mercredi 24 octobre 2018

Faune et flore du beaujolais.

 

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C'est me voilà à me coltiner mon premier rhume de l'année. C'est l'occasion de se replonger dans les photographies des derniers jours de l'été. La lumière a été magnifique en particulier pendant les quelques jours où j'ai séjourné dans le Beaujolais vert. Terre de vins, la région s'est relevée être bien plus riche en faune et flore que je ne pouvais le penser et cela, bien que les forêts avoisinantes n'aient rien à voir avec celles de ma belle Chartreuse. Je n'étais pas équipée pour le récolte à laquelle je me suis adonnée tôt le matin, étant dans le coin pour une toute autre raison, il a donc fallu passer par le système D pour ammasser mes premières provisions automnales de graines et de fruits sauvages.

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Le quartier est calme à cette heure, le soleil se lève tout juste. Les murs des habitations sont jaunes et dorés, en raison de la pierre utilisée et qui a valu la réputation du massif rhodanien des Mont d'Or.  Celui-ci se compose de roches jaunes, grises et ocres faites de calcaire fossilifère daté du jurassien moyen (174 à 163 millions d'années).

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Pas de grande faune à l'horizon, seulement quelques oiseaux des champs dissimulés dans les herbes. Les fleurs s'accrochent mais leur maigre corolle ploie déjà sous les rayons du soleil à peine sortis et déjà mordants. Les terres arables mises au repos sont un terrain de jeu parfait pour ceux qui veulent s'exercer aux plantes rudérales, c'est à dire qui poussent dans un milieu impacté par l'homme : bord de route, champs, trottoirs, chemin de fer etc.

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Parmi les rudérales, on peut compter sur les papavéracées dont les pavots. Le plus connu d'entre eux est sans aucun doute le coquelicot (Papaver roheas), appelé pavot rouge. Il fait l'object d'une grande campagne à l'heure actuelle : "Nous voulons des coquelicots" issu du manifeste de Fabrice Nicolino et de François Veillerette et pour cause, la fleur rouge est emblématique de la disparition de la biodiversité à cause de l'emploi à outrance des intrants et des pesticides.

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Se priver du coquelicot et de ses confrères, c'est se priver de nombreuses autres espèces mais aussi d'un patrimoine culturel riche. Saviez-vous que le nom scientifique du coquelicot "Papaver" viendrait semble-t-il du mot issu directement de la culture viking ? Les pétales des pavots dont le coquelicot, étaient écrasés pour donner une bouillie distribuée aux enfants pour les aider à dormir. Cette préparation dans le dialecte de ce peuple du nord était nommée "papa". En France le nom vernaculaire commun "coquelicot" vient de "cocorico" en raison de la ressemblance entre la fleur et la crête du coq, d'ailleur on l'appel encore de manière traditionnelle "pavot coq".

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Après quelques minutes d'affût, une joyeuse bande de faisans de Colchide (Phasianus colchicus) tendent là tête hors des graminées. Pas farouches pour un sous, c'est tout juste s'ils ne s'approchent pas de moi pour vérifier si je n'ai pas de quoi les nourrir. Insatisfaits, ils retournent picorer les graines restées au sol entre les sillons avant de prendre leur envol, apeurés par l'approche d'un gros chat de gouttière.

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Dans les vignes bien d'autres espèces évolues. Grives, lièvres, lapins de garenne, perdrix et perdreaux trouvent refuges au pied des serments de raisin et se régalent des herbes folles qui sur les parcelles les moints traités trouvent quelques rares espaces pour s'exprimer à loisir. Je ne m'étenderai pas plus sur les faisans lâchés pour les besoins de la chasse. Je ne suis pas pro, je ne suis pas anti, je me pose juste énormément de questions non seulement sur l'impact environnemental de cette pratique, mais aussi sur les aspects moraux tant liés au tir de ce type de gibier qu'aux conditions de son élevage.

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Comme je vous le disais un peu plus haut, c'est le moment de se lancer dans la récolte ! Noix, mûres  sauvages, prunes et raisins rejoignent la table à travers de fabuleux desserts faits de coulis, de salades sucrées, de vins, de sirops mais aussi de gâteaux et de tartes qui sont à la couleur de la saison. C'est le meilleur moment pour faire le plein en vitamines, préparer les bocaux pour ne manquer de rien en hiver et oublier pour de bon les régimes.

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Autre fruit de saison, les prunelles issues du prunelier (Prunus spinosa) qui est aussi appelé épine noire. Espèce pionnière, il est courant de la trouver dans les champs en friche, dans les haies et dans les brouissailles.

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Les fruits frais sont très âpres et de ce fait inconsommables crus. Ils sont récoltés traditionnellement blettes pour être consommés tel quel. Pour la cuisine, on peut se passer des premières gelées, en particulier si l'on souhaite confectionner des liqueurs, des confitures ou des confits sucrés-salés au vin rouge. Attention à l'abus de prunelles, celles-ci sont aussi connues comme étant légèrement laxatives, tout comme la décoction de l'écorce du tronc. Des jeunes rameaux on tire aussi le célèbre vin d'épine à boire en apéritif ou en dessert. L'intérêt de cette arbuste ne réside pas uniquement dans son utilisation. Il est l'hôte des chenilles d'une quinzaine d'espèces de papillon, sert de gîte, d'abris et d'arbre nourricier à un grand nombre d'oiseaux et de micrommamifères. Ecologiquement parlant il est d'un intérêt capital pour restaurer les milieux agricoles où l'action de l'homme a pu se montrer destructrice.

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Dans la même famille que le prunelier, celles des rosacées, on trouve l'aubépine monogyne (Crataegus monogyna) appelée épine blanche. Les fruits sont des cenelles, de nature farineuse on les utilise en infusion pour les problèmes cardiaux, pour le stress ou encore pour l'hypertension.

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Portant des fleurs blanches, l'aubépine est associé à la virginité, à la Vierge Marie et au monde des fées. Il n'était pas rare de déposer des offrandes sur ses branches et à ses pieds pour s'attirer les bonnes grâces du petit peuple. On allait jusqu'à offrir des nattes et des tresses de cheveux. Ces dernières ont peu à peu été remplacées par des brioches en forme d'épis et tressées, gourmandises dont on retrouve encore là forme dans nos boulangeries. C'est aussi l'arbre de toutes les greffes qui peut servir de support à de nombreuses espèces comme le poirier, le néflier, le cognassier, le pommier, le prunier,  ou encore le cerisier.

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Le liseron des champs (Convolvulus arvensis) est une plante mal aimée et pourtant fascinante. Le pied de cette photo vit en bord de route, résistant à la chaleur provoquée par la réverbation, aux émanations des pots d'échappement et du goudron, aux pneux des voitures et des tracteurs. Autant de ténacité, ça se salue, d'autant plus que la belle est l'hôte de la chenille d'un magnifique papillon de nuit, le sphinx du liseron (Agrius convolvuli).

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Nous étions il y a peu avec les plantes de fées, nous voilà avec les plantes à sorcières ! Le datura stramoine (Datura stramonium) n'a pas toujours bonne presse. Considéré comme plante invasive, toxique et mortelle, il est souvent recommandé de l'arracher à grand renfort d'huiel de coude.

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Pourtant il est un indicateur précieux pour connaître l'état du sol. Celui-ci se plaît dans les milieux perturbés, inondés, en friche voire pollués mais se contente tout aussi bien de sols sains, c'est donc une de ces pionnières capables d'établir les premiers couverts verts essentiels à la biodiversité. Cependant la belle n'est pas de chez nous, et même si son origine fait encore débat, elle serait native du Mexique et aurait prit l'essort qu'on lui connaît aux alentours du 17e avec les échanges Europe-Amérique. Il n'en fallait pas plus à certains pour la considérer comme invasive, sans tenir compte du fait qu'elle est la conséquence et non la cause des perturbations rencontrées. Nommée "plante parasite" dans les revue spécialisées, la peur des autorités sanitaires réside dans le fait que les graines de sarrasin et de datura sont de même diamètre empêchant la séparation mécanique, le seuil de risque étant statué à une échelle d'une graine de datura pour 10 000 de sarrasin. Cependant l'obligation de maîtriser l'adventisse a été appliquée à la quasi-totalité des autres cultures, avec comme solution principale l'arrache manuel et l'emploie de pesticides dans les tous premiers stades de la plante. Du toxique pour limiter du toxique, brillante idée des pouvoirs publiques. Cependant il ne faut pas amoindrir les risques pour le bétail consommant du maïs d'ensillage et le manque à gagner pour les exploitants.

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Pour rester dans les mal-aimés, voici un superbe reptile fort utile aux cultures et aux jardiniers. La couleuvre verte et jaune (Hierophis viridiflavus) est le serpent indigène le plus long de France avec une taille record pour les femelles de 2 mètres. Inoffensive pour l'homme, elle ne se ferra menaçante que si elle agressée et acculée contre un mur. 

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Pas de panique, la belle ici n'a été importunée que quelques instant le temps d'une ou deux photos. C'est une remarquable chasseresse qui se plaît aussi bien dans les milieux aquatiques qu'arrides et il n'est pas rare de la croiser dans les ronciers. Gourmande, elle se nourrit de lézards, de rongeurs, d'autres serpents et de grenouilles. Comme tous les reptiles français, elle est protégée ce qui n'empêchent pas aux individus de cette espèce de finir sous les coups d'une pelle ou d'un balai. C'est peut être le cas de celle-ci dont la mâchoire est légèrement déformée.

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Partout le constat est le même, ce n'est plus le temps de la récolte des herbes vertes et fraîches mais de leurs graines. Parfois utilisées pour les soins ou la cuisine, elles seront avant tout récoltées pour la mise en semis du futur jardin à travers une grainothèque mais aussi comme matériel pour ma malle pédagogique.

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Quand on voit une chenille poilue, qui plus est noir et marron, on a tendance à crier au danger et à piétiner la malheureuse en argumentant qu'il s'agit d'une chenille processionnaire. Il n'en est rien ici, cette gracieuse et velue créature est la chenille du bombyx de la ronce (Macrothylacia rubi).

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Pas de panique, la manipuler ne provoque pas de réaction urticante, tout au plus un très léger gratouilli chez les plus sensibles. Pour la trouver il faut chercher dans les feuilles des ronciers mais aussi sur celles de la luzerne, du trèfle, des rosiers, des fraisiers ou encore des bruyères car la dame n'est pas difficile et s'acclimate d'un peu près tout ce que la nature lui offre à portée de mandibule. Bel exemple à suivre. Quand elle est repue et après avoir passée l'hiver à l'abris, elle tisse un cocon au niveau du collet des plantes qui furent ses hôtes. En émerge alors en juin un papillon de nuit robuste aux teintes beiges, grises et rosées, le fameux bombyx de la ronce. Dans certaines régions la chenille porte aussi le nom d'anneau du Diable du fait de sa capacité à se mettre en boule quand elle se sent menacée. Un truc poilu, mou, informe et sombre, forcement ça ne pouvait qu'incarner une figure bestiale dans l'imaginaire collectif et maudite ...

Voilà, en pas moins de deux heures, c'est tout un bestiaire qui s'est ouvert à moi. Des arbres protecteurs, des fleurs colorés, des oiseaux peu timides mais surtout, des animaux et des plantes encore mal-aimés aujourd'hui mais au combien importants pour le bon fonctionnement de nos écosystèmes. Leurs noms ne vont pas sans nous évoquer ce mal-amour qui aujourd'hui ne peut plus se justifier. Mauvaises herbes, plantes de sorcière et animaux du Diable, il serait peut être tant de porter sur eux le regard bienveillant qu'ils méritent.

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jeudi 26 janvier 2017

Découverte de l'Île sur Sorgue.

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Escapade dans le Sud de a France, à l'Isle-sur-la-Sorgue pour redécouvrir la ville et prendre plaisir à naviguer en Kayak sur la rivière Sorgue. Nommée la Venise provençale ou Venise Comtadine, cette petite ville réputée pour ses antiquaires est traversés de nombreux cannaux. ce qui a inspiré de très nombreux peintres. 

 

Le parcour des roues. 

 L'Isle sur Sorgue possède un riche passé industriel. On y trouvait autrefois un grand nombre d'usines de soie qui étaient alimentées en énergie par d'immenses roues à eau. Il en reste aujourd'hui plus d'une vingtaine en fonction dans la ville que l'on peut découvrir en suivant un parcours interactive long d'environs 2 kilomètres.

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Le marché de l'Isle-sur-le-Sorgue.

C'est le jeudi et le dimanche matin qu'à lieu le marché. C'est l'un des plus fréquentés de France mais aussi l'un des plus beaux. Sur les bords du canal principal on trouve les antiquaires exposants leurs trésors et dans la ville même, les échoppes de fruits et légumes et de tissus. Avis aux amateurs, il faudra beaucoup de patience pour en faire le tour complet, en particulier l'été où la foule est difficile à traverser tant l'affluence est grande.

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Une cité fortifiée.

 Voisine d'Avignon (une vingtaine de kilomètres), Isle-sur-la-Sorgue (que l'on prononce le plus souvent "Île sur Sorgue"), fût occupée dès l'antiquité par les gallo-romains. Sous le Moyen Âge et une partie de la Renaissance, elle fût fortifiée pour servir de citée refuge aux abbayes et villages de proximité pendant les guerres.

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La couleuvre de Montpellier (Malpolon monspessulanus).

Cette couleuvre du sud de la France peut dépasser 2 mètres de long. C'est une chasseresse hors paire se nourrie d'autres serpents, de lézards, d'oiseaux et de micro-mammifères. Victime de la route et de sa mauvaise réputation, sa population est en baisse. Pour rappel tous les serpents sont protégés en France.

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Le mot de la fin.

 Nous finissons notre visite par Fontaine-de-Vaucluse après avoir donnés quelques coups de pagaie et avoir profité d'une bonne baignade bien méritée bien que l'eau soit fraîche pour la saison (environs 17°C). La rentrée approchant nous retournons dans le Rhône et notre petit chez nous, non sans prendre plaisir à nous préparer pour notre prochaine excursion : l'approche de la cigogne blanche qui s'apprête à partir en migration.

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mardi 20 août 2013

Jardin et reptiles.

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Il fait beau et un peu moins chaud, c'est l'occasion de faire le tour du propriétaire pour répertorier les plantes et les créatures qui s'y sont installées pour l'été. C'est aussi l'occasion de décorer la terrasse et de cueillir les quelques fleurs des champs qui ne sont pas fanées.

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Les arbustes et plats de bandes donne une grande gamme de couleurs avec des odeurs et des parfums exquis.

1: Le rosier est très prolixe cette année, c'est sa deuxième floraison et certaines de ses branches ploient sous le poids des fleurs.

2: La petite impatiente del'Hymalia continue de fleurir mais certains de ses fruits sont arrivés à point. A peine touchée, la cosse qui contient les graines explose les libérant dans les airs.

3 et 4: L'hibiscus syriacus est un arbuste commun dans nos jardin qui fait partie de la famille des mauves, guimauves et autres malvacées. C'est la fleur nationale de la Corée du Sud. Ses propriétés émollientes et la comestibilité de ses fleurs font de lui une plante médicinale pour soigner les maux de gorge, la toux et les angines. 

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Tombée du grand saule pleureur sur la terrasse, cette petite chenille a eu de la chance et a vite retrouvé le chemin du tronc de l'arbre.

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Tondu et net, le jardin est bien loin de ce que l'on a pu connaître à la fin du printemps avec les dernières neiges.

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Dans celui-ci, deux belles plantes à fleurs aux nombreuses vertus.

1 et 2: L'invasive verge d'or du Canada déploie de superbe grappes fleuries. Dans notre vieille Europe, on l'emploi comme stimulante, sudorifique, tonique, carminative, apéritive et pectorale. Elle est bonne pour les rhumes, les affections pulmonaires, les nausées et les ballonnements. C'est une des meilleurs alliées pour fortifier le système rénal et en combattre les infections de celui-ci.  Riche en vitamines P, on la prend contre les varices. Elle pourrait même soigner certains cancers. Les amérindiens en mastiquaient les fleurs et en avalaient le jus obtenue.

Pour la tisanne, verser un litre d'eau froide sur 1 ou 2 c. à soupe de plante séchée, faire bouillir deux minutes et laisser infuser une dizaine de minutes.

3 et 4: La reine des près est une plante bien de chez nous qui aime les coins humides comme la verge d'or. C'est d'elel que l'on tire l'asprine, du moins de sa composition moléculaire. Elle en a donc les mêmes effets. Elle est anti-inflamatoire, antipyrétique, antalgique, diurétique, anti-oedemateuse, antiacide et protecteurice envers les muqueuses stomacales et intestinales. On l'emploi aujourd'hui pour les rhumatismes, l'arthrose et l'arthrite.

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Dernière truffe trouvée en date, qui contrairement les apparences n'est pas très ragoutante. En effet en son sein une bonne quantité de verres se sont installés pour la grignoter. Vermine!

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Ne sont-elles pas belles avec leurs 8 longues pattes?

1 et 2: Merci Poppy qui m'a permis d'identifier cette belle araignée. Il s'agit de l'épeire carrée, l'araneux quadratus. 

3 et 4: L'argiope bruennichi, c'est à dire l'argioê frelon est aussi appelée argiope rayée, argiope fasciée ou épeire fasciée. Ses drôles de rayures ne sont pas là pour la protéger d'un éventuel ennemi mais pour agir comme un leurre pour les insectes qui ne voient pas le piège. C'est une grosse mangeuse qui se nourrit essentiellement de sauterelles, d'abeilles et de mouches. Pendant l'acouplement, le mâle dans 80% des cas laisse dans la femelle son appareil reproducteur pour ne pas se faire croquer, ni voir sa belle se faire féconder par un autre prétendant.

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Petites gourmandises du jardin, les framboisiers donnent de beaux et bons fruits, mais ce sont ces feuilles qui ont le plus de vertus, en particulier en tisanes.

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Dans le potager il y a beaucoup de choses à ramasser.

1: Le laurier sauce ou laurier noble ou encore laurier vrai est originaire du bassin méditerranéen. Connu en cuisine, ces feuilles en infusions soignent les maux d'estomac. Les feuilles fraîches dans certains pays d'Afrique du Nord sont attachées dans les cheveux pour chasser les mouches. C'est l'arbuste d'Apollon.

2: L'ortie dioïque n'est pas une si mauvaise herbe. Séchée puis réduit en poudre, c'est un substitue au sel car elle est riche en sels minéraux. En magie elle détourne les mauvais sorts pour les renvoyer à l'envoyeur. Elle est aussireminéralisante, hémostatique, et dépurative.

3: Les tomates arrivent  à point. En salades ou sautées, c'est un régal.

4: Au milieu d'un massif de fleur, un oignon a poussé puis fleurit spontanément. Il est donc trop tard pour en faire la cueillette.

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Les hortensias sont des fleurs magnifiques. Roses, bleues, vertes ou blanches, il y en a pour tout les goûts. Il serait un nouveau substitu à la mode pour remplacer le canabis: toutes les infos ici.

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Le noyer est un arbre très important dans la culture européenne. Ce n'est pas pour rien que de nombreuses communes françaises portent son nom. Son bois est très recherché pour l'ébinésterie. Les noix sont utilisées dans les salades, las pâtisseries ou pour confectionner une huile riche et nutritive. Les jeunes noix dans leur cosses entre dans la composition du vin de noix. Cette même cosse, le brou, est utilisé en ébénisterie pour teinter les bois. Les feuilles entre dans la composition de nombreux remèdes et peuvent servir de teinture naturelle. Bouillies, les donnent une "peinture" jaune.

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L'onagre est une fleur importée del'Orient à des fins décoratives mais qui se reléve être une délicieuse comestible. Dans celle-ci, une petite abeille a trouvé refuge.

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Il ne faut pas oublier par ce beau temps de récolter les aromates.

1: La lavande est parfaite pour parfumer le linge, une pièce ou tout simplement l'eau du bain. De plus ces nombreuses vertus en particulier parce qu'elle antiseptique, désinfectante et calmante. C'est aussi l'une des huiles essentielles la plus utilisée.

2: La menthe poivrée est une plante médicinale a utilisé avec parcimonie car elle est très puissante. On l'évitera en cas de troubles digestifs majeurs mais sera utiles pour ceux qui sont mineurs ainsi que pour les insuffisances biliaires, les nausées, les douleurs gastriques, la toux, le rhume et les inflammations des voix respiratoires,.

3: La mélisse officinale s'emploie pour les troubles digestifs, pour apaiser les nerfs mais aussi pour lutter contre les infections virales.

4: La marjolaine officinaleappelée aussi origan des jardins s'emploie en cuisine comme le laurier sauce mais également comme antiseptique et anaphrodisiaque.

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Le soucis macéré dans une huile neutre longuement donne un remède populaire contre les piqûres de moustiques.

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Les petites reines du jardin ont investi la terrasse et les nombreux cousins et couvertures moelleux qui s'y trouve. Y a pas le dire, une vie de chat vaut bien mieux qu'une vie de chien.

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On profite aussi du beau temps pour faire l'inventaire de ce qui se trouve dans les placards pour voir ce qu'il manque.

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Deux trois insectes ce sont aussi invités.

1 et 2: Depuis quelques soirs, des libellules en pleine chasse se retrouve à voler dans la maison, attirée par les insectes qui tournoient autour des lampes du salon. L'une d'elel s'est laissée prendre et c'est retrouvée enfermée dans une boite d'observation, juste le temps de la voir de plus près avant de lui redonner sa liberté.

3 et 4: On ne présente plus la sauterelle verte qui vient de temps à autre se promener dans la maison. Celle-ci sera vite expédiée dehors.

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La petite-biche est un coléoptère qui vit en forêt, dans les lisières, les prairies et les vergers. Sa larve raffole des souches pourris. Les adultes comme les vers se nourrissent de bois mort et contribuent au renouvellement de l'humus et de la minéralisation du sol.

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1 et 2: La clématite des haies est une liane des zones tempérées. Les enfants jouent parfois à la fumée mais elle surtout connue comme herbe aux gueux. Au moyen âge les gueux se frottaient le corps avec ses feuilles pour provoquer de vilaines marques et brûlures pour implorer la pitié.

3 et 4: Il existe de nombreux ombellifères et il n'est pas toujours facile d'en reconnaître l'espéce. Il n'est pas rare de rencontrer sur leurs ombrelles des insectes parasites comme les pucerons et leurs féroces gardiennes, les fourmis.

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L'écialle chinée est un très beau papillon qui le temps d'un après midi c'est plus à virevolter autour de la maison.

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Il est temps de faire les récoltes!

1 et 2: Les pommes de pin ramassées en forêt sèche sur la pierredu jardin. Elle viendront décorer les tables du banquet de la fête médiévale du village qu iapproche à grands pas.

3 et 4: sur la table de la terrasse, c'es tatelir séchage: reine des près, fleurs de carottes, millespertuis, aigremoine, origan, serpolet ... il y a de quoi faire.

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La fougère aigle suit le même chelin et termine de sècher tranquillement sur le salon de jardin.

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A propos de papillons, revenons y:

1: Le gamma, autographa gamma, est un papillon commun en France. Sa chenille fait de nombreux dégats sur la plupartsdes plantes cultivées: tomates, pomme de terre, lin, béterraves, céréales... la liste est longue.

2: Voilà un nouvel individu à ajouter à la liste des inconnus.

3 et 4: Ce myrtil change un peu des individus au quel on est habitué, il présente de jolis motifs oranges.

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Voilà une jeune sauterelle femelle qui n'est pas encore arrivée  à l'age adulte, d'où l'absence d'ailes ou du moins, d'élitres marquées.

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Peut être fuyait t'elle cette coronelle lisse, une petite couleuvre qui ne dépasse pas les 70 cm. Celle-ci en mesure 35, ce qui indique qu'elle a encore du chemin à faire pour croquer les gros lézards de la propriété et dois pour le moment se contenter des araignées et des sauterelles voir parfois, d'autres serpents. Cette espèce à une petite gueule, ce qui l'oblige à avaler son repas en plus de 30 minutes. Comme toutes les serpents, elle est protégée.

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Pour différencier les couleuvres des vipères un indice ne trompe pas, les premières ont la pupille ronde, les secondes l'ont fendue, comme celle d'un chat.

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Voilà un autre reptile bien sympathique, l'orvet commun. Ce lézard sans pattes revient, comme les salamandres et les tritons alpestres, dans le quartier ce qui bon signe. Il faut être délicat avec notre ami qui est bien vif car, comme de nombreux lézards, il casse sa queue pour fuir l'ennemi. Sa grande ressemblance avec les serpents a fait qu'il a systématiquement été chassé. Pourtant c'est un précieux allié du jardinier car il se régale de limaces et d'escagrots. Ici l'absence de marques et de tracés noirs montre qu'il s'agit d'un mâle adulte.

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Parfois il suffit de se prommener autours de chez soi pour faire de belles rencontres.

 

dimanche 23 juin 2013

Sortie en forêt 27.

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 Quelques gouttes de pluies dans la nuit nous ont données l'envie de parcourir les bois à la rencontre des premières girolles et des premiers cèpes mais malheureusement pour nous, rien de ce genre là dans les bois ce qui ne nous a pas empêché de faire de belles rencontres.

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 La route reste un endroit dangereux pour de nombreuses espèces.

En partant n direction du bois, nous croisons sur la route un serpent malheureusement écrasé par une voiture. Il s'agit d'une couleuvre verte et jaune parfois surnommée cinglard (Hierophis viridiflavus) qui mesure communément entre 1m10 et 1m30 mais qui peut parfois atteindre 1m50. Ici elle est d'un taille respectable (cf voir le serpent comparé à la voiture). Agile, cette couleuvre est aussi à l'aise dans l'eau que sur terre ou dans les arbres ce qui en fait un redoutable prédateur, en particulier pour les souris et els lézards. La ponte à lieu entre la mi-juin et la mi-juillet. Batailleuse, elle n'hésite pas à morde son assaillant ce qui n'est pas bien dangereux, du moins pour les humains, sa morsure étant inoffensive. On la trouve partout en France sauf dans le Nord. Comme tous les serpents elle est protégée.

C'est l'occasion de montrer les différences entre les couleuvres et les vipères.

Vipère / Couleuvre

Forme de la tête: triangulaire et plante / ovale

Forme des pupilles: fendue / ronde

Écailles de la tête: petites et nombreuses / 2 ou 3 grosses écailles

Taille adulte: moins de 70 cm / plus de 70 cm.

Corps: court et trapu / mince et effilé

Queue: pointue et visible / peu distincte

Caractère: peureuse / agressive

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 Le plutée de Curtis est un piètre comestible qui aime pousser sur le bois pourris des feuillus, en particulier des hêtres. C'est un champignon assez rare qu'il est préférable de laisser sur place que de déposer dans le panier. Il pousse du début de l'été à la fin de l'automne.

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 On pourrait croire que le sol de la forêt est humide mais il suffit de gratter sous les feuilles pour voir que la terre et la couche d'humide sont encore très secs. Mais après le printemps humide que nous avons eu, la pluie n'est pas la bienvenue ici.

1 et 2: Il y a toujours quelques inconnus dans les bois comme ces champignons blancs que j'ai bien du mal à rattacher à une espèce ou à un genre.

3: Anoplotrupes stercorosus, autrement dit nos bons vieux bousiers ont tournés de l'oeil. Ils se nourrissent d'excréments ou de champignons. Ils tiennent leur nom du fait qu'ils confectionnent avec les déjections animales (souvent des bouses d'où bousiers) des boules dix fois plus grosses qu'eux qu'ils promènent à travers les campagnes et les forêts avant de les enterrer et de pondre un oeuf à l'interieur. C'est de cette boule que la larve naissante se nourrira et qu'un adulte formé sortira.

4: On aurait pu croire que les hannetons n'étaient plus de sortie mais on peut encore trouver quelques individus quoi que faibles. Ceux observés présentent tous des tubes de pontes ce qui indique qu'il s'agit de femelles sur le point de pondre. Mais on ne s'y trompe pas, si on regarde au sol, on peut apercevoir une multitude d'hannetons morts, une vraie hécatombe qui va nourrir un bon nombre d'habitants de ces lieux.

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 L'escargot des jardins se confond facilement avec son cousin des bois. Il s'endifférencie par le renforcement clair du bords de sa coquille. Il peut avoir des formes, des motifs et des couleurs très variés ce qui rend son identification peu aisée.

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 Les jardins et les près ne sont pas les seuls à fleu en ce is de juin, les plantes du sous-bois ne sont pas en reste.

1, 2, 3 et 4: Du bleu, du jaune, du blanc, du violet ... mais pas de noms. Il doit s'agir dans le premier cas d'une bugle ou d'une plante de la famille des lamiacées s'en approchant, dans le deuxième, d'une proche cousine de la verveine que l'on peut reconnaître à des feuilles. La troisième plante pourrait être une proche parente du lysimaque des bois et dans le dernier cas, une proche parente de la valériane. Mais pour le moment je n'ai pas plus d'indicies pour leur identification. Il me reste beaucoup de chemin à parcourir dans l'approche et la reconnaissance des plantes et des fleurs de la forêt.

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 La grande Loche (Arion rufus) est une grosse limace qui peut passer selon les individus varié du orange vif au noir en passant par toutes les gammes de marron. On la nomme également loche rouge, grande limace rouge, arion rouge. Elle mesure 10 à 12 cm et se nourrie de plantes et de charognes de tout genre quand l'occasion se présente.

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 En bordure de route, peu avant le sommet du col des mille Martyrs, nous voilà face à une station d'orchidées magnifiques. Sur 150 mètres de long et 2 mètres de large, au pied des hauts sapins, c'est une explosion de couleurs.

1: L'éco fauchage très pratiqué ici en Isère est salutaire pour les orchidées de tout poil. En effet cette pratique leur est bénéfique ce qui permet de voir des pends entiers de ces précieuses fleurs. Bientôt, la station d'orchis pyramidales en bas de la maison sera à son tour tout en fleurs.

2 et 3: Il s'agit ici de l'orchidée dactylorhiza maculata subsp. ericetorum, que l'on nomme communément dactylorhiza ericetorum, dactylorhiza macukata subsp. schurii, orchis des bruyères ou healt spotted-orchid. C'est une sous-espèce de l'ochis tachetée qui se reconnaît à sa blancheur partielle ou complète.

4: L'orchis tachetée est très commune en France. Ses feuilles mouchetées de noir sont proches de celles de l'orchis mâle mais les deux plantes diffèrent sur leur période de floraison et par la nature de leurs fleurs. Elle pousse au même endroit que l'orchidée des bruyères comme ici ce qui peut créer de nombreuses hybridations et donc une grande gamme de couleurs.

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Drôles d'ochidées que celles-ci, tâchetées mais ayant une centaines de fleurs casquées sur leur grande tige, il semblerait bien qu'il s'agisse d'un hybride d'orchidée entre dactylorhiza fuchsii et gymnadenia conopsea: dactylodenia St Quintinii.