dimanche 23 octobre 2016

Destination Bretagne : Belle Île en Mer.

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Nous voilà partis pour Belle-Île-en-Mer. Le soleil c'est fait quelque peu discret pendant cette journée mais nous n'avons pas subit de grosses pluies. Faisant partis des îles de Groix, l'île est une des plus grandes de la côte bretonne au point de comporter quatre communes indépendantes en son sein.  

 

Sous la pluie de Bretagne !

 La Bretagne s'en tient à sa réputation. Notre séjour a été ponctué par des ondées de bruine et de pluie. Rien de grave, nous avons pu profiter de notre virée et chevaucher fièrement nos vélos. C'est une activité très populaire sir l'île. Autre fait à la mode, le porté de kawai. C'est peu glamour, je l'accorde, mais au combien pratique !

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L'île aux chevaux.

 Nous avons été surpris de rencontrer énormément de chevaux sur l'île. Qu'ils soient nains, de monte ou de trait, on en croise dans tous les champs. Avant d'être très colonisée par les hommes, Belle Île en Mer était une vaste lande boisée. Depuis les arbres ont laissé place à des cultures en particulier du maïs et de l'orge.

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Les abords et les plages.

 Quelles sont belles les plages de Belle Île en Mer mais quelles sont dangereuses également ! Bien que très accueillants, les bords de l'île s'avèrent dangereux. Les tempêtes font rage dans cette partie de la Manche et hier comme aujourd'hui, il n'est pas rare que des naufrages y soient engloutis par les flots. Le dernier et plus marquant de ceux-ci reste celui du pétrolier de l'Erika en décembre 1999 qui déversa plus de 30 000 tonnes de fioul.

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Le fucus vésiculeux (Fucus vesiculosus).

Cette algue brune de la famille des varechs est commune dans plusieurs mers du Nord, dans l'Océan Atlantique et dans l'Océan Pacifique. Elle se reconnaît en partie à ses flotteurs atypiques, les pneumatocystes, qui servent de bouée au fucus pour se maintenir à flot au plus près de la lumière du soleil qui filtre à travers l'eau de mer. Actuellement il est utilisé dans l'industrie pharmaceutique mais sa population diminue dramatiquement.

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Les algues vertes (Ulva armoricana).

Voici une des deux espèces d'algues vertes qui parfois provoquent des marées vertes quand elle se trouve en trop grand nombre : Ulva armoricana. On la connait aussi sous le nom de laitue de mer. On la trouve souvent sur les bords de mer car fragile, elle se fait souvent emporter par les courants marins violents. On peut également rencontrer un animal très particulier, l'actinie rouge (Actinia equina), une anémone de mer aux tentacules brûlants.

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Le goéland argenté (Larus argentatus).

Il diffère que très peu du goéland leucophée (Larus michahellis) dont il n'a été séparé que très récemment et sur le motif que le plumage chez les jeunes oiseaux qui sont dans leur deuxième année ont un plumage sur les ailes légèrement différent. La variabilité génétique de la population a elle aussi été retenue pour fait la distinction. 

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La culture et l'architecture.

Belle Île en Mer s'inscrit dans la culture architecturale de Bretagne. Avec ses couleurs vives, ses maisons de pierres et ses hortensias, le tableau est complet. On y trouve même plusieurs phares typiques de la région dont le grand phare de Kervilahouen qui ce jour là, était plongé dans la brume. Il est même possible de le visiter.

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La criste marine (Crithmum maritimum).

Parfois appelée fenouil marin, la criste marine est une plante à fleurs discrètes et aux feuilles charnues. Réputée pour son goût de carotte parfumé (que je n'aime pas du tout), c'est une plante dont la cueillette est réglementée au niveau national. C'est également une espèce déterminante pour la constitution de certaines ZNIEFF.

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Les oiseaux de l'île.

Nous avons pu croiser de nombreux oiseaux sur l'île. Les espèces y sont diversifiées en raison du grand nombre d'habitats présents sur le site et de son enclavement. Certaines espèces comme les grives (Turdus sp.) et plus particulièrement le merle noir (Turdus merula) évoluent dans tous les milieux et il n'est pas rare de les rencontrer sur les plages entrain de fouiller le sable pour se nourrir de vers ou chercher ce que la marrée a pu rejeter.

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Présentation de la végétation.

 On compte plus d'une vingtaine d'habitats sur l'île. De ce fait, et tout comme pour les oiseaux, on trouve une grande diversité d'espèces. Néanmoins, si on est tenté par la rencontre avec des espèces rares, il est recommandé de s'aventurer sur les bords de mer et les bars de mer. Attention ! Il faut prendre garde à rester dans les sentiers pour ne pas détruire l'environnement qui est particulièrement fragile (et aussi pour ne pas se blesser).

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Le panicaut champêtre (Eryngium campestre).

 Il est l'hôte d'un champignon assez recherché et délicieux, la pleurote du panicaut (Pleurotus eryngii). C'est un légume oublié, très consommé sous l'antiquité en particulier dans le monde grec. On l'utilisait parfois pour trouver l'amour à travers des plats gourmands et de filtres d'amour. Il est protégé dans certaines régions.

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Les aiguilles de Port-Coton.

Ce sont de grandes roches marines érodées (des stacks) sortant tels des piliers hors de la mer. Les aiguilles font face à une minuscule plage qui ne peut être atteinte que par la mer. Cela assure une grande tranquillité pour les différentes espèces d'oiseaux marins qui vivent et s'abritent dans les anfractuosités des falaises.

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La végétation des bords de mer.

Quelle surprise pour nous de voir ces espèces poussant entre-elles ! D'ordinaire nous rencontrons l'immortelle commune (Helichrysum stoechas) dans les Calanques de Marseille et les fougères et la clématite des haies (Clematis vitalba) dans ma belle Isère. Le résultat donne un beau mélange, surprenant mais parfumé. 

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Le statice de Dodart (Limonium dodartii).

Protégé, on ne le trouve que dans quelques départements longés par l'Océan Atlantique et par la Manche. C'est une plante résistante qui a besoin de conditions très particulières, à savoir un sol pauvre en nutriments et avec une salinité élevée, un climat maritime fort, une humidité moyenne et une exposition au soleil importante.

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Le mot de le fin.

Voilà une journée forte en émotions. Avec 30 km dans les pattes et les yeux pleins de merveilles, nous n'avons pas eu de mal à trouver le sommeil au chaud dans notre petit hôtel-restaurant de Lorient, Les pêcheurs, que je ne peux que vous recommander. Pour le prochain article, nous partons du côté de Pont Aven et de ses galettes.  

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mardi 17 novembre 2015

Fête médiévale, Saint Geoire ne Valdaine (2015).

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 Comme presque tous les ans, je prends plaisir à me rendre à la fête médiévale de mon village et comme à chaque fois, je ne résiste pas à l'envie de vous livrer un petit article sur cette journée dont vous pouvez retrouver celles des éditions précédentes ICI avec bien d'autres . Cette année c'était pour la première fois accompagnée de mon bien aimé et Nous avons eu la chance de recroiser les compagnie de 2014 sous un grand soleil.

 

La ville aux châteaux.

 Aujoud'hui encore on ne connaît pas très bien l'histoire de Saint Geoire en Valdaine. Le nombre impressionnant de châteaux et de maisons fortes connues ainsi que ses remparts hauts et nombreux laissent penser que c'était une ville forte voire militaire où de puissantes et riches familles de nobles et de bourgeois vivaient.

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Les meneurs d'oies. 

 Mener les oies et plus largement les volailles était à la campagne un travail attribué aux jeunes enfants en vue de les initier au travail de la ferme et/ou d'en faire plus tards des bergers. C'était le plus souvent des dindons qui étaient menés dans les forêts de chênes. En wwoofing dans les Landes j'ai pu rencontrer un exploitant ayant été enfant gardien de dindons et qui passait sa journée à surveiller les volatiles en liberté dans les fourrés denses. 

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Les saltimbanques.

 Apollinaire disait d'eux qu'ils sont une invitation au rêve. On utilise plus souvent le terme d'artistes de rue car le terme saltimbanques a prit une connotation péjorative. Le spectacle de rue est vieux comme le monde, en Occident il était très commun chez les romains et les grecs de voir des représentation sur les pavés.

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La voltige équestre.

 La voltige équestre est une discipline artistique et sportive assez rependue en Europe qui est issue de traditions très anciennes et rependues sur ce territoire. En France elle c'es popularisé après la seconde guerre mondiale mais cela ne fait qu'une vingtaine d'année qu'elle est pleinement reconnue à travers la fédération équestre.

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 La discipline aurait 2000 à 3000 ans et aurait été pratiquée pendant les jeux du Cirque romains et sur des taureaux en Grèce par de jeunes hommes. Les techniques ont par la suite été perfectionnées en s'inspirant de divers peuples, en particulier des cavaliers mongoles, des danseurs indiens ou des indiens d'Amériques.

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L'ours Valentin.

 Fini le temps des ours en cage, maltraités et ridiculisés comme ce fût le cas pendant bien des siècles, désormais c'est eux qui font le spectacle. Fréderic CHESNEAU est un dresseur très connu en France pour son savoir faire, pour ses participations à de nombreux films mais surtout pour l'amour qu'il porte à ses animaux. 

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Les blasons.

 Ils furent les emblèmes des seigneuries et des grandes villes. Aujourd'hui encore ils sont très présents en particulier pour représenter les régions. Le lion rampant, nom du blason ci-dessous, est présent sur ceux de la Picardie et de Rhône-Alpes par exemple. Il est le blason le plus commun et qui fût le plus souvent porté.

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La buse de Harris (Parabuteo unicinctus).

C'est un des rapaces les plus utilisés dans les représentations. Cet oiseau est originaire d'Amérique centrale. Il face en groupe comma des loups, encerclant leur proie. Quand elle capture un animal et qu'elle se retrouve au sol, la buse déploie ses ailes sur ce premier pour le cacher à la vue des autres prédateurs.

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Les rapaces nocturnes européens.

 Ces oiseaux sont protégés et ne peuvent être prélevés dans la nature. Il est d'ailleur interdit de les toucher, de les attraper, de les déranger, de les chasser, te toucher au nid et de les détenir. Seuls les animaux issus d'élevages peuvent être détenus avec autorisation et pour cause. Le hibou grand-duc (Bubo bubo) et la chouette effraye (Tyto alba) ont manqué de peu de disparaître de nos campagne en raison de leur funeste réputation.

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La buse variable (Buteo buteo).

 On la voit partout dans nos campagnes et l'été, il courant de pouvoir l'observer en pleine chasse ou à l'affût depuis un piquet de clôture ou sur une botte de foin avant d'attraper ses proies, à savoir des rongeurs, de petits oiseaux, des reptiles. Son plumage varié entraîne parfois des confusions avec d'autres rapaces de même gabarit.

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L'aigle des Steppes (Aquila nipalensis).

 Plus petit que l'aigle royale, il reste un féroce prédateur. C'est un migrateur qui passe l'hiver en Afrique et qui retourne dans les steppes et déserts asiatiques de faible altitude pour se reproduire et élever ses petits. Il est parfois employé pour la chasse aux loups, au lièvre et au chevreuil par les populations mongoles.

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La vie au Moyen Âge.

 Elle n'est pas si triste et sale qu'on aime le raconter. Certes les égouts n'existent plus et la justice ne porte pas vraiment son nom, mais les spectacles sont nombreux, l'higyène est respecté et pratiqué convenablement quoi qu'on en dise, le labeur ne ponctue pas tous les temps de la vie et les fêtes de villages sont abondantes.

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Le bon manger autrefois.

 À la table des puissants on trouve tout au long de cette vaste période qu'est le Moyen Âge des plats et surtout des recettes qui aujourd'hui nous ferraient pâlir. Très épicées, elles accommodent sans problème la viande de dauphin et les pommes, la viande de cygne et le choux et le héron cendré avec les poires. 

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Le mot de la fin.

 Les fêtes médiévales sont de nouveau à la mode même si elles ont souvent un petit côté vieillot. C'est là tout leur charme. Se replonger dans l'Histoire et la tradition, marcher dans les rues de pierres, humer les épices, le vin chaud et l'odeur de la paille donne à réfléchir sur ce qu'il y a encore peu faisait le quotidien de nos ancêtres.

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dimanche 28 septembre 2014

Fête médiévale de Crémieu (édition 2014).

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 Après la fête médiévale de Saint Geoire en Valdaine, voici celle de Crémieu (weekend du 13 et 14 septembre 2014). L'occasion est toute trouvée pour parler un peu de cette cité médiévale mais aussi des pratiques et du mode de vie qui étaient de rigueurs au Moyen Âge.
Pour découvrir les vidéos et photos de l'événement, n'hésitez pas à faire un tour chez Grimwen qui avec l'éternelle Poppy furent mes compagnes de route par cette belle journée. Merci à vous les filles !

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 Crémieu est un village médiévale Isèrois qui se situe au nord du département. Il fût longtemps un carrefour commercial important mais aussi un centre militaire de par sa proximité avec la Savoie. Il est surplombé par un prieuré bénédictin fortifié qui domine depuis les falaises de Saint-Hippolyte. Suite au déclin économique au XVIIIé siècle, de nombreux ordres s'y installent: les Capucins, les Pénitents Blanc, les Visitandines et les Ursulines. 

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On attribue souvent au lys la paternité du blason des rois de France mais en réalité ce dernier serait inspiré des fleurs des iris des marais (Iris pseudacorus). A l'origine et dans l'Antiquité, Iris est la messagère des Dieux qui, en récompense de ses services, est transformée en arc-en-ciel.

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Du Moyen Âge jusqu'à notre époque contemporaine, les épices sont utilisées de bien des manières. Aussi précieuses que l'or autrefois, elles étaient employées en cuisine mais aussi en médecine. Ce sont d'abords le poivre, la cannelle, le gingembre, le galanga et le clou de girofle qui sont importés puis le cubèbe (baie proche du poivre), la noix de muscade et la graine de Paradis. Le sucre est également considéré comme épice. Connu a la fin du 12e siècle, il est utilisé dans la pharmacopée.

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 A l'époque médiévale les femmes devaient se couvrir la tête (une chevelure libérée étant signe de disponibilité sexuelle et donc de prostitution) mais, le chapeau reste un vêtement d'homme. En fonction des époques, les dames portent donc un long voile qui couvre le cou, les oreilles et une partie des cheveux mais aussi la crépine, le couvre-chef, la guimpe, la coiffe, le gorget, la barbette et/ou le chapel. Exception, pendant le Haut-Moyen Âge les jeunes femmes non mariées n'avaient pas l'obligation d'aller et venir tête couverte.

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  Le folklore médiéval regorge de créatures et de personnages fantastiques qui sont intimement liés à la religion. Les plus populaires sont des succubes et les incubes, des démons qui se mêlent au genre humain pour donner naissance à des monstres. On peut également citer les ogres et les géants hérités des légendes antiques, les licornes, les monstres marins, les lions monstrueux (qui se sont éteints dans le Sud de la France 200 av J.C.), les hommes chiens ou encore les loups-garous.

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 La bourse ne doit pas être confondue avec l'aumônière. La première est un petit sac de cuir attaché à la taille qui contient l'argent personnel. Elle est portée par les badauds. La seconde sert à recueillir l'argent des quêtes mais peut aussi être portée sous les vêtements ou offerte comme gage d'amour.  Elle est fabriquée dans des tissus luxueux et est souvent brodée de fils soie. Elle est l'apanache des nobles.

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 Si la médecine médiévale est très archaïque, la chirurgie l'est bien plus encore. Contrairement à l'Orient où elle est des plus élaborées, en Europe elle est proche du charlatanisme du fait de la méconnaissance du corps humain (l'Église interdit en 1163 l'autopsie des corps). Alors que la médecine est pratiquée par le clergé, c'est l'ordre des barbiers en France qui s'occupe de la chirurgie qui bien souvent consiste à effectuer des amputations.

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L'enfance à l'époque médiévale n'est pas du tout perçu comme elle l'est aujourd'hui. C'est à trois ans, selon les textes, que l'enfant commence à cheminer vers l'âge adulte, quand il débute l'apprentissage de la parole. A 5 ans, il est dans l'âge de pré-raison et à 7 entre dans celui de raison: il doit être éduqué à devenir adulte, se rendre à la messe et apprendre les prières majeures. A 12 ans les jeunes filles deviennent des femmes et à 15 ans, ce sont les garçons qui sont considérés comme des hommes.

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 Au Moyen Âge les ménageries sont déjà présentes à la cour des rois. Les animaux proviennent des terres connues (exit donc l'Australie et les Amériques par exemple). Charlemagne en était friand et possédait trois ménageries: une à Aix-la-Chapelle, une à Nimègue et une à Ingelheim où étaient conservés des éléphants, des lions, des ours, des singes, des faucons et des oiseaux exotiques comme les perroquets.

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Le métier de forgeron est l'un des plus vieux au monde, il coïncide avec la découverte du métal soit il y a un peu plus de 7000 ans. C'est au Moyen Âge qu'apparaît le travail sur enclume par le marteau. Les pièces en étain, en argent ou en acier sont fondues puis coulées dans un moule avant d'être travaillées puis refroidies dans l'eau pour prendre leur forme définitive.

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 L'époque médiévale (qui couvrent environs une période longue de 800 ans) n'est pas un âge aussi sombre qu'on le prétend et la musique y a toute sa place. On peut dire d'elle qu'elle "se caractérise par l'apparition de formes vocales et instrumentales dont la polyphonie, la musique de cour, la messe, le chant courtois".C'est l'avénement des chants grégoriens tels que nous les connaissons.

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 Les rongeurs et en particulier les rats ont une symbolique très forte dans notre culture, en particulier au Moyen Âge où il est associé comme le serpent, la chauve-souris et la crapaud au domaine du maléfique mais aussi à la maladie, étant le principale véhiculeur de la peste. De nombreuses superstitions sont liées à cet aniaml. Ainsi un rat qui ronge un meuble dans la chambre à coucher annoncerait la mort d'un proche. 

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 Jusqu'à la fin du Moyen Âge la fourrure joue un rôle économique très important. Ce sont les pelletiers (appelés aujourd'hui fourreurs) qui ont pour métier de préparer les fourrures. Réservée aux nobles, celles de renard, d'hermine, de castor, d'écureuil du Nord et d'hermine étaient les plus prisées pour doubler les vêtements et border les plus belles étoffes. Le petit peuple lui se vêtissait avec des toissons d'agneaux, de chévreaux ou de chats.

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 La broderie a aussi toute sa place. Originaire d'Egypte, elle se diffuse dans le bassin méditerranéen et dans le Moyen Orient. Les motifs d'abords inspirés de ceux de la cour de Byzance, représentent tout d'abords des animaux réels ou fantastiques, des végétaux puis des scènes de guerres inspirés des croisades en Terre Sainte.

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 La découverte du Nouveau Monde correspond à la fin du Moyen Âge et au début de l'époque contemporaine. C'est le temps de conquêtes, des grandes explorations et de développement de la cartographie. Les navires reviennent chargés de fourrures, d'or et de pierres précieuses, d'épices et de plantes exotiques (dont les tomates, les pois, les poivrons, les piments et les pommes de terre), d'animaux exotiques mais aussi d'esclaves.

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 Le métier d'herboriste est reconnu en France sous ce terme pour la première fois en 1312. Les herbiers qui officient dans les herboristeries se retrouvent en concurrence avec les apothicaires qui tiennent les pharmacies et les médecins. Très présente dans les campagnes, elle s'inspire de la théorie des signatures: un mal se soigne par une plante qui a des attraits proches ou opposés à la maladie.

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 Bien que les sources soient faibles, il est attesté que les cracheurs de feu ont existé au Moyen Âge. Peu représentés, on les retrouve dans les cours des chateaux pour divertir les châtelains mais aussi dans les fêtes de villages, dans les mariages et dans les célébrations populaires.

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 Au tout début du Moyen Âge (que l'on nomme Haut M-A), les vêtements des femmes sont semblables à ceux des hommes. Il faudra attendre l'arrivée du mouvement gothique pour voir les étoffes se parer de lacets, de boutons et de broderies et les corsets et jupons faire leur apparition. 

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 Les cloches, les grelots et les clochettes avaient d'important rôles en ces temps là. Ils servaient au campanier à annonçer les mariages, les bâptème et les funérailles. Les lépreux en agitaient sur leur passage pour avertir les passants de leur arrivée pour qu'ils puissent les fuire et éviter les risques de transmission.

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 Le datura officinale (Datura stramonium) appelé aussi trompette des anges.C'est une plante très toxique qui était employé autrefois dans les cours européennes par les femmes pour dilater leurs pupilles ce qui était signe de beauté. C'est aussi une plante qui était utilisée par les sorcières et les guérisseuses.

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 Les guerres pendant le Moyen Âge sont nombreuses. Les plus connues sont les Croisades en Terre Sainte. C'est à cette époque qu'apparaissent les guerriers soldats, les Croisés. Reconnaissables à la croix rouge qui horne leurs habbits, la croix de Malte, ils livrent bataille au Sarrasins. On parle aussi de Croisées: ce sont les femmes de guerriers et de seigneurs qui accompagnent leurs époux dans les Croisades.

P9130492Bref, voilà un peu d'histoire pour mettre en lumière cette belle journée. Sur le site il est possible de festoyer (pour environs 25 euros): cette année de beaux jarrets de boeufs à la broche tournaient au dessus du foyer. Les joutes de chevaliers et le vol des rapaces ont pu ravir les grands comme les petits (pour 10 euros). Parmi les nombreux stands, des troupes d'oies, des créatures fantastiques, des jongleurs, des musiciens et même des prêtres démoniaques déambulent. Il ne reste qu'à attendre l'an prochain.

Un grand salut à tous les acteurs des festivités: les bénévoles, les lépreux de l'association Les Copains d'Abord, la compagnie des Gueule de loups, les flûtistes de la Menestrandie, le chorale A Lieta Vita. Merci aux chevaliers, aux danseurs et autres chanteurs.

 

mercredi 24 septembre 2014

Fête Médiévale de Saint Geoire en Valdaine, 7e édition (2014).

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Comme tous les ans, la fête médiévale de Saint Geoire en Valdaine s'est déroulée le dernier week-end d'août, c'est à dire le 30 et 31 du même mois (et en compagnie de mon éternelle acolyte Poppy). Cheveux, rapaces, symtalbanques, ours et musiciens ont déambulé sur le site de la Combe parmi les stands et les ateliers. Aperçu en images.

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Le village de Saint Geoire en Valdaine se situe en Isère et est traversé par l'Ainan classé Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. C'est un ancien fief catholique qui résista aux huguenots et se tient en dehors des actes de la grande révolution, jouant tout de même un rôle dans celle-ci en conservant en sûreté les clés des portes de Versailles.

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"La Médiévale 2014 de Saint Geoire en Valdaine [...] a été un énorme succès, que ce soit par la qualité des spectacles et animations proposés, mais également au travers d'une affluence record ! L'esprit de cette médiévale, festif, familial, sans faux rythme a marqué les esprits des visiteurs venus de très loin pour certains, mais également celui des artistes présents pour animer la fête."

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 Le mouton d'Ouessant (Ovis aries) ets une race de petits moutons à viande élevés à l'origine pour servir de vivre sur les navires. Robustes, ils peuvent s'acclimater aux pires conditions. Ils ont bien manqué de disparaître mais aujourd'hui l'espéce a été sauvée grâce à quelques passionnés.
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On rencontre beaucoup de personnages atypique à l'occasion de ce week-end chevaleresque et pour cause, le public est invité à se présenter à billetterie costumé. C'est un véritable défilé au quel on peut assister et bien que l'on dénote quelques anachronismes, il reste du plus bel effet.

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Nous voilà plongé au coeur du camps sobrement nommé "Le Clan des K" (oubliez le jeu de mot douteux !). Chaudronnerie, armurie et bien sûr herboristerie font parties des ateliers proposés aux visiteurs sans oublier e stand des archers ou comme l'an dernier, petits et grands peuvent s'excercer.

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Puis de fût autour des Alvarez de la compagnie de l'Entr'Act d'animmer le site médiévale. Ces troubadours touche à tout sont à la fois musiciens, circassiens, escrimeurs, chanteurs, comédiens et poètes. Née en 1994,cette troupe aux inspirations oniriques et féeriques nous a enchanté.

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La corde lisse est l'un des arts les plus difficiles du cirque qui demande énormément de force. Autour d'un corde épaisse en coton l'acrobate doit réaliser plusieurs figures comme le plongeon, le front flip, le crochet, le tampo swing ou encore le drapeau le tout à une hauteur vertigineuse et souvent sans filin. C'est un des numéros emblématiques du Cirque du Soleil.

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Pour rencontrer cette joyeuse ribambelle et avoir une aperçu de leurs spectacle c'est pas ICI.
"Sortie tout droit de la musette d'une petite poignée de doux rêveurs, passionnés de spectacle vivant, Entr'Act voir le jour en 1994. D'abord spécialisée dans l'escrime artistique, discipline qui donnera à la troupe ses premières lettres de noblesse, Entr'Act ne cessera d'évoluer, explorant avec passion et gourmandise tous les domaines du spectacle, du théâtre à la musique, en passant par la danse et les arts du cirque."

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Quel plaisir d'assister à nouveau au vol des rapaces. Cela ne vas pas sans rappeler le spectacle du parc zoologique de Barben de cet été. En haut, un superbe harfang des neiges (Bubo scandiacus). A la différence des mâles entièrement blancs, les jeunes et les femelles sont moucheté de brun sombre. En bas et plus proche de nous, un jeune hibou grand-duc (Bubo bubo). On le rencontre presque partout en Eurasie sauf dans l'extrême nord. Comme pour le harfang son vol est agile et silencieux.

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Le faucon pèlerin (Falco peregrinus) est un rapace robuste que l'on retrouve dans toutes les parties du globe ce qui est assez exceptionnel. Chasseur avisé, il se nourrit d'autres oiseaux qu'il percute en plein vol. Il est a se titre l'oiseau le plus rapide du monde en piqué, il peut facilement dépasser les 350 km/h ! Comme tous les rapaces français il est protégés. Ceux présentés ici proviennent d'élevages.

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Et comme à Barben il nous a été donné de voir mon oiseau adoré, le pigargue à tête blanche  (Haliaeetus leucocephalus). C'est l'emblème des États-Unis que l'on retrouve sur le blason du pays. C'est un pygargue pêcheur aux serres puissantes, au bec acéré et aux ailes puissantes. On le rencontre du Nord de l'Alaska au Sud du Mexique. C'est un oiseau sacré pour de nombreux peuples amérindiens et souvent, leurs plumes blanches ornaient les coiffes des grands chefs. .

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Le messager sagittaire est aussi nommé secrétaire (Sagittarius serpentarius). Féroce prédateur, il préfère se déplacer en sautillant sur ses longues pattes aux griffes acérées. Sauterelles, rongeurs, tortues et serpents composent son régime alimentaire. C'est un animal menacé.

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a buse de Harris (Parabuteo unicinctus) se rencontre elle en Amérique Centrale. Elle a la particularité de chasser en groupe de 4 à 6 individus ce qui la rend redoutable. C'est l'un des oiseaux les plus utilisés pour l'effarouchement des étourneaux, des goélands, des moineaux ou des pigeons.

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L'aigle royal (Aquila chrysaetos) et avec le vautour fauve le rapace le plus connu des Alpes. On le rencontre dans tout l'hémisphère Nord. En mongolie, les chasseurs emploient les femelles de la sous-espèce eurasienne pour pratiquer la chasse au loup (car plus grandes et plus puissantes). Eduqué dès le plus jeune âge, l'aigle est relaché quand il atteint sa maturité sexuelle pour perpétuer l'espèce.

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Que serait une fête médiévale sans chevaliers? Et quels types de jeux pratiquaient les chevaliers? Les distractions avaient lieux pendant de grands tournois. Les concurrents avaient pour épreuves de taper des cibles, éviter des obstacles, harponner des fruits ou des boucliers et bien sur, à l'aide de longues lances, de désarçonner leurs adversaires.

En somme, voilà un bon week-end qui ravira les petits comme les grands. N'oublions pas le fabuleux banquet du soir ponctué par le vol des rapaces, de chansons, de danses et de vin à volonté (hip) ! Pour avoir toutes les infos c'est par .

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lundi 18 août 2014

Au jardin ... en Juin!

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De retour dans le beau pays de Valdaine après presque deux mois passés dans le sud... ce qui promet de nombreux articles à venir. Pour le moment, présentation du jardin... de juin avec l'apparition des premières truffes !

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Tuber aestivum: truffe d'été, truffe de Saint Jean, truffe blanche d'été ou encore junenco. Discrète et peu parfumée, on la trouve principalement sous les noisetiers mais aussi les frênes et les chênes dans les sols calcaires.

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Dans le jardin on trouve souvent un proche cousine de la carotte sauvage, le cerfeuil sauvage, Anthriscus sylvestris. Nommé également cerfeuil des bois ou ciguë blanche, il pousse partout en France et peut être consommé.

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Le rosier ou églantier appartient au genre Rosa, de la famille des Rosaceae. Plante populaire des jardins, il en existe des centaines d'espèces et de sous-espèces. Cultivé depuis plus de 5000 ans pas l'Homme, en France la vente et la culture de la plante même et de ses fleurs représentent environs 111 millions d'euros.

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L'épiaire des bois, Stachys sylvatica, se nomme également ortie puante bien qu'il appartienne à la famille des Lamiaceae. Son goût, en particulier quand il est cuisiné en potage, se rapproche de celui du cèpe. 

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Le seringat ou jasmin des poètes, Philadelphus, connaît d'ordinnaire une floraison odorante au printemps. Il peut atteindre 3 mètres de haut et se développer dans une grande pluralité de milieux. Il est originaire d'Amérique du Nord et du Moyen Orient. 

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La tonte toute fraîche fait le bonheur des oiseaux en particulier des merles. L'herbe coupée de manière rase met a nu les insectes et les vers qui ont bien du mal à fuir face à leurs prédateurs.

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L'été est étrange en Isère, nous avons les pluies et les températures du printemps, les couleurs de l'automne.

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Ne reste plus qu'à espérer que la belle saison s'achèvera dans un superbe et chaud été indien... qui sait. 

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Mais il ne faut pas se leurrer, l'été est bel et bien là. Le blé a mûri, l'avoine arrive a point et même dans le sud, le riz semble arriver à terme. Ne reste plus qu'à patienter pour la récolte du maïs.

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La campanule rhomboïdale, Campanula rhomboidalis L., se rencontre uniquement dans les Alpes. On la reconnaît à ses sépales redréssés, sa tige anguleuse et ses feuilles ovales dentées et bien-sûr comme chez la plupart des campanules, à ses fleurs en clochettes. 

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Au pied de l'enclos des chevaux, un belle orchidée, ophrys abeille nommé Ophrys Apifera scientifiquement. Adepte des sols calcaires, elle est l'une des plantes préférées des abeilles solitaires qui contribuent fortement à sa pollinisation.

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Le jardin se réveil, les travaux dans celui-ci ont bien avancé: désherber, retourner, bêcher, planter, arroser, semer... la liste est longue mais le résultat est à hauteur du labeur.

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La punaise verte, Palomena prasina, a la faculté d'être verte à la belel saison et de devenir marron à l'approche de l'automne pour ressembler le plus possible à la végétation dans la quelle elle évolue pour fuir les prédateurs.

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Entre deux promenades dans le jardin... détour par la Savoie, département situé à quelques kilomètres de là est qui s'avère riche en biodiversité... un terrain de jeu parfait pour herboriser.

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L'orchis pyramidal, Anacamptis pyramidalis, s'est installée en bas de la maison est forme sur un talus calcaire en une largecollonie. Chaque individu présente une forme et une couleur qui lui sont propre.

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Entre deux coup de vent ou une bonne pluie, il fait bien bon de vivre sur la terrasse, ne serait-ce que pour y boire un verre ou lézarder sous les timides rayons de soleil.

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Une des activités les plus plaisante de juin: ramasser et surtout déguster les fraises des bois, Fragaria vesca. Salades de fruits, confitures, gâteaux, glaces... tout est permit !

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Nouveau voisin qui prend plaisir à se promener devant la fenêtre de l'étage. Herbe verte et grasse, feuilles tendres des noisetiers et tilleuls, fleurs des champs ... il est temps de se mettre à table. 

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Pendant ce temps là, certains s'occupent comme ils peuvent... n'est pas chat qui veut.

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Finissons par une petite note fleurit avec les hémérocalles fauves, Hemerocallis fulva. Ces faux lys envahissent les jardins pour le plus grand plaisir des yeux mais aussi des papilles, les boutons, les pousses et les fleurs étants délicieuses aussi bien crues que cuites.

dimanche 6 avril 2014

Les grandes familles de la Valdaine: le village de Miribel-les-Echelles.

http://christianisme.skynetblogs.be/tag/pape

Cette analyse ou du moins cette présentation est le fruit de lectures et recherches basées sur les travaux de Marc Dubois, membre de la Société Dauphinoise d'Ethnologie et d'Anthropologie de Grenoble et passionné de la région qui, dans la première partie du 20e siècle chercha à percer les secrets des bornes. Son aventure commence aux alentours des années 20 et se termine peu avant son décès. Il éditât de nombreux documents sur la question dont un livre traitant des "Délimitation(s) des mandements de Saint Geoir et de Miribel en Dauphiné", un "Guide Historique et Touristique" dans le cadre de la promotion du "massif de la grande Chartreuse", édité par Joseph Biscoz en 1930 et une lettre personnelle munie de plans en 1933. C'est grâce à cette dernière qui est possible aujourd'hui de retrouver les bornes.

NB: cette article est parru dans le deuxième numéro de la revue de "La Renarde des Alpes" que vous pouvez lire ICI.

Correspondance

«Marseille 7 Novembre 1933 Cher Monsieur Morel Birone, Je viens encore avoir recours à votre obligeance et à votre mémoire au sujet des bornes aux armes de Clermont-Tonnerre dont je me suis mis à chercher leur nombre et leur origine. Je suis arrivé en fouillant les archives départementales à trouver les raisons et la date où elles furent placées. Ci-joint une note abrégée qui donne date et détail de ces bornes, il y en avait 15 paraît-il: j'en ai trouvé 10. Je ne sais de quel côté sont les 5 qui manquent. Je les crois du coté de la Croix du Mont. Il faudrait que vous lisiez ou vous faisiez lire cette note donnant l'emplacement des 15 bornes les noms uniques comme ils ont pu être changé depuis 5 siècles, peut être par les noms actuels on pourrait les reconnaître. Avant les travaux de Marc Dubois, les bornes n'étaient connues que par quelques habitants locaux, et aujourd'hui encore elles restent méconnues du public. Aucunes études et travaux n'avaient été fait sur ce sujet. Des 15 bornes, aujourd'hui on en connaît 10 et seulement 3 sont en bon état. Les lieux-dits ont changé, le temps à fait son œuvre et le travail de la terre ont pu les abîmer, les enterrés ou les détruire. Ces bornes mesures 50 à 60 centimètres hors du sol, sur 20 centimètres carré. Sur une des faces, côté Saint Geoire en Valdaine, on voit sculpté en relief dans un carré ou dans un écu les armes caractéristiques des Clermont-Tonnerre: les clefs papales surmonté d'une couronne comtale. Quelques bornes n'ont que l'écu. La première borne située sur les Monts, semblerait indiquer la région de la Croix du Mont, la fontaine appelée Fontaney, existe sans doute toujours si c'est une source. La 4e limite, près du Perier Matan, me semble indiquer près de la pierre Matan, cela se ressemble comme nom. La 7e près du chemin de Miribel à la chapelle semble être celle a coté du chemin de la Croix de l'Roch. J'ai fait un petit croquis que je vous joins à la présente où j'ai tracé en rouge les croix que j'ai trouvé et numéroté de 1 à 10. Si vous pouviez m'écrire sur ce plan les noms de lieux, les bois ou terres sur les quelles sont placées ces bornes, cela me serait utile, nom actuel ou ancien s'il existe toujours, Et charger votre fils ou une autre personne de demander aux propriétaires des terres voisines de la Crête, s'il en connaissent dans leur voisinage, qui alors correspondraient aux 5 que je n'ai pas trouvé dont la première serait au Mont. Tout cela me serait utile pour mon étude qui sera communiquée à Grenoble pour demander à l'état le classement comme monument historique de ces bornes qui ont 500 ans d'existence, ce qui est quelque chose de rare et que vous m'aurez aidé à mettre au point, Ci-inclus une enveloppe avec mon adresse de Marseille où j'habite pendant l'hiver. J'espère que votre santé ainsi que celle de toute la famille grands et petits (?). Je vous adresse à tous mes amitiés et vous remercie d'avance du dérangement que je vous demande. M.Dubois Vous trouverez dans la brochure sur Miribel, aux seigneurs de Miribel Jean Roble, le dernier châtelain du ch(au) qui est en cause avec Clermont-Tonnerre pour ce bornage. Vous garderez pour vous, je vous l'offre, la pièce écrite à la machine à écrire, document unique.»

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_de_Clermont-Tonnerre


Le sol au dessus du village, du néocomien supérieur, était exploité comme pierre de taille pour construire les encadrements de porte. En 1928, on y découvrit l'ossement imposant d'un reptile marin de l'ère secondaire. Le reste de la commune est sur de la molasse. La limite entre Miribel-les-Echelles et Saint Geoire en Valdaine est en partie naturelle, elle est délimitée par un bloc erratique massif qui a été porté par le glacier le long de la Maurienne et déposé au milieu d'une sapinière. On l'appelle Pierre Mata et, selon une légende locale, elle serait un ancien autel druidique d'où son nom de Mata qui signifie « tuer » en patois. Néanmoins, il n'existe aucune preuves de l'utilisation de la pierre dans ce sens. On trouve un autre bloc plus petit, nommé Pierre-Aigue, dans le hameau du Frou. La région a été occupée par des Hauts Alpins puis par les Allobroges, dont une supposée Motte cadastrale existerait à Saint-Geoire-en-Valdaine. L'église en son centre est une église roman moderne en partie financée par les Chartreux à hauteur de 175 000 francs. Sur l'ancien château détruit par Lesdiguières en 1595, à proximité d'une carrière de molasse, se dresse à 15 mètres de haut une Madone bronze qui mesure 3 fois la taille habituelle. Elle provient des ateliers de MM. Baud et Penel de Lyon. Elle arrive à destination le 18 août 1866, tirée par 20 bœufs sur un char. Depuis une petite chapelle a été construite en mémoire de la guerre 14-18. L'emplacement est celui des grands Seigneurs depuis le Moyen Âge en raison de la vue incomparable qu'il donne sur les alentours. Non seulement il permet d'admirer l'ensemble des massifs de la Chartreuse mais aussi les plaines du domaine ce qui en fait un bon poste de garde contre les invasions. On trouve également un bassin de pierre situé au bord de la route qui fait le Villar – la Montagne et qui porte un écusson sans armories et la date de 1573.

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En direction de Voiron il y a la chapelle Saint-Roch, datée de 1631. Ce saint c'est illustré au cours de la grande peste de 1300 en se dévouant au soin des pestiférés. Son oratoire était fréquenté pour demander la levée des maladies et la protection contre celles-ci. Il est devenu le patron des bûcherons chartreux et était prié pour les préserver des accidents. On trouve aussi les vestiges d'une caserne sur la limite de la commune et de l'Entre-Deux-Guiers où les brigadiers de Miribel protégeaient la frontière et arrêtaient les contrebandiers quand la Savoie n'était pas encore rattachée au royaume de France. En 1860 le bâtiment est déserté en raison des nouvelles frontières. Au dessus du Grand-Champ, aux Cornet, se trouve une pierre avec l'inscription 1515 mais on en ignore la signification. A proximité de la Pierre à Mata dans la forêt se tenait une maladrerie, une maison où les lépreux étaient soignés. Dans le canton, ils avaient le droit de se marier, chose rare pour l'époque. A proximité, à 880 mètres d'altitude, se trouve la Croix du Col des Milles Martyrs. 

 

http://www.vacances-location.net/locations-vacances/location-gite-miribel-les-echelles,108159

Son origine:

-En 1420 un monastère fût fondé à Pont-de-Beauvoisin coté Savoie, par les Carmes d'Aix-en-Provence. C'est le prince d'Achaïe, duc de Savoie, qui dans son testament à sa mort en 1418, laissa une somme conséquente à son héritier Amédée VIII, pour construire l'édifice qui ne fût pleinement fini qu'en 1491. C'est Jacques de Clermont et son épouse Jeanne de Poitiers, la sœur de Diane de Poitiers, qui firent terminer et agrandir l'édifice. Ils léguèrent aux religieux une somme d'argent. - Chaque année pour le lundi de Pentecôte, les paroissiens de Miribel prenait le chemin de la procession qui reliait Pont-de-Beauvoisin à Miribel-les-Échelles pour célébrer les dix milles martyrs. Mais voilà, la fête fit bientôt désordre. Arrivée au Pont, les mirebelins après avoir honorés les saints se rendaient au cabaret et buvaient plus que de raison. C'est pour cela que Monseigneur Le Camus cardinale et évêque de Grenoble interdit cette procession.

- Néanmoins, messire Antoine Biétrix de la Garonnière, prieur de Miribel, aidé des notables locaux, adressa une supplique à Monseigneur Le Camus pour bâtir un oratoire entre Saint Geoire en Valdaine et Miribel-les-Échelles afin de prier les Saints les années de mauvaises récoltes, ou, faute de moyens, de le remplacer par une croix à la quelle on se rendrait en procession. L'endroit vide de cabaret, il n'y aurait plus de troubles. La procession fût accordée et déplacée à la date du 22 juin, jour des Saints des Dix milles martyrs. (La requête peut être aujourd'hui encore consultée aux Archivs de l'Evéché de Grenoble).

 

Au dessous, à proximité du marécage de Marfey, se trouvait une verrerie dont on peut encore trouvé ci et là des fragments de verre. Dans la crypte de Saint Sixte, on peut lier une inscription qui date du Vie siècle: « HE HIC REQVIESCIT IN PACE FAMVLA DI CLAVDIA QVI VIXIT ANNIS XXXIIII M IIII DXIIII OBIT XVIIII K. FEBRARIAS. POST CNS ANTE EMI ET FLORENTII VV CC ». « Ici repose la servante du Seigneur, Claudia, qui vécut trente-quatre ans, quatre mois quatorze jours, mourut le dix-neuvième jour avant les calendes de février, après le consulat d'Anthenus et de Florentius, hommes très illustres ». (Année 516). Juste à côté de cette église, un petit mont, le Barracuchet surplomb les alentours. Autrefois on pouvait y voir les ruines de l'ancien télégraphe.

 

Étymologie de quelques noms de lieux dits, tirés du « Dictionnaire » de Nicolas Cabot (1710).

NB: La région était la possession des Allobroges qui parlait le celtique.

- IÈRE signifie contrée.

- DIÈRE signifie hauteur, habitation.

- le P et le B celtiques se confondent souvent, Péron avec le temps a pu devenir Béron.

-Miribel vient de MYR: ruisseau, rivière et BEL:cime, montagne. Mirible signifie la montagne au pied de la quelle coule une rivière.

- le Villard vient de VIL: le village et ARD: haut,élevé. Villar veut donc dire le village sur les hauteurs.

- Babolin vient de BA: coteau et de Boulin, mot formé de BAL et de BOS qui désignent tout deux le bois, la forêt. Babolin veut donc dire le coteau boisé.

- Marfey est composé de deux mots celtiques, MAR: le bois et FAY: le hêtre, le fayard. Le Marfey signifie forêt de hêtres.

- Morge vient du gallique MOR: eua et du celtique GANN: petite quantité. Cela signifie petite rivière.

- Le Péron est une corruption du mot celtique Béron et vient de BER: montagne, grosse pierre, rocher.

- Les Baches est aussi une corruption, ici du mot Blache qui désigne "une terre à châtaigniers ou à chênes, si distants des uns des autres que l'ont peut y labourer dessous".

- Barruchet, formé du celtique Bar qui veut dire montagne, de Rac à la même signification que COUCH qui nomine la cime, l’élévation et de Et qui signifie près, au dessus. Barrachet veut donc dire "montagne terminée au-dessus par une cime, une élévation".

- Pierre-Chave est un nom qui pourrait avoir quelque rapport avec le culte des pierres. Le mot Chave est une déformation de Chalre, aplliqué souvent aux montagnes et rochers de calcaire.

- Le Fontanil est formé du celte FONT, la fontaine et Anial, inhabitable, désert, abandonné. Ce nom signifie "la fontaine déserte".

- Servagette est issu du mot servage: sauvage.

- La Sagne vient du latin Sagna, le près marécageux, le marais.

- Grand-Corssert est un nom que les vieux parcelaires ont donné aux hameaux locaux, il vient de Costerg qui signifi versant de la montagne.

- Chenavaz semble venir du bas-latin Canabaria, maison rustique, domaine rural.

- La Cote signifie flanc, versant d'une montagne et est attribué aux hameaux ou villages situés sur des versants.

- L'Epinasse vient du latin Spina, terrain buissonneux, couvert de buissons épineux.

- L'Arenier dérive d'Arenarium ou du bas latin Arena: terrain sablonneux, sablière.

- L'Essartière est issu du mot Essertum en bas-latin qui désigne une terre ou un bois nouvellement défriché.

- La Sara vient du celtique et veut dire montagn,e coline pierreuse, rocheuse.

- Perreréaz vient du bas-latin Perraria pour Petraria du latin Petra et signifie "carrière d'où l'on tire de la pierre".

- La Bourgeat est diminutif de Bourg issu lui même du germanique Burg.

-Pomaray est à l'origine un terme employé pour désigner les plantations de pommiers. C'est devenu le nom donné aux villages qui cultivent la pomme.

- Les Vernes signifie terrain couvert de vernes ou d'aunes.

- Le Cré est dérivé d'un radical celtique qui signifie terrain graveleux, champ pierreux.

- Les Platières désigne une surface plane, un plateau, une pente unie sur le flanc d'un coteau, il vient du mot Planum et Tiere: contrée, région.

 

Histoire des Bornes aux armes des Clermont:

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Les seigneurs Clermonts viennent d'une famille puissante, établie dans la vallée de l'Ainan quand le royaume de Bourgogne se disloquât. Ils formèrent une baronnie qui fut érigée en Comté. C'était l'une des plus importantes familles du Dauphiné. En leur possession: toutes les paroisses de l'Ainon jusqu'à Voiron et une grande partie des Terre-Froides. Elle était un trait d'Union entre le Dauphiné et la Savoie dont les frontières s'arrêtaient aux rives du Guiers, près des gorges de Chailles.

- En 1119 le baron Aynard de Clermont, au sercie du comte de Bourgogne, dirigeait les troupes pour chasser l'anti-pape Burdin au profit du Pape Calixte II. C'est par cela que la famille prit pour armoiries les clefs papales en remplacement du mont éclairé par le soleil qu'une branche espagnole de la famille a conservé par la suite. Au XVIe siècle Amé de Savoie, duc de Savoie, demanda avec ferveur à Aymard de Clermont qu'il lui laisse le libre passage sur ses terres pour qu'avec ses troupes il puisse s'attaquer au Dauphin Humbert, son ennemi. Mais malheureusement pour lui, il fut vaincu. Le Dauphin éleva Aynard de Clermont au rang de ses principaux officiers, le nommant capitaine général des armées et Grand Maître du Dauphiné, titre qui par le suite fût attribué à plusieurs membre de cette famille. Depuis le XIIIé siècle, ces seigneurs possédaient une chapelle funéraire, dans la Chartreuse de La Silve Bénite, où le dernier d'entre-eux à être inhumé en fut François de Clermont, en 1751. En 1789 les tombeaux, après l'abandon de la Chartreuse, furent ouverts. A l'intérieur 13 dépouilles des Clermont y reposaient. Au XVe siècle, Saint Geoire en Valdaine en qualité de canton comprenait six communautés. La commune de Merlas se partageait entre cette seigneurie, sous la direction d'Antoine de Clermont, Vicomte de Tallard et celle de du Comte de Miribel Jean Robbe qui en était l'homme de loi de par son mariage avec Catherine de Miribel et qui habitait le château démoli en 1595 par Lesdiguière. La limite entre les deux partie se matérialisait par une crête couverte de forêts côté Valdaine et de champs cultivés côté Miribel. - C'est cette région boisée qui animait les contestations sur la possession des terres entre les deux seigneuries, Querelles qui en 1950 perduraient à travers les paroisses de la Chapelle et de Merlas. D'un commun accords, des arbitres furent désignés pour délimiter les possessions. Leur mission: se rendre sur les anciennes limites établies en 1369 accompagnés de voisin et de gens d'honneurs, à la date du 21 juin, et d'en fixer de nouvelle par un bornage. « Le seigneur Antoin de Clermont choisit noble Jacques de Clermont Seigneur de Vaulserre, époux de Jeanne de Poitier, sœur de la fameuse Diane. Le seigneur Jean Robbe de Miribel, désigna Georges de St-André qui était mistral de Saint-Laurent-du-Pont ». Le 28 juin 1493 les experts se rendirent sur place avec Louis Ratonis, Jean Pellipart et Jean Pascal, notaire public. Le nouveau bornage fut mit en place, en débutant pas Vaulserre qui aujourd'hui est la commune de Voissant pour se continuer jusqu'au Col des Mille Martyrs et aux limites du mandement de Voiron. 15 bornes de pierres furent posées, marquées d'une croix sur le dessus. Chaque seigneur eu la possibilité de gravé ses armoiries sur ces bornes, seul Clermont le fît. Le texte notariale de cet acte fut rédigé le même jour et fut retrouvé plusieurs siècles après dans les archives des Chartreux. - Jacques de Clermont, choisit par la seigneur de Saint Geoire était affilié à la famille de par la branche cadette de celle-ci et qui en 1493 possédait la seigneurie de Vaulserre. En 1567 Aubert de Corbeau, seigneur de St-Albin, de par son mariage avec Claudine de Clermont, devint possesseur du château de Vaulserre situé à Voissant, là où le Guiers et l'Ainan confluent.

http://clermont-tonnerre.fr/fr/heraldique.php?menu=histoire

- De plus, les 15 bornes marquaient la délimitation entre le diocèse de Grenoble et celui de Vienne qui depuis 1107, démembrement du compté de Vienne, suivaient la fameuse crête boisée. Le château de Vaulserre,construit pour la défense du passage entre le Dauphiné et la Savoie, et dont on peut encore voir les ruines fût détruit comme de nombreux châteaux de la régions par les guerres de religion en 1591. Sous celui-ci il existait un péage très fréquenté et qui appartenait à la seigneurie. Dans l'enceinte de celui-ci, une foire annuelle de la Saint Michel était tenue. Dans les ruines restantes, un bac perdurant longtemps. Il a disparut depuis, avec la construction du pont à deux arches, obtenu par le Marquis de Vaulserre au19e bien que le département de l'Isère y soit opposé. Cette construction fut motivée par le péril encouru par « une dame d'honneur de la Cour Impériale au gué de Domessin ».Longtemps le pont se nomma pont du Marquis. Les 15 bornes pourraient appartenir à une plus grande série de bornes qui auraient été érigées par les Corbeau de St-Albin devenus seigneurs de Vaulserre. En 1094 le siège de la seigneurie de Vaulserre fût transférée dans le château actuel de St-Albin, fief depuis le 13e siècle de la branche cadette des Corbeau. Ces bornes depuis le même siècle partaient du Guiers, en face du rocher des 3 évêchés, remontaient à l'est du château de Voissant en suivent la crête jusqu'à leur rencontre avec le limite des bornes Miribel - Saint Geoire. Les bornes de Voissant mesure 70 cm au dessus du sol, sont dépourvues d'inscriptions et semblent postérieures à celles des Clermont. Il n'est pas rare d'en croiser au cours d'une promenade dans les bois ou sur le bord de la route. On ne sait pas combien il a pu en exister. Avant les travaux de Marc Dubois, les bornes n'étaient connues que par quelques habitants locaux, et aujourd'hui encore elles restent méconnues du public. Aucunes études et travaux n'avaient été fait sur ce sujet. Des 15 bornes, aujourd'hui on en connaît 10 et seulement 3 sont en bon état. Les lieux-dits ont changé, le temps à fait son œuvre et le travail de la terre ont pu les abîmer, les enterrés ou les détruire. Ces bornes mesures 50 à 60 centimètres hors du sol, sur 20 centimètres carré. Sur une des faces, côté Saint Geoire en Valdaine, on voit sculpté en relief dans un carré ou dans un écu les armes caractéristiques des Clermont-Tonnerre: les clefs papales surmonté d'une couronne comtale. Quelques bornes n'ont que l'écu. Au lieu dit de Marfay, dans un petit bois situés quelques centaines de mètres en dessous des bornes, se trouve deux grandes pierres gravées en creux des armes de la Grande Chartreuse, c'est à dire un globe surmonté de la croix et qui indiquent l'emplacement de l'ancienne propriété cartusienne de La Serra. 

 

Familles seigneuriales de Miribel:

http://www.zazzle.fr/autocollant_de_bouclier_de_viking_ravens_dodin-217811390143485188

Quand les Sarrasins furent chassés du Dauphiné qu'ils avaient ravagé par Isarn, évêque de Grenoble, qui dirigeaient les guerriers locaux, celui-ci prit possession d'une très grande partie du pays. Néanmoins la plupart des habitants avaient fuit les lieux ou avaient été décimés. Ses hommes d'armes s'intaillèrent donc et créèrent les premières seigneuries. En 1200 les seigneurs s'attribuèrent des noms propres et des armoiries pourse distinguer du peuple sur le quel ils avaient autorité. A Mirible, quelques familles se succédèrent.

- De Miribel: puissante maison connue depuis 1097 qui se divisa en trois banches. On retrouve la troisième dans les « Annales Ordinis Cartysiensis » que le 9 des Ides de décembre 1097, Humber et Odon de Miribel cèdent à Bruno et ses compagnons, les droits qu'ils possédaient sur ce que l'on nomme à l'époque le Désert de Charteuse. Humbert de Miribel eut deux fils: Boniface et Pierre. Ce dernier, comme il est d'usage à l'époque pour les cadets, entre dans les ordres et devient moine au prieuré des Bénédictins de Miribel. Bonidface eu deux fils: Amédée et Humbert, qui comme leur père cèdent leurs biens à l'abbaye naissante de Chalais. En 1106, Humbert de Miribel conteste aux Chartreux la donation du val de Tenaison, dans le massif de la Chartreuse, donation faite par Alchérius, en se réclamant comme unique bénéficiaire de l'autorité sur cette région. La querelle fût mise à plat par son fils Boniface de Miribel qui considéra les Charteux comme seuls propriétaires de Tenaison. En 1129, Boniface de Miribel, fils d'Humbert et ses fils Amédée et Humbert offrent au Charteux le territoire de Curière et de Curiérette, des prairies et des forêts. Pierre-Humbert de Miribel, prieur de Saint-Maurice de Miribel, céda aussi ses droits sur les lieux. Guigues du Pont, fils de Berlion possédait en fief, de Guillaume de Miribel, sa maison forte située dans l'enceinte du château du dit lieu. Par acte duvendredi avant la Saint Jean Baptiste 1234, le dit Guillaume de Miribel cédait à Philippe de Savoie, évêque élu de Lyon vers 1246, la totalité de ses biens du Pont-de-Beauvoisin, « en plus de la maison forte pour la quelle Guigues lui devait hommage ». En 1130 environ, Boniface de Miribel eu donné à Chalais les terres qu'il possédait dans la paroisse de Saint-Laurent-du-Désert. Au même moment Gontard de Miribel abandonne contre 60 sols le droit de tâche qu'il avait sur le manse de l'Alpette. En 1241, Humbert de Miribel, avec l'accord consenti de son épouse Urtille de Conflans,de ses enfants Amédée, Aimeric et Anne, donne contre une faible rétribution le manse d'Hautefare les terres qu'il possédait à Ratz et le lac qui s'y attéle et que son père avait obtenu de Raymond Garcin aux moines de Chalais. Guillaume, seigneur de Miribel approuve cette décision.

http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2009.payraud_n&part=171590

- En 1254, Guillaume, seigneur de Miribel, et son fils Boniface permirent aux religieux d'alberger les biens dépendant de leur domaine de Fontmartin et de la Grange du Désert, propriétés des fils du seigneur. Le 18 avril 1287, Guigues V, 22 supérieur de Chalais, intervient dans un accords de Humbert Bardin, clerc jurisconsulte et Humbert de Miribel, entre les religieux de Chalais et Boniface, seigneur de Miribel et d'Ornacieux. Le nécrologe de Premol indique en l'an 1554, parmi les religieuses chartreusines, une Marguerite de Miribel. Cette branche des seigneurs de Miribel finit par Jean-Amédée et Pierre de Miribel, qui meurent sans enfants vers 1450. Leur blason était « écartelé d'or et de gueules à cotice d'hermine, brochant sur le tout ». Par la suite, le château et la seigneurie de Miribel passent au Xve siècle dans la juridiction des seigneurs de Robbe par le mariage de Catherine de Miribel, toute dernière héritière. C'est une vielle et riche famille originaire de Moirans. Jacques Robbe, originaire de Miribel, fils de Benoit, combattu en brave et fût prisonnier à la Bataille de Pavie en 1524. La famille s'éteint au XVIe siècle et la brache des Miribel se termine pour de bon avec Jean Robbe, qui fût nommé chambellan de François Ier en 1526. Il meurt sans gloire le 27 octobre 1531, et lègue tous ses biens à dame Eléonore de Thomassin qu'il avait épousée le 20 janvier 1529. Elle légua à sont tour à sa mort le 12 avril 1540 ses possédions au seigneur de Montmartin, Jacques de Thomassin. Jacques Robbe avait épousé en première noces Françoise de Sassenage et quo fût inhumée dans la chapelle que possédait la Maison de Miribel, dans l'église des Frères Mineurs de Moirans. Pour exprimer la douleur de cet être cher, son époux fît graver dans divers endroits de la chapelle « O quel refert mon cœur y a ». De son vivant, il se plaisait à dire « pour l'amour d'elle ». Son blason est « d'or à la bande d'azur, en chef un aigle d'argent ». La famille est ensuite remplacée par celle des Galles dont Aimar Gallonis, qui vivait à Miribel en 1280, est l'aïeul. C’était un noble chevalier dont descende de lui Louis de Galles, seigneur du Bellier, qui fut maréchale de camps des légionnaires du Dauphiné, Lyonnais, Forez et Beaufort. 

 

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C'est ainsi, après de nombreuses batailles et pèlerinages Saints, que petit à petit, l'histoire de nos vieilles pierres est tombeé dans l'oublie, perdurant dans la mémoire des vieux de la vieille. Mais la voilà mise à jour, il ne vous reste donc plus qu'à arpenter la commune de Miribel-les-Echelles, sur les traces du passé. La mairie à ce titre, propose un petit fascicule qui permet de faire une jolie et longue promenade qui répertorie en partie ces lieux mythiques. Un grand merci à André Stoffel pour m'avoir transmit ces précieux documents ainsi qu'une partie de ses recherches personnelles.

 

dimanche 15 septembre 2013

Fête médiévale de Crémieu (2013).

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 Cette année nous étions trois amies à parcourir ce samedi après-midi les rues de Crémieu à l'occasion de la grande fête médiévale que la ville organise tous les ans. Au programme chants, musiques, danses, costumes, shopping et pluie. Mais ce fût un très bon moment malgré les aléas du temps.

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 La aussi, comme aux autres foires, du cuire et des peaux à go. Voilà de quoi se faire en peau de lapin un col bien chaud, des mitaines et même la couverture d'un grimoire à venir. Le touché du cuir est à mon goût quelques chose exceptionnel dans le sens où l'on a l'impression de toucher quelque chose de vivant qui ne l'est plus.

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 Une myriade de cordons et de lacets viendront parer les corsets et les bottines de ces dames, maintenir à. la taille la bourse de ses messieurs.

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 Un renard sur l'étale, arg voilà mon animal bien mal au point. Autrefois la fourrure doublais par l'intérieur les épais manteaux confectionnés pour l'hiver car cela tenait plus chaud. La mode de la fourrure est venue des riches seigneurs qui, pour montrer leur puissance, faisaient coudre de la fourrure sur l'extérieur de leurs habits, une dépense inutile qui montrait leur grande fortune et donc leur pouvoir.

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 Voilà un art bien ancien. Le tourneur sur bois confectionnait des ustensiles à partir d'essences communes ou précieuses de bois pour rendre la ve de tout les jours plus simples, les objets en métal étant principalement destinés aux puissants.

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Toute la ville a participé, un camps viking est venu s'intallé sur la place et le charcutier c'est mit aux couleurs locales tout en proposant une "charcutaille" bien d'époque en goût et...en odeur. 

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 Il n'y a pas à dire, la péche aux trésors plaît aussi bien aux petits qu'aux grands. Qui n'a jamais rêvé de trouver et de s'accaparer un coffre fort?

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 Les stands viennent donner une certaines magie au lieu. Cartes, tarots, pendules, masques mais aussi besaces, livres, plantes, pierres, savons, sucreries, bijoux, épées de bois... il y en a pour toutes les bourses.

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 Un autre art ancien, la sculpture sur bois. Voilà de quoi orner le toit.d'un église.

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Il y a eu de nombreuses créatures qui sont venues déambuler parmi les passants. Les gueles de loups étaient de loin les plus impressionnants mais des minotaures, elfes et autres femmes papillons étaient aussi au programme.

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Bref il y avait beaucoup à voir mais difficile de tout mettre en photos, que ce soit les personnages, les odeurs, la musique et les rires. Pour pallierà cela voici un petit montage sans prétention sur la parade et une partie des aniamations proposées pour ses médiévales de Crémieu 2013.

Et ci-dessous un petit aperçu de l'an dernier.

Bref, voilà une après-midi bien remplit riche en émotions et en découvertes.

 

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Et au passage une petite photo de moi, parce que temps à autre ça ne fait pas de mal de sortir le bout de son nez.

lundi 26 août 2013

Médiévales de Saint Geoire en Valdaine 2013

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Oyez, oyez braves gens, manants et mendiants de tous les horizons, aujourd'hui en terre de Valdaine, c'est jour de fête! Voyez les braves chevaliers, les écuyer, les acrobates, les ménestrels, les jongleurs, montreurs d'oies et d'ours, venez admirer leurs prouesses, venez frissonner devant les voltigeurs sur leur braves montures, les tournois d'honneurs, les tirs des archers, fuyez à l'arrivée des lépreux et embrassez la bosse du bien heureux bossu, tout en vous méfiants des terribles bourreaux qui guettent.

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Le temps d'un weekend, le vieux Saint Geoire en Valdaine, le village aux sept châteaux replonge dans une autre époque. Musiques, danses, chants et banquets gargantuesques s'ajoutent aux autres animations.

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J'étais plutôt mitigée sur la présence d'un montreur d'ours car j'avais en tête l'image du moyen âge, avec des animaux enfermés, battus et contrains aux pires pitreries. Ici il n'en ai rien, le seul pique présent sert à tenir les récompenses: des bonbons. Les tours sont simples mais beaux et amusants et ne réduisent pas l'animal au stade de clown. Bref je suis conquise. L'ours ici, Valentin, a tourné dans plusieurs films, on retrouve toute sa troupe ici: http://atchaka.free.fr/accueil_fr.htm

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Au milieu de la matinée de samedi, une joyeuse délégation apporte les deux cochons à la broche qui seront dégustés sur les grandes tablées installées au pied du village.

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Tournois, voltiges, jeux et exploits équestres nous ont tous fait vibrer au plus au point. Équilibres, demis-tours ... Incroyable compagnie que voilà et dont j'aurais bientôt l'occasion e mettre le nom.

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C'est aussi l'occasion de s'essayer au tir avec les Francs archers du Forez. Cibles de paille et animaux de bois se sont retrouvés criblés, enfin parfois, de flèches colorées. On peut les retrouver ici: http://cmta-42.skyrock.com/1.html

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Présentation des différents types de flèches. La deuxième, en partant de la gauche, a répondu à une grande interrogation que nous nous position: comment enflammer une flèche. Il suffit de former une pointe creuse et de la remplir de combustible.

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Parfois, au détour d'un chemin, un lépreux peut venir vous surprendre. Pas de crainte, ils ne sont pas si méchants et effrayants qu'ils le laissent croire.

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N'oublions pas les ménestrels, meneurs d'oies, comédiens, conteurs et dresseurs de chiens! Leur compagnie, "Le tournois des Chaëls", propose avec un bel humour de nombreux numéros.

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Nos conteurs à travers une série de costumes nous raconte l'histoire de trois oies et d'un renard pas si futé que cela.

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Et comme tout le monde, les oies elles aussi ont droit à leur défilé! On peut retrouver toutes les prestations ici: http://www.dogtrainer.fr/annexe/spectacle3/spectacle3.pdf

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Mais n'oublions pas les stars du jour: blanches, de Toulouse, Flamande ou du Sri Lanka, ces dociles volatiles obéissent aux sifflements de leur maître et aux aboiements de leur chien de berger.

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Autre attraction, ce superbe chien loup de Tchécoslovaquie, venu avec son maître d'Avignon. Lors de ces médiévales, il eu bien des choses à voir encore: spectacles de chiens, de marionnettes, parades, forge d'époque, atelier de combat à l'épée, yourte, tissage, broderie, coutellerie, échoppes de bijoux, de robes et de bière... la liste est longue et j'en oublie sûrement.

Bref, une superbe fête au coeur de notre petit village.

Et pour voir toutes les photos de la journée de dimanche c'est ici: https://picasaweb.google.com/101981809731687619822/Dimanche?authkey=Gv1sRgCJ_NpuTP49T1qwE#5920552320966270002