3860

Pour la série de papillons de nuit, je sèche, ils sont à mon goût les plus difficiles à identifier.

SAM_3863 SAM_3864

En effet ils se ressemblent généralement beaucoup les uns et les autres, bien que celui-ci soit particulièrement remarquable.

SAM_3854

Il est toujours agréable les soirs d'été de profiter du bon air et de laisser ouvert portes et fenêtres. Cependant, cela peu créer des tentations dangereuses qui finissent comme pièges mortels pour nos amis papillons. Ceux-ci en savent quelque chose, ils ont cédé à la délicieuse odeur d'un fond de bière.

SAM_3108 SAM_3870

Mais la véritable difficulté réside dans le fait qu'il n'y a que peu d'infos disponibles pour les non initiés sur ces papillons, moins populaires que les grands papillons bariolés visibles de jour.

SAM_1650

Cette année, bien d'autres espèces d'insectes on été observé par nos soins, en particulier les libellules qui sont allées jusqu'à s'aventurer dans le potager.