mardi 10 janvier 2017

Destination Bretagne : la vie d'une plage.

DSC00037

Nous voilà sur l'une des plus belles plages de Bretagne, quelques part entre des marais salants et de vastes champs d'herbe grasse. La brume et le ciel gris ont retiré l'éclat émeraude qui d'ordinaire habillent le fond de l'eau. Tampis, c'est un temps idéal pour aller découvrir les animaux et organismes qui animent la plage.

 

Les coquillages.

Des promeneurs semblent s'être essayés au land art. La marée laisse souvent sur le rivage les reliques de coquillages morts ou qui ont été poussés là par de violents courants comme il arrive parfois  los de tempêtes. On peut voir sur ces photos des coquilles de crépidules des moules (Crepidula fornicata), de fissurelles (Diodora graeca), de moules (Mytilus edulis), de coques (Cerastoderma edule) et de mactres solides (Spisula solida).

DSC00043 DSC00047DSC00045 DSC00046

 

L'aigrette garzette (Egretta garzetta).

Cet échassier profite du recule de la marée pour chercher sa nourriture. Cet oiseau se rencontre un peu partout en France, aussi bien dans les marais des Alpes que sur les bords de mer. Son bec noir en forme de dague lui permet d'arponner ses proies. Elle apprécie les poissons, les insectes, les mollusques et les batraciens.

DSC00022

 

Les éboueurs des plages.

 Ces petits crustacés ne payent pas de mine mais quand ils se réunissent par centaine pour dévorer les restes d'un coquillage, on se trouve face à une armée d'assailants déterminés. Je dois avouer que c'est une scène assez impressionnante de par l'efficacité de ces animaux qui en un temps record vide la coquille.

DSC00030 DSC00034

 

Le crabe enragé (Carcinus maenas).

 C'est le plus commun des crabes de Bretagne et le plus facile à attraper. Souvent d'un joli vert émeraude, sa carapace peut aborder diverses couleurs comme le brun, le jaune ou le gris. De petite taille, il n'est que peut consommé hormis en sauce. Il se relève par contre être un très bon appât pour la pêche au gros.

DSC00050 DSC00048DSC00031 DSC00049

 

Deux rencontres inattendues.

Quelle surprise, en arrivant sur la plage nous tombons nez à nez avec ce mâle lucarne cerf-volant (Lucanus cervus). Ces insectes de grande taille (jusqu'à 9 cm) sont menacés et bénéficis de mesures de protection. Autre découverte passionnante, un grand nombre d'oeufs de raies rejetés par la mer sur la plage.

DSC00040 DSC00056

 

Le mot de la fin.

Nous passons la nuit dans nos tentes, à proximité de la plage, sous un gros chêne et sous la pluie battante comme bien des soirs depuis que nous sommes en Bretagne. Le lendemain nous quitterons à regrets cette très belle région de France sans avoir fait auparavant deux escales de rêve au Cap Fréhel et à Dinan.

DSC00036 DSC00039DSC00027


mardi 20 décembre 2016

Destination Bretagne : Locronan.

DSC08796

 Nous voilà enfin à Locronan ! Le village est extraordinaire. Celui-ci est fait tout de pierre grise et cadre avec la brume de ce jour. Il faut savoir qu'il jouit d'une belle réputation, en particulier depuis qu'il a été dans le trio de tête du "Plus beau village des français 2015". Néanmoins nous avons pu parcourir ses rues sans nous trouver pris dans une marée humaine comme c'est souvent le cas dans les ruelles dès que le soleil fait son apparition.

 

 Une ville tournée vers la mer.

 On pourrait se croire à l'intérieur des terres. Néanmoins la mer est présente partout à Locronan, que ce soit dans les maisons, sur les murs ou même dans les pavés des trottoirs. Pendant longtemps la ville fût animée par une manufacture de voiles pour les navires. Aujourd'hui c'est du tourisme qu'elle tire bénéfice. Chaque année les quelques 800 habitants voient défiler par moins de 400 000 touristes, en particulier les soirs de marché.

DSC08799 DSC08802DSC08821

 

Un patrimoine unique.

Depuis 1924, le village est classé aux "Monuments histoirques" de part son charme. Cela explique l'abondance de films tournés ici, pas moins de 25 dont certains ayant une belle renomée comme "Un long dimanche de fiançailles" de Jean-Pierre Jeunet et de Guillaume Laurent mais aussi de boutiques atypiques et hors normes.

DSC08958 DSC08945DSC08822 - CopieDSC08977 DSC08981

 

 Les hortensias (Hydrangea sp.).

Voici les traditionnels hortensias. Ils ont la particularité de bien se plaire en Bretagne du fait du climat doux de la côte et de son ensoleillement particulier. Ils peuvent par endroit former de véritable buisson et parfois même des arbustes. C'est une institution que d'en avoir dans son jardin pour le plus grand bonheur des moineaux. 

DSC08803 DSC08804DSC08920DSC08815 DSC08917

 

La boutique magique.

Petite pépite cachée au détour d'une ruelle : une boutique proposant des oeuvres d'artistes locaux mais surtout, des masques africains et asiatiques traditionnels, de VERITABLES masques traditonels et le tout à des prix vraiment minimes. J'ai suivie une licence de socio-anthropologie et pendant celle-ci je me suis prise de passion pour les masques Dogon alors imaginez mon émerveillement dans cette véritable caverne d'Ali Baba !

DSC08964 DSC08969

 

Découvrir la ville.

Autre boutique à voir impérativement, la librairie celte. Ne vous laissez pas impressionner par l'armure de l'entrée ou les toiles d'araignée, cette librairie est super ! Non seulement on y trouve de nombreux ouvrages sur la Bretagne mais aussi tout une série de livres sur le merveilleux, les mythes, l'Histoire et même sur les Enfers.

DSC08816 DSC08820DSC08974DSC08939 DSC08940

 

Cacahuète.

 C'est la mascotte locale. Ce croisé birman se laisse facilement approcher et ne dit pas non à quelques caresses avant de filer. Appelés aussi sacrés de Birmanie, les birmans sont des chats à poils longs (de par leur croisement avec des persans) dont la race serait apparue en France dans les années 1920 et qui est reconnue depuis 1950. 

DSC08931 DSC08926

 

La boutique de la mer.

C'est une autre des boutiques que nous avons adoré pendant notre périple, d'ailleurs de nombreux éléments de décoration de notre petit appartement viennent de là. On y trouve des filets de pêches, une multitude de coquillages et d'étoiles de mer, des oursins et des coraux et même, quelques fossiles de poissons préhistoriques.

DSC08860 DSC08854DSC08985

 

Le mot de la fin.

Vraiment, Locronan est un village est à voir et surtout, à dévorer ! N'hésitez pas à vous rendre à la petite boulangerie faisant face à l'église pour déguster le meilleur des kouign-amanns et bien d'autres spécialités comme les sablés Bretons. Après ce périple de deux jours, direction Brest et son jardin botanique aux mille trésors.

DSC08954 DSC08942

mardi 8 mars 2016

Quelques créatures de la mer.

DSC00776

Le temps d'un weekend, mon bien-aimé et moi même avons pu faire découvrir la belle ville de Marseille et ses alentours à mes parents. De ce court séjour j'ai pu en tirer deux petits articles. Dans celui-ci je vous présentes quelques espèces que l'on peut trouver sur les étales des marchands de poissons du Vieux Port. Dans le second à venir, il sera question des plantes médicinales que l'on peut trouver à Marseille. Bonne lecture.
(Pour voir la vidéo de ce séjour, ça se passe par ICI).

 

Le crabe vert (Carcinus maenas).

On le trouve un peu partout dans les mers et les océans d'Europe mais aussi, dans les eaux du globe depuis qu'il y a été introduit (il s'avère être une espèce invasive redoutable pour les animaux indigènes). Leur coloration est très variable et indique quelques éléments sur leur parcours de vie. Ainsi les crabes ayant un ventre rouge sont des crabes n'ayant pas mués depuis un bon moment. Il s'agît souvent de vieux mâles reproducteurs.

DSC00735

DSC00736 DSC00737

Je vous présente mon tout premier gif animé (une petite danse de tourteaux) fait avec mes photos.

Les coquillages de bords de mer.

J'adore les coquilles St Jacques (Pecten maximus) que je ne mange pas souvent mais surtout, les bigorneaux (Littorina littorea) que j'ai pu déguster pour la première fois à Marseille. On trouve de nombreuses espèces comestibles aux alentours de Marseille mais toutes ne se mangent pas. D'autres ont migré plus au nord avec le réchauffement des mers, d'autres ont été introduit par l'Homme et semblent se plaire sur ce nouveau territoire.

DSC00738 DSC00739

 

Le poulpe commun (Octopus vulgaris).

 Cette pieuvre se rencontre plutôt en haute mer, on la dit alors pélagique. Ses effectifs sont en nets recules dans le secteur depuis quelques années. On la trouve presque partout dans le monde, là où il y a de l'eau salée. C'est un animal connu et reconnu pour son intelligence très développée et sa capacité à résoudre des casses têtes et des énigmes simples. Timides, elles s'adaptent bien à la captivité et peuvent même s'apprivoiser. 

P1070062

 

La pêche à Marseille. 

De nombreuses espèces sont pêchées à Marseille aussi bien par les professionnels de la mer que par les amateurs. Parmi les top 5 on peut citer les calamars (Theuthida), la daurade royale (Sparus aurata), le bar commun  (Dicentrarchus labrax), la crevette rose (Palaemon serratus) et la sole commune (Solea solea).

DSC00762 DSC00807

Dés 6-7 heures du matin il est possible d'acheter son poisson sur le Vieux Port jusqu'à midi passé.

DSC00808

DSC00903 DSC00905

 Les Calanques sont des zones protégées de toute pêche. En effet, il s'agît d'un parc naturel national ce qui implique que toute chasse et toute pêche y est strictement interdit hormis dérogation. Pour trouver une zone de pêche légale, les pêcheurs se rabantent souvent sur les bords de quais et sur les digues brisent vagues.

DSC00779 DSC00814

Vue depuis la plage de la belle Calanque de Sormiou où les vagues viennent s'échouer sur nos pieds.

DSC00898

DSC00914 DSC00916

 

Les oursinades.

 Très célèbres à Marseille, il s'agît de dégustations d'oursins que l'on pratique entre amis ou pendant des célébrations, en début d'année en général. On mange le plus souvent le corail cru avec des tartines. Il faut savoir que la récolte des oursins est très réglementée car la plupart des espèces sont menacées.

DSC00741 DSC00743 DSC00740 DSC00742

DSC00734

 

Le mot de la fin.

J'adore découvrir la ville sous cet angle. Loin des clichés, ça change le regard et puis sentir le bon air marin ça fait le plus grand bien, car dans Marseille, on oublie souvent que la mer n'est pas très loin. On peut ainsi passer des journées et des journées sans la voir ni penser à elle. Dans deux ou trois jours viendra l'article sur les plantes médicinales que l'on peut trouver dans la Cité Phocéenne et ce n'est pas si difficile qu'on le pense. À très vite.

P1070076

 

De temps à autre j'aime montrer (un peu) nos bouilles de passionés, ça ne fait pas de mal.

dimanche 14 septembre 2014

L'étang de Berre.

P8114198

L'étang de Berre, c'est un peu comme la mer, en mieux mais aussi en plus (très) pollué. Il s'étend sur 20 km de long et 16,5 km de large. Dans l'antiquité il était nommé Stagnum Mastromela, et les romains pratiquaient sur ses berges al culture de l'olivier et des vignes. Site industriel majeur, la pêche dans ces eaux est interdite ou du moins très réglementée. La baignade y est limitée.

P8114184 P8114187

P8114202 P8114203

La faune et flore des berges est riche. On rencontre de nombreux coquillages, en particulier des coques mais celles-ci sont malheureusement impropres à la consommation. Dommage, il suffit de passer les doigts dans le sables (et les très nombreuses algues) pour en dénicher rapidement quelques beaux exemplaires. On rencontre aussi à de nombreux endroits l'Inule Faux-Crithme ( Inula crithmoides L.), une plante aux jolies fleurs jaunes protégées dans de nombreuses régions comme en Basse-Normandie. Elle peut atteindre 1 mètre de haut et est connue pour ses vertus diurétiques. On la nomme également Inule-à-feuilles-de-Perce-pierres ou Limbard.

P8114200

L'eau de l'étang est réputée pour être plus froide l'hiver mais aussi plus chaude l'été que la mer. C'est une zone de protection spéciale (ZPS) qui a pour objectif la protection et l'étude mais aussi la gestion et la régularisation des populations d'oiseaux sauvages, soit environs 250 espèces sédentaires ou migratrices. 

P8114160 P8114162

P8114177 P8114191

L'étang de Berre se trouve dans la Petite Camargue... et pour y parvenir depuis notre dernière halte nous avons dû parcourir un peu moins de 100 kilomètres. Voilà donc une hâte bien méritée face à l'étendue d'eau miroitante. Au programme pique-nique et nuit paisible au son des bateaux de pêche.

P8114143

P8114169  P8114166

Dans notre passage par la Camargue nous avons pu admirer les rizières, le vol des flamands roses, les pirouettes des hérons pique-boeuf les aras et leurs chevaux si typiques de la région. Nous avons aussi pu découvrir la férocité des moustiques tigres et la joie de plonger la tête la première dans la mer à la plage Napoléon de Port Saint Louis du Rhône. Que de souvenirs !

P8124218

Et comme toujours, après l'effort le réconfort... face au lac sous une charmante paillote... les pieds dans le sable!

-0-