dimanche 25 octobre 2020

La cigogne blanche (Ciconia ciconia).

DSCN0460Voilà la belle que nous avons pu rencontrer lors d'une virée dans la Dombe courant février. Si la plupart des cigognes blanches n'y sont que de passage à travers leur migration, quelques unes ont pris l'habitude de s'y arrêter pour nicher, voire à se sédentariser suite à des actions menés par le parc des oiseaux sur Villar les Dombes. D'ailleurs c'est à proximité et dans celui-ci que la plupart des nids peuvent s'observer. Cependant on ne serait les voir qu'ici, le Grand Est, la Camargue au sud et la Petite Camargue au nord-est étant des spots propices à l'observation. Figurant parmi les plus grands oiseaux de France avec une taille d'un mètre, une envergure d'un mètre 55 à un mètre 65 et un poids de 3 à 3,5 kilos, on la distingue des 6 autres espèces de cygognes grâce à son plumage blanc et noir, ses pattes rouges et son bec orange, là où celui de la cigogne orientale (Ciconia boyciana) et celui de la cigogne maguari (Ciconia maguari) sont gris voire noirs. Pouvant vivre plus de 30 ans, elle est fidèle à ses airs d'estivages et d'hivernage.

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La reproduction s'entame directement au retour de migration pour les oiseaux ayant atteint la maturtié sexue. Le mâle est le premier à arriver sur le nid, les couples étant fidèles à vie. lle, c'est à dire 4 ans. Cependant il n'est pas rare de voir de jeunes femelles venir prendre la place de l'officielle, ce qui peut entraîner de violentes bagarres suivies par un oeil attentif du côté du mâle. Les échauffourées terminer, la parade nuptiale peut débuter à travers un jeu de claquements de becs, cette cigogne n'aytant pas de syrinx, l'organe permettant aux oiseaux de chanter et de communiquer. Vient alors la construction/solidationdu nid. Celui-ci peut dépasser les deux tonnes et dans de très rares cas, peut entraîner l'éffondrement de l'arbre ou du toit sur lequel il se trouve.

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C'est là que verrons le jour 2 à 4 poussins après une couvaison des oeufs pendant près d'un mois. Il en faudra deux de plus pour voir les poussins devenir autonomes et quitter le nid. Ils pourront alors profiter de la Dombe et des nombreuses proies composant leur régime alimentaire. Grenouilles, larves, petits poissons, reptiles et rongeurs, les cigognes ne sont pas regardantes. Leur long bec forgé tel un poignard et leurs longues pattes laissent voir sans mal qu'il s'agit d'animaux adaptés aux milieux humides et plus particulièrement aux zones de marais dans lesquels il leur est possible de se déplacer sans n'avoir à se mouiller les plumes. On retrouve la même chose chez les hérons et autres aigrettes avec qui ce caractère est partagé.

DSCN0471Si les cigognes aiment la Dombe pour ses richesses, elles ne sont pas les seules. Bien des osieaux migrateurs y transitent et même, y passent l'hiver. Les grues cendrées s'y arrêtent pour manger, les fuligules et les nettes rousses y séjournes entre novembre et février et les cygnes chanteurs viennent même y nicher, chose relativement rare en France.

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Les cigognes figurent en Europe parmi les oiseaux ayant connus l'un des reculent les plus importants au 20e. Elle a même manqué de disparaître de France, faute d'habitats, les zones humides ayant été détonnées et asséchées à tour de bras. Les campagnes de réintroduction du côté du Grand Est et l'application de mesures de protections plus importantes ont conduit à un retour en force de leur population bien que leurs effectifs restent fragiles. La chasse dans certains pays, la pollution atmosphérique, de l'eau et lumineuse, la destruction des nids et leur braconnage dans certains secteurs de pêches restent des menaces importantes pour l'espèce.

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Un autre danger pour les cigognes blanches et les autres oiseaux de la Dombe, c'est le dérangement. Ce jour là nous en avons été directement témoins. Une voile à moteur passe de le ciel en hauteur. Soudain, le pilote prend l'idée de passer à ras des arbres. C'est la panique, des centaines et des centaines d'oiseaux d'élèvent dans le ciel. Les oies hurlent à plein poumons, des nuées de canards s'élèvent dans le airs, les cigognes quittent le nid ... bref, tout autant d'oiseaux qui peuvent à tout moment et à force de dérangement, abandonner le lieu pour ne jamais y revenir. Le loisir mal pratiqué est ici une menace à par entière pour la faune mais aussi la flore.

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Dans les grands arbres où nichent les cigognes, les corbeaux freux (Corvus frugilegus) s'installent également. Vivant de manière collégiale et en bonne harmonie avec leurs voisines, ce sont des animaux qui font preuves de grande intelligence. Bruyant à l'arrivée de la saison des amours, ils se font beaucoup plus discrets à l'arriver des petits, la fastidieuse tâche du nourrissage leur demandant tout leur temps et toute leur énergie.

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Voilà un bref aperçu de la cigogne blanche, oiseau très présent dans la culture européenne. Apportant les bébés par la cheminée ou sur le rebord de la fenêtre, signe de bon augure quand elle se pose sur une maison ou même selon certaines légendes, compagne du Christ à sa crucifixion en volant autour du supplicié, elle peuple notre imaginaire. Certaines villes alsaciennes en ont même fait leur emblème, signe de la longue histoire qui lie cet oiseau à l'homme, ce qui ne vas pas sans rappeler leur relation, parfois tumultueuse, au fil des siècles.

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dimanche 19 janvier 2020

Sortie en forêt 80.

 

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La Nature en proximité de ville

Qui aurait cru, en allant se promener sur les hauts de Brignais, tomber sur un si joli coin. Pas moi en tout cas qui, errant dans la zone commerciale en attendant que mon auto soit retapée à neuf, fût pris de l'envie d'explorer la colline boisée qui se dressait au loin. Je ne regrette pas cette pointe de curiosité qui m'a traversé l'esprit. Me voilà l'un des bois du plateau des Hautes-Barolles. Oiseaux, champignons, arbustes et arbres, tout est passé au crible. Malgré quelques gouttes de pluies, la faune est au rendez-vous et se montre peu farouche. De quoi patienter au point d'en oublier de retourner en ville. Les pigeons ramiers (Columba  palumbus) y sont nombreux. Appelés palombes dans le sud, ce sont des oiseaux affiliés aux arbres à la différence de son cousin urbain le pigeon biset (Columba livia). On les reconnaît à leur grande taille et à leur poitrail rose.

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C'est un deuxième printemps. Les fleurs d'automne sortent leurs pétales pour profiter du moindre rayon du soleil. Les cyclamens à feuilles de lierre (Cyclamen hederifolium) est d'origine méditerranéenne et s'est naturalisé sur large partie de la France, contrairement à l'oxalis petite oseille (Oxalis acetosella). Celle-ci, ressemblant au trèfle sans en être, est indigène au département du Rhône et ne fleurira pour sa part qu'au début du printemps.

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Dans un robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia) d'une grande propriété clôturée, un grimpereau des jardins (Certhia brachydactyla) s'adonne à sa toilette. Pesant quelques grammes (8 à 12 gr), cet insectivore explore sans relâche les troncs aux nombreuses aspérités et les crevasses des écorces à l'aide de son long bec légèrement incurvé et ses grands doigts. Le meilleur moyen de le différencier du grimpereau des bois (Certhia familiaris) est son chant, très différent entre les deux espèces qui morphologiquement, se distinguent par une tâche claire sur l'aile légèrement plus grande chez le grimpereau des bois.

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Beaucoup d'autres passereaux tirent profit des arbres. Les moineaux domestiques (Passer domesticus) en font partis. Si dans l'imaginaire ils sont associés à la ville, on oublie trop souvent que se sont aussi des oiseaux des campagnes.

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Il aura fallu moins de 30 ans pour voir cette espèce s'effondrer. Moins 70% des moineaux ont disparu, que ce soit en ville ou en milieu rural. La disparition des insectes et des habitats est ciblée mais il semblerait que d'autres causes nous étant encore inconnues seraient aussi responsables de cette disparition programmée. À contrario, les moineaux domestiques introduits en Afrique et en Amérique du nord se portent mieux que jamais, au risque de causer des dégâts sur la faune locale, notamment dans la compétition qui animent les oiseaux pour avoir les meilleurs sites de nidification. Rien de très réjouissant pour nos compagnes qui deviennent de plus en plus silencieuses.

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Les petits passereaux savent toujours où trouver de la nourriture quand les insectes se font rares, pour peu qu'on laisse les haies. L'églantier sauvage (Rosa canina) donne des fruits sucrés, le fusain d'Europe (Euonymus europaeus) des graines dorées toxiques pour l'Homme, le pourpier maraîcher (Portulaca oleracea) des graines noires et des feuilles délicieuses en salade et les cotonéasters (Cotoneaster sp.), des fruits farineux.

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Restons à la lisière de la forêt. Un rouge-gorge famillier (Erithacus rubecula) s'égosille pendant qu'un petit groupe de pinsons des arbres (Fringilla coelebs) explore un vieux verger. Si on traduit son nom scientifique de "coelebs", on tombe sur le terme "célibataire". Celui-ci fait référence au fait que les mâles et les femelles font pendant l'hiver bande à part, formant chacun de leur côté des vols comportant parfois plus de 200 oiseaux.

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Cachés dans la prairie, environ 50 chardonnerets élégants (Carduelis carduelis) cherchent de quoi se nourrir. Avec leurs couleurs chatoyantes et leurs petits cris, on ne peut pas les louper. Figurant sur la liste rouge des espèces menacées en France, il souffre de la disparition des pairies à chardon et du braconnage. Apprécié pour son plumage et son caractère docile, il est souvent braconné pour finir tristement comme animal domestique.

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Plusieurs espèces de lépiotes se croisent dans la forêt du plateau des Hautes-Barolles. Dans celle-ci, on trouve des comestibles et des toxiques voire mortelles. Les plus grandes portent même le nom de macrolépiotes en référence à leur dimensions. C'est bien souvent un casse-tête pouvoir toutes les nommer tant elles sont similaires. Stipe, anneau, chapeau, chinure du pied ... ce sont quelques uns des éléments à observer attentivement.

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La lépiote fuligineuse (Macrolepiota fuliginosa) agite souvent les passions. Cousine de la coulemelle, elle est appréciée pour sa chaire douce rougissant à la coupe. Elle se trouve le plus souvent dans les pâtures sur les sols bien drainés mais aussi dans les lisières de bois pour peu qu'elles légèrement humides. Ses dizaines et dizaines de noms patois indique que c'est un champignon ayant eu une place importante à table dans les campagnes.

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La lépiote déguenillée de Bohème (Chlorophyllum brunneum) nommée aussi lépiote des jardins se reconnaît à ses grandes écailles rougies qui parsèment son chapeau. Son large chapeau, son pied rougi et son odeur fruitée sont quelques éléments dans son identification.

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On la trouve tout au long de l'été et de l'automne, en particulier après les pluies abondantes, ce qui en fait un champignon que l'on retrouve régulièrement à la table pour peu que l'on sache le reconnaître. En effet, elle est parfois confondue avec des espèces plus petites aux écailles rougies et pouvant s'acérer toxiques voire mortelles. Comme pour toutes les lépiotes, le pied est à rejeter, celui-ci étant fibreux, rêche et indigeste. Chez cette espèce, il se montre trapu, une autre caractéristique dans l'identification de ce genre complexe. On la trouve dans un grand nombre de milieux : bois, parcs, clairières, jardins, les pieds de haies, les bords de route ou les fossés n'en sont que quelques uns.

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Les jeunes chapeaux en forme de boule peuvent être farcis puis cuits aua four. Plus vieux, ils peuvent être pannés pour finir dans un hamburger à la place d'un steak, dans une omelette aux herbes, dans un gratin de fromage, dans un poatge forestier ou encore, comme cordon bleu en remplaçant  la viande et en étant garnis de comté. 

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Il n'y a pas que des lépiotes comestibles dans le bois. La lépiote en bouclier jaunissante (Lepiota ochraceosulfurescens, un des rares cas où le nom latin semble plus simple que le nom commun), aime pousser à l'automne au pied des conifères. Ici, c'est dans un tapis de mousse surplombé de cèdres qu'elle s'épanouie.

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Poussant souvent en rond de sorcières, elle dégage une odeur de caoutchouc. Les individus jeunes et frais prennent une teinte jaune ce qui lui vaut son nom. Pendant longtemps, elle a été considérée comme une sous-espèce de la lépiote en bouclier (Lepiota clypeolaria) sous le nom de Lepiota clypeolaria var. minor. Bien que toute adorable qu'elle soit, elle reste toxique. En règle général, il est déconseillé de consommer les petites lépiotes pour éviter tout accident. Celle-ci mesurant moins de 10 centimètres, elle ne devrait pas tenter les mycophages avertis.

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C'est la première fois que je croise le crucibule lisse (Crucibulum laeve), un champignon appartenant à la famille des "nids d'oiseaux" et saprophyte, se plaisant aussi bien dans les forêts de conifères que de feuillus. Les "oeufs" contenu à l'intérieur de celui-ci sont éjectés aux premières gouttes de pluie. Ils contiennent des millions de spores qui seront ainsi dispersés dans la nature et pourront à leur tour fructifier entre août et octobre.

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Les vesses et les bovistes (Lycoperdaceae) sont des champignons en forme d'autres qui a maturité dégagent, sur la pression des éléments, des spores. Au sommet du carpophore apparaît une perforation qui les laissent s'échapper en grand nuage. On prendra garde à ne pas le respirer, celui-ci pouvant être néfaste pour les voies respiratoires. Drôlerie linguistique, le nom commun de vesse de loup signifie en patois "pet odorant de loup".

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Un clitocybe géotrope (Clitocybe geotropa) défraîchit par la pluie fait le bonheur des limaces. Ce grand et gros champignon au goût peu prononcé est apprécié dans les poêlées automnales. Abondants et poussant en rond de sorcière, il est toujours plaisant de le trouver jeune pour agrémenter un panier un peu vide, l'hiver s'approchant et les espèces fongiques étant de moins en moins nombreuses en forêt, la faute à l'arrivée du gel.

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Cette année, j'ai pu redécouvrir le clitocybe odorant (Clitocybe odora) en cuisine. Très parfumé, ce champignon bleu pastel à l'odeur et au goût d'anis détonne dans le sous-bois. En vieillissant il prend des teintes gris-verdâtre. C'est là que son caractère odorant est le plus exalté. Le pied fibreux est souvent rejeté. On peut lire qu'il est recommandé dans ajouté un ou deux dans une poêlé pour son goût, mais je dois avouer en mettre bien plus.

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On peut pousser m'expérience culinaire encore plus loin en le transformant en glace. Émincés finement, mélangés à un appareil d'oeufs battus, de sucres et de lait chaud puis filtrés au chinois, les champignons se retrouvent au congélateur. Pour les plus gourmands on peut ajouter une gousse de vanille pour donner une pointe d'exostisme à cette préparation pleine de surprise. Les plus téméraires expérimente cette crème glacée en entrée ou entre-met.

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Courte sortie du bois. Une dizaine de corbeau freux (Corvus frugilegus) accompagnés de choucas des tours (Coloeus monedula) inspectent un pré où quelques vaches pâtures. Rien ne leur échappe, aussi bien les mouches voltant autour des bouses fraîches comme les derniers criquets de l'année qui, dérangés par les pas lourds des bovins. Mal-aimés, j'adore croiser ces corvidés à la grande intelligence qui sont fascinants à observer.

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Arrêtons nous sur les arbres morts. Sur une vieille souche, une colonie d'armillaires couleur de miel (Armillaria mellea) s'épannouie. Longtemps consommé, cet armillaire est aujourd'hui présenté comme une espèce à risque.

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Il est plus prudent de consommer les jeunes individus se présentant sous forme de boutons, c'est à dire au chapeau à peine ouvert. Plus la colonie vieillie, et plus le risque qu'une bactérie toxique s'installe sur elle est grand. On peut l'observe facilement, celle-ci formant une poudre blanche sur les chapeaux. Outre ce fait, il s'avère indigeste chez certaines personnes, pouvant conduire à des problèmes gastro-intestinaux. C'est aussi un parasite qui s'attaque aux arbres, en particulier au niveau des racines et du collet du tronc. Noyers, vignes, fruitiers ... peut d'arbres lui échappent, on le rencontre même épisodiquement sur les conifères sous l'écorce des quels il forme des filaments noirs. Poussant à l'automne, c'est un des champignons le plus commun à cette saison.

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Beaucoup plus rare, voici l'hypholome à lames enfumées (Hypholoma capnoides). On le reconnaît à son chapeau jaune orangé, à son pied ocre, à son reste de cortine brun-violacé et à ses lames grisées quand il vieillit.

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On le trouve le plus souvent sur les racines, les branches et les souches des arbres morts, en particulier des conifères, se nourrissant du bois en décomposition. Il pousse presque toute l'année, du début du printemps à la fin de l'automne. Bien que sa chair soit douce mais peu consistante, il reste un très piètre comestible, dont le risque de confusion avec l'hypholome en touffe (Hypholoma fasciculare) est grand, ce dernier étant suspecté d'être toxique et d'entraîner des troubles gastro-intestinaux importants. Beaucoup plus abondant (jusqu'à 50% de la masse fongique des forêts), son goût amer et sa mauvaise odeur auront vite fait de passer l'envie de le croquer aux plus téméraires.

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Trop tard, trop haut, je n'aurai pas le plaisir de déguster ces langues de boeufs (Fistulina  hepatica), champignons à l'aspect et à la texture de la viande. Tranchés, ils laissent voir une chair rouge nervurée de blanc comme pourrait l'être celle d'un steak ou une entrecôte veinés de gras.

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Le chapeau rouge lie de vin possède une fine cuticule visqueuse que l'on retire pour le cuisiner. Les tubes sont crèmes avant de devenir plus sombres avec l'âge. On peut manger la langue de boeuf crue ou cuite, essentiellement quand elle est jeune. En shashimi, en ragoût, poêlée ou en tartare, elle offre une large palette de saveurs. Épaisse de 2 à 6 centimètres et d'une circonférence de 10 à 60 centimètres, un seul individu suffit souvent à remplir une poële. Nous reviendrons plusieurs fois pendant l'année 2020 visiter le chêne où pousse ce champignon, celui-ci étant fidèle à son arbre hôte et fructufiant souvent.

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Les coprins et les mycènes se développent parfois sur les vieilles souches. Il leur faudra 10 à 20 ans pour qu'ils finissent par assimiler celle-ci intégralement. Ils créent ainsi un milieu propice au développement des larves de coléoptères et autres insectes se nourrissant du bois mort. Lucanes, rhinocéros et autres bestioles rares ont un cycle de vie dépendant intégralement d'eux et de leur capacité à dégrader les liaisons carbonées du bois.

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On parle alors de lignivores, c'est à dire d'organismes décomposeurs capables de briser et consommer la grande molécule que forme la lignine, principal composant du bois. C'est dans celle-ci que se trouve la cellulose, un glucide rechercher par de nombreux lignivores pour se nourrir. On peut aussi parler d'espèces saproxyliques, c'est à dire qui possède un cycle de vie lié de près ou de loin à la décomposition du bois mort.

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Près des fossés humides, des fougères mâles (Dryopteris filix-mas) s'épanouissent. Elles portent le nom de mâles car il était d'usage de croire, avant l'arrivée de la classification et de la compréhension de la reproduction des ptéridophytes, que les fougères portaient des fleurs. On racontait que ces dernières apparaissaient les soirs de pleine lune et que de les posséder rendaient riches et invisible à souhait pendant une année.

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La géastre sessile (Geastrum fimbriatum) appartient à la famille des champignons étoiles, du fait que 5 à 8 lanières blanches entourent le sac brun contenant les spores. Elles sont les reliques de l'épaisse enveloppe protégeant le champignon quand il se trouve sous terre.

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Proche des vesses de loups et autres bovistes, sa reproduction reste la même : c'est par la perforation de la poche contenant les spores que l'espèce peut se disperser. On la rencontre de préférence à l'été et à l'automne, aussi bien dans les feuilles mortes et les aiguilles, dans les bois comme dans les parcs. Il semblerait qu'elle ait une nette préférence pour les forêts d'épicéas communs (Picea abies) où elle se rencontre toute l'année. Classée comme comestible sans intérêt à non comestible, la faible épaisseur de sa chair et l'imangabilité de ses spores invitent à la laisser dans la nature plutôt que dans l'assiette.

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En ressortant de la forêt, nous tombons sur quelques espèces typiques des lisières. Ici, il s'agit du fusain d'Europe (Euonymus europaeus), aux capsules roses et aux baies oranges dorées. Toxiques pour les humains, elles font le bonheur des oiseaux qui trouvent là une source de protéine importante pour passer l'hiver qui s'annonce rude.

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Autre arbuste de saison, le prunelier commun  (Prunus spinosa) aux prunelles âpres qui deviennent délicieuses aux premières gelées arrivées. En confiture, en confit ou en liqueurs, les usages sont multiples. On nomme aussi cet arbuste épine noire, en opposition à l'épine blanche que sont les aubépines (Crataegus), les deux ayant en commun d'avoir de longues épines. Résistant, le prunelier peut supporter des températures proches du -20°C, les neiges prolongées, les sécheresses et les épisodes de stress hydrique tout au long de l'année. Espèce pionnière de pleine lumière, il ne supporte pas la concurence avec d'autres espèces pouvant lui faire de l'ombre.

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La lisière est un milieu riche, on parle même d'écotone, c'est à dire de la rencontre entre deux écosystèmes. La faune et la flore s'y avèrent très riche. La haie est un milieu similaire de même importance, pour peu que l'on prenne soin de planter des espèces locales, diverses et offrant aussi bien des fleurs, des fruits et un feuillage dense pour que les espèces animales puissent y trouver leur compte, aussi bien pour se nourrir que pour nicher.

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Voici l'un des paniers récoltés dans le bois. Des champignons, des baies et des herbes sauvages, de quoi faire un repas sur le vif, des pots et conserves pour se faire plaisir jusqu'à la fin de l'hiver. Les champignons étant des polluo-capteurs et étant difficiles à assimiler, il est recommandé d'en manger, peu de fois pendant le mois et pour la plupart des espèces, bien cuits pour éviter tout risque d'intoxication ou de dégradation cellulaire.

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Fin de l'escapade, retour au garagge dans la zone industrielle. Sur le chemin, surprise, me voilà face à des pleurotes en forme d'huître (Pleurotus ostreatus). Cultivées un peu partout dans le monde, on les trouve dans pratiquement tous les commerces agro-alimentaires.

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C'est pendant l'automne et l'hiver qu'on peut récolter ces pleurotes en milieu naturel, de préférence sur les feuillus blessés ou tombés au sol. On les reconnaît à leur chapeau qui varie du gris souris au violacé et leur stipe d'exacé. Ici les champignons ont été trouvés dans le sol, poussant sans doute sur une branche ensevelie dans la terre. On les cuisine souvent en accompagnement ou mêlés à d'autres espèces. On les consommera jeunes, les vieux exemplaires devenant rapidement véreux, la chair élastique et le pied devenant coriace. Pour ma part je l'adore cuisiné en fines lamelles avec de la crème et des épices.

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Voici ce que je pense être un hygrophore blanc de neige (Hygrocybe virginea), rencontré sur un rond point. Ce petit champignon blanc de quelques centimètres est réputé comestible. Il peut se confondre avec d'autres espèces proches visuellement mais mortelles. Autant jouer la prudence et ne pas le mettre au menu. On le trouve essentielle met dans les pelouses, en particulier des parcs, les lisières aérées et parfois dans les bois clairsemés.

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Ce n'est pourtant pas la saison, mais les orchidées sont déjà sur le pied de guerre. L'orchis bouc (Himantoglossum hircinum) ne sera en fleurs que d'ici avril-mai, mais déjà leurs feuilles commencent à pointer le bout de leur nez sur les pelouses sèches. À la belle saison, elles déploieront une hampe florale pouvant avoisiner un mètre et dont inflorescences dégagent une douce odeur de chèvre. Pour la peine elles ne volent par leur nom.

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Pour clore cette belle sortie, je tombe et ajoute à mon panier quelques pholiotes du peuplier (Agrocybe aegerita). Le chapeau brun-roux, la marge blanche et le stipe clair à gros anneau ne laisse que peu de doutes dans leur identification.

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Excellents comestibles, elles dégagent un parfum puissant et varié, allant de la farine à la vinasse en passant par les fruits et le vieux bois. On la récolte tout au long de l'année, même s'il reste rare de la croiser l'hiver. Si c'est sur les souches et les pieds des vieux peupliers qu'elles sont les plus communes, elles s'attachent aussi à d'autres essences, en particulier les saules, les ormes ou encore les sureaux. Il est même possible de les cultiver sur bille de bois sous couvert de terreau ou de fumure avant de les exposer au soleil, afin de provoquer la fructification. Une expérience que j'espère bien expérimenter d'ici quelques années en compagnie d'autres espèces, en particulier les pleurotes, les truffes, les hydnes et les cèpes. De belles perspectives en somme pour qui sait être un peu patient.

Clape de fin, le prochain article sur la forêt ne se ferra pas de si tôt, les zones humides captant toute notre attention, mon coeur balançant régulièrement entre le mycologie et l'ornithologie. Cependant, il n'est pas à exclure que nos pieds nous traînent dans des endroits inattendus, et il se pourrait que je change rapidement d'avis. Une affaire à suivre pour ce début d'année 2020 pour laquelle j'ai de grands projets.

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dimanche 6 avril 2014

Les grandes familles de la Valdaine: le village de Miribel-les-Echelles.

http://christianisme.skynetblogs.be/tag/pape

Cette analyse ou du moins cette présentation est le fruit de lectures et recherches basées sur les travaux de Marc Dubois, membre de la Société Dauphinoise d'Ethnologie et d'Anthropologie de Grenoble et passionné de la région qui, dans la première partie du 20e siècle chercha à percer les secrets des bornes. Son aventure commence aux alentours des années 20 et se termine peu avant son décès. Il éditât de nombreux documents sur la question dont un livre traitant des "Délimitation(s) des mandements de Saint Geoir et de Miribel en Dauphiné", un "Guide Historique et Touristique" dans le cadre de la promotion du "massif de la grande Chartreuse", édité par Joseph Biscoz en 1930 et une lettre personnelle munie de plans en 1933. C'est grâce à cette dernière qui est possible aujourd'hui de retrouver les bornes.

NB: cette article est parru dans le deuxième numéro de la revue de "La Renarde des Alpes" que vous pouvez lire ICI.

Correspondance

«Marseille 7 Novembre 1933 Cher Monsieur Morel Birone, Je viens encore avoir recours à votre obligeance et à votre mémoire au sujet des bornes aux armes de Clermont-Tonnerre dont je me suis mis à chercher leur nombre et leur origine. Je suis arrivé en fouillant les archives départementales à trouver les raisons et la date où elles furent placées. Ci-joint une note abrégée qui donne date et détail de ces bornes, il y en avait 15 paraît-il: j'en ai trouvé 10. Je ne sais de quel côté sont les 5 qui manquent. Je les crois du coté de la Croix du Mont. Il faudrait que vous lisiez ou vous faisiez lire cette note donnant l'emplacement des 15 bornes les noms uniques comme ils ont pu être changé depuis 5 siècles, peut être par les noms actuels on pourrait les reconnaître. Avant les travaux de Marc Dubois, les bornes n'étaient connues que par quelques habitants locaux, et aujourd'hui encore elles restent méconnues du public. Aucunes études et travaux n'avaient été fait sur ce sujet. Des 15 bornes, aujourd'hui on en connaît 10 et seulement 3 sont en bon état. Les lieux-dits ont changé, le temps à fait son œuvre et le travail de la terre ont pu les abîmer, les enterrés ou les détruire. Ces bornes mesures 50 à 60 centimètres hors du sol, sur 20 centimètres carré. Sur une des faces, côté Saint Geoire en Valdaine, on voit sculpté en relief dans un carré ou dans un écu les armes caractéristiques des Clermont-Tonnerre: les clefs papales surmonté d'une couronne comtale. Quelques bornes n'ont que l'écu. La première borne située sur les Monts, semblerait indiquer la région de la Croix du Mont, la fontaine appelée Fontaney, existe sans doute toujours si c'est une source. La 4e limite, près du Perier Matan, me semble indiquer près de la pierre Matan, cela se ressemble comme nom. La 7e près du chemin de Miribel à la chapelle semble être celle a coté du chemin de la Croix de l'Roch. J'ai fait un petit croquis que je vous joins à la présente où j'ai tracé en rouge les croix que j'ai trouvé et numéroté de 1 à 10. Si vous pouviez m'écrire sur ce plan les noms de lieux, les bois ou terres sur les quelles sont placées ces bornes, cela me serait utile, nom actuel ou ancien s'il existe toujours, Et charger votre fils ou une autre personne de demander aux propriétaires des terres voisines de la Crête, s'il en connaissent dans leur voisinage, qui alors correspondraient aux 5 que je n'ai pas trouvé dont la première serait au Mont. Tout cela me serait utile pour mon étude qui sera communiquée à Grenoble pour demander à l'état le classement comme monument historique de ces bornes qui ont 500 ans d'existence, ce qui est quelque chose de rare et que vous m'aurez aidé à mettre au point, Ci-inclus une enveloppe avec mon adresse de Marseille où j'habite pendant l'hiver. J'espère que votre santé ainsi que celle de toute la famille grands et petits (?). Je vous adresse à tous mes amitiés et vous remercie d'avance du dérangement que je vous demande. M.Dubois Vous trouverez dans la brochure sur Miribel, aux seigneurs de Miribel Jean Roble, le dernier châtelain du ch(au) qui est en cause avec Clermont-Tonnerre pour ce bornage. Vous garderez pour vous, je vous l'offre, la pièce écrite à la machine à écrire, document unique.»

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_de_Clermont-Tonnerre


Le sol au dessus du village, du néocomien supérieur, était exploité comme pierre de taille pour construire les encadrements de porte. En 1928, on y découvrit l'ossement imposant d'un reptile marin de l'ère secondaire. Le reste de la commune est sur de la molasse. La limite entre Miribel-les-Echelles et Saint Geoire en Valdaine est en partie naturelle, elle est délimitée par un bloc erratique massif qui a été porté par le glacier le long de la Maurienne et déposé au milieu d'une sapinière. On l'appelle Pierre Mata et, selon une légende locale, elle serait un ancien autel druidique d'où son nom de Mata qui signifie « tuer » en patois. Néanmoins, il n'existe aucune preuves de l'utilisation de la pierre dans ce sens. On trouve un autre bloc plus petit, nommé Pierre-Aigue, dans le hameau du Frou. La région a été occupée par des Hauts Alpins puis par les Allobroges, dont une supposée Motte cadastrale existerait à Saint-Geoire-en-Valdaine. L'église en son centre est une église roman moderne en partie financée par les Chartreux à hauteur de 175 000 francs. Sur l'ancien château détruit par Lesdiguières en 1595, à proximité d'une carrière de molasse, se dresse à 15 mètres de haut une Madone bronze qui mesure 3 fois la taille habituelle. Elle provient des ateliers de MM. Baud et Penel de Lyon. Elle arrive à destination le 18 août 1866, tirée par 20 bœufs sur un char. Depuis une petite chapelle a été construite en mémoire de la guerre 14-18. L'emplacement est celui des grands Seigneurs depuis le Moyen Âge en raison de la vue incomparable qu'il donne sur les alentours. Non seulement il permet d'admirer l'ensemble des massifs de la Chartreuse mais aussi les plaines du domaine ce qui en fait un bon poste de garde contre les invasions. On trouve également un bassin de pierre situé au bord de la route qui fait le Villar – la Montagne et qui porte un écusson sans armories et la date de 1573.

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En direction de Voiron il y a la chapelle Saint-Roch, datée de 1631. Ce saint c'est illustré au cours de la grande peste de 1300 en se dévouant au soin des pestiférés. Son oratoire était fréquenté pour demander la levée des maladies et la protection contre celles-ci. Il est devenu le patron des bûcherons chartreux et était prié pour les préserver des accidents. On trouve aussi les vestiges d'une caserne sur la limite de la commune et de l'Entre-Deux-Guiers où les brigadiers de Miribel protégeaient la frontière et arrêtaient les contrebandiers quand la Savoie n'était pas encore rattachée au royaume de France. En 1860 le bâtiment est déserté en raison des nouvelles frontières. Au dessus du Grand-Champ, aux Cornet, se trouve une pierre avec l'inscription 1515 mais on en ignore la signification. A proximité de la Pierre à Mata dans la forêt se tenait une maladrerie, une maison où les lépreux étaient soignés. Dans le canton, ils avaient le droit de se marier, chose rare pour l'époque. A proximité, à 880 mètres d'altitude, se trouve la Croix du Col des Milles Martyrs. 

 

http://www.vacances-location.net/locations-vacances/location-gite-miribel-les-echelles,108159

Son origine:

-En 1420 un monastère fût fondé à Pont-de-Beauvoisin coté Savoie, par les Carmes d'Aix-en-Provence. C'est le prince d'Achaïe, duc de Savoie, qui dans son testament à sa mort en 1418, laissa une somme conséquente à son héritier Amédée VIII, pour construire l'édifice qui ne fût pleinement fini qu'en 1491. C'est Jacques de Clermont et son épouse Jeanne de Poitiers, la sœur de Diane de Poitiers, qui firent terminer et agrandir l'édifice. Ils léguèrent aux religieux une somme d'argent. - Chaque année pour le lundi de Pentecôte, les paroissiens de Miribel prenait le chemin de la procession qui reliait Pont-de-Beauvoisin à Miribel-les-Échelles pour célébrer les dix milles martyrs. Mais voilà, la fête fit bientôt désordre. Arrivée au Pont, les mirebelins après avoir honorés les saints se rendaient au cabaret et buvaient plus que de raison. C'est pour cela que Monseigneur Le Camus cardinale et évêque de Grenoble interdit cette procession.

- Néanmoins, messire Antoine Biétrix de la Garonnière, prieur de Miribel, aidé des notables locaux, adressa une supplique à Monseigneur Le Camus pour bâtir un oratoire entre Saint Geoire en Valdaine et Miribel-les-Échelles afin de prier les Saints les années de mauvaises récoltes, ou, faute de moyens, de le remplacer par une croix à la quelle on se rendrait en procession. L'endroit vide de cabaret, il n'y aurait plus de troubles. La procession fût accordée et déplacée à la date du 22 juin, jour des Saints des Dix milles martyrs. (La requête peut être aujourd'hui encore consultée aux Archivs de l'Evéché de Grenoble).

 

Au dessous, à proximité du marécage de Marfey, se trouvait une verrerie dont on peut encore trouvé ci et là des fragments de verre. Dans la crypte de Saint Sixte, on peut lier une inscription qui date du Vie siècle: « HE HIC REQVIESCIT IN PACE FAMVLA DI CLAVDIA QVI VIXIT ANNIS XXXIIII M IIII DXIIII OBIT XVIIII K. FEBRARIAS. POST CNS ANTE EMI ET FLORENTII VV CC ». « Ici repose la servante du Seigneur, Claudia, qui vécut trente-quatre ans, quatre mois quatorze jours, mourut le dix-neuvième jour avant les calendes de février, après le consulat d'Anthenus et de Florentius, hommes très illustres ». (Année 516). Juste à côté de cette église, un petit mont, le Barracuchet surplomb les alentours. Autrefois on pouvait y voir les ruines de l'ancien télégraphe.

 

Étymologie de quelques noms de lieux dits, tirés du « Dictionnaire » de Nicolas Cabot (1710).

NB: La région était la possession des Allobroges qui parlait le celtique.

- IÈRE signifie contrée.

- DIÈRE signifie hauteur, habitation.

- le P et le B celtiques se confondent souvent, Péron avec le temps a pu devenir Béron.

-Miribel vient de MYR: ruisseau, rivière et BEL:cime, montagne. Mirible signifie la montagne au pied de la quelle coule une rivière.

- le Villard vient de VIL: le village et ARD: haut,élevé. Villar veut donc dire le village sur les hauteurs.

- Babolin vient de BA: coteau et de Boulin, mot formé de BAL et de BOS qui désignent tout deux le bois, la forêt. Babolin veut donc dire le coteau boisé.

- Marfey est composé de deux mots celtiques, MAR: le bois et FAY: le hêtre, le fayard. Le Marfey signifie forêt de hêtres.

- Morge vient du gallique MOR: eua et du celtique GANN: petite quantité. Cela signifie petite rivière.

- Le Péron est une corruption du mot celtique Béron et vient de BER: montagne, grosse pierre, rocher.

- Les Baches est aussi une corruption, ici du mot Blache qui désigne "une terre à châtaigniers ou à chênes, si distants des uns des autres que l'ont peut y labourer dessous".

- Barruchet, formé du celtique Bar qui veut dire montagne, de Rac à la même signification que COUCH qui nomine la cime, l’élévation et de Et qui signifie près, au dessus. Barrachet veut donc dire "montagne terminée au-dessus par une cime, une élévation".

- Pierre-Chave est un nom qui pourrait avoir quelque rapport avec le culte des pierres. Le mot Chave est une déformation de Chalre, aplliqué souvent aux montagnes et rochers de calcaire.

- Le Fontanil est formé du celte FONT, la fontaine et Anial, inhabitable, désert, abandonné. Ce nom signifie "la fontaine déserte".

- Servagette est issu du mot servage: sauvage.

- La Sagne vient du latin Sagna, le près marécageux, le marais.

- Grand-Corssert est un nom que les vieux parcelaires ont donné aux hameaux locaux, il vient de Costerg qui signifi versant de la montagne.

- Chenavaz semble venir du bas-latin Canabaria, maison rustique, domaine rural.

- La Cote signifie flanc, versant d'une montagne et est attribué aux hameaux ou villages situés sur des versants.

- L'Epinasse vient du latin Spina, terrain buissonneux, couvert de buissons épineux.

- L'Arenier dérive d'Arenarium ou du bas latin Arena: terrain sablonneux, sablière.

- L'Essartière est issu du mot Essertum en bas-latin qui désigne une terre ou un bois nouvellement défriché.

- La Sara vient du celtique et veut dire montagn,e coline pierreuse, rocheuse.

- Perreréaz vient du bas-latin Perraria pour Petraria du latin Petra et signifie "carrière d'où l'on tire de la pierre".

- La Bourgeat est diminutif de Bourg issu lui même du germanique Burg.

-Pomaray est à l'origine un terme employé pour désigner les plantations de pommiers. C'est devenu le nom donné aux villages qui cultivent la pomme.

- Les Vernes signifie terrain couvert de vernes ou d'aunes.

- Le Cré est dérivé d'un radical celtique qui signifie terrain graveleux, champ pierreux.

- Les Platières désigne une surface plane, un plateau, une pente unie sur le flanc d'un coteau, il vient du mot Planum et Tiere: contrée, région.

 

Histoire des Bornes aux armes des Clermont:

http://www.google.fr/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fupload.wikimedia.org%2Fwikipedia%2Fcommons%2F5%2F51%2FBlason_Miribel_Les_Echelles.svg&imgrefurl=http%3A%2F%2Fcommons.wikimedia.org%2Fwiki%2FFile%3ABlason_Miribel_Les_Echelles.svg&h=660&w=600&tbnid=A35kKSPZfbE4PM%3A&zoom=1&docid=Siq8it_FhBWscM&ei=UIpBU_ftBoeS0QWsvoDwBw&tbm=isch&iact=rc&dur=228&page=4&start=62&ndsp=23&ved=0CNoCEK0DMFQ

Les seigneurs Clermonts viennent d'une famille puissante, établie dans la vallée de l'Ainan quand le royaume de Bourgogne se disloquât. Ils formèrent une baronnie qui fut érigée en Comté. C'était l'une des plus importantes familles du Dauphiné. En leur possession: toutes les paroisses de l'Ainon jusqu'à Voiron et une grande partie des Terre-Froides. Elle était un trait d'Union entre le Dauphiné et la Savoie dont les frontières s'arrêtaient aux rives du Guiers, près des gorges de Chailles.

- En 1119 le baron Aynard de Clermont, au sercie du comte de Bourgogne, dirigeait les troupes pour chasser l'anti-pape Burdin au profit du Pape Calixte II. C'est par cela que la famille prit pour armoiries les clefs papales en remplacement du mont éclairé par le soleil qu'une branche espagnole de la famille a conservé par la suite. Au XVIe siècle Amé de Savoie, duc de Savoie, demanda avec ferveur à Aymard de Clermont qu'il lui laisse le libre passage sur ses terres pour qu'avec ses troupes il puisse s'attaquer au Dauphin Humbert, son ennemi. Mais malheureusement pour lui, il fut vaincu. Le Dauphin éleva Aynard de Clermont au rang de ses principaux officiers, le nommant capitaine général des armées et Grand Maître du Dauphiné, titre qui par le suite fût attribué à plusieurs membre de cette famille. Depuis le XIIIé siècle, ces seigneurs possédaient une chapelle funéraire, dans la Chartreuse de La Silve Bénite, où le dernier d'entre-eux à être inhumé en fut François de Clermont, en 1751. En 1789 les tombeaux, après l'abandon de la Chartreuse, furent ouverts. A l'intérieur 13 dépouilles des Clermont y reposaient. Au XVe siècle, Saint Geoire en Valdaine en qualité de canton comprenait six communautés. La commune de Merlas se partageait entre cette seigneurie, sous la direction d'Antoine de Clermont, Vicomte de Tallard et celle de du Comte de Miribel Jean Robbe qui en était l'homme de loi de par son mariage avec Catherine de Miribel et qui habitait le château démoli en 1595 par Lesdiguière. La limite entre les deux partie se matérialisait par une crête couverte de forêts côté Valdaine et de champs cultivés côté Miribel. - C'est cette région boisée qui animait les contestations sur la possession des terres entre les deux seigneuries, Querelles qui en 1950 perduraient à travers les paroisses de la Chapelle et de Merlas. D'un commun accords, des arbitres furent désignés pour délimiter les possessions. Leur mission: se rendre sur les anciennes limites établies en 1369 accompagnés de voisin et de gens d'honneurs, à la date du 21 juin, et d'en fixer de nouvelle par un bornage. « Le seigneur Antoin de Clermont choisit noble Jacques de Clermont Seigneur de Vaulserre, époux de Jeanne de Poitier, sœur de la fameuse Diane. Le seigneur Jean Robbe de Miribel, désigna Georges de St-André qui était mistral de Saint-Laurent-du-Pont ». Le 28 juin 1493 les experts se rendirent sur place avec Louis Ratonis, Jean Pellipart et Jean Pascal, notaire public. Le nouveau bornage fut mit en place, en débutant pas Vaulserre qui aujourd'hui est la commune de Voissant pour se continuer jusqu'au Col des Mille Martyrs et aux limites du mandement de Voiron. 15 bornes de pierres furent posées, marquées d'une croix sur le dessus. Chaque seigneur eu la possibilité de gravé ses armoiries sur ces bornes, seul Clermont le fît. Le texte notariale de cet acte fut rédigé le même jour et fut retrouvé plusieurs siècles après dans les archives des Chartreux. - Jacques de Clermont, choisit par la seigneur de Saint Geoire était affilié à la famille de par la branche cadette de celle-ci et qui en 1493 possédait la seigneurie de Vaulserre. En 1567 Aubert de Corbeau, seigneur de St-Albin, de par son mariage avec Claudine de Clermont, devint possesseur du château de Vaulserre situé à Voissant, là où le Guiers et l'Ainan confluent.

http://clermont-tonnerre.fr/fr/heraldique.php?menu=histoire

- De plus, les 15 bornes marquaient la délimitation entre le diocèse de Grenoble et celui de Vienne qui depuis 1107, démembrement du compté de Vienne, suivaient la fameuse crête boisée. Le château de Vaulserre,construit pour la défense du passage entre le Dauphiné et la Savoie, et dont on peut encore voir les ruines fût détruit comme de nombreux châteaux de la régions par les guerres de religion en 1591. Sous celui-ci il existait un péage très fréquenté et qui appartenait à la seigneurie. Dans l'enceinte de celui-ci, une foire annuelle de la Saint Michel était tenue. Dans les ruines restantes, un bac perdurant longtemps. Il a disparut depuis, avec la construction du pont à deux arches, obtenu par le Marquis de Vaulserre au19e bien que le département de l'Isère y soit opposé. Cette construction fut motivée par le péril encouru par « une dame d'honneur de la Cour Impériale au gué de Domessin ».Longtemps le pont se nomma pont du Marquis. Les 15 bornes pourraient appartenir à une plus grande série de bornes qui auraient été érigées par les Corbeau de St-Albin devenus seigneurs de Vaulserre. En 1094 le siège de la seigneurie de Vaulserre fût transférée dans le château actuel de St-Albin, fief depuis le 13e siècle de la branche cadette des Corbeau. Ces bornes depuis le même siècle partaient du Guiers, en face du rocher des 3 évêchés, remontaient à l'est du château de Voissant en suivent la crête jusqu'à leur rencontre avec le limite des bornes Miribel - Saint Geoire. Les bornes de Voissant mesure 70 cm au dessus du sol, sont dépourvues d'inscriptions et semblent postérieures à celles des Clermont. Il n'est pas rare d'en croiser au cours d'une promenade dans les bois ou sur le bord de la route. On ne sait pas combien il a pu en exister. Avant les travaux de Marc Dubois, les bornes n'étaient connues que par quelques habitants locaux, et aujourd'hui encore elles restent méconnues du public. Aucunes études et travaux n'avaient été fait sur ce sujet. Des 15 bornes, aujourd'hui on en connaît 10 et seulement 3 sont en bon état. Les lieux-dits ont changé, le temps à fait son œuvre et le travail de la terre ont pu les abîmer, les enterrés ou les détruire. Ces bornes mesures 50 à 60 centimètres hors du sol, sur 20 centimètres carré. Sur une des faces, côté Saint Geoire en Valdaine, on voit sculpté en relief dans un carré ou dans un écu les armes caractéristiques des Clermont-Tonnerre: les clefs papales surmonté d'une couronne comtale. Quelques bornes n'ont que l'écu. Au lieu dit de Marfay, dans un petit bois situés quelques centaines de mètres en dessous des bornes, se trouve deux grandes pierres gravées en creux des armes de la Grande Chartreuse, c'est à dire un globe surmonté de la croix et qui indiquent l'emplacement de l'ancienne propriété cartusienne de La Serra. 

 

Familles seigneuriales de Miribel:

http://www.zazzle.fr/autocollant_de_bouclier_de_viking_ravens_dodin-217811390143485188

Quand les Sarrasins furent chassés du Dauphiné qu'ils avaient ravagé par Isarn, évêque de Grenoble, qui dirigeaient les guerriers locaux, celui-ci prit possession d'une très grande partie du pays. Néanmoins la plupart des habitants avaient fuit les lieux ou avaient été décimés. Ses hommes d'armes s'intaillèrent donc et créèrent les premières seigneuries. En 1200 les seigneurs s'attribuèrent des noms propres et des armoiries pourse distinguer du peuple sur le quel ils avaient autorité. A Mirible, quelques familles se succédèrent.

- De Miribel: puissante maison connue depuis 1097 qui se divisa en trois banches. On retrouve la troisième dans les « Annales Ordinis Cartysiensis » que le 9 des Ides de décembre 1097, Humber et Odon de Miribel cèdent à Bruno et ses compagnons, les droits qu'ils possédaient sur ce que l'on nomme à l'époque le Désert de Charteuse. Humbert de Miribel eut deux fils: Boniface et Pierre. Ce dernier, comme il est d'usage à l'époque pour les cadets, entre dans les ordres et devient moine au prieuré des Bénédictins de Miribel. Bonidface eu deux fils: Amédée et Humbert, qui comme leur père cèdent leurs biens à l'abbaye naissante de Chalais. En 1106, Humbert de Miribel conteste aux Chartreux la donation du val de Tenaison, dans le massif de la Chartreuse, donation faite par Alchérius, en se réclamant comme unique bénéficiaire de l'autorité sur cette région. La querelle fût mise à plat par son fils Boniface de Miribel qui considéra les Charteux comme seuls propriétaires de Tenaison. En 1129, Boniface de Miribel, fils d'Humbert et ses fils Amédée et Humbert offrent au Charteux le territoire de Curière et de Curiérette, des prairies et des forêts. Pierre-Humbert de Miribel, prieur de Saint-Maurice de Miribel, céda aussi ses droits sur les lieux. Guigues du Pont, fils de Berlion possédait en fief, de Guillaume de Miribel, sa maison forte située dans l'enceinte du château du dit lieu. Par acte duvendredi avant la Saint Jean Baptiste 1234, le dit Guillaume de Miribel cédait à Philippe de Savoie, évêque élu de Lyon vers 1246, la totalité de ses biens du Pont-de-Beauvoisin, « en plus de la maison forte pour la quelle Guigues lui devait hommage ». En 1130 environ, Boniface de Miribel eu donné à Chalais les terres qu'il possédait dans la paroisse de Saint-Laurent-du-Désert. Au même moment Gontard de Miribel abandonne contre 60 sols le droit de tâche qu'il avait sur le manse de l'Alpette. En 1241, Humbert de Miribel, avec l'accord consenti de son épouse Urtille de Conflans,de ses enfants Amédée, Aimeric et Anne, donne contre une faible rétribution le manse d'Hautefare les terres qu'il possédait à Ratz et le lac qui s'y attéle et que son père avait obtenu de Raymond Garcin aux moines de Chalais. Guillaume, seigneur de Miribel approuve cette décision.

http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2009.payraud_n&part=171590

- En 1254, Guillaume, seigneur de Miribel, et son fils Boniface permirent aux religieux d'alberger les biens dépendant de leur domaine de Fontmartin et de la Grange du Désert, propriétés des fils du seigneur. Le 18 avril 1287, Guigues V, 22 supérieur de Chalais, intervient dans un accords de Humbert Bardin, clerc jurisconsulte et Humbert de Miribel, entre les religieux de Chalais et Boniface, seigneur de Miribel et d'Ornacieux. Le nécrologe de Premol indique en l'an 1554, parmi les religieuses chartreusines, une Marguerite de Miribel. Cette branche des seigneurs de Miribel finit par Jean-Amédée et Pierre de Miribel, qui meurent sans enfants vers 1450. Leur blason était « écartelé d'or et de gueules à cotice d'hermine, brochant sur le tout ». Par la suite, le château et la seigneurie de Miribel passent au Xve siècle dans la juridiction des seigneurs de Robbe par le mariage de Catherine de Miribel, toute dernière héritière. C'est une vielle et riche famille originaire de Moirans. Jacques Robbe, originaire de Miribel, fils de Benoit, combattu en brave et fût prisonnier à la Bataille de Pavie en 1524. La famille s'éteint au XVIe siècle et la brache des Miribel se termine pour de bon avec Jean Robbe, qui fût nommé chambellan de François Ier en 1526. Il meurt sans gloire le 27 octobre 1531, et lègue tous ses biens à dame Eléonore de Thomassin qu'il avait épousée le 20 janvier 1529. Elle légua à sont tour à sa mort le 12 avril 1540 ses possédions au seigneur de Montmartin, Jacques de Thomassin. Jacques Robbe avait épousé en première noces Françoise de Sassenage et quo fût inhumée dans la chapelle que possédait la Maison de Miribel, dans l'église des Frères Mineurs de Moirans. Pour exprimer la douleur de cet être cher, son époux fît graver dans divers endroits de la chapelle « O quel refert mon cœur y a ». De son vivant, il se plaisait à dire « pour l'amour d'elle ». Son blason est « d'or à la bande d'azur, en chef un aigle d'argent ». La famille est ensuite remplacée par celle des Galles dont Aimar Gallonis, qui vivait à Miribel en 1280, est l'aïeul. C’était un noble chevalier dont descende de lui Louis de Galles, seigneur du Bellier, qui fut maréchale de camps des légionnaires du Dauphiné, Lyonnais, Forez et Beaufort. 

 

femme renard

C'est ainsi, après de nombreuses batailles et pèlerinages Saints, que petit à petit, l'histoire de nos vieilles pierres est tombeé dans l'oublie, perdurant dans la mémoire des vieux de la vieille. Mais la voilà mise à jour, il ne vous reste donc plus qu'à arpenter la commune de Miribel-les-Echelles, sur les traces du passé. La mairie à ce titre, propose un petit fascicule qui permet de faire une jolie et longue promenade qui répertorie en partie ces lieux mythiques. Un grand merci à André Stoffel pour m'avoir transmit ces précieux documents ainsi qu'une partie de ses recherches personnelles.